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LA POPULATION DE KABONGA EXILEE> Les causes de cet exil

Une mauvaise prophétie des églises

Le gouverneur de la province de Makamba, Gilbert Nduwayo a parlé des causes de l’exil de la population de Kabonga lors de la descente le samedi 23 mai 2015 des ministres de la Santé publique et de la Solidarité nationale dans cette localité. Une partie de la population a fui parce qu’elle a vu les gens des provinces de Bujumbura et de Rumonge fuir massivement. Une autre partie a fui à cause de la mauvaise prophétie des églises. Une partie enfin a fui parce qu’ils ont reçu des enseignements des politiciens selon lesquels s’ils s’exilent les élections au Burundi n’auront pas lieu.

DSC02042M. Nduwayo a, dans son discours d’accueil, informé que les gens de Kabonga ont fui des rumeurs selon lesquelles il y a une guerre qui allait incessamment éclater. Il a ajouté qu’une partie de la population a fui parce qu’elle a vu fuir des gens sur la route de Kabonga qui mène à la frontière burundo-tanzanienne. Ces gens venaient des provinces de Bujumbura et de Rumonge à la suite des manifestations qui se déroulent dans certains quartiers de la mairie de Bujumbura, a-t-il indiqué. Il fût un moment où les gens provenant de ces provinces s’exilaient en masse et la population de Kabonga a remis en question le phénomène comme quoi ces gens ne fuient pas seulement des manifestations mais qu’il y aurait d’autres mobiles qui se cachent derrière ces mouvements. C’est ainsi que la population de la localité de Kabonga a eu peur et décidé de s’exiler.
M. Nduwayo a fait savoir qu’une autre partie de la population a fui à cause de la mauvaise prophétie des églises. La fermeture du camp de réfugiés de Mutabila en Tanzanie a fait que les réfugiés burundais soient rapatriés par force. Parmi ces gens, il y avait des dirigeants des sectes des églises protestantes. Leur retour a fait que leurs sectes se fusionnaient avec celles du Burundi, a-t-il affirmé. C’est ainsi qu’ils auraient perdu leurs postes de responsabilité dans ces églises. Ils auraient prophétisé que jusqu’au 7 mai 2015 la guerre aurait éclatée et ont pris le devant avec leurs chorals et adeptes dans la fuite vers la Tanzanie.
M. Nduwayo a enfin souligné qu’une partie a fui parce qu’ils ont reçu des enseignements des politiciens que s’ils s’exilent les élections au Burundi n’auront pas lieu. Grâce aux séances de sensibilisation menées par le gouverneur Nduwayo, 800 ménages totalisant 4 000 personnes sont déjà retournés.
Ezéchiel Misigaro

 

 

Incendie> A Ngagara

Six maisons d’un même bloc ont pris feu

Dans la nuit du dimanche 24 mai 2015 au lundi 25 mai 2015 six maisons se trouvant au quartier V de Ngagara ont pris feu. Il n y a pas eu de pertes en vies humaines mais, les propriétaires de ces maisons n’ont rien récupéré. Ils demandent aux bienfaiteurs de venir à leur secours.

 

IMG 0300IMG 0288C’était minuit et demi du lundi 25 mai 2015. Les occupants des maisons qui ont pris feu étaient tous au lit. Il n’y avait pas d’électricité depuis 22 h. Il est revenu vers minuit. « D’un coup, j’ai vu tous les câbles se trouvant au salon en train de bruler. Les coussins ont vite pris le feu. Le temps de réveiller mon patron et les voisins, toute la maison était déjà attaquée», a raconté un travailleur domestique de la maison qui a commencé à prendre feu. Il a ajouté que le feu a vite pris d’autres maisons. Parmi ces derniers, certains ont pu récupérer juste quelques habits. Sinon, ils n’ont en général rien sauvé.
Au moment où la rédaction du quotidien Le Renouveau est arrivée sur le lieu du drame le matin, elle a constaté que les occupants des maisons brulées étaient dans l’angoisse totale. Ils se demandent où ils vont aller et quoi faire. Les enfants étaient en train de pleurer en voyant ce qui est arrivé à leurs maisons.
La population environnante a essayé de venir au secours. Mais, comme le feu avait déjà eu une grande amplitude, cette population n’a pratiquement rien fait. Cependant, elle est indignée du comportement des responsables des camions anti incendie. En effet, la population a vite avisé mais les sapeurs pompiers ne sont venus qu’après deux heures. Et, toutes les maisons étaient déjà consumées. « Ceux qui ont répondu au téléphone ont dit qu’ils ne peuvent pas venir à Ngagara parce que les rues sont bloquées », a précisé la population rencontrée sur place.
L’administrateur de Ngagara, Désiré Gahungu a indiqué qu’il attend le constat fait par la Regideso pour s’exprimer.
Les agents de la Regideso étaient sur place en train de faire un constat et ont indiqué que le directeur de l’électricité va s’exprimer après avoir vu ce constat.
Les propriétaires de maisons incendiés demandent aux bienfaiteurs de venir à leur secours.

