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Handicap international> Remise de bancs pupitres et de livres à cinq écoles

Pour avoir accueilli beaucoup d’enfants réfugiés congolais

 

L’organisation non gouvernementale Handicap international a procédé à la remise de dons de bancs pupitres et de livres le vendredi 26 septembre 2014 à cinq  écoles qui accueillent un grand nombre d’élèves réfugiés congolais. Tous les intervenants ont convergé sur le bon usage de ce matériel d’une grande importance.

 

DSC06515Trois cents trente-six bans pupitres et deux mille livres ont été octroyés à cinq écoles du nord de la capitale à savoir  Nyabagere I, Cibitoke II,  Kamenge,  Kinama et  Buterere par Handicap international sous financement du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR).
Anne Marie Bikanura , directrice de l’école Nyabagere I,  qui a abrité les cérémonies de réception de ce don, a  indiqué  que ce matériel a été octroyé pour pallier le problème du manque de matériel didactique. Elle a remercié vivement Handicap international ainsi que le HCR pour cette noble action. Elle a interpellé les élèves à faire un bon usage de ces bancs pupitres et livres.
La directrice du programme de la fédération Handicap international Catherine Gilet  a , quant à elle, fait savoir que Handicap international,   en collaboration avec les autorités de l’éducation dans la municipalité de Bujumbura ont évalué les besoins afin de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves des cinq écoles en général  et des élèves réfugiés en particulier. « Ce matériel de la première et de la deuxième années va aider à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la qualité de l’enseignement », a ajouté Catherine Gilet.  Elle a souhaité un bon courage et plein succès aux élèves réfugiés, en leur signifiant qu’ils peuvent être réfugiés et être géniaux », comme le disait Einstein.

Des prix octroyés aux élèves qui se sont distingués

En marge de cette activité, des prix ont été décernés aux élèves qui se sont distingués au concours national, ainsi qu’au cours de l’année scolaire passée. Six élèves dont 3 Congolais et 3 Burundais ont eu des cartables et des livres comme prix. Le premier est un élève congolais en septième année qui a eu 93% au concours national.
Les élus du peuple natifs de Kamenge ainsi que tous les invités ont visité les écoles pour apprécier le don.
Lyse Gahimbare

 

SECURITE> Ecole primaire Kamenge III

La sécurité routière y est assurée

 

Certaines écoles sont localisées tout près des routes. Pour traverser, les écoliers doivent soit faire une grande attention, soit se faire guider par les instances habilitées pour cette tâche. Les difficultés ne manquent pas, mais la police de la protection civile fait de son mieux pour éviter des accidents à ces enfants.

 

DSC07649-1Il est autour de 7h et les écoliers commencent à se regrouper tout près des routes pour traverser. Les petits attendent leurs aînés. Ceux animés de peu de patience se lancent aveuglement  sans regarder où ils vont. Ce qui peut parfois causer des accidents car, près de certaines écoles,  on trouve rarement de panneaux de signalisation.
Ainsi, à l’école primaire Kamenge III se trouvant près de l’arrêt bus dit «Terminus» en commune urbaine de Kamenge, la police de la protection civile ne ménage aucun effort pour y être tous les matins. En effet, l’école est située tout près d’une route très  mouvementée le matin, avec un embouteillage remarquable et dangereux pour les enfants. Souvent, la sécurité est assurée par deux policiers. L’un se place en amont, l’autre en aval de la route. L’un se charge d’orienter les enfants vers son collègue se trouvant à cent mètre de lui. Ce dernier les rassemble tandis que le premier commence alors à stopper les véhicules, les vélos et les motos pour que les écoliers puissent traverser. C’est le même manège qui se répète jusqu’à ce que les enfants puissent entrer dans les classes.
Cela est un travail qui demande beaucoup de patience et d’attention de la part des policiers. Mais ils l’accomplissent à merveille. Dans ces quartiers où les enfants sont habitués à jouer dans la rue sans la garde des personnes adultes, le travail de ces policiers est louable. C’est du moins ce qui ressort des avis des différents parents approchés. En effet, certains parents s’inquiétaient quant à l’emplacement de l’école. Mais, jour après jour, la sécurité de leurs enfants est en train d’être assurée et cela leur donne un sentiment de satisfaction et de gratitude envers ceux qui font leur devoir correctement.  
Enfin, les passants recommandent que les enfants soient prudents et qu’ils  se confient aux policiers pour traverser cette route car les récalcitrants ne manquent pas.

