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PUBLICATIONS DE PRESSE BURUNDAISE> Assemblée générale

Des réjouissances face aux réalisations de l’an 2014

 

DSC 0887Le personnel des Publications de presse burundaise (PPB) s’est réuni en assemblée générale, le mercredi 24 décembre 2014. C’était l’occasion pour le directeur général, Channel Sabimbona, de présenter les différentes réalisations et innovations de l’année 2014, notamment le nouveau statut qui guidera les PPB. Il a remercié le personnel pour l’effort qu’il ne cesse de fournir dans l’aboutissement des objectifs malgré quelques difficultés. Il n’a pas manqué de prodiguer des conseils et des encouragements au personnel pour que l’année 2015 soit une année de réussite. Il s’est, en outre, réjoui des nombreuses réalisations qui ont été faites durant l’année 2014. Le personnel a, pour sa part, adressé des remerciements à la direction des PPB. Des souhaits ont été émis, notamment l’organisation des stages et formations du personnel et bien d’autres. Les participants à la réunion ont également échangé sur les divers.
Les PPP couvrent trois départements à savoir le quotidien « Le Renouveau», l’hebdomadaire «Ubumwe» ainsi que le département de la Documentation (Pressothèque).

Eric MBAZUMUTIMA

 

 

Sénat> Séance plénière

Adoption de la loi budgétaire exercice 2015 et approbation de nouveaux magistrats et juges nommés dans les instances judiciaires

 

Dans la séance plénière du 24 décembre 2014 du sénat, il était prévu trois activités à savoir l’adoption en seconde lecture de la loi portant cadre organique des confessions religieuses; l’approbation des noms des magistrats et juges nommés dans différentes instances judiciaires ainsi que l’analyse et l’adoption de la loi portant fixation du budget général de la république du Burundi pour l’exercice 2015. Après plusieurs échanges, les deux projets de lois ont été adoptés à l’unanimité.

 

DSC 4369Comme cela a été indiqué avant l’analyse en seconde lecture de la loi portant cadre organique des confessions religieuses, cette loi avait été analysée par le Sénat au mois de juillet de cette année. Cette fois-ci, il s’agissait d’adopter quelques amendements de fonds tels que présentés par l’Assemblée nationale sur certains articles de cette loi.
Quant à l’approbation des noms des magistrats et des juges nommés dans différents postes du ministère de la Justice, il s’agissait des nominations au niveau de la cour suprême ; des parquets généraux près les cours d’appel ; des tribunaux de grande instance et des parquets de la République. Ainsi, Gervais Hajayandi a été nommé vice-président de la cour suprême ; Albert Nduwimana, Isaac Mukeshimana, Domitien Buyoya, Ernest Habarugira et Christelle Nzojibwami ont été nommés conseillers à la cour suprême et Théoneste Niyongabire a été nommé au poste du substitut général près la cour suprême.

D’autres nominations dans différentes provinces

Concernant le parquet général près la cour d’appel, Hyacinthe Niyonzima a été nommée procureur général près la cour d’appel de Bujumbura ; Léonidas Bambasi procureur général près la cour d’appel de Ngozi et Jeanine Nibizi procureur général près la cour d’appel de Gitega. Médiatrice Kanyange a été nommée président de tribunal de grande instance de Bujumbura rural, Domitien Manirakiza pour le tribunal de grande instance de Cankuzo, Oscar Barankariza pour celui de Makamba et Jean Pierre Wakarerwa pour celui de Mwaro.
D’autres nominations ont également été approuvées par le Sénat. Il s’agit d’Innocent Manirakiza qui a été nommé procureur de la République à Bujumbura-rural, Evariste Ntakiyiruta procureur de la République à Bubanza, Jean Marie Bigirindavyi procureur de la République à Cibitoke et Nadine Kanyamuneza procureur de la République à Kayanza. Ainsi, selon le ministre de la Justice et garde des sceaux, Pascal Barandagiye, toutes ces nominations ont respecté le quota ethnique et régional tel que le prévoient les accords d’Arusha et la constitution burundaise.

