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OBDA> Difficultés

Elles entraînent des conséquences sur la protection effective du droit d’auteur

 

IMG 0092L’Office burundais du droit d’auteur et des droits voisins (Obda) a ouvert ses portes le 28 mai 2012. C’est un organe technique en matière de gestion collective des droits d’auteur qui a été mis en place par le gouvernement. Malgré les réalisations déjà enregistrées, cette institution connaît des obstacles qui freinent l’accomplissement de ses missions.

 

L’Obda arrive à 170 contrats d’exploitation des œuvres littéraires et artistiques déjà signés par les usagers ; 577 œuvres artistiques et littéraires déclarées et enregistrées à l’Obda ; et 99 artistes qui ont déjà déclaré leurs œuvres à cet Office.D’après Nadine Ndayizeye, directrice de l’Obda, cette institution fait face aux problèmes liés à un cadre légal incomplet, au manque d’autonomie financière de gestion en pratique. Aussi, le budget est insuffisant pour accomplir ses missions, et le personnel bénéficie de moins de formations alors que ce secteur est nouveau dans notre pays.       

Manque de collaboration avec les institutions publiques et étrangerès 

Mme Ndayizeye a également signalé qu’il y a un manque de collaboration entre l’Obda et les institutions publiques impliquées dans le respect du droit d’auteur comme les différents ministères qui pourraient appuyer cet Office dans la mise en application de la loi sur la protection du droit d’auteur. Egalement, ce manque de collaboration s’observe avec les institutions régionales et internationales en charge de la propriété intellectuelle.Pour elle, cela entraîne des conséquences fâcheuses sur la protection effective du droit d’auteur et sa contribution au développement économique du pays. A cet effet, étant donné que cette institution est dépourvue de forces sur terrain, beaucoup d’usagers refusent de signer des contrats. Egalement, les titulaires de droits ne jouissent pas encore de leurs droits et croupissent dans la misère, malgré leur génie créateur. Aussi, le métier artistique n’évolue pas au Burundi, et notre culture risque de se noyer dans les cultures étrangères, vu l’allure de l’évolution technologique et de la mondialisation. Et d’ajouter que « ce métier ne suscite pas d’investissements et ne constitue pas, par conséquent, un secteur de croissance économique comme ailleurs dans le monde ».La directrice de l’Obda demande qu’il y ait une sensibilisation de tous les acteurs tant publics que privés impliqués dans le respect du droit d’auteur sur leur rôle à jouer. Aussi, la mise en place d’une police culturelle s’avère nécessaire pour assurer la protection des artistes et de leurs œuvres.                                                                          

Yvette Irambona

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