Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

ZONE GIHOSHA>Assistance aux victimes d’inondations par l’association WID

Exprimer l’esprit de charité et de solidarité

0000azaqsxcvL’association des femmes « Women Initiative for Developpment » (WID) a rendu visite aux quartiers Winterekwa et Nyabagere qui ont été victimes  des inondations le vendredi 24 janvier 2020. Des vivres composés de riz et de haricots ainsi que de savons de lessive ont été distribués aux victimes de ces inondations. 


Dans son allocution, la présidente de l’association, Alice Nsengiyumva a fait savoir que parmi les victimes figurent les femmes et les enfants sans moyens de pouvoir se procurer les produits de première nécéssité. Elle a ajouté que dans la coutume burundaise, l’assistance à un être humain en situation de vulnérabilité est un privilège que personne ne devrait pas se priver. Mme Nsengiyumva a dit que c’est par un esprit de charité que ces vivres ont été collectés par les membres de cette association. Ce leader de l’association dont l’objectif est de promouvoir l’esprit de solidarité, de créativité et de leadership aux femmes a signalé que ce qui est arrivé à Winterekwa et Nyabagere pourrait arriver n’importe où ; raison pour laquelle toute personne doit se mettre à la place des victimes pour les soutenir. Elle n’a pas manqué de remercier les membres de l’association pour l’effort fourni afin d’arriver à cette décision tellement charitable que Dieu ne peut pas laisser inaperçue. 

«L’amour légué par les ancêtres se manifeste dans des cas pareils.», dit un élu local

Le chef de quartier Nyabagere, Didace Nibizi qui avait représenté l’administration a remercié vivement ces femmes qu’il a qualifiées de bonne foi. Il a ajouté que l’amour légué par les ancêtres se manifeste dans des cas de dures épreuves. Il a ainsi invité les victimes à renforcer l’amour et la solidarité surtout dans ces moments difficiles. M. Nibizi a rappelé que certaines de ces personnes n’ont pas pu sauver aucun matériel tandis que d’autres ont perdu les leurs et ceux qui ont échappé à la catastrophe vivent avec des frustrations. C’est par ces mots qu’il a invité d’autres personnes à venir en aide à ces démunis. Signalons que plus de deux cents familles sont rassemblées dans ce site de Winterekwa.

Fiacre Nimbona

 

ASSOCIATION FLAMBEAU DE LA VIE> Moyens de lutte contre le chômage

Inculquer dans les esprits des jeunes comment se développer à partir de leurs propres moyens

00001amlpoAvec la démonstration de nos expériences, il est possible que les jeunes, qu’ils soient diplômés ou non, puissent créer  leurs  propres emplois sans attendre des aides extérieures ou, d’être embauchés par l’Etat. Oscar Nsabimana précise qu’il suffit seulement, de mettre ensemble les idées, les forces et les moyens financiers dont on dispose.


Dans un entretien accordé à la rédaction du journal « Le Renouveau », Oscar Nsabimana, président et représentant légal de l’association « Flambeau de la vie », a indiqué que les jeunes burundais en général et les jeunes diplômés en particulier possèdent beaucoup d’opportunités pour lutter contre le chômage afin d’assurer leur propre développement, mais aussi contribuer dans le développement du pays. M. Nsabimana a ensuite ajouté qu’il suffit que ces jeunes mettent ensemble leurs idées, forces et moyens dans le seul but de créer leurs propres emplois.M. Nsabimana a fait savoir qu’actuellement,  l’association « Flambeau de la vie » opère ses activités dans sept provinces du pays, à savoir : Bubanza, Bujumbura, Bururi, Cankuzo, Cibitoke, Mairie de Bujumbura et  Muyinga.       

 « Mais  le champ d`application devra s`élargir sur toute l`étendue du pays », a-t-il signalé. M. Nsabimana a affirmé que depuis sa création en 2017, cette association continue à évoluer  et qu’il compte actuellement plus de 300 membres sur tout le territoire national. « Notre association s’est donnée comme mission d’inculquer dans les esprits de tous les jeunes burundais comment se développer et développer le pays à partir de leurs propres moyens  dans le but de lutter contre le chômage, a souligné M. Nsabimana. 

« Pas mal d’innovations ont été effectuées »

A la question de savoir les principaux domaines d’activités de l’association, M. Nsabimana a dit qu’ils ont choisi de travailler dans les domaines comme l’agriculture et l’élevage. « En plus, nous avons  réussi à fabriquer du charbon écologique à partir des déchets ménagers, et à fabriquer des pavés sur base des plastiques.  Une nouvelle pensée de la part d’un de nos membres.  Avec cette nouvelle technologie, l’association «Flambeau de la vie prendra le devant dans la préservation d’un environnement sain et la promotion de l’hygiène dans notre pays », a affirmé M. Nsabimana.Celui-ci a profité de cette occasion pour interpeller tous les jeunes burundais en général et surtout les jeunes diplômés de ne pas croiser les bras, mais plutôt  de s’asseoir et mettre leurs idées et moyens ensemble afin de créer leurs propres emplois pour leur développement.

Avit Ndayiragije

 

Société> Phénomène de mendicité devant les églises

Les enfants y font refuge après leur refoulement aux centres villes

Devant différentes confessions religieuses, il se fait remarquer des enfants qui tendent la main à tout fidèle qui entre pour prier. Ils viennent dans plusieurs quartiers et racontent curieusement les mêmes motifs. Les chrétiens pensent que ce phénomène est lié au refoulement de ces enfants dans les centres villes.