Le gouvernement pourra poursuivre sa politique des réformes engangées

Concernant le projet de loi portant fixation du budget général de la république du Burundi pour l’exercice 2015, le ministre des Finances et de la planification du développement, Tabou Abdallah Manirakiza, a indiqué qu’avec ce projet de loi le gouvernement poursuivra sa politique de mise en œuvre effective des réformes déjà engagées pour améliorer la collecte des ressources internes. Selon lui, ces dernières seront orientées dans les secteurs porteurs de croissance économique tout en maintenant le niveau des acquis des secteurs sociaux. Outre les questions posées par les membres de la commission permanente saisie pour étudier ce projet de loi, les sénateurs ont eu l’occasion de poser d’autres questions d’éclaircissement. Ainsi après avoir eu des réponses à toutes les questions posées, ils l’ont adopté à l’unanimité.

Astère Nduwamungu

 

Traitement du passé> Les exclusions et les suppressions

Comme défi de la mémoire

 

La guerre produit la polarisation des mémoires. Le projet de démocratisation doit travailler à la déconstruction de cette polarisation. Pour Frère Emmanuel Ntakarutimana, démocratiser les mémoires suppose qu’on réfléchisse à la question de savoir pourquoi certaines narrations sont exclues de l’histoire nationale et comment cela renforce les inégalités sociales et politiques. Le défi, dit-il, est d’arriver à une véritable inclusion politique avec le développement du sens de citoyenneté responsable.

 

WP 20141216 09 59 04 SmartPour Frère Ntakarutimana, les initiatives de commémoration doivent être conscientes de la logique des exclusions et des suppressions pour créer un espace marqué par une vision de dialogue. Les symboles célébrant la commémoration ouvrent à une transformation des relations au niveau de la nation, chacun pouvant sentir qu’il est reconnu dans ses douleurs et ses humiliations.

Les victimes comme agents et acteurs sociaux et politiques

Impliquer les parties affectées par les violences du passé et les acteurs neutres dans le processus de prise de décision est un défi, selon le président de la Commission nationale de droit de l’homme (CNDH). Pour lui, l’initiative de commémoration ne doit pas être un acte d’oppression supplémentaire à ce que les gens ont vécu dans le passé. Les commémorations forcées constituent une aggravation de la souffrance historique. Les victimes doivent avoir un espace suffisant pour définir la configuration des commémorations et la définition y afférant.
L’univers des victimes est hétérogène. De plus, la façon dont les victimes répondent à l’impact des violences subies ou des pertes subies est variée. Certaines des victimes veulent parler au moment où d’autres préfèrent garder le silence. Certaines veulent parler à la première personne pendant que d’autres préfèrent parler indirectement à la troisième personne. Frère Ntakarutimana continue en disant qu’une même victime peut raconter différentes versions d’un même événement en mettant l’accent sur ceci plutôt que cela. La mémoire, dit-il, recourt à beaucoup de technique : l’analogie, la métaphore, l’exagération, la suppression et la minimisation. Ces techniques ne devraient pas être évaluées comme vraies ou fausses mais comme des représentations symboliques qui expriment les égratignures émotionnelles que les expériences du passé ont laissées dans la victime.
L’impact et les traces de la violence, dit le défenseur de droit de l’homme, ne sont pas seulement fonction de l’intensité des événements violents. Ils tiennent aussi aux caractéristiques de la personnalité qui les subit comme victime, tel âge, le sexe, les réseaux d’appui, etc. Ces facteurs ont une incidence sur les émotions et sur le comportement, orientant les tendances à vouloir parler de ses expériences ou à les taire.
Parler au nom des victimes en ignorant leur voix ou en standardisant leurs besoins, leurs demandes et leur positionnement politique peut être une stratégie subtile de les rendre invisibles ou les réduire au silence. Avant de formaliser les commémorations, dit Frère Ntakarutimana, il s’avère essentiel de compléter les témoignages recueillis par d’autre éléments du contexte global. Il faut citer entre autres, la géostratégie régionale, les acteurs armés, les structures d’administration, l’organisation judiciaire, le contexte international, etc.. C’est dans l’optique de dépasser la fragmentation des faits saisis sous la perspective des victimes, une fragmentation qui pourrait résulter de l’impact désarticulant de la violence elle-même.

