Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

THEATRE BURUNDAIS > Entretien avec un metteur en scène qui vient de faire une formation à New York

Il envisage de partager  son expérience avec ses collègues

 

DSC 0719Arthur  Ban est un acteur  et metteur en scène du  théâtre burundais qui  a représenté le pays dans la 24è édition  du Programme des metteurs en scène appelé «Lincoln center theatre  director’s lab ». Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, lundi 26 août de son retour à ladite formation, il a signalé qu’il va  partager avec  ses collègues son expérience dans le but de promouvoir le théâtre burundais. 

 

La formation a duré  3 semaines et  a  rassemblé 58 metteurs en scène  venus des 59 pays du monde comme le fait M. Ban. L’Afrique  était représentée par un metteur en scène  sud -africain, un Burundais et un Ougandais. Comme continue à le signaler notre interlocuteur, la formation était composée par des moments d’échange sur les différentes méthodes utilisés par chacun des participants  dans sa mise en scène et des séances de partage  d’expériences sur la vie et les activités  des metteurs en scènes qui les influencent. Ils ont eu aussi l’occasion d’exploiter des textes théâtraux  et assister à différents spectacles pour enfin échanger sur la technicité vue dans ces dernières.  M. Ban précise que cette formation lui a été très bénéfique parce qu’elle a amélioré sa façon de faire.  Il ajoute qu’il ne va pas garder seul les connaissances acquises mais prétend organiser un atelier à l’endroit  des  comédiens, des metteurs en scènes et scénographes travaillant à Bujumbura pour leur partager  tout son  expérience. « J’ai pris beaucoup de notes et j’ai des documents que j’ai gardés et je vais qu’on  discute là-dessus », précise-t-il. Ces connaissances continueront à être partagées  à ceux qui n’auront pas eu la chance de participer à cet atelier au cours des projets de collaboration entre les différentes compagnies du théâtre burundais. Quant au  niveau du théâtre burundais, notre source signale qu’il est bon compte tenue de la qualité des productions et en comparaison  avec  celui d’autre pays. M. Ban souligne le manque de sensibilisation du public burundais au théâtre, comme le seul problème. «Notre  public ne comprend pas que le théâtre peut être considéré comme ce moment d’échange qui existait dans le Burundi  autour du feu», explique-t-il.  A cela, l’interlocuteur signale qu’il va  contacter les autres professionnels du théâtre pour voir comment le théâtre peut être intéressant  pour le secteur privé et la population.

Eric Sabumukama

 

DANSE DU TAMBOUR> Pratique et signification

Une pratique plutôt emblématique

 

IMG 0040Dans une interview accordée aux journalistes le 24 août 2019 après la marche manifestation contre l’usage abusif du Tambour burundais à l’occasion du festival «East Africa got talents» qui s’est déroulé au Kenya le 18 août 2019, le président du club Komezakaranga, Dunia Aded, a fait savoir que la danse emblématique du Tambour n’est pas une pratique hasardeuse.  

 

Il a dit qu’elle comprend des signes et des gestes qui expriment la réalité de l’histoire du pays et que nul ne doit pas l’ignorer. Avant d’entrer en détail, M. Dunia a  d’abord rappelé que les tambourinaires sont des hommes et doivent porter les pagnes ayant les couleurs du drapeau du Burundi et cela dans un style traditionnel. Il a ensuite expliqué que les tambours symbolisent le pouvoir. Lorsqu’ils sont portés par la tête, M. Dunia a dit que c’est pour manifester que  le pouvoir circule devant  la population. Ensuite quand ils sont posés par terre, c’est pour dire que le pouvoir se consolide, s’assiège au milieu de la population.  Comme l’a expliqué M. Dunia, les tambours doivent être au nombre de dix, alignés derrière le tambour portant le drapeau du Burundi. Il a ajouté que ces tambours sont alignés du plus grand au plus petit.Au cours de la danse, M. Dunia a précisé  que le tambourinaire qui va diriger la danse symbolise le chef du pouvoir. Il entre du côté du plus grand tambour et après la danse, il va sortir du côté du tambour le plus petit. Il précisé que le tambour portant le drapeau représente Karyenda, symbole de la royauté. C’est pourquoi tout tambourinaire doit d’abord passer par celui là pour manifester son autorité et part de l’autre côté comme signe de succession au pouvoir. Quant aux dix tambours alignés derrière Karyenda, M. Dunia a précisé qu’ils expriment les dix doigts insérés les uns entre les autres comme signe de solidarité pour la protection du pays, d’où l’origine du proverbe burundais « Ntawutera icumu mw’icumi ». Quant à la lance et au bouclier, M. Dunia a fait savoir que cela remonte de l’histoire du Burundi quand les guerriers du roi utilisaient la lance et le bouclier pour lutter contre les ennemis du pays. Selon    M. Dunia, c’est pourquoi cette danse intègre un style de guerrier.

Fiacre Nimbona (stagiaire)

 
Ouvrir