Devant différentes églises, les enfants de différents quartiers s’y rencontrent pour quémander auprès des chrétiens qui viennent  pour les cultes des dimanches. Des fois, si on pousse plus loin, ces enfants sont accompagnés par « leurs parents ». Mais, ils s’arrangent pour se cacher tout en restant vigilants à ce que ces enfants reçoivent. Parmi ces parents, certains sont de vrais, d’autres sont des soit disant parents qui sont animés de mauvaise foi en entraînant les petits enfants dans la mendicité pour recevoir de l’argent.  Les chrétiens qui fréquentent ces confessions religieuses affirment qu’ils ne savent pas comment considérer ces enfants : « Nous sommes dans la confusion quand les enfants qui font la mendicité nous tendent la main. Nous ne savons pas si réellement ces enfants sont de vrais indigents. Nous faisons allusion à certains parents qui sont animés de mauvaise foi en voulant recevoir de l’argent par le biais de ces petits enfants. Nous entendons dire que ces derniers ne sont pas les leurs. Ils les « louent » chez d’autres parents en acceptant en échange une certaine somme d’argent. Dans ce cas, nous ne pouvons pas déduire qu’ils sont réellement pauvres ou pas », ont-ils mentionné.D’autres précisent que le phénomène de mendicité devant les églises est lié au refoulement des mendiants dans les centres urbains. Ils signalent que cette catégorie de gens pensent que, comme les chrétiens fréquentent les églises pour prier, ils doivent certainement avoir pitié des pauvres. Pour ce faire, les églises deviennent leur refuge pour faciliter leur mendicité. Or, ces mendiants oublient que les chrétiens savent aussi qu’ils se sont refugiés dans les quartiers parce qu’ils ont été chassés des villes. Ces chrétiens soulignent en outre que ce qui suscite la curiosité, est que les enfants mendiants racontent les mêmes histoires malheureuses qui les ont poussés dans la mendicité.Les institutions en charge de lutter contre le phénomène de mendicité  doivent collaborer avec les administratifs à la base afin d’éradiquer cette mauvaise habitude dans tout le pays.                

Rose Mpekerimana 

 

JUSTICE> L’orientation des justiciables

Les choses s’opèrent d’une manière hiérarchique

0000fraCertaines personnes recourent à la justice mais connaissent peu le chemin qu’elles doivent suivre.  Pour comprendre le chemin à suivre afin de mieux recourir à la justice, le juriste François Ndikuriyo et professeur dans différentes universités,  nous explique le chemin à suivre par les justiciables. Tout se fait selon la juridiction en cours et sa compétence, d’une manière hiérarchique. 

En matière de juridiction, il faut savoir que leur compétence se décline en deux aspects dont l’aspect pénal et l’aspect civil. Sans oublier que  les juridictions se répartissent elles aussi en deux catégories dont les juridictions spécialisées et les juridictions ordinaires. En parlant de compétence en matière pénale, elle  se détermine en fonction des critères qu’il faut d’abord connaitre. C’est entre autres  la nature de l’infraction. L’infraction étant expliquée comme étant atteinte, une action ou une omission qui est contraire à l’ordre social et qui est punie par la loi pénale.  Les infractions se placent en trois catégories si on s’en tient à leur nature. Il s’agit des délits, des contraventions et des crimes. Ces dernières se classent selon le degré de gravité. Les infractions dites mineures sont des contraventions punissables d’une servitude pénale ne dépassant pas 2 mois. Celles punissables d’une servitude pénale allant de 2 mois à 5 ans  sont des délits. Quant aux infractions punissables d’une servitude pénale de plus de 5 ans, elles sont appelées des crimes. Par rapport à la nature de l’infraction, en matière pénale,  les juridictions compétentes varient selon qu’il s’agit d’une contravention, d’un délit ou d’un crime. 

Ainsi, dans les tribunaux de résidence, les compétences en matière pénale se limitent aux infractions punissables au plus de 2 ans  de servitude pénale. Quand la peine dépasse 2 ans, c’est la juridiction supérieure qui se saisit du cas et qui devient compétent. Il s’agit du tribunal de Grande instance. Au delà, on va vers la Cour d’appel pour atteindre la Cour suprême. L’autre critère est le lieu de la commission de l’infraction. La juridiction compétente en matière pénale devient celle du lieu où l’infraction a été commise ou bien le lieu où le suspect a été arrêté. Le privilège n’est pas synonyme d’impunitéIl faut signaler que l’autre élément à prendre en considération est ce que l’on appelle le privilège.  Certaines personnes bénéficient d’un privilège de juridiction grâce à leur rang social. On fera allusion aux dignitaires comme les nommés par décret, les administrateurs des communes, les gouverneurs, les parlementaires, etc. Toutefois le privilège n’est pas synonyme d’impunité.  Seulement, ces personnes seront justiciables au premier degré, aux juridictions supérieures. Leur affaire ne peut pas commencer au tribunal de Résidence ou au niveau du tribunal de Grande instance. L’affaire suit le cours normal à partir de la Cour d’appel. Bref, selon notre interlocuteur, à chaque juridiction sa compétence. Les gens devraient donc savoir quel genre d’affaire ils devraient  proposer à quel genre de juridiction. 

Blandine Niyongere

 
Ouvrir