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CROIX ROUGE DU BURUNDI> Journée de promotion de l’action du volontaire

Un volontariat responsable en faveur des plus vulnérables

 

La Croix rouge du Burundi a célébré, le samedi 14 mars 2015, par le biais du réseau des volontaires anciens et nouvellement recrutés, une journée de promotion de l’action du volontaire en Mairie de Bujumbura. Cette journée est célébrée sous le thème « pour un volontariat responsable en faveur des plus vulnérables ».

 

DSC08075D’après Désiré Bundoyi, secrétaire provincial de la Croix rouge dans la branche de la Mairie de Bujumbura, la Croix rouge du Burundi, par le biais du réseau des volontaires anciens et nouvellement recrutés, sont engagés dans une dynamique nouvelle, pour subvenir aux besoins des plus vulnérables. M. Bundoyi a ajouté qu’ils ont profité de cette journée pour clôturer une campagne de sensibilisation sur la vaccination, une campagne de deux semaines consacrées aux recrutements ciblés. La grande raison est aussi de sensibiliser la communauté, de sensibiliser les volontaires de passer sur une vitesse de croisière pour se démarquer au niveau de toutes les branches du pays.
«Il est marrant que depuis un certain temps la branche de la Mairie de Bujumbura a été qualifiée de dernière, en termes des services délivrés aux plus vulnérables, ce qui n’était pas si vrai que ça, parce qu’au niveau opérationnel, la Croix rouge Burundaise au niveau de la branche Mairie n’est pas du tout la dernière », a affirmé M. Bundoyi.

Politiques liées à la sécurité routière

Dans le but de protéger les différents passagers, les volontaires ont créé un poste de secours situé à la Gare du nord Kamenge. Pour M. Bundoyi, ce poste est mis sur cet endroit suite au constat qu’il y a beaucoup d’accident qui se font à cet endroit et dans ce poste, il y a une permanence assurée par un secouriste qui en cas d’accident, la victime est évacuée vers ce poste et on va l’administrer les premiers soins lui sont administrés avant de procéder à l’évacuation vers un centre de santé ou un hôpital.
M. Bundoyi a terminé en remerciant très vivement les volontaires qui se sont donnés corps et âme lors de la campagne de sensibilisation, car les volontaires passent de dix milles à quarante milles par commune et s’ engagent à œuvrer à ce que la branche de la Mairie soit prochainement qualifiée première en termes des services rendus aux plus vulnérables, en termes de respect de statuts et règlements d’ordre intérieur, en termes de travail en conformité aux prescrits de la loi qui régit la croix rouge Burundaise.

Avit Ndayiragije (stagiaire)

 

ISCAM> Semaine préparatoire de l’ouverture de l’année académique

« Iscam : pépinière de notre armée durant 40 ans de formation de qualité »

 

La Francophonie, la paix et la sécurité dans le monde, les défis de l’intégrisme religieux sur l’ordre international, une menace croissante à la géopolitique contemporaine avec comme cas d’étude : Al Qaida, El Shabab et Boko Haram. Voilà certains des sous-thèmes qui seront traités pendant la semaine préparatoire de l’ouverture de l’année académique à l’Institut supérieur des cadres militaire (Iscam). Il s’agit d’une semaine scientifique et culturelle dominée par des exposés.

 

DSC 1770La Force de la défense nationale (FDN) organise du 16 au 24 mars 2015, une semaine préparant l’ouverture de l’année académique de l’Institut supérieur des cadres militaire (Iscam). Cette semaine est placée sous le thème : «Iscam (1975-2015)-pépinière de notre armée durant 40 ans de formation de qualité au service de la nation». Les sous-thèmes retenus pour cette semaine sont : conférence sur la communication non violente; introduction à la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre ; la Francophonie, la paix et la sécurité dans le monde; les défis de l’intégrisme religieux sur l’ordre international, une menace croissante à la géopolitique contemporaine avec comme cas d’étude : Al Qaida, El Shabab et Boko Haram».
Il y aura pendant cette semaine de l’Iscam, la préparation d’un défilé en plus de la répétition générale des matchs de volleyball, basketball entre Iscam et le Grand Séminaire de Bujumbura. On ne va pas non plus oublier la répétition générale de la finale des matchs inter-promotion.
La semaine a été ouverte par le chef d’Etat major de la formation, le général de Brigade, Maurice Gateretse en date du 16 mars 2015.

Masta Shabani

 

MAISON D’ARRET DE GITEGA > Doter cette prison de moyen de déplacement

L’urgence s’impose

 

Créée en 1926, la maison d’arrêt de Gitega a la capacité d’accueil de 400 détenus. En date du 13 mars 2015, cette prison comptait dans ses murs 701 prisonniers dont 34 femmes, 5 mineurs et 2 nourrissons. Niyonkuru Emmanuel, directeur de la prison, indique que la maison est subdivisée en trois quartiers à savoir le quartier pour femmes, pour mineurs et pour hommes.

