Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

UNIPROBA> Atelier

Analyser ensemble les problèmes qui hantent les Batwa

 

DSC 0784L’organisation « Unissons-nous  pour la promotion des Batwa (Uniproba) a organisé, le mercredi 08 août 2018, un atelier d’échanges dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones,  édition 2018 à Bujumbura. L’objet était d’analyser ensemble les problèmes qui hantent les Batwa. 

 

Cet atelier a été organisé à l’intention des représentants de l’Uniproba dans toutes les provinces du Burundi. C’était dans le cadre de la célébration de la journée internationale des peuples autochtones, célébrée normalement en date du 9 août de chaque année. Dans son discours, le  représentant légal de l’Uniproba, Emmanuel Nengo a fait savoir que les peuples autochtones du monde, en général, et ceux du Burundi, en particulier, ont toujours vécu et vivent jusqu’aujourd’hui  dans des conditions caractérisées par la discrimination, la marginalisation et la pauvreté extrême. Ces conditions  précaires les condamnent à vivre dans une situation de vulnérabilité.Pour ce, l’Uniproba n’a ménagé aucun effort pour sensibiliser les Batwa sur la prise de conscience de leur situation et de conjuguer leurs efforts pour participer à la promotion  et à la protection de leurs droits  et au changement de mentalité, a dit M. Nengo. L’Uniproba ne cesse de plaider en faveur de cette communauté auprès du gouvernement, des organisations internationales et locales pour que cette communauté  recouvre le respect et la dignité réservés à l’être humain afin de se développer au même titre que leurs concitoyens, a-t-il ajouté.M. Nengo a vivement remercié le gouvernement du Burundi pour les efforts déjà consentis en faveur de la communauté Batwa. Il s’agit, notamment, de la représentation des Batwa dans certaines institutions nationales, sans oublier la prise en compte des Batwa dans certains projets du gouvernement appuyés  par la Banque mondiale.Comme l’a indiqué M. Nengo, certains défis restent majeurs. Il s’agit, en l’occurrence, des problèmes de manque de terres, le servage existant dans certaines provinces, la certification des terres appartenant aux Batwa et le manque d’un logement décent  pour la majorité des Batwa. Il a également ajouté la difficulté d’accéder à l’argile se trouvant dans les marais jadis exploités par les Batwa pour exercer librement leur métier de poterie. Il sied de noter que la tenue de cet atelier a été financée par l’ambassade de France au Burundi.
Martin Karabagega

 

Bujumbura> Impact des différentes fêtes d’été sur les économies familiales

Elles épuisent les participants

 

Depuis très longtemps, la population burundaise célébrait différentes fêtes de toutes sortes de bonheur  ou de malheur. C’est pendant la période d’été qu’on observe une multitude de fêtes durant lesquelles les organisateurs utilisent beaucoup de moyens qui vont même pour certains au-delà de leurs revenus mensuels. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue avec certains habitants de la capitale pour essayer de comprendre quel effet cela donne sur l’économie des familles. 

 

La période d’été se caractérise  par des fêtes un peu partout dans le pays. Le week-end, toute la ville de Bujumbura est remplie de gens bien habillés sans oublier des voitures décorées de toutes sortes de fleurs. Des maisons où on loue les habits des fêtes sont remplies de gens venus de tous les coins pour louer des habits dont les couleurs ressemblent aux couleurs du décor.Selon Marie Chantal Niyonzima, les fêtes les épuisent physiquement et financièrement. Il arrive des fois où on peut avoir 2 à 3 fêtes par jour voire même 4, durant lesquelles on doit donner sa contribution, et si on s’absente à quelques unes, ce sont les discordes qui commencent dans les familles, a signalé Mme Niyonzima. Ces fêtes sont, entre autres, les mariages, les dots, les anniversaires, les diplômes, les levées de deuil partielles ou définitives etc., et tous cela demande beaucoup de moyens alors que la majorité de Burundais n’en a pas. « On essaie de demander des crédits pour que la fête soit agréable et que les autres ne disent pas du mal de toi », a-t-elle dit.Aloys Niyonkuru, quant à lui, a dit qu’il ne comprend pas pourquoi les gens programment toutes ces fêtes pendant l’été alors qu’ils auraient pu les faire pendant les autres périodes pour que les gens ne soient pas débordés de fêtes durant une seule période de l’année. Pour M. Niyonkuru, les Burundais devraient changer de comportements et diminuer les fêtes parce que les gens ne trouvent pas de moyens de contribuer vu que certains d’entre eux ont un revenu très bas. Il  leur est même difficile de joindre les deux bouts du mois. Si on y ajoute ces contributions à des fêtes, cela devient un problème. 
Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

SOCIETE > Témoignage d’une femme réfugiée refoulée du Rwanda

Après 24 ans que j’ai vécus au Rwanda, on m’a chassée comme un bandit

 

DSC02503 1Dernièrement, les réfugiés qui vivaient dans certains  camps de réfugiés de la république du Rwanda ont été refoulés par les autorités de ce pays et ont regagné le bercail. Même s’ils ont été  accueillis chaleureusement dans leurs familles d’accueil, tout le monde se lamente de la manière dont les autorités rwandaises les ont chassés comme des bandits en saisissant leurs biens et certains de leurs enfants. 

