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ENTRETIEN > Le football féminin

Il a déjà atteint un niveau non négligeable

 

A cette période où le championnat de football chemine vers sa fin, la présidente de la commission du football féminin a accordé un entretien au journal le Renouveau où elle a indiqué que cette discipline a déjà atteint un niveau non négligeable, malgré quelques lacunes liées aux moyens financiers.

 

photo police 001Alerté par les inquiétudes des présidents des associations provinciales de football lors de la réunion du 11 janvier 2015, le Renouveau a contacté la présidente de la commission du football féminin à ce sujet. OPC2 Eugénie Kabura a tranquillisé que le football féminin existe bel et bien au Burundi. « Le football féminin existe toujours au Burundi parce que, jusqu’à présent, le championnat se déroule très bien et nous acheminons vers la fin.», a-t-elle dit. Néanmoins elle a signalé que les défis ne manquent pas. Selon elle, ces lacunes sont notamment liées aux moyens financiers.
Evaluant le niveau du football féminin au Burundi, notre interlocutrice lui a attribué une note de 80%. « Nous comptons actuellement plus de deux équipes de football féminin au niveau de chaque province du Burundi et aujourd’hui plus qu’hier, le football féminin a atteint un niveau non négligeable car, nous avons de bonnes équipes avec de joueuses de bons talents techniques ; tactiques et physiques. La preuve en est que le championnat se déroule très bien, sans incident.», a-t-elle dit justifiant la note susmentionnée.

Il faut organiser beaucoup de matchs amicaux

« Toutefois, quelques handicaps ne manquent pas, ils sont surtout liés au manque d’équipement.», a-t-elle reconnu. Pour pallier à ces limites et pour que le football féminin se développe davantage au Burundi, Eugénie Kabura a suggéré qu’il faut chercher des sponsors et détecter le talent des joueuses afin de former une équipe nationale. Pour réussir ce pari, elle a précisé qu’à leur niveau, il faut organiser beaucoup de matchs amicaux. « Nous avons aussi besoin du soutien, notamment de la Première Dame du Burundi, du gouvernement, des médias, des associations féminines, etc.», a-t-elle conclu.

GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 

AGENCE UMURINGA> Soirée culturelle

«Quand la jeunesse se met ensemble, l’ordinaire devient l’extraordinaire»

 

L’agence Umuringa, une agence de mannequinat, de communication et de l’évènementiel a organisé le samedi 31 janvier 2015, une soirée « the um’fashion » qui est sa première édition c’était sous le thème « Quand la jeunesse se met ensemble, l’ordinaire devient l’extraordinaire».

 

DSC 5210Pour Arielle Bukuru, la directrice de mannequinat, l’agence Umuringa a pour objectif de promouvoir la tradition burundaise. Elle a fait savoir que cette agence a organisé l’évènement pour montrer le dynamisme des jeunes. C’est aussi pour mettre au courant du public leurs talents et pour appeler les investisseurs pour qu’ils puissent exposer leur exploit dans la production de leurs activités dans tous les domaines.
Comme l’agence Umuringa a voulu montrer les talents de la jeunesse, la directrice de mannequinat a interpellé tous les jeunes d’être créatifs car avec la situation qu’ils traversent, ils ont besoin de rassembler les idées pour bâtir quelque chose de commun et qui peut faire avancer le pays. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’agence a organisé l’évènement. Selon Mlle Bukuru, l’agence Umuringa va être un canal où chaque jeune créateur qui a besoin d’exposer ses talents devra passer car elle veut montrer les performances qui existent au sein des jeunes. Concernant le thème retenu pour cette soirée, Mlle Bukuru a indiqué que l’agence a voulu tout simplement insister sur la performance de la jeunesse dans tous les domaines.

Les Burundais s’intéressent beaucoup à la culture eurpéenne

Raissa Koffi, une ivoirienne qui est styliste basée ici au Burundi, a indiqué que sa collection concerne la culture africaine. Le problème qu’elle rencontre dans son métier est que généralement les Burundais s’intéressent beaucoup à la culture européenne dans leurs vêtements. Mais elle espère qu’au fil du temps, les Burundais pourront s’intéresser à la mode africaine.
« The um’fashion », première édition, a été agrémentée par un défilé de mode, une animation culturelle, du vernissage et de la peinture des toiles, du slam ainsi que de la comédie.
Fidès Ndereyimana

 

Municipalité de Bujumbura> Les limites d’accès des taxis motos

Les motards ignorent qu’ils n’ont plus le droit de stationner sur les parkings convenus

 

Les taxis motos n’ont plus le droit de stationner sur les trois grands parkings convenus. Les conducteurs des taxis motos font savoir qu’ils ignorent pourquoi. Ces derniers demandent de regagner les parkings de la Féderation de football du Burundi (FFB), celui de Saint Michel, ainsi que celui de l’Office du Thé du Burundi (OTB) pour qu’ils aient une adresse sûre. C’est ce qui ressort d’un entretien que les conducteurs de taxis motos du parking Saint Michel ont accordé à la rédaction du Renouveau, le 28 janvier 2015.

