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PROVINCE DE CANKUZO> Prière d’action de grâce avec la Première dame du pays

L’intégrité, une qualité qui manque à plus d’un

0add01Pour sa troisième journée de visite en province de Cankuzo, la Première dame s’est jointe aux habitants du chef-lieu de cette circonscription dans une prière d’action de grâce, le samedi 25 novembre 2017. Au cours de cette dernière, Denise Nkurunziza a centré sa prédication sur l’intégrité humaine qui est une qualité rare mais indispensable pour le bien-être familial et de tout le pays.

Cette prière revêtait un caractère œcuménique puisque tous les chrétiens des différentes confessions religieuses étaient venus y participer. Des chants de louange et d’action de grâce pour le bien dont Dieu a comblé la province de Cankuzo et tout le Burundi. C’est la Première dame Denise Nkurunziza qui a prêché la parole de Dieu du jour.Elle s’est basée sur  un concept clé dont tout le monde a besoin pour le bien-être de tous : l’intégrité. Cette qualité chère manque à plus d’un, sinon le pays se développerait d’un seul coup, a-t-elle dit. Elle a indiqué que, même dans les familles, l’intégrité manque beaucoup. Et l’absence de cette dernière se traduit par une fréquence des trahisons dans les familles, dans les différents services, dans le pays et dans le monde. D’où la prédicatrice a demandé aux couples présents et ceux qui n’étaient pas là de prier les uns pour les autres pour avoir cette qualité exceptionnelle qui manque cruellement au monde.Se basant sur la parole de Dieu écrite dans le livre des Proverbes chapitre 10, verset 9 selon laquelle « qui marche dans l’intégrité marche en sécurité, mais celui qui suit des voies tortueuses sera puni». Et d’ajouter que l’homme intègre parvient à vivre longuement. Dieu lui accorde longue vie. Pour être concrète, elle a demandé aux leaders de ce pays à tous les niveaux de prier sans cesse pour que Dieu leur accorde l’intégrité afin de faire prospérer le pays. Le pays a besoin des hommes de valeur, car, a-t-elle insisté, ce sont les hommes valeureux qui ont changé, qui changent et qui changeront le monde.


La Bible regorge d’exemples dont les personnages de Noé, Job et DanielDes exemples ne manquent pas. La Première dame a pour cela demandé à tout un chacun de lire la Bible et prendre l’exemple des hommes intègres des saintes Ecritures. Elle a cité parmi eux Noé dont l’intégrité l’a épargné du déluge, comme cela est écrit dans le livre de la Genèse. Au milieu des générations d’hommes méchants, égarés, Noé est resté juste et intègre et Dieu se réjouit de lui malgré le projet d’effacer de la surface de la terre qu’il avait créé, Noé sera sauvé ainsi que sa famille.L’autre exemple d’un personnage biblique qui était intègre est Job, le plus sage des Orientaux comme le décrit la Bible. Après des épreuves qui ont fait de lui l’homme le plus malheureux, grâce à son intégrité, Job réussira à garder sa foi en Dieu. L’autre personnage intègre est Daniel qui était percepteur intègre à la Cour du roi. Ses collègues l’ont jalousé parce qu’il était incorruptible. Ils inventeront des scènes qui puissent lui nuire et qui le mèneront dans la condamnation pour avoir refusé de prier le roi à la place du Très Haut. Il fut jeté dans la fosse aux lions mais grâce à son intégrité, Dieu le garda sain et sauf.Actualisant la parole de Dieu, Denise Nkurunziza a demandé aux différents responsables et fonctionnaires de l’Etat de rester incorruptibles même quand les conditions de corruption semblent être incontournables, afin de sauver le maximum de gens. Le pays a besoin de femmes et d’hommes intègres ; les familles pour garder l’amour entre époux, ont besoin de l’intégrité, a-t-elle dit avant de référer tout le monde à la parole de Dieu.

