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Zone Gatumba> Bilan des dégâts causés par les dernières pluies

Un enfant de 3 ans est mort et environ 700 maisons détruites

 

DSC06279Un enfant mort, plus de 600 maisons démolies, 750 maisons inondées et 400 champs des cultures endommagés, tel est le bilan des pluies diluviennes qui se sont dernièrement abattues sur la zone Gatumba.  On trace de nouveaux  caniveaux en plus de ceux existants, avec  l’assistance de l’Administration et d’autres partenaires.  

 

Le chef de la zone Gatumba, Hussein Ntahetwa, a dressé le bilan des dégâts causés par les dernières pluies diluviennes qui sont abattues sur cette partie de la commune Mutimbuzi. 688 maisons se sont écroulées, 750 maisons ont été inondées et 400 champs de différentes cultures ont été endommagés. Les murs d’une maison sont tombés sur un enfant de 3 ans,  causant la mort de ce dernier. Il a dressé ce bilan lors de la réunion de l’administrateur communal de Mutimbuzi, Damien Barindambi, avec la population de la zone Gatumba. Hussein Ntahetwa a fait remarquer que ces catastrophes naturelles sont survenues en dates allant du 10 au 11 avril 2018 en plus de la dernière pluie qui s’est abattue sur Gatumba le dimanche 22 avril 2018. Il a profité de la présence de l’administrateur communal pour soumettre les doléances de la population de son ressort. Et comme celle-ci est dans une situation difficile, il lui a demandé de frapper à toutes les portes des partenaires qui pourraient être sensibles aux conditions de ces victimes des catastrophes naturelles. Il n’a pas manqué d’évoquer, par exemple, le ministère ayant la solidarité nationale dans ses attributions. Encore faut-il que la Croix-Rouge fasse une intervention allant dans le sens de pulvériser les quartiers inondés. Il est à noter que la population est en train de creuser de nouveaux  caniveaux en plus de ceux existants. Mais il s’agit là des caniveaux de fortune étant donné qu’ils ne sont pas cimentés. Auparavant, il a affirmé que la situation sécuritaire se porte bien malgré les rumeurs qui sont véhiculés par les ennemis de la paix et de la sécurité et qui sont liés aux mauvais enseignements en rapport avec le prochain référendum constitutionnel. Il a informé la population de Gatumba que la Commission vérité et réconciliation est à pied d’œuvre dans cette circonscription. Il lui a ainsi demandé de se dépêcher pour faire ses dépositions en vue de faciliter sa  tâche  car l’échéance touche presque à sa fin. 

MASTA SHABANI

 

MUTIMBUZI> Réunion de l’administrateur communal avec la population de Gatumba

Il a mis en garde les personnes qui s’approprient  des terres domaniales

 

DSC06282Des mesures qui s’imposent seront prises à l’endroit des personnes qui tenteront d’exploiter le site situé au quartier Mushasha I qui abritait des personnes qui avaient été victimes des eaux pluviales les années antérieures. La population doit répondre massivement au référendum. Tels sont les points essentiels sortis de la réunion de l’administrateur communal de Mutimbuzi, Damien Barindambi, avec la population de la zone Gatumba.  

 

