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CNAP> Mesures prises pour lutter contre la détention illégale d’armes

Après le marquage de toutes les armes de la Police nationale, c’est le tour de celles de la Force de défense nationale ainsi que ses tenues

 

La Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (Cnap) a été mise en place par le gouvernement du Burundi dans le but de mettre  en application la politique de lutte contre la détention illicite des armes, préalable à la paix, à la sécurité et au développement durable. Actuellement, après le marquage de toutes les armes de la  PNB, c’est le tour de celles des forces de défense nationale ainsi que leurs tenues. 

 

Selon Roger Ndikumana, premier vice-président de la Cnap,  dans son discours d’ouverture, il  a indiqué que suite aux différentes crises qui se sont succédées, les populations civiles se sont procurées des armes à feu, et cela de différentes manières et pour différentes raisons. M. Ndikumana a ajouté qu’actuellement, ces armes ont été et sont toujours utilisées pour commettre des crimes, et contribuent de ce fait à la recrudescence de la violence armée dans le pays. Au   moment où la détention illégale d’armes à feu est devenue une menace réelle pour la paix et la stabilité dans le pays et entrave tout effort de développement, il a dit que la  Cnap a pour mission de mettre en place des mesures visant à réduire les incidents commis avec usage d’armes à feu au niveau des communautés.
Marquage et traçage des armes M. Ndikumana a affirmé que la Cnap mène au jour le jour les activités de marquage de toutes les armes détenues par la Police nationale du Burundi,  et  que, bientôt, va débuter le marquage des armes de la Force de défense nationale du Burundi ainsi que ses tenues. « De telles mesures ont été prises en vue  de lutter contre la prolifération, le contrôle et la gestion des armes légères et de petits calibres pour contribuer au renforcement de la sécurité communautaire et promouvoir un esprit de conscience du public sur la politique de lutte contre la détention illicite d’armes, préalable à la paix, à la sécurité et au développement durable », a-t-il précisé.

Avit Ndayiragije

 

SECURITE> L’éducation des enfants à la lutte contre les armes légères et de petit calibre

Une sensibilisation qui devrait s’étendredans les écoles

 

DSC05087Actuellement, les enfants grandissent dans un climat de sécurité comparé aux générations qui les ont précédés. Mais comme les séquelles de la guerre peuvent surgir même plusieurs années après, de même que des restes des armes se font déterrer dans les champs, se font entendre dans les feux de brousse par des explosions, etc. il est donc important qu’il y ait une éducation dans ce sens.  Le commissaire de police Laurent Kabura dit que cela devrait être un autre angle important à aborder quand il s’agit de sensibiliser. Les écoles devraient figurer dans cette catégorie pour que les enfants ne jouent pas avec les armes trouvées ou détenues par leurs parents. Un entretien avec CP Kabura nous en parle plus. 

 

Certains enfants grandissent connaissant à peine les dangers qui les guettent face aux armes illégalement détenues. Ne serait-il pas sage que les sensibilisations s’étendent même dans les écoles via les cours dispensés par leurs enseignants ? Le commissaire de police Kabura indique que cela est une bonne idée et qu’il serait important que la sensibilisation s’étende sur toutes les couches de la population. Les directeurs d’écoles  et les enseignants devraient être les plus visées pour que cela se réalise. C’est un clin d’œil fait au ministère de la Sécurité publique et de gestion des catastrophes d’autant plus que  certains jouets utilisés par les enfants ressemblent à ces armes. Cela demande ainsi une éducation poussée afin qu’au cours de  leurs promenades ou dans leurs jeux, les enfants sachent reconnaître ce qu’est une arme et les dangers qui les guettent face à cette dernière. En effet, certaines armes à feu explosent et ont des formes qui ne font pas peur aux enfants. C’est le cas des grenades. Quant aux balles utilisées pour tirer, elles étaient parfois trouvées dans des brousses et explosaient dans les feux quand les habitants brûlaient les mauvaises herbes. Cela a été le cas de certains quartiers de la capitale. Sans oublier que des  enfants se faisaient exploser par des grenades car ne sachant pas avec quoi ils jouaient. Cette éducation  devrait s’étendre même dans les ménages des policiers et des militaires. A cela CP Kabura indique que les policiers et les militaires devraient être sur leur garde quand ils rentrent avec des armes à la maison ou quand ils doivent les conserver à domicile. «  Normalement c’est une sorte de mégarde quand un enfant se tire dessus »,  indique CP Kabura. Selon notre source, il y a des tactiques à adopter pour conserver une arme à la maison et les détenteurs les connaissent très bien car cela fait partie de leur travail de tous les jours. C’est un outil de travail certes, mais que les parents sachent que les enfants ne savent pas souvent le danger qui les guette en touchant une arme. CP Kabura recommande que cela fasse partie de l’éducation donnée à la maison.

Blandine Niyongere

 

PERIODE DE L’AVENT> Avis des protestants

Les chrétiens sont appelés à vivre en harmonie avec le Seigneur au  jour le  jour

 

Les chretiens, qu’ils soient les protestants ou catholiques célèbrent la fête de Noël le 25 décembre de chaque année. Mais la période qui précède cette fête est conçue différemment selon les Eglises. Pour les protestants, il est nécessaire que les chretiens vivent en harmonie avec le Seigneur au jour le jour.  

