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Circulation routière> Chaussée d’Uvira

Un essaim d’abeilles cause un accident de roulage

 

Deux véhicules sont entrés en collision sur la Chaussée d’Uvira tout près du pont de la concorde. L’accident a été causé par les abeilles qui ont poussé un des conducteurs des véhicules à perdre l’équilibre.

 

DSC07992Un camion de marque benne immatriculé B 8737 A a percuté, le lundi 20 avril 2015, un véhicule de marque Hilux immatriculé B 7895 A sur la route nationale numéro 4 (RN4) communément appelée « Chaussée d’Uvira». Cet accident de roulage a été causé par un essaim d’abeilles à la hauteur du pont de la concorde situé dans la zone Gatumba en commune Mutimbuzi, province de Bujumbura.
Selon les témoignages recueillis sur place, il était 10 heures du matin quand les abeilles ont envahi le pont de la concorde. Cet état de choses a d’ailleurs poussé la position des policiers que l’on trouve régulièrement au pont de la concorde à fuir temporairement.

Les conducteurs n’ont pas réussi à se tirer d’affaire

Les conducteurs des bus de transport qui avaient à ce moment précis emprunté cette route nationale étaient obligés de fermer les vitres de leurs véhicules pour épargner les passagers d’être piqués par ces insectes affolés. Encore fallait-il qu’ils soient bien avant informés de la présence de ces abeilles au pont de la concorde.
Malheureusement, les deux véhicules qui sont entrés en collision n’avaient aucune information à ce sujet. C’est alors que les conducteurs ont été attaqués par ces abeilles. Dans les tentatives de se tirer d’affaire, un des véhicules a percuté celui qui était à ses environs. Pourtant, ils allaient dans le même sens. Tous les deux véhicules provenaient de la capitale Bujumbura en direction de la zone Gatumba. Tout porte à croire que l’un des conducteurs avait perdu l’équilibre avant que les véhicules n’entrent en collision.
La camionnette Hilux a perdu sa portière du côté droit alors que le camion benne a vu ses phares de devant et le par-choque endommagés. Il n’y a eu ni blessé ni mort.
Remarquons que ce n’est pas la première fois que les abeilles envahissent cet endroit. Mais il n’y avait jamais eu de dégâts matériels tels que cela a été observé cette journée de lundi 20 avril 2015.
Comme on le voit, l’accident n’a pas de formule!
Masta Shabani

 

PEUPLES AUTOCHTONES> Son évolution actuelle

Une évolution très remarquable aujourd’hui

 

Dans le temps, les Batwa étaient déconsidérés au Burundi. Mais aujourd’hui, leur évolution est très remarquable en tenant compte de leur représentativité dans les différentes institutions du Burundi. Une initiative du gouvernement qui est saluée par tout le monde en général et en particulier par les peuples autochtones Burundais.

 

DSC 1105Dans un entretien accordé au quotidien « Le Renouveau », Evariste Bayaga membre et conseiller du comité de sage de « Unissons-nous pour la promotion des Batwa » (Uniproba) a indiqué que, depuis la création de l’Uniproba en 2003, les Batwa ont connu une évolution récente au moment où cette association a sensibilisé tous les Batwa sur l’importance de l’école et tous les enfants Batwa ont répondu massivement à cet appel. M. Bayaga a ajouté que dans le temps, tous les Batwa considéraient que le seul métier qui leur fait vivre est la poterie tout en ignorant catégoriquement l’école, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Le chemin à parcourir reste long

M. Bayaga a informé qu’il y a encore le manque de volonté politique au Burundi pour que les Batwa soient traités au même pied d’égalité que les hutu et les tutsi, surtout en ce qui concerne l’accès à la propriété parce que c’est l’un des problèmes qui cause la pauvreté aux peuples Batwa. « Mais nous remercions très vivement le gouvernement burundais du pas déjà franchi dans la promotion de l’ethnie Batwa parce qu’aujourd’hui, nous avons des représentants Batwa dans différentes institutions gouvernementales comme au sénat et autres », a apprécié M. Bayaga.
Ce dernier a demandé au gouvernement de prendre au sérieux le problème lié à leur intégration et de leur assurer tous les moyens nécessaires au développement intégral de batwa.
M. Bayaga a enfin demandé au gouvernement burundais de mettre en place une mesure qui donne une chance à tous les enfants Batwa de participer à l’école jusqu’à même à l’université, c'est-à-dire de ne pas leur demander les frais de scolarité au cours de l’enseignement secondaire.

Avit Ndayiragije(Stagiaire)

 

Organisation de la société civile> Leur contribution dans la lutte contre les rumeurs

Une communication objective pourrait réduire leur propagation

 

Comme tout autre citoyen, les organisations de la société civile ont un grand rôle à jouer dans la lutte contre les rumeurs. Ces dernières pourraient contribuer à la perturbation de la sécurité publique, notamment pendant les moments cruciaux comme la période électorale.


