Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MEDIAS> Quarante-et-unième anniversaire du journal « Le Renouveau du Burundi»

Nos interlocuteurs sont satisfaits de ses informations diversifiées, mais …

 

MADI 0002Même si les lecteurs du quotidien « Le Renouveau du Burundi» sont globalement satisfaits de ses  informations, il y en a qui proposent de fournir des efforts supplémentaires pour le rendre plus disponible et faire de manière que toutes les pages soient en couleurs. De cette manière, il attirerait davantage les lecteurs.      

 

Dans le cadre du 41e anniversaire de son existence, le journal « Le Renouveau» a, le jeudi 11 avril 2019, recueilli auprès de certains de ses lecteurs leurs avis et considérations. Ces derniers sont, d’une manière générale, satisfaits du chemin parcouru par ce quotidien d’information dans la mesure où il s’est nettement amélioré, même s’ils estiment qu’il y a encore moyen de faire mieux. Selon Léonie Niyonzima, le journal « Le Renouveau du Burundi» n’est plus comme il était il y a dix ans ou vingt ans. Elle a précisé qu’elle a commencé à lire le quotidien « Le Renouveau» pendant qu’il était au numéro 3001. A ce moment, dit-elle, toutes ses pages étaient en noir-blanc. Et d’ajouter que les informations qui étaient contenues dans ledit journal n’étaient pas équilibrées, d’autant plus que presque toutes les pages renfermaient des informations politiques. Aujourd’hui, a-t-elle noté, les informations sont diversifiées au point que tous les domaines de la vie nationale en font sa beauté en plus, bien entendu, de quelques pages en couleurs. En outre, les photos sont actuellement visibles à quelques exceptions près. 

Il faut que « Le Renouveau du Burundi» soit plus disponible

Dieudonné Ndayishimiye a, quant à lui, apprécié de façon nuancée le journal « Le Renouveau du Burundi». Il a affirmé dans son intervention qu’il est content de voir le journal « Le Renouveau» paraître au jour le jour. Ainsi, il a fait savoir que le journal « Le Renouveau du Burundi» mérite actuellement l’appellation de « quotidien ». Ce qui n’était pas le cas par le passé où il fallait attendre deux jours pour le lire. D’après lui, s’il est vrai que ce journal paraît quotidiennement, il est également vrai qu’il n’est pas disponible comme il se doit. Il souhaite que les points de vente puissent être multipliés plus qu’il l’est aujourd’hui. Il constate que le journal « Le Renouveau du Burundi » est confectionné en grande partie pour les seuls abonnés alors qu’il fallait le trouver facilement non seulement à certains coins de vente, mais aussi le vendre au numéro de manière ambulatoire. Les responsables du journal « Le Renouveau du Burundi» devraient se mettre en tête qu’il s’agit d’une marchandise qu’on peut acheter dans les centres urbains du pays. Fort malheureusement, le journal « Le Renouveau» est particulièrement disponible dans des hautes instances comme les ministères, les ambassades et chez certains particuliers abonnés. Il propose que la politique de vente soit autrement analysée. Et de s’interroger : «Pourquoi ne pas chercher de jeunes gens qui pourraient le faire circuler dans les rues de la capitale ?». De cette façon, cette denrée ne serait pas rare sur les avenues de la capitale économique suffisamment fréquentées. Les marchés noirs des livres pourraient inspirer « Le Renouveau ». Des livres sont étalés en plein air, a-t-il souligné. 

Les responsables devraient penser à son format

Mme Zainabu Mossi a orienté son intervention sur le contenu de ce journal et son format. Elle pense que les responsables devraient réfléchir dans le sens de changer le format ; c’est-à- dire l’agrandir sans oublier le contenu qui pourrait davantage  intéresser le petit public. C’est bien les éditoriaux et les commentaires, mais encore plus de faits des quartiers.

Masta Shabani

 

13 AVRIL 2019> Célébration du quarante-et-unième anniversaire du journal «Le Renouveau »

Athanase Nimbona, chef du service commercial au sein des PPB depuis 2007, donne ses appréciations

 

DSC03614En tant que seul  organe  de presse écrite  publique, le journal Le Renouveau va bientôt célébrer son 41e anniversaire d’existence. Selon Athanase Nimbona, chef du service commercial au sein de la direction générale des Publications de presse burundaise (DGPPB) depuis l’année 2007, « même si ce journal  le fait indirectement, il contribue énormément dans le renforcement du trésor public». 

 

Dans le cadre de la célébration du 41e anniversaire du journal Le Renouveau du Burundi, la rédaction de ce dernier s’est entretenue avec Athanase Nimbona, chef du service commercial au  sein de la direction générale des Publications de presse burundaise (DGPPB) depuis l’année 2007. Il a d’abord rappelé que le quotidien Le Renouveau est la seule presse écrite publique qui œuvre sur le territoire national, dans le but principal d’accompagner l’action gouvernementale. A la question de savoir l’effectif actuel des abonnés  de ce  journal, M. Nimbona informe que  ce dernier possède plus de 747 abonnés, tant nationaux qu’internationaux. A cela, il a signalé que comparativement aux abonnés d’avant l’année  2015, le nombre a beaucoup diminué. « Et cette diminution est due principalement à la dernière crise de 2015 que le Burundi a traversée. Une crise qui a également fait l’objet de fermeture de certaines organisations qui  faisaient des annonces et publicités ainsi que pas  mal de nos abonnés qui ont quitté le pays », a expliqué M. Nimbona.

