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JUSTICE> Présentation sur le recouvrement des biens mal acquis

Une plus value pour nos magistrats qui ont suivi la formation

 

DSC 2043Le premier substitut général de la République et le vice-président de la Cour suprême se sont rendus en Afrique du Sud pour une formation liée au système de recouvrement des biens mal acquis. Le ministère de la Justice et garde des sceaux vient de restituer les résultats de ladite formation en vue de permettre à d’autres magistrats d’avoir plus de connaissances dans la manière de recouvrer les biens mal acquis pour le bien de la société burundaise.

 

Le ministère de la Justice et garde des sceaux a présenté, le jeudi 3 août 2017, le rapport sur le recouvrement des biens mal acquis. C’est le Secrétaire permanent de ce ministère de la Justice et garde des sceaux, Arcade Harerimana, qui a donné le résumé de la formation suivie en Afrique du Sud par certains magistrats.
Selon lui, le ministère de la justice et garde des sceaux a autorisé deux magistrats, à savoir le premier substitut général de la République et le vice-président de la Cour suprême, à se rendre en Afrique du Sud. C’était dans l’objectif d’apprendre des mécanismes de recouvrement des biens mal acquis. Au retour, ils ont rapporté qu’ils ont bien appris le système de recouvrement des biens mal acquis.
A cet effet, le ministère a organisé une séance de restitution pour que leurs collègues puissent en profiter en vue d’appliquer ces nouvelles connaissances dans leurs activités quotidiennes. L’innovation est que les magistrats ne se focalisent pas sur la traçabilité des biens en provenance de l’infraction commise. Aujourd’hui, les magistrats vont renforcer les enquêtes sur l’action civile, c’est-à-dire sur la traçabilité des biens en provenance des infractions commises.
A en croire leurs propos, les participants à cette séance viennent d’apprendre beaucoup de choses. On va continuer à essayer de faire le renforcement des capacités en ce qui concerne l’enquête sur l’action civile pour que le peuple burundais puisse recouvrer les biens en provenance des infractions commises. Ces biens peuvent être à l’extérieur ou à l’intérieur du pays. Avec les connaissances de l’enquête sur cet aspect, il y a lieu de recouvrer les biens mal acquis.
Signalons que cette formation a eu lieu du 8 mai au 2 juin 2017.
Masta SHABANI

 

ASSOCIATION> L’organisation non gouvernementale « Babehafi»

Tout pour l’encadrement des gens vulnérables

 

DSC 6090L’apprentissage des métiers constitue l’outil principal de lutte contre la pauvreté, les grossesses non désirées et la transmission des maladies sexuellement transmissibles. Les personnes qui n’ont pas d’occupation sont vulnérables vis-à-vis de la délinquance. Consciente de cette réalité, l’association dénommée « Babehafi » encadre des personnes de diverses catégories sociales comme les mères-célibataires, les enfants naturels, les enfants de la rue non seulement en les formant dans la coupe couture, mais également en les aidant à retrouver leur paternité en plus de plaider leurs causes en matière successorale. Signalons que cette association a monté un projet de restauration qui a buté sur des contraintes liées à l’emplacement.

 

Le quotidien « Le Renouveau» s’est entretenu, le lundi 26 juin 2017, avec le secrétaire exécutif de l’association « Babehafi» qui est chargée de l’encadrement des personnes vulnérables particulièrement les mères-célibataires et les jeunes à la recherche des métiers pouvant leur permettre de mener décemment leur vie.
Selon le secrétaire exécutif de l’association « Babehafi», Christophe Congera, l’organisation forme les jeunes gens en couture en vue de s’auto-prendre en charge dans l’avenir. C’est ainsi qu’une dizaine de personnes sont déjà formées pendant que d’autres sont en formation. L’association a la particularité de protéger les droits de l’enfant. Elle a identifié un certain nombre d’enfants naturels dans les zones Nyakabiga(240) et Musaga(360) en vue de les former surtout en coupe couture.
Pour se conformer aux statuts, l’association veut que le champ d’application s’étende sur 5 provinces à savoir la mairie de Bujumbura, Bujumbura, Bubanza, Cibitoke et Kirundo. L’association a ciblé ces provinces parce que ses membres y sont essentiellement ressortissants.

