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MONT SION GIKUNGU> Célébration de la fête de Noël

«Allons tous à Bethléem pour prendre pour modèle la Sainte famille»

 

Le 25 décembre de chaque année les chrétiens du monde entier célèbrent la solennité de la nativité de Jésus Christ. Au Mont Sion de Gikungu, une foule de croyants catholiques étaient rassemblée pour commémorer cette fête. Dans l’homélie, le prêtre a invité les fideles à prendre pour modèle la sainte famille et les berges en cette période électorale.

DSC 0928Des chants et des danses manifestaient la joie de Noël au cours de la deuxième messe au Mont Sion Gikungu. Juste au début de la célébration eucharistique, le prêtre a expliqué à l’assemblée le sens de cette fête. Selon lui, c’est une fête de tout un chacun. Le Père Félicien Nimbona, recteur du sanctuaire marial de Mont Sion Gikungu a expliqué que Noël est une fête de l’amour de Dieu pour les hommes et une fête de la vie car, avec la naissance de Jésus, Dieu est venu dans la chair de l’homme pour tuer la mort. C’est donc un mystère, disait-il.
Dans l’homélie, Père Nimbona se référant à la parole tirée de l’Evangile de Jésus Christ selon Jean1, 1-18 disait que Dieu s’est fait homme et la parole s’est fait chair dans le sein de la sainte vierge Marie. « Dieu est venu pour nous rendre de plus en plus divin comme l’affirme saint Irénée qui dit que Dieu s’est fait homme pour que nous devenions Dieu. Nous sommes créés à l’image de Dieu.

Un message d’apaisement et de paix pour les Burundais

Selon le Recteur du sanctuaire marial, c’est un message fort pour les Burundais en ce moment où l’on se prépare aux échéances électorales. « C’est un message d’apaisement et de paix, car ce prince de paix qui est né, vient pour nous donner la valeur d’être homme et en devenant homme, il a donné la signification profonde de ce qu’est l’homme. Il faut se demander qui est l’homme, l’homme pleinement divinisé. C’est nous qui avons connu Jésus qui s’est incarné dans le sein de Marie. Il faut donc le respect mutuel tout en sachant que l’autre a été divinisé par Jésus qui est venu en se faisant homme comme nous, excepté le pêché», a expliqué Père Félicien. Il a tranquillisé la société burundaise que si l’on prend conscience de la présence de Dieu en nous et en notre prochain, la peur liée aux élections sera vaincue.
L’orateur a invité les fidèles à prendre Jésus pour model de l’humilité. Quant à Marie, elle parlait peu mais elle méditait. Se référant à ce comportement exemplaire, le prêtre à déploré les rumeurs dans la société burundaise. Il a rappelé que la langue est la petite partie de notre corps, mais à double tranchant, et que c’est un lourd péché de parler pour parler ou pour attiser des haines. Il a interpelé les couples mariés à faire un recul en cette période où les familles se déchirent. Il leur a conseillé d’inviter la famille de Nazareth dans leurs foyer pour leur servir de référence.
Pour montrer la grandeur de la fête, la célébration de Noël s’étend sur huit jours.

Grâce-Divine GAHIMBARE

 

PUBLICATIONS DE PRESSE BURUNDAISE> Assemblée générale

Des réjouissances face aux réalisations de l’an 2014

 

DSC 0887Le personnel des Publications de presse burundaise (PPB) s’est réuni en assemblée générale, le mercredi 24 décembre 2014. C’était l’occasion pour le directeur général, Channel Sabimbona, de présenter les différentes réalisations et innovations de l’année 2014, notamment le nouveau statut qui guidera les PPB. Il a remercié le personnel pour l’effort qu’il ne cesse de fournir dans l’aboutissement des objectifs malgré quelques difficultés. Il n’a pas manqué de prodiguer des conseils et des encouragements au personnel pour que l’année 2015 soit une année de réussite. Il s’est, en outre, réjoui des nombreuses réalisations qui ont été faites durant l’année 2014. Le personnel a, pour sa part, adressé des remerciements à la direction des PPB. Des souhaits ont été émis, notamment l’organisation des stages et formations du personnel et bien d’autres. Les participants à la réunion ont également échangé sur les divers.
Les PPP couvrent trois départements à savoir le quotidien « Le Renouveau», l’hebdomadaire «Ubumwe» ainsi que le département de la Documentation (Pressothèque).

Eric MBAZUMUTIMA

 

 

Sénat> Séance plénière

Adoption de la loi budgétaire exercice 2015 et approbation de nouveaux magistrats et juges nommés dans les instances judiciaires

 

Dans la séance plénière du 24 décembre 2014 du sénat, il était prévu trois activités à savoir l’adoption en seconde lecture de la loi portant cadre organique des confessions religieuses; l’approbation des noms des magistrats et juges nommés dans différentes instances judiciaires ainsi que l’analyse et l’adoption de la loi portant fixation du budget général de la république du Burundi pour l’exercice 2015. Après plusieurs échanges, les deux projets de lois ont été adoptés à l’unanimité.

 

DSC 4369Comme cela a été indiqué avant l’analyse en seconde lecture de la loi portant cadre organique des confessions religieuses, cette loi avait été analysée par le Sénat au mois de juillet de cette année. Cette fois-ci, il s’agissait d’adopter quelques amendements de fonds tels que présentés par l’Assemblée nationale sur certains articles de cette loi.
Quant à l’approbation des noms des magistrats et des juges nommés dans différents postes du ministère de la Justice, il s’agissait des nominations au niveau de la cour suprême ; des parquets généraux près les cours d’appel ; des tribunaux de grande instance et des parquets de la République. Ainsi, Gervais Hajayandi a été nommé vice-président de la cour suprême ; Albert Nduwimana, Isaac Mukeshimana, Domitien Buyoya, Ernest Habarugira et Christelle Nzojibwami ont été nommés conseillers à la cour suprême et Théoneste Niyongabire a été nommé au poste du substitut général près la cour suprême.