 

DSC05878Depuis la mesure interdisant les taxis motos de traverser les ponts pour entrer dans le centre-ville de Bujumbura, il a été convenu trois grands parkings à savoir celui de la Fédération de football du Burundi (FFB), celui de l’église Saint Michel ainsi que celui de l’Office du thé du Burundi (OTB). Ces parkings ont été fixés en concertation avec l’institution de l’Ombudsman, le ministère de l’Intérieur ainsi que la Mairie. « D’un coup, nous nous sommes retrouvés persécutés par la police de roulage, nous signifiant que nous n’avons pas le droit de stationner à ces endroits,» raconte Antoine Nsabimana, chef de parking.
Le parking de taxis motos, qu’on avait l’habitude de trouver juste au début de la rue pavée menant à l’Eglise Saint Michel n’y est plus. Les motos qui attendent d’éventuels clients se retrouvent au bout de cette rue à la jonction de l’avenue de l’Université au niveau de l’entrée de la Mairie de Bujumbura. Comme on l’a pu constater, les motards ne sont pas tranquilles et craignent à tout moment l’arrivée d’un véhicule de la police de roulage. Ils craignent aussi d’être surpris par des agents de l’ordre en tenue civile qui usent de la force et amènent avec eux les motos à la Police de sécurité routière (PSR). Certains conducteurs indiquent qu’il est difficile de différencier les simples agents de l’ordre et ceux de la police de roulage. Ils trouvent en plus que la gestion de la circulation des motos n’est pas bien réglementée. Chacun s’improvise pour gagner un peu d’argent, se plaint un motard. Et d’ajouter que n’ayant pas de choix, ils sont obligés de corrompre pour que leurs motos ne soient pas mises à la chaine à la PSR où ils risquent de payer encore plus.

«Nous essayons de respecter les limites, malgré des cas d’indisciplines »

Antoine Nsabimana affirme qu’il ignore pourquoi les taxis motos n’ont plus le droit de stationner sur les parkings convenus. A la question de savoir si les motards respectent les limites d’accès au centre-ville, le chef de parking reconnaît que certains d’entre eux ne respectent pas la consigne. Toutefois, il trouve inadmissible d’être pénalisé alors que les conducteurs de taxis motos ont juré de travailler en collaboration avec la police de roulage.
M. Nsabimana a encore une fois fait recours à l’institution de l’Ombudsman et les conducteur de taxis motos sont confiants quant à l’issue de leur requête.
Lyse Gahimbare

 

ENTRETIEN>Sur la traite et le trafic des êtres humains

Une réalité au Burundi

 

La traite et le trafic des êtres humains constituent un fléau qui s’observe au Burundi. Certaines catégories de gens, plus spécialement les jeunes adolescents et les enfants, sont exploités sexuellement pour des raisons pécunières. Les autres sont exploités illégalement dans les travaux domestiques. Pour faire face à cet acte ignoble, le représentant de l’Association pour la lutte contre la traite et le trafic des êtres humains (Alutteh), Arcade Niyongabo, a précisé que les membres de ladite association vont consentir des efforts pour sensibiliser les catégories vulnérables sur les dangers qui les guettent et comment s’y prendre.

 

DSC 0817M. Niyongabo a fait savoir que la traite et le trafic des êtres humains impliquent d’autres infractions connexes. Selon lui, le phénomène implique la corruption parce que le trafiquant doit corrompre les structures et les agents de l’Etat pour aboutir à cet acte ignoble. Le représentant de l’Alutteh continue à donner des explications. Il indique que le trafiquant utilise la violence parce que, des fois, il est obligé de contraindre les victimes à adhérer à leurs projets. Les trafiquants utilisent des moyens astucieux (la tromperie) pour amener les victimes à adhérer à des entreprises criminelles. Les trafiquants utilisent également des chantages, voire des menaces, la privation des libertés envers les victimes. Ils peuvent utiliser la confiscation des pièces d’identité. Lorsque les victimes arrivent à destination, ajoute M. Niyongabo, la première chose que les trafiquants font c’est de soutirer les pièces d’identité et les pièces de voyage. C’est pour éviter aux victimes de pouvoir les échapper. D’après les estimations des Nations-Unies, précise le représentant de l’Alutteh, chaque année, environ deux millions cinq cents victimes sont recensées. « Principalement les femmes et les enfants sont recrutés et exploités à travers le monde », a-t-il dit.

