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CNDD-FDD> Commémoration de la semaine dédiée au combattant

Faire des perspectives d’avenir tout en n’ignorant pas le passé

 

Dans le cadre de la commémoration de la semaine dédiée au combattant qui a commencé le 12 novembre 2014, le parti CNDD-FDD en mairie de Bujumbura a organisé les activités marquant cet événement. Les cérémonies se sont déroulées au terrain «La Tempête » en commune urbaine de Rohero.

 

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Le parti au pouvoir le CNDD-FDD a organisé en mairie de Bujumbura du 12 au 15 novembre 2014 des activités marquant la semaine dédiée au combattant disparus pendant la guerre civile pour défendre la démocratie. Les cérémonies ont commencé par une prière d’action de grâce. La prière a été suivie de l’hymne national et de celui du parti CNDD-FDD. D’après Désiré Mazimpaka, secrétaire exécutif du parti CNDD-FDD, la semaine de commémoration de la journée des combattants qui devait se clôturer le 16 novembre 2014 prendra fin le 15 de ce même mois. La raison en est que la date du 16 sera le dimanche alors que le parti CNDD-FDD met Dieu avant toute chose.

 

Redonner l’espoir à la société burundaise

Le secrétaire exécutif du parti CNDD-FDD a demandé aux membres du parti qui étaient présents lors de l’ouverture des cérémonies, de prendre une minute de silence en la mémoire des combattants tombés sur le champ de bataille. Il a informé qu’à la date de la clôture, les cérémonies se dérouleront dans chaque commune tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. L’objectif qui a poussé ces combattants à sacrifier leur vie est de défendre la démocratie après que les putschistes venaient de renverser les institutions démocratiquement élues. M. Mazimpaka a conseillé les Bagumyabanga de faire des perspectives d’avenir tout en n’ignorant pas le passé pendant cette période délicate de la veille des élections de 2015. Il a invité l’assemblée présente à explorer les stands où se trouvaient les photos d’archives ainsi que la mise en scène de la forêt, des huttes et des vivres des combattants dans le maquis. Cela dans le but de redonner l’espoir à la société burundaise. Après la visite des stands, un film sur la vie des combattants a été visionné pour cette même fin.

Ezéchiel Misigaro (Stagiaire)

 

 

KAYANZA> Situation politico-sécuritaire de la province

« Elle est généralement bonne »

 

Le quotidien « Le Renouveau» s’est dernièrement entretenu avec le gouverneur de la province de Kayanza, Canesius Ndayishima sur la situation de la province en général, notamment la situation politique, sécuritaire et la planification familiale.

 

DSC06850La situation est généralement bonne grâce aux comités mixtes de sécurité qui ont été mis en place, fait savoir le gouverneur de Kayanza. Seuls les conflits fonciers, les vols, l’ivresse font l’objet de quelques perturbations sécuritaires, ajoute-t-il. Il parle d’un exemple des cas de vol qui se sont récemment produits dans la commune Gatara, zone Ngoro, sur les collines Gisyo et Shinya.
Concernant l’éducation patriotique, Canisius Ndayishima explique que des descentes des responsables de l’administration sont effectuées à l’intérieur des communes pour sensibiliser la population afin de s’approprier du programme d’éducation patriotique. Des résultats positifs sont observés, selon toujours le gouverneur Ndayishima. Dans le but d’assurer le déroulement des élections apaisées de 2015, il fait savoir que les commissions mixtes de sécurité en place vont être renforcées et les rumeurs seront également éradiquées.

Bonnes relations entre les partis politiques et l’administration

En ce qui concerne la cohabitation des jeunes affiliés aux partis politiques, M.Ndyishimiye indique que la situation est également bonne. En outre, les réunions des partis politiques se tiennent conformément à la loi. En témoigne l’existence de bonnes relations entre les différents partis politiques et l’administration, dit-il.
La province de Kayanza connaît un problème de planification familiale, souligne le gouverneur Ndayishima. Pour s’enquérir de cette question, mentionne-t-il, les responsables de la province appuient le programme du gouvernement du Burundi en sensibilisant la population à limiter les naissances à trois enfants.
La province de Kayanza est située au nord du Burundi. Sa superficie de 1 233,24 Km² ne représente que 4% de la superficie nationale. Ce qui lui confère la 11e position sur le plan national. Elle est limitée au nord par la république du Rwanda, à l’ouest par les provinces de Cibitoke et Bubanza, au sud et au sud-est par les provinces de Muramvya et Gitega, à l’est par la province de Ngozi.

