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ATTAQUE A CIBITOKE> Les rebelles ont subi un revers

Quatre-vingt-quinze tués et un important arsenal de guerre saisi

 

Le porte-parole de la Force de défense nationale (FDN), a animé une conférence de presse, le lundi 5 janvier 2015 au camp militaire de Cibitoke. C’était pour faire le point sur l’attaque d’un groupe de criminels armés non encore identifié qui s’est infiltré à partir de la République démocratique du Congo (RDC) et a attaqué la province de Cibitoke, le matin du 30 décembre 2014.

 

DSC 2097Colonel Gaspard Baratuza a indiqué que ces malfaiteurs avaient comme intention de rallier la Kibira, d’y établir un centre de recrutement et d’enseignement de leur idéologie afin de passer aux attaques dans tout le pays avant les élections de 2015.
Dressant le bilan des affrontements qui ont duré cinq jours, col Gaspard Baratuza fait état de 95 rebelles tués et 9 capturés. Il déplore 4 morts côté ami dont 2 militaires et 2 civils parmi lesquels, un enfant. Un important arsenal militaire a été saisi, dont 45 fusils kalachnikov, 9 lance-roquettes, 5 mitrailleuses, 1 mortier 60, des radios et des munitions.
Les forces de l’ordre ont été renseignées dès leur traversée de la Rusizi la même matinée et ont agi conformément à leur mission principale de protéger le pays, la population et leurs biens contre toute agression, affirme le porte-parole de la FDN. Les combats, dit-il, se sont déroulés dans les communes Murwi et Bukinanyana et la collaboration de la population a été d’un apport considérable.

Le combat n’est pas un jeu de football

Sur la question de savoir la raison du silence qui aurait caractérisé les autorités militaires sur cette attaque, col Baratuza répond que la bataille n’est pas un jeu de football où on rapporte chaque action et tout exploit des joueurs. “Nous nous sommes exprimés sur cette attaque le matin du 30 décembre sur les stations locales et internationales d’une manière précise”, a-t-il souligné.
Il a remercié les journalistes qui ont rapporté les faits avec professionnalisme et a fustigé ceux qui ont franchi les limites en décourageant les troupes au front. « L’armée burundaise est professionnelle et jouit d’une réputation internationale », a souligné le porte-parole de la FDN avant de fustiger ceux qui l’accusent d’avoir délibérément exécuté les ôtages et ceux qui se sont rendus. « Ce que nous ne faisons pas pour les étrangers en Somalie et ailleurs, ce n’est pas ce que nous ferons sur les Burundais », a-t-il martelé. Il a dénoncé une manœuvre masquée de certaines personnes qui, d’après lui, n’ont d’autre objectif que de discréditer le noble travail accompli par les forces de l’ordre et la population.

Des stratégies appropriées ont été adoptées

Sur la question des imbonerakure qui auraient participé au front contre les rebelles, col Baratuza n’y va pas par quatre chemins. La casquette qu’on attache à la population qui a fourni une information précieuse pour démasquer et mettre hors d’état de nuire les rebelles, n’est qu’une manœuvre politicienne. Sinon, dit-il, le rôle de la population s’est limité à fournir l’information sur le déplacement de l’ennemi. Quant à la question de leur provenance, col Baratuza indique que les rebelles provenaient de Mutarure en RDC. « Nous étions, dit-il, informés de l’attaque par nos services de renseignement. Cela nous a permis d’adopter des stratégies appropriées et une réponse adéquate à l’attaque. Ceux qui ne sont pas tombés ou capturés sur le champ ont été mis en déroute. Le bilan est toujours provisoire car la population continue à ramasser des armes qui ont été laissées par les rebelles. Il ne serait pas étonnant qu’il y ait également des rebelles qui seraient tombés et dont les corps n’ont pas été retrouvés. Ce qui est sûr, poursuit-il, ils n’ont pas atteint la Kibira, leur premier objectif ».
Il a salué le travail accompli par les membres de la FDN, en collaboration avec les autres corps de sécurité, l’administration ainsi que la vigilance exemplaire de la population de Cibitoke.
Charles Makoto

 

Circulation routière> Les irrégularités observées

Un contrôle et une gestion embarrassante de certains cas

 

Le gouvernement du Burundi possède beaucoup de véhicules pour accomplir ses activités. Parmi ces véhicules, certains présentent des irrégularités. Il en est de même pour ceux des corps de défense et de sécurité. Mais, des cas pareils sont relevés aussi chez les particuliers. Cependant, le contrôle et la gestion de certaines situations deviennent embarrassants.

