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CEA> Première édition du tournoi sportif

Pour la promotion de l’intégration et de la paix au sein de la CEA

 

DSC 1308Le ministère  de la Culture et des sports, en collaboration avec le ministère à la présidence chargé des Affaires de la CEA, organise pour la première fois, un tournoi sportif des jeux des pays membres, du 16 au 30 août 2018. Les cérémonies d’ouverture ont eu lieu le jeudi 16 août 2018, rehaussées par la présence du Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore. 

 

 

Dans son allocution, le Deuxième vice-président de la république du Burundi a d’abord remercié le Bon Dieu qui a guidé les pas des sportifs venus de tous les Etats membres de la CEA et a exprimé son entière satisfaction de les accueillir dans ces deux villes du Burundi dont Gitega qui va abriter les matchs de football et Bujumbura qui va recevoir les autres disciplines.Ensuite, il a fait savoir que ce tournoi sportif est organisé dans le cadre de la promotion de l’intégration et de la paix au sein de la CEA. Il a ajouté que ces jeux sont organisés en vue de concrétiser l’esprit du traité portant création de la CEA en son article 119, alinéa(a), qui stipule que « les pays de la CEA doivent promouvoir une coopération étroite entre eux, dans les domaine des sports, notamment par la promotion et la valorisation de diverses activités sportives ». C’est dans ce contexte que la 20e réunion du Conseil des ministres des Affaires de la CEA et de la Planification, tenue le 18 mars 2010 à Arusha en République unie de Tanzanie, a recommandé au secrétaire général de la CEA d’organiser régulièrement, en étroite collaboration avec les pays partenaires, le secteur privé et les organisations de la société civile, des tournois sportifs. La république du Burundi remercie le secrétaire général de la CEA, Libérat Mpfumukeko, pour l’inestimable soutien que lui et son équipe ont apporté tout au long de la préparation de ces jeux, et à tous les pays membres de la CEA qui ont fait confiance au Burundi.M. Mpfumukeko a rappelé que le sport constitue un canal de renforcement et de sauvegarde de l’unité et de la paix dans le développement d’un pays quelconque et du monde entier.Ces cérémonies ont commencé par un match de volley ball qui a opposé l’équipe de Bisoro et Transport V.C.

OLIVIER NISHIRIMBERE

 

ART ET CULTURE > Participation du public burundais au théâtre

Une interaction susceptible de faire évoluer l’art et la société

 

DSCO 9360Le public et le théâtre s’influencent mutuellement. Les différents acteurs de théâtre qui se sont entretenus avec Le Renouveau ont affirmé que le théâtre burundais continue de faire des progrès ainsi que le public burundais par rapport au théâtre. Les acteurs ont pris des initiatives pour s’approprier le théâtre et demandent au public de participer davantage, afin de nourrir les échanges et faire évoluer l’art et la société.   

 

Linca Lyca Mugisha, actrice comédienne, metteur en scène et scénographe de la troupe théâtrale Yetu drama a suivi une formation sur la théorie au théâtre. « Un comédien, c’est quelqu’un qui doit être instruit, se renseigner et lire beaucoup de livres et journaux. A part le travail du corps que nous faisons, nous avons besoin de nous instruire. Nous avons pu partager les connaissances sur les auteurs et penseurs. Nous avons également vu comment lire et comment porter la voix au théâtre», a-t-elle dit. Elle a expliqué que cet atelier était une deuxième édition et que la première édition portait sur le Baba du théâtre. « Un comédien doit avoir un corps bien travaillé pour mieux accomplir son travail et savoir comment se tenir sur scène et comment il faut parler, là ou il faut mettre des césures, etc.», a-t-elle dit.

Le théâtre burundais commence à grandir

Les différents ateliers de formation étaient clôturés par une sorte de restitution où même le public était invité. « Il y avait beaucoup de monde par rapport à ce que j’avais espéré parce qu’on n’a pas eu assez de temps pour faire la publication, nous avons commencé mercredi soir et vendredi, il y avait vraiment beaucoup de spectateurs. J’ai apprécié», a-t-elle fait savoir. Elle a souligné que maintenant, le théâtre burundais commence à grandir. « Dans le passé, il y avait beaucoup de troupe qui jouaient mais, elles n’étaient pas unies. Ce qui faisait que le public burundais ne nous remarquait pas vraiment. Donc, un fan d’une troupe théâtrale était là et ne connaissait que cette troupe mais, après la première édition de cette formation que nous avons reçue, nous avons commencé à travailler ensemble et nous participons ensemble dans plusieurs pièces, des pièces collectives. Ce qui faisait que le public a eu beaucoup plus de notions sur ce qui se passent au théâtre burundais. Il ne se focalisait plus que sur une seule troupe», a-t-elle souligné. Elle a également salué les acquis de la troisième édition du festival Buja sans tabou organisée par la troupe Lampyre. «C’était spécial car, d’habitude le théâtre se joue dans des endroits fermés. Dans cette 3ème édition, nous sommes allé vers le public dans des bars comme Chez Gérard ou à l’Université du Burundi, ce qui n’était pas habituel. Tout cela fait que je puisse dire que le théâtre burundais avance», s’est-elle réjouie. Toutefois, il est encore difficile de vivre du théâtre comme métier au Burundi, selon elle.