Charles Makoto

 

 

Sécurité> Communiqué de presse des corps de défense et de sécurité à la veille des fêtes de fin d’année 2014

Les deux corps s’engagent à accomplir leurs missions de défense du territoire

 

Le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants et celui de la Sécurité publique ont conjointement publié un communiqué de presse ce mardi 23 décembre 2014 pour informer l’opinion tant national qu’international sur la situation sécuritaire qui prévaut au cours de cette année, et des mesures qui ont été prises pour renforcer la sécurité à la veille des fêtes de fin d’année 2014

 

1.A la veille des fêtes de fin d’année, les commandements des corps de défense et de sécurité saisissent cette occasion pour remercier et féliciter vivement tous les membres des corps de défense et de sécurité et tous les acteurs de sécurité pour la qualité des missions de sécurisation de la population et de défense du territoire qu’ils ont accomplies tout au long de cette année 2014,
2. Grâce à leur engagement à servir la Nation avec patriotisme, dévouement, professionnalisme, neutralité politique et loyauté aux lois et institutions légalement investies, la situation sécuritaire est bonne sur tout le territoire et les crimes de droit commun sont sanctionnés conformément à la loi,
3. La sécurité, la tranquillité et l’ordre publics observés sur tout le territoire national sont aussi le fruit de la discipline, de la cohésion, de l’harmonie et de la collaboration qui règnent au sein des corps de défense et de sécurité et entre leurs membres. Ces qualités sont également la conséquence d’une intégration réussie et sans faille durant les dix années de leur existence.
4. Cette fin d’année 2014 coïncide avec le début du 3ème processus électoral, et grâce à leur professionnalisation et loyauté, les corps de défense et de sécurité sont engagés dans sa sécurisation.
5. A ce propos, les corps de défense et de sécurité se démarquent fort de certaines personnes qui ont appelé les Burundais à des manifestations, à l’image de certains pays comme le Burkina Faso au cas où les différentes étapes du processus électoral ne se solderaient pas comme ils le souhaitent.
6. Les corps de défense et de sécurité rappellent que l’histoire de Burundi et celles des pays que certains veulent imiter sont nettement différentes. Se référant à l’histoire récente de notre pays, plus précisément le renversement des institutions démocratiquement élues en 1993 et les malheurs qui en ont suivis, les corps de défense et de sécurité ne donneront aucune brèche à ceux qui veulent raviver la haine et la guerre.
7. Les corps de défense et sécurité condamnent fermement les déclarations subversives des uns et des autres, qui visent à créer une psychose de peur et de panique au sein de la population, à raviver les antagonismes et les oppositions au sein des groupes sociaux, et à intimider les institutions du pays. Ils demandent à la population de ne pas tomber dans les pièges de ceux-ci mais plutôt de continuer à participer à la sécurité du pays.
8. En conclusion, les corps de défense et de sécurité, en collaboration avec tous les acteurs soucieux de l’ordre et de la sécurité du pays, réaffirment leur engagement ferme à accomplir leurs missions de défense du territoire, de protection de la population et des ses biens, et de l’application de la loi.
Les commandements des corps de défense et de sécurité profitent de cette occasion pour souhaiter à tous leurs membres et familles, les meilleurs vœux pour l’année 2015.
Fait à Bujumbura le 23 décembre 2014 par le Commissaire de police principal, André Ndayambaje, directeur général de la Police nationale du Burundi, et le général major Prime Niyongabo, chef d’état-major général de la Force de Défense nationale.

 

 
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