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Musique > Les artistes à la retraite

Ils pourraient contribuer à la protection de la culture

  A travers les ateliers de formation à l’intention des jeunes artistes, les artistes à la retraite pourraient contribuer à la protection de la culture. C’est une suggestion d’un artiste retraité, Mathias Mijuriro qui a déploré le déclin de l’intérêt porté à ce secteur. 

 IMG 0059Mathias Mijuriro est un artiste à la retraite depuis cinq ans. Il a fait savoir qu’il a commencé à jouer un arc musical du Burundi appelé «Umuduri» dès l’âge de cinq ans. Il était convié pour agrémenter les fêtes familiales puis officielles quand il fût remarqué par Basile Gateretse, administrateur d’alors de la commune Isale, la commune natale de l’artiste. C'est ainsi qu’il a été recruté par le ministère ayant la culture dans ses attributions. Il a expliqué qu’il a travaillé pour le ministère durant 39 ans. Il composait de nouvelles chansons sur demande de cette autorité, il a même été dans plusieurs pays dont la France, la Belgique, l’Allemagne, les Etats-Unies (en Louisiane), etc., pour porter la culture burundaise. Il a indiqué qu’avant sa carrière au ministère susmentionné, parallèlement avec les activités culturelles, il travaillait le bois et vendait quelques objets réalisés.  

Un artiste à la retraite est presque oublié et son art avec lui

Depuis qu’il est à la retraite, il chante dans la rue ou sur les plages de Bujumbura pour des individus qui rémunèrent ses services afin de compléter la pension qu’il touche à l’INSS. Il a souligné qu’au Burundi, il est difficile de vivre du métier d’artiste et, qu’avec la retraite, la situation devient encore plus difficile. Selon lui, un artiste à la retraite est presque oublié et son art avec lui. Il a suggéré que le ministère des Sports et de la culture devrait initier des ateliers de formation pour les jeunes artistes. Ainsi, les artistes d’un certain âge qui sont à la retraite comme lui, auraient une opportunité d’enseigner leurs connaissances, mais aussi de gagner leur vie honnêtement. Il a souligné qu’en formulant cette requête, il ne vise pas son gain seulement mais la protection de la culture burundaise. Il a indiqué qu’il est déplorable, par exemple, de rencontrer un jeune Burundais d’un niveau universitaire qui ne sait pas différencier «umuduri, inanga, ikembe». Il a conseillé de faire aimer les différents aspects de la culture burundaise, «si le tambour burundais est aujourd’hui un patrimoine mondial c’est qu’il a été promu. Nous devrions en faire de même pour les autres branches de notre culture», a-t-il conclu.                

Grace-Divine Gahimbare

 

Berahino> Un buteur burundais à Libreville

Il a porté haut le drapeau national

 A Libreville, Berahino a  montré qu’il était prêt à souffrir pour son pays natal. Il a prouvé que désormais rien n’est impossible pour le Burundi. Et la star européenne d’Arsenal en Angleterre, le gabonais Aubameyang buteur aussi à Libreville et appelé pour la circonstance, ne dira pas le contraire. 
Le but de Berahino requiert du talent et du sang-froid. L’on savait en effet que quand notre « Intamba » déploie ses ailes, la défense adverse est foudroyée, le gardien mis à genoux et le but immanquable ! Du détail, il a embarqué dans son envol deux défenseurs à bâbord ensuite à tribord (tenez-vous bien) et bat imparablement dans l’angle pourtant fermé par le gardien Gabonais Evono rempart de tout « Paris football club». Tel est le style Berahino qui avait été placé sur la liste des sélections nationales anglaises des jeunes. Appelé ensuite en seniors, heureusement pour le Burundi, il n’a pas joué car la loi est catégorique. Merci à la Fifa d’avoir accepté la demande de notre « Intamba », l’hirondelle de printemps porteuse d’espoir pour la jeunesse footballistique burundaise ! Le nom Berahino, c’est comme pour ainsi dire : il ne suffit pas d’être doué, il faut être un chevalier capable de défendre les couleurs nationales : Berahino, Beraburundi, Berumuryango ! L’international gabonais, Serge, meilleur« distributeur » en Suède, interrogé pour sa modeste prestation contre le Burundi à Libreville, arguant à Stockholm (Hammarby) son genou souffrant. Hum ! C’était sans savoir qu’il avait à ses trousses un certain Bigirimana, un milieu du Burundi très solide évoluant en Ecosse. La prochaine échéance c’est le 12 octobre et 16 octobre respectivement à Bamako et Bujumbura ! Les Burundais de Bamako sont-ils prêts pour applaudir nos « Intamba » tel qu’il en fut le cas à Libreville ? Un homme averti en vaut deux. A voir notre « Intamba » Berahino dans ses irrésistibles accélérations, il n’est pas rare d’être sujet aux troubles visuels pour cause de ravissement ! 

Louis Ruzoviyo

(Ancien journaliste au Renouveau)

 
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