 

Dans un entretien qu’elle a accordé  à la rédaction du journal Le Renouveau, Médiatrice Muhorakeye, réfugiée refoulée du Rwanda avec deux de six enfants, a été accueillie par sa famille d’origine en commune  Ntega de la province de Kirundo. Elle a indiqué qu’elle s’est mariée depuis vingt quatre ans à un Rwandais et qu’ils ont eu la chance d’avoir six  enfants.  Après la prise de la décision par les autorités rwandaises de chasser tous les Burundais vivant dans ce pays, elle a été obligée de quitter le pays laissant derrière elle tous ses biens. « Une fois que quelqu’un s’est marié à un Rwandais ou à une Rwandaise, il est ordonné de quitter seul et laisser tous  ses enfants et tous les biens de la famille. Quant à moi,  je suis venue seulement avec les deux  plus jeunes enfants et les quatre autres sont restés avec leur père », a témoigné Mme Muhorakeye en pleurant.  Cette dernière a également laissé entendre que  tous les réfugiés refoulés de ce pays ont actuellement beaucoup de difficultés. « Mais, ce qui nous donne l’espoir c’est le soutien et le comportement que nous observons de la part des populations qui nous ont accueillis dans leurs familles».

« Les autorités des deux pays doivent s’entendre pour trouver une solution durable »

S’agissant des biens  de ces réfugiés qui ont été saisis par les autorités rwandaises ainsi que certains membres de leurs familles qui sont restés là-bas, Mme Muhorakeye a terminé en demandant avec insistance aux autorités de ces deux pays de s’asseoir ensemble afin de prendre des mesures pouvant  autoriser, d’abord, à ces réfugiés refoulés de récupérer  tous les biens et certains membres de leurs familles laissés au Rwanda, et, ensuite, demander aux organisations internationales chargées  de la protection des Droits des réfugiés pour qu’elles favorisent  leurs  frères et sœurs qui sont encore au Rwanda de rentrer  au Burundi.
Avit Ndayiragije

 

QUARTIER KIGOBE> Une maison d’habitation collée à une cabine électrique de la Regideso

Le danger guette les habitants qui y vivent

 

DSC 0686Au quartier Kigobe en commune urbaine de Ntahangwa, près de l’Hôtel Kibunoah sur l’avenue Dama, il y a une maison d’habitation collée  à une cabine  électrique de la Regideso. Les habitants qui y vivent sont sous le guêt du danger. 

 

Dans la municipalité de Bujumbura, des constructions illégales continuent de s’observer. L’exemple typique est la maison collée à une cabine électrique de la Regideso à l’avenue Dama au quartier Kigobe. C’est le constat de la Rédaction du journal Le Renouveau le mercredi 1er août 2018. A notre arrivée sur les lieux, nous avons remarqué qu’une famille composée du père, de la mère et de deux enfants vive dans cette maison couverte de tôles.Interrogée depuis quand ils sont dans cette maison, Emelyne  Nsengiyumva, la femme de Jean Marie Buzoya, tous vivant dans cette maison, a indiqué qu’ils sont là depuis 10 ans. Au début, mon mari était le veilleur de cette cabine électrique car les voleurs venaient souvent pour la défoncer afin de voler le matériel qui s’y trouve. Mon mari ne quittait pas le lieu de peur que la cabine ne soit vandalisée, a-t-elle dit.Comme Mme Nsengiyumva l’a indiqué, son mari a pris la décision d’y construire une maison afin d’y amener sa femme qui  pourrait l’aider à surveiller la cabine. M.Buzoya, l’époux de Mme Nsengiyumva, est un cordonnier à cet endroit et s’est caché quand il a vu que sa femme était avec une personne qu’il ne connaissait pas en répondant à certaines questions. A la question de savoir si elle ne voit pas que cette famille est en danger, Mme Nsengiyumva a précisé  qu’elle est au courant mais qu’elle n’a pas d’autre choix. « Pendant la nuit, nous entendons des bruits à l’intérieur de la cabine et nous observons la coupure de l’électricité ». Une personne des environs mais qui a gardé l’anonymat a indiqué qu’il faut que les autorités compétentes exigent à cette famille de quitter cet endroit dangereux. A la Regideso, elle lui a demandé d’y mettre de la force afin que cette maison soit démolie et de sauver la vie des membres de la famille qui y vit.
Martin Karabagega

 
Ouvrir