Les types d’exploitation sont multiples

Arcade Niyongabo a informé que les types d’exploitation sont multiples. Pour lui, il y a l’exploitation sexuelle, le travail forcé, l’esclavage domestique, la mendicité forcée, etc. Selon toujours les Nations-Unies, a affirmé le représentant de l’Alutteh, la troisième forme de trafic la plus répandue dans le monde est le trafic des êtres humains après le trafic de drogue et le trafic des armes.

Des enfants engagées sans contrats au Burundi

Le représentant de l’Alutteh a souligné que le Burundi n’est pas épargné du phénomène. Il a informé que la traite interne existe sous forme de travail domestique. Certains enfants, filles et garçons, sont engagés sans contrat à un âge très bas, c’est-à-dire en dessous de l’âge requis par le Code du travail. Ils peuvent ne pas avoir de rémunération et s’ils en reçoivent, on constate que c’est un salaire de misère qui ne correspond pas aux efforts fournis. M. Niyongabo a également précisé que les enfants sont exploités sexuellement. Ils sont recrutés à des fins de prostitution. Ils sont incités à la débauche. « Ici nous pouvons citer des élèves et étudiants issus des milieux défavorisés », a-t-il ajouté.

Les enfants sont exploités par des membres de leurs familles

Selon le représentant de l’Alutteh, les milieux de prostitution sont exploités par des gens qui en tirent des ressources énormes. Ces milieux sont dans la plupart des fois des centres urbains. « La capitale Bujumbura n’est pas à l’abri de ce phénomène », a renchéri M. Niyongabo avant d’expliquer que certains enfants ou jeunes vulnérables et surtout les orphelins sont exploités au niveau des travaux domestiques par des membres de leurs familles ou d’autres familles avec lesquelles ils n’ont aucun lien parental. Il a fait savoir que le Burundi est touché puisqu’il sert de point de transit pour des victimes qui viennent des pays voisins pour être vendus ailleurs comme les pays du Moyen-Orient. Pour cela, souligne. Arcade Niyongabo, nous affirmons que la traite des êtres humains existe dans notre pays. Cela est expliqué par le fait que lorsqu’on exporte des gens à l’extérieur du pays moyennant de l’argent pour les vendre à des familles étrangères qui vont dans la suite les exploités. Ces victimes sont réduites à l’état d’esclavage. Ils sont exploités au maximum. Cela pour en tirer des profits à caractère financier.

Des efforts non négligeables ont été fournis

Notre interlocuteur a signalé que le Burundi a fourni des efforts non négligeables dans la lutte contre ce fléau. Il a notamment ratifié la Convention de Palerme de 2000, la convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée ainsi que deux protocoles facultatifs. C’était les 2 et 5 avril 2012. Selon le représentant de l’Alutteh, l’un de ces protocoles parle de la traite des êtres humains avec toutes les caractéristiques. L’autre parle du trafic illicite d’émigrants. « Nous pouvons dire qu’en ratifiant la convention et ces protocoles, le Burundi a posé les premiers jalons dans la lutte contre ce fléau », a confirmé M. Niyongabo avant d’ajouter qu’en introduisant dans le Code pénal de 2009, les dispositions pénales sanctionnant la traite et le trafic des êtres humains au niveau des articles 242 et 243, le Burundi a franchi une nouvelle étape dans l’éradication de ce phénomène.

La sensibilisation des groupes vulnérables est à prendre en compte

Pour faire face à ce phénomène, M. Niyongabo a expliqué que les membres de l’Alutteh vont établir l’état des lieux dans tout le pays. C’est pour récolter des données afin de maîtriser l’ampleur exacte du phénomène, de mesurer les moyens financiers et physiques qui vont être dépensés dans ce genre d’opération de prévention. Ils vont s’occuper de la sensibilisation des couches de la population vulnérable comme les jeunes parce que, souvent, les trafiquants recrutent parmi ces couches de la population. « Nous allons les sensibiliser sur les dangers qui les guettent ; nous allons les former pour qu’elles sachent distinguer la traite et le trafic des êtres humains parce que, souvent on leur fait comprendre qu’ils vont avoir une meilleure vie en travaillant et en continuant les études », a indiqué le représentant de l’Alutteh tout en signalant qu’ils comptent, dans la mesure du possible, approcher les milieux des prostitués pour les encadrer en les regroupant dans des associations. C’est pour les appuyer dans les activités génératrices de revenus. De plus, ils vont s’occuper des enfants de la rue car c’est une catégorie de la population qui est facile à manipuler.
Espérance Ndayikengurutse

 

 
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