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Les enfants en situation de rue> Leur survie

Ils mènent une vie déplorable

 

Depuis un bon bout de temps, on remarque, dans les rues de la ville de Bujumbura et dans certains lieux publics, des enfants communément appelés « enfants de la rue ». Ce sont souvent des orphelins de père ou de mère voire même des deux parents suite à la crise qu’a connue le Burundi depuis 1993. D’autres ont tout simplement quitté leurs familles pour être libres. Ainsi, la rédaction du quotidien Le Renouveau s’est entretenue avec certains d’entre eux pour savoir comment ils parviennent à survivre.

 

Observés dans les rues de Bujumbura depuis 1993, les enfants en situation de rue mènent une vie déplorable car ils n’ont personne pour s’occuper d’eux surtout pour les loger, les nourrir, les habiller, suivre leur santé, etc. Selon eux, ils sont délaissés à eux seuls et n’ont aucun espoir qu’ils auront un avenir meilleur. Ce désespoir découle du fait que personne ne s’intéresse à eux et surtout en ce sens qu’ils ne vont pas à l’école comme les autres enfants.
A la question de savoir ce qui les a poussés à venir dans la rue, la réponse n’est pas la même pour tous. Les uns disent que c’est parce qu’après la mort de leurs parents, leurs familles les ont maltraités ; d’autres expliquent qu’ils ont été maltraités par leurs marâtres au moment où certains autres indiquent que c’est à cause de la faim parce que leurs parents n’avaient pas de moyens suffisants pour satisfaire tous leurs besoins ; etc.
A propos de leur survie, ils disent qu’ils vivent de la mendicité mais aussi de l’argent qu’ils piquent parfois dans les poches des gens. Ils nous ont également indiqué qu’ils n’ont pas de lieux fixes pour dormir. Selon eux, ils dorment devant des magasins, dans les hangars et souvent sous les arbres surtout en cette période de la saison sèche. Selon leurs dires, leur vie n’est pas du tout bonne car ils passent des journées voire des nuits sans rien manger. Il y en a même qui meurent quand ils tombent malades car ils ne se font pas souvent soigner faute des moyens.
D’après nos interlocuteurs, ils souhaitent quitter la rue mais sans l’appui du gouvernement ou des bienfaiteurs, ils ne voient pas comment cela peut être possible. D’où ils ont sollicité le concours de tout bienfaiteur ou du gouvernement pour non seulement les aider à quitter la rue mais aussi à suivre une formation des métiers afin qu’ils puissent préparer leur avenir.
Astère Nduwamungu

 

Eglise de la repentance et du repos en Jésus christ> Augmentation de ses adhérents en cette période de crise

L’effectif des croyants s’est multiplié par trois

 

Cette période que traverse le Burundi n’a pas été seulement une durée de lamentation, mais aussi une phase pendant laquelle une augmentation des croyants s’est remarquée dans certaines églises œuvrant surtout dans les quartiers non contestataires du nouveau mandat du président de la République actuel.

 

DSC 1149Faisant ses travaux de prêcher la bonne nouvelle de Jésus Christ et de délivrance, l’Eglise de la repentance et du repos en Jésus christ est reconnue par la loi burundaise. Elle a été agréée en 2011 par une ordonnance ministérielle no530/1021 du 19/08/2011 l’autorisant à fonctionner sur toute l’étendue du territoire du national. Ladite église traverse des bons moments pendant cette période du fait que les chrétiens augmentent chaque jour. Ce sont du moins les propos que la rédaction du journal le Renouveau a recueilli lors d’un entretien mené avec le pasteur de cette église antenne de Carama Audace Ntahokaja.
Ce serviteur de Dieu a indiqué que depuis le mois de mai, cette antenne a organisé des prières consacrées au pays surtout que celui-ci traverse des moments durs. La première série était déterminée pour 7 jours, la deuxième pour 21 jours et la troisième commencé le 22 juin et va durer 40 jours. Des personnes y viennent comme un endroit de refuge car certaines d’entre elles arrivent avec une grande peur suite aux rumeurs qui se propagent actuellement. Arrivé là-bas, ils se sentent en paix car, non seulement nous prions pour le pays mais aussi ils prient pour nous-mêmes. Les miracles se font et les maladies guérissent”, a dit Ntahokaja.

La prière, une arme importante

Selon notre source,l’antenne de l’église à Carama comptait auparavant environ plus de 80 adhérents alors qu’aujourd’hui elle totalise un effectif de 250 chrétiens. Après avoir constaté que les citoyens burundais ne peuvent trouver la paix nulle part ailleurs, l’église s’est consacrée à la prière car comme la parole de Dieu le dit, prier change les situations (Estère 9 :1-). Ainsi, des témoignages se passent souvent à travers l’émission"Gusenga guhindura ibintu"tous lesdimanches à 16h sur la RTNB.
Pasteur Ntahokaja a enfin interpellé les autres églises à prier pour le pays.

