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ART > La problématique de son épanouissement au Burundi

Malgré un contexte peu favorable, l’art burundais  fait vivre pas mal de familles

00000112aAu lendemain de la célébration internationale de l’art qui, d’habitude, est célébrée le 15 Avril de chaque année, Jean Paul Ntakenga admet qu’il est parvenu à faire de sa sculpture et de sa peinture un gagne-pain, malgré le contexte peu favorable à l’épanouissement artistique Burundais.

La sculpture comme tout autre art peut servir de sources de revenus si elle est exploitée efficacement. Cela ressort d’un entretien que Jean Paul Ntakenga a accordé, le jeudi 18 avril 2019, à la rédaction du journal Le Renouveau. Cependant, M. Ntakenga déplore le fait que la sculpture actuelle a perdu la qualité ancestrale qui la caractérisait. « Nous faisons un art moderne, si nous faisons le traditionnel, nous nous heurtons au grand problème de manque du marché d’écoulement », a-t-il dit. Il regrette le fait que les Burundais n’aiment pas l’art du pays au détriment de l’art étranger: « C’est pourquoi, on préfère amener les outils d’art en provenance de la République démocratique du Congo et de la Tanzanie ».Il s’interroge aussi pourquoi ce sont les étrangers surtout les européens, les chinois et les arabes qui achètent les produits d’art burundais pour s’imprégner de la culture du pays alors que cela incomberait en premier lieu aux Burundais.

L’épanouissement de l’art burundais dans son originalité est quasi impossible

Jean Paul Ntakenga est convaincu que la promotion de l’art dans sa forme originale est quasi impossible dans la mesure où la modernisation a pris place et que l’évolution du monde oblige tant bien que mal au conformisme. « J’ai un tableau sur lequel est dessiné les instruments traditionnels de musique, du tambour et tout ce qui est en rapport avec notre culture, malheureusement, il y a trois ans sans qu’il soit acheté », a-t-il précisé. Toutefois, il affirme que celui ou celle qui fait un métier peux vivre indépendant. Comme il l’a signalé, il vaut mieux se créer l’emploi car il faut être indépendant. Alors que le taux de chômeurs ne cesse pas de s’augmenter, il a exhorté la jeunesse, surtout les étudiants, à aimer l’art car il est possible de gagner sa vie.
Moïse Nkurunziza (Stagiaire)

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