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MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES MINES> Octroi d’une aide à la population de la zone Muzinda

Pour passer au moins une bonne nuitée

aaaacLe ministère de l’Energie et des mines a octroyé le vendredi 3 mars 2017 une aide de 24 tonnes composée de vivres à la population de la zone Muzinda en commune Rugazi de la province de Bubanza. Chaque bénéficiaire a reçu 10kg de haricots, 5 kg de riz et 5 kg de maïs.

Dans son allocution, le ministre de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza a indiqué que cette aide composée de douze tonnes de haricots, six tonnes de riz et six tonnes de maïs est destinée à mille deux cent personnes qui ont le plus besoin d’aide et que chacun a droit aux dix kg de haricots, cinq kg de riz et cinq kg de maïs. Il a dit que cette aide est venue des contributions des différents fonctionnaires œuvrant dans ce ministère et d’autres partenaires du ministère venus des différents secteurs comme ceux qui sont dans la recherche des minerais, de l’énergie et des produits pétroliers. « Comme le gouvernement, les associations ou autres individus le font partout dans le pays, nous aussi au sein du ministère, nous nous sommes organisés chacun dans ses capacités contributives pour assister cette population en train de subir la disette suite au soleil accablant qu’a connu notre pays, afin de les nourrir au moins une nuitée », a informé le ministre Manirakiza.
M.Manirakiza a précisé la raison qui a poussé le ministère à choisir cette localité. «Après la collecte de cette aide, nous avons approché le ministre ayant la solidarité nationale dans ses attributions pour qu’il puisse nous dire la province prioritaire de ladite aide. Le ministre m’a répondu d’intervenir dans la province de Bubanza en commune Rugazi. C’est pour cette raison que nous nous sommes dirigés ici dans cette commune », a-t-il expliqué.

Ne pas vendre l’aide
Il a demandé aux bénéficiaires de partager avec ceux qui n’ont pas reçu à ce jour. En effet, M. Manirakiza a affirmé que ce ne sont pas seulement ces mille deux cent personnes qui devraient avoir cette aide. « Ce que nous vous demandons est que celui qui a eu la chance d’être parmi ceux-là partage ce qu’il va recevoir avec son voisin en situation critique », a-t-il dit. Il a profité de cette occasion en les demandant de sortir la houe afin de bien préparer la prochaine saison culturale, car le climat va changer.
Il a aussi conseillé chaque bénéficiaire de ne pas vendre sa part comme on le constate ailleurs quand un bénéficiaire s’arroge le droit de vendre l’aide alors qu’elle est destinée à sa famille entière. «Que même l’enfant puisse bénéficier de cette aide. Je vous connais en tant que ressortissants de Bubanza. Au cas où vous nous montrez un bon exemple, ça va nous pousser à continuer à chercher ici et là. Au cas contraire, vous comprenez le sort qui vous sera réservé. Il a enfin tranquillisé cette population tout en signalant que l’Etat est en train de tout faire jusqu’à changer les modes culturaux afin de récolter même en cas de changement climatique. Signalons que Bubanza est l’une des provinces traversées par la disette suite au changement climatique.

Vincent MBONIHANKUYE

 

UNFPA- HCR> Assistance aux réfugiés congolaises citadines

Pour les encourager et se rassurer de leur dignité au Burundi

00aaxUNFPA (Fonds des Nations unies pour la population) en collaboration avec le HCR (Haut Commissariat aux réfugiés) a donné une assistance aux réfugiés congolais citadins le lundi 27 février 2017. Ces activités étaient rehaussées par la présence du directeur de l’ONPRA et la directrice régionale de l’UNFPA.

