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RN1> Les enfants qui montent sur les véhicules en circulation

Ils sont exposés à d’éventuels accidents

 

IMG 0004La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le mercredi 1er août 2018 à la route nationale no1(RN1) où elle a observé des enfants qui étaient montés sur la carrosserie d’un véhicule en circulation. Il nous revient d’alerter les parents sur le fait que leurs enfants sont exposés à d’éventuels accidents.  

 

Les enfants qui montent sur les véhicules en circulation au niveau de la RN1 courent un danger évident  d’un éventuel accident. Comme ces enfants montent derrière certains véhicules à l’insu des chauffeurs, ces derniers peuvent accélérer à leur risque et péril.  Ils peuvent tomber jusqu'à trouver la mort ou devenir purement et simplement infirmes. Comme le voyage est long,  ils pourraient être fatigués  et  lâcher subitement le fer sur lequel ils  attachent leurs mains. A cet effet, ils peuvent être percutés par un véhicule se trouvant derrière.Plus souvent, les enfants qui montent sur ces véhicules sont ceux qui proviennent de l’intérieur du pays dans le but de contempler la beauté de la capitale. D’autres fuient leurs familles en vue de chercher de petits emplois de subsistance. D’autant plus qu’ils proviennent des familles à faibles revenus. Quand ces enfants arrivent à destination, ils n’osent pas dire au chauffeur de s’arrêter. Ils cherchent à sauter par tous les moyens. Quelques fois, ils attendent que le chauffeur approche un dos d’âne où il décélère. Si ce ne pas le cas, ils décident de sauter au lieu de dépasser leur destination. Le cas le plus frappant est celui d’un enfant qui a voulu s’amuser en montant sur le véhicule et qui, arrivé à destination, s’est vu son bras cassé lors d’un saut. Il arrive également des cas où ces enfants peuvent être distraits et aller plus loin que prévu. Il n’est pas moins vrai qu’on parle des enfants disparus. Ces enfants qui font de tels actes créent de problèmes non seulement à leurs familles mais aussi à la population environnante et pourquoi pas à la nation burundaise toute entière. Pour épargner à ces enfants de courir le risque d’accidents, certains conducteurs des véhicules accrochent des épines derrières.

Evelyne Habonimana

 

Zone Kamenge > Témoignage d’une orpheline sur la réussite de sa vie après la perte de tous ses parents

« C’est comme un miracle, je dirais »

 

Même si certains enfants sombrent dans la misère quand ils deviennent orphelins, il y en a d’autres qui parviennent à réussir leur vie. C’est le cas d’une orpheline rencontrée à Kamenge, qui témoigne que, sans aucune parenté, elle a réussi à gagner sa vie après avoir subi une formation professionnelle en couture. 

 

« Je ne croyais pas que j’allais survivre. Je me sentais totalement perdue. Tels sont les propos de T.S., une orpheline totale, habitant la zone urbaine de Kamenge dans la municipalité de Bujumbura. Pour elle, n’ayant aucune parenté qui puisse s’occuper d’elle, elle avait perdu tout espoir. Mais elle ajoute qu’un jour, une lumière brilla pour elle. Elle a trouvé une famille qui l’a accueillie et l’a prise en charge. « Je me demandais ce que je serai dans l’avenir et je ne trouvais même pas de réponse. J’étais toujours dans le stress. Et cela parce que je ne connais pas où habitaient mes parents. Et si je connaissais même l’endroit, il m’a été dit qu’après la mort de mon père, ma marâtre a vendu toute la propriété et est partie, on ne sait pas où », indique-t-elle.

Il y a toujours un jour de chance 

T.S. affirme que pour toute personne, il y a toujours un jour de chance. « Dieu aime les orphelins et Il accorde à toute personne qui Le respecte un jour de chance. Dans ma détresse, Il m’a favorablement assistée. La famille qui m’a accueillie a été tout pour moi et je peux dire que je ne suis plus orpheline. Car je ne manque de rien chez elle. Elle a tout ménagé pour moi et m’a fait apprendre un métier qui m’aidera dans ma vie. Après ma formation en couture, elle m’a même acheté une machine et m’a également trouvé un emploi rémunéré ; ma réussite aujourd’hui, c’est comme un miracle, je dirais », dit-elle. Mlle T.S. indique aussi qu’elle est satisfaite de cette réussite et que la famille qui l’a aidée restera dans sa mémoire. «Je sui tellement fière car je suis capable maintenant de préparer mon avenir même si je n’ai pas de parenté. Mais je n’oublierai jamais les bienfaits de la famille qui m’a élevée jusqu’au rang où je me trouve. L’expérience m’a montrée  que personne ne doit désespérer car  un jour   ou  l’autre, le soleil brillera pour lui », a conclu Mlle T.S.
Jean Bosco Nkunzimana

