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Naissance des jumeaux> Son impact sur la famille et l’entourage

Elever les jumeaux nécessite l’aide de tout le monde

 

Dans la famille, la naissance des jumeaux est en quelque sorte une chance car ce n’est pas un cas général dans toutes les familles. Toutefois, cette chance, si elle arrive involontairement, elle n’est pas préférée car difficile à gérer. Les familles pauvres souffrent quand il leur arrive la chance de mettre au monde des jumeaux.

 

Même si l’arrivée d’un nouveau-né est d’une grande joie dans la famille, il y a des cas où cette joie ne dure pas longtemps. C’est le cas de la naissance des jumeaux. Il est vrai, quand une femme accouche sans y perdre sa vie, on se réjouit dans la famille ; on dit en kirundi : « Yasimvye imanga». Après l’accouchement, la famille commence une grande charge d’élever cet enfant qui n’est pas facile chez les familles pauvres. Si la femme met au monde des jumeaux, cette charge devient double.
Élever les jumeaux dès la naissance jusqu’à 2 ans n’est pas une chose facile. Des fois, on a besoin d’aide de la part de son entourage et, si possible, de l’Etat. Le lait maternel est destiné à un seul enfant. S’il arrive de naître des jumeaux, bien entendu il faut un supplément au lait maternel pour garder la croissance de ces derniers ; on a besoin du lait, du sucre ... pour la femme allaitante. On n’oublie pas non plus les habits pour les enfants et leur mère. Pour les familles dont la vie est précaire, avoir tout le nécessaire n’est pas facile si elles ne sont pas aidées par l’entourage.
En plus des cas ci-haut cités, un autre problème sérieux se pose : celui de la garde de ces enfants. Si on n’a pas d’autres enfants, on est obligé de chercher une autre personne qui vient en aide. A ce problème, c’est la famille de la femme ou du mari qui intervient en envoyant un de ses membres pour aider à garder les jumeaux. Ça peut aussi être un voisin. Il y a des cas où un enfant de cette famille abandonne l’école pour aider sa mère à garder les jumeaux.
En définitive, les jumeaux, quand ils sont encore petits, sont considérés comme une charge pour la famille et son entourage. Mais après avoir grandi, ils deviennent comme une fleur car, agréables à voir. On commence à désirer avoir cette chance un jour.

Eric Sabumukama (Stagiaire)

 

Municipalité de Bujumbura> Les enfants en situation de rue

Ils développent un comportement de mendier et de voler

 

Aujourd’hui, on croise beaucoup d’enfants dans les rues et avenues des quartiers de la ville de Bujumbura.

 

On était habitué à rencontrer les enfants qui font la mendicité dans des lieux beaucoup plus fréquentés par les gens. Mais, il s’observe un autre comportement chez ces enfants, au lieu de se positionner pour mendier, ils sillonnent dans les quartiers, surtout du centre ville avec d’autres objectifs. Le constat est qu’ils font semblant d’être mendiants pour voler sans être suspectés. En effet, ils sont souvent surpris en train de voler les rétroviseurs des véhicules, les clignotants et autres pièces faciles à arracher. Ce n’est pas seulement cela, quand ils circulent, ils jettent des coups d’œil dans les véhicules pour voir des objets qui seraient à la portée de leur main. Une fois les gens à bord de ce véhicule distraits, ces enfants prennent ces objets. Ou si une personne dépose quelque chose par terre et qu’elle est un peu distraite, elle a peu de chances de le retrouver. Et pour échapper à la vigilance des gens, ces enfants font toujours semblant de mendier. Quand ils trouvent l’occasion d’arracher quelque chose, ils courent. Et comme les gens croient que les voleurs sont le plus souvent des gens d’un âge un peu avancé, on ne croit pas immédiatement que ces enfants auraient volé quelque chose. Le plus souvent on a l’impression qu’ils auraient plutôt endommagé quelque chose, rien que ça. Et sur ce, les gens ne se précipitent pas pour les arrêter. Soyons vigilant ! ce n’est pas seulement cela, les forces de l’ordre doivent agir vite car, s’ils commencent à développer ce comportement à leur âge qui est compris le plus souvent entre 10 et 13 an, on ne sait pas ce qu’ils seront à 18 ans. Mais, quand ils font la mendicité uniquement, leurs parents savent le plus souvent ce qu’ils font. Il arrive même qu’ils mendient sous l’encadrement de leurs parents. Espérons, pour l’amour du ciel que les parents vont se ressaisir pour ne pas contribuer dans le développement de ce comportement des enfants qui prennent tout objet de valeur qu’ils rencontrent sur leur passage.
Alfred Nimbona

 

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA > Grâce à la privatisation des bornes fontaines

La gestion de la ressource eau est appréciable

 

DSC 0309Le gaspillage de l’eau  devient de plus en plus réduit en ce moment où les habitants de la capitale Bujumbura apprennent à mieux gérer l’eau dans leurs ménages. Cela parce que les bornes fontaines ne sont plus publiques et qu’ils sont chaque fois obligés de payer pour cette manne.

