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CONFERENCE DE PRESSE> La réduction de la surpopulation carcérale

Pour améliorer les conditions de détention au Burundi

 

DSC 1159A l’occasion de la célébration de la Journée internationale Nelson Mandela (18 juillet 2019), la Direction générale des affaires pénitentiaires (DGAP), en collaboration avec le comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé, le lundi 15 juillet 2019, une campagne pour la promotion des personnes détenues. Ils disent que cette population dépasse de loin le nombre qui était prévu. 

 

Le Directeur du département des Affaires juridiques et administratives, Aloys Habonimana a fait savoir qu’avec une capacité d’accueil  de 4 194, les prisons régorgent actuellement plus de deux fois ce nombre. Se référant au rapport du 11 juillet 2019, il a indiqué que les détenus dépassent  dix mille. « Alors que toutes les onze prisons ont une capacité d’accueillir 4 194 détenus, elles régorgent 10 832 », a-t-il regretté.Il a indiqué que parmi les détenus, il y a 5 392 prévenus dont 12 mineurs en conflit avec la loi. Les condamnés sont 5 244 adultes  et 109 mineurs. « Face à cette situation, nous devons nous mettre ensemble pour conjuguer nos efforts pour en diminuer les conséquences», a-t-il ajouté.

Une campagne qui vise plus d’engagement

Comme indiqué, la campagne vise plus d’engagement, de mobilisation et d’action en faveur des droits des personnes détenues et de soutien aux efforts de la DGAP en vue d’améliorer les conditions de détention au Burundi. « Cette campagne se veut l’illustration de la volonté et de l’engagement commun du gouvernement burundais et du CICR pour un milieu carcéral plus respectueux de la dignité humaine ». Elle permettra aussi d’assurer à la détention son rôle social. Parmi les défis soulevés  figurent les problèmes financiers, l’exiguïté du lieu de détension, le personnel insuffisant, etc.De son côté, Le chef de délégation du CICR au Burundi, Philippe Beauverd, a indiqué que le CICR intervient dans différents domaines pour protéger la vie et la dignité des détenus. Il intervient aussi dans l’amélioration de l’hygiène, des détenus et les infrastructures. Il contribue enfin dans la lutte contre la malnutrition.Cette année, la journée internationale du détenu sera célébrée le 18 juillet 2019 à Gitega. Le thème est : « Tous les acteurs de la chaîne pénale ensemble pour la réduction de la surpopulation carcérale ».                                                                   

Moïse Nkurunziza

 

MAINTIEN DE LA PAIX> Le rôle de l’Eglise

Unir le peuple au sein de la parole de Dieu

 

DSC 0692Le rôle de l’Eglise dans le maintien de la paix est important. L’Eglise doit unir le peuple au sein de la parole de Dieu et combattre l’esprit de convoitise dans les cœurs. Cela ressort d’un entretien  que Ida Ndayishimiye a accordée au quotidien Le Renouveau le jeudi 11 juillet 2019. 

 

L’apôtre de l’Eglise des amis du Saint Esprit, Ida Ndayishimiye, a indiqué que la paix commence dans les familles, puis dans l’Eglise et ensuite dans tout le pays. Selon elle, la tête de l’Eglise est Jésus Christ. « Comme Jésus Christ, le roi de la paix, est dans l’Eglise, et que les chrétiens la fréquentent pour recevoir  des enseignements de la parole de Dieu ces derniers devraient être convertis. Il en découle que tout le pays a la paix que Jésus-Christ donne », a-t-elle ajouté.L’apôtre Ndayishimiye a fait savoir que cette parole incarnée dans les cœurs de la masse chrétienne change positivement les cœurs et les caractères des gens. Et de dire que celui qui a Jésus Christ dans sa vie doit avoir automatiquement la paix en lui. Si ce dernier a la paix, il l’amène dans sa famille et la paix se répand dans tout le pays.Le problème qui se pose en matière de foi est que les chrétiens fréquentent les  églises pour chercher que Dieu leur accorde des biens matériels et non la conversion.  Elle appelle les chrétiens à marcher dans la lumière au lieu de rester dans les ténèbres, car il y a ceux qui ne changent pas de comportement alors qu’ils disent être croyants. Ceux-là n’ont pas le Saint-Esprit en eux.L’apôtre Ndayishimiye a invité les chrétiens convertis à servir de bon exemple dans leur attitude en se distinguant des non chrétiens. Un homme converti doit aimer son prochain sans tenir compte des diversités raciales, ethniques, régionales et autres, car il est créé à l’image de Dieu.La paix a été déstabilisée dans le passée parce que les chrétiens ne prient pas en vérité  et en esprit. En priant, ils ont la dimension charnelle mais non spirituelle,  raison pour laquelle ils ne sont pas délivrés et convertis.  Pour elle, la convoitise sort des cœurs lorsqu’ils sont habités par le Saint Esprit. L’église a donc le rôle de combattre l’esprit de vengeance entre les peuples en les unissant au sein de la parole de Dieu. Les chrétiens ont mis à part le Saint Esprit ce qui fait qu’ils ne changent pas. Celui qui possède la plénitude du Saint-Esprit est rempli de sa puissance et a l’amour de Dieu et du prochain.

