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PATRIMOINE CULTUREL> Le tambour burundais


En passe de devenir un patrimoine immatériel de l’Unesco

 

Une délégation burundaise de trente personnes participe du 24 au 28 novembre 2014, à Paris en France, à l`inscription du tambour burundais dans le patrimoine culturel immatériel de l`Organisation des Nations-unies pour l`éducation, la science et la culture(Unesco). La salutation du départ de ladite délégation a eu lieu le jeudi 20 novembre 2014.

 

DSC06293A l’occasion du départ de la délégation, des cérémonies ont été organisées et ont été rehaussées par la présence du ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Adolphe Rukenkanya.
Dans son discours, le ministre Rukenkanya a souligné que le tambour burundais est un extrait extrêmement solide. L`inscription du tambour, a-t-il également indiqué, est une réussite collective de plusieurs personnes qui ont travaillé sur le dossier. Il a notamment cité les experts du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture ; les professeurs à l`Université du Burundi particulièrement le professeur Emile Mworoha et bien d`autres.
M. Rukenkanya a adressé ses remerciements à ceux qui ont appuyé la mission notamment le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, le gouvernement du Burundi pour son appui extrêmement engagé, l`ambassade de France pour l’appui apporté aux dimensions de la culture au sein du ministère, l`ambassade de Chine et la Wallonie Bruxelles. Il a aussi salué le travail des artistes.
Antime Baranshakaje, le sage tambourinaire mythique 1935 et protecteur du sanctuaire de Gishora dans la province de Gitega fait partie de la délégation. Il a exprimé ses sentiments de satisfaction pour la réussite de cette noble mission réalisée depuis longtemps. « Ce que j’attends de cette inscription est la revalorisation du tambour sacré.», a ait M. Baranshakaje. Il demande au peuple burundais de revisiter les valeurs de la tradition burundaise en ce qui concerne l’utilisation du tambour.
Les cérémonies ont été clôturées par la remise du drapeau national à la délégation par le ministre Rukenkanya.
La délégation qui participe à l’inscription du tambour est composée de 14 tambourinaires, de 7 filles qui font la danse traditionnelle et de 9 officiels. La délégation est conduite par le ministre Rukenkanya.
ERIC MBAZUMUTIMA

 

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Audience accordée au gouverneur de Makamba


A propos des préparatifs d’un atelier à l’endroit des démobilisés

DSC 0837L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, a reçu en audience le mercredi 19 novembre 2014, le gouverneur de la province de Makamba, Gilbert Nduwayo. La rencontre portait principalement sur l’atelier qui se tiendra les 25 et 26 novembre 2014 en province de Makamba à l’endroit des démobilisés.

A la sortie de l’audience, Gilbert Nduwayo a indiqué que ce forum sera inscrit sous deux angles. D’une part sur le rôle des jeunes affiliés aux partis politiques, et d’autre part sur le rôle des démobilisés dans la consolidation de la paix et la diversité politique.
Concernant le choix qui a été porté sur la province de Makamba, M. Nduwayo a précisé que c’est dans la continuité des activités que l’ombudsman burundais avait commencées dans la région Sud qui regroupe les provinces de Bururi, Rutana et Makamba.

ROSINE MUGISHA

 

LAUREATS DU COUCOURS DE FRANCAIS>Remise de certificats

Renforcement des compétences linguistiques

 

Des activités de formation ont touché quatre provinces, à savoir Kirundo, Karuzi, Bururi et Ruyigi. Ainsi, le projet « Promotion de la langue française au Burundi » a permis de réaliser des modules de renforcement des compétences linguistiques, des formations à l’endroit des lauréats aux attestations de réussite présents à cette cérémonie ainsi qu’à la mise en œuvre du dispositif de formation de professionnalisation en français et langues étrangères (Profle) à l’intention des professeurs de français et des conseillers pédagogiques.

 

DSC 0020Plus de soixante-dix lauréats de la formation du cours de français ont obtenu, le mardi 18 novembre 2014, des certificats de perfectionnement dans cette langue. Cela rentre dans le cadre du renforcement linguistique des enseignants du cours de français.
Le discours de circonstance a été prononcé par Chantal Bajinyura, directrice générale des bureaux pédagogiques qui était la déléguée de la ministre de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation.
Elle a indiqué que le monde est témoin des efforts du gouvernement du Burundi en vue de développer son système éducatif. Ce faisant, la solidarité francophone se manifeste à travers les différents projets de renforcement des compétences linguistiques et didactiques. Elle n’a pas douté que les lauréats de cette formation pourront partager les connaissances acquises avec leurs apprenants et avec leurs collègues qui n’en ont pas eu.

