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Statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale>Campagne de vulgarisation

Elle n’est compétente que pour les crimes commis après l’entrée en vigueur du statut

 

La coalition burundaise pour la Cour pénale internationale au Burundi a organisé un atelier d’échange sur la création et le fonctionnement de cette cour. Cette coalition est née dans le cadre d’un mouvement mondial de soutien de la CPI et entend mener des actions d’information et de plaidoyer en vue de la conformité aux règles et principes contenus dans le statut de Rome.

 

DSC 2191Lors d’un atelier organisé par la coalition burundaise pour la Cour pénale internationale à Gitega, le président de la coalition Me Lambert Nigarura a indiqué que cette coalition pour la CPI (Cour pénal international) constitue un mouvement citoyen contre l’impunité des crimes internationaux qui pourront être commis par les dirigeants des pays en exercice. En effet, a-t-il souligné, la CPI qui a vu le jour le 17 juillet 1998 après l’adoption du statut de Rome par 160 pays, a pour mission de contribuer à mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale, c’est-à-dire les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Il a rappelé que la CPI est une cour qui ne dépend pas du système des Nations Unies, il s’agit d’une cour indépendante.

Elle poursuit les crimes contre l’humanité

Concernant le crime de génocide (art 6), il est défini comme étant un crime de gravité extrême qui vise la destruction en tout ou en partie d’un groupe c’est-à-dire qu’il vise plus précisément les groupes national, ethnique ou religieux, a-t-il précisé. D’autres crimes qui sont poursuivis par la CPI sont le crime contre l’humanité comme le précise l’art 7 du statut de Rome. Il s’agit des actes graves commis contre une population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique pour des motifs d’ordre politique, racial national, ethnique ou religieux. D’autres crimes qui méritent d’être notés sont le crime de guerre et le crime d’agression. Ce dernier concerne les crimes commis par les personnes ou les Etats ayant préparé, accompli ou promu un conflit armé visant à déstabiliser un ou plusieurs Etats souverains.

S’il y a suffisamment de preuve tout le monde peut contacter la CPI

Selon Me Lambert Nigarura, tout Etat partie peut déférer au procureur une situation dans laquelle un ou plusieurs crimes relevant de la compétence de la cour paraissent avoir été commis. Toute personne, organisation ou Etat même non partie au statut de Rome, s’il ya suffisamment de preuves de crimes rentrant dans la compétence de la CPI, peut prendre contact avec le procureur et essayer de le persuader, d’initier une enquête ou des poursuites.
Appolinaire Nimubona

 

Entretien> Sur la grève au lycée municipal de Kamenge

Les élèves devraient attendre les résultats de l’enquête

 

Le lycée municipal de Kamenge traverse dans ces jours une crise. Celle-ci est liée à une élève de la classe de 10e C que les camarades accusent d’avoir volé les examens mais que la direction ne veut pas punir. La rédaction du journal Le Renouveau a approché le directeur de ladite école sur comment cette crise est en train d’être gérée. Il a déclaré que des enquêtes étaient déjà en cours, menées par le conseil de direction et le Coges (Comité de gestion de l’école secondaire).

 

DSC 0101Le directeur du lycée municipal de Kamenge, Léon Tuyaga à indiqué que la crise que traverse son école trouve son origine dans les examens du 1er trimestre qui vient de s’écouler. Les délégués des classes de 10eA, B et C ont signalé à la direction qu’il y a une camarade qui a volé les examens et que les élèves ne vont pas faire le dernier examen qui restait. M. Tuyaga fait savoir qu’à ce moment il leur a promis d’entamer des enquêtes. C’est ainsi que, dit-il, en date du 16 décembre 2014, s’est tenue une réunion extraordinaire dans laquelle était présents le Coges, le représentant des enseignants au conseil de direction, tous les délégués des élèves 10e, le préfet des études et l’économe de l’école. Dans cette réunion, les élèves ont cité les noms des élèves qui sont prêts à accuser la présumée coupable. Le directeur a fait remarquer que les participants à la réunion ont voulu entendre la coupable K. S. et celle-ci a réfuté les accusations portées contre elle. Elle a montré les cahiers et la matière qui seraient à l’origine de son isolement par ses condisciples. Elle a même révélé qu’au cours des examens, elle a subi des menaces de deux de ses camarades qui sont allées à la maison. M. Tuyaga a poursuivi en disant que les participants à la réunion ont constaté que des preuves matérielles n’étaient pas encore réunies pour accuser l’élève. A la fin de ladite réunion, il a été décidé qu’en attendant les résultats des enquêtes qui allaient suivre et dans le souci de crédibiliser les résultats du 1er trimestre, les examens sont annulés pour les élèves de 10e. Il a indiqué que la décision de reprendre les examens est un consensus issu de l’assemblée générale des élèves de 10e.
Le directeur surpris par le comportement des élèves de 10e

