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ART> Demande d’autorisation de réaliser un film au Burundi

Elle n’est pas payante

 

DSC 2025Une cinéaste burundaise, Francine Munyana a parlé de la procédure de demande d’autorisation pour la réalisation d’un film au Burundi. Elle a souligné qu’il faut juste déposer les documents nécessaires au Conseil national de la communication et qu’il n’est pas demandé aux cinéastes de l’argent pour avoir l’autorisation de tournage.  

 

Selon Francine Munyana, cinéaste et directrice du Festival international du cinéma et de l’audiovisuel du Burundi (Festicab), la procédure de demande d’autorisation pour la réalisation d’un film au Burundi est simple. «Quand nous voulons faire nos films, nous nous adressons au Conseil national de la communication (CNC). Maintenant, le CNC connait ceux qui ont des maisons de production des films que ce soit des films d’auteur ou de commande. On doit d’abord déposer un scénario au CNC, on demande l’autorisation pour faire le tournage et nous sommes vraiment bien accueillis. Par rapport aux années antérieures, on commence à se faire voir et on commence à bien nous connaitre», a-t-elle salué. Il y a quelques cinéastes qui croient qu’il y a une somme d’argent exigée pour produire un film sur le sol burundais. L’un d’entre eux cité dans le journal Le Renouveau disait que la loi burundaise fixait les frais de traitement d’un dossier pour la réalisation d’un film à 300 dollars pour un film à caractère social et 600 dollars pour un film à caractère commercial. Notre interlocutrice a souligné que ce sont de fausses informations. « Les 300 dollard c’est un montant qui est payé par des journalistes étrangers qui viennent chercher des informations ici au Burundi. Si par exemple France24 souhaite faire un reportage dans notre pays, il doit avoir une carte d’accréditation. Il doit la payer et c’est normal, cela se fait même dans les autres pays. Il n’est pas demandé aux cinéastes de l’argent pour avoir l’autorisation et bien évidemment, nous avons une carte de cinéaste», a exipliqué Mme Munyana. Elle a souligné que cette carte permet aux cinéastes de montrer qu’ils sont connus légalement quand ils font un travail de terrain. Pour avoir cette carte ou pour faire un tournage au Burundi, on ne paye pas. « Il faut juste déposer les documents nécessaires au CNC et on les donne facilement», a-t-elle conclu.

Grâce-Divine Gahimbare

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