Un geste de reconnaissance

Après cette prière, le gouverneur de la province de Cankuzo, Désiré Njiji, en compagnie des femmes leaders, ont remercié leur hôte de marque en lui donnant un cadeau d’une génisse. Cette dernière était accompagnée de biens matériels qui appuieront les œuvres de charité de la Première dame, notamment son orphelinat. A son tour, elle a distribué une aide à 200 familles vulnérables. Cette aide était composée de riz et de pagnes. Denise Nkurunziza, épouse du chef de l’Etat, a également distribué 200 houes à 2 associations féminines d’auto-développement agricole.
Amedee Habimana

 

PROVINCE DE CANKUZO>Rencontre de la Première dame avec les jeunes

L’intégrité, la santé des jeunes et la cohésion sociale, au centre des échanges

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Dans l’après-midi du jeudi 23 novembre 2017, la Première dame a rencontré les jeunes et élèves des écoles du chef-lieu de la province de Cankuzo et ses environs. Le but de ce rendez-vous était une mobilisation communautaire des jeunes sur la sagesse,  l’intégrité, la santé des jeunes, la cohésion sociale et la lutte contre le VIH/Sida. Pour atteindre leur objectif dans la vie, Denise Nkurunziza a demandé aux jeunes de prier le Tout-puissant pour qu’il leur accorde la capacité de discerner leur vision.


Dans son mot d’accueil, le gouverneur de cette province, Désiré Njiji, a souhaité à la Première dame la bienvenue dans cette province calme car la paix et la sécurité sont réelles sur toutes les collines. Et d’annoncer que la jeunesse, une catégorie de la population vulnérable, a toujours fait face à des défis majeurs tels que les grossesses non désirées en milieu scolaire et les abandons scolaires pour diverses raisons. Mais, M. Njiji a laissé entendre qu’au cours de ces trois dernières années, les grossesses en milieu scolaire et les abandons scolaires sont en régression. Quant à lui, le Directeur de l’enseignement en province de Cankuzo, Réverien Ndugi, a fait remarquer que, malgré quelques défis, les effectifs des élèves en scolarité sont satisfaisants. Et de dire que sur 77 558 élèves inscrits en 2017, 50,8% sont des filles.Dans ses enseignements, la Première dame a prodigué plusieurs conseils aux jeunes. Elle leur a rappelé qu’ils sont précieux de par ce qu’ils représentent pour l’avenir de leurs familles, mais aussi du Burundi. Et de les mettre en garde que le diable est conscient de cette richesse puisqu’il n’arrête pas de nuire cette dernière. L’exemple le plus parlant est la manipulation des jeunes par les politiciens aux appétits mal aiguisés. 

Que faire pour discerner sa vision et pouvoir y arriver ?

La Première dame a demandé aux jeunes participants dans cette rencontre de prier le Seigneur Tout Puissant pour qu’il leur accorde la puissance de discerner à temps la vision de leur vie. Car, a-t-elle ajouté, un jeune sans vision ne peut pas ne pas être emporté par n’importe quel vent étant donné qu’il ne sait pas où il va et comment y parvenir. Une vision permet à l’Homme de se construire avec l’aide de Dieu son sentier de la vie et exige qu’on marche dans la droite ligne en toute chose. Un jeune qui a une vision ne peut pas être manipulé par les politiciens ou même n’importe quelle personne puisqu’actuellement, les emportements sont tellement nombreux que même les confessions religieuses peuvent être source de perdition si l’on ne fait pas attention. Dans la recherche du discernement de leur vision, la Première dame a signifié aux jeunes que pour que Dieu leur y aide, il faut que leur visée se porte sur ce qui sera bénéfique au public, à plusieurs personnes.Parmi les obstacles à l’aboutissement d’une vision, Denise Nkurunziza a mentionné le vagabondage sexuel chez les jeunes. Et de leur indiquer que le fornicateur peut même perdre l’intelligence, la raison, etc. Ce qu’il perd en premier lieu, c’est l’honnêteté envers lui-même d’abord puis envers les autres. 