A la question de savoir pourquoi les élèves qui avaient eux-mêmes choisi de reprendre les examens en sont venus à empêcher le déroulement de ceux-ci, Léon Tuyaga se dit surpris par un tel comportement. Il a dit que la façon dont les élèves agissent prête à confusion. « C’est incompréhensible ; les trois délégués respectivement des classes de 10e A, B et C ont même écrit une lettre à la ministre de tutelle avec une copie pour information au Deuxième vice-président de la République ». Il a déploré la réaction des élèves qui ont compliqué le cas en refusant de passer l’examen et empêché les autres. Quant à la lettre envoyée à la ministre de tutelle, le directeur du lycée municipal de Kamenge a fait remarquer qu’il revient au directeur communal de l’enseignement de gérer la suite de cette lettre conformément aux instructions de la ministre lui demandant de gérer le problème au niveau local. Il a demandé aux élèves de patienter et d’attendre les résultats des enquêtes en cours tout en repassant les examens comme convenu lors de l’assemblée générale.
Les élèves demandent des sanctions à l’endroit de l’élève et voudraient savoir s’il y aurait un membre du corps enseignant qui serait derrière cette tricherie.

Amédée HABIMANA

 

 

Défense et sécurité publique> Présentation des réalisations

Le bilan est satisfaisant, mais il y a des défis à relever

 

Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, le Général major Pontien Gaciyubwenge, et celui de la Sécurité publique, le commissaire de police principal Gabriel Nizigama, ont présenté les réalisations de leur ministère le mercredi 24 décembre 2014. Cette présentation s’est faite lors d’un échange de Vœux avec le Chef de l’Etat Pierre Nkurunziza et sa famille. Les deux ministres sont satisfaits mais souhaitent des appuis pour aller encore de l’avant.

 

DSC 1759Tour à tour, le Commissaire de police principal, Gabriel Nizigama et le Général major Pontien Gaciyubwenge, ont présenté la situation de façon détaillée de leur ministère, le mercredi 24 décembre 2014. M. Nizigama a indiqué que cent cinq groupes de bandits ont été démantelés en 2014. Ainsi, deux cent soixante cinq bandits, dont cinquante qualifiés ont été arrêtés. Plusieurs objets ont également été saisis. Il s’agit de cent-cinquante fusils, six-cent- dix-neuf grenades, treize mille-sept-cent- soixante-six balles, et deux cent-soixante- quatorze chargeurs. Sur le plan de la justice, au niveau du ministère de la Sécurité publique, treize mille neuf-cent-trente-quatre dossiers ont été ouverts et parmi ceux-là, treize mille-neuf ont été transmis à la justice, selon M. Nizigama. Et cent-soixante- deux sur deux cent cinquante cinq ont été clôturés au ministère de la Défense nationale et des anciens combattants selon M. Gaciyubwenge. Dans le cadre de la lutte contre la consommation des produits prohibés, cinq-cent-soixante-quinze-mille-cent cinquante-neuf litres, trois mille deux sachets de boisson prohibée ; deux mille six- cent soixante-sept et onze mille-huit-cent-soixante-douze boules ont été saisis. Huit véhicules volés, cinquante motos et deux cent quatre-vingt-six vaches qui avaient été volés ont été récupérés et certains ont déjà été remis aux propriétaires. M. Nizigama a également révélé que vingt deux policiers accusés de différents crimes ont été emprisonnés et soixante sept ont été renvoyés conformément à la loi.

