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FESTICAB> Clôture de la tournée cinématographique dans les écoles

Soixante écoles ont été sensibilisées sur le respect des droits de la femme

 

La tournée cinématographique organisée dans différentes écoles du pays par le Festival international du cinéma et de l’audiovisuel du Burundi (Festicab) a été clôturée le vendredi 9 juin 2017 au lycée Clarté Notre Dame de Vugizo. Au cours de cette tournée, soixante écoles ont été sensibilisées sur le respect des droits de la femme.

 

Les activités de clôture de la tournée cinématographique dans les écoles ont débuté par une projection de la chanson «Ndasemerera» d’Albert Kuru et des films produits par les Enfants Journalistes en Herbes. Ces derniers ont montré l’expérience des jeunes filles burundaises qui ont lutté pour continuer leurs études ou pour exploiter leurs talents dans les domaines du sport et de la danse. Les participants ont conclu qu’il faut que la fille burundaise soit organisée pour contourner les défis et extérioriser ses talents car c’est un don de Dieu.

Que les auteurs des ces violations soient punis d’une façon exemplaire

Grâce à cette chanson, les élèves participants ont répertorié différents cas de violation des droits de la femme. Ils ont notamment cité les violences sexuelles, les femmes battues, le fait de délaisser les travaux ménagers à la femme, etc. Ils ont demandé que les auteurs des ces violations soient punis d’une façon exemplaire pour les décourager. Ils ont souligné que pour que ces crimes soient punis, il faut qu’ils soient dénoncés, mais que dans certains cas il est difficile de dénoncer l’auteur. «L’auteur du viol peut être le beau-frère ou le mari de ma tante. Dans ces cas, je ne pourrais pas le dénoncer car, on peut ne pas me croire et j’aurais brisé le mariage de ma sœur ou de ma tante.», a dit une élève. Un autre intervenant l’a contredit soutenant que, quel que soit les liens de parenté avec l’auteur du viol, il faut le dénoncer pour prévenir ce crime. Un intervenant a disculpé le mariage illégal par le manque de moyens.
Amandine Inamahoro qui animait le débat, a souligné que les différents crimes susmentionnés sont punis par la loi n°1/13 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre.

Grâce-Divine Gahimbare

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