 

DSC 3471La sécurité routière rassemble un nombre donné de conditions à remplir. Si nous lisons le Code de circulation routière, des amendes sont prévues en fonction de l'infraction. Ainsi, chaque matin, chaque soir, nous observons des contrôles de police sur différents axes des routes de la capitale et de l'intérieur du pays. Mais, à la surprise de plus d'un, certains véhicules passent sans que leurs conducteurs se soucient de leur état. La police fait semblant de ne rien voir!

Prêcher par un bon exemple

La Police de circulation routière et de la sécurité routière est là certainement pour faire respecter le Code de la route. Mais, à la surprise des propriétaires de véhicules, cette Police viole elle-même ce code. En effet, certains de ses véhicules circulent sans remplir les normes. « Les uns n’ont pas de clignotants pour indiquer les éventuels changements de directions ; les autres n’ont pas de plaques pour identification ; d’autres n’ont pas de rétroviseurs, etc.». Cette situation se remarque aussi au sein du Corps de la défense nationale et parmi les véhicules du gouvernement. Les propriétaires privés de véhicules estiment qu’il y a une injustice dans l’application de la loi. En effet, disent-ils, « si la loi est là, il faut qu’elle soit appliquée pour tout le monde. Il est désagréable de voir que celui qui est sensé faire appliquer la loi la viole lui-même ». Ils interpellent les pouvoirs publics de donner un bon exemple dans l’application de la loi. Selon des sources policières, le problème réside au niveau du ministère en charge des transports. Néanmoins, il arrive que la police saisisse ces véhicules, mais manque la piste pour faire payer l’amende surtout pour le charroi de l’Etat. Bien entendu, cela est le cas pour le charroi des forces de défense et de sécurité. Les deux ministères, celui de la Sécurité publique et celui des Transports, des travaux publics et de l’équipement devraient conjuguer les efforts pour corriger ces irrégularités.

Alfred Nimbona
Jean Bosco Nduwayezu (stagiaire)

 

ACADEMIE LE MESSAGER> Des rencontres amicales

Pour clôturer en beauté l’année 2014 et préparer l’année 2015

 

L’Académie Le Messager a organisé, du jeudi 1er au dimanche 4 janvier 2015, au stade Urukundo de Buye, dans la province de Ngozi, des matches amicaux de football entre les différentes équipes appartenant à cette académie. Pour le changement de décor, Halleluya FC a reçu la sélection de la diaspora burundaise vivant à Dubaï. Ces rencontres ont été rehaussées par la présence du président fondateur de l’Académie Le Messager et président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza.

 

DSC 1250-1Selon le président de l’académie Le Messager, Athanase Hatungimana, ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la clôture en beauté de l’année 2014 et la préparation de l’année 2015. Pour les différentes équipes de l’académie qui sont dans les championnats locaux, a-t-il ajouté, c’est également une occasion de se détendre.
Pour Athanase, les résultats des matches importent peu, le plus important était de voir le niveau atteint par les équipes dont deux sont en Ligue A nationale, il s’agit de Messager Ngozi et Messager Bujumbura. Le niveau, a-t-il indiqué, est très bon, ce qui confirme, selon lui, la 5e et 7e place occupées respectivement par les deux équipes, ci-haut citées, au terme de la phase aller du championnat national de football de Ligue A.

