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CVR > Point de presse sur les cérémonies d’enterrement dans la dignité des restes humains

«Le travail d’enterrement dans la dignité des restes humains va commencer bientôt »

Le vice-président de la Commission vérité et réconciliation (CVR), Révérend Clément Ninziza, a animé, le jeudi 4 octobre 2018, un point de presse où il a informé le public que, dès ce mois d’octobre, cette commission va organiser des cérémonies d’enterrement dans la dignité des restes humains déterrés récemment dans des fosses communes éparpillées dans différents coins du pays. Il a indiqué que c’est un travail de longue haleine qui s’étendra sur une longue période. 


00aza0000Le vice-président de la CVR a indiqué que la loi régissant cette commission, dans son article 6, point 1, litera d, stipule que la CVR doit, dans ses missions, mener des enquêtes visant notamment à identifier et cartographier les fosses communes et tout autre endroit d’ enterrement non reconnu par la loi, prendre les mesures nécessaires à leur protection et procéder à l’exhumation éventuelle des corps aux fins d’un enterrement digne. Selon lui, c’est dans cette orientation que la Commission vérité et réconciliation, en collaboration avec la Plateforme nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes, a organisé des travaux d’exhumation des restes humains ensevelis dans une fosse commune de la zone Makamba de la commune Rusaka en province de Mwaro, sur le site de la fosse commune de Mabanda de la province de Makamba, découverte lors des travaux de construction de la RN3 Mabanda-Mugina. Aussi,a-t-il souligné, il est apparu qu’il existe encore d’autres endroits où des ossements humains ont été rassemblés et méritent un enterrement digne. M. Ninziza a informé que la CVR a fait le constat que les victimes des violences du passé se comptent dans toutes les ethnies, tant chez les Hutu, les Tutsi que chez les Batwa. Selon lui, le travail d’enterrement dans la dignité des restes humains va commencer par le site de Kamenge dans la municipalité de Bujumbura, à Mabanda dans la province de Makamba, à Rusaka dans la province de Mwaro, à Bugarama dans la province de Muramvya ainsi qu’à Kivyuka dans la province de Bubanza. « Il va sans dire que la CVR fera la même chose dans les autres localités où sont déjà rassemblés des ossements humains ». En définitive, il a été indiqué que la CVR  a déjà identifié plus de quatre mille fosses communes éparpillées dans tout le pays. Astere Nduwamungu

 

ZONE URBAINE DE KANYOSHA> Un hippopotame menace les gens dans le quartier Gisyo

Les habitants craignent pour leur sécurité

Le mercredi 3 octobre 2018, la Rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est rendue dans la zone urbaine de Kanyosha plus précisément dans le quartier Gisyo. C’était pour entendre ce que pense la population de ladite zone sur d’un hippopotame errant dans cette localité. 

IMG 5011Généralement, les hippopotames sont des animaux qui vivent dans l’eau. Ils ne sortent de l’eau que quand ils vont se bronzer sous le soleil et brouter de l’herbes tout près de la rivière ou du lac dans lequel ils vivent. Ces derniers temps, la situation a changé, il y a un hippopotame qui erre dans les rues du quartier Gisyo environnant le lac Tanganyika. Les habitants crient au secours, ils craignent pour leur sécurité.Généralement, les hippopotames sont des animaux qui vivent dans l’eau. Ils ne sortent de l’eau que quand ils vont se bronzer sous le soleil et brouter de l’herbes tout près de la rivière ou du lac dans lequel ils vivent. Ces derniers temps, la situation a changé, il y a un hippopotame qui erre dans les rues du quartier Gisyo environnant le lac Tanganyika. Les habitants crient au secours, ils craignent pour leur sécurité.Nous avons approché la population de la zone Kanyosha pour recueillir les informations sur le fameux hippopotame. Ils ont indiqué qu’il y a de cela  deux mois qu’ils ont commencé à remarquer chaque matin les bouses d’un animal qui ne leur était pas familier.