L’administrateur de la commune Mutimbuzi, Damien Barindambi, a tenu, le lundi 23 avril 2018, une réunion avec la population de la zone Gatumba pour,  non seulement la sensibiliser à répondre massivement au prochain référendum constitutionnel, mais aussi pour faire une mise en garde à certaines personnes qui tentent de s’arroger le droit de s’approprier les terres domaniales et même celles des autres. Il n’a pas manqué d’évoquer le volet sécuritaire. D’après lui, il existe certaines gens qui affichent un mauvais comportement dans l’intention de saboter les instances. Il a précisé que des mesures qui s’imposent seront prises à l’endroit des récalcitrants. Pour prévenir des situations malencontreuses, il a recommandé qu’il n’y ait personne qui vende une terre qui ne lui appartient pas. Il faisait allusion à un site qui abritait quelques familles des déplacés qui avaient été victimes d’inondations les années antérieures. Il a précisé qu’il est inconcevable qu’il y ait des gens qui trompent les autres en leur promettant des parcelles qui ne sont pas les leurs. C’est là qu’il a dit que ce site est destiné aux infrastructures d’intérêt général comme le terrain de football, les hôpitaux, les centres de santé, les écoles…Il avait auparavant invité la population de Gatumba à afficher un bon comportement face au référendum constitutionnel. Pour lui, la nouvelle Constitution vise le meilleur avenir du peuple burundais et elle sera particulièrement importante, en son article 9,  pour la population de Mutimbuzi parce qu’elle renferme des avantages en sa faveur. La population doit savoir que cette nouvelle Constitution est promotrice de la paix et de la sécurité qui constituent une source durable de développement. A cet effet, elle doit se garder à tout ce qui pourrait perturber ces deux valeurs nobles pour la nation burundaise. La quadrilogie ««administration- population- forces de l’ordre- justice » doit  être vigilante en vue de protéger  la paix et la sécurité. C’est pour cette raison qu’il faut contrôler les mouvements de va- et-vient dans l’objectif de dénoncer des personnes suspectes. Encore faut-il  que la population de Gatumba se trouve en bonne position vis-à-vis du référendum. A propos de la Commission vérité et réconciliation, il a déploré le comportement de la population de Mutimbuzi qui a peur de révéler  le passé triste. Il faudrait dès lors se raviser pour le temps qui reste en vue de faciliter le travail de cette commission. Prenant la parole à son tour, le commissaire communal de Mutimbuzi, Galin Ndikuriyo, a noté que la sécurité se porte bien dans la circonscription de son ressort, même s’il existe des rumeurs allant dans le sens de la perturber. Ainsi, il faut que toutes les forces vives de la nation burundaise soient solidaires pour mettre hors d’état de nuire les ennemis de la paix et de la sécurité. La population ne doit pas empêcher la police de faire son travail dans la mesure où cette dernière existe pour protéger de paisibles citoyens contre des comportements malveillants. Il a demandé à la population de collaborer avec les services chargés de maintenir la paix et la sécurité. Des cahiers de ménages doivent être disponibles pour éviter des infiltrations, a-t- il conclu. 

MASTA SHABANI

 

ROUTE> Absence de panneaux de signalisation sur certains axes

Elle cause beaucoup d’accidents

 

DSCI6274Sur certaines routes, on remarque une absence de panneaux de signalisation. La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue dans certains coins pour se rendre compte de la situation. Le constat a été que sur certaines routes, on trouve des panneaux de signalisations et sur d’autres non. C’est le cas du croisement du boulevard du 28 Novembre et de la chaussée  Prince Louis Rwagasore.  

 

Pour la sécurité routière, le Code routier en dit plus. Normalement toutes les routes devraient se doter de panneaux de signalisation pour la sécurité routière. A force de s’habituer au manque de panneau de signalisation, chacun se donne la priorité, mais cela cause  problème en cas d’accident. L’exemple le plus parlant est le cas du croisement du boulevard du 28 Novembre et la chaussée  Prince Louis Rwagasore en face de la Nonciature,  ainsi que celui du  croisement du boulevard Mwambutsa et du boulevard du 28 Novembre, la seule signalisation qu’on y trouve est le panneau Stop du côté du boulevard du 28 novembre. Cette situation devient problématique aussi pendant les heures de pointe puisque chacun a envie de passer et par conséquent peut transgresser le Code routier en général et se faire la priorité. Tout le monde peut se demander alors pourquoi une telle négligence de mettre des panneaux de signalisation dans de tels endroits où on remarque un grand trafic, ou encre comment se fait-il que dans certains endroits on trouve des panneaux de signalisation dans d’autres non. Ceux qui éprouvent plus de problèmes, ce sont les étrangers ou les personnes de passage comme ceux habitant les autres villes du pays. Il se peut qu’ils ne soient pas au courant de la situation. Les autorités habiletées doivent s’enquérir de la situation et essayer d’y remédier tant qu’il est encore temps. Car en cas d’accident, il sera très difficile de trancher, sinon les auteurs peuvent demander les preuves, c’est-à-dire les panneaux de signalisation qui indiquent la priorité. 
Aline Nshimirimana

 

Zone Ngagara > Situation sécuritaire

Différentes sortes de malfaiteurs y sont remarquées

 