 

Rendre l’enfant burundais compétitif

Selon Mme Bajinyura, une éducation de base solide est un gage du progrès intellectuel ultérieur et partant de l’excellence. Et d’ajouter qu’au moment où le monde est devenu un village planétaire et où la mobilité des personnes a brisé les barrières culturelles, il est important que les formations aussi bien linguistiques que didactiques puissent outiller les bénéficiaires. Cela en vue de rendre l’enfant burundais compétitif de manière à mieux s’intégrer dans les nouveaux ensembles régionaux dont le Burundi fait partie.
Pour la conseillère de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France au Burundi, Geneviève van Rossum, s’il faut se réjouir de ces succès obtenus dans le cadre d’actions-pilotes, il est également impérieux d’aller plus loin en déployant de telles formations sur l’ensemble du pays et en faisant bénéficier au plus grand nombre d’enseignants.

Masta Shabani

 

PLAY INTERNATIONAL> La distribution de ballons increvables

« Ils sont destinés à la jeunesse burundaise scolarisée et non scolarisée »

 

Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture et l’organisation non gouvernementale, Play international, ont procédé, le lundi 17 novembre 2014, au lancement officiel de distribution de 27 600 ballons increvables. Ils sont destinés à la jeunesse burundaise au niveau des écoles primaires, secondaires et aux non scolarisés qui se trouvent au niveau de toutes les collines du Burundi, a bien précisé le ministre burundais de la Jeunesse, des sports et de la culture, Adolphe Rukenkanya.

 

DSC 0811La jeunesse burundaise, a indiqué Adolphe Rukenkanya dans son discours, va pouvoir pratiquer le sport qui est un instrument d’éducation à la paix et en tirer tous les bénéfices. Il reste, a-t-il poursuivi, convaincu que plus ou moins deux millions d’enfants, à travers la pratique sportive, via leurs écoles ou via différentes organisations non gouvernementales qui œuvrent pour l’encadrement de la jeunesse, vont acquérir les valeurs nécessaires à la construction du Burundi.
Il a réitéré sa gratitude à l’organisation Play international qui, depuis 2008, travaille en étroite collaboration avec son ministère pour l’encadrement de la jeunesse à travers le jeu et qui a beaucoup contribué à l’obtention de ces ballons qui vont être distribués sur l’ensemble du territoire national.
M.Rukenkanya a lancé un appel à tous les bénéficiaires de ces ballons d’en faire un bon usage et d’en faire profiter au maximum les destinateurs. Il a enfin remercié tous les partenaires qui sont aujourd’hui engagés aux côtés du ministère burundais de la Jeunesse, des sports et de la culture, notamment l’ambassade des Etats-Unis, l’ambassade de France, l’Unicef, les Pays de la Loire, UNHCR, One world futbol, ect…

Favoriser l’accompagnement des enfants en misant sur le sport et le jeu

Pour le chef de mission de Play international, Alexis Bourges, chaque école primaire et secondaire du Burundi aura trois ballons, et trois mille autres seront distribués à travers les collines du pays, en remplacement des ballons défectueux octroyés l’an dernier.
Il a ajouté qu’à chacune des étapes de la distribution, des séances de playdagogie seront effectuées, afin de promouvoir les bienfaits du sport et démontrer comment utiliser le ballon OWF à travers de nouveaux jeux éducatifs.

Investir dans la jeunesse

De son côté, le premier conseiller à l’ambassade des Etats-Unis au Burundi, James McNaught, a salué le lancement de ce remarquable projet « éducation par le sport », auquel participeront près de deux millions d’étudiants et plus de quarante mille enseignants de toutes les dix sept provinces du Burundi.
Il a par ailleurs rappelé que la moitié de la population du Burundi a moins de quinze ans et détient un potentiel énorme. « L’engagement des jeunes est urgent si nous voulons construire et renforcer une société pacifique, démocratique et populaire ».
M. James McNaught a promis l’appui de son pays pour les initiatives qui soutiennent les jeunes et leur donnent les outils pour concevoir la vie qu’ils veulent mener. Les jeunes du Burundi sont l’avenir de ce pays et peuvent servir de pilier d’un pays fort et prospère. Ils méritent le meilleur dans leur développement intellectuel et social, a-t-il conclu.
L’ambassadeur de France, Guerrit Van Rossum a, lui aussi, félicité le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture et Play international pour avoir construit ensemble ce projet de distribution des ballons et de l’avoir mené jusqu’à son terme, l’image positive contrastant donc avec l’actualité quotidienne du Burundi.
Kazadi Mwilambwe

 
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