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ART> Entretien avec un producteur de vidéos

Il faut s’allier pour promouvoir la musique burundaise

 

DSC 0181Omar Nshimirimana est un producteur de video basé en province de Ngozi. Il est en train de renouveler son matériel pour s’adapter au monde numérique et promouvoir la musique et son propre travail par la qualité des images. Il a conseillé aux médias, aux artistes et aux producteurs de s’allier.   

 

Omar Nshimirimana a fait savoir qu’il a déjà produit sept vidéos dont les clips videos des chansons «Impeta» et «Zari» qui ont été très sollicitées en 2017 à Ngozi grâce à l’agencement et la qualité des images. Il a indiqué qu’il y a deux vidéos qu’il a réalisées pour les clients venant des pays voisins du Burundi. Il a expliqué qu’il y a des producteurs qui sont spécialisés en audiovisuel  mais qu’il a choisi de se focaliser en visuel pour être plus performant en ce domaine. Il a précisé qu’il a été formé au Mozambique et qu’il est revenu exercer au Burundi dans sa province natale. « J’aime ma province et il y a beaucoup de facilités à travailler dans un environnement qu’on maîtrise», a-t-il indiqué.

Pour mieux s’adapter au monde numérique

Notre interlocuteur a souligné qu’il a un projet de faire la différence en ce qui concerne la qualité des images et que le nouveau matériel qu’il a commandé lui permettra d’y arriver. Il a expliqué que pour avoir de bonnes images, il faut surtout une caméra performante. Il a indiqué qu’il a commandé une caméra 4k pour mieux s’adapter au monde numérique et que ce genre de caméra est encore rare, d’où les propriétaires exigent beaucoup d’argent aux clients qui les sollicitent. M. Nshimirimana a mentionné qu’il n’est pas animé par l’appât du gain  et que seule la qualité du travail l’intéresse. « Nos clients se sont notamment des artistes chanteurs et si on considère la rentabilité de la musique burundaise, ils ne pourraient pas rémunérer les services d’un producteur à la hauteur de leur qualité. Ce qui compte pour moi, c’est la qualité des images que je mets sur le marché quitte à ce que, qui les voit cherche le producteur. Il est de notre intérêt de soigner nos services car, on se fait connaître à travers ses services. Grâce à eux, des clients venant d’ailleurs peuvent nous solliciter, ainsi pouvons-nous gagner des marchés et notre vie. C’est grâce à la qualité de nos services aussi qu’on peut se compléter et relever le niveau de la musique locale», a expliqué Omar Nshimirimana.

Les médias ont un grand rôle à jouer 

Le producteur de vidéos a souhaité que, ce que les efforts qu’ils fournissent pour innover dans les différents domaines ne devaient pas se limiter au niveau provincial.   « Nous faisons un échange de services et des idées avec les producteurs de la municipalité de Bujumbura. On se consulte mutuellement et ils se fient à moi car, ils ont apprécié le résultat de mon travail. Au-delà de ces échanges entre nous, je demanderais aux médias de ne pas seulement se focaliser sur les activités de la Capitale mais, de multiplier leurs descentes dans différentes provinces du pays. C’est ainsi, que les jeunes talents parviendront à se faire connaître. Aujourd’hui, l’objectif est de créer le travail pour lutter contre le chômage. Nous ne pourrons y arriver que si chacun s’oriente dans le secteur où il peut réussir le mieux. Les médias ont un grand rôle à jouer dans la promotion de ces initiatives pour arriver à la création de l’emploi», a-t-il dit.Selon Omar Nshimirimana, la complémentarité entre les journalistes, les producteurs et les artistes permettrait le développement du domaine de l’art au Burundi. 

Grâce-Divine Gahimbare

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