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Brigade anti-corruption > Saisie d’un lot de médicaments

Les propriétaires de ces produits seraient des Congolais

 

La Brigade spéciale anti-corruption vient de saisir un lot de différentes catégories de médicaments au marché City market communément appelé chez Sion. Les propriétaires seraient des Congolais. Leur sort n’est pas encore connu mais après le contrôle de l’assurance qualité, ces médicaments seront donnés à une formation sanitaire (centre de santé ou hôpital) qui serait dans le besoin. D’autres objets comme les pagnes, les boissons, le tabac, avaient été saisis quelques jours avant.

 

DSC 0028Pour le ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la privatisation, Ernest Mberamiheto, c’est dommage de voir une telle fraude car l’Etat perd beaucoup en termes de taxes. A la question de savoir qui sont les propriétaires de ces médicaments, il a indiqué qu’ils ne sont pas encore identifiés car au moment où on les a saisis ils s’étaient déjà enfouis. Mais, selon les informations, ils seraient des Congolais, a-t-il ajouté.
De son  côté, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana, a indiqué que ces médicaments sont essentiellement constitués de perfusion, de tout le matériel utilisé pour la transfusion, d’antibiotiques, d’antiparasitaires, d’antalgiques, etc. Quant à leur sort, elle a souligné qu’on ne pourrait pas les utiliser immédiatement même si on constate que leurs dates de fabrication est trop récente, de mai à août 2014. Compte tenu de cette date, ce sont des médicaments qui gardent la validité mais pour ce qui est de la qualité, on doit faire le test de contrôle de l’assurance qualité avant de décider de les donner à une formation sanitaire qui serait dans le besoin.

Découvrir d’où seraient venus ces médicaments

A la question de savoir si ces médicaments seraient achetés avec les fonds du Burundi et qu’ils seraient subtilisés, la ministre Ntakarutimana a indiqué qu’il est difficile de l’affirmer car il est marqué qu’ils ont été fabriqués par une entreprise ougandaise.  Selon elle, on ne pourrait pas non plus affirmer qu’ils proviennent du stock de la Camebu (Centrale d’achat des médicaments essentiels, des dispositifs médicaux et des produits et matériels de laboratoire du Burundi). Elle a également indiqué que seul ce qui est marqué sur les étiquettes va aider ceux qui sont en train de suivre ce dossier à faire des investigations nécessaires. Elle a ainsi demandé à ces derniers de découvrir d’où seraient venus ces médicaments et où ils allaient.

Astère Nduwamungu

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Visite de cinq jeunes détenus à la brigade du commissariat de la police de Cibitoke

Une commission ad hoc va être mise en place pour s’enquérir de la situation

 

DSC06653L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara a procédé à l’audition de cinq jeunes burundais  détenus à la brigade du commissariat de la police dans la province  de Cibitoke, au cours d’une descente qu’il a effectuée, le lundi 29 septembre 2014. Ces jeunes ont été dernièrement arrêtés  à Mutarure dans la province de Cibitoke, en provenance de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Après l’audition, la conseillère juridique au bureau de l’Ombudsman, Jacqueline Rukuki, a fait savoir qu’une commission élargie va être mise en place pour s’enquérir davantage de cette situation. Une fois cette commission mise en place, l’ombudsman va entrer en contact avec les autorités congolaises afin  d’y effectuer une descente pour s’enquérir davantage de la situation et pouvoir vérifier toutes les données recueillies. Le résultat sera communiqué en temps opportun, d’après Mme Rukuki.
Les cinq détenus ont été dernièrement arrêtés à Mutarure, dans la province de Cibitoke, à environ douze kilomètres de Kiliba Ondes en RDC, en provenance de ce même pays. Ils indiquent qu’ils ont été emmenés en RDC par un Burundais leur promettant qu’ils vont garder les vaches avec une rémunération de 2 500 francs congolais par jour. Ils  font également savoir qu’arrivés en RDC, ils ont été battus à mort. Il a été constaté que leur santé était menacée. Certains d’entre eux ont bénéficié des premiers soins sous l’intervention de Mohamed Rukara qui a rapidement dépêché un médecin.
Eric Mbazumutima

 

CERES> Encadrement et réinsertion scolaire des enfants en difficultés

Ils retournent dans leurs familles respectives après six mois

 

La presse quotidienne « Le Renouveau » s’est entretenue le 26 septembre 2014 avec la coordonnatrice du Centre d’encadrement et de réinsertion  des enfants « Soleil », Patricie Niyoyitungiye sur les activités d’encadrement et de réinsertion des enfants en  difficultés dans la vie socio-économique.

