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Marché de Kamenge> Panier de la ménagère sur les vivres secs

Différents facteurs influent sur les prix

 

DSCO 2324Au marché de Kamenge, les prix des vivres secs sont toujours élevés. Les clients ne le comprennent pas alors que c’est la période des récoltes.  

 

Tels sont les prix comme nous les avons trouvés au marché de Kamenge en date du 11 juillet 2019.Dans un échange avec les commerçants, ils ont fait savoir que les prix restent élevés suite à différents facteurs. En premier lieu, les prix sont fixés en fonction  des exigences des fournisseurs qui ont leurs propres contraintes. Comme beaucoup de marchandises proviennent de l’intérieur du pays, le prix de transport est également élevé, surtout pendant cette période où on observe la pénurie de carburant. Concernant le prix élevé du blé, c’est à cause de sa non disponibilité. Ce prix va être revu à la baisse au mois d’août prochain lors de la récolte du blé. Quant aux clients, ils espèrent que les prix pourront être revus à la baisse. Ils s’inquiètent aussi car, apparemment, les commerçants ont tendance à gagner plus. 

Lucie Ngoyagoye et Nasrah Fridah Awazi (stagiaire)

 

PARCELLE A PLUSIEURS MENAGES> Difficultés liées au paiement des factures de la Regideso

La mésentente dans la répartition est fréquente

 

IMG 0711Il s'observe souvent des difficultés liées au paiement des factures de la Regideso dans des parcelles à plusieurs ménages. La mésentente entre les membres  dans la répartition est fréquente. C’est en ces termes que le propriétaire d’une parcelle sise à Kinama, Valentin Sinzakaraye, s’est confié au quotidien « Le Renouveau» lors d’un entretien le 10 juillet 2019. 

 

La cohabitation entre les ménages qui louent des maisons dans une  même parcelle est souvent difficile. La mésentente naît souvent lorsqu’il s’agit de payer des factures de la Régideso. Selon M. Sinzakaraye, les ménages n’arrivent pas à s’entendre, étant donné que chacun veut tirer la couverture de son côté en voulant payer moins d’argent que les autres, indépendamment de ses consommations, soit en eau, soit en électricité. En effet, lorsqu’un agent de la Regiseso apporte une facture, les locataires ne s’entendent pas facilement.  M. Sinzakaraye  a indiqué que le payement de ladite facture est subordonné à plusieurs disputes entre locataires. Le propriétaire de cette parcelle déplore le fait qu’on enregistre des arriérés liés au fait qu’il attend une longue période pour que ces derniers puissent parvenir à un compromis.  Il y a même des fois où ils ne payent pas la totalité de la somme due. Cela a pour conséquence de rééchelonner les arriérés. Ce propriétaire de ladite parcelle leur a proposé une formule pour éviter des disputes lors du payement de la facture. D’après lui, il  trouve que la meilleure façon de s’acquitter des factures est d’adopter le système de pourcentage en fonction, d’une part, des lampes et des appareils électroménagers dont chaque locataire dispose et, d’autre part, de savoir la quantité d’eau consommée par jour pour chaque ménage. Selon M. Sinzakaraye, d'autres facteurs qui font que les arriérés apparaissent est le fait que la facture lui parvient tard. Le paiement après les consommations d'eau implique qu'il y a certains locataires qui déménagent sans s'acquitter des montants dus. Le propriétaire de la parcelle a dit qu'en cas pareil, il est obligé lui même de payer ces arriérés pour ne pas pénaliser les locataires restants. M. Sinzakaraye demande à ce que la Regideso instaure des compteurs cash water pour juguler ce problème d'impayés provoquant des conflits entre les cohabitants.

EZECHIEL MISIGARO

 

A.B.M.P.D> Occupation des jeunes en vacances

Pour les sensibiliser aux méfaits de la drogue

 

IMG 2115L’Association burundaise pour un monde de paix sans drogue (A.B.M.P.D), a organisé des activités pour les jeunes en vacances et  ceux qui sont en situation de rue et ceux qui ont abandonné l’école. Les activités consisteront à la sensibilisation des méfaits des drogues et le renforcement des capacités pour les activités scolaires pour ceux qui ont abandonné l’école.   