 

La période de l’avent correspond à la période des quatre semaines précédant Noël selon la tradition de l’Eglise catholique. Elle a pour but de se préparer au retour du Christ et commence le quatrième dimanche avant Noël. L'avent n’a ainsi pas toujours le même nombre de jours d’une année à l’autre. C’est une période durant laquelle les chretiens attendent la venue du Christ. Pour l’Eglise catholique, les enseignements sont centrés sur le retour du Christ que tous les chrétiens  attendent. Tous les chrétiens sont appelés à méditer sur ce retour afin de se préparer à la fête de  Noël qui est la naissance de Jésus Christ. Selon J. K, une protestante, la période de l’avent est une période comme tant d’autres car tous les chrétiens sont appelés à vivrer chaque moment comme un dernier jour, c'est-à-dire qu’un vrai chretien doit rester en harmonie avec le Seigneur tout le temps au lieu d’attendre la période de l’avent ou le carême. Elle a précisé que la fête de Noël est une grande fête où on célèbre la naissance du Christ mais c’est comme l’anniversaire. Si non, il ne faut pas confondre l’anniversaire et la naissance car le Christ est déjà né et chaque chretien doit suivre ses pas pour être sauvé. Pour notre interlocutrice, la période de l’avent n’est pas connue par tout le monde. Car, dans son Eglise, les fidèles sont  invités à vivre tous les jours dans l’attente du retour du Christ parce que personne ne connaît le jour de son retour. Toutefois, pour bien préparer la fête de Noël,  il y a des pasteurs qui  invitent leurs fidèles à faire des prières approfondies et des jeûnes pendant au moins une semaine pour bien se préparer à la fête de Noël. Cette préparation se termine le plus souvent avec la veillée du 24 décembre. C’est aussi une grande fête parce que beaucoup de personnes reçoivent leurs baptêmes le jour de Noël. 

Fidès Ndereyimana

 

CICR ET UB> Finale du concours national de plaidoirie en DIH, 1ère édition

Redynamiser et donner une impulsion à l'apprentissage du droit de la guerre

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en collaboration avec l’Université du Burundi a organisé la finale du concours national en plaidoirie en Droit international humanitaire (DIH). L’objectif dudit concours est de redynamiser et de donner une impulsion à l'apprentissage du droit de la guerre.  

 

Le concours a commencé le lundi 26 novembre 2018 et a regroupé 10 instituts et universités. Chaque institution académique avait été représentée par six étudiants en droit. Deux équipes, à savoir  celle de l'Iscam (Institut supérieur des cadres militaires du Burundi) et celle de l'ULBu (Université lumière de Bujumbura), campus Kinindo, ont été retenues pour la finale qui a eu lieu le vendredi 30 novembre 2018. Une simulation de procès opposait ces deux équipes. Il s’agissait des violations des droits de l’Homme qui se passaient dans un pays imaginaire dénommé Zamland. La présidente dudit pays est accusée de violation des droits humains et de graves crimes de guerre. L'équipe de l'Iscam représentait le procureur qui devait accuser la prévenue devant la cour et celle de l'ULBu la défendait. Le jury avait le rôle d’apprécier entre les allégations de  procureur et les défenses de la partie défenderesse, celles qui sont les plus convaincants.  Après la délibération par le jury, un chèque de 300 000FBu et un trophée ont été remis à Bellarmin Uma de l'ULBu, meilleur plaideur choisi parmi tous les candidats.  L'équipe finaliste est celle de l'Iscam et a reçu un chèque de 750 000 FBu et un trophée. L'équipe lauréate  de ce concours est celle de l'ULBu et a reçu un chèque de 1 000 000 FBu et un trophée. Selon le chef de délégation du CICR au Burundi, Philippe Beauverd, cette dernière équipe de trois meilleurs plaideurs va participer au concours de la Francophonie en DIH qui se tiendra à Yaoundé au Cameroun en 2019. 

Un concours en DIH sera de nouveau organisé l'année prochaine

A voir les références sur différents conventions et traités internationaux que les candidats donnaient lors dudit procès, a indiqué M. Beauverd, les deux parties ont chacune bien plaidé sa cause. Ces candidats maîtrisent  le droit international humanitaire  qui est extrêmement complexe. M. Beauverd a dit être ravi de l'organisation du concours national de plaidoirie en DIH pour la première fois au Burundi. Il a signalé qu’en tant que gardien du droit international humanitaire et  de la Convention de Genève, le CICR a voulu, avec le ministère en charge de l'enseignement supérieur, redynamiser et donner une impulsion à l'apprentissage du droit de la guerre.  M. Beauverd a fait savoir qu'un tel événement va être de nouveau organisé l'année prochaine. Dix Instituts et universités ont participé à la première édition du concours national de plaidoirie en DIH. Il s’agit de l’Université du Burundi, l’Université polytechnique de Gitega ; l’Université lumière de Bujumbura, le Campus Kinindo ; l’Université lumière de Bujumbura, le Campus Mutanga-nord ; l’Institut supérieur des cadres militaires du Burundi ; l’Institut supérieur de police ; l’Université du lac Tanganyika ; l’Université espoir d’Afrique ; l’Université paix et réconciliation ainsi que l’Université de Ngozi.

EZECHIEL MISIGARO

 
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