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Point de presse> Sur l’assassinat d’Agnès Dury

« Une déclaration aurait incriminé Moïse Bucumi »

 

Maître Rodrigue Majambere avocat du député Moïse Bucumi, laisse entendre que son client serait incriminé par Marguerite Barankitse, présidente de la Maison Shalom, dans l’affaire de l’assassinat d’Agnès Dury, une française assassinée en province de Ruyigi en 2007. Selon Me Majambere, au cas où la déclaration incriminant Moïse Bucumi aurait été faite, la confrontation entre les deux personnes permettrait de lever toute équivoque.

 

DSC01597Depuis un certain petit laps de temps, dans les milieux associatifs et diplomatiques, on fait état d’une déclaration et/ou déposition qui aurait été faite par Marguerite Barankitse, chargeant le député Moïse Bucumi, gouverneur de Ruyigi au moment des faits, a déclaré Me Rodrigue Majambere.
« En effet, poursuit l’avocat, nous confirmons sa disponibilité, comme nous venons d’apprendre de la part du parquet général de la République que la commission rogatoire internationale française aimerait entendre le député Moïse Bucumi.

Une confrontation pour lever toute équivoque

Pour que toute la lumière éclate, Me Majambere indique qu’il aimerait mettre à profit la présence de ces magistrats français au Burundi pour que soit organisée une séance de confrontation entre Moïse Bucumi et Margueritte Barankitse. Au cas où, la déclaration incriminant Moïse Bucumi aurait été faite, la confrontation entre les deux personnes permettraient de lever toute équivoque et, ce pour le triomphe de la vérité, souligne-t-il.
A la question de l’état d’avancement du dossier de l’assassinat d’Agnès Dury, Me Rodrigue Majambere a répondu que les enquêtes ne relèvent pas de sa compétence car il n’est pas instructeur dans cette affaire.
Quant à la question de savoir, s’il existe des preuves contre cette incrimination, Me Majambere répond par la négative. Cependant ajoute-t-il, a informé Margueritte Barankitse de sa position officielle.

Lyse Gahimbare

 

AVENUE DU LARGE> Accident d’une moto Bajaj et d’un vélo

Une personne a été blessée et la tricycle très endommagée

 

Un accident s’est produit à l’avenue du Large, plus précisément devant le portail du snack-bar « kw’Iraro », à quelques cinquantaines de kilomètres du Marché de Kinindo. Une personne a été gravement blessée et la Bajaj très endommagée. L’accident a été dû à l’excès de vitesse du conducteur de la moto Bajaj.

 

DSC 2467Une personne a été gravement blessée et une moto Bajaj très endommagée, le jeudi 26 février 2015, au cours d’un accident de roulage. Ce dernier s’est produit à l’avenue du Large, plus précisément devant le portail du snack-bar « kw’Iraro », aux environs de dix-heures quarante minutes. « Le conducteur de la Bajaj aurait perdu le contrôle du volant parce qu’il roulait à une vitesse excessive et par malchance, il a cogné un taxi vélo qui était en train de passer sur le bord de la route », a indiqué la foule qui était sur place au moment de l’accident.
Le taxi vélo et son vélo sont tous tombés dans le caniveau. Le conducteur de la moto n’a pas été blessé mais celui du vélo l’a été très gravement. La victime de l’accident est restée sur le lieu de l’accident parce que le conducteur de la moto Bajaj disait qu’il n’avait pas d’argent pour le conduire à l’hôpital, par conséquent, on a été obligé d’appeler le propriétaire de la moto pour qu’il puisse venir l’acheminer à l’hôpital.
Tous ceux qui étaient sur place ont déploré le comportement des jeunes conducteur qui roulent à grande vitesse sans tenir compte du mouvement qui est en circulation. Nos interlocuteurs ont également fait savoir qu’ils vont donner l’information à la police afin que le propriétaire de la moto puisse payer tous les soins médicaux pour la victime de l’accident.
« Nous demandons à la police de sécurité routière d’aider toujours la population dans la poursuite de tels dossiers parce que nous avons déjà remarqué que dans la majorité des cas, le fautif dépose la victime à l’hôpital, s’évapore dans la nature et ne revient pas régler la facture relative aux frais des soins de santé de la victime », ont-ils ajouté.
AVIT NDAYIRAGIJE (Stagiaire)

 

Enseignement supérieur> Arrêt des cours à l’Université du Burundi

La bourse du mois de février en est la cause est insupportable

 

Les étudiants du nouveau système BMD (Baccalauréat, master, doctorat) à l’université du Burundi, depuis le lundi 24 février 2015, sont en grève pour un délai illimité. Cet arrêt des cours a pour objectif de réclamer leurs frais de bourse du mois de février.