Pourquoi exposer sa vie et hypothéquerson avenir ?

Revenant sur la vie au quotidien de ces jeunes, la Première dame a mis en garde les jeunes contre toute délinquance, ce qui pourrait nuire à leur avenir et à celui de tout le pays. Elle leur a rappelé que c’est parmi eux que les générations futures auront des dirigeants, des leaders de la société burundaise, etc. Et pour cela, Mme Nkurunziza a demandé à tout un chacun de rester vigilant afin de garder cette richesse inégalable qui doit se développer à travers eux. Elle a, de ce fait, attiré leur attention notamment dans la prévention des maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH sida, les hépatites, le cancer du col de l’utérus et d’autres maladies causées par la sexualité précoce et avec des partenaires multiples « Ce sont des maladies qui emportent des vies humaines inutilement », a-t-elle regretté.Denise Nkurunziza a prodigué plusieurs conseils aux jeunes de Cankuzo, notamment sur le respect des mœurs et coutumes du pays, l’obéissance de l’autorité à tous les niveaux tels que l’administration scolaire, les autorités administratives, religieuses, etc. Elle les a mis en garde contre toutes sortes de délinquance.

Amedee Habimana

 

CNB˃ Journée dédiée à l’Intahe, édition 2017

Plusieurs conseils ont été prodigués aux dix-sept couples investis à cette occasion

Le Conseil national des Bashingantahe (CNB) a célébré le samedi 18 novembre 2017, la journée dédiée à l’intahe, édition 2017,  en zone Ngagara. La célébration a été marquée par l’investiture des nouveau « Bashingantahe » de la mairie de Bujumbura. Le président du Conseil national des Bashingantahe a prodigué plusieurs conseils  aux dix-sept nouveaux couples investis dans cette institution.


Les activités de la célébration de la journée  dédiée à l’Intahe, édition 2017, ont été marquées par les cérémonies d’investiture des dix-sept couples Bashingantahe. Ceux-ci sont venus de sept zones de la mairie de Bujumbura. Il s’agit des zones Gihosha, Kamenge, Ngagara, Cibitoke, Nyakabiga, Buyenzi et Musaga. Dans son discours de circonstance, le président du Conseil national des Bashingantahe, Balthazar Habonimana, a prodigué plusieurs conseils à ces nouveaux notables. Il a les invités à respecter leurs engagements dans leurs comportements quotidiens en famille, au service et dans leur entourage. Etre investi en cette qualité ne signifie pas seulement porter le costume d’apparat et bénéficier des places de devant. D’après lui, ils sont investis pour être à l’écoute de toute personne déshéritée. Il leur a rappelé que le notable cherche toujours la vérité et la justice.M. Habonimana renseigne que pour que le processus d’être investi en tant que notable puisse aboutir, il faut l’amorcer dès la jeunesse. Il précise qu’il faut enseigner à la jeunesse les qualités essentielles requises pour prétendre à l’investiture d’Umushingatahe. Parmi ces qualités, il a cité, notamment,  l’esprit d’intégrité, d’équité, de vérité et de justice. « Ce sont des valeurs que le notable doit mettre en avant », a-t-il mentionné. 


Respect du serment prêté 

Concernant le pays, le président du Conseil national des Bashingantahe a fait savoir que le conseil salue les travaux de développement communautaires initiés par les dirigeants du pays. Il a précisé notamment la construction des établissements scolaires et sanitaires, des routes ainsi que d’autres projets de développements comme celui d’extraire les minerais et d’autres. Néanmoins, il a dit que la pauvreté continue à s’aggraver. M. Habonimana encourage en ce sens, les dirigeants de faire tout leur possible pour que les bailleurs de fonds puissent se ressaisir à propos des sanctions qu’ils ont prises contre le Burundi. Celui qui a représenté les nouveaux notables, Anselme Nahimana, a affirmé qu’ils vont respecter scrupuleusement le serment qu’ils ont prêté devant l’assemblée réunie. La journée dédiée à l’Intahe a également coïncidé avec le quinzième anniversaire de la redynamisation de l’institution d’Ubushingantahe.Vincent Mbonihankuye

