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L’Office du haut-commissaire aux droits de l’Homme au Burundi> Point de presse

Pour parler de la prochaine visite du haut-commissaire et présenter la nouvelle configuration de l’office

 

Le représentant au Burundi du haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, M. Patrice Vahard, a animé une conférence de presse ce jeudi 9 avril 2015 à Bujumbura. Il était question de parler de la prochaine visite du haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme et de présenter la nouvelle configuration de la représentation depuis qu’elle est redevenue Bureau-pays.

 

100 5391Le représentant au Burundi du haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme a d’abord remercié les journalistes car c’était la toute première rencontre avec la presse. M. Vahard a confirmé que Zeid Ra’ad Al Hussein, haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme effectuera une visite de travail au Burundi du 12 au 14 avril 2015. Il a ensuite fait savoir que ce sera la toute première visite du haut commissaire en Afrique depuis sa prise de fonction en septembre 2014. L’objectif de sa visite au Burundi est de renforcer le partenariat entre le gouvernement du Burundi, les Nations unies et les autres partenaires pour la promotion et la protection des droits l’Homme. Il vient également pour apporter son appui à un processus électoral que l’on souhaite respectueux des droits de l’Homme, a dit M Vahard. Pendant son séjour au Burundi, M. Zeid Raad sera reçu en audience par les différentes hautes autorités et institutions nationales et rencontrera les formations politiques et les organisations de la société civile. Il visitera enfin le centre Humura de Gitega qui accueille les femmes victimes des violences.

Champs d’application de l’Office

L’office est structuré en deux unités distinctes. L’une est chargée de la surveillance et du rapportage. L’autre est chargée de la coopération technique et du renforcement des capacités des institutions et organisations ayant pour mandat la promotion et la protection des droits de l’Homme. Dans son mandat de protection des droits de l’Homme, l’office collabore avec les autorités burundaises auxquelles incombe la responsabilité première de respecter et de protéger les droits l’Homme, a indiqué M Vahard. Il affirme aussi que l’office produit des rapports sur la situation des droits de l’Homme après des vérifications approfondies et formule des recommandations en vu de remédier aux manquements constatés. M. Vahard a signalé que l’office œuvre aussi pour le renforcement des capacités des institutions nationales telles que la police, l’armée, la justice et les médias dans le but de consolider la culture des droits de l’Homme et de promouvoir la paix et la cohésion sociale au Burundi.

MARTIN KARABAGEGA (STAGIAIRE)

 

Comités mixtes de sécurité>Leur importance

Ils contribuent à l’identification des éléments qui pourraient perturber la sécurité

 

Pour renforcer la paix et la sécurité dans le pays, le gouvernement, en collaboration avec tous les acteurs concernés , a initié un programme de mise en place des comités mixtes de sécurité soutenus par la police de proximité. Cela a apporté des résultats significatifs, puisque dans l’ensemble, la sécurité est appréciable. Mais, comme le pays entre dans une période cruciale, il s’avère nécessaire que ces comités fassent encore mieux leur travail pour que les élections se déroulent dans un climat apaisé.

La contribution de la population au renforcement de la sécurité doit se faire sous une forme organisée par l’Etat appuyé par les acteurs non-étatiques. Dans son programme de consolider la paix et la sécurité, le document qui a été élaboré par le Conseil national de sécurité concernant les stratégies à prendre pour assurer la sécurité prévoit la coordination à la base .Ainsi, l’administration assure la coordination des actions à travers les comités mixtes de sécurité qui regroupent les principaux intervenants à savoir les autorités provinciales et communales et les chefs de zones et de collines .En effet, pour atteindre les objectifs qui visent la protection de la population contre les menaces d’ordre politique, les actions suivantes doivent être menées :il s’agit de tenir au jour le jour le registre de la population mis à la disposition des chefs de collines surtout pour identifier les étrangers de la communauté et ; renforcer les principes de responsabilité, de transparence et de recevabilité par rapport à la population à tous les niveaux de l’administration. En outre , la population, l’administration, ainsi que les corps de défense, de sécurité et de justice sont appelés à sauvegarder la promotion et le respect des droits de l’homme. Le renforcement de l’unité et la réconciliation de la population devrait privilégier un dialogue franc et sincère entre la population et les institutions de sécurité (c’est-à-dire PNB, FDN, Justice, et Administration) .Il est impératif pour les comités mixtes de sécurité d’assurer la diffusion d’une communication non violente pendant la période de campagne électorale .Cela contribuerait à lutter contre les rumeurs .Ces dernières font partie des éléments qui perturbent souvent la sécurité. Il est en définitive noté que le concept et les missions de la police de proximité est de créer un bon climat entre les membres des partis politiques par la maîtrise des principes démocratiques, notamment la tolérance politique.

