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ACBAB> Résultats de la 7e et dernière journée de la phase aller

Kern domine Mutanga united, chez les garçons (96-76)

 

Le championnat de l’Association de basket-ball amateur de Bujumbura (ACBAB) s’est joué, le week-end du 26 au 27 mai 2018, pour le compte de la 7e et dernière journée de la phase aller. Chez les garçons pour la division A, Kern a largement dominé Mutanga united sur le score de 96 points contre 76 et, chez les filles, pour la même division A, Rumuri s’est incliné devant Aigle noir par 44 points contre 74.

 

Le samedi 26 mai, chez les garçons, Urunani a battu les Hippos par 77 points contre 57 et l’équipe militaire de Muzinga, qui accueillait Dynamo, a perdu le match par 61 points contre 68. Pour la division B, victoire de Gasenyi et Tuze respectivement devant Dynamo (53-47) et Urunani (56-41) et le dimanche 27 mai, New star a gagné face à Gymkana (60-57) et les Ambassadors se sont imposés devant Ishaka (44-38). Le dimanche 27 mai, il y avait deux rencontres de la première division, au cours desquelles Kern a corrigé Mutanga united (96-76) et New star a triomphé face à Gymkana (87-85).Pour la division A qui s’est jouée dimanche, chez les filles, Aigle noir a battu Rumuri par 74 contre 44 et les Gazelles ont gagné par 77 contre 53 pour Berco star. Il faudra souligner que la division B féminine qui ne comprend que deux équipes, Berco star et les Gazelles, avait également clôturé la première phase depuis le samedi 19 mai.Pour le classement des meilleurs joueurs de la semaine, pour la division A garçons, c’est Belard Nisengwe du club les Gazelles et, chez les filles, nous avons Elsa Niyonkuru en provenance du club les Gazelles.

Organisation de la journée spéciale « All star game 2018 »

Dans l’objectif de garder les joueurs en forme et de diminuer la pression des compétitions, pendant cette période de trêve entre la première et la seconde phase du championnat, l’Association des entraîneurs (Aebabu) en collaboration avec l’Association des clubs amateurs de basket-ball de Bujumbura (Acbabu) et la Fédération de basket-ball du Burundi (Febabu) ainsi que le ministère en charge des sports ont promis d’organiser une journée spéciale qui sera baptisée « All star game 2018 », en date du 10 juin 2018.Entre autres activités, il y aura des matches de gala chez les garçons comme chez les filles. Cette journée permettra de réunir en fête les amoureux du basket-ball de Bujumbura autour de diverses activités de divertissement.
KAZADI MWILAMBWE

 

Culture>Mannequinat

La mode commence à prendre du goût dans notre pays

 

DSCO 1355Le mannequinat est l’art de promouvoir les créations des stylistes. Il peut aussi être utilisé dans la promotion ou la publicité. Ainsi, le mannequin est une personne qui est là pour vendre les vêtements, les produits cosmétiques, les bijoux, bref, elle est là pour mettre en valeur les produits. Les collections sont vendues grâce aux soirées de mode. 

 

L’agence Umuringa travaille dans trois domaines à savoir la mode, la communication et l’événementiel. Cette agence a commencé ses activités au mois de mars 2013. Mais, avec la crise de 2015, la mode burundaise a connu des moments très difficiles car il y a eu le départ des stylistes, des mannequins et l’absence des soirées de  mode.Selon André Hakizimana, directeur de l’agence Umuringa, ce travail n’était pas facile dans la mesure où il n’y avait pas de mannequinat au Burundi. «Mais, nous avons organisé petit à petit nos soirées de mode, d’où la première soirée a eu lieu au mois de juillet de la même année. Il y avait une quarantaine de participants, et cela ne nous a pas découragés ». D’autres agences fonctionnaient, et on se disait qu’il fallait y aller doucement ; ainsi, les Burundais devraient nous comprendre, a-t-il poursuivi.

Un pas a été franchi

Une soirée de mode réunit différents acteurs qui œuvrent dans ce secteur comme les mannequins, les créateurs de la mode, les photographes,  les maquilleuses, etc. L’agence Umuringa a organisé la première édition de la mode en janvier 2015, et la seconde édition s’est déroulée en décembre 2016 au restaurant Oasis où cent-cinquante personnes (150) y ont participé. Quant à la troisième édition, elle a eu lieu le 9 décembre 2017 dans les enceintes de l’Entente sportive. Cette soirée a vu la participation de plus de quatre cents personnes.Le directeur de l’agence Umuringa est satisfait du pas déjà franchi, car, en analysant la période de 2013 jusqu’aujourd’hui, « les Burundais commencent à avoir du goût à la mode en portant des créations faites par des créateurs Burundais ». L’agence Umuringa travaille avec cinq créateurs de mode qui possèdent des boutiques à Bujumbura. Ces créateurs utilisent des tissus fabriqués par l’Afritextile. A cet effet, André Hakizimana a cité l’exemple d’une des stylistes qui a sa boutique à Ubuntu Residence qui utilise les tissus de cette usine, qui ont une originalité burundaise.

