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MSPGC> Communication sur les cas de crimes

Cinq cas de crimes ont été signalés

 

DSC07029Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes (MSPGC), Pierre Nkurikiye, a lancé, le mercredi 10 avril 2019, une communication concernant les cas de crimes. Cinq cas de personnes qui ont commis des délits ont été appréhendés par la police.   

 

Pierre Nkurikiye a fait savoir que la police a découvert un centre de santé situé en zone Rohero II, impliqué dans le trafic des êtres humains. Il a indiqué que dans ce centre de santé, la police a appréhendé deux victimes de ce trafic, le propriétaire de ce centre de santé ainsi que deux laborantins. M. Nkurikiye a précisé que ces victimes avaient sur elles des passeports neufs et des cartes jaunes leur permettant de voyager dans les pays étrangers. La police a poursuivi la fouille dans ce centre de santé et a saisi 27 passeports tout neufs et 30 cartes jaunes dont deux étaient vrais, les autres étant fausses. Mais pour les passeports saisis, tous étaient vrais. Elle a saisi aussi un ordinateur utilisé dans ce trafic  des êtres humains.Le porte-parole du MSPGC a souligné que le propriétaire de ce centre de santé, Osman Ali Hussein, un Kenyan d’origine somalienne, dit qu’il ne fait que des examens des victimes de ce trafic. Et pour commencer ce travail, il a été contacté par un ambassadeur d’Arabie Saoudite basé à Dar-es-Salam en Tanzanie. Ce dernier lui a demandé de faciliter une société qui est impliquée dans le trafic des êtres humains qui s’appelle Al-sail.  M. Nkurikiye a précisé que les registres montrent que, depuis le début de ce mois d’avril, 106 filles ont déjà fait faire des examens. Pour dire qu’à part les propriétaires des 27 passeports saisis, les autres sont déjà parties à destination d’Arabie Saoudite.

Sept kilos de cocaïne ont été saisis 

Un trafiquant de drogues du nom de Janvier Désiré Ndisabiye a été appréhendé le dimanche 7 avril 2019 à l’Aéroport international de Bujumbura. Ce trafiquant de nationalité belge mais d’origine burundaise a été arrêté avec sept (7) kilos de cocaïne.  M. Nkurikiye a dit que la police reste très vigilante car, au même endroit, d’autres trafiquants de drogues ont été appréhendés.  

Destruction méchante

Un autre cas concerne certains habitants de la commune Mutambu dans la zone de Gomvyi sur la colline Burima I. Quinze personnes, dont quatre femmes, ont été appréhendées le mercredi 3 avril 2019 pour avoir détruit 19 228 plants plantés dans le cadre du projet « Ewe Burundi urambaye ». Selon  M. Nkurikiye, ces personnes sont obligées de planter le même nombre d’arbres et les arroser. Aussi, elles sont obligées de payer une amende de cent mille francs burundais chacune. Il a saisi l’occasion pour mettre en garde toute personne qui s’adonnera à la destruction de ces plants du projet « Ewe Burundi urambaye » que les sanctions vont être plus sévères. Cela dans l’optique de décourager définitivement ce mauvais comportement de certains citoyens.

D’autres criminels arrêtés

Aussi, la police a découvert plusieurs armes dans les différentes localités précisément sept fusils de type Kalachnicov  avec 8 chargeurs garnis et 318 cartouches pour ce type de fusil. Elle a découvert aussi un pistolet mitrailleur appelé communément USI. Ces armes ont été découvertes dans la commune Gitega en province de Gitega, dans la commune Bugabira en province de Kirundo, dans la zone de Nyakabiga en commune urbaine de Mukaza dans la municipalité de Bujumbura.   Un autre cas signalé par la police concerne les voleurs qui utilisent des substances somnifères qui ont été appréhendés. Ces substances sont administrées spécialement aux veilleurs et aussi aux policiers surtout ceux qui gardent les établissements financiers. La police est donc parvenue à appréhender ceux qui commettent des forfaits en administrant ces substances. Elle a  aussi arrêté un fournisseur de ces substances, un Tanzanien et ses complices.  

Fidès Ndereyimana

 

41 e anniversaire du Renouveau> La profession de journaliste face au statut social de la femme

Ce n’est pas facile de concilier les rôles mais les résultats sont satisfaisants

 

IMG 4825A la veille de la célébration du 41e anniversaire de la presse quotidienne Le Renouveau, la rédaction de ce journal a recueilli les principales difficultés auxquelles sont confrontées les femmes exerçant le métier de journaliste dans ce journal en ce qui concerne la conciliation de leurs rôles, de mère et de journaliste. Irène Niyongabire dit qu’il est difficile de concilier le rôle de mère et le métier de journaliste mais à la fin, les résultats sont satisfaisants. 

