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Kinanira>La vie comme elle est aujourd’hui

Des difficultés pour se ravitailler en vivres

 

Depuis le début des manifestations dans quelques quartiers de la capitale Bujumbura, la forme de la vie est devenue toute nouvelle. En effet, les gens se sont vus obligés de changer la façon de vivre. Les gens concernés pouvant pas avoir des orientations claires sur ce point, le jeu d’imitation est devenu commun d’un quartier à l’autre, sans même qu’il y ait des consignes.

 

DSC06333Au départ, certains se disaient que le mouvement n’allait pas durer. D’autres au contraire étaient pessimistes. C’est là alors, du moins sur le plan de la vie des ménages, que les stratégies ont été prises. Les optimistes ont essayé de garder le rythme ordinaire, et les pessimistes ont fait le reflexe de constituer des stocks de vivre comme le haricot, le riz, la farine de manioc et de maïs,… Les choses ont évolué de façon que tout le monde a senti l’obligation de constituer un stock.

Les prix des denrées ont augmenté

Dans le quartier Kinanira II par exemple, les habitants étaient habitués à se ravitailler au marché de Musaga. Au fur et à mesure que les manifestations se sont intensifiées, les marchands ont fermé un à un, d’autres ont déménagé. Ces habitants se sont ainsi lancés dans la course pour pouvoir se ravitailler avant qu’il ne soit tard. Certains disent que les moyens ne le permettaient pas les premiers jours des manifestations. Et quand ils ont eu les moyens avec le salaire du mois d’avril, le marché avait fermé. Ils se sont ainsi vus obligés d’acheter les produits à un prix élevé. En effet, révèlent-ils, le haricot par exemple a passé de 700 FBu à 1200 FBu voire plus par kilo. Celui de la pomme de terre a passé de 600 FBu à 900 FBu, voire 1 200 FBu le kilo dans les boutiques. Même les prix d’autres produits ont augmenté à raison de cent ou deux cents francs par unité de mesure. Toutes, les habitants de Kinanira se réjouissent du fait que les vendeurs des produits périssables difficile à stockeront toujours fréquenté le quartier et le marché. En effet, dans les rues et avenues de ce quartier, les vendeurs des fruits se croisent, vont et reviennent. Même quand les habitants se rendent au marché de Musaga, les fruits et légumes sont toujours disponibles. Par ailleurs, disent-ils, les manifestants ont toujours laissé le passage aux vendeurs des produits de première nécessité pour garder la vie possible dans différents quartiers de Musaga autres que Kinanira.
Alfred Nimbona

 

 

LA POPULATION DE KABONGA EXILEE> Les causes de cet exil

Une mauvaise prophétie des églises

Le gouverneur de la province de Makamba, Gilbert Nduwayo a parlé des causes de l’exil de la population de Kabonga lors de la descente le samedi 23 mai 2015 des ministres de la Santé publique et de la Solidarité nationale dans cette localité. Une partie de la population a fui parce qu’elle a vu les gens des provinces de Bujumbura et de Rumonge fuir massivement. Une autre partie a fui à cause de la mauvaise prophétie des églises. Une partie enfin a fui parce qu’ils ont reçu des enseignements des politiciens selon lesquels s’ils s’exilent les élections au Burundi n’auront pas lieu.

DSC02042M. Nduwayo a, dans son discours d’accueil, informé que les gens de Kabonga ont fui des rumeurs selon lesquelles il y a une guerre qui allait incessamment éclater. Il a ajouté qu’une partie de la population a fui parce qu’elle a vu fuir des gens sur la route de Kabonga qui mène à la frontière burundo-tanzanienne. Ces gens venaient des provinces de Bujumbura et de Rumonge à la suite des manifestations qui se déroulent dans certains quartiers de la mairie de Bujumbura, a-t-il indiqué. Il fût un moment où les gens provenant de ces provinces s’exilaient en masse et la population de Kabonga a remis en question le phénomène comme quoi ces gens ne fuient pas seulement des manifestations mais qu’il y aurait d’autres mobiles qui se cachent derrière ces mouvements. C’est ainsi que la population de la localité de Kabonga a eu peur et décidé de s’exiler.
M. Nduwayo a fait savoir qu’une autre partie de la population a fui à cause de la mauvaise prophétie des églises. La fermeture du camp de réfugiés de Mutabila en Tanzanie a fait que les réfugiés burundais soient rapatriés par force. Parmi ces gens, il y avait des dirigeants des sectes des églises protestantes. Leur retour a fait que leurs sectes se fusionnaient avec celles du Burundi, a-t-il affirmé. C’est ainsi qu’ils auraient perdu leurs postes de responsabilité dans ces églises. Ils auraient prophétisé que jusqu’au 7 mai 2015 la guerre aurait éclatée et ont pris le devant avec leurs chorals et adeptes dans la fuite vers la Tanzanie.
M. Nduwayo a enfin souligné qu’une partie a fui parce qu’ils ont reçu des enseignements des politiciens que s’ils s’exilent les élections au Burundi n’auront pas lieu. Grâce aux séances de sensibilisation menées par le gouverneur Nduwayo, 800 ménages totalisant 4 000 personnes sont déjà retournés.
Ezéchiel Misigaro

