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MINISTERE DE LA JUSTICE > Formation des magistrats du tribunal de commerce en droit des affaires

Ils ont besoin d’une formation professionnelle complémentaire

 

Chaque fois qu’il s’avère nécessaire, le ministère de la Justice, via le Centre de formation professionnelle de la Justice (CFPJ), organise des ateliers pour la sensibilisation sur ses activités, des séminaires mais aussi des différentes formations pour le renforcement des capacités professionnelles de son personnel.

 

DSC 2533Ayant constaté qu’ils ne remplissent pas suffisamment des formations intellectuelles en matière d’affaires et surtout que la plupart sont des généralistes, le ministère de la Justice a organisé à travers le Centre de formation professionnelle de la Justice du 6 au 10 juillet 2015 une formation des magistrats travaillant au tribunal de Commerce. Cela ressort d’une information fournie par M. Edouard Minani directeur du Centre de formation professionnelle de la Justice à la rédaction du journal Le Renouveau le mercredi 8 juillet 2015.
En effet, M. Minani a affirmé qu’au terme de cette formation, ces magistrats seront aptes et habiles dans le traitement des affaires commerciales et autres liées au commerce. Cette formation en droit commercial, droit bancaire, droit du transport, droit des entreprises en difficultés et en droit de la propriété intellectuelle produira un impact positif et une prise de conscience accrue des méandres du droit des affaires.
« Nous espérons voir une plus grande cohérence et transparence dans le traitement de telles affaires », a ajouté ce directeur.

La stratégie du Centre de formation

Selon la même source, la stratégie du Centre de formation professionnelle de la justice est simple et ambitieuse. Elle peut se résumer en trois phases : identification des besoins de formation, développement des outils et un plan de formation, évaluation des niveaux de performance et celle de l’impact des formations. S’il est aisé de lire le module, il est aisé également d’affirmer qu’il ne contient pas tout ce qu’il faut attendre de la thématique. L’essentiel se découvre à travers la formation.

Vincent Mbonihankuya (stagiaire)

 

Société> Conséquences de la polygamie

Elle a des conséquences négatives sur la vie des ménages

 

La polygamie est une pratique qui se remarque dans quelques régions du pays. Mais, elle a des conséquences négatives sur la vie des ménages. Elle est fréquente dans certaines catégories des personnes comme les commerçants ou les cultivateurs pendant la période de récolte.


La polygamie se fait le plus souvent au moment de la récolte du riz dans certaines régions. C'est-à-dire qu’au court de cette période, les hommes vendent de la récolte et empochent beaucoup d’argent. Ils profitent de cet argent et trompent les jeunes filles. Dans d’autres cas, si la femme ne parvient pas à avoir des enfants, elle est souvent abandonnée par son mari.
A.K. est une femme âgée de 30 ans, elle est originaire de la province de Cibitoke. Elle est victime de la polygamie depuis trois ans. Elle a fait savoir qu’au début, son mari cherchait des prétextes pour la frapper. C’était une façon de la chasser afin d’amener une autre femme. A.K a indiqué qu’au lieu d’être tuée, elle a préféré fuir son domicile, maintenant elle vit chez ses parents et ne compte pas retourner chez son mari. Comme cette femme avait un enfant de deux ans, elle a jugée de partir avec ce dernier mais les trois autres enfants qui sont restés avec leur père mènent une vie dure. Ils sont maltraités par la marâtre, par conséquent, ils n’ont pas d’affection. La première femme se voit abandonnée, minimisée et même humiliée. Ce conflit affecte aussi les enfants issus de ces deux familles.
A.K. a révélé qu’un homme polygame ne peut pas se sentir à l’aise. Au fil du temps, il doit avoir un problème économique car il dépense beaucoup d’argent. Il doit s’arranger pour que la femme la plus aimée soit satisfaite. Pour y arriver, la femme qui n’est pas aimée ainsi que ses enfants subissent des conséquences car ils ne reçoivent pas tout le nécessaire. Sur le plan social, les familles ne s'entendent pas et sont en perpétuelles querelles et finissent parfois par se bagarrer.
En plus de cela, la deuxième femme a des difficultés car elle n’est pas enregistrée à l’état civil. Une fois chassée, elle ne trouve pas où aller avec ses enfants.

Lucie Ngoyagoye

 

PRES DE L’EX-MARCHE CENTRAL> Le retour de l’encombrement

Le désengorgement est nécessaire pour des raisons de sécurité

 

Le tronçon Onatel-BCB siège, près de l’ex-marché central, est tellement encombré que les gens ont du mal à y trouver un passage. Le quotidien burundais de l’information «Le Renouveau» s’est rendu sur le lieu le 3 juillet 2015 pour se rendre compte de l’état des lieux. Même si les affaires y vont bon train, cet encombrement peut également être une source d’insécurité. Le désengorgement de cet endroit est nécessaire car les voleurs en profitent pour faire leur sale besogne.

