Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CLOTURE DU 2ème TRIMESTRE DE L’ANNEE SCOLAIRE 2014-2015> Les résultats n’ont pas été bien donnés

La grève des enseignants en est la cause principale

 

Ce vendredi 27 mars 2015, les écoles primaires et secondaires ont clôturé le deuxième trimestre de l’année scolaire 2014-2015. Dans certaines écoles de la ville de Bujumbura, les enseignants n’ont pas donné aux élèves les résultats du deuxième trimestre suite à un mouvement de grève qui n’est pas encore terminé. Les parents demandent au gouvernement de trouver une solution dans les meilleurs délais.

 

DSC08347Dans un entretien accordé au journal « Le Renouveau », Juvénal Hakizimana, directeur de l’école fondamentale Kanyosha I a indiqué que beaucoup d’enseignants n’ont pas donné aux élèves les résultats du deuxième trimestre suite à un mouvement de grève qui n’est pas encore terminé.
M. Hakizimana a ajouté que les enseignants qui n’ont pas donné les résultats sont ceux du Conseil national du personnel de l’enseignement secondaire (Conapes) et du Syndicat des travailleurs enseignants du Burundi (Steb). La cause principale est que les questions posées par les enseignants de ces différents syndicats au gouvernement n’ont pas encore trouvé de solutions. Ce dernier a également signalé que seuls les enseignants des syndicats Conapes et Steb ont déclaré une grève et n’ont pas proclamé les résultats, mais ceux qui appartiennent dans les autres syndicats ont donné les résultats sans problème.
Concernant le début du troisième trimestre, M. Hakizimana a fait savoir que lui-même ne sait pas quand la grève prendra fin pour que les enseignants reprennent le travail, mais il espère que ces problèmes vont bientôt trouver une solution parce que le gouvernement a déjà mis en place une commission qui est en train de négocier avec les syndicats.
M. Hakizimana demande au gouvernement en tant que père de familles et gestionnaire de la nation, de considérer tous les travailleurs au même pied d’égalité, de négocier avec les syndicats et de mettre en application ce dont ils se seront convenus afin que les enseignants continuent leur travail.

De graves conséquences vont s’en suivre

Les parents des élèves et les élèves demandent avec insistance au gouvernement de trouver une solution dans les meilleurs délais pour que les enseignants commencent les activités scolaires avec le début du troisième trimestre parce que quand les enseignants ne donneront pas les cours aux élèves, ce sont les familles des enfants qui en seront victimes, en particulier les élèves.

Avit NDAYIRAGIJE

 

 

Entretien> Avec une femme aide-maçon

Les Burundaises ont changé de mentalité

 

Autrefois, certains métiers étaient réservés exclusivement aux hommes, d’autres aux femmes. Mais les femmes d’aujourd’hui ne négligent aucun métier, pourvu qu’il génère des revenus. Quelques femmes exercent ainsi le métier d’aide-maçon, comme nous l’avons constaté.

 

DSC03197Dans différents chantiers de construction des maisons, on y trouve des maçons ainsi que des aide-maçons de tous les genres, c'est-à-dire des hommes et des femmes. Cela n’était pas ainsi dans les années passées. Les Burundaises ont changé de mentalité afin de faire vivre leurs familles.
A.M. est une femme âgée de 33 ans, elle habite en zone Maramvya de la commune Mutimbuzi dans la province de Bujumbura. Dans son quotidien, elle est cultivatrice, mais n’a pas assez d’espace pour cultiver. A part cela, elle pratique le métier d’aide-maçon et ce dernier fait vivre sa famille.
Nous avons rencontré notre interlocutrice le samedi 28 mars 2015 en zone Maramvya où elle était en train d’exercer son métier. Elle a fait savoir qu’elle exerce le métier d’aide-maçon depuis cinq ans. Elle s’arrange pour connaître là où on a besoin d’aides-maçons et s’y rend dans les meilleurs délais afin d’être recrutée parmi les premiers. Ayant encore des enfants en bas âge, elle se réveille très tôt le matin afin de préparer la nourriture qu’elle va leur laisser. Pour travailler avec beaucoup d’énergie, elle mange aussi le matin.
A.M. a révélé que comme elle se prépare bien avant de commencer le travail, elle est très appréciée par ses chefs. Elle commence le matin pour terminer le soir, elle est payée une fois la semaine. Elle a indiqué qu’elle gagne 3 500 FBu par jour. Avec cet argent, sa famille trouve le nécessaire pour vivre.

Ne pas attendre tout de son mari

A.M a fait savoir qu’une fois le travail d’aide-maçon terminé, il lui reste un petit capital pour faire du petit commerce. Elle a dit qu’elle ne peut pas exercer le petit commerce seulement car sa rentabilité n’est pas rassurante. Son petit commerce concerne les fruits et légumes. Si ces derniers ne sont pas vendus frais, ils s’abîment vite et c’est une perte totale pour elle. Notre interlocutrice lance un appel à toutes les femmes qui ont de la force de ne pas attendre que leurs maris subviennent seuls aux besoins de la famille.