 

 

Incendie> A Ngagara

Six maisons d’un même bloc ont pris feu

Dans la nuit du dimanche 24 mai 2015 au lundi 25 mai 2015 six maisons se trouvant au quartier V de Ngagara ont pris feu. Il n y a pas eu de pertes en vies humaines mais, les propriétaires de ces maisons n’ont rien récupéré. Ils demandent aux bienfaiteurs de venir à leur secours.

 

IMG 0300IMG 0288C’était minuit et demi du lundi 25 mai 2015. Les occupants des maisons qui ont pris feu étaient tous au lit. Il n’y avait pas d’électricité depuis 22 h. Il est revenu vers minuit. « D’un coup, j’ai vu tous les câbles se trouvant au salon en train de bruler. Les coussins ont vite pris le feu. Le temps de réveiller mon patron et les voisins, toute la maison était déjà attaquée», a raconté un travailleur domestique de la maison qui a commencé à prendre feu. Il a ajouté que le feu a vite pris d’autres maisons. Parmi ces derniers, certains ont pu récupérer juste quelques habits. Sinon, ils n’ont en général rien sauvé.
Au moment où la rédaction du quotidien Le Renouveau est arrivée sur le lieu du drame le matin, elle a constaté que les occupants des maisons brulées étaient dans l’angoisse totale. Ils se demandent où ils vont aller et quoi faire. Les enfants étaient en train de pleurer en voyant ce qui est arrivé à leurs maisons.
La population environnante a essayé de venir au secours. Mais, comme le feu avait déjà eu une grande amplitude, cette population n’a pratiquement rien fait. Cependant, elle est indignée du comportement des responsables des camions anti incendie. En effet, la population a vite avisé mais les sapeurs pompiers ne sont venus qu’après deux heures. Et, toutes les maisons étaient déjà consumées. « Ceux qui ont répondu au téléphone ont dit qu’ils ne peuvent pas venir à Ngagara parce que les rues sont bloquées », a précisé la population rencontrée sur place.
L’administrateur de Ngagara, Désiré Gahungu a indiqué qu’il attend le constat fait par la Regideso pour s’exprimer.
Les agents de la Regideso étaient sur place en train de faire un constat et ont indiqué que le directeur de l’électricité va s’exprimer après avoir vu ce constat.
Les propriétaires de maisons incendiés demandent aux bienfaiteurs de venir à leur secours.

ROSE MPEKERIMANA

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Audience accordée au membre du groupe des sages de l’UA

Voir ensemble comment dissiper la crise qui menace le Burundi

L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, a reçu en audience le membre du groupe des sages de l’Union africaine (UA), Edem Kodjo dans le but de dissiper la crise qui menace le Burundi.

 

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A la sortie de l’audience, M. Kodjo a informé qu’il a félicité l’ombudsman burundais qui accomplit ses missions avec beaucoup de détermination, de courage, de clairvoyance et de lucidité. M. Kodjo s’est réjoui de la séance de travail qu’il venait d’avoir avec l’ombudsman qui portait sur les questions de savoir comment ensemble s’organiser à l’intérieur du pays et au niveau de l’UA pour dissiper la crise qui menace le Burundi afin que celui-ci retrouve rapidement son équilibre. Il a en outre souhaité que le Burundi demeure le havre de paix et de stabilité.
M. Kodjo a fait savoir que les médiateurs et les diplomates en général ont une imagination fertile du fait qu’ils ont agité un certain nombre de thèmes et considérations. Il s’est rendu compte au cours de leur discussion que l’ombudsman est l’homme de très bonne volonté avec qui il peut travailler. M. Kodjo a souligné que l’UA va déployer tous les talents dont elle dispose et mener toutes les actions qu’elle peut entreprendre aux fins que les problèmes de dialogue, des médias et des élections soient résolus.
Ezéchiel Misigaro

 
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