Eric Mbazumutima

 

ENTRETIEN> Immatriculation des vélos

L’application du nouveau code de circulation pose problème

 

L’activité d’immatriculation des vélos est une application du contenu du nouveau Code de circulation routière. Cette affirmation est de Kandide Kazatsa, chargée de la communication à la mairie de Bujumbura. Elle indique ne pas comprendre l’attitude insurrectionnelle des conducteurs de vélos qui a conduit dernièrement à la perturbation de la circulation routière sur la route nationale n°9.

 

DSC 1142L’article 434 du nouveau Code routier stipule que «toute bicyclette affiliée au transport rémunéré doit être munie d’une plaque d’identification délivrée par la commune ». C’est pour mettre en application cette nouvelle loi que la mairie a organisé cette activité, affirme Mme Kazatsa. Des réunions d’information et de sensibilisation ont été ténues à l’endroit des responsables des associations de transport à vélo.
Ainsi, dit-elle, le but était de les préparer pour la mise en application consensuelle de cette loi. Cela étant, un dossier d’appel d’offres a été lancé et les plaques ont été fabriquées et sont disponibles à la mairie, précise Mme Kazatsa. Elle indique qu’une plaque coûte 6 000 francs burundais. Cependant, poursuit-elle, le transporteur doit également s‘acquitter du paiement de la taxe municipale de 1 000 francs par trimestre et une d’un taxe de propriété de 750 francs par an.
Mme Kazatsa fustige les propos de certains responsables des associations de transporteurs à vélo faisant état d’exagération du montant d’achat de la plaque. Elle réaffirme que même un délai supplémentaire d’un mois a été accordé pour se conformer à la nouvelle loi car elle devrait entrer en vigueur au mois de septembre.

Les conducteurs de vélos ne l’entendent pas de cette oreille

DSC 1139Pour eux, la mairie et leurs représentants veulent s’enrichir sur leur dos. Ils mettent en évidence une nouvelle carte individuelle initiée par le réseau de transporteur à vélo qui coûterait 5 000 francs alors qu’ils disposent d’autres cartes de membre. « Cette nouvelle carte devrait être délivrée gratuitement », estiment-ils en soulignant ne pas comprendre le coût élevé de la plaque. A Ngozi, estiment-ils, « la même plaque coûte 4 000 francs. Comment expliquer qu’à Bujumbura elle coûte 6000 francs ? », se demandent-ils.
L’article 435 du nouveau Code de circulation routière stipule que « toute bicyclette affectée au transport doit être assurée». Les conducteurs de ces bicyclettes se demandent l’intérêt d’une plaque alors qu’ils ne sont pas pris en charge par les maisons d’assurance. « Nous sommes limités dans la circulation urbaine. Nous doter d’une plaque d’immatriculation nous laisse penser qu’il nous sera autorisé de circuler partout, sans peur d’être pourchassés par la police », disent-Ils.
Sur la question de savoir s’ils ont été impliqués, ils répondent par la négative. Ne refusant pas d’adhérer à cette activité, ils demandent qu’ils soient considérés comme les autres et que le prix de la plaque soit revu à la baisse. Ils proposent également que la priorité soit portée sur la prise en charge de leur métier par les maisons d’assurance.
« Si nous avons un accident, quand on n’est pas mort on voie notre vélo emporté et sans suite car nous ne sommes pas assurés», indiquent-ils. La loi ne doit pas être discriminatoire. Les bicyclettes affectées au transport urbain doivent opérer dans les mêmes conditions que ceux de l’intérieur du pays. Ils s’inscrivent en faux contre les dirigeants de leurs organisations qui tiennent, sur la voix des ondes, des propos qu’ils jugent mensongères. Nous ne sommes pris en charge en rien, disent-ils. Quand bien même on meurt par accident , c’est nos familles et nos amis qui se démènent pour l’enterrement. Et lorsque nos vélos sont embarqués, personne ne nous vient au secours pour plaider notre cause, ajoutent-ils. « Qu’ils cessent leur mensonges et leurs coups de publicité et qu’ils plaident réellement pour nos frères qui sont injustement emprisonnés», indiquent-ils.

Identification ou commercialisation, quoi retenir ?

