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Province de Cankuzo> Tournée d’un film relatant l’histoire du Burundi

« Pour mieux appréhender le présent »

 

Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture a procédé le jeudi 1 juin 2017, au lancement d’une tournée du film « Burundi 1850-1962 » du cinéaste Léonce Ngabo en province de Cankuzo. Ce film présente le Burundi ancien depuis l’époque précoloniale jusqu’à l’indépendance. Il sera projeté dans les vingt-deux Clacs (Centres de lecture et d’animation culturelle) répartis dans les seize provinces du pays. L’objectif est de faire connaître aux jeunes générations leur passé, afin de mieux appréhender le présent, se projeter dans l’avenir pour trouver des solutions afin de bâtir un Burundi prospère, de cohésion sociale et avec un développement intégral.

 

Dans son mot d’ouverture, le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Jean Bosco Hitimana, a remercié le cinéaste Léonce Ngabo pour ce bon travail qu’il a réalisé pour l’intérêt de la population. Il a précisé que la leçon que celle-ci va en tirer sera la base du bon avenir de notre pays, car ce film permet de connaître le passé pour mieux appréhender le présent, afin d’éradiquer les mauvaises coutumes qui ont sali notre pays et d’adopter les bonnes coutumes de cohésion sociale, de respect mutuel, d’aimer le travail et le pays, de se vêtir décemment, de s’auto-développer, etc.
Selon le cinéaste Léonce Ngabo, l’intention était surtout de faire connaître aux jeunes générations leur passé, afin de mieux appréhender le présent, se projeter dans l’avenir pour trouver des solutions afin de bâtir un Burundi prospère, de cohésion sociale et avec un développement intégral. « La plupart des jeunes et même les adultes ne connaissent pas leur histoire. Souvent, l’histoire du Burundi qui est enseignée ou qui est transmise de bouche à oreille est souvent tronquée, car sa transmission véhicule beaucoup de subjectivité. Donc, mon intention était d’abord de retrouver la vraie histoire en questionnant des experts de l’Histoire et scientifiques, et aussi les vieux qui connaissent le passé du Burundi qui peuvent mieux raconter comment les burundais vivaient dans l’ancien temps afin de transmettre une vérité relativement acceptable aux jeunes générations mais aussi aux adultes qui ne connaissent pas leur passé », a dit Léonce Ngabo.

Le Burundi est très loin sans cette aide

Jean Bosco Nzigamiye, directeur du Cebulac (Centre burundais pour la lecture et l’animation culturelle), a indiqué que le centre a deux volets principaux dans ses axes. « L’accès à l’information, au savoir, à travers la bibliothèque mais également l’animation culturelle pour atteindre la population non instruite qui peut recevoir un message à travers d’autres mécanismes, le cinéma qui est un mécanisme audio-visuel». Cette histoire a une très bonne vision pour que la population burundaise puisse décortiquer ce qu’on a pu vivre dans notre pays des années d’avant l’indépendance. Ce sont des années qui ont à la limite une histoire qui est aujourd’hui un sujet polémique pour une mauvaise raison, car les colonisateurs ont été dans notre pays avec un seul objectif de s’accaparer de toutes nos richesses à travers un mécanisme de « diviser pour régner ». Ils avaient trouvé les Burundais très unitaires dans leurs clans. Ils ont cherché un mécanisme de nous diviser d’une façon très accrue en partant sur ce qu’on a voulu appeler les ethnies « les hutu, les tutsi et les twa » Notre pays est très loin sans cette aide de ces soi-disant bienfaiteurs. Aujourd’hui je peux vous informer que dans moins de sept, huit ans, le Burundi a pu avoir des infrastructures qu’il n’avait jamais eues depuis plus de 50 ans », a informé M. Nzigamiye.
Les participants sont aujourd’hui conscients qu’après avoir eu cette information à travers le film, on pourra mettre en exergue les bonnes pratiques afin de mettre sur les rails le train du développement de notre pays, a-t-il ajouté.
Il est à signaler que les mêmes activités ont eu lieu le vendredi et le samedi dans les provinces de Kirundo et Muyinga.

Emelyne Iradukunda

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