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Entretien> Office burundais des recettes

Les demandeurs des documents se lamentent de l’insuffisance des guichets

000aL’Office burundais des recettes offre un service aux contribuables selon la disponibilité des guichets. Quand il y a beaucoup de gens, les guichetiers travaillent beaucoup et rentrent fatigués. Les demandeurs s’alignent pendant longtemps parce que le service est lent. Cela s’observe surtout aux guichets se trouvant tout près du Palais des arts comme l’a constaté le quotidien burundais d’informations, lors de son entretien avec certaines personnes rencontrées là- bas. Ces dernières demandent que les guichets soient multipliés.

L’Etat a mis en place l’Office Burundais des recettes (OBR) pour augmenter les recettes qui entrent dans le trésor public. Les demandeurs de services répondent à l’appel de payer des impôts chaque fois qu’ils amènent quelque chose à l’intérieur du pays ou encore payer les taxes lorsqu’ils vont chercher l’un ou l’autre document au sein de l’OBR. Malheureusement, il arrive des cas où, aux guichets, on rencontre un nombre très élevé de personnes qui veulent payer pour les documents.
Les personnes rencontrées aux guichets de l’OBR se trouvant au Palais des arts ont fait savoir que quand il y a de longs alignements, ça leur prend beaucoup de temps pour être servies et aller chercher les documents à la Police judiciaire. « Si par exemple on passe trois ou quatre heures à l’OBR, tu arrives à la PJ un peu tard et tu as moins de chance de rentrer avec les documents que tu es allé chercher ; et par conséquent, tu peux mêmes passer deux jours sans trouver ce dont tu as besoin», a dit O.N., un demandeur de service qui était venu payer pour aller chercher l’extrait du casier judiciaire à la PJ. Il demande que les guichets soient multipliés afin que le service soit rapide.
On ne peut pas passer sous silence les lamentations des gens qui vont payer pour les validations de diplômes, les attestations de réussite et autres. Auparavant, on pouvait demander seulement 4 copies pour 2 000 FBu mais pour le moment on exige 6 copies pour 3 000 FBu au minimum. Alors, les demandeurs de tels services se lamentent comme quoi ces 6 copies ne sont pas nécessaires, parce qu’ils n’ont pas où les acheminer.
Olivier Nishirimbere (Stagiaire)

 

COMMUNE BURAZA> Situation socio-économique

Elle est bonne même si des défis ne manquent pas

00a2Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est rendu en commune Buraza dans la province de Gitega en date 18 février 2017 pour se rendre compte de l’état de sa situation socio-économique. Elle est bonne même si des irrégularités ne manquent pas.

Dans un entretien que Didace Rutozi, administrateur de la commune Buraza, a accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, il a affirmé que la situation socio-économique est bonne même si des irrégularités ne manquent pas.
Au moment où l’on parle d’une disette qui fait rage dans d’autres communes du pays, la grande partie des familles de la commune Buraza ont de quoi à mettre sous la dent. Cela est dû la régularité de la pluie. Actuellement, le maïs a atteint la maturation, les habitants sont en train de récolter. A côté du maïs, il y a également la patate douce, la pommes de terre et les légumes variées auxquelles les habitants font recours. M.Rutozi a fait savoir que les habitants de la commune qu’il dirige sont à l’œuvre pour se préparer aux activités de la saison culturale B.
Les habitants de la commune Buraza s’entraident, comme l’a indiqué M.Rutozi. Le cas le plus récent est celui de dix familles qui ont reçu des semences de haricot de la part de leurs voisins pour la saison culturale B.
Au niveau de l’état des lieux de la santé de la population de la commune Buraza, l’on observe la recrudescence de la malaria. M.Rutozi a indiqué que la fatigue liée aux travaux intensifs de la saison culturale B s’ajoute aux autres causes de la malaria comme les moustiques. La plupart d’entre eux dépensent beaucoup d’énergies alors qu’ils n’ont pas suffisamment mangé. Au cours de la saison culturale B, il est devenu habituel que beaucoup de gens tombent malade suite au paludisme, a fait savoir M.Rutozi. Ce dernier espère que les habitants de la commune qu’il dirige vont trouver un répit à partir du mois de mars, suite à la diminution des travaux champêtres.

Martin Karabagega

 

Commission verite et reconciliation> Etat d’avancement de ses activités

Quatre cent soixante-douze dépositions déjà enregistrées

0a1La présidence de la République a organisé le jeudi 23 février 2017, une conférence de presse au cours de laquelle elle a invité le président de la Commission vérité et réconciliation (CVR) Mgr Jean-Louis Nahimana. Ce dernier a parlé de l’état d’avancement des activités de cette Commission.

Depuis le lancement officiel de la phase opérationnelle des activités de la CVR, le gros des activités de la Commission est basée sur l’axe de la recherche de la vérité et ce sous trois principaux axes à savoir le recueil des dépositions et les enquêtes sur terrain ; la gestion des fosses communes et enfin ; la recherche documentaires.
Concernant le recueil des dépositions, Mgr Jean-Louis Nahimana, président de la CVR a indiqué que ce recueil a effectivement débuté le premier septembre 2016 en mairie de Bujumbura. Jusqu’à ce jour, les dépositions déjà enregistrés sont telles qu’en commune Muha, il y a 342 dépositions. Quant à la commune Ntahangwa, 74 dépositions ont déjà été enregistrées, et en commune Mukaza, on enregistre 56 dépositions.