Les soirées encouragent les créations burundaises   

L’agence Umuringa commence toujours les soirées de mode par les tenues traditionnelles (Imvutano) pour présenter les mannequins. C’est par après qu’il y a ensuite le passage des mannequins différemment habillés en tenues de ville, ou quelque chose de normal sans oublier les robes de soirée. Les créateurs de mode parviennent à vendre leurs collections grâce à ces soirées de  mode. Notre interlocuteur s’est référé à la soirée de décembre de l’année dernière où tous les habits présentés ont été vendus. « Ces soirées encouragent les créations burundaises. Il existe des marques prêtes à porter en provenance de la sous-région, d’Europe, etc. Pour développer les produits fabriqués au Burundi (made in Burundi), il faut d’abord  que les gens comprennent qu’il y a la mode. Des créateurs de mode burundais s’assoient et réfléchissent sur la façon comment vous habiller convenablement selon vos besoins en matière de mode, a précisé le directeur de l’Agence Umuringa.M. Hakizimana lance un appel au ministère en charge de la culture, car le mannequinat  est du domaine culturel. « Il faut que ce ministère nous soutienne dans la mesure où il y a absence de soutien de l’Etat par rapport à la mode ». On ne peut pas parler de la mode sans qu’il y ait des sponsors ou des partenaires, raison pour laquelle nous invitons  les entreprises à utiliser ces mannequins comme produits de marque, explique le directeur de l’agence Umuringa. Ils pourront à leur tour satisfaire leurs besoins.

Le mannequinat est un métier

Pour être mannequin à l’agence Umuringa, il faut avoir 1m 80 et 75 kg chez les garçons, et 1m75 de taille chez les filles et ne pas dépasser 60 kg. Il existe des mannequins burundais qui évoluent à l’étranger (en Afrique du Sud, en Chine, aux Etats-Unis) et sont de vrais ambassadeurs du pays. Cette agence possède 38 mannequins dont les mannequins de taille classique (mince) et une nouvelle catégorie, c’est-à-dire les mannequins de taille plus (XXL). Notre journal s’est entretenu avec l’une d’entre elles, Ornella Gahimbare. Elle est aussi deuxième dauphine Miss Burundi 2016 et étudie à l’Université Lumière du Burundi. Pour Ornella Gahimbare, le mannequinnat était son rêve depuis son enfance parce qu’elle avait une sœur qui avait embrassé cette carrière. « Cela m’a inspiré, c’est ma passion et je l’adore ». Ma mère me soutient dans ce que je fais, et cela devient facile pour moi. Par contre, il y a d’autres parents qui ne prennent pas le mannequinat comme un métier, a-t-elle poursuivi.Le public, surtout les parents, commencent à comprendre l’importance du mannequinat dans la mesure où il peut procurer de l’emploi chez les jeunes. Aussi, les parents achètent les produits parce qu’ils aiment actuellement le style africain en mélangeant le « Kitenge » et un autre tissu. Nos parents viennent nous soutenir, et c’est quelque chose qu’on admire, a-t-elle souligné.

Les entreprises invitées à soutenir les mannequins

Ornella Gahimbare a déjà participé dans deux éditions de soirées de mode organisées par l’agence Umuringa. Elle s’est aussi rendue au Rwanda pour représenter le Burundi dans de tels événements. Pour elle, depuis 2012-2013, il y avait beaucoup d’agences de mannequinat qui commençaient à s’implanter dans notre pays, ce qui favorisait le déroulement des soirées de mode. « On trouve aussi des pancartes publicitaires sur lesquelles se trouvent des mannequins burundais. C’est quelque chose de nouveau qu’il faut saluer », a indiqué Ornella Gahimbare. A cet effet, elle invite les entreprises à soutenir les mannequins. 

Les jeunes doivent développer leurs talents

Ornella Gahimbare a aussi fait savoir que le mannequinat est un métier qui n’est pas facile à exercer dans notre pays, étant donné que le Burundi est un pays conservateur de la culture du point de vue culturel. « Les mannequins des autres pays, surtout de l’Europe ou de l’Amérique, portent par exemple des habits qualifiés d’indécents alors qu’au Burundi, on doit s’adapter à notre culture. Pour que les produits soient vendus, il faut connaître  le goût du public et les stylistes s’y conforment».Beaucoup de filles ont la passion de la mode mais elles ont peur de s’exprimer. Mlle Gahimbare leur lance un message : « Tout s’apprend et il faut oser et montrer que tu es capable de développer ton talent et ta passion ».                                                                                                       

Yvette Irambona

 
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