 

DSC 0138Créé en  2001 par le gouvernement du Burundi à la suite des méfaits de la crise qui a secoué le pays depuis 1993 et qui ont fait que les enfants quittent les écoles pour la rue, le Ceres  ne ménage aucun effort pour le bien-être des enfants en situation de désastre, a informé Mme Niyoyitungiye.  Dès lors, ces enfants présentent une  menace envers les habitants de la ville de Bujumbura et surtout envers  les femmes qui subissent des viols. Le centre héberge quatre-vingts enfants et jeunes adultes regroupés dans deux catégories.  Le centre accueille ceux qui  ont l’âge qui varie entre 6 et 25 ans. Le premier est celui des enfants de moins de 15 ans qui vont être réintégrés dans le milieu scolaire, et le deuxième regroupe des enfants de plus de 15 ans qui font la formation professionnelle.

Tous les enfants accueillis sont de sexe masculin

La condition d’être accueilli est  que l’enfant ait quitté l’école pour la rue, a ajouté Mme Niyoyitungiye. Tous ces enfants et jeunes adultes sont de sexe masculin parce que ce sont eux qui  abandonnent leurs familles pour la rue. C’est un centre de transit qui dispense aux enfants un encadrement psycho-sociale durant six mois. Arrivés au centre, les enfants reçoivent une rééducation par un encadrement psychologique et le Cérès cherche des écoles pour les moins de 15 ans dans les  environs du centre. Les plus de 15 ans, reçoivent des formations dans des centres des métiers. Ils suivent des sections comme la mécanique automobile, la soudure, l’électricité, la plomberie, la couture et la menuiserie. Pendant ces six mois, le centre cherche  leurs familles respectives ou des familles tutrices pour enfants, ainsi que des écoles dans les environs de ces familles.
Elle a souligné qu’après six mois, le centre les retourne dans ces familles avec un kit social composé de matériels de cuisine, de nourriture, d’habits, et 100 000 FBu. Cette somme est utilisée pour lancer une activité génératrice de revenu  par la famille d’accueil de l’enfant afin de lui acheter ce dont il a besoin. Les jeunes adultes reçoivent après la formation un kit social et  un kit professionnel composé d’un matériel approprié au métier que chacun a poursuivi pour lui permettre de voler de ses propres ailes. En plus de ce kit, une somme  de 50 000 FBu leur est donnée. Elle les aidera à démarrer une activité.
Mme Niyoyitungiye a fait remarquer que le Cérès a une contrainte de faire un suivi post-réinsertion parce que son budget est maigre.

Ezéchiel Misigaro
    (Stagiaire)

 

Handicap international> Remise de bancs pupitres et de livres à cinq écoles

Pour avoir accueilli beaucoup d’enfants réfugiés congolais

 

L’organisation non gouvernementale Handicap international a procédé à la remise de dons de bancs pupitres et de livres le vendredi 26 septembre 2014 à cinq  écoles qui accueillent un grand nombre d’élèves réfugiés congolais. Tous les intervenants ont convergé sur le bon usage de ce matériel d’une grande importance.

 

DSC06515Trois cents trente-six bans pupitres et deux mille livres ont été octroyés à cinq écoles du nord de la capitale à savoir  Nyabagere I, Cibitoke II,  Kamenge,  Kinama et  Buterere par Handicap international sous financement du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR).
Anne Marie Bikanura , directrice de l’école Nyabagere I,  qui a abrité les cérémonies de réception de ce don, a  indiqué  que ce matériel a été octroyé pour pallier le problème du manque de matériel didactique. Elle a remercié vivement Handicap international ainsi que le HCR pour cette noble action. Elle a interpellé les élèves à faire un bon usage de ces bancs pupitres et livres.
La directrice du programme de la fédération Handicap international Catherine Gilet  a , quant à elle, fait savoir que Handicap international,   en collaboration avec les autorités de l’éducation dans la municipalité de Bujumbura ont évalué les besoins afin de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves des cinq écoles en général  et des élèves réfugiés en particulier. « Ce matériel de la première et de la deuxième années va aider à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la qualité de l’enseignement », a ajouté Catherine Gilet.  Elle a souhaité un bon courage et plein succès aux élèves réfugiés, en leur signifiant qu’ils peuvent être réfugiés et être géniaux », comme le disait Einstein.

Des prix octroyés aux élèves qui se sont distingués

En marge de cette activité, des prix ont été décernés aux élèves qui se sont distingués au concours national, ainsi qu’au cours de l’année scolaire passée. Six élèves dont 3 Congolais et 3 Burundais ont eu des cartables et des livres comme prix. Le premier est un élève congolais en septième année qui a eu 93% au concours national.
Les élus du peuple natifs de Kamenge ainsi que tous les invités ont visité les écoles pour apprécier le don.
Lyse Gahimbare

 
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