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CLUBS ET GROUPES CULTURELS > Leur renforcement

Il faut soutenir les initiatives et consulter les artistes

 

IMG 0058Les clubs et groupes culturels jouent un rôle important dans le renforcement et la promotion de la culture. Mathias Mijuriro qui a fait une expérience dans la création d’un groupe culturel, appelle l’autorité nationale à soutenir les initiatives et à consulter les leaders dans ce domaine.   

 

Mathias Mijuriro est connu en tant qu’artiste chanteur joueur d’arc musical. Il a fait savoir qu’il a fait une tentative de création d’un groupe de danse culturelle dans la zone Gatumba. Il a expliqué que son groupe n’a pas pu continuer faute de moyens financiers. Selon lui, gérer un groupe ou un club culturel exige des moyens car, il faut habiller les membres « les danseurs, ils peuvent bien danser mais quand ils ne sont pas en uniforme, leur manifestation n’est pas aussi attirante qu’un groupe en uniforme», a-t-il expliqué. Il a ajouté que c’est l’initiateur du groupe qui s’arrange pour trouver ces uniformes ainsi que les instruments de musique nécessaires. Il a souligné que, des fois, il faut aussi motiver les membres car ils sacrifient leur temps et leur énergie sans être rémunérés. «Qui n’a pas à donner est traité de personne avare», c’est la traduction des paroles d’une de ses chansons. Il a souligné que ces paroles deviennent concrètes quand l’initiateur d’un groupe ne trouve pas d’événements où le groupe peut participer. «Les danseurs lui disent, tu nous fais perdre du temps, ils peuvent même s’imaginer qu’on détourne leur gain», a-t-il indiqué. C’est une situation qui peut être amélioréeMathias Mijuriro a indiqué qu’il a ainsi des initiatives culturelles qui ont échouée à cause du manque de soutien. Selon lui, c’est une situation qui peut être améliorée si l’autorité tient compte de l’importance des groupes et clubs culturels. Il a fait savoir que cela ne sera possible que si des Burundais qui aiment la culture occupent des postes de prise de décisions dans ce domaine. Selon lui, il ne suffit pas d’être artiste et d’occuper un poste donné pour prétendre défendre la cause des artistes. «Il faut des personnes qui ont déjà fait preuve de dévouement à la culture burundaise, des gens qui connaissent bien cette dernière pour pouvoir initier des politiques de changement dans ce domaine», a-t-il dit. Il a ajouté que, même si le secteur accuse de lacunes en ce qui concerne les ressortissants intellectuels, il y a quelques leaders qui pourraient être consultés.

Grâce-Divine Gahimbare

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