 

DSC08776Suite à l’incendie qui a détruit le marché central de Bujumbura en 2013, on a observé une prolifération de petits commerces tout autour. Si on arrive au tronçon Onatel-BCB siège, on a l’impression que cet endroit est devenu un marché alors que cette route devait servir de passage pour les véhicules et les personnes. Ainsi, l’endroit est transformé en une rencontre de plusieurs personnes dont les activités diffèrent. De part et d’autre dudit tronçon foisonnent des activités génératrices de revenu. Surtout ambulant, le commerce des vivres et des habits y prédomine.
En ces moments où la sécurité n’est pas totalement bonne, l’endroit suscite la peur des uns et des autres. Selon les gens rencontrés sur place, les malfaiteurs peuvent s’y glisser d’un moment à l’autre. Ils rappellent les grenades qui y ont explosé ces derniers temps ainsi que les brigands qui profitent de l’encombrement qui y règne. Selon les gens qui y exercent le petit commerce, ils affirment que le tronçon est suspect mais ils ne peuvent pas le désengorger parce que c’est un endroit propice pour eux. Il leur apporte une grande valeur ajoutée étant donné que c’est une affluence de plusieurs personnes, ce qui fait que les affaires vont bon train. Des escrocs qui vendent des articles périmés ne manquent pas de tromper les acheteurs.
Les voleurs profitent des bousculades qui y règnent pour détrousser les passants et ceux qui s’y approvisionnent. Pour y traverser, chacun doit tirer l’attention de peur que ses biens ne soient volés. On peut remarquer que ceux qui font le commerce ambulant gênent la circulation en brandissant leurs marchandises devant les passants, mais également le fait de se chercher le passage dans la foule est embarrassant. Les autorités habilitées sont interpellées à prendre des mesures conséquentes pour lutter contre des éventuels dégâts qui pourraient survenir.

EZECHIEL MISIGARO

 

Kamenge> Accident grave d’un camion en provenance de Dar-es-Salaam

Les occupants s’en sont sortis miraculeusement

 

Il est 15 heures ce jeudi 2 juillet 2015 quand un camion semi-remorque immatriculé en Tanzanie, T 357 BKC a perdu le contrôle de son système de freinage depuis la descente de la colline Karama qui surplombe la capitale, pour venir s’écrouler au rond-point dit Iwabo w’abantu devant la permanance du CNDD –FDD de Kamenge. Ce camion en provenance de Dar-es-salaam était charge 3 240 sceaux d’huile comestible. Il n’y a pas eu de dégâts humains mais une partie de sa cargaison s’est déversée sur la route et la population a tenté de la récupérer. Mais compte-tenu du danger que la consommation de cette huile sale représente, les services d’hygiène municipaux devraient sensibiliser d’urgence la population environnante sur ces conséquences.

 

DSC 9590Au rond-point dit Iwabo w’abantu est survenu un accident grave d’un camion semi-remorque immatriculé en Tanzanie, T 357 BKC. C’était à 15 heures, ce jeudi 2 juullet 2015, lorsqu’un camion chargé d’huile comestible a perdu le contrôle depuis la descente de la colline Karama sur la route RN1 à l’entrée nord de la capitale Bujumbura. A ce moment, le trafic est intense, beaucoup de gens se précipitent pour entrer dans Bujumbura et d’autres pour quitter la capitale. Mais, avant d’entrer ou de sortir, tout visiteur véhiculé doit passer par un check point se trouvant après la Résidence bar Iwabo w’abantu avant d’entamer la montée de la colline Karama.
En effet, selon un témoin qui était sur place, c’est l’exès de vitesse du camion au klaxon étourdissant qui a affolé tout le monde car plusieurs véhicules étaient sur la file de contrôle pour des mesures de sécurité policière. Mais, ce camion, rien ne pouvait l’arrêter, son système de freinage ne fonctionnant plus. Le camion a heureusement continué sa route sans tourner ni à gauche ni à droite, traversant le centre du rond point dit Iwabo w’abantu, poutres deux percutant allongés par terre avant de s’immobiliser quinze mètres plus loin. Mais, n’eut été la présence des poutres, les dégâts auraient été considérables car à cette heure de pointe, il y a beaucoup de monde dans la route.
Après avoir échoué, le camion s’est renversé sur le côté droit et la cabine du moteur a été endommagée. Les occupants sont sortis sains et saufs. Cependant, une partie de la cargaison du camion, de l’huile végétale connue sous la marque Golden, s’est déversée sur la chaussée. La protection civile est arrivée rapidement sur les lieux, sinon le camion allait prendre feu. Cependant, il n’a pas était facile aux policiers d’empêcher la population qui voulait récupérer l’huile qui coulait par terre comme un petit ruisseau jusque tard dans la soirée alors qu’elle contenait beaucoup de déchets qui peuvent nuire à la santé des consommateurs. Sur ce point, les services chargés de d’hygiène dans la zone urbaine de Kamenge devraient sensibiliser la population d’urgence afin d’éviter que les gens ne consomment cette huile. Autrement dit, si cela ne se fait pas, beaucoup de maladies diarrhéiques risquent de survenir dans les localités environnantes. Cette huile de récupération va servir dans la cuisson des beignets ou galettes, frites de patate douce que les petits enfants aiment manger.
Donc, au vu de cet accident, il est grand temps que les services de contrôle et de sécurité déplacent le check point de l’entrée et sortie de Kamenge. En effet, selon les témoins occulaires de l’accident, si le camion avait percuté un seul, des véhicules qui étaient sur les lieux, ces derniers allaient prendre feu. Dans l’intérêt des usagers et de la nation, nos sources demandent que ces barrières puissent être reculées un peu plus bas puisqu’il est placé juste au début de la montée de la colline Karama et dans un virage.

ROBERT GILBERT SAYUMWE ( Stagiaire)

 

 
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