 

Il ya des années, les bornes fontaines se trouvant dans les différents quartiers de la municipalité de Bujumbura étaient publiques. Des gaspillages de cette ressource vitale étaient énormes car les vannes étaient souvent en panne et l’eau passait des heures ou des jours à couler. Il y a même des gens qui faisaient leur toilette à ces endroits publics causant du désordre.
A cette époque, nombreux étaient les habitants qui ne savaient pas gérer rationnellement l’eau car elle était pour eux abondante et gratuite. Ils la considéraient donc comme une ressource inépuisable et ignoraient que beaucoup de moyens financiers sont mobilisés pour son traitement. D’où ils la gaspillaient sans retenue.
Mais avec la privatisation des anciens robinets publics, la mentalité a changé chez certaines personnes. Dernièrement, certains interlocuteurs, rencontrés dans le quartiers Kavumu de la zone Kamenge, ont rapporté à la presse quotidienne Le Renouveau qu’il y a désormais plus de discipline dans l’utilisation de l’eau. «Avant la privatisation, on observait des bousculades à la fontaine mais aujourd’hui, chacun vient avec son argent pour chercher de l’eau. Nous puisons dans le calme », a rapporté une ménagère.
D’autres affirment que leur consommation journalière en eau s’est réduite presque de la moitié. « J’utilisais deux à trois bidons pour faire la vaisselle, mais aujourd’hui, un et demi suffisent pour la même tâche. Chez nous, nous pouvions facilement consommer cent litres par jour. Mais aujourd’hui, on ne peut pas garder la même consommation. Sinon la facture de l’eau serait élevée alors que la vie devient de plus en plus chère». A dit H.A.
La situation est aussi la même pour ceux qui ont des robinets chez eux. Ils disent que suite aux factures élevées de la Regideso, ils sensibilisent leurs locataires à réduire la consommation. Pour cela, on fixe des horaires pour puiser de l’eau afin d’éviter la perte d’une moindre goute d’eau.

Jean Bosco Nkunzimana (Stagiaire)

 

12 JUIN>Journée mondiale contre le travail des enfants

Sous le thème : « Dans les conflits et catastrophes, protégeons les enfants du travail des enfants »

 

Chaque année, le monde célèbre la Journée internationale contre le travail des enfants. Cette année, la journée se concentre sur le sort des enfants travailleurs domestiques, qui sont parmi les plus exploités et abusés. Et selon Déo Mbonimpa, directeur des normes et législations du travail au ministère de la Fonction publique du travail et de l’emploi, il a indiqué que le gouvernement du Burundi célébrera cette journée dédiée à la lutte contre le travail des enfants, le lundi 12 juin 2017, sous le thème général : « Dans les conflits et catastrophes, protégeons les enfants du travail des enfants ».

 

L'Unicef reconnaît que, partout dans le monde, des millions d'enfants travaillent pour aider leur famille, mais ce travail devient inacceptable quand les enfants sont trop jeunes, victimes d'abus ou d'exploitation quand ils devraient plutôt être à l'école. L'Unicef met également en lumière l'étendue choquante de la maltraitance des enfants qui travaillent dans des conditions dangereuses.
« Nous ne sommes pas naïfs au point de dire que les enfants ne devraient pas travailler», a déclaré Susan Bissell, Chef de la protection de l'enfance à l’Unicef. « Toutefois, lorsque les enfants sont contraints à des formes de travail dangereux, quand ils manquent l'école et quand ils sont en danger que leur santé et leur bien-être soient altérés, ils doivent être retirés de ces situations».
L'organisation internationale du travail (OIT) a, en plus, publié un nouveau rapport interpellant toutes les nations à éliminer le travail des enfants dans le travail domestique et protéger les jeunes travailleurs contre les conditions de travail abusives, qui explique que des millions d'enfants, principalement des filles, sont soit en-dessous de l’âge légal de travailler, travaillent dans des conditions dangereuses, ou dans des circonstances équivalant à l'esclavage.
Ce même rapport affirme que les travailleurs domestiques sont parmi les plus exploités et maltraités. De plus, de nombreux enfants travaillant comme domestiques vivent aussi avec leur employeur, ce qui les rend très vulnérables aux abus sexuels, à la violence et à la traite.
Avit Ndayiragije

 

 
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