DSC 1145Citant la lettre n°723 /DGT /0011 / 2014 du 14 février 2014 du directeur général des Transports, Emmanuel Nimbona, vice-président de l’association Solidarité des taxi-vélos du Burundi (Sotavebu) affirme que l’attribution des cartes revient aux organisations des transporteurs. Pour lui, le problème majeur qui a conduit au soulèvement des conducteurs de vélos le 3 novembre 2014 est le prix élevé des plaques. C’est également le travail de commercialisation desdites plaques qui, d’après lui, ne reflète pas le consensus. « Nous nous étions convenus que le travail de distribution des plaques devrait s’accompagner de l’identification des vélos et leurs conducteurs.», a-t-il martelé. Il accuse la mairie de se soucier uniquement du volet commercial mettant de coté l’aspect identification.
Evoquant les raisons de sécurité à la fin de l’année, il fustige la légèreté avec laquelle les plaques sont distribuées par la mairie. Il suffit, dit-il, de payer l’argent et présenter le bordereau de versement pour avoir une plaque. Or, poursuit-il, un conducteur mal intentionné peut se procurer de plusieurs plaques et s’en servir pour nuire à autrui. L’identification devrait permettre l’établissement d’une base de données. Partant, il sera facile de retracer jusqu’à la colline d’origine tout conducteur impliqué dans le transport rémunéré.
Chaque fois à la fin de l’année, les taxi-vélos sont des boucs émissaires de l’insécurité. « Nous sommes inquiétés et avons peur qu’il s’avère impossible d’identifier un malfaiteur qui s’infiltrerait au cas où il aurait plusieurs plaques. », dit M. Nimbona. Il met en cause la qualité des plaques dont les écrits ne sont pas facilement identifiables pour les non instruits.
Il invite la mairie à s’impliquer dans la libération de dix conducteurs de vélo emprisonnés à la prison centrale de Mpimba ainsi que plus de cent vélos stockés au poste de police à l’ex-Palais du premier novembre.
Faisant suite aux préoccupations des conducteurs de vélos, le vice-président de la Sotavebu indique que leurs interventions se limitent au niveau de leurs membres. Pour la réclamation concernant la prise en charge des taxis-vélos par les assurances, il indique que ces dernières n’accueillent pas les engins non motorisés. La législation en matière d’assurance doit changer pour que les taxi-vélos puissent être considérés. Pour ce qui est du coût de la nouvelle carte introduite part la synergie des associations des transporteurs à vélo, elle coûte 3 000 francs pour un nouveau adhérant et 2 000 francs pour les anciens membres. La nouveauté pour cette carte est le numéro de la plaque qui, dorénavant, figurera sur la carte du membre. Le soulèvement du mardi 3 novembre avait entraîné la perturbation de la circulation sur la route nationale n° 9 Bujumbura-Bubanza trois heures durant.

Charles Makoto (Stagiaire)

 

BUREAU DE L’OMBUDSMAN> Audience accordée au représentant de l’Union africaine

« Féliciter l’Ombudsman burundais pour son élection à la vice-présidence de l’AOMA »

 

DSC 1200L’Ombudsman du Burundi, Mohamed Rukara, a reçu en audience, le jeudi 13 novembre 2014 en fin d’après-midi, le représentant de l’Union africaine, Boubacar Diarra.

 

A la sortie d’audience, Boubacar Diarra a indiqué qu’il était venu féliciter l’Ombudsman burundais pour son élection au poste de vice-président de l’Association des Ombudsmans et médiateurs africains (AOMA), qui a eu lieu à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine, du 4 au 6 novembre 2014.
Il a laissé entendre qu’après cette reconnaissance, par ses pairs, des efforts et du rôle imminent joué par l’Ombudsman burundais pour faire progresser les idéaux de paix et de stabilité au Burundi, il a tenu à venir lui adresser en son nom propre et au nom de l’ensemble du Bureau de l’Union africaine, les félicitations pour cette élévation.
M. Diarra a, en outre, souligné qu’il a eu l’avantage d’apprendre de la part de Mohamed Rukara, le contenu des entretiens qu’il a eu avec l’ensemble du Bureau de l’Union africaine et notamment avec Aicha Abdoulaye qui s’occupe des questions d’élections, de la démocratie et de la bonne gouvernance.
KAZADI MWILAMBWE

 
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