« Le Journal Le Renouveau, le poumon des PPB »

Au moment où l’Etat supporte  seulement les salaires du personnel des PPB, la même rédaction a également  voulu savoir les  principales sources de revenu pour le fonctionnement de cette institution étatique. Pour cela, M. Nimbona a signalé que pour ce qui est de la production, le journal a l’obligation de produire plus de 1 200 exemplaires par jour. Dans cette même perspective, le chef du service commercial a d’abord mentionné que les recettes des PPB  proviennent premièrement de la vente des journaux auprès de ses différents abonnés, que ce soit sur le plan national ou sur le plan international  ainsi qu’à travers le site web du Renouveau. Il a ensuite ajouté que les autres recettes proviennent des annonces, des publicités ainsi que des publireportages des clients  qui passent dans ce même journal.  « Tous ces moyens perçus à travers toutes ces ressources permettent le bon fonctionnement de toutes les activités qui se déroulent au sein des PPB, et principalement la couverture médiatique des activités  effectuées par les hautes autorités du pays », a-t-il  précisé.

« Même s’il se fait indirectement, Le Renouveau du burundi contribue dans le renforcement du trésor public »

M. Nimbona a poursuivi son interview en indiquant qu’à part les informations, les publicités ainsi que les différentes annonces faites pour les lecteurs du journal, le quotidien Le Renouveau du Burundi contribue énormément dans le renforcement de la caisse publique. A cela, il a mentionné  premièrement la couverture médiatique de toutes les activités effectuées par les hautes autorités du pays. Deuxièmement,  le paiement de l’impôt professionnel sur le revenu de tout  le personnel (IPR) ainsi que la  taxe sur la valeur ajoutée (TVA) que les PPB déclarent auprès de leurs clients, afin d’être versée sur le compte de l’Office burundais des recettes (OBR). Le chef du service commercial des PPB a fait remarquer que ces apports  renflouent la caisse de l’Etat. Pour terminer, le chef du service commercial est beaucoup revenu sur les principaux défis enregistrés depuis qu’il est à la tête de ce service. Il a signalé les défis liés à la diminution du nombre d’abonnés ainsi que les difficultés liées au non respect des engagements pour certains clients, surtout quand il s’agit des paiements. 
 

Avit Ndayiragije

 

Quarante-et-unieme anniversaire du RENOUVEAU> Entretien avec un ancien journaliste

« Mes articles ont contribué à son évolution»

 

IMG 4210A l’occasion du 41e anniversaire du journal « Le Renouveau », la rédaction de celle-ci s’est entretenue avec son ancien rédacteur, Serge  Gahungu, sur son expérience dans le métier du journalisme. Ses pertinents articles ont beaucoup contribué à l’évolution du journal. 

 

Serge Gahungu, un ancien journaliste du Renouveau a commencé le travail le 22 novembre 1982. Il a indiqué qu’il vient de faire une carrière de 36 ans dans ce journal où il a passé beaucoup d’années  au service de Rédaction, avant d’être affecté  à la Réalisation où il  preste actuellement comme correcteur. M. Gahungu a fait savoir qu’il a été successivement affecté dans diverses rubriques du journal qui, jadis, correspondaient aux divers secteurs de la vie nationale. Dès les premiers moments de la carrière, il s’occupait des secteurs sociaux  comprenant  la santé, l’éducation et les affaires sociales. Il a précisé qu’il a, par la suite, été désigné pour couvrir les secteurs des transports, des travaux publics et de l’énergie.    A un certain moment, les responsables du journal  ont jugé bon d’organiser la rédaction en rubriques où il a été affecté à celle de la justice, des faits de société et de la sécurité. « C’est là que j’ai prétendu mettre personnellement de l’épanouissement. C’est là également que j’ai donné ma contribution à la réalisation de la mission du journal de conseiller le gouvernement dans l’émergence et le renforcement de l’état de droit, ainsi que l’amélioration de la gouvernance en général et des conditions de vie de la population en particulier », a dit le journaliste Gahungu.M. Gahungu a rassuré que dans le domaine judiciaire, de par ses nombreux articles, le journal a donné une large information sur les règles de procédure tant civile que pénale. Contribuant par-là, à l’amélioration de l’accès de la population à la qualité de celle-ci.Quant au domaine de la sécurité sociale, ses articles de plaidoyer pour de meilleures prestations dans le régime général de sécurité sociale ont globalement produit un impact sur l’adaptation du cadre légal aux contextes temporels. D’autres de ses articles ont porté sur la sécurité routière ainsi que la promotion les droits de la personne humaine, avec un effort particulier sur les droits des catégories vulnérables.  « C’est dans ce cadre que nous avons fait une interpellation pour la transformation réelle de la vie de la femme burundaise passant nécessairement par la négation de la persistance de règles des pratiques contraires à l’égalité des hommes et des femmes en droit et en devoirs. En effet, il n’existe pas d’obstacle légal à l’égalité juridique  des hommes et des femmes au Burundi, dans la mesure où le principe de cette égalité, par ailleurs universelle est consacré par la loi  fondamentale.  Celle-ci prévoit que tous les Hommes sont égaux sans distinction de sexe, d’origine, d’opinion, d’ethnie ou de religion », a-t-il renchéri.Cependant en matière de succession et d’accès à la propriété, a dit M. Gahungu, les femmes éprouvent d’énormes difficultés dues au fait que cette matière régie par la coutume, la pratique faisant fi des dispositions constitutionnelles.Le Burundi ne saurait donc être à la traîne face à cette exigence, raison pour laquelle l’invitation à la transformation de la vie de la femme signifie aussi que, par les temps qui courent, la discrimination fondée sur le genre persiste dans les pratiques sociales et coutumières.

