Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

DEBAT RADIO DIFFUSE DU 24 JANVIER 2019 > La place de la femme burundaise dans le sport

Le ministère en charge des sports et les fédérations ont à faire

 

IMG 0008Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale du sport féminin, l’Association des journalistes des sports du Burundi en partenariat avec le Comité national olympique du Burundi a organisé un débat radiodiffusé le 24 janvier 2019. Lors de cette émission retransmise par six radios, différents invités ont brossé la situation de la femme burundaise dans le sport tout en proposant des solutions pour la faire avancer.  

 

Sur les ondes de la radio Isanganiro à partir de 14h le jeudi 24 janvier 2019, les auditeurs pouvaient suivre le débat sur la place de la femme burundaise dans le sport. Circoncilie Nahimana, représentante du sport féminin au Cno,  a fait savoir qu’au sein de 14 départements sur les 23 qui composent le Cno on a dénombré 3703 femmes contre 23001 soit 16,10%. Selon la même source, dans le domaine technique, il y a 72 femmes entraineurs sur 626 entraineurs hommes soit 11,50% tandis que les femmes arbitres sont au nombre de 76 sur 385 hommes soit 109%, etc.!

La participation de la femme aux compétitions internationales va en augmentant

Lydia Nsekera, présidente du Cno et représentante du sport féminin au Comité international olympique a souligné que ce dernier considère la place de la femme dans le sport à deux niveaux. Le premier point de vue du Comité international olympique est que toute femme doit pratiquer du sport. Selon elle, la participation de la femme aux compétitions internationales va en augmentant et actuellement elle avoisine dans les 50% par rapport aux hommes.  Elle a déploré qu’à ce niveau, les chiffres ne sont pas reluisants au Burundi mais qu’au contraire les femmes dirigeantes des associations ou fédérations, donc dans l’administration, les femmes burundaises ont atteint les 30% recommandés par le comité international olympique.   Selon le directeur des sports d’élite au ministère des Sports et de la culture, Laurent Nzeyimana, le ministère est conscient de cette situation du sport féminin au Bururi. Il a indiqué qu’au niveau du ministère les femmes et les hommes sont traités de la même manière mais, qu’on encourage la femme à participer d’avantage au sport. Liliane Nshimirimana, présidente de l’Association des journalistes des sports du Burundi (AJSB) a souligné que les sports féminins ne sont pas médiatisés au même niveau que ceux des hommes et que les causes sont nombreuses. L’une des raisons qu’elle a énumérées est le fait que les femmes journalistes qui s’intéressent aux sports sont peu nombreuses car, sur 98 membres de l’AJSB, 10 seulement sont des femmes. Aussi, les sources sur le sport féminin sont limitées du fait que les femmes sont encore moins nombreuses par rapport aux hommes dans la sphère sportive. 

Que les dirigeants sportifs soient fervents

L’athlète au niveau international, Francine Niyonsaba a déploré le fait que la femme burundaise n’a pas été assez valorisée dans le sport. Elle a expliqué que pour arriver là où elle est actuellement, elle a dû faire face aux  obstacles notamment culturels. Elle a souligné que pour consolider le domaine des sports au Burundi, il faut que les dirigeants des différentes instances sportives soient fervents pour encourager le département du sport féminin. Elle a précisé qu’elle doit sa réussite au talent que Dieu lui a donné et au soutien de sa mère. Les différents invités ci-haut mentionnés soutiennent qu’il y a des opportunités pour le sport féminin au Burundi mais que le gros du travail revient aux fédérations et au ministère en charge des sports. Ils se sont engagés à des actions concrètes pour encourager la femme burundaise dans le sport. L’émission animée à partir des studios de la radio Isanganiro était retransmise par les radios Ijwi ry’umukenyezi, Rema, Eagle sports, Culture et Umuco Fm.          

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

 

PORTRAIT> Meilleure joueuse de l’année 2018 en basketball, Division A

Elsa Niyonkuru l’a vraiment mérité

 

DSC 0897Elsa Niyonkuru est une jeune fille native de la zone urbaine de Kinindo en municipalité de Bujumbura. Elle est née le 10 février 1996. Etudiante à Summit International Institute au Burundi en troisième année, Mme Niyonkuru a déjà décroché des trophées divers en tant que joueuse de basketball.   

 

Elsa Niyonkuru a commencé à jouer au basketball quand elle était en 8è année lorsque des  groupes d’encadrement des enfants venaient dans le quartier où elle vit. Elle a commencé à jouer pour le club Tuze de la déuxième division. Elle a joué pour ce club jusqu’en 2017. Elle a été choisie comme meilleure joueuse (MVP), une fois  dans le club Tuze. Par la suite, le club a été effacé parce que les joueuses étaient disparues, seuls les garçons étaient restés.Elsa Niyonkuru a déjà représenté le pays dans des compétitions internationales dans les matchs interscolaires où elle est allée jouer en Tanzanie, au Rwanda et au Kenya. Elle jouait pour le Lycée du Lac et leur école a occupé la deuxième place au Kenya et a décroché une médaille.Mlle Niyonkuru a commencé à développer sa carrière quand elle est arrivée au club Les Gazelles. « J’ai fait un bon choix entre Les Gazelles et Berco Star. J’ai jugé bon de jouer pour les Gazelles et j’ai pu m’améliorer. J’ai été élue meilleure marqueuse de la Coupe du Président où j’ai eu l’occasion de saluer le président de la République pour la première fois. Une occasion qui n’est pas donnée à tout le monde», dit Mme Niyonkuru. Elle a été choisie meilleure joueuse du championnat A et meilleur pivot lors des cérémonies de clôture des activités de l’Association des clubs de basketball amateurs  de Bujumbura qui se sont déroulées le dimanche 20 janvier 2019 au terrain du Département des sports. Elle a affirmé qu’elle  a été très contente de franchir un tel pas et elle souhaite continuer à évoluer et décrocher d’autres trophées. Elle n’a pas oublié d’interpeller toutes les filles qui auraient des talents de venir les développer en jouant  au basket car, dit-elle, à part que c’est un sport qui contribue dans le maintien d’une bonne santé, il peut aussi ouvrir les portes pour plusieurs opportunités de réussite dans la vie.                                                                                                                                 

Olivier Nishirimbere

 
Ouvrir