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COMMENTAIRE>Les Hirondelles du Burundi doivent se méfier des discours du capitaine des Panthères gabonaises

Le Burundi reçoit le Gabon, le samedi 23 mars 2019 au stade Prince Louis Rwagasore de Bujumbura, à partir de 15 heures, pour une rencontre décisive, à la qualification pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations Egypte 2019. A moins de trois semaines, que ce soit au Burundi ou au Gabon, les analyses sportives tournent autour de cette rencontre. Il n’y a plus que deux semaines, c’est le moment de se concentrer. Les Hirondelles du Burundi ont seulement besoin d’un résultat nul pour voler dans l’histoire du football continental. Il y a les différents championnats qui sont en train de se dérouler mais la majorité des Burundais, même ceux qui n’ont jamais été au stade, parle de cette rencontre. « Qu’il neige ou qu’il pleuve, le Burundi doit gagner, disent-ils ». Pour les Panthères du Gabon, elles sont condamnées à gagner pour se qualifier.Au niveau du Gabon, on continue toujours de parler de leur capitaine, Pierre Emérick Aubameyang. Ce dernier ne semble toujours avoir pris la décision de jouer ou pas ce match, selon les médias gabonais. Il a fait remarquer qu’il n’a besoin de rien pour jouer cette rencontre et qu’il ne sait pas non plus s’il doit continuer avec l’équipe nationale. La qualification des Panthères repose en grande partie sur sa personne, disent les Gabonais. Mais, Aubameyang déplore les conditions dans lesquelles l’équipe nationale prépare ses matches et ses déplacements.Avec Aubameyang ou pas, les supporteurs des Hirondelles croient en la victoire. Ils n’ont peur de rien, même si, en football, il faut attendre le dernier coup de sifflet, ils ont, quand à eux, commencé à célébrer pour montrer qu’ils ont pleinement confiance au staff technique, à la liste des joueurs convoqués et à la qualification. Les discours du capitaine gabonais ne doivent, à aucun moment, distraire les Burundais. D’ailleurs certains l’ont compris et ne prêtent plus attention à ses interviews. C’est visible à l’œil nu, le football gabonais traverse une période d’instabilité au cours de laquelle l’équipe nationale a même perdu sa solidité. Le public gabonais, très déçu, ne vient plus au stade. Le décès du footballeur gabonais, Herman Tsinga, le samedi 2 mars au cours du match, est une mauvaise nouvelle qui circule sur le championnat national gabonais, qui venait à peine de reprendre après une longue agonie, mais aussi un mauvais signe pour l’équipe nationale, qui doit commencer sa préparation pour le match contre le Burundi.

Kazadi Mwilambwe

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