L’élaboration des projets figure parmi les préoccupations de l’association

Le secrétaire exécutif de l’association « Babehafi» a fait remarquer que les 10 personnes ont été formées pour qu’elles puissent à leur tour former les autres. En outre, ces personnes ont appris comment élaborer des projets en vue de les soumettre à toute âme épris de charité et d’amour. Et c’est pour cette raison qu’il existe parmi les personnes formées celles qui exercent les activités génératrices de revenus.
En plus, l’association a aidé certains enfants à retrouver leur paternité à travers leur inscription à l’état civil. Il n’a pas manqué de signaler que d’autres enfants sont en entente dans la mesure où il faut d’abord réunir toutes les formalités requises.

L’assistance juridique ne manque pas dans les activités de l’association

Christophe Congera a précisé qu’il existe 4 enfants qui ont déjà retrouvé leurs droits en plaidant leurs causes en matière successorale. Il souhaite que l’association soit assistée d’une manière ou d’une autre par des bailleurs qui seraient sensibles à la protection des droits de l’enfant. Il faisait allusion à l’insuffisance des outils de formation pour mieux préparer l’avenir de ces personnes vulnérables surtout les mères-célibataires et les enfants naturels.
Dans les perspectives, l’association tient à encourager à travers cette formation, la population environnante pour qu’elle soit également sensible à l’avenir ces enfants pour lutter notamment contre les grossesses non désirées ou les violences sexuelles dont ils pourraient être victimes.
L’association a été créée le 4 juin 2014 et dispose de d’un siège à la 6ème avenue numéro 38 de la zone Nyakabiga.
MASTA SHABANI

 

 

ADRA-Burundi>Descente en province de Cibitoke

Satisfaction chez les associations appuyées par Adra

 

DSC07077L’Agence adventiste d’aide et de développement a effectué une descente en province de Cibitoke la semaine dernière. Au cours de cette descente, Adra accopagnée d’une équipe de journalistes a visité différentes associations appuyées par cette agence. Les membres de ces associations apprécient l’appui qu’Adra leur apporte pour se développer.

 

Au cours de sa visite en province de Cibitoke la semaine dernière, Adra-Burundi a pu constater l’état des lieux de son appui à l’intention des différentes associations des communes Buganda, Murwi, Rugombo et Mugina. Dans nos numéros 9 666 et 9 669, nous avons parlé de cette visite dans certaines localités. La suite est dans ce numéro. Le 27 juillet, l’agence a visité l’association d’épargne et de micro crédit communautaire, Girumwete Tubeho neza de la colline Ruvumera en commune Rugombo. Jean Bosco Havyarimana, président de cette association, vieille de 4 ans, admire le résultat de s’être regroupé en association et l’appui d’Adra-Burundi. Aujourd’hui, dit-il, « on compte 15 groupes avec près de 25 membres chacun. Avec un capital de 43 000 FBu libellé par chaque membre au départ, certains ont, aujourd’hui, construit des maisons, d’autres ont réalisé différents projets grâce aux micro crédits communautaires ». Un membre reçoit 2/3 de sa cotisation et rembourse avec un intérêt de 1/10 soit 10%, dans une période de 3mois.

L’union fait la force

Pascasie Nduwimana dit qu’elle a pu restituer la chèvre du voisin qui avait été volée entre ses mains. Penina Nsabimana dit avoir transformé sa maison en toît de chaume en le recouvrant de tôle. Grâce à un petit crédit de l’association. Alexis Bigirimana de l’association Dushigikirane et J. B. Havyarimana appellent les voisins à adhérer aux associations pour se développer. En effet, disent-ils, « l’union fait la force ».
Le 28 juillet 2017, Adra-Burundi a visité les associations Tugiramagarameza, Twitezimbere et Dukundane de la colline Camakombe en commune Mugina. Les membres de ces associations ont décidé, lors des dialogues communautaires, d’étendre le centre de santé Camakombe. En effet, ils sont frappés par le fait que les malades, sans distinction d’âge, ni de sexe, ni de type de maladies se retrouvent dans une même chambre, avec deux ou trois personnes sur un même lit. Les habitants de cette colline collectent les matériaux de construction mais souhaitent un appui d’autres partenaires pour les travaux de grande envergure. Adra-Burundi a déjà promis un appui pour accompagner ce programme, mais les autres sont les bienvenus pour ces habitants. Wilson Ndabihorere, chef de cette zone Ruziba et ses habitants apprécient la contribution d’Adra pour le changement social.