Ceux qui l’ont vu pour la première fois ont dit que c’était aux environs de 21h du soir, ils étaient assis sur le bord de la route dans un bar et dès qu’ils l’ont vu, ils se sont sauvé de toute jambe par peur de l’animal. Il ravage les champs se trouvant dans les parcelles non construites, ont-ils témoigné.La semaine dernière, il y a une femme qui a été blessée par cet hippopotame, elle rentrait chez elle dans les heures avancées et l’a croisée en chemin puis ce dernier l’a attaquée. L’hippopotame lui a coupé le bras gauche et s’est enfui dans l’obscurité. Les habitants qui sont venus la secourir l’ont acheminé à l’hôpital. Dans la nuit du vendredi 28 septembre 2018, un enfant est sorti de chez lui pour aller vérifier les notes dans le cahier de son camarade de classe  vers 20 h, juste à côté de sa maison, ce dernier a croisé ledit hippopotame et s’est sauvé parce que l’animal était à sa poursuite.Les habitants du quartier ont fait savoir qu’ils ont demandé la permission chez les autorités de le tuer mais qu’ils n’ont pas encore eu de réponse. Ils disent qu’ils sont en danger avec cet animal errant. Ils demandent qu’on puisse tout au moins le ramener là où il vivait avant.

Sonia Busogoro (stagiaire)

 

Dossier> Problématique dans la prise en charge des personnes âgées

Il faut reconnaître toujours leur dignité

Le premier octobre de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale des personnes âgées. Dans notre pays, cette journée arrive alors que pas mal de   personnes âgées sont éparpillées ici et là, celles qui ont eu la chance d’être dans des familles d’accueils sont privilégiées. Mais cela ne veut pas dire que tout va bien. Celles qui vivent dans des hospices  aimeraient que leur familles reviennent leur rendre visite alors que ce n’est peut-être pas possible.Nous avons pu récolter les avis des uns et des autres sur leur vie quotidienne, la problématique quant à leur prise en charge.

00aaLes témoignages que ce soit pour les personnes âgées ou les familles qui les prennent en charge montrent l’existence de la problématique dans la prise en charge de ces dernières. Les familles essaient de la surmonter malgré le poids.Les témoignages que ce soit pour les personnes âgées ou les familles qui les prennent en charge montrent l’existence de la problématique dans la prise en charge de ces dernières. Les familles essaient de la surmonter malgré le poids.

Les problèmes rencontrés par les personnes âgées

Le poids de l’âge est souvent accompagné par la diminution de l’effort physique et le plus souvent d’un handicap physique ou même mental. Une fois ces personnes atteintes de ces incapacités, elles ont besoin d’un appui, le plus souvent familial. Marguerite Ndayegamiye est une femme de quatre-vingt ans, elle vit actuellement chez son fils à Bujumbura, elle est veuve, est souvent en conflit avec la famille. Elle est souvent malade, et n’a pas les capacités de se prendre en charge elle-même. Elle a une garde-malade  pour prendre soin d’elle. « Je suis là, je reste seule, tout le monde s’en va et moi je reste avec les travailleurs domestiques », a-t-elle affirmé. Elle se lamente des fois comme quoi elle est mal traitée, elle est toujours de mauvaise humeur jusqu’à dire qu’on ne la nourrit pas. Tels sont les avis de la personne qui la prend en charge. Cette situation met mal à l’aise tous les membres de la famille jusqu’à ce que le fils de la personne âgée risque de croire que ce qu’elle dit est vrai. Cela crée des doutes dans la famille, ce qui crée un climat malsain au sein de la famille, ajoute-t-elle. Mais à force de s’habituer, le chef de ménage finit par comprendre que c’est la crise de la maman, ses angoisses, etc. Cela fait partie de la problématique dans la prise en charge des personnes âgées. Les personnes qui prennent en charge les personnes âgées, doivent les prendre à bon escient pour éviter les querelles à tout moment. Ce sont elles qui ressentent leurs sentiments d’incompétence, de manque, du besoin de retour chez elles, etc. 
Ce sont des personnes nostalgiques A.N. qui a voulu garder son anonymat,  nous relate la vie de ses grands-parents qui vivent à Bujumbura à cause de la maladie. Dans leur vie quotidienne, ils pensent toujours à leur incapacité, de ne plus pouvoir marcher un jour convenablement, et probablement, ils pensent retourner chez eux. Le fait de ne plus retourner chez eux peut leur procurer une dépression. Ils veulent mener leur vie habituelle  mais, avec leur handicap, cela n’est plus possible. Ils pensent toujours à leurs biens laissés à la maison, à l’entretien de la maison, tout ce qui fait la vie d’avant. Tout cela leur procure une dépression qu’il faut gérer en tant que personne en charge de leur prise en charge. Malgré tout ce mécontentement, la famille qui prend en charge ces  personnes doit se mettre à leur place pour comprendre leurs caprices. Pour notre interlocuteur, ce sont des personnes qui se mettent en colère très facilement, pour un rien du tout. 
Les familles d’accueil éprouvent aussi des difficultés Les personnes âgées viennent le plus souvent étant malades, ou en situation d’handicap. Elles ont besoin de leur espace à la maison et le plus souvent, d’un garde-malades. Pour P. M., la prise en charge des personnes âgées exige énormément de moyens. Les garde-malades coûtent cher, les uns ne peuvent pas se déplacer par elles-mêmes, dans ce cas, nous devons acheter une chaise roulante pour les aider à circuler ne fusse  qu’ à la maison. Les soins de santé sont chers. Ils s’ajoutent  aux dépenses quotidiennes des familles d’accueil. Et il peut arriver que les chambres de la maison ne suffisent plus avec la venue de ces personnes, cela signifie qu’on doit adapter la maison aux besoins du moment. La venue des grands-parents peut créer la mésentente entre les familles. La famille qui prend en charge la personne âgée a souvent des frères qui devaient l’aider à prendre en charge leur parent. Mais une fois arrivé à la maison, on oublie même que cette personne existe. Pour notre interlocuteur, la fratrie devrait se soucier de l’état de santé de leur parent, lui rendre visite des fois, cela fait plaisir à la personne malade, sinon  le fait de l’ignorer peut créer un sentiment de dégoût  envers ses enfants qui ne se soucient pas d’elle. Toutefois, nos interlocuteurs nous ont signalé que tout ce qu’ils font, ils le font avec grand cœur, d’autant plus que ce sont leurs  parents, mais rien n’empêche qu’il y a des enfants qui maltraitent leurs parents  les incitant à fuir la maison, des fois ils les torturent jusqu’à la mort. Ceux qui résistent aux tortures peuvent avoir des bienfaiteurs qui les accueillent dans les maisons de repos. 

