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FFB> Conférence de presse de Révérien Ndikuriyo

Il appelle tous les Burundais à contribuer pour la victoire contre le Gabon

 

DSC 1033Le président de la Fédération de football du Burundi (FFB) et président du Sénat du Burundi, Révérien Ndikuriyo, a animé, le lundi 21 janvier 2019 au siège de la fédération, une conférence de presse. Elle concernait en grande partie le match capital entre le Burundi et le Gabon du 23 mars, comptant pour la qualification à la Coupe d’Afrique des nations séniors Egypte 2019. Il a pour cela demandé à tous les Burundais de contribuer pour la victoire historique du Burundi. 

 

« Le match contre le Gabon est très capital pour notre pays car en cas de victoire ou du résultat nul, le Burundi sera qualifié pour la première fois de son histoire, depuis son indépendance, à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations sénior», a souligné M. Ndikuriyo. Il a ensuite rappelé que dans ce groupe, le Mali a 11 points (déjà qualifié), le Burundi  (9 points) et le Gabon (7 points). La rencontre est programmée le 23 mars 2019, au stade Prince Louis Rwagasore de Bujumbura à partir de 15 heures. Il a pour cela demandé à tous les Burundais, même ceux qui ne seront pas au stade de se concentrer, soit par la prière ou les paroles positives, pour gagner ce match. Le Gabon est une bonne équipe, à l’image de leur capitaine Pierre Emérick Aubameyang, a-t-il dit.Le président de la FFB a demandé à la presse de jouer pleinement son rôle, celui d’informer la population, même celle qui est dans les coins les plus reculés du pays. Pour ceux qui vont donner leurs contributions, le numéro de compte leur sera communiqué le plutôt possible.


Des mesures de sécurité seront prises

Révérien Ndikuriyo a bel et bien indiqué que des mesures de sécurité seront prises, à l’intérieur tout comme à l’extérieur du stade, pour le bon déroulement de cette rencontre. Seuls ceux qui auront des tickets vont entrer au stade, pour les parents qui seront accompagnés de leurs enfants, ces derniers devront également avoir leurs tickets. Pour la presse, les cartes d’accréditation seront distribuées à un nombre limité de journalistes et de médiums.Pour éviter les tricheries, le président de la Fédération a dit que les tickets seront imprimés à l’étranger. Les prix des tickets pour les pourtours (5 000 FBu), les tribunes A et D (20 000 FBu), les tribunes B et C (50 000 FBu), la tribune VIP (sera réservée aux sponsors sur invitation, à partir de 500 000 FBu).D’autres mesures sont en train d’être étudiées conjointement par la Fédération de football du Burundi et les services de sécurité.

L’équipe nationale U20 prendra l’avion le 29 janvier pour Niger

Pour le président de la FFB, les préparatifs de l’équipe nationale des moins de 20 ans se déroulent très bien et celle-ci, a-t-il ajouté, prendra l’avion le 29 janvier 2019 pour le Niger, avec un effectif de 21 joueurs, pour participer avec les autres équipes qualifiées à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations de cette catégorie. Le Burundi est dans le groupe A avec le Niger (pays hôte), le Nigéria et l’Afrique du sud.Selon Révérien Ndikuriyo, aucune équipe ne peut faire peur au Burundi car il a écarté des compétitions le tenant du titre, la Zambie. Notre objectif, a-t-il poursuivi est de nous qualifier pour la Coupe du monde, en Pologne. Pour ce qui est de l’effectif, il a déploré l’absence du joueur Bienvenue Shaka (Etoile du Sahel, en Tunisie) qui est pour le moment blessé. Mais il a dit qu’il sera remplacé par un autre joueur, Mohamed Amissi, qui joue aux Pays-Bas. Ce dernier, a-t-il confirmé, arrive à Bujumbura, ce mercredi 23 janvier, si le programme des vols reste maintenu. Les autres joueurs, selon les rapports des médecins et du staff technique se portent très bien. Il a promis de donner à chacun une enveloppe de 500 000 FBu avant de prendre l’avion comme signe de motivation.Le match contre le Burkina Faso U20 qui était programmé à la fin de cette semaine n’aura plus lieu car il s’est posé le problème d’avion entre Ouagadougou et Niamey du fait que tous les vols sont remplis.