DSC05260Gervais Nibigira, vice-représentant légal du réseau des citoyens probes (RCP), a proposé les voies et moyens de lutter contre la rumeur. En cas de la diffusion des rumeurs, la question qui devient préoccupante est de savoir comment on peut la contrôler, la gérer et l'utiliser. En effet, selon Nibigira, la rumeur est un phénomène de contagion sociale groupale, elle s'apparente par son fonctionnement à des épidémies .En la comparant à ces dernières, la rumeur a ses modes de diffusion : soit un agent virulent avec une diffusion rapide, soit une incubation très lente puis une expansion rapide, a-t-il ajouté. Elle peut être interprétée très souvent comme une perturbation de la communication sociale. Selon l'état du social, elle s'amplifie et perturbe toute la communication. On la compare aux cyclones qui naissent quelque part et qui s'éclate à 3 000 kilomètres plus loin.
« On sait parfois où elle naît mais pas où elle va retomber. Nous savons que la rumeur est boulimique, c'est à dire qu'elle a tendance à se nourrir et à s'enrichir de tout ce qui se passe à côté. », a-t-il indiqué.

Principaux terrains d'application de la rumeur

Pour Gervais Nibigira, un des terrains d'application de la rumeur c'est la politique. Tout tient dans le phénomène de la révélation et non pas de la démonstration. Elle prend le contre pied de l'expression dominante de l'atmosphère en place. La rumeur constitue un contre pouvoir, une contre norme et se nourrit dans ce qui n’est pas dit, dans ce qui est dévalorisé. La meilleure façon de lutter contre elle est de sensibiliser la population afin de connaitre le produit de la diffusion des rumeurs. La diffusion d’une information fiable et sûre peut consolider la paix et l’harmonie sociale, et par conséquent tranquillise les citoyens.
Appolinaire Nimubona

 

 

Personnes vulnérables> Accès à une justice équitable

Le rôle des organisations de la société civile est irremplaçable

 

Le Burundi qui sort de plusieurs années de guerres et de conflits interethniques, claniques, régionaux ect. voit les droits de ses citoyens bafoués. Les femmes sont les plus touchées par l’injustice sociale. Les organisations de la société civile, en l’occurrence, l’Association des Femmes Journalistes(Afjo), l’Association des Femmes Juristes (AFJ), le Cafob (collectif des associations et ONG féminines au Burundi), la ligue des droits de l’homme Iteka, l’Aprodh (Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues) etc. aident ces moins nanties de la planète à recouvrer leur dignité.

 

DSC 0361Militants sans répit, les défenseurs des droits de la personne humaine, tant nationaux qu’internationaux, dénoncent sans relâche, les violations subies par les femmes et les autres personnes vulnérables. Ces violations sont de l’ordre politique, économique, social et même culturel.
La vigilance de ces militants des droits de la personne humaine joue un rôle essentiel pour faire avancer la société burundaise en dotant ses filles et fils du droit à la justice et à l’équité.
Elle était mariée depuis 25 ans sans enfants. A la mort de son époux, son beau frère, qui avait été élevé sous son toit, avait étudié grâce aux efforts du couple et surtout de la femme qui touchait à l’époque le quadruple du salaire de son mari, s’est présenté chez elle pour la faire déguerpir. Elle, c’est Mme J. N. qui nous a révélé que, n’eût été l’intervention de l’AFJB qui lui a octroyé des avocats de la défense, de l’AFJO qui a médiatisé ses malheurs et partant, attiré l’attention des décideurs, de la ligue des droits de l’homme Iteka qui lui a assuré une écoute emphatique, une orientation ainsi qu’ une assistance juridique, elle allait non seulement perdre sa maison et ses autres biens, mais également, elle aurait cédé à la dépression. Toute sa belle famille s’était coalisée pour décider sur son sort. Le verdict était tombé, elle devait quitter sa maison sans rien emporter. « Tu dois seulement emporter ce que tu as amené, lui disait sa belle sœur en ricanant avec méchanceté. Et sa belle mère de renchérir : «Tu n’as fait que ruiner ma famille en la privant de sa progéniture, tu n’a pas droit de jouir des biens de mon fils ».
Avec l’intervention de ces activistes de droits humains, elle a actuellement le droit de garder sa maison et ses biens mais avec un seul droit d’usufruitière.

