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CCFI> Promotion de la musique traditionnelle

Sa réussite donne de la valeur à la culture et à l’histoire du pays

 

0000012CC1Dans un entretien accordé au quotidien Le Renouveau le 20 décembre 2019, deux artistes de la musique traditionnelle du Centre culturel Femidejabat indataburundi (CCFI), Mathias Mujuriro et Joseph Torobeka ont convergé sur la même idée selon laquelle la musique traditionnelle incarne la culture et la tradition burundaises, raison pour laquelle elle mérite une place considérable dans la société burundaise.
Tous les deux artistes, ténors de la musique traditionnelle, disent qu’ils se réjouissent de la création de ce centre du fait qu’il va contribuer à inculquer le contenu de ce genre de musique aux générations futures. C’est ainsi qu’ils ont remercié le représentant légal de la Fondation Felidejabat, Felicien Minani Nsabiyumva, pour avoir créé ce centre qui contribuera à la promotion de la musique traditionnelle et à l’éducation socioculturelle. Selon M. Torobeka, la formation des jeunes en musique traditionnelle leur donnera une force considérable qui leur permettra de maintenir aussi longtemps que possible les messages historiques véhiculés dans cette dernière. Il a ajouté que la musique d’inanga, d’umuduri, d’ikembe, d’umwironge et autres ont une signification par rapport à l’histoire du Burundi. Dans ce sens, les jeunes ont l’avantage d’apprendre à la fois la musique traditionnelle et aussi l’histoire de leurs ancêtres. Alors que la musique moderne influence la jeunesse au point de rompre avec sa culture, M. Torobeka a fait savoir que la musique traditionnelle a une grande célébrité et offre une ambiance musicale si elle est bien traitée par les personnes en ayant des connaissances approfondies dans le maniement des instruments traditionnels. Il a donné un exemple des célèbres chanteurs comme Bernard et Alfred qu’ il a dit avoir formé. 

Les instruments traditionnels étaient joués selon l’occasion

Dans son intervention, M. Mujuriro a insisté sur l’importance de la musique traditionnelle dans la transmission de l’histoire. Quant à la musique d’inanga, il a expliqué qu’elle était jouée pour accompagner le roi au sommeil. Il  a ajouté que pendant la célébration de la fin d’année (Kurya umwaka), le chef du foyer entouré par les membres de la famille jouait aussi l’inanga.  Il a précisé qu’il s’agissait non seulement de la musique mais aussi des conseils à travers les chants qui accompagnaient la musique. Pour l’umuduri et l’ikembe, il a dit qu’on s’en servait pendant le voyage pour se donner le courage contre la fatigue alors que l’umwironge servait aux bergers pour éloigner la solitude et créer une bonne ambiance au troupeau.  Les deux artistes ont profité de l’occasion pour solliciter un appui tant du gouvernement que d’autres bonnes volontés afin de reconstruire la musique traditionnelle et la culture. 

Fiacre Nimbona

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