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Ecole de la foi> Tolérance

Opérer un bon choix, c’est sauvegarder les valeurs humaines

 

Le projet école de la foi en collaboration avec l’Unesco a organisé une conférence de presse sur le leadership chrétien et la tolérance, pour préparer les cœurs à la difficile période des élections. Deux thèmes ont été développés à savoir, quand le ciel englobe même l’enfer : la tolérance, présenté par l’Abbé Emmanuel Gihutu. Le deuxième était animé par Dr Aloys Misago : A chacun son candidat ! ethnisme, régionalisme, genre et leur influence sur l’électeur. L’activité a eu lieu, à Mont sion Gikungu, dans la salle du Centre Porta Sion dans la soirée du mardi 31 mars 2015.

 

DSC 7374La tolérance est, selon l’abbé Gihutu, une source de vraie démocratie. « par- delà l’intolérance, la tolérance est une condition de sainte cohabitation entre les citoyens. Sans tolérance, il n’y a point de multipartisme, de démocratie », dit-il.
Il parle de la parabole évangélique où on laisse l’ivraie et le blé cohabiter jusqu’à une certaine période.
Mat 13, 24-30 : «Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ, 25 mais tandis que ses hommes dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s’en alla. 26 Alors, quand les plantes s’approchèrent et portèrent le grain, les mauvaises herbes sont apparues aussi. 27 Et les serviteurs du maître de la maison vinrent et lui dirent : «Maître, n’avez-vous pas semé une bonne semence dans votre champ? Comment alors y a-t-il de mauvaises herbes? 28 Il leur dit: c ' est un ennemi qui a fait cela ». Et les serviteurs lui dirent: «Alors, voulez-vous que nous allions l'arracher? 29 Mais il a dit, «Non, de peur qu'en regroupant les mauvaises herbes vous déraciniez le blé avec eux. 30 Laissez croître ensemble jusqu'à la moisson, et au moment de la moisson, je dirai aux moissonneurs : rassemblez la mauvaise herbe d'abord et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. "
Citant Frédéric Mayor, le conférencier a rappelé que l’avènement de notre avenir de paix dépend de nos actes. A la question de savoir si la tolérance est encore possible dans notre pays, il a répondu que le fait que 4 anciens Présidents siègent ensemble au sénat est un signe évident de tolérance.
Un autre exemple est celui de la tolérance religieuse. Il révélé que la Nonciature apostolique au Burundi et l’archevêché de Gitega emploient des musulmans contrairement à l’intolérance d’antan.
Le deuxième conférencier a parlé du blocage basé sur le clientélisme, ce qui fait que la fin d’un régime est confondue à la fin des privilèges pour le dirigeant et ses proches.
Au moment des échanges, on a estimé que les valeurs de modestie, d’humilité, d’écoute, de communion, de respect de l’autre doivent être privilégiées afin d’éviter de tomber dans les pièges de Satan par orgueil. Le développement de telles valeurs dépendront du choix opéré lors des élections.

Yolande NINTUNZE

 

RELIGION> La messe chrismale

« Parmi ses particularités, le renouvellement des vœux pour les prêtres »

 

Pendant la semaine sainte, le mercredi est consacrée à la consécration des huiles qui serviront dans différents sacrements de l’Eglise catholique. Une messe a été célébrée à cette occasion le mercredi le 1er avril 2015, à la cathédrale Regina Mundi à Bujumbura. C’est la messe chrismale.

 

DSC08395-1La messe chrismale se célèbre une seule fois l’an. C’est à ce jour que se rassemblent tous les prêtres au sein de leur diocèse guidé par leur évêque. Dans le diocèse de Bujumbura, les cérémonies se sont déroulées à la cathédrale Régina Mundi. La messe a commencé par une procession.
Dans les différentes écritures de ce jour, que ce soit selon les prophètes Isaïe et Jean ou dans l’évangile selon Saint Luc, l’on a fait savoir que les prêtres ont été oint d’huile qui les fortifie. Ces saintes huiles sont aussi remplies de dons qui les aident à aller dans le monde avec courage et discernement. Ainsi, ceux qui en sont oints reçoivent aussi la guérison de leurs maladies.
Il faut aussi remarquer que les huiles ne sont bénies que par l’évêque du diocèse. Pendant les cérémonies, celui-ci bénit trois sortes d’huiles. D’abord l’huile destinée à l’onction des malades, les huiles pour l’onction des catéchistes et le Chrisma pour le sacrement de la confirmation, l’ordination des prêtres, la bénédiction des Eglises, de l’autel, du matériel dans l’Eglise, etc. Ainsi, l’Evêque a tenu à rappeler aux prêtres que Christ est une victoire pour eux, qu’ils sont appelés à apporter cette victoire dans les cœurs des chrétiens. «Comme l’encens qu’on met dans ces huiles et qui les rend agréables à sentir, les prêtres ont été appelés à afficher de bons comportements au sein des chrétiens. Les chrétiens quant à eux sont appelés à prier pour leurs prêtres car ces derniers ont une tâche importante à accomplir.
Enfin, la deuxième partie importante a été le renouvellement des vœux par les prêtres. A cette occasion, ils réitèrent les vœux qu’ils ont faits lors de leur ordination. «C’est une façon d’affirmer encore une fois qu’ils sont fidèles à leur sauveur Jésus Christ », a fait savoir Mgr Ngoyagoye. Aux chrétiens, L’évêque de l’archidiocèse de Bujumbura a conseillé de ne pas se fier aux croyances occultes. «L’Eglise est bien ordonnée et claire en ce qui concerne ses rituels. Ne faites pas bénir des huiles n’importe où », a rappelé Mgr Ngoyagoye.
Blandine Niyongere

