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CERCLE SAINT MICHEL>Célébration de la journée internationale des personnes âgées

Etre âgée, c’est une bénédiction et non une malédiction

 

IMG 122947Sous le haut patronage du ministère des Affaires sociales des droits de la personne humaine et du genre, l’Association pour la défense des droits des personnes âgées  « “ADDPA », a célébrée le vendredi  6 octobre 2017, la journée internationale des personnes âgées. Le thème était :” se projeter vers l’avenir, faire un appel aux talents, aux contributions et à la participation des personnes âgées dans la société”. 

 

Dans son mot d’accueil, le conseiller socio-culturel du maire de la ville de Bujumbura Thamar Sinigirira, a dit que la sécurité est totale dans la municipalité de Bujumbura. Elle a affirmé que le droit de la personne humaine est aussi respecté dans ladite municipalité, surtout celui des personnes âgées. Le président de l’Association pour la défense des droits des personnes âgées «ADDPA » Edouard Nijimbere, a fait savoir que la journée internationale des personnes âgées est célébrée le 6 octobre de chaque année. Au Burundi, le nombre de ces personnes  accroît chaque année. Les personnes âgées font face à pas mal de défis surtout la pauvreté. La plupart d’entre-elles vivent de la mendicité et d’autres sont chassées de leurs propriétés. Elles ne sont pas assistées par leurs familles et elles ne sont plus respectées. Mais, il a remercié le gouvernement qui ne cesse de venir en aide à cette catégorie de personnes.   M. Nijimbere a demandé au gouvernement d’élaborer des lois propres aux personnes âgées et de les faire respecter par tout le monde sans exception aucune. Que ces personnes soient protégées contre tous les maux dans leur vie ;  qu’elles soient soignées gratuitement comme on le fait pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ; qu’elles ne soient pas discriminées par la société et qu’il y ait une commission chargée de la protection de leurs droits et enfin, qu’on donne des postes de radios à toutes les personnes âgées afin qu’elles sachent les nouvelles du pays. Dans son discours, le ministre des Affaires sociales et des droits de la personne humaine et du genre, Martin Nivyabandi a dit que quand une personne naît, une grande fête est faite. Elle grandit et réalise beaucoup de choses. Elle étudie, elle travaille, et à un certain moment elle manque de force. C’est à ce moment qu’on dit  qu’elle est devenue âgée. Etre âgée, c’est une bénédiction et non une malédiction. La personne âgée est le trésor du pays. Ces personnes connaissent beaucoup de choses. Elles sont la source d’expérience et connaissent  la réalité de certains faits ou événements. C’est pourquoi il faut les assister et  les protéger. Les personnes âgées présentes à ces cérémonies ont offert au ministre un certificat de mérite. Et une aide alimentaire de cinq tonnes de riz a été offerte à ces personnes  par le ministère. 
Evelyne Habonimana

 

Communication> Entre les élèves malentendants et leurs parents

Ils éprouvent un problème de communication

 

DSC 2016Les enfants malentendants qui utilisent le langage des signes rencontrent beaucoup de difficultés dans la communication avec leurs parents et l’entourage. Cela constitue un frein au développement intellectuel chez les enfants et ils se sentent comme des étrangers dans leur famille.

 

Les élèves qui fréquentent l’école des malentendants(Ephphatha) éprouvent des difficultés de communication lorsqu’ils rentrent chez eux ou lorsque leurs parents viennent leur  rendre visite à l’école. Selon le directeur-adjoint de l’Ephphatha, Zabulon Nkurunziza, les élèves n’ont pas de problème de communication  à l’école, car tous connaissent  le langage des signes.Mais à la maison, ces enfants rencontrent beaucoup de difficultés du fait que leurs parents ou leurs frères et sœurs ne connaissent pas le langage des signes. Cela constitue un frein pour le développement intellectuel de ces enfants. M. Nkurunziza a fait savoir que cela se remarque lorsque les parents viennent rendre visite à leurs enfants à l’école. Souvent, les enseignants ou autres autorités jouent le rôle d’intermédiaire entre les parents et leurs enfants.  Il a souligné que, là aussi, il y a un problème du fait que la traduction de la langue maternelle en langage des signes ne coïncide pas totalement.Ainsi, suite à ce problème  de traduction de la langue maternelle en langage des signes, les enfants malentendants éprouvent des difficultés lorsqu’ils étudient le Kirundi. C’est pourquoi dans les tests nationaux, les enfants malentendants ne réussissent pas bien dans ce cours.Concernant ce problème de communication entre les élèves malentendants et leurs parents, notre source conseille ces derniers d’apprendre quelques notions du langage des signes.Cela dans l’optique de faciliter la communication mais aussi pour encourager ces enfants dans l’apprentissage. Mais également pour éviter que les enfants malentendants se sentent comme des étrangers dans leur famille. M. Nkurunziza a invité tout un chacun à éviter de  stigmatiser les enfants malentendants car c’est aussi un autre handicap qui freine le développement intellectuel.
Fidès Ndereyimana

 

ENTRETIEN> Avec le charge de la Communication de la communauté Sant’Egidio

Une assistance tant morale que matérielle aux enfants en situation de rue

 

IMG 005Dans la ville de Bujumbura comme dans d’autres villes de l’intérieur du pays, les enfants en situation de rue ne cessent de circuler dans les différents quartiers. C’est ainsi que la communauté sant’Egidio a inclus dans ses tâches l’assistance tant morale que matérielle à ces enfants en situation de vie défavorable. Jeans Claude Nsabimana, chargé de la communication dans ladite communauté révèle cette bonne action à la rédaction du journal Le Renouveau lors d’un entretien.   