 

DSC 0400Les différentes mesures d’élargissement prises ont permis d’améliorer les conditions de détention, dit le directeur. Ce dernier affirme qu’avant ces mesures, la prison avait plus de mille détenus. Les dossiers des prisonniers qui totalisent un quart de peine, sont traités régulièrement dans l’optique de vérifier si ces derniers remplissent les conditions requises pour être élargis.
C’est dans ce cadre que quatre vingt quatre prisonniers ont été libérés en février 2015. Parmi les dossiers qui impliquent la plupart de détenus vient en premier lieu le vol dans les ménages et dans les champs, suivis du viol pour ce qui concerne les hommes. Côté femmes, c’est surtout l’infanticide qui vient en premier lieu et côté mineurs c’est surtout le viol. La catégorie concernée pour ce dernier cas, est celle des domestiques qui ont atteint la minorité responsable, c’est-à-dire les plus de 15 ans.
La Communauté international de la croix rouge (CICR), intervient surtout en matière d’hygiène dans la prison. D’autres partenaires comme la Maison Shalom et avocat sans frontière, intervenaient jusqu’à une date récente, dans le suivi des dossiers des détenus, avec un accent particulier pour la Maison Shalom, aux enfants et aux vulnérables.
Des stratégies visant l’éradication du phénomène de consommation des stupéfiants dans la prison ont été prises et sont porteurs de résultats satisfaisants. Des réunions de conscientisation des prévenus sont organisées une fois le trimestre et une fois le mois pour les représentants des prisonniers connus sous le non de généraux. Les cas d’évasion ne sont pas courants. Depuis le début de l’année, un cas a été observé. Il s’agit d’un détenu d’ordre commun qui, au moment des travaux champêtres, a trompé la vigilance des gardiens et s’est volatilisé dans la nature.

Difficile de déplacer les détenus

Le principal défi dont fait face la maison carcérale de Gitega est le manque de moyen de déplacement des détenus comme l’indique M. Niyonkuru. Il arrive, selon lui, qu’un prisonnier tombe gravement malade pendant la nuit et nécessite d’être transporté à l’hôpital. Dans ce cas, ce sont d’autres prisonniers qui le transportent avec tous les risques que cela comporte.
Pour les détenus qui doivent comparaitre à la cours d’appel, ils sont obligés de faire à peu près 2 km à pieds, cela présente aussi des risques d’évasion. Au moment où les détenus en provenance de la province de Karusi sont immédiatement acheminés à Gitega, ces derniers se lamentent quant à la suite de leurs procès. « Il y a des moyens de transport pour nous acheminer en prison, disent les détenus, mais ceux de poursuite de nos procès manquent ». Cela est pour les prévenus un paradoxe », ont-ils indiqué. La lenteur dans le transfert des détenus qui se méconduisent, est parfois à l’origine des tentatives de soulèvement des prévenus. A cela s’ajoutent les prisonniers de Ruyigi et Cankuzo dont les procès sont en appel et qui sont transférés à la prison centrale de Gitega. Pour M. Niyonkuru, l’urgence s’impose de doter cette prison d’un moyen de déplacement des détenus.

Charles Makoto

 

CARBURANT> Sa pénurie dans la capitale Bujumbura

Certaines stations-services continuent à le distribuer

 

Depuis plus d’une semaine, le carburant est devenu très rare ici au Burundi. A Bujumbura, plusieurs stations-services n’ont plus de carburant surtout l’essence, D’autres par contre continuent à le distribuer sans perturbation sauf que des ruptures de stocks s’observent à la suite d’un grand nombre de véhicules qui s’y approvisionnent. Une raison en serait à l’origine ,selon les autorités du ministère ayant le commerce dans ses attributions: le déficit des devises en dollars.

 

DSC 5525La rédaction du Journal "Le Renouveau" est passée dans plusieurs stations de distribution du carburant en mairie de Bujumbura. Le constat est que plusieurs d’entre elles ne fonctionnent pas faute de stocks. Mais, il y a en qui continuent à le distribuer normalement. C’est le cas des stations d’Interpetrol.
Selon un des responsables d’Interpetrol qui a voulu garder l’anonymat, la cause profonde de ce manque de carburant est le déficit des devises en dollars au niveau de la BRB (Banque de la république du Burundi). D’après lui, la semaine dernière, les importateurs ont eu de la part de la BRB une somme d’un peu plus de 10 millions de dollars américains mais celle-ci ne suffit pas. Plusieurs des importateurs ne sont plus crédibles auprès de leurs fournisseurs qui les ont attendus depuis longtemps, poursuit-il.

De longues files d’attente débordent les stations ouvertes

Notre interlocuteur a fait savoir que les stations d’Interpetrol sont débordées par la situation. « Puisque nous travaillons seuls, nous ne pouvons pas servir tous les demandeurs de carburant », déclare ce responsable de l’entreprise.
Les stations d’Interpetrol qui continuent à distribuer du carburant sont la Station Novotel, Orée du golf, Ex Ercoil, la station qui se trouve tout près du marché dit chez Sion et celui se trouvant près du Musée vivant.
Toutefois, lors de notre passage près de ces dernières, les stocks de certaines d’entre elles se vidaient chaque fois à cause du nombre croissant de la demande.
Amédée Habimana

 
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