Dans son mot de circonstance, la directrice régionale de l’UNFPA de l’Est et du Sud de l’Afrique, Julitta Onabanjo, a fait savoir que le Burundi fait partie des vingt-trois pays africains que l’UNFPA appuie. Elle a précisé qu’elle a déjà visité le camp des réfugiés se trouvant en Tanzanie. Elle a indiqué que l’objectif de sa visite au Burundi est de se rendre compte, de ses propres yeux, de l’état des lieux des réfugiés congolais se trouvant au Burundi. Elle a ajouté que c’est aussi pour encourager ces réfugiés, les soutenir et voir l’état des lieux de la santé de la reproduction et des violences basées sur le genre chez les catégories qui sont bénéficiaires de l’UNFPA. Elle a aussi mentionné qu’après avoir discuté avec les réfugiés citadins qui s’abritent dans les quartiers de la ville de Bujumbura, elle se réjouit que le gouvernement du Burundi essaie de faire de son mieux pour respecter la dignité et les droits de ces réfugiés.
Mme Onabanjo a en outre signalé qu’après avoir visité le camp des réfugiés se trouvant en Tanzanie et au Burundi, elle a compris que la situation de refuge n’a pas de frontière. Pour ce faire, personne ne peut dire qu’elle ne deviendra jamais un réfugié.
Elle a profité de cette occasion pour demander à tout un chacun de faire de son mieux pour respecter la dignité et les droits des réfugiés.
Les réfugiés congolais domiciliés dans les quartiers de la ville de Bujumbura qui ont répondu à cet appel ont d’abord remercié le gouvernement du Burundi pour avoir accepté de les accueillir. Ils ont ensuite manifesté leur sentiment de joie en signalant qu’ils sont très contents quand ils voient que les organisations internationales s’occupent d’eux.
Les cérémonies ont été clôturées par la remise de kits de dignité et des lampes solaires aux femmes et filles congolaises réfugiées.

Rose Mpekerimana

 

CVR> Conférence publique

Gestion des fosses communes dans la recherche de la vérité sur le passé au Burundi

000a1 2Les fosses communes dans lesquelles ont été enterrées les filles et fils de la nation burundaise sont des sites mémoriels qui doivent être identifiés, protégés et respectés. Le but étant de contribuer à la connaissance de la vérité sur le passé violent qu’a connu le Burundi depuis 1962.

La Commission vérité et réconciliation (CVR) a organisé, le vendredi 24 février 2017, une conférence publique pour mener un débat de fond sur la gestion des fosses communes.
Le but ultime étant de faire en sorte que les victimes des crises répétitives qui ont endeuillées le Burundi recouvrent leurs dignités. L’intervention de la consultante du CICR, Dr Tania Delabarde, a attiré l’attention des Burundais sur le travail d’exhumation des restes humains. Elle a indiqué que c’est une tâche qui doit se faire avec beaucoup de soins, de respect. Il ne s’agit pas d’une question de creuser à la va-vite pour rassembler ces restes humains. Il faut plutôt le faire avec les techniques appropriées par des matériels et des équipes qu’il faut en plus de disposer de plus de temps eu égard au nombre de fosses communes qui sont répertoriés sur toute l’étendue du pays.
Une autre idée-clé émise par les participants est d’associer toutes les institutions. La plateforme de prévention des risques et des catastrophes doit provenir de divers ministères sectoriels. Il faut associer la population, les associations, l’administration pour que la CVR puisse être attentive pour mieux lui permettre d’accomplir les missions lui assignées. Il a été aussi recommandé de profiter des travaux déjà effectués par d’autres institutions ou par des associations des victimes.
Les suggestions ont porté sur l’utilisation des techniques de l’archéologie préventive, des connaissances techniques spatiales. Encore faut-il parvenir à stopper les fosses communes par la non répétition des événements du passé. Sans ignorer de s’inspirer des modèles d’ailleurs.
Auparavant le président de la CVR, Mgr Jean Louis Nahimana a fait remarquer que la conviction profonde de celle-ci est que la conjugaison des efforts de tous fera arriver le Burundi à une paix durable en passant nécessairement par la découverte de la vérité sur son passé douloureux et la réconciliation nationale. Pour lui, le travail de la CVR marquera un tournant décisif dans l’histoire du pays d’autant plus qu’une crise socio-politique qui est mal gérée finit par engendrer une autre.
Il a précisé que toutes les cultures du monde y compris la nôtre réservent normalement un grand respect aux morts. Ainsi, les victimes des crises cycliques qu’a connues le Burundi et qui ont été entassées dans des fosses communes méritent de recouvrer leur dignité. C’est une obligation morale de tout un chacun.
Pour ce faire, il s’agira de localiser géographiquement les fosses communes éparpillées à travers tout le pays, d’exhumer les restes humains là où c’est possible en vue de les inhumer dans la dignité. Enfin, la loi demande à la CVR de proposer l’érection, sur des sites identifiés, des monuments de la réconciliation au niveau national, provincial et local.
Mgr Jean Louis Nahimana n’a pas manqué de rappeler les descentes effectuées à Kivyuka, à Buyenzi, et sur la colline Gasenyi. Lors de chaque descente, la CVR a demandé à l’administration locale d’arrêter les différents travaux qui étaient en cours sur les lieux où se trouveraient les fosses communes. Il a demandé plutôt de les protéger.
Masta Shabani