Les centres de prise en charge des personnes âgées sont venus à point nommé

La responsable de l’Hospice Sainte Elizabeth, sœur Colette Murimbane, a fait savoir que ce centre a été créé en 1993 pendant la crise que le Burundi a traversée.« Au Petit séminaire de Kanyosha, il y avait une congrégation des sœurs appelée. « Bene Mukama ». Pendant cette crise, certaines personnes plus âgées qui n’arrivaient pas à fuir faisaient refuge à cette congrégation. Les sœurs les gardaient avec amour et compassion. Le nombre de personnes âgées augmentait avec le temps. Le fondateur de notre congrégation, Mgr Michel Ntuyahaga, a cherché une maison dans la zone Rohero et nous a proposé d’y mettre toutes les personnes âgées qui ne pouvaient pas retourner chez elles à cause de la crise. Nous avons accepté cette proposition. Et, petit à petit, même après la crise, nous avons continué cette vocation d’accueillir les personnes âgées. Beaucoup ont plus de 70 ans », a dit Sr Murimbane.Notre  source  a précisé que l’Hospice Sainte Elizabeth compte maintenant 46 personnes âgées. Parmi elles, 12 seulement ont été amenées par leurs familles. D’autres n’ont aucune personne qui vient les voir. Ce centre accueille deux catégories de personnes âgées. La première est composée de personnes âgées trouvées dans des rues et dans des conditions très déplorables. Ce sont des personnes charitables qui les retirent de ces endroits et les amènent à l’Hospice. Elle a indiqué que ces personnes n’ont rien. Elles sont dans la plus part des cas abandonnées par leurs familles. « Parmi elles, il y a des gens qui souffrent de maladies incurables, notamment l’épilepsie, et qui ont été chassées par leurs familles en les accusant qu’elles sont des vauriens, qu’elles sont là comme une malédiction pour la famille.