 

DSC05986Interrogé par le journal «le Renouveau » à propos de cet arrêt des cours, le représentant des étudiants de l’université du Burundi,Simon Marie Rurasuma, a fait savoir que la bourse de ce mois a un grand retard, ce qui cause un sérieux problème pour la survie des étudiants dont la vie quotidienne dépend de cette maigre bourse.
« On ne comprend pas pourquoi les étudiants de l’ancien système, eux, reçoivent leur bourse et pas nous ; on aimerait avoir des explications », a précisé S. M. Rurasuma, avant d’ajouter que sans cette bourse, il leur est impossible de continuer les cours. Pour ces étudiants la seule solution est d’arrêter les cours pour faire savoir aux autorités responsables que, sans cette bourse, la vie est insupportable. Etant donné que la majorité d’entre eux viennent de la campagne et n’ont pas de parentés ici dans la capitale, ils doivent vivre à leur dépens, se nourrir, se loger et s’acheter le matériel. La bourse est d’une importance capitale pour joindre les deux bouts, du mois, pour survivre chaque jour.
S. M. Rurasuma conclut en lançant un appel au gouvernement en général et aux autorités responsables en particulier de considérer leur requête et de faire leur possible pour remédier à cette situation. Il continue en interpellant les autres étudiants à rester dans le calme.

Chanelle Irabaruta

 

 

Atelier école de la foi> Conférence sur le leadership

Témoigner de la présence de Dieu au milieu de son peuple

 

L’atelier Ecole de la foi a organisé, le mardi 24 février 2015, une conférence sur le thème « Leadership chrétien face à la question du pouvoir et de la personnalité ». Différents sujets ont été développés dont Donne-nous un roi (1 Samuel 8-12)-Théocratie ou démocratie .

 

DSC 3274Selon abbé Jean Murengerantwari, les conférences du genre ont pour objectif d’aider les chrétiens qui sont impliqués dans les affaires publiques, qui sont appelés à servir le peuple de Dieu, de vivre l’appel de l’évangile. Cela afin qu’ils puissent bien diriger et servir convenablement les autres.
Abbé Murengerantwari s’est servi du premier Livre de Samuel de l’Ancien testament du huitième au douzième chapitre.
S’appuyant sur ce texte biblique, il a fait savoir que tout le peuple réclame incessamment de bons dirigeants. Par exemple, la motivation du peuple d’Israël à demander un roi est venue du mauvais comportement des fils du prophète Samuel qu’il venait à peine de désigner juges par leur père. Ses fils ont adopté des attitudes contraires à la morale et au bien commun comme l’âpreté au gain, les cadeaux alléchants et une justice dévoyée. Ce qui a provoqué un grand malaise dans le peuple.
Toutefois, comme le montre la Sainte écriture, que ce soit le peuple, que ce soit le roi réclamé, tous sont appelés à écouter la voix de Yahvé, de le servir et de le craindre. En plus, cette écriture montre que sans prophète avisé qui exprime la volonté de Dieu, le dernier mot d’un peuple risque justement de devenir le dernier, même s’il se targue d’avoir le meilleur dirigeant du monde. En effet, le cœur d’un peuple sent inévitablement le besoin de la présence de Dieu. Ainsi, sans une entité personnelle ou communautaire qui le rend présent, le peuple le trouve toujours ou il lui est imposé une pièce de rechange qui se traduit souvent par la divinisation des chefs, tout cela au péril de son intégrité, car dans ce cas, c’est la mort de la démocratie, et partant, la mort du peuple.

Pour une démocratie responsable

Selon le conférencier, il faut une démocratie responsable, motivée non pas par une aspiration au changement illusoire, mais par une aspiration à l’amélioration qui puisse garantir la dignité du peuple. S’il s’agit d’une telle démocratie et si elle est teintée d’un peu de théocratie, elle peut faire du bien, et au roi, et au peuple.
Abbé Murengerantwari a invité les dirigeants burundais et tous ceux qui ont eu le privilège d’être au service du peuple de Dieu de savoir s’entourer de bons conseillers. Car, si le roi Saul a eu des défauts au cours de son règne, c’est parce qu’il n’a pas écouté les conseils de Samuel.
Ainsi, a-t-il fait remarquer, étant membre d’une communauté de croyants, tout un chacun est appelé à témoigner de la présence de Dieu au milieu de son peuple. Face à un peuple qui réclame incessamment des dirigeants selon le cœur de Dieu, on est interpellé, chacun à son niveau, à être d’authentiques théocrates. Ainsi, on aura contribué à donner un peu de souffle à la démocratie, une autre façon concrète d’être le sel de la Terre et la lumière du monde.
Il a invité tout un chacun à faire siennes ces paroles du Livre de Samuel: « Craignez seulement Yahvé et servez-le sincèrement de tout votre cœur, car voyez ce qu’il a fait de grand avec vous. Mais si vous commettez le mal, vous périrez, vous et votre roi.»

BENIGNE GAHIMBARE

 

 
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