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COMMUNE MUTAHO> Cohésion sociale

Elle n’est pas un fait du hasard

 

DSC03441En commune Mutaho dans la province de Gitega, la cohésion sociale entre les habitants du site des déplacés et la population des collines avoisinantes se porte à  merveille. Ce qui n’a pas toujours été le cas selon l’administrateur de cette circonscription ainsi que  Moïse Niyonkuru habitant dudit site. Ensemble, ils participent dans les comités mixtes de sécurité et toute question susceptible de faire naître un conflit est vidée dans le cadre d’un dialogue sous la supervision de l’administration. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien burundais d’informations «Le Renouveau», l’administrateur de la commune Mutaho, Denis Niyomuhanyi, a laissé entendre que le tissu social avait été détruit par la guerre civile qui a éclaté en 1993. Et après la guerre depuis 2005, les responsables de l’administration communale ont tour à tour essayé de réconcilier la population qui restait encore divisée ethniquement. Peu avant les élections de 2015, une tension persistait encore entre les habitants du site de Mutaho et la population des collines avoisinantes. M. Niyomuhanyi fait remarquer qu’après son élection à la tête de la commune, il a identifié des notables habitant le site et des jeunes représentant les autres d’un côté et des représentants collinaires du reste de la commune. Après échanges sur comment rétablir la cohésion sociale, ils se sont convenus de se réunir dans l’urgence chaque fois à la naissance d’un différend. Petit à petit, les habitants du site de Mutaho ont intégré les comités mixtes de sécurité et participent activement dans la sauvegarde de la paix et la sécurité. Et dans les travaux de développement communautaire, ils participent alors qu’avant ce n’était pas le cas. Denis Niyomuhanyi a fait savoir que, finalement, les raisons qui avaient poussé les habitants du site à se mettre à l’écart étaient liées au manque du leadership rassembleur qui a caractérisé son prédécesseur.Ces informations ont été confirmées par un habitant du site de Mutaho, Moïse Niyonkuru qui félicite l’administration communale issue des élections de 2015. Pour M. Niyonkuru, les tensions qui naissaient chaque fois dans cette commune émanait de l’administration qui n’avait pas réussi à rassembler la population dans sa diversité. Mais, poursuit-il, l’administrateur actuel a entrepris des démarches visant la réconciliation et ces dernières ont abouti. Selon M. Niyonkuru, les déplacés ont été intégrés dans les comités mixtes de sécurité et se sentent actuellement concernés par les questions de développement socio-économique. Notre interlocuteur a signalé que, même quand une problématique se manifeste et qu’on constate qu’elle peut diviser la population, une séance de dialogue social est aussitôt organisée par l’administrateur et, du coup, des solutions adéquates sont trouvées. « Ensemble, nous sommes à l’œuvre pour le développement de notre commune », s’est-il réjoui. 

Amédée Habimana

 

14 FEVRIER 2018> Mercredi des Cendres

«S’imposer les cendres est un signe de repentance »

 

DSC 2853Le mercredi 14 février 2018, les chrétiens du monde entier célèbrent la fête des cendres. Les cendres constituent un signe d’humilité, donc un signe de repentance que les chrétiens s’imposent. 

 

Comme  l’a indiqué le père Félix Barutwanayo, dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du journal Le Renouveau le lundi 12 février 2018, la célébration de la fête des cendres est un signe que les chrétiens  commencent une période importante de conversion. C’est une période où tous les chrétiens sont invités à faire quelques efforts  dans leur vie spirituelle en essayant de ressembler davantage à Jésus Christ. Les cendres constituent un signe qui montre l’humilité, donc un signe de repentance que les chrétiens s’imposent.   Selon l’abbé Barutwanayo, il y a quelques symboles qui sont utilisés notamment les paroles qui nous sont dites au moment de l’imposition des cendres. Dans le temps, on disait « Tu es venu de la terre et tu y retourneras ». Mais actuellement, a dit l’abbé Barutwanayo, une nouvelle formule est utilisée. Il s’agit de « Convertis-toi  et crois en l’Evangile ». Cela veut dire qu’avec la vie et l’incarnation de Jésus Christ, nous avons quand-même une vision positive de notre vie.La fête des cendres, a fait savoir l’abbé Barutwanayo, indique aussi que les chrétiens  commencent une période importante en vue de célébrer la Pâques qui est la fête par excellence pour tous les chrétiens. Par la Pâques, les chrétiens commémorent l’accomplissement des actes du salut que Dieu a accompli pour nous. Nous ne croyons pas que nous nous sommes faits pour mourir éternellement mais plutôt pour vivre éternellement. C’est notre espoir en tant que chrétiens, a dit l’abbé Barutwanayo. C’est Jésus que nous imitons, nous embrassons le chemin qu’il nous a tracé, a-t-il ajouté. Pendant ce temps du carême, les chrétiens prennent un moment spécial pour commémorer cela, c'est-à-dire cette histoire du salut. En commençant le mercredi des cendres, les chrétiens ont un regard fixé sur la Pâques.

