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CTB> Conférence de presse sur le séminaire régional d’échanges de pratiques

La méthode Himo et le travail décent vont contribuer au bien-être de la population

 

En collaboration avec le ministère de l’Intérieur, le Programme pavage de la Coopération technique belge(CTB), a organisé, le jeudi 30 octobre 2014, une conférence de presse. L’objectif était d’informer le public sur le séminaire régional d’échanges de pratiques sur le travail à Haute intensité de main- d’œuvre(Himo) et le travail décent qui aura lieu du 6 au 8 novembre 2014 à Bujumbura.

 

DSC06645Ce séminaire consistera en d’échange d’expériences sur la méthode Himo. Une attention sera portée sur l’encadrement de la main-d’œuvre et par conséquent une perspective de travail décent. L’objectif de ce séminaire sera de sensibiliser les ministères, les partenaires techniques et financiers ainsi que les spécialistes en infrastructures sur le potentiel de l’Himo comme instrument de développement et de réduction de la pauvreté et de création d’emplois. Il sera nécessaire, à moyen terme, d’arriver à faire de l’Himo un outil généralisé dans le cadre de projet d’infrastructures au Burundi et d’arriver à la mise en place de standards minimums pour un Himo et un travail décent.

Himo : une méthodologie de travail à plusieurs avantages

Le délégué à la cogestion, Programme pavage Burundi, Olivier Chanoine a fait savoir que l’Himo est une méthodologie de travail. Selon lui, cette méthodologie devrait se maximiser dans le pays comme le Burundi car elle réduit les besoins en devises de 50 à 60%. Elle permet la mise au travail de deux à cinq fois plus de personnes au lieu d’avoir de l’équipement.
Ce sont les expériences qui ont poussé le CTB à organiser ce séminaire pour que cette méthodologie soit vulgarisée dans tous les ministères du Burundi et même ailleurs.

Reconnaissance de la contribution du CTB au Burundi

Pour Hilaire Hakizimana, conseiller au bureau chargé des questions économiques à la présidence de la République, cette dernière a accepté de s’associer à cette activité en reconnaissance de la grande contribution de la CTB-Burundi au développement socio-économique de la population. Ainsi, a-t-il, dit la présidence de la république reconnaît que la méthode Himo revêt d’une grande importance pour la population bénéficiaire. Et elle est consciente aussi que cette méthode va beaucoup contribuer au bien être de la population. M. Hakizimana a ajouté que le vœu le plus ardent de la présidence de la République est que parmi les grandes résolutions de ce séminaire régional soient mentionnées en grande priorité la prolongation et l’extension de cette méthode à d’autres secteurs d’activités de la vie nationale.

FIDES NDEREYIMANA

 

MURAMVYA > Réunion de sécurité

La répression du terrorisme et de la subversion au menu des échanges

 

Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza a tenu, le 30 octobre 2014, au chef-lieu de la commune Mbuye, dans la province de Muramvya, une réunion de sécurité à l’intention des responsables des corps de défense et de sécurité au niveau national. Les échanges ont été particulièrement centrés sur la lutte contre le terrorisme et la subversion dans le pays. La réunion s’est tenue à huis-clos.

DSC 0894Selon le commissaire de police principal, André Ndayambanje, le chef de l’Etat a, au cours de la réunion, donné des orientations aux hauts cadres des deux corps afin de couper cours à ce genre de criminalité.

Un Burundais serait parmi les terroristes

En ce qui concerne le terrorisme, il a informé qu’une personne a été appréhendée sur la frontière burundo-tanzanienne. Les premières interrogatoires et constatations auraient montré que ladite personne serait parmi les terroristes. La nouveauté est qu’il s’agit d’un Burundais.
A cet effet, a poursuivi le commissaire Ndayambaje, le chef de l’Etat a invité les corps de défense et de sécurité à redoubler de vigilance et à sensibiliser la population pour qu’elle participe activement à la prévention contre le terrorisme. Il a ainsi demandé que cette population vérifie si parmi les parentés de ce présumé, il n’y a pas ceux qui sont manipulés par les terroristes.
Concernant le problème de criminalité et de subversion observés dans la région naturelle de Mugamba, le président de la République leur a recommandé d’approcher et de collaborer avec la population, de renforcer sa sécurité, de l’encadrer et d’informer cette dernière afin de couper cours aux rumeurs qui l’effraient.
Le chef de l’Etat a profité de l’occasion pour rappeler aux forces de défense et de sécurité leur rôle en matière de sécurisation des prochaines élections, ainsi que du programme de l’exploitation des minerais qui démarre l’année prochaine.

Beaucoup d’œuvres ont été inaugurées

Après la réunion, le président Nkurunziza a procédé à l’inauguration des coopératives laitières « Uhirazikamwe » de Mbuye et « Abasangiragisabo » en commune de Kiganda, et de l’école fondamentale de Nkonyovu en commune de Kiganda. Ces œuvres ont été réalisées dans le cadre de la célébration du 52e anniversaire de l’indépendance du Burundi. Il a par ailleurs effectué des travaux communautaires à l’école fondamentale Kivoga II en commune de Mbuye.

