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SECURURITE > Le cahier de ménage

La population de Kamenge commence à remarquer ses avantages

A la suite de la réunion de sécurité tenu dernièrement à Kamenge, la police a fait des fouilles perquisitions et certaines gens ont été arrêtées pour plusieurs irrégularités. Ils connaissent désormais que le cahier de ménage est plus que nécessaire.  

 

Le relâchement caractérise actuellement la population de la zone Kamenge. Cela s’est concrétisé lors de fouilles perquisitions que la police a dernièrement exécutées au cours desquelles plusieurs personnes ont été arrêtées. Beaucoup n’avaient pas de cahiers de ménage en usage actuellement ou ne contenaient pas toutes les informations requises pour d’autres.Le Renouveau s’est entretenu avec certaines d’entre elles qui lui ont fait part des raisons de leur arrestation. « J’habite le quartier Mirango I. La police m’a arrêté parce qu’elle a trouvé mon cahier de ménage non tenu à jour. Elle a également trouvé chez moi une domestique qui vient de passer une semaine que je n’avais pas encore enregistrée dans ce cahier », a expliqué H.D.  D’autres disent qu’ils croyaient que leurs cahiers étaient au complet mais qu’ils ont finalement constaté qu’ils ne portaient pas certaines signatures. « La police m’a arrêté m’accusant que mon cahier de ménage ne porte pas toutes les signatures exigées », a ajouté un autre habitant du même quartier.Tous ces gens saisies ont été sommés de payer une amende de cinq mille francs (5000 FBu) chacun, qui sont rentrés dans le trésor public. C’est alors qu’ils commencent à remarquer que ces cahiers de ménage sont d’une grande nécessité. « Vue la pauvreté que nous avons dans nos familles et l’amende que je viens de payer pour avoir pris les choses à la légère, je comprends désormais que le cahier de ménage est un visa de séjour dans cette ville. Je conseillerais à tous ceux qui n’en ont pas de s’en procurer et à ceux qui l’ont déjà de le tenir à jour». s’est résumé H.D. Ce cahier de ménage joue un grand rôle dans le suivi du mouvement des personnes dans la municipalité de Bujumbura.

Jean Bosco Nkunzimana

 

SOCIETE > Les immondices de la zone urbaine de Nyakabiga

Les gens qui les exploitent courent un grand danger

Dans la municipalité de Bujumbura, l’on observe actuellement des gens qui vivent de l’exploitation des immondices. Le cas particulier est celui que le quotidien burundais d’informations Le Renouveau  a dernièrement observé dans la zone urbaine de Nyakabiga.

 

Dans cette zone u, non loin de la paroisse Saint-Sauveur, se trouve une montagne d’immondices. Presque chaque jour, enfants et adultes, femmes et hommes affluent vers ces immondices qui constituent leur source de vie. Comme Le Renouveau l’a constaté lors de son passage à cet endroit, ces gens passent toute la journée à fouiller dans les immondices. Ils sont à la quête notamment  du charbon, des aliments ou autres objets qu’ils jugent utiles. Comme ils le disent, le charbon, comme les autres objets métalliques ou plastiques sont vendus. Ainsi, ils gagnent de l’argent. 

Plusieurs dangers les guettent

Ces gens sont multi-dimensionnellement vulnérables. En consommant les restes d’aliments qu’ils trouvent jetés dans ces immondices, ces gens courent un grand danger. Le plus souvent, ce sont des aliments périmés qui ne manqueraient pas de nuire à leur organisme. Mais puisqu’ils sont affamés, ils ne considèrent pas les conséquences qu’ils peuvent subir.En fouillant dans ces immondices, ils peuvent être blessés par les objets métalliques qui s’y trouvent pêle-mêle car ils ne portent pas de chaussures. Ils risquent d’attraper des maladies tel que le tétanos. Ils peuvent aussi attraper différentes maladies dues au manque d’hygiène car les aliments qu’ils ramassent sont sales et les consomment à leur état, avec des mains salles. Puisqu’ils ne se lavent ni ne portent de gants, ils peuvent aussi être attrapés par des maladies dermatologique. Une chose curieuse que Le renouveau a constatée est que ces gens s’adonnent à cette sale besogne alors qu’ils sont physiquement bien portants. Ce sont des gens de la catégorie des actifs qui pourraient vaquer à d’autres activités génératrices de revenus au lieu de s’exposer à tous ces dangers et risques. Il serait plus utile que l’autorité administrative fasse quelque chose pour sensibiliser la population à travailler pour gagner son pain quotidien.
Evelyne Habonimana

 

KANYOSHA> Saisie des marchandises frauduleuses

Plus de 1 300 pagnes ont fait une partie la saisie

DSC07957Plusieurs sortes de marchandises  frauduleuses composées de pagnes, de cartons de vin rouge, etc…, ont été saisies dans la nuit du 6 au 7 août 2017 par la police. Le Commissaire général de l’Office burundais des recettes (OBR) a indiqué que cette saisie a été possible grâce à la clairvoyance de la population de Kanyosha riveraine du lac Tanganyika et celle de la police qui faisait la patrouille le jour de la saisie.   