 

Concilier la vie professionnelle et la vie familiale en tant que femme n’est pas du tout une chose facile. Etre une mère journaliste est une autre chose. Dans l’exercice de son métier, une mère travaillant dans la presse quotidienne fait face à de nombreuses difficultés liées au stress notamment. Dans la presse quotidienne, une journaliste doit se présenter chaque jour au travail avec un sujet d’actualité. Ce qui fait qu’elle est attachée tout le temps à son métier même si elle est  à la maison, elle ne peut pas bien se reposer car elle creuse les méninges en cherchant du sujet pour le jour suivant. La femme journaliste pense toujours à des nouvelles qui intéressent la société et le public en général dans tout les domaines de la vie du pays. Les heures du travail pour le  métier de journaliste ne sont pas précises. Très souvent, elle fait des heures supplémentaires, manque le temps de s’occuper de ses enfants et de son ménage.Le même stress augmente quand l’enfant  tombe malade. Quelque fois, pour éviter les absences répétitives au lieu du travail,  elle est obligée de se présenter au service en  laissant  l’enfant malade à la maison avec la domestique. Ce qui fait qu’elle ne peut pas travailler tranquillement.  Elle mène également une vie de stress quand la domestique rompt le contrat sans avertir et elle doit s’absenter pour éviter que  les enfants restent seuls à la maison. Quoi qu’il en soit, une mère est obligée de concilier la vie professionnelle et la vie familiale. Puisqu’ on ne peut pas abandonner le travail et la famille non plus. La femme journaliste doit fournir d’efforts pour concilier les deux et petit à petit  aboutit à des résultats satisfaisants. 

Emelyne Iradukunda

 

41e ANNIVERSAIRE DU RENOUVEAU> Témoignages des anciens stagiaires

Le stage effectué au quotidien Le Renouveau leur a permis de se familiariser avec le monde médiatique

 

DSC01338A la veille du 41è anniversaire du quotidien burundais d’informations Le Renouveau, la rédaction s’est entretenue avec certains des anciens stagiaires qui ont passé leurs moments de stages au Renouveau. Ceux-ci ont témoigné que l’encadrement qu’ils y ont reçu leur a permis de se familiariser avec le monde médiatique et qu’ils ont aimé la manière dont les équipes de rédaction et de  réalisation les ont encadrés. 

 

Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau fête son 41è anniversaire le samedi 13 avril 2019. Au fil des années, le seul quotidien du pays n’a cessé d’accueillir des stagiaires qui viennent soit pour un stage professionnel, soit envoyés par les établissements universitaires. C’est dans le but de connaître leur appréciation que la rédaction du Renouveau s’est entretenue avec certains d’entre. Ils témoignent d’y avoir puisé beaucoup de connaissances.Ces anciens stagiaires apprécient positivement le quotidien burundais d’informations, le Renouveau. Ils affirment que le rythme de production des articles dans ce département fait indirectement perfectionner leur expression tant orale qu’écrite. Ils signalent que le fait de se présenter chaque jour avec un sujet pertinent à traiter les a poussés à ne pas avoir un regard bovin devant la nature. 

L’habileté des équipes de rédaction et de réalisation dans l’encadrement des stagiaires

L’ancien stagiaire, Alain Ndayisenga a reçu un bon encadrement. «Durant la période de mon stage au Renouveau, j’ai été bien encadré par l'équipe de rédaction ainsi que celle de réalisation. Vu que j'étais familier avec le monde médiatique, mais surtout avec la presse orale (radio), je me suis facilement intégré. Sûrement que j'avais des pré-requis  de la presse écrite, mais je n'étais pas habitué à produire quotidiennement, comme ça se fait à la rédaction du journal le Renouveau. Avec le courage et l'encadrement de l'équipe  du Renouveau,  je me suis senti à l'aise et j’ai apporté ma contribution au sein de ce journal, quand bien même j'étais novice  à ce rythme dans la presse écrite et surtout dans un quotidien ».M.Ndayisenga signale qu’il y a trouvé une valeur ajoutée. « Pour le profit, je dirais que c'est cette valeur ajoutée des notions complémentaires de la presse écrite que j'ai pu gagner ainsi que la connaissance de cet empire médiatique que je continue a côtoyer », s’est-il-réjoui.Sonia Busogoro est une autre ancienne stagiaire au journal le Renouveau. Pour elle, le moment de ses stages l’a poussée à  beaucoup réfléchir. « J’ai positivement apprécié le moment de mes stages au Renouveau. Oui, parvenir à me munir d’un sujet chaque matin était difficile mais je restais à jour dans la réflexion. J’affirme sans me tromper que j’y ai appris beaucoup de choses et la peur n’est plus en moi  car j’ai pu m’entretenir avec pas mal des hautes autorités à la recherche d’informations ». Joy Kamariyagwe a pu acquérir d’une expérience enrichissante durant son stage. «Si vous voulez un stage dans une presse écrite où le personnel est vraiment actif avec un encadrement serein et rigoureux, si vous avez envie d’améliorer vos capacités rédactionnelles, adressez-vous au journal le Renouveau»,  a fait savoir Mlle. Kamariyagwe.

Le quotidien s’ouvre aussi aux étrangers 

Nathalie Cirimwami est originaire de la République démocratique du Congo (RDC). Elle a témoigné que c’est au Renouveau qu’elle a appris à rédiger les articles. Les défis ne manquent pas. Cette source a notamment cité les interviews en langue nationale, le fait de s’arranger pour la traduction en langue de travail pour les stagiaires étrangers, le refus de certains interlocuteurs à donner des informations aux stagiaires etc.

Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

 

Quarante-et-unième anniversaire du Le Renouveau> Entretien avec les retraités

Un début difficile mais qui a connu des progrès

 

A l’occasion de la célébration du 41e anniversaire du journal Le Renouveau qui est né le 13 avril 1978, notre rédaction est allée à la rencontre de deux retraités ayant travaillé dans ce journal. Ils ont livré leurs impressions à propos de leur début de travail dans ce journal. 

 

DSC 0605Longin Kanyegeri, maquettiste du journal actuellement en retraite, a vu naître Le Renouveau. Il a d’abord travaillé à Ubumwe en 1974, hebdomadaire en Français et en Kirundi. L’Ubumwe faisait déjà la maquette. En 1978, « il y a eu une conférence internationale où on a été obligé de couvrir cette conférence, et on devait sortir quotidiennement un numéro en Français. A cet effet, le gouvernement s’est demandé pourquoi ne pas créer un quotidien. C’est donc dans ce contexte qu’on a créé Le Renouveau, le 13 avril 1978 ». Auparavant, l’Agence burundais de presse (ABP) était le noyau de la presse écrite avec Flash info (en Français). A partir de ce noyau, cette idée de la Présidence de créer un quotidien a été mûrie. Le Grenier et Le Renouveau étaient proposés comme noms. C’est Le Renouveau qui a été choisi pour refléter le changement, la dynamique.                  

Les conditions de travail étaient déplorables      

Pour M. Kanyegeri, les conditions de travail étaient déplorables à cette époque dans la mesure où il a fallu qu’on engage un personnel. « On a pris les journalistes de Flash infor, de l’Ubumwe et ceux de la radio nationale. Egalement, une administration a été créée ». Les différents services n’étaient pas logés dans un même bâtiment car Le Renouveau était situé dans un vieux bâtiment qui fût remplacé plus tard par le Premium House, tandis que la réalisation se trouvait dans les locaux de l’Imprimerie nationale du Burundi (Inabu), au quartier Jabe. Il a ajouté qu’il y a eu un moment où la réalisation faisait la saisie des textes. Il y avait suffisamment le moyens de déplacement.Les machines utilisées pour saisir le texte s’appelaient IBM. La machine faisait la colonne  et on sortait le texte pour le corriger en insérant la lettre corrigée à l’aide des ciseaux, de la lame de rasoir et de la colle et on réimprimait le texte, a-t-il poursuivi. «C’était très difficile car cela prenait beaucoup de temps. Le travail commençait à 8h, et on rentrait à midi pour revenir 14h, et puis rentrer encore une fois à 18h pour revenir à 20h jusqu’à une heure inconnue». C’était un travail énervant, fatigant, a déploré notre interlocuteur. Après ces machines, il y en a eu d’autres qui s’appelaient Top tronic à peu-près de même système.Le même avis est partagé avec Grégoire Rurahumba. « Les contraintes ne manquaient pas à cette époque comme le matériel, le personnel insuffisant. Aussi, le journal pouvait sortir un peu tard s’il arrivait que les machines ne marchent pas très bien.  Egalement, le mettre par écrit prenait du temps ».

Des changements observés avec la venue de l’ordinateur

Longin Kanyegeri trouve qu’avec la venue de l’ordinateur, Le Renouveau a fait un pas de géant parce que le travail est facile. Aussi, ce sont les journalistes eux-mêmes qui saisissent leurs textes avec le serveur et la technique de maquette. Aujourd’hui, il y a l’horaire de travail ce qui n’était pas le cas au début du journal.  Pour Grégoire Rurahumba aussi, le journal Le Renouveau a connu beaucoup de progrès car actuellement c’est un quotidien. Autre chose à signaler est que le personnel est suffisant, sans oublier la qualité des textes car les journalistes sont formés.                  

Des souvenirs….

Grégoire Ruhahumba a travaillé dans le journal Le Renouveau dès ses débuts, et il est actuellement en retraite. Il avait d’abord passé au service de la documentantion avant d’aller au Renouveau. Ce service de la documentation publiait des documents qu’on demandait de faire mais ce n’était pas un journal. « A un certain moment, on m’a recruté pour aller au Renouveau dans le service de la rédaction. J’étais habitué à rédiger, et avec ma formation universitaire (lettres françaises), c’était très facile de rédiger les articles », a précisé M. Rurahumba. Ce qui a le plus marqué Grégoire Rurahumba est le fait de sortir le journal quotidiennement. «Cela m’a plu et c’est cela qui fait un journal».  M. Rurahumba a été affecté dans le service de la correction où il a passé beaucoup de temps. « Quand j’ai commencé à travailler à la correction des textes, cela m’a plu parce qu’il n’y avait pas de problème compte tenu de ma formation ». Etant à la retraite, il lit de temps en temps quand il tombe sur un numéro du journal Le Renouveau. « La retraite est une période où on n’a pas beaucoup de moyens, et s’abonner devient difficile », déplore-t-il. Plutôt, il écoute souvent la radio car c’est plus facile.

Yvette Irambona

 
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