 

CVR> Conférence publique

Gestion des fosses communes dans la recherche de la vérité sur le passé au Burundi

Les fosses communes dans lesquelles ont été enterrées les filles et fils de la nation burundaise sont des sites mémoriels qui doivent être identifiés, protégés et respectés. Le but étant de contribuer à la connaissance de la vérité sur le passé violent qu’a connu le Burundi depuis 1962.

La Commission vérité et réconciliation (CVR) a organisé, le vendredi 24 février 2017, une conférence publique pour mener un débat de fond sur la gestion des fosses communes.
Le but ultime étant de faire en sorte que les victimes des crises répétitives qui ont endeuillées le Burundi recouvrent leurs dignités. L’intervention de la consultante du CICR, Dr Tania Delabarde, a attiré l’attention des Burundais sur le travail d’exhumation des restes humains. Elle a indiqué que c’est une tâche qui doit se faire avec beaucoup de soins, de respect. Il ne s’agit pas d’une question de creuser à la va-vite pour rassembler ces restes humains. Il faut plutôt le faire avec les techniques appropriées par des matériels et des équipes qu’il faut en plus de disposer de plus de temps eu égard au nombre de fosses communes qui sont répertoriés sur toute l’étendue du pays.
Une autre idée-clé émise par les participants est d’associer toutes les institutions. La plateforme de prévention des risques et des catastrophes doit provenir de divers ministères sectoriels. Il faut associer la population, les associations, l’administration pour que la CVR puisse être attentive pour mieux lui permettre d’accomplir les missions lui assignées. Il a été aussi recommandé de profiter des travaux déjà effectués par d’autres institutions ou par des associations des victimes.
Les suggestions ont porté sur l’utilisation des techniques de l’archéologie préventive, des connaissances techniques spatiales. Encore faut-il parvenir à stopper les fosses communes par la non répétition des événements du passé. Sans ignorer de s’inspirer des modèles d’ailleurs.
Auparavant le président de la CVR, Mgr Jean Louis Nahimana a fait remarquer que la conviction profonde de celle-ci est que la conjugaison des efforts de tous fera arriver le Burundi à une paix durable en passant nécessairement par la découverte de la vérité sur son passé douloureux et la réconciliation nationale. Pour lui, le travail de la CVR marquera un tournant décisif dans l’histoire du pays d’autant plus qu’une crise socio-politique qui est mal gérée finit par engendrer une autre.
Il a précisé que toutes les cultures du monde y compris la nôtre réservent normalement un grand respect aux morts. Ainsi, les victimes des crises cycliques qu’a connues le Burundi et qui ont été entassées dans des fosses communes méritent de recouvrer leur dignité. C’est une obligation morale de tout un chacun.
Pour ce faire, il s’agira de localiser géographiquement les fosses communes éparpillées à travers tout le pays, d’exhumer les restes humains là où c’est possible en vue de les inhumer dans la dignité. Enfin, la loi demande à la CVR de proposer l’érection, sur des sites identifiés, des monuments de la réconciliation au niveau national, provincial et local.
Mgr Jean Louis Nahimana n’a pas manqué de rappeler les descentes effectuées à Kivyuka, à Buyenzi, et sur la colline Gasenyi. Lors de chaque descente, la CVR a demandé à l’administration locale d’arrêter les différents travaux qui étaient en cours sur les lieux où se trouveraient les fosses communes. Il a demandé plutôt de les protéger.
Masta Shabani

 
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