Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

KARATE BURUNDAIS > Avis d’un expert

Il peut s’auto-développer grâce à une méthodologie progressive

 

DSCO3665Selon Antonio Oliva Seba, cinq fois champion d’Espagne en karaté et expert de la Fédération mondiale de Karaté, le karaté burundais peut s’auto-développer sans l’aide venant de l’extérieur. Il a déploré le fait qu’il n’ait pas de karateka burundais spécialisé en une technique donnée. 

 

L’expert de la Fédération mondiale de Karaté, Antonio Oliva Seba était au Burundi pour diriger un stage technique des entraîneurs qui s’est déroulé du 28 février au 5 mars 2018. Il a indiqué qu’il est venu au Burundi pour mettre en œuvre un plan du Comité national olympique du Burundi et la Fédération burundaise de karaté pour aider dans l’amélioration de la méthode et la pédagogie des entraîneurs en Karaté au Burundi. Selon lui, le karaté burundais est comme un diamant brut donc sans transformations. Il a souligné que son objectif n’est pas de rendre pur ce diamant mais de donner quelques directives et permettre à ces entraineurs de s’améliorer et de propager les connaissances à tout le pays. Il a conseillé aux entraineurs de trouver une manière de se corriger afin de ne pas rester dans les mêmes erreurs et s’améliorer sans une aide extérieure. Il a précisé que le karaté burundais peut s’auto-développer grâce à une pédagogie intelligente et progressive car, le niveau des karatéka est bon et ils ont beaucoup de talents. « Le problème est qu’on n’a pas de spécialistes pour les compétitions. Les compétiteurs ont un bon niveau et sont bons en 4 ou 5 différentes techniques mais ne sont pas spécialistes. Pour être compétitif au championnat du monde, il faut avoir une spécialité en une technique. On a la quantité mais, pas la qualité. C’est un petit détail qu’on doit corriger», a-t-il expliqué.

Pour gagner, il faut participer

Dans les différents pays notamment l’Egypte et le Sénégal où l’expert a dispenser les formations, beaucoup de médailles ont suivi. « Pour gagner, il faut participer. Si le Burundi ne participe pas aux compétitions, comment voulez-vous qu’il gagne ? Et pour que les karateka burundais participent, il faut le soutien du gouvernement, avoir un sponsor, une bonne organisation au niveau de la fédération et une bonne connexion au reste du monde», a indiqué Antonio Oliva Seba.           
GRACE-DIVINE GAHIMBARE

Ouvrir