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REPORTAGE COMMENTE > Les chansons burundaises

Leurs contenus vont parfois à l’encontre des droits de la femme

 

DSC 0311Les artistes burundais réclament souvent que les radios et les télévisions locales réservent une grande tranche du temps d’antenne à leurs œuvres. Les responsables des médias ont été sensibles à cette doléance, mais le contenu de certaines chansons va à l’encontre de la femme. C’est aussi le cas des chansons traditionnelles dansées lors des cérémonies publiques. 

 

Les cérémonies de lancement de l’année du bassin du Nil ont été agrémentées par les danses des tambours et des chants traditionnels. L’un des numéros culturels du jour, une chanson traditionnelle chantée et dansée par des jeunes filles disait « Nous allons nous occuper du bois de chauffage, balayer la cour sinon les tâches importantes reviennent aux hommes, femmes de l’intérieur et tout va bien femmes de l‘intérieur». Un des spectateurs a demandé à son entourage si les jeunes danseuses sont conscientes que les paroles de la chanson qu’elles dansent aussi souriantes vont à l’encontre des droits de la femme.Force est de constater que les jeunes burundaises qui dansent les chansons traditionnelles se préoccupent surtout du rythme et ignorent le fond et son impact sur la conscience des gens. Et pourtant, il y a moyen de danser sur de nouvelles compositions qui prennent en compte la cause de la femme moderne. Ces chansons sont à bannir dans la mesure où elles découragent la scolarisation de la fille burundaise.

Aux médias de censurer les œuvres qui piétinent les droits

La même critique est valable sur le contenu de quelques chansons modernes des auteurs burundais qui passent sur les ondes des médias audiovisuels locaux et régionaux. En effet, elles accusent la femme d’être guidée par l’instinct matériel quand elles ne la prennent pas pour un objet. Le fait que les radios locales diffusent les œuvres burundaises est à encourager, mais elles devraient d’abord analyser leurs contenus et censurer les œuvres qui piétinent les droits des uns et des autres. Les œuvres artistiques devraient au contraire participer à la préoccupation universelle de promouvoir les droits de la femme.

Grâce-Divine Gahimbare

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