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Cyclisme> Entretien avec une fille cycliste

Sur les problèmes qu’elles rencontrent

 

IMG 0026Le cyclisme est l’un des sports qui se font autant au Burundi que dans le monde entier. L’association Campfire Logs a organisé un tour des cyclistes de la CEA qui a commencé du 1er août et qui s’est términée le 15 septembre. Les filles aussi étaient incluses. Nakajja Moreen Kwagala nous a raconté les problèmes qu’elles rencontrent en tant que filles cyclistes. 

 

Dans l’entretien mené avec Nakajja Moreen Kwagala, une fille ougandaise qui fait le cyclisme, elle a fait savoir au quotidien, Le Renouveau que le tour cycliste de la CEA auquel ont participé les cyclistes des pays membres n’est pas du tout compétitif.  «Nous pédalons à la vitesse du plus faible pour que personne ne reste en arrière», a dit Mme Kwagala. Mes amies cyclistes et moi sommes parvenues à participer dans ce tour mais après une longue période d’entraînement. Le trajet est trop long mais nous y sommes arrivées grâce au soutien de nos frères et compagnons de route. Ils nous encouragent et nous attendent,  a-t-elle ajouté. «Comme fille cycliste, je lance un appel à toutes les autres filles provenant des différents coins de la Communauté est-africaine à nous rejoindre pour une large intégration dans la Communauté parce que les filles aussi sont capables», a-t-elle dit. En ce qui concerne les problèmes rencontrés, Mme Kwagala nous a fait savoir qu’il lui a fallu quelques temps pour s’entraîner parce qu’elle ne savait pas comment rouler à vélo auparavant. Les membres de Campfire Logs l’ont aidée à  apprendre ça et après seulement deux semaines, elle connaissait déjà comment pédaler. « Mais comme on fait un long parcours, nous les filles, nous nous sentons fatiguées plus tôt que les garçons même si parmi eux aussi il y en a qui manifestent déjà des signes de fatigue». Des fois, nous avons connu un problème d’eau parce qu’il arrivait des cas où on arrivait dans des endroits où il n’y a pas d’eau», a-t-elle révélé.Nakajji Moreen Kwagala a terminé en remerciant ses parents de la façon dont ils la comprenaient et la soutenaient.
Olivier Nishirimbere

 

Danse traditionnelle > Club culturel Ihunja

«Que tous les jeunes Burundais soient sensibilisés sur notre culture»

 

IMG WA0013Le club culturel Ihunja était en concert le week-end du 16 au 17 septembre 2017 à l’Institut français du Burundi. Créé en 2011, le club a déjà plusieurs réalisations à son actif et selon son président, le souhait le plus cher est que tous les jeunes Burundais soient sensibilisés sur l’importance de la culture. 

 

Athanase Bizindavyi, connu sous le surnom de «Kiraya» et président du club culturel Ihunja, a indiqué que ce club a débuté en 2011 et ses membres sont à majorité des jeunes. Il a expliqué que le club a débuté en mairie de Bujumbura et qu’il a progressivement ouvert des antennes dans différentes provinces du pays. Il a précisé qu’en mairie de Bujumbura seulement, le club totalise un effectif compris entre 300 et 400 membres. « Nous avons autour de 1 000 membres dans tout le pays malgré qu’il y a quatre provinces où nous n’avons pas encore d’antenne», a-t-il dit. Il a fait savoir que le club ne privilégie aucune danse. Ainsi, les danses d’une région sont enseignées à une autre par le biais des antennes régionales et plusieurs groupes, dont des tambourinaires, des danseurs et danseuses classés par âge, ainsi qu’un groupe musical, évoluent au sein du club.

A l’image des danseurs-guerriers du roi  

Selon notre interlocuteur, le nom Ihunja renvoie aux exhibitions des guerriers du roi après une victoire. « Les danseurs-guerriers, Intore, dansaient en effectuant un mouvement du coup qu’on appelle kuvuna isambwe ou kuvuna ihunja pour célébrer leur bravoure en présence du roi. Notre vision est de se comporter comme des guerriers qui défendent la culture burundaise», a-t-il expliqué. M. Bizindavyi a fait savoir que l’objectif principal de la création de ce club était de redynamiser et de promouvoir, la culture burundaise notamment par la propagation  . « Pour atteindre cet objectif, nous avons choisi de faire aimer la culture burundaise aux jeunes enfants dès leur plus jeune âge. Nous avons pensé à des activités culturelles pour occuper suffisamment ces jeunes afin de détacher leurs esprits des autres occupations malsaines», a-t-il souligné. Il a expliqué que le club organise généralement des spectacles à la fin des grandes vacances. Ainsi, les jeunes membres du club sont occupés pendant ces vacances à organiser des spectacles. Selon le responsable du club Ihunja, cette manière de faire, participe à l’encadrement des jeunes en vacances et les garde des méfaits de la délinquance. Il a expliqué que lors de la préparation des spectacles, les responsables du club profitent pour apprendre à la jeunesse les pratiques de la culture burundaise. «Nous prenons du temps pour expliquer aux jeunes la signification des chants pour qu’ils dansent ce qu’ils comprennent. Nous leur disons par exemple que les cérémonies de dot n’étaient pas célébrées comme elles le sont actuellement car, nous utilisons les chants qui parlent de la dot traditionnelle», a-t-il expliqué. «Ikibiri» est une pratique utilisée en agriculture qui est remplie de sens quant à la solidarité burundaise. « Une danse baptisée ikibiri a été créée pour enseigner aux jeunes quand et comment elle était pratiquée, et nous en avons profité pour leur expliquer les cultures appropriées aux différentes saisons culturales», a-t-il dit.

Le club est sur une bonne voie     

Il s’est réjoui que le club soit sur une bonne voie pour la réalisation de l’objectif. « L’équipe avec laquelle nous avons démarré le club n’était formée que des enfants, mais aujourd’hui ce sont des jeunes actifs qui portent le club. Aussi, la création des antennes à l’intérieur du pays a permis de revivifier les pratiques culturelles qui étaient en voie de disparition. A une époque, les jeunes Burundais préféraient les danses de l’étranger à nos danses traditionnelles. Le fait que des jeunes citadins aillent vers les jeunes de l’intérieur du pays pour les sensibiliser sur la culture a beaucoup contribué dans la lutte de cette acculturation», a-t-il indiqué.En plus des spectacles organisés dans les différentes provinces du pays à la fin des grandes vacances depuis sa fondation, le club Ihunja a organisé des spectacles en mairie de Bujumbura et celui du week-end du 16 au 17 septembre était le 3e tenu à l’Institut français du Burundi. Le club prépare son 4e album de chansons. Le président du club a souligné qu’il y a un projet de festival qui réunirait tous les membres du club.  Concernant les provinces où le club n’a pas encore d’antenne, notre source a souligné qu’elles n’ont pas été ignorées mais, qu’avant d’implanter une antenne, on doit d’abord trouver une personne de contact qui aime la culture burundaise. Il s’agit des provinces de Ruyigi, Cankuzo, Kayanza et Kirundo. « Notre souhait est que tous les jeunes Burundais soient sensibilisés sur l’importance de la culture, c’est le seul moyen d’éviter l’acculturation car, ce sont ces jeunes qui vont prendre la responsabilité de transmettre à leur tour notre culture», a-t-il conclu. 

DIVINE GAHIMBARE

 
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