ROSE MPEKERIMANA

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Audience accordée au membre du groupe des sages de l’UA

Voir ensemble comment dissiper la crise qui menace le Burundi

L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, a reçu en audience le membre du groupe des sages de l’Union africaine (UA), Edem Kodjo dans le but de dissiper la crise qui menace le Burundi.

 

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A la sortie de l’audience, M. Kodjo a informé qu’il a félicité l’ombudsman burundais qui accomplit ses missions avec beaucoup de détermination, de courage, de clairvoyance et de lucidité. M. Kodjo s’est réjoui de la séance de travail qu’il venait d’avoir avec l’ombudsman qui portait sur les questions de savoir comment ensemble s’organiser à l’intérieur du pays et au niveau de l’UA pour dissiper la crise qui menace le Burundi afin que celui-ci retrouve rapidement son équilibre. Il a en outre souhaité que le Burundi demeure le havre de paix et de stabilité.
M. Kodjo a fait savoir que les médiateurs et les diplomates en général ont une imagination fertile du fait qu’ils ont agité un certain nombre de thèmes et considérations. Il s’est rendu compte au cours de leur discussion que l’ombudsman est l’homme de très bonne volonté avec qui il peut travailler. M. Kodjo a souligné que l’UA va déployer tous les talents dont elle dispose et mener toutes les actions qu’elle peut entreprendre aux fins que les problèmes de dialogue, des médias et des élections soient résolus.
Ezéchiel Misigaro

 

Zone Gatumba> Réunion de sécurité

Rester serein et laisser la politique aux politiciens

« Exprimer ses sentiments de joie ou de tristesse est normal. L’important est de faire en sorte que la paix et la sécurité ne soient pas perturbées ». Les autorités militaires, policières et administratives qui ont tenu la réunion pour calmer les passions faisaient allusion à ce qui s’était passé le 13 mai 2015. Tout le monde, y compris la population, s’est convenu de lutter pour la paix et la sécurité, source de développement durable.

 

DSC 0510DSC 0497Le chef de poste de police à Gatumba, le major Arthémon Niyonkuru, en collaboration avec l’émissaire du commandant du camp infanterie de Gatumba, le major Emmanuel Hakizimana, a tenu le mardi 19 mai 2015, une réunion en vue d’apaiser les passions observées dans le quartier Warubondo après la tentative du coup d’Etat du 13 mai 2015. Il ressort de cette réunion qu’on ne peut pas empêcher à quelqu’un d’exprimer sa joie ou sa tristesse vis-à-vis d’un événement. Les deux personnalités ont alors demandé à la population de rester sereine en vaquant à ses occupations quotidiennes et laisser les politiciens s’occuper de la politique.
Il a été remarqué qu’une couche de la population était en liesse dès l’annonce de la tentative du coup d’Etat pendant qu’une autre était triste. Le lendemain, quand les forces loyalistes ont maîtrisé la situation, l’expression des sentiments a été inversée. C’est pour cette raison que certaines gens ont passé la nuit à la belle étoile.

Préserver la paix et la sécurité
Cet état de choses a poussé le chef de zone ad intérim de Gatumba, Joël Habiyambere, à inviter les autorités militaires et policières à l’aider à assainir le climat dans ce quartier Warubondo dans le seul souci de préserver la paix et la sécurité non seulement sur cette colline, mais aussi sur toute l’étendue de la zone Gatumba. Il a demandé à la population de poser des questions qui la hantent sans faux fuyant. Chaque groupe a exprimé ses inquiétudes liées à une éventuelle attaque par les jeunes de telle ou de telle obédience politique.
Prenant la parole, le chef de poste de police à Gatumba, Arthémon Niyonkuru, a indiqué qu’il n’y ait plus personne qui dort à la belle étoile parce que les corps de défense et de sécurité travaillent dans le sens de préserver la paix et la sécurité dans leur circonscription. Encore faut-il qu’elles soient aidées par l’administration et la population. Il a demandé à la population de mettre en avant l’agriculture, l’élevage et la pêche pour le bien des familles respectives. Et s’il y a un mouvement suspect, il faut vite aviser à temps les pouvoirs publics pour une intervention rapide. Il a félicité la population de Gatumba pour l’attitude qu’elle affiche jusqu’à présent.
L’émissaire du commandant du camp Infanterie, le major Emmanuel Hakizimana n’a pas manqué de préciser qu’il est surpris de voir la zone Gatumba garder la sérénité par raport à ce qui se passe dans la municipalité de Bujumbura parce qu’elle s’est toujours bien comportée. Il a exhorté la population à ne pas se diviser sur base de ce qui s’est passé le mercredi 13 mai 2015 où les forces négatives ont voulu semer le désordre dans le pays. Et s’il y a eu ce jour-là la liesse chez certains et la tristesse chez d’autres, ces comportements sont à comprendre dans le sens de l’esprit des groupes.
Il a fait remarquer qu’il faut privilégier le dialogue et faire confiance aux forces de sécurité qui existent pour assurer la quiétude de la population pour un meilleur développement. Il a demandé à la population de bien préparer les élections de 2015 dans la paix et la tranquillité.
Masta Shabani

 
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