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MUSIQUE> Sa contribution

Elle contribue au développement de l’artiste d’abord et du pays ensuite

 

L’art de chanter est souvent considéré comme un simple loisir ou divertissement. Cela fait que la plupart des gens ne croient pas que l’artiste musicien puisse vivre de cet art seulement. Mais le musicien Blaise Nduwayezu s’inscrit en faux contre l’idée de ces derniers et affirme que la musique contribue au développement de l’artiste d’abord, et du pays ensuite. 

 

L’art de chanter est un métier comme les autres. Il génère des revenus au chanteur lui-même et contribue au développement du pays », fait savoir Blaise Nduwayezu, lors d’un entretien avec Le Renouveau. Celui-ci poursuit  en disant qu’un artiste musicien engagé peut vivre de l’art de chanter et se développer comme ceux exerçant d’autres métiers. Notre interlocuteur part du niveau qu’il a atteint pour expliquer combien la musique contribue au développement. « Une démarche engagée  coûte toujours trop cher, j’ai déjà bénéficié du prix de mon engagement », signale M.Nduwayezu. Tenant compte des activités déjà réalisées, l’interlocuteur fait savoir qu’il n’est plus chômeur, même s’il n’est pas  fonctionnaire de l’Etat. Celui-ci témoigne que son art lui génère des revenus et il parvient à couvrir plus de 80%  de ses besoins, malgré qu’il soit nouveau dans ce domaine. « Certains de mes projets sont aujourd’hui réalisables grâce à mon art », se réjouit-il.En plus du développement du chanteur lui-même, M.Nduwayezu fait aussi savoir que  la musique contribue au  développement du pays. « Ce n’est pas seulement l’artiste musicien qui profite de la musique, mais le pays en profite aussi », précise-t-il. Il explique que celle-ci éduque, conseille, enseigne et éveille la population, et contribue ainsi au développement du pays. «  C’est à travers les chansons que la population est interpellée aux différentes stratégies d’auto développement», argumente-t-il.Dans cette  même optique de la contribution de la musique dans le développement du pays, M.Nduwayezu  signale que les artistes musiciens paient des taxes lorsqu’ils organisent des concerts. Il parle aussi des devises qu’amènent les chanteurs étrangers  qui viennent au Burundi pour leur mission de chanter sans oublier celles ramenées par les Burundais qui vont chanter à l’étranger.
Eric Sabumukama

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