Lucie Ngoyagoye

 

 

CCM ET CENTRE SERUKA> Point de presse

Un nouveau site Internet et un nouveau service d’alerte par SMS au Centre seruka

 

Le CCM (Comitato di collaborazione medica), une ONG (organisation non gouvernementale) médicale italienne, en collaboration avec le Centre seruka, ont organisé une conférence de presse ce 27 mars 2015 à Bujumbura. Il était question de présenter un nouveau site Internet et un nouveau service d’alerte par SMS dans le but de combattre les violences basées sur le genre.

 

DSC 2007Le CCM et le Centre seruka ont organisé un atelier d’échange et de sensibilisation pour les journalistes burundais œuvrant dans le domaine social. Cet atelier d’une journée d’échanges et de formation avait comme thème « La représentation des violences basées sur le genre dans les médias : devoir de briser le silence et droit de déconfidentialité ». Suite aux guerres et autres insécurités, les femmes, les hommes et les enfants sont victimes des violences sexuelles. Entre 120 et 130 cas de violences par mois ont été reccueillis par le Centre seruka, a dit Mme Christa Josiane Karirengera, responsable de ce centre. Pour améliorer ses services de prise en charge des victimes ainsi que ses actions de prévention, en collaboration avec le CCM, le Centre seruka intègre les nouvelles technologies dans la gamme de ses outils le reliant avec la communauté. Il s’agit du site Internet du Centre seruka : www.centreseruka.org. Le nouveau service d’alerte se fera par SMS au téléphone n° 79 77 55 55 tandis que le nouveau service de cartographie participative des actes des violences et de harcèlement sexuels est centreseruka.crodmap.com

La représentation des femmes dans les médias au Burundi

L’atelier a été également l’occasion de faire le point sur la représentation des femmes dans les médias au Burundi. Selon le répertoire des médias du CNC (Conseil national de la communication) actualisé en novembre 2014, la représentation des femmes est moins importante par rapport à celle des hommes. Un regard spécifique a été mis sur le traitement médiatique des cas de violences sexuelles basées sur le genre. Une partie des intervenants ont suggéré que les comportements basés sur l’image déformée et stéréotypée de la femme sont à la base de leur mise à l’ecart. Une autre partie a alors souhaité que les femmes soient traitées de la même manière que les hommes. Il a été signalé que les violences sur le genre sont sous traitées par les médias. On concentre beaucoup d’efforts à la politique et à la sécurité.

Martin Karabagega (Stagiaire)

 

MINISTERE EN CHARGE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE> Point de presse

 
A propos de la confiscation des notes du deuxième trimestre par les enseignants

 

Le ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’ enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation a animé un point de presse sur la confiscation des notes du deuxième trimestre par les enseignants. Ce point de presse était animé par le porte-parole dudit ministère, Edouard Juma. Il espère que les enfants vont avoir leurs résultats avant que les vacances de Pâques ne se terminent.

 

DSC 1350M. Juma a informé que le deuxième trimestre intervient sur un fond de crise matérialisée par le mot d’ordre des syndicats enseignants de confisquer les notes des élèves et des écoliers pour le trimestre. Il ajouté que la revendication des enseignants à la base de ce cette crise est connue de tous. Elle repose sur la réduction des écarts salariaux entre les fonctionnaires de l’Etat.
Le ministère saisit l’opportunité pour exprimer son désarroi face à cette situation dont les premières victimes sont les enfants et les parents, a-t-il indiqué. Le fait de dissocier l’enseignement et l’évaluation revient à baisser la pertinence de l’action pédagogique, a-t-il rappelé. C’est un coup dur pour l’enfant de voir le même enseignant qui l’a encouragé et guidé le lâcher au bout du processus pour une cause qu’il ignore. M. Juma a félicité les enseignants qui ont remis les points et a encouragé les autres de leur emboîter le pas.

Mettre l’intérêt des enfants au centre des préocupations

Le vœu du ministère est que les syndicats soient plus confiants dans ce cadre de dialogue consensuel et placent la sauvegarde de l’intérêt de l’enfant au centre de leur préoccupation. Cela parce qu’ils sont avant les parents. La question de la réduction des écarts salariaux concerne tous les fonctionnaires de l’Etat y compris ceux des autres ministères qui sont au service, a signalé M. Juma.
M. Juma a indiqué que le dialogue avec les syndicats des enseignants est entretenu au sein d’un véritable partenariat à travers le groupe sectoriel éducation,qui est le cadre de dialogue de tous les partenaires techniques et financiers. Il a fait savoir que malgré ce contexte de confiscation des notes du deusième trimestre, chaque élève est à même d’estimer son propre travail et de mesurer le niveau de l’effort qu’il lui reste à déployer.
A la question de savoir à quand les résultats seront donnés aux élèves et écoliers, M. Juma a répondu que les avancées des dialogues sont très significatives. De ce fait, il espère que les enfants vont avoir leurs résultats avant que les vacances de Pâque ne se terminent pour avoir la base sur laquelle ils vont travailler au cours du troisième trimestre.
Ezechiel Misigaro

 
Ouvrir