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FESTICAB > Signature d’accord de partenariat deuxième génération avec la BCB

Il s’agit d’un financement annuel de 5 millions de francs burundais pendant trois ans

 

aaaaafgyu Le Festival international du cinéma et de l’audiovisuel du Burundi (Festicab) et la Banque de crédit de Bujumbura (BCB) ont procédé à la signature d’un accord de partenariat, deuxième génération le mercredi 29 mars 2017 dans l’après-midi. Cet accord consiste en un financement de cinq millions de nos francs par an et porte sur trois ans.

 

 L’administrateur directeur général de la Banque de crédit de Bujumbura (BCB), Tharcisse Rutumo, lors de la signature de l’accord de partenariat avec le Festicab, a indiqué qu’il s’agit d’un partenariat deuxième génération parce que le premier partenariat avait été signé en 2014 et devait porter sur trois années. « L’actuel va aussi porter sur trois années, de 2017 à 2019. Notre partenariat ne date pas de 2014 seulement. Il date de 2010-2014, période pendant laquelle, nous avons soutenu le Festicab d’année en année. Ce que nous pouvons souhaiter à cette initiative, la première dans ce pays et qui fait une véritable promotion de la culture, c’est de connaître de pleins succès. Que nous fassions des succès communs », a-t-il dit. Il a été précisé que le partenariat consiste en sponsoring en argent d’un montant de cinq millions.

Pour le développement intégral des citoyens

Le président du Festicab, Léonce Ngabo s’est réjoui de voir que la BCB soit la première entreprise à soutenir le Festicab par la signature d’une nouvelle convention. « J’ai déjà eu l’occasion de le répéter, qu’un événement culturel comme le Festicab est un événement très important non seulement pour les artistes, mais aussi pour le pays. Pour le pays parce que, l’audiovisuel est un secteur qui, actuellement, porte loin l’image de marque d’un pays. C’est un secteur qui contribue beaucoup à la formation, à l’information aussi des populations. Donc, pour nous, la BCB est un bon accompagnateur pour le développement intégral des citoyens de ce pays à travers son soutien à la culture en général et au cinéma en particulier», a souligné Léonce Ngabo.
Le Festicab arrive à sa 9ème édition et les activités de cette dernière son prévues durant la semaine du 19 au 26 mai 2017.

Grâce-Divine Gahimbare

 

LES JEUX TRADITIONNELS > Etat des lieux

Il est satisfaisant à 50%

aaaqsdxdIl y a beaucoup de jeux traditionnels burundais qui sont très différents des jeux modernes. Soixante jeux ont été inventoriés et chaque année, il y a une compétition pour les redynamiser.

Le directeur des sports et de l’éducation physique au ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, Laurent Nzeyimana a indiqué qu’à partir de 2010, un inventaire des jeux traditionnels burundais a été effectué. « C’est un document de référence où nous avons pu inventorier soixante jeux traditionnels. Nous avons placé ces jeux en quatre catégories à savoir les jeux traditionnels masculins, les jeux traditionnels féminins, les jeux masculins codifiables et non codifiables, les jeux féminins codifiables et non codifiables.», a-t-il dit. Le bras de fer (Guhotorana) est un jeu masculin codifiable. « A l’époque, on se prenait par la main en position semi-fraichi ou semi-accroupi, l’un bascule l’autre et qui bascule son adversaire du côté opposé avait remporté la partie.», a-t-il expliqué. «Kunagana» qui est une sorte de lutte associée est classé dans la même catégorie de jeux traditionnels. « Les lutteurs se prennent par la taille et le premier qui est renversé au sol, avec les deux omoplates immobilisés, a perdu le pari.», a-t-il dit.

Il y a beaucoup de jeux traditionnels burundais
Concernant les jeux masculins non codifiables, notre source a cité «Akamari». C’est un tronc d’arbre aiguisé d’un côté qu’on fait tourner au sol le plus longtemps possible à l’aide d’une corde attachée à un bâtonnet. Et, les jeux féminins codifiables sont notamment le port de panier à la tête sans le soutenir par la main (Kwinungera ibiseke) et le remplissage de l’eau dans les bouteilles. « Pour ce dernier, on court sur une distance. Il y a le souffle, la vitesse donc, c’est un jeu codifiable.», a-t-il dit. Et, pour les jeux féminins non codifiables, il a cité le jeu des pierres où l’on doit ramasser 3 ou 4 pierres à la fois. C’est un jeu pratiqué en duo difficilement codifiable. Il a souligné qu’il y a beaucoup de jeux traditionnels burundais qui sont très différents des jeux modernes et qu’on a pu les inventorier grâce au concours des personnes âgées et des conseillers socioculturels des gouverneurs ont été consultés.
Selon le directeur des sports et de l’éducation physique, une compétition des jeux traditionnels est organisée au Burundi chaque année. « Il y a quelques années, c’était une compétition nationale où les quatre régions devaient se rencontrer mais, actuellement faute de moyens suffisants nous organisons le championnat des jeux traditionnels dans deux régions.», a-t-il indiqué. Il a rappelé que l’année dernière, le championnat s’est déroulé dans le centre-est et le nord et que pour l’année 2017, ce sera la région sud et la région ouest par étape. « Une sélection sera organisée au niveau de chaque province dans dix disciplines féminines et dix disciplines masculines. Il faut noter que chaque discipline est représentée par deux candidats. Il y aura aussi une sélection au niveau de chaque région ensuite les deux régions se rencontrent en final interrégionale sur un terrain que nous allons cibler soit dans l’une des deux régions ou à Bujumbura.», a expliqué notre interlocuteur.

Plusieurs objectifs sont visés
Selon notre source, ces compétions ont plusieurs objectifs. « Premièrement, nous devons redynamiser et revaloriser les jeux traditionnels, deuxièmement, nous devons faire passer des messages de paix, de réconciliation, de tolérance, etc. à la population les jeux étant un prétexte, nous devons aussi faire une évaluation de l’état des connaissances de la population burundaise. Ces jeux sont pour les jeunes ruraux qui n’ont pas été à l’école ou qui n’ont pas eu la chance d’être habiles dans les sports dits modernes mais, qui ont un talent. Ainsi, nous organisons cette compétition pour que la population rurale se sente aussi concernée et pour que les nouvelles générations sachent qu’avant l’arrivée des sports dits importés, il y avait la pratique sportive au Burundi pour démontrer la bravoure, la vitesse, l’habileté, etc.», a-t-il dit. Il a souligné que l’habileté d’un jeune burundais démontrée lors de ces jeux, pouvait servir de critère de sélection pour que la main d’une jeune fille lui soit accordée. Ce qui montre que le sport avait sa place dans la tradition burundaise selon notre interlocuteur.
M. Nzeyimana a indiqué que par rapport aux objectifs susmentionnés, il est satisfait à 50%. « J’ai déjà remarqué un engouement. Récemment, il y a eu une grande compétition mixte moderne-traditionnelle à Ngozi où j’ai vu des fonctionnaires qui faisaient la course dans les sacs ou le bras de fer. Ça attire les gens et d’un pied deux coups, on se distrait et on apprend aux gens les sports qui étaient pratiqués dans le temps.», s’est-il réjoui.

Grâce-Divine Gahimbare

 
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