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COMMENTAIRE> Le tambour burundais, une richesse de grande valeur

 

Depuis l’année dernière, le 26 novembre de chaque année est dédiée à la Journée nationale de célébration de la danse traditionnelle emblématique du tambour du Burundi « Umurisho w’ingoma». 

 

Il s’agit d’un événement plus important dans le domaine de la musique burundaise. L’honneur lui a été également fait d’être inscrit, en 2015, par l’Unesco, au patrimoine culturel de l’humanité.

L’art de nos tambours traditionnels constitue aussi une richesse musicale de grande valeur. En effet, en dansant le tambour burundais, il nous entraîne dans ses rythmes qui impriment en nous ces gestes, ces sauts, ces mouvements indescriptibles de notre corps qui se tord dans une agilité quasi angélique, miraculeuse, élastique, portant en elle des expressions et des messages de grandeur, de fierté, de bravoure, d’amour, d’héroïsme, de fidélité, de dur labeur, lesquelles vertus ont caractérisé de tous temps l’homme burundais. Ainsi, le rythme constitue l’essence même de la musique.
Le fait déjà constaté est que les gens toutes catégories confondues, même les étrangers, en train d’écouter les battements des tambours combien ordonnés, magiques et savamment orchestrés selon la science traditionnelle de nos ancêtres, ont toujours répondu par un grand sourire d’espoir, se laissant aussi emporter en bougeant naturellement.
Mis à part le rôle d’attraction touristique que revêt cet art unique au monde, la danse du tambour du Burundi est traditionnellement perçue comme symbole incarnant l’unité des Burundais de toutes les ethnies, de toutes les régions et de tous les clans sociaux tout au long de notre histoire. Cette danse doit être enseignée correctement à la jeune génération afin de cimenter davantage l’honneur déjà acquise.
Beaucoup de rythmes musicaux encore inexploités se trouvent en effet enfouis dans notre « Umurisho w’ingoma ». Ainsi, les rythmes des tambours burundais ont une destinée de devenir un jour une grande source de revenus, si des promoteurs y étaient associés et venaient à découvrir, que ce sont de nouveaux styles de rythmiques musicales pouvant se vendre auprès des artistes du monde en quête d’innovations.

Yvette Irambona

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