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BBN> Pour le contrôle de qualité

Le Burundi s’aligne petit à petit aux autres pays de la sous-région

 

Le BBN (Bureau burundais de normalisation et contrôle de la qualité) a pour mission la normalisation et le contrôle de la qualité en vue de rationaliser les importations, promouvoir les exportations, protéger l’environnement et l’économie nationale. Toutefois, même si dès lors, un pas est déjà franchi, les défis ne manquent pas.

 

Le BBN est un établissement public doté d’une autonomie financière et organique à caractère administratif. Il a aussi le rôle d’accompagner les entreprises.
Selon le directeur technique, Jean de Dieu Gashamura, le BBN analyse les produits exportés et importés pour vérifier s’ils ont les normes de qualité exigées par la communauté internationale.
Il a en outre souligné que grâce à l’appui de ses partenaires, entre autres Trade mark East Africa, le BBN est passé de 40 à 70 paramètres.

Des défis sont à relever

Toutefois, il reconnaît que le Burundi reste encore en arrière par rapport aux pays de la sous-région car eux sont à l’étape d’analyser plus de 1 000 produits.
D’autres défis sont en rapport avec l’insuffisance du personnel. Le BBN est sensé mettre des éléments sur tous les postes d’entrée du territoire national. Mais il n’en a qu’au poste de Kobero. Celui de Rumonge n’est pas permanent. L’autre problème concerne le matériel de laboratoires qui accuse un manque criant. Il a révélé entre autres le laboratoire de microbiologie qui n’est pas encore là, de même que celui de métrologie qui s’occupe de l’analyse des matériaux de construction. Celui-ci a plus de difficultés que d’autres laboratoires, a-t-il ajouté.
M.Gashamura reconnaît toutefois que le bureau est en train d’enregistrer des avancées significatives grâce à l’appui des bailleurs de fonds. Il interpelle néanmoins ses partenaires à continuer de l’ appuyer.
Le Burundi a mis en place le BBN par le décret-loi n°1/17 du 7 mai 1992 comme une des mesures d’application du décret-loi n°1/036 du 13 décembre 1989 portant « institution d’un système de normalisation et contrôle de la qualité »,rappelle-t-on.
Le gouvernement a également promulgué la loi n°1/03 du 4 janvier 2011 portant « système national de normalisation, métrologie, assurance de la qualité et essai », s’alignant ainsi aux conditions et exigence adoptées dans les ensembles économique mondiaux comme l’OMC, régionaux comme le Comesa et sous régionaux comme la CEA, en termes de qualité des produits et services à échanger.

Bénigne Gahimbare

 

QUARTIERS POPULAIRES>Projection des films

Les enfants peuvent adopter de mauvais comportements

 

Suite à la pauvreté qui s’accentue sans cesse, la population urbaine pense à trouver des activités génératrices de revenus. Ces derniers jours, on remarque beaucoup de maisonnettes qui projettent des films. Mais certains parents s’inquiètent pour leurs enfants car ils peuvent adopter de mauvais comportements.

 

Ces derniers jours, on remarque beaucoup de maisonnettes dans différentes quartiers populaires. Dans ces derniers, on y projette différentes sortes de films, on visionne aussi différents matchs de football des équipes internationales. Les quartiers qui sont le plus souvent visés sont entre autres Cibitoke, Kinama, Bwiza, Buyenzi et Kamenge.
Normalement, quand les gens visionnent les films, ils y tirent une leçon. Mais, dans ces quartiers, ce sont surtout les enfants qui fréquentent ces maisonnettes. Pour avoir accès à un film ou à un match, chaque personne doit payer au moins une somme d’argent comprise entre 100 FBu à 500 FBu. A ce moment, les enfants font tout pour avoir cet argent. Ce qui est inquiétant et dangereux. Le problème majeur est de savoir où ces enfants trouvent cet argent.

Les parents craignent pour l’éducation de leurs enfants

Un parent de la commune urbaine de Cibitoke avec lequel nous nous sommes entretenus a indiqué que le plus souvent, ses enfants vont visionner les films mais sans son autorisation. Les enfants volent l’argent pour qu’ils aient l’autorisation d’entrer. Ce qui est également dangereux, c’est que les enfants peuvent s’absenter de l’école en vue d’aller regarder les films. En plus de cela, les parents s’inquiètent car les films visionnés ne sont pas censurés. Les enfants peuvent assister à des films qui peuvent les conduire à adopter de mauvais comportements.
Par contre, il y a certaines personnes qui fréquentent ces maisons, pour assister aux matchs de football des équipes internationales. Ces personnes sont aussi conscientes que les enfants peuvent adopter de mauvais comportements suite à ces films. Raison pour laquelle elles interpellent les propriétaires de ces maisonnettes de ne pas projeter des films susceptibles de nuire à l’éducation des enfants.

Lucie Ngoyagoye

 

MSNPHG-PNUD> Remise des machines agricoles

Cent onze machines ont été remises à cinquante trois groupements pré-coopératives

 

Le ministère de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre en partenariat avec le PNUD a procédé, le vendredi 3 avril 2015, à la remise officielle des machines agricoles aux coopératives agricoles. Ces équipements vont permettre aux bénéficiaires d’améliorer leurs filières agricoles.