Dsco202Il y a un temps, les gens qui habitent dans la zone Ngagara observent un nouveau phénomène de banditisme. Celui d’utiliser des machettes. Ces gens disent qu’ils sont débordés. L’Administration leur conseille de redynamiser les comités mixtes de sécurité pour informer à temps les cas de malfaiteurs afin qu’ils soient appréhendés. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, N.F. est un jeune qui habite au quartier V en zone Ngagara. « Je rentrais d’un match et à quelques mètres de mon domicile, j’ai subitement entendu quelqu’un qui m’ordonne de me coucher par terre. Au moment où j’étais en train d’exécuter, j’ai entendu un coup subitement au niveau de la tête. C’était une machette. D’un coup, j’ai perdu connaissance et ces gens ont pris le large. », a-t-il mentionné.Une autre personne qui a été victime de ce nouveau phénomène de malfaiteur est un domestique. Il raconte ce qui lui est arrivé : «  Au moment où je venais du marché, c’était vers 9 heures du matin, j’étais en train d’ouvrir le portail. D’un coup, j’ai entendu une personne qui se précipitait derrière moi. Quand je me suis retourné pour voir qui était cette personne, elle était déjà à côté de moi. Elle m’exigeait d’ouvrir rapidement le portail. Le temps de penser à ce que je dois faire, il passa par derrière et me banda la bouche. D’un coup, il m’a frappé avec une machette sur le cou et a ouvert lui-même. J’ai perdu connaissance. Il a profité de cette situation pour rafler tout ce qui est dans la maison. Après un certain temps, j’ai retrouvé connaissance et je suis allé très doucement chez le voisin. Je lui ai demandé de m’emmener aux structures de soins et lui ai raconteré par après ce qui m’est arrivé. Cela parce que j’étais en train de saigner», a-t-il raconté.Ces interlocuteurs ne sont pas encore guéris. Ils fréquentent les structures de soins pour changer les pansements mis sur leurs plaies.

La population de la zone Ngagara est indignée de l’utilisation des machettes pour voler

Certaines gens qui habitent dans cette zone sont indignées de ce nouveau phénomène de banditisme. Ils indiquent qu’ils ne voient pas comment ils peuvent le qualifier. Ils précisent également que certaines personnes qui sont soupçonnées auteurs de ce phénomène sont connues. Ils ne comprennent donc pas pourquoi la Police et l’Administration ne peuvent pas les appréhender alors qu’elles constituent un danger public. « Le fait qu’ils utilisent des machettes pour voler signifie qu’ils ont également l’intention de tuer. Cela parce qu’ils ne prévoient pas si la victime ne peut pas succomber sur le champ. C’est pour cette raison que les auteurs devraient être attrapés et punis très sévèrement. Ces gens ont en outre fait savoir que les positions de Police qui étaient implantées dans les quartiers ont été supprimées. Par conséquent, les malfaiteurs profitent des endroits obscurs pour arrêter les passants en les ordonnant de donner ce qu’ils possèdent. Ils demandent à l’Administration de collaborer avec la Police, de travailler en synergie avec la population pour lutter contre ce phénomène.

L’Administration et la police proposent des stratégies

La cheffe de zone Ngagara, Imelde Ndikuriyo, et le chef de poste dans cette zone, OPP2 Pierre-Claver Nyandwi ont fait savoir qu’ils sont au courant de ce phénomène. Ils ont rappelé  qu’il y a des comités mixtes de sécurité zonale et au niveau des quartiers. Pour ce faire, ils conseillent à la population de la zone Ngagara de redynamiser ces comités afin de travailler en collaboration avec la Police et l’Administration dans le but de renseigner à temps les cas de malfaiteurs.Ils proposent aussi à la même population d’éclairer là où elle habite surtout pendant la nuit, puisqu’il est remarqué que les malfaiteurs profitent de l’obscurité pour arrêter les gens.A propos de l’inquiétude de la population disant que les malfaiteurs sont connus et sont souvent relâchés quand ils sont appréhendés, Mme Ndikuriyo a répondu qu’elle-même, est gênée quand elle a des rapports selon lesquels les malfaiteurs ou les voleurs sont relâchés. Le chef de poste, a quant à lui, expliqué que ces gens sont relâchés parce qu’ils manquent de gens qui les chargent. Ils peuvent passer une semaine dans le cachot de la zone. Et, si personne ne vient pour les charger, ils retournent dans leurs familles. Ces administratifs demandent à la population de suivre le dossier des malfaiteurs appréhendés afin qu’ils soient transmis devant les juridictions compétentes.Ils rappellent enfin à la population de toujours dénoncer les coins où ces malfaiteurs se pointent. Dans ce cas, la police y fera souvent des patrouilles.   

ROSE MPEKERIMANA

 
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