 

CONFLITS> Les petits litiges

Privilégier l’arrangement à l’amiable

Notre réflexion s’articule particulièrement sur la bonne  gestion des conflits mineurs, notamment, ceux liés à la terre ou à des accidents de circulation routière.  C’est particulièrement par la voie de l’arrangement à l’amiable pour éviter la perte de temps, d’énergie et éventuellement de dépenser de l’argent. Surtout une fois que le dossier est fixé devant une juridiction allant du tribunal de résidence à la Cour Suprême via la Cour d’Appel. On sait, par exemple, qu’il y a une forte probabilité pour la partie lésée d’interjeter appel. Il ne faut pas non plus oublier des remises intempestives qui viennent s’y greffer. Ainsi, la meilleure option de gérer les conflits mineurs reste l’arrangement à l’amiable. 

  Il existe des litiges qui demandent d’être gérés rationnellement. C’est le cas de petits conflits qui naissent à partir par exemple de la délimitation parcellaire ou de petits  accidents de roulage. Il ne serait pas bon pour deux voisins qui se disputent les limites de leurs parcelles de quelques centimètres d’aller jusqu’à saisir une juridiction de base alors qu’il y a moyen de procéder à l’arrangement à l’amiable.  

Si deux personnes n’arrivent pas elles-mêmes à gérer la situation, il y a lieu de faire appel à l’entourage ou à d’autres personnes, sinon, au chef de quartier, en vue de prodiguer des conseils allant dans le sens de trouver un terrain d’entente. 

Notre réflexion part des cas anodins qui se présentent dans nos quartiers ou sur les voies publiques. Imaginez deux voisins ou deux conducteurs de véhicule qui, au lieu de s’entendre sur les petits conflits qui les opposent font recours à quelques  instances comme l’administration communale, les services de police, voire les juridictions ! Il n’est pas rare de voir des gens se disputer notamment quelques mètres carrés d’un grand champ ; chaque camp tenant à s’approprier la partie litigeuse de la dimension susmentionnée. Pour le cas d’accident de circulation routière, les conducteurs cherchent les services de police pour faire le constat pour leurs véhicules qui se touchent légèrement. De tels comportements n’arrangent aucune des parties en conflit.Non seulement elles perdent de l’énergie et de l’argent pour être assistées d’une manière ou d’une autre, mais également du temps. Pourquoi ne pas privilégier l’arrangement à l’amiable à défaut de lâcher la prise. Les gens devraient se mettre en tête une chose : Quand un conflit naît, l’on ne sait pas comment il pourrait se dénuer. Le dénouement pourrait être  en faveur ou en défaveur de soi. Et peut-être après avoir suffisamment dépensé. Il y a même des procès qui commencent  avec une forte chaleur, mais qu’en fin de compte les parties finissent par l’arrangement à l’amiable comme solution à leur conflit. Il faut dès lors-savoir gérer les conflits pour se préserver des stress. Nous estimons donc que l’arrangement à l’amiable pour éviter la perte de temps, d’énergie et éventuellement de dépenser de l’argent serait une bonne voie. Surtout quand  le dossier est fixé devant une juridiction allant du tribunal de résidence à la Cour Suprême via le Tribunal de grande instance et la Cour d’appel. Il y a aussi une forte probabilité pour la partie lésée d’interjeter appel. Il ne faut pas non plus oublier des remises intempestives qui viennent s’y greffer. Pour cette raison, nous soutenons que la meilleure de gérer les conflits mineurs reste l’arrangement à l’amiable. 

Masta Shabani           

 
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