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ART> Situation du livre et du droit d’auteur

La publication et la distribution du livre font défaut

La situation du livre et du droit d’auteur a positivement évolué. L’une des indicateurs de cette évolution est le fait qu’il y a des jeunes auteurs actifs dans le métier qui affirment pouvoir vivre de ce métier. Toutefois, la publication et la distribution ne sont pas encore développés et le plagia fait toujours des victimes.  
Un jeune auteur burundais, Melchisédech Boshirwa a témoigné qu’il peut vivre de ses œuvres. Ce sont ses impressions après avoir publié le livre « La poésie, mon art et mon pactole». Il a expliqué que son livre n’a pas connu de problème de lectorat. « Mon livre a impressionné beaucoup de personnes. L’Université du Burundi m’a décerné un certificat de mérite en reconnaissance de ma publication sur la poésie. De plus, le ministère en charge de l’éducation a acheté 52 exemplaires et des professeurs ainsi que des étudiants des universités locales ont acheté des copies. Il y a aussi des exemplaires que j’ai envoyé à l’étranger à un prix sponsor», a-t-il dit. En ce qui concerne l’enregistrement des œuvres à l’Office burundais du droit d’auteur (OBDA), notre interlocuteur s’est réjoui que les écrivains burundais répondent à cette demande. A propos de son livre, il a précisé qu’il est à la recherche des documents nécessaires pour l’enregistrement. Toutefois, le droit d’auteur n’est pas connu par tout le monde dans notre pays selon lui. « Il y a des gens qui peuvent écrire les mots des autres sans les mettre entre les guillemets ou citer l’auteur. Nous espérons qu’avec l’OBDA, cette situation va changer étant donné que plusieurs artistes ont fait enregistrer leurs œuvres», a-t-il dit.Les maisons d’édition comptent sur les financementsDans un entretien avec Luc Germain, responsable de l’une de quelques maisons d’édition que compte le Burundi paru dans « Le Renouveau », il en ressort qu’il y a des auteurs burundais qui ignorent l’existence d’une maison d’édition au Burundi. Ainsi, ils doivent publier leurs livres à l’étranger à un prix élevé. La source a déploré le fait que les maisons d’édition comptent sur les financements et qu’il y a des auteurs burundais qui payent eux-mêmes les frais qu’engage la publication de leur livre. Ce qui ne favorise pas le développement des maisons d’édition au Burundi. Quant à la distribution du livre, c’est l’auteur du livre qui doit s’en charger.         

Grace-Divine Gahimbare

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