Mise en place des agents de dépositions et d’enquêtes
Il a aussi précisé que la loi sur la CVR dispose à son article 38 que la Commission recrute un bureau par province composé de trois personnes et un personnel nécessaire et suffisant au niveau national, provincial et local tout en respectant les équilibres ethniques et de genre. Mais comme la CVR est en attente de la disponibilité des moyens pour répondre à cette exigence, le recueil des dépositions a été jusqu’aujourd’hui effectué par les commissaires eux-mêmes. Pour pallier à cette insuffisance des moyens, le Président de la CVR a souligné que cette dernière vient d’arrêter une stratégie visant à mettre sur pied des points focaux au niveau provincial, communal et à nommer des agents de dépositions et d’enquêtes sur chaque colline de recensement.
Cette opération a déjà commencé dans les trois provinces de Muramvya, Mwaro et Rumonge. Ces agents vont être formés aux techniques d’écoute et au remplissage des différentes fiches que la CVR a conçues en vue de chercher la vérité, en l’occurrence. Durant ces mêmes tournées à l’intérieur du pays, la CVR réalisera des enquêtes sur quelques événements marquants de l’histoire douloureuse du pays.

Plusieurs sites ont été visités
Pour ce qui est de la gestion des fosses communes, la CVR a déjà effectué des descentes sur plusieurs sites comme Kivyuka en commune Musigati, province Bubanza ; Bugarama en province Muramvya ; Buyenzi en mairie de Bujumbura ; et Gasenyi en zone Makamba de la province Mwaro. « Il s’agit d’un travail qui requiert des compétences pluridisciplinaires, c’est pour cette raison que la CVR s’est jointe à la plate forme nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes pilotée par le ministère de la sécurité publique », a signalé Mgr Jean-Louis Nahimana.
Quant à la recherche documentaire, le président de cette commission a fait savoir que la CVR est entrain de mener une recherche documentaire fouillée qui s’intéresse aux grands événements qui ont endeuillé notre pays. « Il s’agit d’un travail fastidieux qui va continuer tout le long de cette année ».
Yvette Irambona

 

JUSTICE> Cour d’Appel de Bujumbura

L’absence du control box fait l’objet de litige

Igor Rugwiza dit que le transporteur serait responsable de l’absence du «Control box». C’est pour cette raison qu’il devrait réparer les préjudices matériel et moral dont il est victime. Le transporteur nie toute responsabilité dans la disparition de cette pièce. Le véhicule aurait été transporté dans l’état où il se trouvait.

Un procès oppose la société Satguru à Igor Rugwiza à propos du « Control box » du véhicule d’occasion qui n’a pas été retrouvé au port de Dar-Salam lors de son débarquement. Cette affaire a été entendue devant la Cour d’Appel de Bujumbura au cours de son audience de mardi 21 février 2017.
Selon l’avocat de Igor Rugwiza, partie appelante, celui-ci avait acheté un véhicule d’occasion à Dubaï. Il a cherché le transporteur qui conduira son véhicule du port d’embarquement de Dubaï jusqu’au port de débarquement de Dar-Es-Salam. C’est alors qu’il l’avait confié à la société Satguru qui est spécialisée dans ce genre de transport.
L’avocat de Igor Rugwiza a précisé que le véhicule s’est retrouvé sans cette pièce du moteur appelée « Control box ». C’est une pièce qui permet au véhicule de rouler. Il a fait remarquer que la société Satguru aurait été responsable de la disparition de cette pièce étant donné que c’est bien elle qui était chargée du transport de ce véhicule. Et d’ajouter que le véhicule est parvenu au port de Dar-Es-Salam avec trois mois de retard. Le délai contractuel aurait était de deux semaines.
Il demande à la société de réparer les préjudices matériel et moral causés au propriétaire du véhicule. Igor Rugwiza réclamerait une somme de six cent cinquante dollars et un million de francs burundais.
L’avocat de la partie adverse ne l’entend pas de cette oreille. Son client n’a causé ni préjudice matériel ni moral d’autant plus que le véhicule aurait été transporté dans l’état où il se trouvait. Il demande au siège de décharger complètement son client dans la mesure où ce dernier n’est pas responsable de la disparition du «Control box».
Comme cette pièce n’était pas apparente, la société Satguru ne pouvait pas savoir si le véhiculé en avait ou pas. L’avocat de cette société a souligné que son client ne s’occupe pas seulement du transport des véhicules qui roulent. Même ceux qui sont en panne, elle est en droit de les transporter. L’intimé demande que le jugement rendu au premier degré soit confirmé, et que Igor Rugwiza soit débouté de ses prétentions. La cause a été mise en délibéré.

Masta Shabani

 
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