 

DSC 1675En effet, 111 machines agricoles, parmi elles des moissonneuses, décortiqueuses batteuses et moulins ont été remis aux 53 groupements pré-coopératives provenant des provinces de Cibitoke, Bururi, Rutana, Bubanza, Bujumbura-Mairie, Bujumbura et Makamba.
Selon la directrice pays du PNUD, Natalie Boucly, cette remise rentre dans le cadre des activités du PACSNAR (Projet d’appui à la consolidation de la paix et de la stratégie nationale de réintégration socio-économiques des personnes infectées par le conflit au Burundi). Ce dernier vise la finalisation du processus de réintégration à travers des projets de développement socioéconomique, d’infrastructure et de consolidation de la paix.
Elle a fait savoir que pour garantir la réussite de ce projet, le Pnud et ses partenaires ont mis à la disposition du Burundi 543 000 dollars américains. En plus de l’achat de ces machines agricoles, cet argent va également contribuer à la formation continue des agriculteurs et à l’amélioration des infrastructures de production.
La directrice pays du Pnud a indiqué qu’à travers ce projet, le Pnud a voulu se joindre aux efforts du gouvernement du Burundi pour accélérer la croissance et la création d’un environnement favorable à la création d’emplois à travers des initiatives novatrices.
Elle a en outre révélé que grâce à ce projet et à l’encadrement du Capad (Confédération des associations de producteurs agricoles) plus de 6000 personnes sont des bénéficiaires directs.
Le secrétaire permanent au ministère de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre, Célestin Sindibutume a salué cette action qui va permettre aux bénéficiaires de passer de la phase de relèvement à la phase de réintégration durable.
Il a en outre interpellé les groupements bénéficiaires de consacrer toute leur énergie pour le bon fonctionnement de leur pré-groupement et de gérer ces équipements à bon escient.
Bénigne Gahimbare
Robert-Gilbert Sayumwe (Stagiaire)

 

Ecole de la foi> Tolérance

Opérer un bon choix, c’est sauvegarder les valeurs humaines

 

Le projet école de la foi en collaboration avec l’Unesco a organisé une conférence de presse sur le leadership chrétien et la tolérance, pour préparer les cœurs à la difficile période des élections. Deux thèmes ont été développés à savoir, quand le ciel englobe même l’enfer : la tolérance, présenté par l’Abbé Emmanuel Gihutu. Le deuxième était animé par Dr Aloys Misago : A chacun son candidat ! ethnisme, régionalisme, genre et leur influence sur l’électeur. L’activité a eu lieu, à Mont sion Gikungu, dans la salle du Centre Porta Sion dans la soirée du mardi 31 mars 2015.

 

DSC 7374La tolérance est, selon l’abbé Gihutu, une source de vraie démocratie. « par- delà l’intolérance, la tolérance est une condition de sainte cohabitation entre les citoyens. Sans tolérance, il n’y a point de multipartisme, de démocratie », dit-il.
Il parle de la parabole évangélique où on laisse l’ivraie et le blé cohabiter jusqu’à une certaine période.
Mat 13, 24-30 : «Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ, 25 mais tandis que ses hommes dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s’en alla. 26 Alors, quand les plantes s’approchèrent et portèrent le grain, les mauvaises herbes sont apparues aussi. 27 Et les serviteurs du maître de la maison vinrent et lui dirent : «Maître, n’avez-vous pas semé une bonne semence dans votre champ? Comment alors y a-t-il de mauvaises herbes? 28 Il leur dit: c ' est un ennemi qui a fait cela ». Et les serviteurs lui dirent: «Alors, voulez-vous que nous allions l'arracher? 29 Mais il a dit, «Non, de peur qu'en regroupant les mauvaises herbes vous déraciniez le blé avec eux. 30 Laissez croître ensemble jusqu'à la moisson, et au moment de la moisson, je dirai aux moissonneurs : rassemblez la mauvaise herbe d'abord et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. "
Citant Frédéric Mayor, le conférencier a rappelé que l’avènement de notre avenir de paix dépend de nos actes. A la question de savoir si la tolérance est encore possible dans notre pays, il a répondu que le fait que 4 anciens Présidents siègent ensemble au sénat est un signe évident de tolérance.
Un autre exemple est celui de la tolérance religieuse. Il révélé que la Nonciature apostolique au Burundi et l’archevêché de Gitega emploient des musulmans contrairement à l’intolérance d’antan.
Le deuxième conférencier a parlé du blocage basé sur le clientélisme, ce qui fait que la fin d’un régime est confondue à la fin des privilèges pour le dirigeant et ses proches.
Au moment des échanges, on a estimé que les valeurs de modestie, d’humilité, d’écoute, de communion, de respect de l’autre doivent être privilégiées afin d’éviter de tomber dans les pièges de Satan par orgueil. Le développement de telles valeurs dépendront du choix opéré lors des élections.

Yolande NINTUNZE

 
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