 

Les quartiers du nord de la mairie> Tapages nocturnes

Les administratifs à la base doivent s’impliquer pour y mettre fin

 

La population vivant dans les quartiers du Nord de la mairie de Bujumbura se lamente qu’elle est gênée par les tapages nocturnes. Ces derniers sont organisés dans les bistrots ou dans certaines églises. Cette population demande au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique de collaborer avec les administratifs à la base pour que les gestionnaires de ces lieux respectent la population environnente. 

 

Dans certaines zones du nord de la mairie, la population dit être gênée par les tapages nocturnes. « Il y a deux ou trois mois, nous avons entendu que le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique a interdit les karaoké ou les concerts organisés dans les bistrots ou dans les boîtes de nuit qui se font toute la nuit et qui empêchent la population environnente de se reposer. Cependant depuis le début des grandes vacances, certains de ces endroits organisent des concerts qui se font jusqu’à l’aube. Aussi, certaines églises organisent des veillées de prière au cours desquelles, leurs fidèles peuvent chanter en utilisant des instruments musicaux avec des lance-voix. Dans ce cas, les gens qui vivent à côté de ces églises peuvent passer toute une nuit sans se reposer », a-t-elle affirmé.

Les tapages nocturnes peuvent influencer négativement l’éducation des élèves en vacances 

Cette population a ajouté que certains chefs de ménage ont porté plainte à plusieurs reprises chez les chefs de quartiers, mais rien n’a changé. Elle a également précisé que ces tapages nocturnes se remarquent dans beaucoup de cas pendant les grandes vacances. Elle pense que les organisateurs profitent de ces vacances pour attirer un grand nombre d’élèves.     « Ces derniers peuvent sortir même sans l’autorisation de leurs parents. Par conséquent, en plus de passer une nuit sans se reposer, ces divertissements peuvent créer des querelles entre les parents et leurs enfants parce qu’ils peuvent influencer négativement l’éducation des élèves en vacances.Pour ce faire, la population vivant dans les quartiers du Nord de la mairie demande au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique de mener des enquêtes pour savoir pourquoi la décision de réglementer les heures des musiques pendant la nuit n’est pas respectée. Elle demande également aux administratifs à la base de mettre en application ladite décison afin de respecter les droits de la population environnente et leur permettre de se reposer pendant la nuit.                   

Rose Mpekerimana

 

Commune Mugina> Contribution de l’association «Twiyunge» dans le développement local

Elle permet aux membres de subvenir aux besoins familiaux

 

DSC07430Pour accéder à un développement local, une contribution de la population s’avère très importante au lieu d’attendre les aides en provenance d’ailleurs. Cela a été mentionné par les femmes  membres de l’association  « Twiyungunganye », de la  commune Mugina, en province de Cibitoke. 

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal «Le Renouveau», Marie Chantal Mpawenimana, présidente de l’association des femmes « Twiyungunganye» de la commune Mugina dans la province de Cibitoke, a d’abord indiqué que les gens ne devraient pas penser toujours que leur développement local  proviendra des autres personnes, surtout à travers les différentes aides reçues. Mais, plutôt, ils doivent chercher eux-mêmes à contribuer  pour que le pays et leurs familles puissent se développer.Mme Mpawenimana a ajouté que  le travail en association ou en groupement peut faciliter les gens à atteindre un développement local, lequel facilite souvent une bonne survie de leurs ménages respectifs, sans dépendre de qui que ce soit. « Auparavant, on était seulement dix membres, et la contribution par membre et par mois était de 1 000 FBu. Et actuellement, nous sommes au nombre de cinquante membres », a-t-elle précisé. Elle a informé que l’agriculture est le projet qui a été beaucoup  plus privilégié par  les membres  de Twiyungunganye. « Notre objectif est d’assurer la sécurité alimentaire de nos enfants, les autres besoins de nos familles ainsi que la perception de petits revenus générés par la récolte»,  a bien souligné Mme Mpawenimana.La présidente de l’association « Twiyungunganye», a lancé en appel vibrant aux autres  femmes ainsi que d’autres gens d’adhérer dans des associations  pour promouvoir leur développement local et contribuer également au développement du pays plutôt  que de chercher toujours  à vivre en dépendance avec l’aide venant des bienfaiteurs.
Avit Ndayiragije

 
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