Mireille Kubwayo (stagiaire) 

 

13 AVRIL 2019> 41e anniversaire du journal « Le Renouveau »

Un essor remarquable tant sur le plan morphologique que technique s’est opéré

 

P0286Le journal Le Renouveau qui atteint ses quarante-et-un ans d’existence ce samedi 13 avril 2019 a connu une évolution depuis sa création. Dans un entretien accordé à la rédaction dudit journal, le jeudi 11 avril 2019, Jean Nzeyimana, un de ses anciens directeurs, affirme qu’un essor remarquable tant sur le plan morphologique que technique, s’est opéré. 

 

Jean Nzeyimana un des anciens directeurs du journal «Le Renouveau » a d’abord rappelé le contexte dans lequel est né ce journal. «  Il est né de la volonté du régime alors nouveau du président Jean Baptiste Bagaza, c’était en date du 13 avril 1978 ». Comme il l’a fait savoir, ce journal a été créé dans le but d’informer et d’expliquer aux élites la nouvelle politique de développement qu’il avait initiée pour qu’elles la soutiennent. En plus, a-t-il dit, le président Bagaza voulait faire rayonner l’image du Burundi à l’extérieur. Nommé directeur du journal Le Renouveau à deux reprises, d’abord de juin 1981 à juillet 1982 et de janvier 2003 à octobre 2006, Jean Nzeyimana reconnaît une avancée significative de ce journal. Il affirme qu’au niveau technique, la confection du journal se faisait de façon artisanale et rudimentaire, en utilisant des machines de dactylographie. Cette situation rendait la tâche difficile et pénible comme il l’a souligné : « On faisait la maquette à la main, avec des ciseaux et de la colle. La correction se faisait aussi à la main, on était obligé de coller le mot corrigé ». Il dit que le travail trainait beaucoup et qu’il leur arrivait souvent de rentrer tard dans la nuit. Il affirme que c’est longtemps après, vers les années 1992, qu’on a commencé à utiliser les ordinateurs. En plus, les conditions de travail n’étaient pas du tout satisfaisantes car ils travaillaient dans une salle de rédaction qui était un hangar complètement fermé et invivable, surtout quand il faisait chaud.Quant au système d’impression, Jean Nzeyimana dit qu’il n’y a pas eu un grand changement sauf qu’auparavant on utilisait l’impression à l’aide des films en plastique alors qu’aujourd’hui l’impression se fait à l’aide des films transparents. Il affirme également que cette nouvelle méthode rend facile le travail car elle permet de gagner beaucoup de temps.  «A un moment donné, le technicien de l’imprimerie a proposé de passer par le film transparent directement imprimable sur une plaque offset, c’est une évolution qu’il faut saluer aussi», a-t-il ajouté.Une autre avancée que M. Nzeyimana salue est l’impression du journal en quatre couleurs. « Le directeur général m’a proposé cela, et on a fait un essai, c’était en 2006, avant le journal était en noir ». A part tout cela, Jean Nzeyimana parle d’un pas en avant sur le plan physique du journal. «  A l’époque, le journal était de grand format alors qu’aujourd’hui le format a été  réduit ». Sur ce, il dit qu’on a gagné du temps de montage, d’impression et, a permis d’obtenir 35 millions sur les impressions. En plus, actuellement, les employés de la direction générale des Publications de presse burundaise se dotent d’un statut juridique, ce qui n’était pas le cas autrefois. Toutefois, sur le plan rédactionnel, M. Nzeyimana remarque qu’il y a un manquement parce qu’il y a eu des périodes de libertés et celles qui le sont moins. Il affirme aussi qu’il s’observe des lacunes  surtout au niveau de la syntaxe et un recul de donner l’information, surtout pour les actualités politiques.

Moïse Nkurunziza (stagiaire)

 
Ouvrir