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ABR> Célébration de la Journée mondiale de la radio édition 2019

Sous le thème : «  Le rôle de la radio dans la promotion du dialogue, de la tolérance et de la paix »

 

DSC 1671L’Association burundaise des radiodiffuseurs (ABR) a procédé à la célébration de la journée mondiale de la radio, le 13 février 2019 à Bujumbura. La journée a été célébrée sous le thème «  Le rôle de la radio dans la promotion du dialogue, de la tolérance et de la paix ».  

 

Au cours de cette célébration, différents responsables des médias et des journalistes avaient répondu présents. Dans son discours de circonstance, le ministre de la Communication et des médias Frédéric Nahimana a indiqué que la journée coïncide avec la naissance de nouvelles radios. Il a invité leurs responsables à assurer des formations à l’intention du personnel jeune et inexpérimenté.Le développement de la radio au Burundi est une réalité. Malgré quelques problèmes qui se trouvent dans le secteur médiatique burundais, M.Nahimana a signifié qu’il y a plus de 20 stations radios qui fonctionnent sur le territoire burundais. Il a promis que le gouvernement burundais continue et continuera à soutenir le développement de la radiodiffusion.Selon le ministre Nahimana, le rôle de la radio n’est pas seulement politique. La radio peut aussi aborder des questions du jour comme celles en rapport avec les changements climatiques et le chômage des jeunes pour la promotion de l’entrepreneuriat. Dans son mot d’accueil, le président de l’ABR Onésime Harubuntu a indiqué que la radio est un moyen de communication à faible coût adapté pour toucher  les communautés isolées et les personnes vulnérables. Elle joue un rôle majeur notamment en temps de conflits en favorisant le dialogue entre les parties prenantes et servant de support pour les initiatives de paix. La radio reste le moyen  le plus dynamique, le plus réactif et le plus attractif qui existe, a dit M.Harubuntu.Joséphine Ntahobari a, au nom du  représentant de l’Unesco au Burundi, indiqué que la communication sur les ondes peut être un remède à la négativité qui semble parfois prévaloir sur la toile. Il sied de noter que la célébration de cette journée a été possible grâce à la contribution de l’ambassade de la France au Burundi, à la Brarudi et à la Maison de la presse.

Martin  Karabagega

 

MDPHASG> Atelier de vulgarisation de la Stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes sinistrées révisée

Pour trouver des solutions durables à la réintégration des sinistrés

 

DSC08639Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre (MDPHASG) a organisé, le mercredi 13 février 2019, un atelier de vulgarisation de la Stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes sinistrées révisée à l’endroit des administratifs et des représentants des corps de sécurité,  des confessions religieuses et des sinistrés de quatre provinces. Il s’agit de Bujumbura, la mairie de Bujumbura, Bubanza et Mwaro. L’objectif était de trouver des solutions durables à la réintégration des sinistrés. 

 

Le directeur général de la Réintégration des sinistrés au MDPHASG, Révérien Simbarakiye, a indiqué que cette stratégie est axée sur trois piliers. Il s’agit d’abord de l’amélioration des droits et des libertés en faveur des personnes sinistrées. La base de ce pilier est essentiellement la mise en place de la législation nationale qui protège les rapatriés, les déplacés, les démobilisés et les autres vulnérables. Ainsi, a-t-il dit, les intervenants dans le cadre de protection de ces personnes auront un cadre légal de référence pour les assister.Selon M. Simbarakiye, le 2e pilier concerne l’amélioration des conditions socio-économiques de vie des personnes sinistrées. Une assistance à ces personnes en matière de logement et de sécurité alimentaire est prévue. La mise à leur disposition des opportunités économiques leur permettant de se prendre en charge elles mêmes par l’octroi des petits emplois, par la réintégration professionnelle au niveau des anciens employés de l’Etat et par l’appui aux activités génératrices de revenu.M. Simbarakiye  a fait savoir que le 3e pilier concerne la gouvernance de la Stratégie pour montrer ce qui est nécessaire et tout ce qui est prévu afin que ledit document puisse être réalisé. Il s’agit notamment de profilage de personnes sinistrées, d’organisation des séances de formation en faveur de toute la population et à l’endroit des sinistrés sur leurs droits et libertés, de suivi-évaluation pour voir si la stratégie est mise en application dans les différentes communes du pays. Enfin, il est prévu une campagne de plaidoirie pour la mobilisation des ressources de mise en œuvre de cette stratégie.Selon M. Simbarakiye, le constat de l’évaluation de la première stratégie est que l’implication de l’administration dans sa mise en œuvre était incontournable. A cet effet, M. Simbarakiye a demandé à l’administration aux niveaux provincial, communal et collinaire de s’impliquer dans la mise en application de cette stratégie car, a-t-il insisté, sans leur apport la mise en application ne sera pas facile. 

