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Commentaire> Les Hirondelles, pour la première fois, dans une phase finale

Le verdict était tombé, le dimanche 24 mars, au terme de toutes les rencontres de la 6ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Egypte 2019. Le Burundi de Fiston Abdul Razak et Saido Beraino avait arraché leur ticket pour l’Egypte alors que le Gabon de Pierre Emerick Abameyang, pays organisateur de la dernière édition, était éliminé. Le verdict était tombé, le dimanche 24 mars, au terme de toutes les rencontres de la 6ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Egypte 2019. Le Burundi de Fiston Abdul Razak et Saido Beraino avait arraché leur ticket pour l’Egypte alors que le Gabon de Pierre Emerick Abameyang, pays organisateur de la dernière édition, était éliminé. Avant de commencer les dites éliminatoires, personne n’aurait imaginé ce scenario, mais les Burundais croyaient à un miracle. Aligné dans le même groupe avec le Mali et le Gabon, le plus grand nombre des pronostics placaient les Hirondelles en troisième position, derrière les deux pays cités mais c’était mal connaitre l’Hirondelle.Après la victoire (3-0) contre le Sud-Soudan, les choses sembaient toujours normales et on faisait moins de commentaires alors qu’à ce moment là le Burundi était en tête de son groupe. Mais, après les deux résultats nuls contre le Mali et le Gabon, on a commencé à chuchoter ici et là. Les analyses sportives, jusque-là donnaient encore moins de chance à l’équipe burundaise à se qualifier pour la phase finale.C’est après le match nul (1-1) contre le Mali, pour le compte de la 4e journée, qu’on a commencé à faire attention sur le Burundi. Avec 6 points, Alain Olivier Niyungeko (le sélectionneur national du Burundi) et ses joueurs commencent à croire à une éventuelle qualification. « Il faut se battre », tel a été le mot d’ordre au sein du groupe et ils ont pris la conscience qu’ils peuvent aller à la Can en Egypte.Invaincues durant les quatre journées, les Hirondelles avaient besoin d’une victoire en déplacement face au dernier du groupe, le Sud-Soudan. La mission avait été accomplie avec une large victoire de 5 buts à 2 dont quatre buts inscrits par Fiston Abdul Razak. Le billet d’avion pour l’Egypte était déjà dans les mains, il ne restait que le visa. Et le visa n’était autre que la victoire ou le nul, dans leurs installations du stade Prince Louis Rwagasore, contre le Gabon, le 23 mars 2019.Avec le soutien de toute la nation, les Hirondelles ont fait l’essentiel en arrachant un match nul (1-1) qui les qualifiait pour la première fois de l’histoire à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations. C’est sous les larmes de joie que les joueurs burundais avaient fait le tour du terrain pour remercier le public pour son soutien. Avec 10 points, le Burundi s’est qualifié en terminant 2ème de son groupe C, derrière le Mali (14 pts).Les Hirondelles, pour le moment, attendent sereinement le tirage au sort, le vendredi 12 avril 2019, au Caire pour connaître leurs adversaires. 

Kazadi Mwilambwe

 

Culture> Avis des jeunes sur la culture de la lecture

Plusieurs facteurs en sont les causes

 

Le Burundi figure parmi tant d’autres pays africains qui sont attachés à la tradition orale. Pour certains jeunes rencontrés par notre rédaction, de multiples défis seraient à l’origine de la faible culture de la lecture au Burundi.  

 

Ces jeunes ont indiqué que la tradition orale est l’une des causes qui seraient à l’origine de la faible culture. Aussi,  la langue de travail est aussi un frein, car moins de gens parlent ou écrivent mieux le français. Pour eux, il y a un manque de modèle pour inspirer la jeunesse mais le taux d’analphabétisme ne peut pas tout expliquer.Un autre interlocuteur a fait savoir qu’il a grandi dans un milieu qui ne lui permettait pas d’avoir accès aux livres. « J’avais eu la chance de lire deux à trois ouvrages durant tout mon parcours scolaire. En l’absence d’infrastructures culturelles et en raison du coût particulièrement élevé du livre, la plupart des jeunes ne côtoient que des manuels scolaires ». Et d’ajouter que le coût élevé des livres éloigne de très nombreuses personnes de la lecture.Pour d’autres, beaucoup de jeunes n’ont pas la possibilité de lire suite à de diverses préoccupations secondaires, par exemple, exercer un petit métier après l’école pour subvenir à ses propres besoins. L’autre point évoqué est que le déficit de la socialisation de lecture serait dû à une indisponibilité des ouvrages mais aussi au système éducatif qui n’y accorde pas d’importance.

Les nouvelles technologies bouleversent la lecture 

L’internet et le smart phone sont venus bouleverser une fois de plus la lecture du livre dans notre pays, d’après une interlocutrice. « Avec la venue de ces nouvelles technologies, les jeunes considèrent le livre comme un effort inutile ». D’autres la contredisent en indiquant que l’internet est beaucoup plus accessible que le livre. L’internet est beaucoup plus cultivant lorsqu’il est utilisé à bon escient. Avec ce nouveau media, il y a la possibilité de trouver plus de documents que dans une bibliothèque par exemple. Mais, ils déplorent que le nombre de lecteurs du livre va baisser à cause de l’internet. Ils ajoutent également que l’impact négatif de l’internet s’observe sur la connaissance de la langue notamment sur l’orthographe.Un autre jeune quant à lui évoque l’impact du modernisme et la globalisation de la culture occidentale véhiculée par les écrits et les médias qui envahissent un peu partout l’Afrique. Il donne l’exemple de l’internet qui amène tous ses utilisateurs à écrire et à lire.                                                                                          

Yvette Irambona

 
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