 

 

Ces activités vont se dérouler au mois de juillet et août, c'est-à-dire, elles vont commencer à la mi-juillet pour se terminer à la fin du mois d’août.Selon le représentant  de l’A.B.M.P.D., Valentin Havyarimana,  cette association a mené une enquête afin d’identifier les enfants en situation de rue.  M. Havyarimana a précisé qu’ils ont constaté que la plupart des enfants en situation de rue qui ont été identifiés étaient originaires en grande partie de la zone Kanyosha précisément dans les quartiers Gisyo, Busoro, Ruziba et ceux de la zone Musaga dans le quartier Gitaramuka. C’est pourquoi le centre où se dérouleront ces activités sera basé dans la zone de Kanyosha.M. Havyarimana a souligné que le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a pris les mesures de ne pas aider les enfants qui vivent dans la rue dans l’optique de les décourager afin de les amener à quitter cette situation. C’est pourquoi ces activités vont concerner les enfants dont l’association a déjà identifié leurs parents. Cela pour que ces enfants puissent retourner dans leurs familles respectives. Les activités qui vont occuper ces jeunes  pendant les vacances seront la sensibilisation au méfait des drogues, le renforcement des capacités dans les cours du cycle primaire pour ceux qui ont abandonné l’école et les activités culturelles. Une autre activité que l’association va faire est de chercher des places pour ces enfants dans les écoles qui leur sont proches. M. Havyarimana a précisé que l’association a déjà demandé la permission au niveau du ministère en charge de l’éducation pour cette activité.M. Havyarimana a invité les jeunes de la commune Muha à participer à ces activités car elles sont très importantes pour leur réinsertion dans les familles. Il a invité les parents à suivre de près leurs enfants, surtout pendant les vacances, afin d’éviter qu’ils tombent dans les mauvaises pratiques comme la consommation des drogues. 

Fidès Ndereyimana

 

JEUX ET LOISIRS>Les élèves en vacances

Les risques à ne pas négliger

 

IMG 2047Les parents doivent suivre de près et être au courant des risques que courent les enfants qui fréquentent excessivement les jeux de hasard pendant la période des vacances. 

 

Ces jeunes adolescents toujours présents dans les salles de jeux courent des risques liés aux jeux de hasard lorsqu’ils sont au courant d’une consommation de drogues ou d’alcool, en raison du lien important entre ces deux comportements. Alors que les  mineurs n’ont pas la permission  de fréquenter les salles de jeux de hasard légalisés, les adolescents s’y rendent pour participer à des jeux de hasard soit légalisés comme produits de loterie, casino, paris sportifs, terminaux de jeux vidéo, soit autonomes  comme jeux de cartes, jeux de dés et autres.  Les parents doivent s’informer des comportements de leurs enfants à l’égard des jeux de hasard en vue de prévenir les conséquences qui découlent de la pratique de ces jeux. Dans la mairie de Bujumbura, surtout dans les quartiers résidentiels du nord-est de la capitale, les salles des jeux et de loisirs se multiplient du jour au jour, ce qui doit attirer l’attention des parents. En effet, les enfants vont bientôt passer aux grandes vacances d’été au cours desquelles ils seront libres. En s’adonnant excessivement aux jeux, de nombreuses conséquences négatives apparaissent chez les adolescents. Il peut s'agir des conséquences financières, familiales, sociales, physiques ou psychologiques.  Surtout dans les jeux de paris sportifs et de casino, l’enfant est animé de plus en plus d’un esprit de gagner plus et cherche à réussir à tout prix. La publicité crée en lui une avidité qui le pousse à dépenser ce qu’il avait pour des chances de gagner très réduites. C’est dans cette optique que l’enfant dépourvu d’argent va recourir au gaspillage des biens de la famille, tendant vers l’esprit de vol. Pis, certains adolescents passent souvent toute la journée dans des  salles de jeux ou de loisirs car ils n’ont même pas le temps d’aller à la maison pour manger à la mi-journée.  Le jeu est devenu pour eux une préoccupation constante et a envahi les autres sphères de leur vie. Pour éviter le pire, il faut des efforts pour  la mise en valeur de la complémentarité entre les parents  et l’autorité scolaire tout en conscientisant que les comportements liés à la pratique des jeux de hasard par les jeunes s’associent à des risques, y compris l’échec scolaire et l’absentéisme après les vacances. 

Fiacre Nimbona (stagiaire)

 
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