Vincent Mbonihankuye (stagiaire)

 

 

MINISTERE DE LA JUSTICE > Formation des magistrats du tribunal de commerce en droit des affaires

Ils ont besoin d’une formation professionnelle complémentaire

 

Chaque fois qu’il s’avère nécessaire, le ministère de la Justice, via le Centre de formation professionnelle de la Justice (CFPJ), organise des ateliers pour la sensibilisation sur ses activités, des séminaires mais aussi des différentes formations pour le renforcement des capacités professionnelles de son personnel.

 

DSC 2533Ayant constaté qu’ils ne remplissent pas suffisamment des formations intellectuelles en matière d’affaires et surtout que la plupart sont des généralistes, le ministère de la Justice a organisé à travers le Centre de formation professionnelle de la Justice du 6 au 10 juillet 2015 une formation des magistrats travaillant au tribunal de Commerce. Cela ressort d’une information fournie par M. Edouard Minani directeur du Centre de formation professionnelle de la Justice à la rédaction du journal Le Renouveau le mercredi 8 juillet 2015.
En effet, M. Minani a affirmé qu’au terme de cette formation, ces magistrats seront aptes et habiles dans le traitement des affaires commerciales et autres liées au commerce. Cette formation en droit commercial, droit bancaire, droit du transport, droit des entreprises en difficultés et en droit de la propriété intellectuelle produira un impact positif et une prise de conscience accrue des méandres du droit des affaires.
« Nous espérons voir une plus grande cohérence et transparence dans le traitement de telles affaires », a ajouté ce directeur.

La stratégie du Centre de formation

Selon la même source, la stratégie du Centre de formation professionnelle de la justice est simple et ambitieuse. Elle peut se résumer en trois phases : identification des besoins de formation, développement des outils et un plan de formation, évaluation des niveaux de performance et celle de l’impact des formations. S’il est aisé de lire le module, il est aisé également d’affirmer qu’il ne contient pas tout ce qu’il faut attendre de la thématique. L’essentiel se découvre à travers la formation.

Vincent Mbonihankuya (stagiaire)

 

Société> Conséquences de la polygamie

Elle a des conséquences négatives sur la vie des ménages

 

La polygamie est une pratique qui se remarque dans quelques régions du pays. Mais, elle a des conséquences négatives sur la vie des ménages. Elle est fréquente dans certaines catégories des personnes comme les commerçants ou les cultivateurs pendant la période de récolte.


La polygamie se fait le plus souvent au moment de la récolte du riz dans certaines régions. C'est-à-dire qu’au court de cette période, les hommes vendent de la récolte et empochent beaucoup d’argent. Ils profitent de cet argent et trompent les jeunes filles. Dans d’autres cas, si la femme ne parvient pas à avoir des enfants, elle est souvent abandonnée par son mari.
A.K. est une femme âgée de 30 ans, elle est originaire de la province de Cibitoke. Elle est victime de la polygamie depuis trois ans. Elle a fait savoir qu’au début, son mari cherchait des prétextes pour la frapper. C’était une façon de la chasser afin d’amener une autre femme. A.K a indiqué qu’au lieu d’être tuée, elle a préféré fuir son domicile, maintenant elle vit chez ses parents et ne compte pas retourner chez son mari. Comme cette femme avait un enfant de deux ans, elle a jugée de partir avec ce dernier mais les trois autres enfants qui sont restés avec leur père mènent une vie dure. Ils sont maltraités par la marâtre, par conséquent, ils n’ont pas d’affection. La première femme se voit abandonnée, minimisée et même humiliée. Ce conflit affecte aussi les enfants issus de ces deux familles.
A.K. a révélé qu’un homme polygame ne peut pas se sentir à l’aise. Au fil du temps, il doit avoir un problème économique car il dépense beaucoup d’argent. Il doit s’arranger pour que la femme la plus aimée soit satisfaite. Pour y arriver, la femme qui n’est pas aimée ainsi que ses enfants subissent des conséquences car ils ne reçoivent pas tout le nécessaire. Sur le plan social, les familles ne s'entendent pas et sont en perpétuelles querelles et finissent parfois par se bagarrer.
En plus de cela, la deuxième femme a des difficultés car elle n’est pas enregistrée à l’état civil. Une fois chassée, elle ne trouve pas où aller avec ses enfants.

Lucie Ngoyagoye

 
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