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SENAT> Approbation des candidats magistrats responsables de certaines juridictions

Ils ont été approuvés à l’unanimité

 

DSC 1155Les sénateurs burundais se sont rassemblés en séance plénière sous l’égide du président du Sénat, Révérien Ndikuriyo, pour approuver les noms des candidats magistrats responsables de certaines juridictions proposés par le chef de l’Etat, le lundi 16 avril 2018. Tous les candidats proposés par le chef de l’Etat ont été approuvés à l’unanimité. 

 

Avant de procéder à l’approbation, la ministre de la Justice et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana a d’abord fait la présentation de chaque candidat. En plus de cela, Mme Kanyana a fait savoir qu’il s’agissait de remplacer ceux qui ont été décommissionés et ceux qui ont été nommés pour exercer d’autres fonctions. A la Cour suprême, il a été nommé plusieurs magistrats. Il s’agit d’Anne Marie Nkeshimana, Hutu, originaire de Rumonge et de Célestin Nsavyimana, Hutu, originaire de Kayanza. Médiatrice Kanyana, Hutu, originaire de la province de Muyinga et Yves Nduwimana, Tutsi, originaire de Bujumbura mairie ont été aussi approuvés. En plus, Godeliève Mbonigaba, Tutsi, native de la province de Bururi et Jérémie Manirakiza, Hutu, natif de la province de Ngozi ont été également approuvés.Jean Damascène Sindayizeruka, Hutu, natif de la province de Bujumbura a été approuvé président de la Cour d’appel de Gitega au moment où Spès Caritas Bishoboye, Tutsi, originaire de la province de Muramvya, a été approuvée présidente de la Cour administrative de Bujumbura.Les sénateurs ont aussi approuvé Odette Nshemezimana, Hutu, native de la municipalité de Bujumbura comme présidente du tribunal de Grande instance de Ntahangwa. Ils ont enfin approuvé Perpétue Ndayizeye, Tutsi, originaire de la province de Ngozi comme procureur de la République à Cankuzo.La ministre de la Justice et garde des sceaux a fait savoir que les quotas ont été respectés. Il y a eu 37% de Tutsi et 63% de Hutu au moment où 71% sont des hommes et 29% sont des femmes.
Martin  Karabagega

 

Camp de Musasa> Visite du haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

On ne peut garder les réfugiés dans des camps dépendant d’une aide

 

DSC 0086Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, a visité le mercredi, 11 avril 2018 le camp des réfugiés de Musasa en commune Kiremba, province de Ngozi. Cette visite a pour but de sensibiliser les bailleurs de fonds afin de répondre aux besoins des réfugiés. 

 

Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés était accompagné par le secrétaire permanent au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que d’autres cadres de l’Office national de protection des refugiés et apatrides (ONPRA). Après la visite du camp de Musasa, M. Grandi a fait savoir qu’il est nécessaire que les Etats de la sous-région travaillent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes des réfugiés et déplacés. C’est vrai qu’il est difficile car il y a les tensions politiques dans différents pays, et des questions complexes à résoudre. Le haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) peut fournir un espace de dialogue, de discussion pour ces Etats afin de trouver des solutions aux problèmes de ces réfugiés. On ne peut pas garder ces réfugiés dans des camps dépendant d’une aide qui diminue d’une année à l’autre. Concernant la réinstallation de ces refugiés congolais dans d’autres pays, M. Grandi a indiqué que c’est une solution limitée. Il n’y a pas beaucoup de places dans d’autres pays mais le HCR va continuer à faire des efforts pour installer au moins les plus vulnérables, c'est-à-dire ceux qui en ont le plus besoin. Par exemple, l’année dernière on n’a pu réinstaller que moins de 3% de tous les réfugiés hébergés au Burundi. Pour les autres réfugiés, il faut trouver des solutions ici au pays sinon, le rapatriement est la meilleure solution pour tous les réfugiés.

Le HCR va accompagner les réfugiés burundais à leur retour au pays

En ce qui concerne les réfugiés burundais se trouvant au camp de Lusenda, M. Grandi a fait savoir que le HCR a commencé à les transférer dans d’autres zones qui ont été données par les communautés. Les réfugiés burundais en exil sont les bienvenus au Burundi. Le HCR va les accompagner mais il faut que ces retours soient volontaires. Le HCR  demande aux pays d’asile des réfugiés burundais, à savoir la Tanzanie, la république démocratique du Congo et le Rwanda d’être patients, de continuer la générosité avec laquelle ils ont accueilli les Burundais jusqu’au moment où ils décideront qu’ils peuvent rentrer chez eux.Quant aux chiffres des réfugiés burundais qui sont en exil, le HCR est en train de vérifier ces chiffres comme on le fait toujours dans tous les pays d’asile. Cela va prendre quelques mois car c’est un exercice complexe. Le HCR va essayer de le faire de manière biométrique, très précise pour pouvoir fournir des chiffres exacts aux pays d’asile et au Burundi dans de brefs délais.