D’autres nominations dans différentes provinces

Concernant le parquet général près la cour d’appel, Hyacinthe Niyonzima a été nommée procureur général près la cour d’appel de Bujumbura ; Léonidas Bambasi procureur général près la cour d’appel de Ngozi et Jeanine Nibizi procureur général près la cour d’appel de Gitega. Médiatrice Kanyange a été nommée président de tribunal de grande instance de Bujumbura rural, Domitien Manirakiza pour le tribunal de grande instance de Cankuzo, Oscar Barankariza pour celui de Makamba et Jean Pierre Wakarerwa pour celui de Mwaro.
D’autres nominations ont également été approuvées par le Sénat. Il s’agit d’Innocent Manirakiza qui a été nommé procureur de la République à Bujumbura-rural, Evariste Ntakiyiruta procureur de la République à Bubanza, Jean Marie Bigirindavyi procureur de la République à Cibitoke et Nadine Kanyamuneza procureur de la République à Kayanza. Ainsi, selon le ministre de la Justice et garde des sceaux, Pascal Barandagiye, toutes ces nominations ont respecté le quota ethnique et régional tel que le prévoient les accords d’Arusha et la constitution burundaise.

Le gouvernement pourra poursuivre sa politique des réformes engangées

Concernant le projet de loi portant fixation du budget général de la république du Burundi pour l’exercice 2015, le ministre des Finances et de la planification du développement, Tabou Abdallah Manirakiza, a indiqué qu’avec ce projet de loi le gouvernement poursuivra sa politique de mise en œuvre effective des réformes déjà engagées pour améliorer la collecte des ressources internes. Selon lui, ces dernières seront orientées dans les secteurs porteurs de croissance économique tout en maintenant le niveau des acquis des secteurs sociaux. Outre les questions posées par les membres de la commission permanente saisie pour étudier ce projet de loi, les sénateurs ont eu l’occasion de poser d’autres questions d’éclaircissement. Ainsi après avoir eu des réponses à toutes les questions posées, ils l’ont adopté à l’unanimité.

Astère Nduwamungu

 

Traitement du passé> Les exclusions et les suppressions

Comme défi de la mémoire

 

La guerre produit la polarisation des mémoires. Le projet de démocratisation doit travailler à la déconstruction de cette polarisation. Pour Frère Emmanuel Ntakarutimana, démocratiser les mémoires suppose qu’on réfléchisse à la question de savoir pourquoi certaines narrations sont exclues de l’histoire nationale et comment cela renforce les inégalités sociales et politiques. Le défi, dit-il, est d’arriver à une véritable inclusion politique avec le développement du sens de citoyenneté responsable.

 

WP 20141216 09 59 04 SmartPour Frère Ntakarutimana, les initiatives de commémoration doivent être conscientes de la logique des exclusions et des suppressions pour créer un espace marqué par une vision de dialogue. Les symboles célébrant la commémoration ouvrent à une transformation des relations au niveau de la nation, chacun pouvant sentir qu’il est reconnu dans ses douleurs et ses humiliations.

Les victimes comme agents et acteurs sociaux et politiques

Impliquer les parties affectées par les violences du passé et les acteurs neutres dans le processus de prise de décision est un défi, selon le président de la Commission nationale de droit de l’homme (CNDH). Pour lui, l’initiative de commémoration ne doit pas être un acte d’oppression supplémentaire à ce que les gens ont vécu dans le passé. Les commémorations forcées constituent une aggravation de la souffrance historique. Les victimes doivent avoir un espace suffisant pour définir la configuration des commémorations et la définition y afférant.
L’univers des victimes est hétérogène. De plus, la façon dont les victimes répondent à l’impact des violences subies ou des pertes subies est variée. Certaines des victimes veulent parler au moment où d’autres préfèrent garder le silence. Certaines veulent parler à la première personne pendant que d’autres préfèrent parler indirectement à la troisième personne. Frère Ntakarutimana continue en disant qu’une même victime peut raconter différentes versions d’un même événement en mettant l’accent sur ceci plutôt que cela. La mémoire, dit-il, recourt à beaucoup de technique : l’analogie, la métaphore, l’exagération, la suppression et la minimisation. Ces techniques ne devraient pas être évaluées comme vraies ou fausses mais comme des représentations symboliques qui expriment les égratignures émotionnelles que les expériences du passé ont laissées dans la victime.
L’impact et les traces de la violence, dit le défenseur de droit de l’homme, ne sont pas seulement fonction de l’intensité des événements violents. Ils tiennent aussi aux caractéristiques de la personnalité qui les subit comme victime, tel âge, le sexe, les réseaux d’appui, etc. Ces facteurs ont une incidence sur les émotions et sur le comportement, orientant les tendances à vouloir parler de ses expériences ou à les taire.
Parler au nom des victimes en ignorant leur voix ou en standardisant leurs besoins, leurs demandes et leur positionnement politique peut être une stratégie subtile de les rendre invisibles ou les réduire au silence. Avant de formaliser les commémorations, dit Frère Ntakarutimana, il s’avère essentiel de compléter les témoignages recueillis par d’autre éléments du contexte global. Il faut citer entre autres, la géostratégie régionale, les acteurs armés, les structures d’administration, l’organisation judiciaire, le contexte international, etc.. C’est dans l’optique de dépasser la fragmentation des faits saisis sous la perspective des victimes, une fragmentation qui pourrait résulter de l’impact désarticulant de la violence elle-même.

Charles Makoto

 

 
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