Un jeûn qui n’est pas une privation pour accumuler

Dans l’église primitive, l’abbé Barutwanayo a précisé que cette période du Carême durait 3 semaines. A un certain moment, elle a été étendue à 40 jours. Ces derniers symbolisaient les 40 jours que Jésus a passé au désert en train de prier et de jeûner.  Nous aussi les chrétiens, nous essayons de passer par cette période de purification et à nous engager à la mission de Dieu. Ces 40 jours, précise l’abbé Barutwanayo, nous font écho aux 40 ans que le peuple d’Israël a passé au désert de Sinaï en cheminant vers la terre promise. Cette dernière est aujourd’hui la résurrection de Jésus Christ, c’est la vie éternelle. Elle est aussi une période de préparation  des catéchumènes qui reçoivent le baptême la veille de Pâques.  Au cours de cette période du Carême, a fait savoir l’abbé Barutwanayo, les chrétiens sont en général invités à mener une vie très intense de prière, de pénitence, d’abstinence et de jeûne. Mais ce jeûne n’est pas une privation pour accumuler mais plutôt un jeûn qui ouvre au partage où les chrétiens sont invités de s’ouvrir davantage aux plus démunis. Quant à la coïncidence des cendres et la fête de Saint Valentin,  M.Barutwanayo a invité les chrétiens à choisir et à suivre l’essentiel. Les gens pourraient avoir leur occasion de célébrer la Saint Valentin sous une autre manière en s’ouvrant surtout à ceux qui manquent d’amour, c'est-à-dire les pauvres, en acceptant les privations.

Martin Karabagega

 

ZONE Musaga> Accident de roulage

Un véhicule de type jeep Prado s’est renversé sans faire de dégât humain

 

DSCO1213Un véhicule de type Prado a fait un accident dans la nuit du  dimanche 11 février 2018. Le conducteur de ce véhicule aurait perdu le contrôle et s’est retrouvé dans un petit caniveau en face de la zone Musaga.  Heureusement, cet accident n’a pas emporté aucune vie humaine. Même le véhicule n’a pas été gravement endommagé.  

 

Un véhicule de type jeep Prado a percuté un petit kiosque en planches avant de se jeter dans un petit caniveau devant la zone Musaga. Il s’est ainsi renversé dans ce même caniveau.  Le véhicule a été légèrement endommagé. La parabrise a été  légèrement cassée.  Selon les cuisiniers au restaurant se trouvant à cet endroit,  il faut rendre grâce au Seigneur. En effet, ce restaurant est plus fréquenté par les conducteurs de taxis vélos. Heureusement, ces conducteurs ne sont pas autorisés de travailler au-delà de 18 h, ce qui a fait qu’il n’y ait pas de personnes attroupées devant ce restaurant lors de cet accident survenu entre 19 h et 20 h. Ils indiquent que même les personnes qui étaient à bord de ce véhicule sont sorties saines et sauves. Mais, ils ont eu surtout peur car, il y a souvent beaucoup de piétons sur cette route. Ils ne comprennent pas comment Dieu a fait ce miracle qu’il n’y ait personne à cet endroit à cette heure-là.  Certaines gens faisaient des commentaires le matin du lundi 12 février 2018 disant que l’accident aurait trait à une consommation de quelques verres de bière.  Ce qui pourrait paraître vrai dans la mesure où la consommation excessive de l’alcool est néfaste pour les conducteurs de véhicule. Mais, un accident naturel existe aussi.  Il faut tout de même rester prudent et responsable pour éviter  toute sorte d’accident.

Alfred Nimbona

 

ESCEM> Journée d’exposition culturelle

La sensibilisation culturelle, un facteur clé de succès des opérations militaires

 

DSC03852L’Ecole supérieure de commandement et d’état-major (Escem) a organisé le samedi 10 février 2018, une journée d’exposition culturelle dans ses enceintes situées à Kinanira, en commune urbaine de Muha. Ladite journée a été célébrée sous le thème « La sensibilisation culturelle comme facteur clé de succès des opérations militaires». Des vivres et danses traditionnelles marquant la culture de chaque région naturelle du Burundi ont été présentés à cette occasion. 

 

Dans son discours de circonstance, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Emmanuel Ntahomvukiye, a indiqué que la signification de cette journée est de rappeler que la diversité culturelle, repartie selon les régions naturelles que connaît le Burundi met en harmonie  la population et la richesse du pays. Selon M. Ntahomvukiye, les militaires sont des acteurs importants de développement. Ainsi, il a dit que chaque militaire doit comprendre que la population sans culture est une population sans future et doit participer activement dans le développement de son pays  en respectant la culture», a-t-il insisté. Concernant le thème de cette journée selon lequel la sensibilisation culturelle est un facteur clé de succès des opérations militaires, le ministre de la Défense a signalé qu’il  va dans la  même logique des formations dont bénéficient les officiers supérieurs en rapport avec la valeur de la culture. Dans ce même cadre, il a mentionné que les militaires burundais qui effectuent des missions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays dans de différentes missions de maintien de la paix, doivent le faire dans le strict respect de la culture.

L’ignorence de la culture, facteur d’échec de l’intervention militaire des Etats-Unies d’Amérique en Somalie

Quant au commandant de l’Escem, colonel Justace Ciza, il a précisé que les activités de cette journée ont été organisées pour démontrer la culture burundaise afin d’être capable de la connaître étant donné qu’elle est un impératif pour cette école. A la question de savoir la liaison entre l’Académie militaire et la culture, il a indiqué que la culture a une grande importance dans les opérations militaires. D’après lui, si une opération est planifiée sans considération de la culture du lieu de l’opération, cette dernière doit échouer. Il a donné l’exemple des interventions militaires en Somalie. «Les militaires des Etats-Unis d’Amérique ont échoué en Somalie suite au manque de connaissance de la culture de ce pays», a renchéri M. Ciza.L’Escem a commencé ses activités en octobre 2016 et la durée de l’année académique est de 48 semaines soit 11 mois. Les cérémonies de cette journée ont été marquées par les différentes danses traditionnelles marquant la culture des régions naturelles ainsi que la visite des stands au sein desquelles il y avait des vivres et autres choses traditionnelles selon les régions naturelles.

Vincent Mbonihankuye

 
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