L’équipe nationale U23 sera opposée au Congo Brazzaville, pour le prochain tour

Pour ce qui concerne l’équipe nationale des moins de 23 ans, le Burundi sera opposé au Congo Brazzaville, au mois de mars, pour la double confrontation dans le cadre de chercher la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations qui sera organisé en Egypte dans le but de chercher le billet pour les Jeux olympiques qui auront lieu au Japon, en 2020.La Fédération est en train de parler avec les joueurs burundais qui jouent en Australie pour venir renforcer l’équipe, a fait remarquer Révérien Ndikuriyo. Trois ou quatre joueurs peuvent venir, a-t-il dit. Les entrainements commencent après le départ des U20 pour le Niger, les joueurs seront internés au Centre technique de Ngagara.
Kazadi Mwilambwe

 

 

Culture> Education des enfants dans le Burundi traditionnel

Elle était tout à fait différente de celle de nos jours

 

Jadis comme aujourd’hui,  les parents éduquent leurs enfants. L’éducation des dfilles et des garçons dans le temps était  différente de celle de nos jours. La rédaction du quotidien  d’informations, «  Le Renouveau » s’est entretenue  le lundi 21 janvier 2019, avec Albert Mushibuka , un vieillard du quartier Kinanira sur la façon dont ces enfants étaient gérés. 

 

« Le garçon était souvent élevé pour devenir à la longue comme son père. Car dit-on, tel père tel fils. Cela est d’autant plus vrai que si son père était un homme sage, la famille désirait que le jeune garçon grandisse à l’image de son père », dit M.Mushibuka. Il raconte, en effet, qu’il y avait des travaux réservés au garçon et à la fille. D’un côté, les travaux pour le garçon étaient ceux qui nécessitaient la force physique. C’était notamment la contruction des maisons, de l’enclos familial, battre les arbres, garder les vaches, traire les vaches, chasser les animaux pour avoir de la viande, etc. Le père incitait surtout son fils à être très courageux et ne pas avoir peur devant n’importe quelle situation. «De l’autre côté, la fille était éduquée pour devenir le modèle de la femme bien éduquée et travailleuse. Elle faisait des travaux comme la propreté, la cuisine, la vannerie et elle était obligée de rester à l’intérieur de l’enclos familial. Les sobriquets qu’on lui collait l’illustraient. «Umuzezwanzu, umunyakigo ».M.Mushibuka signale que ce genre d’éducation permettait à chaque enfant de reconnaître son identité personnelle ainsi que la valeur qu’elle a dans la société.

L’importance de cette éducation différente était primordiale

« Cette façon de traiter les enfants était importante en ce sens que le garçon grandissait en sachant que, pour gagner sa vie, il aura à fournir beaucoup d’efforts  pour faire vivre sa propre famille. A chaque fois qu’il ne travaillait pas durement tant pis pour lui et pour les siens. Il ne pouvait pas prétendre une bonne réputation sociale», déclare M.Mushibuka.“La fille devait grandir sachant qu’elle doit être une femme éduquée qui est là pour faire ce qu’elle doit faire et jamais errer dans les routes comme on l’observe aujourd’hui  ici et là où les filles font ce qu’elles veulent, circulent comme si elles n’avaient rien à faire », ajoute M.Mushibuka.Il termine en lançant un appel   aux parents, de s’asseoir avec leurs enfants et de leur parler de notre culture et les  comportement  qu’il faut adopter.

Irène Niyongabire(Stagiaire)

 
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