Un manque criant d’eau potable

Jean Claude Rindi, inspecteur provincial des finances communales qui a représenté le gouverneur de Cibitoke lors de cette visite, indique que l’administration a, elle aussi, décidé de suivre pour constater les changements sociaux qui s’opèrent. « Dans le passé, dit-il, on ne suivait pas de près les activités des organisations non-gouvernementales. Aujourd’hui, on a changé d’attitude, on évalue les réalisations ». Il remarque avec compassion le manque criant d’eau potable en commune Buganda, où sur 14 sous-collines, seules 5 ont de l’eau potable. Il appelle toutes les associations à collaborer avec l’administration pour rassurer qu’elles suivent les objectifs fixés à l’agrément. Jean Claude Rindi apprécie le changement dans les communautés grâce à ce genre d’actions d’Adra-Burundi. Nous vous prions de lire « la colline Gabiro-Ruvyagira » au lieu de « la colline Gabiro-Ravyagira » dans le dernier paragraphe de l’article sur cette descente paru dans Le Renouveau N°9 669 du mardi 1er août 2017.
Alfred Nimbona

 

QUARTIERS MUYAGA-TABA> Déplacement matinal en bus

Des sanctions doivent être prises à l’endroit de ceux qui violent les lois

 

Sur la route Gare du nord-petit marché de Gasenyi, des problèmes liés au déplacement surtout matinal sont nombreux. Les bus sont rares surtout pendant la période où les élèves se rendent à l’école alors que les clients sont nombreux. Des sanctions doivent être prises à l’endroit des violeurs de lois.

 

Dans la matinée, la plupart des personnes se lèvent et se rendent aux différents lieux de travail. Certaines y vont à pieds au moment où les autres cherchent des moyens de déplacement pour y arriver. Le moyen le plus recherché par un grand nombre est celui du transport en commun en bus.
Sur la route Gare du nord-petit marché de Gasenyi, s’y déplacer le matin à l’aide d’un bus est un casse-tête. Quand l’on se pointe au bord de la route à la recherche d’un bus, il est rare de le trouver. Cela est dû au fait que les chauffeurs en provenance de la ville n’ont pas l’habitude de s’arrêter à mi-chemin avant d’arriver à la destination finale.
Pour résoudre ce problème, la plupart des gens descendent pour se pointer au début de cette route près de la Bancobu, agence Gare du nord. Quand le bus s’arrête, ces gens entrent dedans et continuent le chemin ensemble avec ceux en provenance de la ville. C’est pour cette raison que ceux qui attendent le bus au petit marché de Gasenyi ne trouvent pas de bus car ces derniers arrivent là-bas étant déjà pleins. Quand le bus s’arrête pour déposer un client en cours de route, les autres clients se bousculent pour entrer dedans.
Devant cette situation, les chauffeurs et les convoyeurs de ces bus de transport en commun changent automatiquement de comportement. Parfois, ils ne font pas arriver les clients à destination et les déposent à mi-chemin pour pouvoir prendre d’autres clients qui vont en ville. Fâchés, les clients refusent quelques fois de quitter le bus et bonjour la mésentente entre eux et les chauffeurs. De toutes les façons, les chauffeurs et les convoyeurs doivent travailler en respectant les lois qui régissent le transport en commun. Où sont alors ceux chargés d’assurer le respect de ces lois ? Ces chauffeurs et convoyeurs qui déposent les clients à mi-chemin qui ont payé la totalité du prix du ticket due bus, ne sauraient pas qu’ils violent les lois ?
MARTIN KARABAGEGA

 
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