D’autres ont été chassées à cause des conflits fonciers. Il y a une maman qui a été persécutée par son fils. Elle est remplie de cicatrices sur son corps suite à des coups et blessures qui lui ont été infligés par son propre fils. Ce dernier voulait vendre toute la parcelle de la famille. Quand sa mère a refusé, il l’a menacée de la tuer en l’accusant qu’elle est trop vieille pour donner des ordres dans cette famille. Un jour, elle s’est décidée de quitter son foyer et s’est réfugiée dans une congrégation des sœurs  au chef-lieu de la province. Ce sont ces sœurs qui l’ont amenée dans l’Hospice Sainte Elizabeth », a-t-elle indiqué.Une autre catégorie est faite de personnes âgées qui ont été amenées par les membres de leurs familles sous prétexte qu’ils n’ont pas de temps suffisant pour s’occuper d’elles. Ces familles promettent des contributions d’une petite somme d’argent pour prendre en charge ces personnes âgées. Mais, des fois, ces familles n’honorent pas leurs engagements. Ils peuvent passer même deux ou trois mois sans revenir leur rendre visite.Concernant les appuis extérieurs, sœur Murimbane a indiqué que depuis 2015, l’Hospice n’a presque pas de partenaires qui l’appuient financièrement. « Avant cette période, nous avions des bienfaiteurs et des partenaires qui nous donnaient des denrées alimentaires pour nourrir les personnes âgées qui sont logées au sein de l’Hospice, mais aussi d’autres matériels qui sont nécessaires pour leur survie. Maintenant, nous recevons seulement un appui financier du gouvernement de 900 000 FBu par an et le payement de l’eau pendant toute l’année. 

Les défis auxquels font face les centres de prise en charge des personnes âgées

Sœur Murimbane a fait remarquer que parmi les personnes âgées accueillies par l’Hospice Sainte Elizabeth, beaucoup sont démunies. Par conséquent, c’est cet Hospice qui se charge de tout pour les faire vivre. Elle a rappelé que beaucoup de ces gens sont incapables de se faire quoi que ce soit. Pour ce faire, ils ont besoin d’autres personnes qui les aident dans leur vie quotidienne. Dans ce cas, ledit centre est obligé de chercher des gens engagés comme des garde-malades. Ces derniers sont payés par l’Hospice lui-même. Elle a ajouté que parmi les personnes logées au sein dudit centre, beaucoup sont incapables de se faire quoi que ce soit. Cela veut dire qu’elles font tous leurs besoins sur place. Par conséquent, cet Hospice doit s’arranger pour chercher des savons pour garder la propreté chez ces personnes. Le centre doit aussi chercher des chaises roulantes pour faciliter le déplacement de ceux qui ne peuvent pas marcher.Tout ce matériel demande des moyens. Et  l’hospice n’a pas de partenaires qui l’appuient financièrement.
Parmi les doléances, la multiplication des centres de prise en chargeLa responsable de l’Hospice Sainte Elisabeth demande au gouvernement de multiplier les centres de prise en charge dans tout le pays. Elle souhaite que chaque province ait au moins un centre de prise en charge des personnes âgées. Elle propose au gouvernement d’effectuer des visites au sein des centres déjà créés pour savoir réellement ce dont ils ont besoin afin de les appuyer à base de ces besoins.Aux bienfaiteurs et partenaires, elle leur demande d’appuyer financièrement et matériellement les centres de prise en charge des personnes âgées afin que ces dernières aient au moins le minimum de ce dont elles ont besoin.Sr Murimbane demande enfin à la population en général et aux familles qui ont des personnes âgées en particulier, de valoriser la personnalité de ces gens en les respectant dans  l’état où ils sont. « Les familles doivent reconnaître que les personnes âgées étaient très utiles pour elles quand elles étaient encore capables de le faire. Ces familles devraient se souvenir de ce que ces personnes ont fait et par conséquent garder la dignité pour elles. Elle a rappelé qu’elle est scandalisée par des familles qui maltraitent les leurs en prétextant qu’elles ne sont plus capables de se prendre en charge. Elle a indiqué que non seulement c’est une malédiction que ces familles cherchent pour elle et pour leurs descendants, mais aussi une infraction des violations des droits de la personne humaine.Elle demande enfin à tout un chacun de s’engager dans la contribution à la prise en charge des personnes âgées. Elle souhaite que ces dernières attirent l’attention de toute personne qui peut les prendre en charge. Elle souhaite que la prise en charge des personnes âgées ne soit pas faite seulement par les hospices ou d’autres centres, mais par toute personne qui est capable de le faire afin de garder la dignité de ces personnes.