 

Désarmement de la population

DSC 1751Le ministre Nizigama a indiqué que dans la politique de lutte contre la prolifération des armes à feu, un nombre important d’objets militaires a été enregistré en 2014. A présent, à travers la deuxième phase de désarmement surtout, deux cent-vingt-quatre fusils, trente huit pistolets, mille huit- cent-sept grenades, dix neuf mille-trois-cent- quatre-vingt-sept balles, quatorze obus, six cent-soixante-deux chargeurs et dix mine anti personnelles ont été récupérés. Cependant, cent cinq obus, douze roquettes, six cent quatre grenades, cinq mines anti-personnelles, cent vingt neuf dynamites, deux cent vingt quatre détonateurs ainsi que cent soixante dix neuf fusées ont été détruits.

Au ministère de la Défense nationale

Selon M. Gaciyubwenge, le ministère de la Défense nationale a mené plusieurs activités liées à la défense. Il a indiqué que sur le plan de la coopération, son ministère a renforcé les relations avec d’autres continents et surtout avec les pays de la sous-région. Le 31è bataillon sera bientôt formé pour relever celui qui est en Somalie. Cependant huit cent cinquante autres portent le casque bleu dans leur intervention en république centrafricaine. M. Gaciyubwenge apprécie le travail de ses hommes et femmes aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Il indique que son ministère va se doter d’une école paramédicale, intégrer le service genre et le service statistique. Le ministre apprécie les réalisations faites au niveau du développement et de la protection de l’environnement. Les deux ministres promettent de poursuivre le travail de consolidation de la paix et de la sécurité malgré les défis qu’ils connaissent. Ils demandent à leurs hommes à ne garder à l’esprit que ce qu’ils sont appelés à faire et privilégier la discipline.

Alfred Nimbona

 

UNIVERSITE DU BURUNDI> Point de presse

Les étudiants du campus Kiriri sont priés de reprendre les cours sans conditions

 

Le recteur de l’Université du Burundi et le commandant de l’Iscam ont animé un point de presse le vendredi 26 décembre 2014. Ils ont annoncé la mise en place d’une commission mixte pour enquêter sur les incidents des 18 et 19 décembre 2014 entre les étudiants de l’Université du Burundi et les étudiants de l’Iscam. A la même occasion, des mesures visant la reprise de l’activité académique ont été prises.

 

DSC00929Le recteur de l’Université du Burundi, Gaspard Banyankimbona a indiqué que suite aux incidents qui se sont produits les 18 et 19 décembre 2014 à l’IPA entre les étudiants de l’Université du Burundi et ceux de l’Institut des cadres militaires au cours d’une activité d’initiation, une commission d’enquête mixte a été mise en place. « Cette commission a pour mission d’identifier les auteurs des faits, d’établir les responsabilités de chacun et de proposer des sanctions appropriées à infliger aux auteurs des ces faits dans le souci de redresser cette situation.», a-t-il annoncé.
M. Banyankimbona a annoncé une série de mesures qui sont prises dans le sens d’une reprise de l’activité académique à partir du 29 décembre 2014 à 8h, suspendant ainsi celles qui avaient été prises à l’endroit des étudiants du Campus de Kiriri. « L’Université du Burundi communique à tous les enseignants et les étudiants que les activités socio-académiques qui avaient été momentanément suspendu au Campus Kiriri sont reprises. Tous les étudiants sont priés de se présenter dans les auditoires sans conditions.», a-t-il dit. Il a ajouté que les services sociaux seraient accessibles aux étudiants internes à partir du 28 décembre 2014 le soir. Il a prié les services universitaires habilités à assurer le suivi de la mise en application ces mesures.

La loi sera appliquée tout en privilégiant le dialogue

Répondant aux questions des journalistes, le recteur de l’Université du Burundi a indiqué que la commission d’enquête doit avoir déposé le rapport endéans 10 jours ouvrables à compter à partir du 29 décembre 2014. En ce qui concerne la prévention des incidents pareils, il a souligné que la loi sera appliquée tout en privilégiant le dialogue.
Le commandant de l’Iscam, quant à lui, a annoncé qu’à l’armée et en particulier à l’Iscam, l’impunité n’a pas de place. « Les choses sont claires parce que toutes les missions sont commandées. Une mission non commandée est sanctionnée. Nous allons nous référer au règlement militaire.», a-t-il précisé.
Grâce-Divine GAHIMBARE

 
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