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Culture> Avis des jeunes sur la culture de la lecture

Plusieurs facteurs en sont les causes

 

Le Burundi figure parmi tant d’autres pays africains qui sont attachés à la tradition orale. Pour certains jeunes rencontrés par notre rédaction, de multiples défis seraient à l’origine de la faible culture de la lecture au Burundi.  

 

Ces jeunes ont indiqué que la tradition orale est l’une des causes qui seraient à l’origine de la faible culture. Aussi,  la langue de travail est aussi un frein, car moins de gens parlent ou écrivent mieux le français. Pour eux, il y a un manque de modèle pour inspirer la jeunesse mais le taux d’analphabétisme ne peut pas tout expliquer.Un autre interlocuteur a fait savoir qu’il a grandi dans un milieu qui ne lui permettait pas d’avoir accès aux livres. « J’avais eu la chance de lire deux à trois ouvrages durant tout mon parcours scolaire. En l’absence d’infrastructures culturelles et en raison du coût particulièrement élevé du livre, la plupart des jeunes ne côtoient que des manuels scolaires ». Et d’ajouter que le coût élevé des livres éloigne de très nombreuses personnes de la lecture.Pour d’autres, beaucoup de jeunes n’ont pas la possibilité de lire suite à de diverses préoccupations secondaires, par exemple, exercer un petit métier après l’école pour subvenir à ses propres besoins. L’autre point évoqué est que le déficit de la socialisation de lecture serait dû à une indisponibilité des ouvrages mais aussi au système éducatif qui n’y accorde pas d’importance.

Les nouvelles technologies bouleversent la lecture 

L’internet et le smart phone sont venus bouleverser une fois de plus la lecture du livre dans notre pays, d’après une interlocutrice. « Avec la venue de ces nouvelles technologies, les jeunes considèrent le livre comme un effort inutile ». D’autres la contredisent en indiquant que l’internet est beaucoup plus accessible que le livre. L’internet est beaucoup plus cultivant lorsqu’il est utilisé à bon escient. Avec ce nouveau media, il y a la possibilité de trouver plus de documents que dans une bibliothèque par exemple. Mais, ils déplorent que le nombre de lecteurs du livre va baisser à cause de l’internet. Ils ajoutent également que l’impact négatif de l’internet s’observe sur la connaissance de la langue notamment sur l’orthographe.Un autre jeune quant à lui évoque l’impact du modernisme et la globalisation de la culture occidentale véhiculée par les écrits et les médias qui envahissent un peu partout l’Afrique. Il donne l’exemple de l’internet qui amène tous ses utilisateurs à écrire et à lire.                                                                                          

Yvette Irambona

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