Dans une communication qu’il a donnée à la presse le lundi 7 août 2017, le commissaire général de l’Office burundais des recettes, Audace Niyonzima, a indiqué que ces marchandises frauduleuses saisies sont de plusieurs sortes. Il a dit qu’elles sont composées de plus de mille trois cents pagnes, de deux cartons de vin rouge, d’un moteur du pirogue contenant ces marchandises frauduleuses. Selon le rapport de la police qui a effectué cette action, le commissaire Niyonzima a dit que ladite saisie a été faite dans le lac Tanganyika, côté Kanyosha en mairie de Bujumbura vers 03h du matin pendant la nuit du 6 au 7 août 2017. Il a précisé que ces marchandises venaient de la République démocratique du Congo.Concernant la destination de ces marchandises saisies, M.Niyonzima a signalé que la loi permet au fisc d’attendre le fraudeur pendant un délai ne dépassant pas un mois. S’il vient réclamer ses marchandises, a expliqué le commissaire général, l’OBR lui fait payer tous les droits et taxes qu’il devrait payer plus l’application d’une amende de 50% de la valeur des marchandises saisies.Il a ajouté qu’on lui applique aussi une amende sur les instruments qui ont été utilisés pour déplacer les marchandises frauduleuses saisies. Si le fraudeur ne se présente pas dans ce délai prévu par la loi, M. Niyonzima a indiqué que les marchandises saisies sont vendues aux enchères. « Dans ce cas, les frais sont déposés au Trésor public », a-t-il martelé.Le Commissaire général de l’OBR a profité de cette occasion pour lancer un appel à toute la population, à la police et l’administration à collaborer afin d’éradiquer ce fléau de fraude qui perturbe l’économie du pays. Vous sauriez que le criminel n’a pas pu être arrêté. Il a plongé dans l’eau.

VINCENT MBONIHANKUYE

 

JUSTICE> Restitution détaillée de la formation sur le recouvrement des avoirs mal acquis

L’innovation par rapport à notre système

 

DSC 2049Le système basé sur la condamnation pénale en Afrique du sud est même qu’au Burundi ; sauf qu’il existe des nuances. En Afrique du sud, l’institution du ministère public s’occupe du volet pénal tandis que l’institution de l’unité de recouvrement des avoirs mal acquis s’occupe du volet civil qui ne demande pas de passer par une condamnation pénale. Ce système utilise seulement la procédure civile. Il n’existe pas chez nous parce que le Burundi n’a pas encore voté une loi organisant ce genre de procédure. 

 

Le ministère de la Justice et garde des sceaux vient de rendre publics  les résultats de la formation suivie en Afrique du sud par deux magistrats, à savoir le premier substitut général près  la Cour suprême et le vice-président de la Cour suprême et cela en  rapport avec  le recouvrement des avoirs mal acquis. Il  a organisé une séance de restitution pour que leurs collègues puissent en profiter en vue d’appliquer ces nouvelles connaissances dans leurs activités quotidiennes pour le bien de la société burundaise.   Une des personnes qui ont suivi la formation a parlé en détail du système sud africain allant dans le sens de recouvrer les avoirs mal acquis. Selon elle, il y a, dans le système sud-africain, deux intervenants qui sont le ministère public et la police qui travaillent de commun accord avec les membres d’une unité appelée « l’unité de recouvrement des avoirs». C’est là qu’elle a parlé de la manière dont ce système fonctionne. A cet effet, lorsqu’il existe une affaire pénale, c’est la police qui s’en occupe en premier lieu. Elle constate l’infraction avant d’informer « L’unité de recouvrement des avoirs ». Cette dernière analyse le dossier pour réaliser les potentialités du recouvrement des avoirs mal acquis. A ce stade, elle communique régulièrement avec la police et le ministère public. Lorsque celui-ci entame une action pénale devant une juridiction, les membres de l’unité chargée du recouvrement sont informés. Ils suivent en même temps l’action pénale devant la juridiction saisie. Ces membres de l’unité de recouvrement peuvent demander un jugement provisoire en rapport avec la conservation des biens de l’accusé.  Très tôt, le ministère public présente des griefs. Et comme il existe le système de juge unique en Afrique du sud, c’est ce dernier qui analyse l’affaire au cours  de l’instruction. Quand il constate que l’accusé est coupable, il prononce séance tenante que l’accusé est coupable. Dans ce cas, les membres de l’unité de recouvrement des avoirs mal acquis entament la procédure en rapport avec le recouvrement des avoirs. D’après elle, le système basé sur la condamnation pénale est le même que le nôtre ; sauf qu’il existe des nuances. L’institution du ministère public s’occupe du volet pénal tandis que l’institution de l’unité de recouvrement s’occupe du volet civil. Mais il y a également un type de recouvrement qui ne demande pas de passer par une condamnation pénale. Ce système utilise seulement la procédure civile. Il n’existe pas chez nous parce que le Burundi n’a pas encore voté une loi organisant ce genre de procédure. Surtout que le Burundi n’a pas encore d’unité qui travaille de commun accord avec le ministère public. 
Masta Shabani

 
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