Ezéchiel Misigaro

 

MSPGC> Communication sur les accidents de circulation routière

Des mesures sévères vont désormais être prises pour sauvegarder la vie des passagers et garantir la sécurité sur la voie publique

 

DSC08529Dans un communiqué rendu public, ce mardi 12 février 2019, par le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, ce ministère précise que des mesures sévères vont désormais  être prises  à l’ encontre des conducteurs des taxi-voitures dits  Probox  pour surcharge, surnombre de passagers et excès de vitesse et des vélos qui s’accrochent aux véhicules, pratique communément appelée « Dunyuri ». 

 

Pierre Nkurikiye indique  que ces derniers temps, les accidents de la route causent d’importants dégâts humains et matériels au Burundi. A titre d’illustration, pour la seule année 2018, il y a eu plus de trois mille accidents qui ont emporté la vie de plus de 371 personnes avec plus de 1 850  autres blessées sans parler des dégâts chiffrés à des millions pour les funérailles, les soins de santé, les véhicules et infrastructures endommagés, etc.« La police constate que la plupart de ces accidents sur la voie publique sont dus à la surcharge, au surnombre des passagers, et à l’excès de vitesse chez certains conducteurs de véhicules surtout chez ceux à bord des taxis voitures communément appelées Probox en provenance de l’intérieur du pays. La plupart de ces derniers n’ayant même pas l’autorisation de transport rémunéré des personnes, ayant de faux papiers d’assurance ou accusant de multiples autres défauts », a dit M.Nkurikiye. Il a ajouté que la même  police a constaté également la recrudescence des remorquages des conducteurs des vélos  derrière certains véhicules, pratique communément dénommée Dunyuri qui a déjà causé plusieurs morts et blessés parmi ces conducteurs de vélos remorqués et gêné la circulation sur les routes.Suite à ces constats amers, le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes rappelle à l’ordre ces conducteurs défaillants et porte à leur attention que des mesures sévères vont désormais être prises à l’encontre des récalcitrants pour sauvegarder la vie des passagers et la garantir sécurité sur la voie publique. 

Emélyne Iradukunda

 

Fête de la Saint Valentin> Vue par les parents burundais ainsi que l’Eglise catholique

L’église n’a pas voulu laisser les jeunes dans l’ignorance

 

DSC 1622La fête de la Saint Valentin est considérée comme la fête des amoureux. Ce sont surtout les couples ainsi que les jeunes gens amoureux. Certains jeunes adoptent des comportements inadéquats face à cette fête. Les parents s’inquiètent de cette situation. L’église catholique quant à elle dispense des enseignements afin de faire comprendre à différentes catégories le sens de cette fête.   

 

Dans son entretien, Père Amand Kana, responsable du foyer de Charité de Bujumbura a fait savoir qu’au foyer de charité, on a commencé à organiser la semaine Saint Valentin parce que à un certain moment dans les années 2005 jusqu’en 2008 cette fête était l’occasion pour les jeunes de se livrer à l’ivrognerie, à la débauche, etc. «L’église n’a pas voulu laisser les jeunes dans cette situation. L’église a voulu faire comprendre aux jeunes d’abord le sens de la fête puisque c’est une fête d’un saint ensuite on a voulu leur donner des enseignements qui leur apprennent comment vivre les relations saines entre garçons et filles et comment aimer en vérité», a-t-il dit.