La contribution de l’Etat dans leur prise en charge

Dans la déclaration de ce jeudi 27 septembre 2018 à l’occasion de la Journée Internationale des personnes âgées, le ministre en charge des droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, a indiqué que le gouvernement du Burundi a pris des mesures visant la signature des convention de partenariat avec les centres et les associations œuvrant en faveur des personnes âgées avec comme corollaire l’octroi des subsides annuelles, le paiement des factures d’eau et d’électricité et l’exonération des biens et services destinés à cette catégorie en provenance de l’étranger. Et à l’occasion de cette journée, ils ont prévu une visite et une distribution des vivres et non vivres à ces centres et associations, l’assistance médicale aux personnes âgées vulnérables, ainsi que la pension et la carte mutuelle de la fonction aux retraités. Le ministre Nivyabandi a signalé qu’au cours de l’année 2012 le gouvernement du Burundi s’est doté d’une Politique nationale de protection sociale et une Stratégie nationale pour sa mise en œuvre, ainsi que le Fonds d’appui à la protection sociale « FAPS ».

Cette stratégie et ce fonds accordent une attention particulière aux groupes vulnérables en général, et aux personnes âgées en particulier. Concernant les soins de santé des personnes âgées, le gouvernement du Burundi a commandité une étude de faisabilité aux institutions de sécurité sociales, de voir dans quelle mesure améliorer la pension liée à la retraite. La congrégation « Bene Yosefu » vient de mener une étude sur les besoins des personnes âgées dans quelques communes. Malgré toutes ces mesure, le ministre Nivyabandi signale qu’il y a toujours des personnes âgées qui se trouvent encore dans des conditions critiques et d’autres qui viennent d’être retirées de la rue. Devant cette situation, il a promis que le gouvernement du Burundi ne ménagera aucun effort dans la limite des moyens à sa disposition en vue de toujours leur prêter main  forte et « nous sommes convaincus que le premier remède viendra de cette solidarité locale»,  rétorque-t-il.

Rose Mpekerimana

Aline Nshimirimana

 

ASF> Les actions en faveur des enfants albinos

Avec la rentrée scolaire 2018-2019, le matériel scolaire leur a été octroyé

Le mardi 2 octobre 2018, la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a effectué une descente au siège de l’association Albinos sans frontières «ASF» pour s’entretenir avec le président de l’association. C’était pour savoir quelles sont les actions menées par ladite association en faveur des enfants albinos.

001aaaaajjDans un entretien que nous a accordé M. Kassim Kazungu président de cette association, il a fait savoir que l’albinisme est une maladie qui se caractérise par une dépigmentation de la peau. Elle est due à l’absence de production de mélanine dans son corps. C’est une maladie génétique. Les cheveux et les poils sont blancs, l’albinisme peut entraîner un cancer de la peau en cas d’exposition au soleil et cause une diminution de la vue. Pour faire face à ces nombreuses maladies liées au fait que leur peau est sensible, l’ASF essaie de chercher des aides à gauche et à droite.

Ils font des recensements, province par province, pour savoir le nombre d’albinos avant d’octroyer aux familles ayant un albinos des crèmes solaires, des lunettes anti-soleil mais également des chapeaux pour protéger leur peau qui est très sensible contrairement aux gens normaux, a indiqué M. Kazungu.Avec la rentrée scolaire 2018-2019, l’association ASF en collaboration avec l’Unicef et l’association Rotary club Ingoma ont octroyé le matériel scolaire fait de cahiers, d’uniformes, de stylos, de crayons, de sacs à dos  à chaque enfant albinos des provinces de Muyinga, Makamba, Kayanza. Pour les autres provinces comme Rumonge et Bururi, ils sont en train de chercher comment les leur faire parvenir, même si ce n’est pas facile à cause des moyens de les transporter, a signalé M. Kazungu. Il a également signalé que dans les jours à venir, ils vont créer des activités génératrices de revenu pour les parents ayant des enfants albinos pour que ces derniers puissent contribuer dans tout ce dont l’enfant aura besoin.M. Kazungu lance un appel vibrant aux parents ayant un enfant albinos de l’envoyer à l’école comme les autres enfants normaux. Il le dit parce que dans certaines endroits, il y a des parents qui refusent de faire inscrire les enfants albinos à l’école, ils arrivent même à les renier, disant qu’ils ne comprennent pas pourquoi Dieu leur a donné un tel fardeau.

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 
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