Match nul entre Messager Ngozi et Messager Bujumbura (0-0)

En levée de rideau, le jeudi 1er janvier 2015, Messager Bujumbura B (Senga FC) a largement battu Messager Rumonge B (Mukeke FC) sur le score de 3 buts à 1. Le vendredi 2 janvier, Messager Bujumbura A et Messager Rumonge A se sont quittés sur un résultat nul (1-1) et le samedi 3 janvier, il y a eu également un match nul entre Messager Ngozi A et Messager Bujumbura A (0-0). Dimanche le 4 janvier, Messager Bujumbura B a gagné, 1-0, face à Messager Ngozi B.
Pour ne pas faire la fête seule, l’Académie a invité d’autres équipes, à savoir Espoir de Mwumba, l’équipe de Jonathan Nkurunziza et Olympique de Muremera. Jeudi, Espoir a fait match nul (1-1) contre Messager Ngozi B et pour son deuxième match, il a gagné contre Rumonge B (1-0). Olympique Muremera a, quant à elle, joué le dimanche, contre Messager Rumonge A, une rencontre qui a drainé beaucoup de monde. Messager Rumonge s’est imposé par 3 buts à 2.

La diaspora a battu Halleluya FC (1-0)

Cette rencontre était tellement attendue par le public de Ngozi qu’elle s’est déplacé massivement. Le match a démarré sur une grande vitesse où chaque équipe voulait marquer la première. Halleluya s’est créé les premières occasions de but mais qu’elle n’a pas pu exploiter. Après une vingtaine de minute, la défense du club Halleluya, mal placée sur le terrain, a laissé filer un attaquant de la diaspora, ce dernier a fait une course solitaire de quarante mètres, qui s’est terminée par l’ouverture du score. Ce score, 1-0, en faveur des visiteurs, s’est maintenu jusqu’à la pause.
A la reprise, Halleluya a renforcé son secteur offensif, mais la défense de la diaspora a tenu bon jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Ce fut la désolation pour les joueurs d’Halleluya qui ont tout tenté, frappant à trois reprises sur la transversale dont une frappe du président de la République, Pierre Nkurunziza. Halleluya a ainsi perdu son premier match de l’année 2015.

Les réactions après le match

Juma Musoma, l’entraîneur d’Halleluya FC, a reconnu la valeur et l’expérience de l’équipe adverse dont la majorité des joueurs sont des anciens joueurs qui ont évolué dans les grands clubs de Bujumbura comme Vital’0 et Inter star. La défaite, selon lui, s’explique en grande partie du fait que ses joueurs revenaient d’un long repos à la suite des fêtes de fin d’année.
Pour les joueurs de la diaspora, cela a été une question de chance, car les joueurs d’Halleluya ont frappé par trois fois sur la transversale.

Kazadi MWILAMBWE

 

Kinyinya> Manque d’eau potable

L’eau est une denrée souvent rare

 

Dans la commune de Kinyinya en province de Ruyigi, les robinets ont été construits. Cependant, il arrive des cas où les robinets sont secs, donc sans eau. La population éprouve à ce moment des problèmes de trouver l’eau potable. Ce qui la préoccupe, c’est la période relativement longue qui passe sans revoir cette denrée indispensable dans la vie de l’homme.

 

EAU POT KINYINYAEn commune Kinyinya, les robinets ont été construits pour alimenter la population en eau potable. Une satisfaction chez les habitants de cette commune dans les localités où cette alimentation a été effectuée. Cependant, un paiement d’argent se fait systématiquement pour bien entendu entretenir les infrastructures. Selon ces habitants, une somme de mille cinq cent francs burundais est obligatoire. « Mais, cela n’est pas un problème. Pourvu qu’ils trouvent de l’eau potable sans parcourir de longues distances ». Néanmoins, il arrive des moments où l’eau est introuvable.

Il y a une solution de rechange

En file d’attente, ceux qui cherchent l’eau ont indiqué qu’il arrive des fois où ils passent plus de trois jours sans voir même une goutte tomber des robinets. «Nous venons de passer sept jours sans même une goutte dans les robinets. Nous venons chaque jour voir si la situation a changé, nous attendons même quelques fois avec espoir que l’eau peut venir d’une minute à la suivante, mais en vain », disent les habitants rencontrés sur les robinets. Cependant, quand ils constatent enfin que l’eau ne peut pas venir, ils se rabattent vers les marais. Selon eux, l’eau de ces marais est propre, mais la crainte d’attraper les maladies n’est pas totalement écartée. Ils révèlent que, pour certains, en plus que l’eau des robinets est plus propre que celle des marais, la population voit également la distance à parcourir pour la trouver réduite.

Alfred Nimbona

 
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