Plusieurs genres d’enseignements ont été donnés

Père Kana a fait savoir que la semaine Saint Valentin est organisé au foyer de charité depuis l’année 2009. Il y a plusieurs genres d’enseignement qui ont été donné sur la connaissance de soi, sur la sexualité, son sens, sa gestion, sur l’éducation, l’auto éducation, l’amour et le dialogue en famille et au sein de couple sur la joie de l’amour, les nouvelles technologies de l’information et de communication, bref, tous ces domaines qui aident les jeunes à vivre une vie digne et équilibrée. Face à ces enseignements, les jeunes ont changé de comportements.Père Kana a indiqué qu’il y a des résultats positifs grâce à ces enseignements. «D’abord, les jeunes eux même ont pris les décisions de vivre dans une vie de dignité, de moralité. Beaucoup de jeunes ont pris la décision de rester chaste jusqu’au mariage. Eux même en témoignent et surtout ils disent ce que l’engagement à la chasteté leur a rapporté du point de vue de la paix intérieure, de l’équilibre humain et même du point de vue de la réussite en classe chez les jeunes. Il y a ceux qui disent qu’ils sont devenus intelligent en classe. Quand un jeune vit dans la débauche, il ne peut pas être intelligent parce que l’esprit est tout le temps troublé et enténébré par cette vie désordonnée» a expliqué le Responsable du foyer de Charité. 

Les couples bénéficient également des enseignements

Père Kana a indiqué que le foyer de charité a décidé de donner des formations aux couples et aux parents car ils ont aussi besoin des formations dans leurs relations homme-femme mais aussi formation dans leurs responsabilités de parents du point de vue de l’éducation, de l’accompagnement des enfants. Les couples eux même donnent des témoignages de ce que ces enseignements leur ont apporté. Il y a les familles, les couples qui sont réellement heureux d’avoir découvert ce qu’ils ne connaissaient pas ni avant de se marier ni après leurs mariages. La semaine Saint Valentin a été d’une grande importance pour l’édification de la vie des jeunes et des familles.Les veufs et veuves ont aussi bénéficié d’une formation afin de les soutenir dans l’état de vie où ils sont et pour leur donner les moyens de persévérer dans la fidélité», a-t-il dit. 

La Saint Valentin est fêtée timidement au sein des couples

Dans un entretien avec quelques parents, la Saint Valentin est fêtée timidement au sein des couples dans les ménages. Cela est souvent dû au manque de moyens financiers ainsi que la coutume. Ce sont surtout les jeunes couples qui fêtent souvent en échangeant des cadeaux. Un homme rencontré dans l’un des quartiers de Bujumbura a fait savoir  que pour lui, la Saint Valentin est l’occasion de renouveller l’engagement au sein du couple. Selon lui, même si le couple n’organise pas beaucoup de choses, il peut s’asseoier ensemble et partager un verre seulement. A cette occasion, ils échagnent les idées à propos de vie du ménage afin de corriger ce qui ne va pas bien. Concernant la Saint Valentin vu par les parents envers leurs enfants, certains d’entre eux s’inquiètent du comportement de certains jeunes gens. Ces derniers considèrent cette fête comme l’occasion d’échanger des cadeaux, de sortir ensemble. Il arrive que ces jeunes dépassent les limites en s’adonnant au vagabondage sexuel. Certains jeunes surtout les filles exigent d’avoir des cadeaux de par leurs copains. A ce moment, ces derniers exigent à ces filles d’autres cadeaux sous une autre forme. Ce parent interrogé a fait savoir qu’heureusement, certains jeunes ont déjà connu le bon Dieu, ils ont pris le chemin de la prière. C’est grâce aux enseignements du foyer de Charité pendant la période de la semaine Saint Valentin.

Lucie Ngoyagoye

 
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