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ART> La cordonnerie

Vers l’industrialisation du métier

 

IMG 0002Dans une entrevue accordée à la rédation du quotidien Le Renouveau, le jeudi 1er août 2019, le chef de l’atelier de cordonnerie La Gloire  Emile Havyarimana a fait savoir que les chaussures qui sont fabriquées au Burundi sont de très bonne qualité  et sont fabriquées à partir du cuir de la société Afritan.

 

M.  Havyarimana a dit qu’il est satisfait du résultat déjà atteint dans le métier de la cordonnerie du fait que les produits de ce métier sont plus présentables et plus solides que certains produits importés. Alors que ces chaussures sont moins chères par rapport aux chaussures importées, M.  Havyarimana  a dit que la qualité du cuir transformé à partir de la peau des bovins est de bonne qualité.  Selon M.  Havyarimana, le récent événement de la foire « Made in Burundi » a été une occasion très spéciale pour faire connaître au public ses produits.

Certaines difficultés sont à résoudre

Malgré le pas franchi, M.  Havyarimana a indiqué que le métier est confronté à certaines difficultés. «A cause du manque de moyens, nous travaillons sur commande. Nous ne pouvons pas faire un stock car nos moyens sont limités» a expliqué M.  Havyarimana. Il a fait observer que le fait que les semelles utilisées sont importées constituent une autre dépendance. Il espère que la création d’industrie des semelles sera une réponse totale pour l’industrialisation de ce métier. M.  Havyarimana n’a pas oublié de remercier le gouvernement du Burundi pour les formations qu’il a organisées par l’intermédiaire du ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme à l’intention des jeunes diplomés sans emploi. Il a ajouté que grâce à cette formation, il a pu améliorer ses connaissances en ce métier.Néamoins, M.  Havyarimana s’indigne contre certains Burundais qui dénigrent les oeuvres réalisées dans leur pays au profit des œuvres étrangères. «Par contre, explique-t-il, ils devraient être les premiers à nous soutenir et à soutenir l’image du pays. On ne peut pas progresser si chacun voit midi à sa porte.» M.  Havyarimana  a lancé un appel à tout Burundais pour prioriser l’achat et l’usage des produits locaux afin d’atteindre le développement pour tous. Il a aussi appelé les bailleurs de fonds locaux à soutenir matériellement et financièrement les initiatives des jeunes entrepreneurs. 

FIACRE NIMBONA (stagiaire)

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