Seules dans le combat

Contrepoids au pouvoir, chiens de garde de la liberté, avocat du peuple, les organisations de la société civile font cavalier seules.
Jeanine Nkinabacura, coordinatrice de l’AFJB indique que le grand problème quant à l’accès de la femme à la terre réside toujours au niveau de la loi sur la succession, les régimes matrimoniaux et les libéralités. Des cas qui pouvaient trouver facilement solution le sont moins, suite à l’absence ou à la faiblesse de la loi.
Parlant du cas de Mme J. N., notre interlocutrice a dit que la loi sur la succession, les régimes matrimoniaux et les libéralités aurait bien résolu l’énigme. Or, depuis l’indépendance, les femmes ont toujours milité pour cette loi qui reste aujourd’hui lettre morte.
Cet état de choses fait que la population demeure dans la confusion en ce qui concerne la succession de la fille burundaise. Or, l’article 13 de la Constitution burundaise stipule que :
«Tous les Burundais sont égaux en mérite et en dignité. Tous les citoyens jouissent des mêmes droits et ont droit à la même protection de la loi. Aucun Burundais ne sera exclu de la vie sociale, économique ou politique de la nation du fait de sa race, de sa langue, de sa religion, de son sexe ou de son origine ethnique».
J. N. devrait, par voie de conséquence être propriétaire et non usufruitière, a-t-elle laissé entendre.
Les dirigeants assimilent souvent les militants pour cette loi à des opposants politiques ou à des détracteurs. Ils deviennent dès lors la cible des menaces, d’intimidations et parfois d’arrestations arbitraires.


Ne pas céder à la peur

Agathonique Barakukuza, présidente de l’Afjo estime que l’organisation dont elle assure la représentation légale, a l’obligation de militer pour l’éradication des violences faites aux femmes quel que soit le prix à payer. Elle vise la promotion de la voix de la femme via les médias. Elle agit sur plusieurs axes à savoir : la sensibilisation, la formation et l’information mais aussi le plaidoyer.
L’Afjo organise des ateliers médias afin de rendre compétents les journalistes. Ce qui les pousse à donner l’occasion aux femmes de s’exprimer et de porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale de leurs capacités, de leurs défis ainsi que de leurs désidératas, etc.
Les planificateurs doivent intégrer les besoins de la femme dans leurs projets et programmes sinon adieu le développement durable.
Mme Barakukuza a fait savoir que le Burundi ne peut pas arriver à une croissance économique réelle sans intégrer les femmes qui à elles seules totalisent 52% de la population burundaise. Pour elle, les organisations de la société civile ont l’obligation d’aider les vulnérables à recouvrer leur dignité.
Lors de ces séances, on peut faire des projections des films documentaires, comme ce fut le cas « Amarira ya Maganya, qui signifie les pleurs de Maganya » et «Amabi akorerwa abakenyezi, indwano mu ndwano » pour dire que les violences faites aux femmes restent un grand défi à relever quel qu’en soit le prix ».
Dans ces films documentaires, les victimes des VBG (violences basées sur le genre) témoignent. Leur projection à l’endroit des différents acteurs de la société burundaise peut pousser l’autorité à prendre des mesures salutaires pour les victimes.
Des ateliers sont également organisés pour le renforcement des capacités des leaders communautaires, candidates potentielles aux élections législatives, communales, collinaires et pourquoi pas présidentielles.Les femmes sont sensibilisées à briguer les postes de prise de décisions dans les administrations publiques et privées.
Un autre défi rencontré est la méconnaissance des femmes elles mêmes de leurs droits. Les barrières culturelles, le nombre réduit des femmes hautement qualifiées et même qualifiées, la pauvreté due à leur exclusion à la gestion des biens familiaux et nationaux etc, maintiennent les femmes dans leur situation de citoyenne de seconde zone.
Pour y remédier l’Afjo travaille avec les autres intervenants aussi bien nationaux qu’internationaux.

Travailler en synergie

Toujours dans le but de secourir les moins nantis, certaines associations travaillent en synergie. C’est le cas de l’Aprodh, de l’AFJB et de la ligue des droits de l’homme Iteka, de l’Afjo et du Cafob qui travaillent en synergie pour assurer l’assistance juridique aux femmes victimes de violences basées sur le genre.
Mme Anne Spès Nishimwe, coordinatrice de la Cafob, a souligné que le travail en synergie permet aux différentes organisations d’œuvrer vite et bien afin que les victimes soient soulagées et parfois sauvées de justesse. Ce procédé leur permet également de poursuivre les bourreaux pour éradiquer définitivement de tels fléaux.
Avec l’appui de Cordaid Burundi, les associations des femmes journalistes, des femmes rapatriées et des femmes parlementaires soutiennent les victimes des VBG et leur permettent d’avoir des avocats de la défense en cas de besoin.
Il revient donc aux organisations de la société civile, d’œuvrer toujours dans le but de faire respecter les droits de tout un chacun, étape essentielle, pour l’établissement d’un Etat juste et équitable où toute personne humaine est respectée.
La mission de ces protecteurs des droits humains est certes délicate et parfois même décourageante, mais elle est primordiale afin qu’un jour l’on puisse parler d’un Burundi où toute citoyenne et tout citoyen voient leurs ses droits respectés.
Yolande NINTUNZE

 
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