Bénigne Gahimbare

 

Quartier de Gisyo> Etat de sécurité

Les rondes nocturnes ont contribué à ramener la sécurité

Les vols dans les ménages, la prostitution, la consommation des boissons prohibées, tels sont les maux qui minent le quartier de Gisyo. Mais, les autorités locales tentent de décourager ces pratiques.

DSC 0748La situation sécuritaire dans le quartier Gisyo situé dans la commune urbaine de Kanyosha préoccupe les autorités locales de cette localité. Comme la sécurité ne se portait pas bien dans ce quartier, elles ont décidé d’organiser des rondes nocturnes. C’est ce qui est ressorti de l’entretien que le quotidien  Le Renouveau  a eu le lundi 27 octobre 2014 avec le chef de quartier de Gisyo, Joseph Hakizimana.
A en croire ses propos, une nuit ne se passait sans qu’on enregistre des vols dans les ménages. Les malfaiteurs ont même pu voler même une vache qui se trouvait dans son étable. On a même vu l’endroit où cette bête a été égorgée, mais les bandits restent inconnus.
Avec les rondes organisées par la population, il y a une accalmie relative. Il y a deux semaines qu’on ne parle plus de vols dans les ménages dans ce quartier.
M. Hakizimana n’a pas cependant manqué d’évoquer l’insécurité causée par les vendeurs et les consommateurs des boissons prohibées dans son quartier en l’occurrence la boisson appelée « Umudiringi» fabriquée sur base du palmier. L’administration locale tente de lutter contre de telles boissons, mais sans succès dans la mesure où les fabricants récidivent. Ils font semblant d’abandonner sa fabrication, mais  par la suite ils recommencent.
Il a donné le cas d’un homme qui a battu son épouse jusqu’à l’édenter. Celle-ci a vu ses deux dents par terre à cause de l’ivresse de son mari liée à la consommation de ladite boisson.

De jeunes filles et femmes se prostituent

Un autre problème évoqué par le chef de quartier porte sur les jeunes filles et les jeunes femmes qui se prostituent. Ces dernières proviennent surtout des provinces de Kayanza, Ngozi et Kirundo. Il a précisé que la prostitution est un casse-tête  pour l’administration locale.
Il a fait remarquer qu’il est difficile de décourager la prostitution dans sa localité. Pour lui, l’Etat devrait voter une loi pour sa réglementation. Et d’ajouter qu’il n’est pas normal qu’on trouve des prostituées dans les quartiers. Il  faut qu’il y ait un endroit approprié pour ce genre de métier. 

Masta Shabani

 

Sécurité>La menace terroriste

Des suspects arrêtés pour subir un interrogatoire

La Police nationale a organisé une conférence de presse le mardi 28 octobre 2014, pour faire le point sur l’état actuel de la sécurité. Le porte-parole de la police OPC 1 Hélménégilde Harimenshi, a affirmé que la menace terroriste, la déstabilisation déguisée en prédication et le vol dans les ménages par des bandes organisées constituent un nouveau phénomène de criminalité à combattre au Burundi.

DSC 0417Depuis l’an 2009, tous les pays qui ont envoyé des troupes en Somalie sont sous menace terroriste du mouvement Al shaabab. Les pays comme le Kenya, l’Ouganda  et l’Erythrée en ont déjà vécu l’expérience malheureuse. Le Burundi et les pays partenaires dans la lutte contre le terrorisme, échangent des informations pour la prévention. Cette collaboration a également pour but d’augmenter la capacité de réponse en cas d’attaque.
Dans ce cadre,  a indiqué OPC 1 Harimenshi, des suspects, jusqu’ici des étrangers, ont été arrêtés dans notre pays. A l’aide d’un réseau conjoint d’information, la Police burundaise a découvert qu’il y a des Burundais en contact avec des réseaux suspects d’endoctrinement terroriste. «Deux Burundais sont déjà identifiés et les suspects sont arrêtés pour subir des interrogatoires », a précisé le porte-parole de la police.  Les enquêtes ont pour but de vérifier si les personnes arrêtées sont conscientes  et savent réellement avec qui elles sont en contact. D’après l’OPC 1 Harimenshi, les milieux terroristes utilisent des méthodes déguisées pour le recrutement. Cette méthode fait  de sorte que la personne ciblée ne saura pas a priori qu’elle est en train d’être recrutée pour le compte terroriste.

La police nationale déterminée à combattre tout fauteur de trouble

Pour l’OPC 1 Helménégilde Harimenshi, la période pré-électorale a été toujours propice à la rumeur. Des personnes déguisées en prédicateurs véhiculent des idées de déstabilisation inacceptables du point de vue sécuritaire. Il s’agit notamment de Eusébie Ngendakumana   et de Damascène Gakwaya .   La première est toujours en cavale et le deuxième d’origine rwandaise va être expulsé vers son pays d’origine  car il s’est irrégulièrement introduit sur le sol burundais.
Pour ce qui est des bandits opérant dans des bandes armées avec des objets tranchants,  l’OPC 1 Harimenshi a indiqué que les arrestations opérées dans les provinces de Mwaro et Bujumbura montrent que la plupart de ces bandits sont connus dans les environs. Il a affirmé enfin que des mesures ont été prises pour démanteler ces bandes qui sont également signalées dans les communes urbaines de Kinindo et Kanyosha.

Charles Makoto (Stagiaire)

 
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