Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

ART> La céramique ronde bosse

Un métier qu’il faut promouvoir

 

IMG 0050Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau, le vendredi 25 octobre 2019, l’artistes expérimenté dans la fabrication des statue, Septime Gahungu, a fait savoir que la céramique ronde bosse est une activité artistique qui consiste à représenter un objet dans un espace à l’aide d’une matière à laquelle on impose une forme esthétique.  

 

Dans l’exercice du métier, cet artiste vivant dans la commune Bugenyuzi en province de Karusi a indiqué qu’il est capable de reproduire très semblablement le portrait d’une personne ou son physique entier. Il a indiqué que dans la céramique ronde bosse, il est conseillé qu’une statue soit fabriquée en matériaux durables et qui résistent aux intempéries comme le ciment de bonne qualité, le fer à béton, le mastic de fer et la peinture spécialisée dans cette activité. Parlant de l’importance de la céramique ronde bosse, M. Gahungu dit que la statue fabriquée non seulement constitue un décor mais aussi représente une réalité d’une chose ou d’une personne vivante ou décédée dont l’histoire est à garder jalousement. Face à deux images identiques nous avons voulu savoir la source des connaissances grâce auxquelles il parvient à façonner une statue très semblable au modèle donné. Répondant à la question, M. Gahungu a fait savoir qu’il n’a pas fait l’école d’art. Malgré sa carrière d’enseignant, la persévérance et l’assiduité au travail ont valorisé son talent inné de telle façon qu’il gagne les premières places dans des compétitions artistiques au détriment des artistes qui ont suivi l’école d’art. Pour M. Gahungu, il n’y a pas de temps à perdre, il profite les week-ends et les moments libres pour s’occuper de l’art. Selon lui, il est nécessaire de former la jeunesse en cet art car certains pourraient avoir des talents non encore identifiés. Cependant, le travail exige de moyens matériels et financiers qu’il ne peut pas se procurer.  Il a profité de l’occasion pour demander du soutien à ce métier et l’apprendre surtout à la jeunesse sans emploi. Selon lui, ce métier peut créer de l’emploi et faire gagner de l’argent aux jeunes chômeurs. 

Fiacre Nimbona (stagiaire)

Ouvrir