Blandine Niyongere

 

Tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura> Procès de Pierre Claver Mbonimpa

Il peut jouir d’une  liberté provisoire

 

La sixième audience sur le cas de Pierre Claver Mbonompa s’est tenue le vendredi 26 septembre 2014. Au cours de cette audience, seuls les conseils du prévenu et de la partie civile étaient présents à la suite de la situation de la santé du prévenu.  Après avoir écouté les deux parties,  la cour a mis le procès en délibéré et la décision sera prononcée le lundi 29 septembre 2014.

 

Le tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura  dans sa session ordinaire a effectué la sixième audience sur le cas de Pierre Claver Mbonimpa, le vendredi 26 septembre 2014. Mais, le prévenu était absent pour des raisons de sa santé. La cour a voulu savoir si le prévenu avait fait une quelconque requête. La défense du prévenu a rappelé la demande d’une mise en liberté provisoire qui avait été introduite par le prévenu pour des raisons de santé.  Sur ce sujet, la partie civile avait demandé qu’il y ait une expertise médicale pour voir si oui ou non la santé de M. Mbonimpa lui mettait dans une nécessité d’être libéré provisoirement. Ainsi, ses avocats ont insisté sur le contenu du rapport qui a été produit par une équipe de médecins pour expertise. Ce rapport fait état d’une situation précaire de la santé du prévenu.

Il devra rester proche de la justice

Sans s’y attarder, le procureur en mairie de Bujumbura  a affirmé que le rapport  d’expertise sur la santé de M. Mbonimpa montre qu’il doit jouir d’une liberté provisoire. Cependant, vu les accusations portées contre M. Mbonimpa,  il a demandé à la cour de prendre des mesures  qui  garantissent que le prévenu restera  proche de la justice pour qu’une fois sa santé améliorée, le procès puisse continuer. La partie civile a elle aussi reconnu que  le prévenu pouvait  être libéré provisoirement afin de suivre les soins médicaux. Il a néanmoins souhaité qu’il y ait un versement de caution de garantie à la cour. Selon Me Antoine Nzobandora, un des avocats de M. Mbonimpa,  c’est une joie et c’est rare que la défense et la partie civile voient les choses de la même façon.  La décision de la cour sera connue le lundi 29 septembre 2014.
Alfred Nimbona

 

LES ENFANTS SOURDS> Témoignages

L’école est nécessaire pour tout le monde

 

Les enfants sourds rencontrent beaucoup de difficultés dans la vie de chaque jour. Selon les témoignages auprès de certains enfants sourds, le remède à cette situation c’est de les envoyer   à l’école et augmenter aussi les sensibilisations pour tout un chacun afin de comprendre que l’enfant sourd est né comme les autres.

 

DSC06192Les enfants sourds  qui ont la chance de fréquenter l’école ont l’avantage de communiquer entre eux avec le langage des signes.  Mais lorsqu’ils rentrent à la maison, ils ont le problème de communiquer avec l’entourage.  Pour ceux qui ne vont pas à l’école, les problèmes de communication résultent de la difficulté de réception du message vocal et, par voie de conséquence, l'expression peut être déficiente faute d'un modèle acoustique reçu dans sa totalité.
B.N. est une enfant qui a fréquenté l’école des sourds « Ephphatha ». Elle  a témoigné que l’école a une grande importance pour un enfant sourd. Elle a signalé que le langage des signes lui a permis de se sentir comme les autres, bien sûr lorsqu’elle rencontre ceux qui maitrisent le langage des signes.  
Selon elle, il y a encore de la stigmatisation envers les  enfants sourds. Il y a même des parents qui refusent de les emmener à l’école. Bien qu’ils soient vus comme des enfants invalides, les enfants sourds développent d’énormes potentialités. Ils ne méritent pas d’être considérés comme des individus à part.    

Ils ont les mêmes facultés que les autres

Elle a fait savoir qu’un enfant sourd est comme les autres enfants car il a les mêmes facultés d’apprendre qu’eux.  Elle a indiqué que la différence entre les enfants sourds qui ont fréquenté l’école et ceux qui n’ont pas pu aller à l’école est que ces derniers se contentent de simples gestes. Ces derniers sont difficiles à comprendre sauf pour les membres de leurs familles qui en sont déjà habitués. C’est pour cette raison que B.N. interpelle tous les parents qui ont des enfants sourds de faire un effort dans leur éducation. L’école est aussi un milieu d’épanouissement, a-t-elle dit.
Cependant, B.N. déplore le fait qu’il y a insuffisance  d’écoles pour les enfants sourds. Or, beaucoup d’enfants qui ont un problème de surdité  n’ont pas l’opportunité d’aller à l’école alors qu’ils le souhaitent. C’est la raison pour laquelle, elle a interpellé le gouvernement du Burundi à penser aux enfants sourds lorsqu’il entre-prend la construction des écoles.  

Fidès NDEREYIMANA

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

 
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