 

« C’est un problème global qui nécessite aussi une réponse globale », introduit M.Nsabimana. S’agissant d’une communauté chrétienne catholique ouverte aux chrétiens  de diverses religions, elle a  pour objectif de « vivre la parole de Dieu en action ». Partant de ce principe, c’est ainsi que la communauté  appelle ses membre à l’assistance des vulnérables y compris ces enfants en situation de rue. Selon le chargé de la communication dans cette communauté, le travail d’assister ces vulnérables en situation de rue n’est pas une tâche de sant ‘Egidio  seulement, mais celle-ci est  une pépinière de réflexion qui agit bien sûr mais qui compte éveiller la conscience des autres comme le gouvernement et autres organisations pour agir à ce problème aussi.

Quelle est la tâche de la communauté Sant ‘Egidio ? 

Le chargé de la communication rappelle d’abord que les enfants en situation de rue sont quelque fois violents. C’est  pourquoi ils commencent d’abord par l’éducation à la non violence, à la paix pour qu’à cette vie critique que ces enfants mènent dans la rue, ils n’y ajoutent pas des querelles de tout le temps, mais de vivre l’harmonie et la concorde dans leur milieu de vie. Des écoles de paix sont créées à cette intention à Musaga, à Kinama, à Kanyosha, à Gikungu et à l’interieur du pays  Pour les enfants qui fréquentent les rues la journée et qui rentrent le soir, il ya ceux dans leur esprit renait l’engouement de retourner à l’école ; et la communauté  les assiste en ce qui concerne le matériel scolaire. Ici le chargé de la communication compte 90 enfants assistés de cette façon. La 3e activité faite par la Communauté sant’Egido est qu’il ya une maison à son siège où ces enfants entrent librement pour se reposer, boire de l’eau ou laver leur habits. Une petite parcelle leur est aussi réservée pour la culture des légumes et une fois par semaine on prépare de la pâte et des légumes pour manger ensemble. C’est donc une façon d’occuper utilement ces enfants  pour qu’à leur tour ils se sentent à l’aise. Le chargé de la Communication à Sant ‘Egidio se réjouit  aussi du bon fruit de cette bonne action parce qu’il compte environ 200 enfants qui ont été tirés de la rue depuis 2005 et dont certains ont déjà  terminé l’école secondaire et d’autres sont encore sur le banc de l’école. En terminant, M.Nsabimana rappelle que leur service ne se limite pas seulement aux enfants en situation de rue, mais qu’ils assistent aussi les prisonniers et les personnes à l’âge de la retraite.  

Eric Sabumukama (stagiaire)

 

Témoignage> Une étudiante qui a bénéficié de l’hospitalité dans une famille inconnue

Cette famille la prend pour son propre enfant

 

H. M., une étudiante à l’Université   Martin Luther King a témoigné  le lundi 25  septembre 2017 à la rédaction du journal Le Renouveau de sa prise en  charge par une famille qui ne la connaissait pas. Elle a indiqué que cette famille la prend pour son propre enfant, dans la mesure du possible. 

 

A l’heure actuelle où la vie est devenue de plus en plus difficile et où la population burundaise traverse des périodes de crise, l’hospitalité entre les citoyens a perdu sa saveur.  « Prendre en charge une personne qu’on ne connaît pas et surtout dans la capitale  est un don émanant de l’Eternel Dieu. »H. M. est une étudiante dans la municipalité de Bujumbura qui a reçu de l’hébergement dans  la zone Bwiza pour faire ses études universitaires à l’université Martin Luther King. Elle qu’elle est ressortissante d’une famille modeste de l’intérieur du pays, ses parents ne pouvaient pas la prendre en charge à Bujumbura. Louer une maison à Bujumbura, assurer la ration alimentaire, payer les frais académiques et d’autres dépenses  était impossible pour ses parents.H. M. a indiqué qu’elle ne se connaissait pas auparavant avec la famille qui l’héberge.» La famille des parentés qui avait promis de m’accueillir m’avait rejetée peu de jours après, sans raison apparente. C’est alors qu’une famille charitable a eu pitié de moi et a accepté d’assurer tout, les frais académiques  et d’autres besoins en rapport avec  les études, a-t-elle fait savoir. Le chef de famille d’accueil, voyant ce qui venait de se passer a accepté de la prendre en charge.Elle a indiqué que cela fait plus de 6 mois qu’elle vit dans cette famille sans aucune contrainte. «Cette famille me considère comme son propre enfant ; le père m’a dit qu’il aurait accepté volontiers de payer mes études  mais que les moyens financiers lui font défaut. »«  Lorsque j’ai un retard de paiement des frais académiques, ce qui m’ôte le droit de passer les examens, le chef de famille emprunte pour moi cette somme afin de rembourser  dès que mes parents me l’envoient. C’est un père digne de ce nom, qui se soucie des problèmes des autres, surtout ceux qui ont le même âge que ses enfants, a témoigne H. M. ».

Ezéchiel Misigaro

 
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