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CULTURE >Restauration de ses aspects

Des œuvres littéraires et des émissions médiatisées ont un grand rôle à jouer

 

IMG WA0015Selon les acteurs culturels burundais dont un représentant d’un club culturel et un écrivain, quelques aspects de la culture burundaise sont en décadence. Parmi les solutions proposées, nos sources ont cité les œuvres littéraires, les émissions médiatisées et appellant les parents à redynamiser le dialogue familial.   

 

Il y a des aspects de notre culture qui se dégradent au fil des années. C’est le constat partagé de nos interlocuteurs. Selon Melchisédech Boshirwa, étudiant à l’université du Burundi et écrivain, les aspects menacés de la culture burundaise sont notamment la langue nationale, le kirundi, qui est mal écrit et mélangé avec d’autres langues. Il a expliqué que ces aspects constituent le patrimoine culturel étant donné que chaque pays a sa propre culture, cette dernière étant une identité d’un pays. Ainsi, il ne faut pas laisser ces parties prenantes de notre identité nous filer entre les doigts.

Revisiter les bonnes manières de nos aïeux

M. Boshirwa a indiqué qu’il faut penser aux campagnes de sensibilisation sur la culture burundaise. «Il faut revisiter les bonnes manières de nos aïeux, qui peuvent nous servir de repères. Et pour mieux les restaurer, il faudrait les enseigner à l’école. Il faut aussi les conserver grâce aux écrits littéraires», a-t-il dit. Il a expliqué que c’est dans ce cadre qu’il a pensé à une initiative appelée «Akaranga n’akabanga» pour dire que la culture et un secret voire un trésor. « C’est une initiative qui consiste à écrire un livre en Kirundi, une collection des œuvres littéraires burundaises composées de poésies, récits, contes, etc. Elles seront collectées sur tout le territoire burundais», a-t-il précisé. Selon lui, l’objectif est de redynamiser notre langue en allant puiser à la source.Un autre interlocuteur, un étudiant en médecin à l’université du Burundi et président d’un club culturel, Alain Lionel Ingabire, a indiqué qu’avec l’avènement du développement et de la modernisation, il est difficile de préserver les mœurs. Il a expliqué que les activités organisées dans différents endroits constituent le seul moyen qui reste pour entrer en contact avec les racines de la culture burundaise, regarder les danses et les chants traditionnels chantés sur des instruments traditionnels et en Kirundi. « On sait que nos ancêtres nous servent de modèle. Apprendre la culture burundaise, ce n’est pas seulement danser, c’est apprendre aussi ce mode de vie qui était le leur, apprendre comment ils géraient leurs problèmes. C’est cela qui peut nous aider et améliorer nos conditions de vie actuelles notamment sur le plan social», a-t-il dit. 

Aux parents de guider les jeunes

Selon M. Ingabire, il y a moyen de faire aimer la culture traditionnelle burundaise à la nouvelle génération. Il a expliqué  que les cultures des autres pays sont plus présentes dans notre communauté. « Les médias, à savoir les stations de radios, les chaînes de télévisions ainsi que les journaux parlent plus des événements relevant de la modernité et de l’étranger que de la culture burundaise. Les médias devraient s’investir davantage dans des activités culturelles», a-t-il souligné. Il a conseillé aux parents de redynamiser le dialogue familial et ne pas laisser les jeunes s’aventurer dans des choses qu’ils ne savent pas, il faut plutôt les guider, les orienter.            

Grâce-Divine Gahimbare

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