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FOOTBALL> Entretien avec l’entraîneur d’une équipe féminine, Henry Kwiyena Salala

« Le plus important pour moi, c’est de respecter mon travail »

 

Nouvelle image 15Le Renouveau du Burundi, s’est entretenu, le jeudi 1er août 2019, avec l’entraîneur Henry Kwiyena Salala, du genre masculin qui entraîne une équipe féminine de football (PVP Buyenzi). Il a souligné que, malgré tout ce qui se dit à propos de ses relations avec ses joueuses, le plus important pour lui c’est le travail qu’il est en train de faire et non les tendances accusatrices de certaines personnes mal intentionnées. 

 

M. Kwiyena a d’abord indiqué qu’il avait commencé ce métier d’entraineur en 2012, dans une équipe de 4e division, appelé Mikwajuni, à Dar-es-Salaam, la capitale tanzanienne. C’est en 2014 qu’il est venu au Burundi pour ses affaires personnelles. A cette période, dit-il, il a visité le club de PVP Buyenzi au cours de ses séances d’entraînement et c’est après avoir analysé le niveau de ce club, qu’il a proposé de donner sa contribution.Il a ensuite souligné que son premier match avec PVP Buyenzi, a eu lieu en 2015 où ils avaient gagné par 7 buts à zéro. Après, il y a eu une rupture de deux ans avec l’équipe, il était retourné en Tanzanie mais il a été de nouveau de retour à Bujumbura pour préparer la saison 2018-2019

« Mes relations avec les joueuses sont bonnes malgré la différence de genre »

D’aucuns se demandent pourquoi il a choisi d’entrainer une équipe féminine à la place d’une masculine. Pour le sport, le sexe ne dit pas beaucoup, a dit M. Kwiyena, en ajoutant qu’on peut entraîner une équipe masculine tout comme on peut le faire pour une salle féminine. Seulement, quand un homme entraîne une équipe féminine, il y a souvent des tendances accusatrices contre l’entraîneur. Cela m’est aussi arrivé mais je remercie les joueuses qui me respectent et qui démentent souvent ces fausses informations. Il a indiqué qu’avant il lui  était difficile d’entraîner une équipe des filles mais pour le moment les filles s’adaptent facilement dans toutes les disciplines sportives.« Sur le terrain, je prends toutes les filles de la même façon. Le plus important pour moi est que je respecte mon travail. Mes relations avec les filles sont bonnes, je les respecte beaucoup ».

« Il y a beaucoup de talents dans le football féminin burundais »

L’entraîneur Henry Kwiyena a fait remarquer qu’il y a beaucoup de talents dans le football féminin au Burundi. « Quand je regarde les matchs de Fofila de Ngozi, PVP Buyenzi ou la Colombe, je me dis que certaines joueuses ne devraient plus être au Burundi. Il y a des jeunes filles qui peuvent  assurer un bon avenir de l’équipe nationale féminine.« Je profite de ce moment pour demander à la Fédération de football du Burundi d’aménager le calendrier des championnats pour permettre à l’équipe nationale de participer à des tournois régionaux. Elle devra prendre des sanctions très sévères à l’endroit des équipes qui refusent de jouer des matchs pour donner avantage à d’autres équipes.

 « Souhait est d’être champion, cette saison »

Le championnat est à la 16e journée, il ne reste que deux journées. « Mon souhait est d’être cette fois-ci champion avec mon équipe de PVP Buyenzi. Nous sommes à égalité des points avec Fofila de Ngozi, nous devons lutter pour gagner ce championnat». Cela fait deux ans, a-t-il dit, que le club PVP Buyenzi a raté le trophée.« Le comité exécutif nous a confié la mission de gagner la coupe cette année et rien d’autre. Nous sommes en train de tout faire pour donner une bonne réponse à notre comité et surtout à nos supporters qui nous suivent de partout. C’est difficile mais nous devons nous battre », a conclu l’entraîneur Henry Kwiyena Salala.

Propos recueillis par Kazadi Mwilambwe

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