Appolinaire Nimubona

 

 

CROIX ROUGE BURUNDI> Contribution envers les sinistrés de la commune Muhuta

Les sinistrés vont consommer l’eau potable après traitement

 

Dans la cadre de son intervention sur le territoire national, la Croix rouge du Burundi va donner un coup de main pour venir en aide aux sinistrés des pluies diluviennes tombées le dimanche 29 mars 2015 dans les communes Muhuta et Bugarama de la province de Bujumbura. Des savons, des pagnes, des gobelets et des comprimés pour le traitement d’eau polluée vont être octroyés.

DSC 7393Le porte- parole de la Croix rouge du Burundi, Alexis Manirakiza, a fait savoir que les membres volontaires sont intervenus dans les premiers temps pour identifier et évaluer les dégâts humains et matériels survenus dans les localités de Rutunga et Nyaruhongoka des communes Muhuta et Bugarama afin d’y apporter le secours. M. Manirakiza a indiqué que la Croix rouge a participé dans l’élaboration des listes des sinistrés même s’il y a d’autres listes établies par la Caritas burundi et l’administration locale. Actuellement, dit-il, on est sur l’étape de la confrontation des différentes listes pour bien identifier les besoins.

Le rétablissement des liens familiaux est considéré

Après la première assistance donnée par le ministère de la Colidarité nationale, des droits de la personne humaine et de genre, le porte- parole de la Croix rouge a informé que cette dernière va à son tour donner des savons, des pagnes, «des jerry cans » (ustensiles servant à la réserve d’eau), des gobelets et des aquatabs en quantité suffisante. Les aquatiles sont des comprimés utilisés dans le traitement de l’eau à domicile surtout dans les endroits inaccessibles. M. Manirakiza a expliqué que les sinistrés de la commune Muhuta. N’ont pas d’eau potable; ils se rabattent sur l’eau du lac Tanganyika qui est malheureusement polluée. « C’est pourquoi il faut leur donner ces comprimés afin qu’ils consomment un eeau potable », a précisé Alexis Manirakiza. La Croix rouge du Burundi intervient également en matière de rétablissement des liens familiaux. C’est un système qui permet d’identifier l’appartenance familiale des personnes portées disparues ou des cadavres retrouvés Ce système est possible grâce aux techniques appliquéés par des experts et qui tiennent compte des spécifications fournies par les familles éprouvées. « Dans ce cas, on saura quel cadavre à remettre à quelle famille pource -ci puisse procéder à un enterrement avec dignité nonté le porte-parole de la Croix rouge.
Espérance Ndayikengurukiye

 

 

SECURITE> Gestion des rumeurs

Elles peuvent paralyser la société

 

Certaines rumeurs peuvent être source de sous-développement pour la société. On doit apprendre à contrôler nos peurs. Pendant la période électorale, les gens sont parfois pris de peur et fuient leur pays. Toutefois, il ne faut pas minimiser les rumeurs quand elles peuvent paralyser les activités d’une société. L’avis d’un psychologue compte.

 

La rumeur est définie comme étant une nouvelle ou une information qui se répand dans le public. Cette nouvelle peut se répandre d’une façon rapide. Parfois, selon la teneur d’une rumeur, la peur peut se répandre dans la population et l’inciter à fuir les domiciles. C’est du moins ce qui s’observe dans certains milieux à la veille des élections.
Pour en savoir plus sur le sujet, la rédaction du « Renouveau » s’est entretenue avec Emmanuel Ndacayisaba, un psychologue. Il nous a fait savoir qu’il ne faut pas minimiser les rumeurs. Elles peuvent être un danger pour la société d’où il faut bien les gérer. Qu’elles soient vraies ou fausses, les rumeurs sont prises d’une manière différente selon les individus. « Elles provoquent la peur. Et quand on ne peut pas contrôler sa peur, on développe un sentiment de culpabilité. Cela peut entraver le comportement d’une personne », a fait savoir M.Ndacayisaba. Ainsi, la rumeur entraînera la paralysie de certaines activités de la société. Il sera difficile aux gens de vaquer normalement à leurs activités.

Ne pas prendre à la légère une rumeur

Toutefois, notre interlocuteur a fait savoir que la rumeur ne doit pas être minimisée. « Il faut par contre la gérer d’une façon assidue et efficace », selon M.Ndacayisaba. Sinon, la personne prise de peur affiche d’autres comportements difficiles à gérer et qui peuvent être néfastes pour ceux qui l’entourent ou pour la société en général, la fuite de son pays par exemple. Ainsi, la gestion de deux rumeurs doit être prise au sérieux.
Bref, des conséquences sont multiples quand on ne peut pas gérer sa peur suite aux rumeurs. Le sous-développement s’en suit, la scolarisation des enfants devient chose difficile, les activités ne suivent plus leur cours normal. Notre interlocuteur nous a signalé que les gens doivent bien gérer leur peur. Tout en sachant que la peur non contrôlée peut influer sur le comportement de l’individu et jouer un mauvais rôle sur sa personnalité.

Blandine Niyongere

 
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