Par rapport au théâtre, le public burundais fait des progrès 

Rivardo Niyonizigiye est directeur artistique des troupes théatrales Umushwarara et Umunyinya et écrivain des pièces de théâtre. Selon lui, le théâtre burundais avance. « J’ai commencé le théâtre professionnel en 2014. Je constate que chaque année, il y a du nouveau. Au début de ma carrière, on faisait des ateliers simples de travail du corps et de la voix. Aujourd’hui, nous sommes au point de faire des ateliers sur la création. Il y a des choses qu’on découvre et on voit que le théâtre a fait un autre pas même cette année», a-t-il indiqué. Il s’est réjoui du fait que, du côté du public aussi, le théâtre burundais fait des progrès. « Il y a eu une époque quand on pensait que le théâtre était une affaire des intellectuels, des gens instruits. Actuellement, le théâtre commence à avoir un autre visage, nos spectateurs commencent à prendre conscience que le théâtre n’est pas seulement pour les Blancs et les intellectuels mais, un outil de communication comme tant d’autres. Les effectifs dans les salles de théâtre vont en augmentant et je dois saluer le fait qu’aujourd’hui, nous avons un public avisé, cultivé grâce aux ateliers que nous faisons régulièrement», a-t-il dit. Selon la même source, les différents ateliers sur le théâtre enrichissent le public dans la mesure où ils prévoient des séances d’échange avec le public. « Nous organisons des ateliers et parallèlement, il y a le public qui apprend, je dirais que nous avons un public qui est au même niveau que nous. Auparavant, il y a des gens qui venaient au théâtre rien que pour se divertir, une sorte de passe-temps. Ce public n’avait même pas envie d’intérioriser le message d’une représentation quelconque. Nous nous réjouissons de l’intérêt actuel du public, nous constatons qu’il vient pour s’instruire, il capte le message», a-t-il dit. Par rapport à la critique que la plupart des pièces de théâtre qui sont présentées sont en français, M. Niyonizigiye a expliqué que c’est un défi dû au fait qu’au départ le théâtre était destiné aux intellectuels. « Je vous ai parlé de la migration de l’appréciation du théâtre, il était destiné aux intellectuels et être intellectuel renvoyant à l’usage du français que d’autres langues comme l’anglais et le chinois. C’est un processus comme je l’ai déjà mentionné. Actuellement, nous sommes à un niveau différent et le collectif des acteurs des théâtreux burundais, voudrait avancer de cette ancienne conception du théâtre pour arriver au point de faire des théâtres réellement burundais à la burundaise, et nous allons utiliser le kirundi», a-t-il indiqué.

Le public est très important pour le théâtre

Rivaldo Niyonizigiye a fait savoir qu’il a déjà eu des représentations en kirundi, mais que c’est encore rare. « C’est une manière de nous approprier le théâtre et de l’utiliser dans la vie courante. Le théâtre était considéré comme un moyen d’expression qui aiderait les apprenants à l’école secondaire ou à l’université à mieux s’exprimer en français, langue d’enseignement», a-t-il dit. Selon lui, le public est très important pour le théâtre. « Dans la culture burundaise, on dit que pour bien danser, il faut avoir des spectateurs. C’est la même chose pour le théâtre, il ne peut pas exister sans public. Le théâtre est un dialogue entre l’acteur qui joue et ceux qui sont dans la salle, qui écoutent. Le rôle de l’audience est là, elle vient pour contribuer et c’est direct. L’acteur peut voir que le public a compris ou pas. Il peut également constater que le public ne l’entent pas, il sera obligé d’élever la voix. Il ne faut pas oublier que le public est jusqu’ici la source financière du théâtre», a-t-il dit. Selon lui, le peuple burundais ne joue pas encore pleinement ce rôle. « Les salle de théâtre ne sont pas pleines. Nous invitons le public à répondre à nos invitations. Pour que nous puissions continuer à faire du théâtre, il faut que le public nous soutienne en venant voir ce qu’on fait et recevoir le message qu’on donne. Si le public participe, l’échange sera riche et fera évoluer en même temps l’art et la société», a-t-il conclu.

Grâce-Divine Gahimbare

 

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