 

ENTRETIEN> Sur les cyclistes qui se font remorquer

Ils sont quelques fois à l’orgine d’accidents routiers

 

Au Burundi comme ailleurs dans le monde entier, la circulation routière est régie par le code de la route. Mais ce code n’est pas quelque fois respecté par les usagers de la route. Au Burundi, le cas typique est celui des cyclistes qui se font remorquer surtout sur le tronçon Bujumbura-Bugarama causant ainsi des accidents souvent mortels.

 

100 5236D’après Gordien Nijimbere, un vendeur de matelas à la Gare du nord, il y a neuf ans, la pratique de se faire remorquer chez les cyclistes sur ce tronçon est très ancienne. On la trouve surtout chez les hommes en provenance de la province de Bujumbura. Ces hommes quittent leurs régions natales et descendent à vélo dans la capitale Bujumbura pour y vendre des marchandises diverses. Mais compte tenu du relief accidenté des montagnes, qui donne naissance à des montées, ces cyclistes font recours à cette pratique dangereuse pour pouvoir retourner et arriver à la maison le plus tôt possible. Ils ont toujours l’intention d’effectuer plusieurs allers-retours dans la ville par jour. Se faire remorquer est une pratique à haut risque, a dit M. Nijimbere. Sur ce tronçon, les cyclistes se font remorquer par n’importe quelle sorte de véhicules. Ils ont souvent l’habitude de faire cette pratique sur des camions en s’appuyant sur les barres de fer facilitant le transport des marchandises. A défaut des camions, ils peuvent alors faire recours à des bus de transport en commun faisant le transport sur ce tronçon.

Une pratique dangereuse

La plupart de ces cyclistes causent des accidents ou meurent eux-mêmes. Sur les bus de transport, ils s’attachent souvent sur la portière postérieure et cette dernière peut s’ouvrir. A part le cycliste qui peut mourir sur place, les bagages des passagers peuvent se déverser sur la route compte tenu de la vitesse du véhicule. En se détachant du véhicule hôte, les cyclistes remorqués meurent souvent écrasés par les véhicules venant du sens opposé, continue M. Nijimbere. Les policiers rencontrés dernièrement sur place mais qui ont préféré garder l’anonymat ont révélé à la rédaction du journal Le Renouveau que c’est un phénomène connu mais difficile à éradiquer d’autant plus que ces cyclistes surveillent les policiers. Ces derniers disent que même si les cyclistes ne meurent pas sur place à cause des accidents, ils peuvent mourir précocement à cause des fumées provenant des tuyaux d’échappement qu’ils aspirent.
Martin Karabagega(stagiaire)

 

INSS> Sa contribution à la vie des retraités

Les régimes de retraite des employés

 

Depuis quelque temps, les régimes de retraite, notamment ceux du monde municipal et du secteur public, reviennent dans l’actualité. On montre du doigt leur générosité et la faible quote-part que doivent apporter les employés.

 

DSC 4967Selon Daniel Mwidogo, chargé de l’information à l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS), cet institut est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie organique et financière. Placé sous la garantie de l’Etat et la tutelle du ministère ayant  la sécurité sociale dans ses attributions, il est administré par un conseil d’administration composé de douze membres à savoir trois représentants des employeurs, trois représentants des travailleurs et six représentants de l’Etat. L’INSS, a-t-il ajouté, est chargé de la gestion de deux régimes de sécurité sociale qui sont le régime des pensions et le régime des risques professionnels. Face à cela, l’INSS a la mission de recouvrer les cotisations sociales, de servir les prestations de sécurité sociale et de contribuer au développement socio-économique du pays.

Les assujettis au régime général de sécurité sociale

M. Mwidogo a déclaré au quotidien Le Renouveau que les assujettis à l’INSS sont tous les travailleurs soumis aux dispositions du code de travail et assimilés ; les militaires, les policiers, les fonctionnaires contractuels de l’Etat, les stagiaires et les apprentis liés par un contrat de travail ou d’apprentissage ; et les travailleurs burundais ou étrangers occupés par une entreprise située au Burundi ou à l’étranger à condition qu’il y ait des accords de réciprocité et pour une durée de six mois au maximum renouvelable une seule fois.

Le taux de cotisation

M.Mwidogo a dit que les taux de cotisation sont différents selon les régimes. Pour le régime des pensions, l’employeur cotise 6% du salaire brut et le travailleur 4% de son salaire. Pour les militaires et les policiers l’employeur cotise 8,8% et le travailleur 5,8. Pour le régime des risques professionnels, c’est 3% entièrement à la charge de l’employeur. L’employeur est le seul débiteur des cotisations envers l’Institut. Il a affirmé que tout se fait dans la transparence tout en respectant la loi.

Jean Bosco Nduwayezu (Stagiaire)

 
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