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ART> Des suggestions pour contourner le manque de moyens financiers

Il faut une loi visant la subvention de l’activité artistique 

 

IMG 0003Le chanteur de gospel Régis Barigume alias Big Zoé a déploré le manque de moyens financiers qui bloque les artistes et les sportifs en particulier. Il a suggéré quelques solutions pratiquées dans d’autres pays pour contourner ce défi.  C’est notamment la mise en place d’une loi portant sur le soutien des artistes par les entreprises. 

 

Régis Barigume alias Big Zoé a expliqué que la carrière artistique est différente des autre. « On s’y engage par passion et non pas comme métier métier le mieux  rémunéré. Au Burundi, s’il était demandé de trouver dix chansons de Kidumu, il serait difficile de les trouver. Il serait encore plus difficile de trouver au moins trois clips qui soient au niveau international. Et, pourtant il est l’un des meilleurs artistes du pays. De même, il serait impossible de trouver une chanson d’Apollinaire Habonimana remplissant les normes internationales pour une chaine de télévision américaine de gospel. Même au niveau africain, si une émission hebdomadaire des chants de louange était initiée, celles des chanteurs burundais n’y auront pas accès car, elles ne remplissent pas les standards internationaux. Tout cela est causé par le manque de moyens financiers», a-t-il indiqué. Il a ajouté qu’il y a des artistes qui se permettent de réaliser un clip vidéo de 5 million voire plus car, ils savent qu’une fois terminé, le clip va générer des dividendes sur youtube.

Valoriser la culture burundaise

Selon notre interlocuteur, le gouvernement devrait mettre en place une loi pour le soutien des artistes. « C’est ce qui se fait dans d’autres pays. Dans la Sous-région, il y a des pays où chaque entreprise doit accorder 2% de son budget annuel au sponsor des artistes et sportifs du pays. Ainsi, si une équipe de basket ou un artiste doit participer à une rencontre à l’étranger, les entreprises fournissent les moyens nécessaires grâce à ce fonds. A la fin de l’année, le vérificateur d’impôts rend compte si l’entreprise a subventionné des activités artistiques ou sportives», a-t-il dit. Il a tranquillisé les patrons d’entreprise que cette politique ne génère pas les affaires mais, surtout qu’elle valoriserait la culture burundaise.Big Zoé a conseillé aux églises de soutenir leurs artistes. «Par exemple au Kenya, quand un artiste vient de sortir un album des chants de louange, le pasteur lui-même invite les fidèles à contribuer et l’artiste peut rentrer avec tous les frais qu’il a utilisé pour la sortie de cet album», a-t-il indiqué.
Grâce-Divine  Gahimbare

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