Ezéchiel  Misigaro

 

UNE FEMME MUTWA> Ses moyens pour sortir de la pauvreté

Changer de mentalités et tenter divers métiers

 

DSC03892Souvent, la classe sociale des batwa vient en dernier lieu  du point de vue moyens de vivre. Les batwa mènent en grande majorité une vie précaire. Cela fait que certaines familles des batwa éprouvent des difficultés à  couvrir les besoins primordiaux. Mais, comme le signale Joselyne Gatore, femme mutwa de la colline Gatabo, zone Rusi  de la commune Shombo en province de Karusi, des moyens pour sortir de cette vie précaire existent encore. Elle révèle quelques uns. 

 

Changer de mentalité et tenter divers métiers, un  moyen de sortir de la pauvreté chez Mme Gatore. «J'ai grandi  en voyant ma mère  et les autres femmes fabriquer des pots  et j’ai conclu que le métier d’une femme mutwa est seulement  la poterie», fait savoir l'interlocutrice. Celle-ci poursuit que les pots fabriqués ne se vendaient pas dans les marchés mais, ajoute-t-elle, «nous les portions sur la tête et circulions dans différents ménages pour voir celui qui en voulait un ou deux et ainsi échanger avec des denrées alimentaires».  Elle poursuit qu’avec le temps, le nombre d’utilisateurs des objets issus de la poterie ont petit à petit diminué, ils font désormais recours aux objets métalliques et plastiques. La vie est alors devenue chère pour ceux  qui recouraient à la poterie pour vivre. Mme Gatore ajoute qu’il est arrivé même un temps où elle et sa mère passaient toute la journée avec les pots sur la tête sans trouver un seul client.

La poterie de côté, la vie change

L’interlocutrice fait savoir qu'elle est arrivée au stade de se marier après avoir remarqué que la poterie n’était plus productive. «Je n'ai pas repris cette dernière, j’ai recouru à l’agriculture», explique Mme Gatore. Mais comme elle ne dispose pas de parcelles suffisantes pour l’agriculture, Mme Gatore signale qu’elle  sollicitait des terrains à ses voisins qui en possèdent.  «J’ai ainsi évolué dans ce sens et, aujourd'hui, je ne quémande plus car je suis capable de louer des terrains  en plus de ma petite parcelle», témoigne-t-elle. Son mari est lui aussi cultivateur mais  travaille dans des associations des batwa, comme le signale l’interlocutrice.Aujourd'hui, la vie s’est améliorée chez Mme Gatore et sa famille. «Nous pouvons satisfaire sans difficulté les besoins primordiaux de la famille et nos deux enfants  vont à l’école normalement», précise- t- elle. L’insuffisance  de terrains pour cultiver est le seul problème chez Mme Gatore.

Eric Sabumukama

 

TRANSPORT EN COMMUN> Métier de rabatteurs

Il fait vivre un grand nombre de gens

 

IMG 2045 1Le métier de rabatteurs est un métier négligé par la plupart de gens mais qui fait vivre aujourd’hui beaucoup de personnes. Dans sa descente sur terrain le mercredi 10 juillet 2019, la rédaction du quotidien «Le Renouveau» a trouvé les rabatteurs en train de faire leur travail. Elle a aussi constaté que leur travail est bien organisé. Pour ceux qui pensent que la plupart de rabatteurs sont des consommateurs de drogues, eux font savoir qu’ils ont une association dénommée «Urunani rw’abakokayi» chargée de suivre leurs activités et sanctionne ceux qui vont contre les règles établies. 

 

Le métier de rabatteurs est un métier qui n’est pas facile à exercer et qui demande beaucoup d’énergie. Dès très tôt le matin, les rabatteurs sont au travail et  le font toute la journée. La plupart de gens pensent que les rabatteurs consomment même des drogues du fait qu’ils crient à tout moment pendant leur travail. Mais, comme on dit que le travail anoblie l’Homme, ils exécutent ce travail courageusement grâce à son importance dans leur vie quotidienne.Comme d’autres métiers, celui de rabatteurs est aujourd’hui un métier qui fait vivre un grand nombre de gens. Selon les rabatteurs trouvés au parking du centre-ville de Bujumbura, ils ont fait savoir qu’ils éduquent leurs familles grâce à ce métier même s’il demande beaucoup d’énergies et de patience. Selon l’un de ces rabatteurs présentant un handicap physique, Céleus Mpawenimana, il a indiqué qu’il fait ce métier depuis 2014 et qu’il lui permet de satisfaire les besoins principaux de sa famille. Ce métier lui a épargné de mendier comme certaines gens présentant un handicap physique le font. Pour ceux qui pensent que les rabatteurs consomment des drogues avant le début de leur travail, nos sources ont signalé qu’ils ont une association dénommée «Urunani rw’abakokayi», chargée de suivre les activités des rabatteurs. Lorsqu’un rabatteur est attrapé en train de consommer des drogues, des sanctions sévères lui sont infligées à ce dernier. Des uniformes et badges ont été donnés par ladite association aux rabatteurs pour question de la reconnaissance et de la sécurité.Le métier de rabatteurs est bien organisé. A chaque parking, des représentants des rabatteurs sont mis en place pour assurer le bon déroulement des activités. Ils surveillent aussi si les rabatteurs en place se conforment au règlement de l’association.                                                                  

 Julien Nzambimana (Stagiaire)

 
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