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Musique burundaise > Situation à l’occasion de la fête y relative

Elle a connu une avancée mais un long chemin reste à parcourir

 

IMG 0082Le 21 juin de chaque année, le monde entier célèbre la fête de la musique y compris le Burundi. Pour Freddy Kwizera, président de l’Amical des musiciens du Burundi, la musique burundaise a franchi un pas mais il y a encore un long chemin à parcourir.  

 

La fête de la musique permet aux artistes locaux de partager les expériences avec les autres venant de loin. Il s’agit d’une retrouvaille pour les artistes qui se sont perdus de vue. Il s’agit également d’une rencontre significative pour eux, d’après Freddy Kwizera. Il a aussi indiqué que la musique burundaise se porte bien actuellement par rapport aux années passées où il y avait beaucoup de difficultés notamment les moyens financiers, les managers pour les artistes.

Fournir plus d’efforts de la part des artistes et de l’Obda

Aujourd’hui,  les problèmes sont liés à la consommation des œuvres. « Ils ne sont pas nombreux et on peut se poser beaucoup de questions à propos, peut-être en pensant qu’ils n’ont pas d’argent pour dépenser dans la culture ». L’autre difficulté est que les artistes n’ont pas de moyens suffisants pour se développer.  L’artiste aime sa passion mais son métier ne lui procure pas grand-chose, a-t-il déploré.Pour pallier à ces problèmes, le ministère en charge de la culture doit soutenir l’Obda en mettant en application la loi sur le droit d’auteur. « Le constat est qu’il y a toujours des gens qui continuent à utiliser les œuvres des artistes gratuitement alors que ces derniers souffrent économiquement. D’autres gagnent beaucoup d’argent dans les œuvres des artistes. Pour cela, le gouvernement pourrait les aider à faire payer tous ces gens qui exploitent illégalement les œuvres des autres ». Il faut encore fournir plus d’efforts de la part des artistes mais aussi de la part du gouvernement, surtout l’Obda (Office burundais du droit d’auteur) qui doit y mettre toute l’energie pour que les artistes y trouvent leurs comptes.

La fête de la musique pour évaluer le pas franchi

Pour l’artiste Bernice Irumva connue sous le nom de « Bernice the Bell », la fête de la musique est une occasion offerte aux artistes burundais pour évaluer la situation de la musique burundaise, de la chanson féminine. Aussi, elle leur permet d’établir des projets dans le domaine musical afin de faire une progression.Elle a précisé que la musique burundaise a évolué sur le plan national et international. Cette évolution est due au fait qu’actuellement au niveau local, de grands événements, des concerts sont organisés et des artistes venus d’ailleurs y prennent part. Mais, en considérant les années antérieures, la musique a évolué à dents de scie parce que certaines crises ont perturbé la sécurité dans notre pays.

L’artiste féminine bloquée par la culture burundaise 

Les artistes locaux quant à eux quittent le Burundi pour collaborer avec les artistes de la sous-région comme ceux de la Tanzanie, de l’Ouganda et même ceux de l’Afrique du Sud et de l’Europe. Avec la sortie des albums également des artistes comme ceux de Vichou et Masterland, notre musique évolue bien, a-t-elle ajouté.  Notre interlocutrice a également fait savoir que la femme burundaise occupe une place de choix dans la musique. « Il suffit que nous travaillions dur et tout se passe bien. Cela nous permet de décrocher des contrats importants par rapport aux hommes ». Mais, les femmes ne sont pas encore nombreuses dans le secteur musical à cause de la culture burundaise. Cette dernière freine souvent le changement de mentalité. Aussi, la société burundaise n’attache pas une grande importance au genre féminin. Bernice the Bell est en train de faire l’enregistrement de son nouvel album qui est à 99 %, et elle prépare aussi sa sortie. 

Yvette Irambona

 

COMMENTAIRE> La fête va bientôt commencer pour les amoureux du ballon rond

A moins de quarante-huit heures des cérémonies d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations Egypte 2019, tout le continent africain vibre à l’image de cette compétition. Les vingt-quatre équipes qualifiées sont déjà sur place en Egypte et sur les médias, on accorde beaucoup de temps, que d’habitude, à cet événement sportif. Dans les bureaux tout comme dans les ménages, la grande partie des discutions tourne autour du football.

 

Au moment où les supporters sont en train de chanter, de crier et de faire des commentaires à haute voix, les sélectionneurs, quant à eux, sont en train de passer des heures très difficiles car la grande responsabilité est sur leurs épaules. Ils sont obligés de mettre en place des stratégies de jeu contre leurs adversaires et d’analyser les points forts et faibles de chaque équipe. « La victoire appartient aux joueurs et la défaite à l’entraîneur » comme on aime le dire après les matchs. Les joueurs essaient de se concentrer sur leurs adversaires jusqu’à ce que quelques-uns parmi eux n’ont plus l’appétit de manger.Toutes les vingt-quatre équipes attendent cette date du 21 juin, pour l’ouverture du tournoi mais elles oublient déjà que le 2 juillet, huit équipes auront fermé leurs valises pour rentrer à la maison avant les autres. Mais, cela n’explique pas la fin de la fête car les seize équipes qui vont continuer vont entrer dans une autre dimension où la défaite sera égale à l’élimination. Quelles seraient les explications des uns et autres au moment ou les gouvernements ont mis tous les moyens pour que leurs équipes arrivent plus loin..Le sélectionneur des Hirondelles du Burundi, Alain Olivier Niyungeko, avait déclaré avant leur départ pour le Qatar, dans le cadre des préparatifs, que son équipe arrivera plus loin, sans rien préciser. Il sait pourquoi il a dit cela mais si nous suivons les autres sélectionneurs, ils ne font que dire le même langage.Les pronostics, qui fusent de partout, accordent beaucoup de chance à certaines équipes d’arriver dans le dernier carré comme l’Egypte (le pays hôte), le Sénégal, la Tunisie, le Nigéria, l’Algérie. La seule chose, à laquelle on peut croire est que le football va rouler pour toutes les équipes et que les meilleurs vont gagner.La fête commence, ce vendredi 21 juin au Caire, la capitale égyptienne où il est annoncé la présence de plusieurs chefs d’Etat africains et des artistes africains pour les cérémonies d’ouverture. Le Burundi y sera représenté par le président du Sénat, RévérienNdikuriyo.

Kazadi Mwilambwe

 

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