Les réfugiés ont soumis leurs doléances

Pour Consolata Kanyurhi Masawa qui a représenté les réfugiés de Musasa, la vie au camp n’est pas du tout facile. En premier lieu, elle demande l’augmentation des agents de sécurité au sein du camp car le nombre de réfugiés a aussi augmenté. La quantité de la nourriture reçue par le HCR n’est pas suffisante. En ce qui concerne les soins de santé, le centre de santé est disponible mais la capacité d’accueil est insuffisante. Les médicaments ne sont pas suffisants. Dans le secteur de l’éducation, les élèves n’ont pas d’uniformes, les enseignants sont aussi moins payés. Ils réclament l’augmentation des salaires. Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a enfin rencontré les rapatriés burundais sur la zone Bwasare, commune Gasorwe de la province de Muyinga. Ces derniers avaient fui le pays en 2015.
Lucie Ngoyagoye   

 

Municipalité de Bujumbura> Vol d’objets

Certains vendeurs ambulants facilitent les faits

 

DSC08497Le banditisme en mairie de Bujumbura n’est pas un phénomène qui date d’aujourd’hui. Non plus, ce n’est pas un phénomène alarmant comparativement à ce qui se passe ailleurs. Mais, il faut savoir que des gens qui apparemment n’ont pas d’autres occupations développent du jour au lendemain les stratégies de vol surtout des objets légers faciles à emporter. Dans certains cas, les vendeurs ambulants participent dans les actes de vol. 

 

On constate avec chagrin le phénomène de jeunes gens qui semblent vouloir développer des stratégies de vivre sur les épaules des autres.  Le  plus regrettable est la pratique du banditisme sous diverses formes. Aujourd’hui par exemple, il y a des personnes qui pratiquent ou qui font semblant de pratiquer le commerce ambulant, mais qui sont en réseau avec les bandits. Une des victimes que nous avons pu remarquer a failli se faire voler son téléphone mobile. L’acte a été facilité par un vendeur ambulant de bagues  et bracelets. En effet, ce dernier a tendu une  bague d’alliance à cette personne l’approchant de manière à se serrer contre elle  pour créer une situation de confusion à propos du toucher. Son ami est ainsi venu de derrière pour prendre le téléphone mobile qui était dans la poche du pantalon de la personne. Par intuition,  elle a senti un tourbillon en son intérieur. Elle a ainsi plongé la main dans sa poche et a constaté que le téléphone était parti. Tout près de lui, elle a vu ce voleur instable et l’a pris par la chemise avec un ton menaçant.  Ce dernier remarquant qu’il n’avait pas de voie de sortie, a tendu le téléphone, déclarant à cette victime que son téléphone avait  failli être volé, comme si l’acte avait été posé par d’autres personnes.  Machinalement, la victime a enchaîné, coup sur coup, des gifles à ce voleur. Entre-temps, le facilitateur du vol, c’est-à-dire le vendeur ambulant, conscient du rôle qu’il avait joué dans ce coup, s’est douté du sort qui pouvait lui être réservé par la victime. Avec raison car la chemise du voleur s’est déchirée, lui permettant de s’échapper ; et la victime s’est dit qu’il fallait corriger celui qui avait provoqué le vol. Mais, il était trop tard, le vendeur ambulant avait pris le large.  

On a besoin d’être prudent partout

Il existe des naïfs qui ne font que guetter  les passants pour voler ce qui serait facile à prendre, faisant des mouvements de va-et-vient le long du boulevard du Peuple Murundi entre la station Top one de Kigobe et l’église Pentecôte de Buyenzi. A ce niveau, ils font semblant de marcher à pied vers quelque part, s’ils voient un véhicule qui s’arrête. Mais, ce n’est qu’une façon d’éviter toute suspicion. En effet,  ils passent tout près de ce véhicule pour jeter un coup d’œil à l’intérieur et voir s’il n’y a pas quelque chose de facile à voler qui est à la portée de leur main. Ce n’est pas seulement cela. Si les personnes à bord de ce véhicule sont en train de manipuler les téléphones mobiles sur les réseaux sociaux ou tout simplement en train de recevoir ou d’envoyer des appels téléphoniques, ces bandits  dérobent ces téléphones et s’enfuient  dans la petite broussaille d’à côté, le long de la rivière Ntahangwa. Les conducteurs de bus vers le nord de la capitale sont témoins des cas de passagers dont les téléphones ont été dérobés par ces bandits à un tout petit arrêt de bus ne fut-ce que pour déposer ou faire entrer un passager. Et là, tu ne peux pas suivre le voleur car, il semblerait qu’il y a un quartier général de bandits dans cette localité de la rivière Ntahangwa. Le suivre serait donc synonyme d’un suicide. Les gens se demandent sur ce point pourquoi la police ne peut pas faire une rafle de ces bandits alors que cette situation est connue. 
Alfred Nimbona

 

Entretien> Avec le chargé du Service clientèle de l’association « Umwizigirwa »

« Umwizigirwa »Les gardes-malades ont une mission à remplir

 

DSCI6179Pour lutter contre les violences domestiques et offrir le droit d’opinion aux travailleurs domestiques, l’association « Umwizigirwa » offre des services sociaux aux personnes nécessiteuses concernant notamment la garde des enfants, l’entretien des jardins, la garde des malades, la veille sur les maisons et la préparation des repas. Elle offre aussi des formations à ses membres. 

 

L’association « Umwizigirwa »  est une association à caractère social. Elle a commencé ses activités en 2013 avec quelques membres et, avec le temps, l’effectif a augmenté progressivement. Aujourd’hui, quatre mille (4 000) personnes en sont membres, venant de différentes régions. Elle a le siège à Bujumbura dans la galerie les Arcades, mais elle a aussi des agences à Mutakura et à Kanyosha. Dans ces agences, il y a des centres de formation pour les membres.Pour Martin Ndihokubwayo, chargé du Service clientèle de l’association, l’association accueille des individus venant de tous les coins du pays, et ayant différents comportements. «Nous devons essayer de les mettre ensemble et discuter  sur différents points qui vont les occuper, sur comment se comporter au travail. Généralement, ils reçoivent une formation de base qui va les aider dans leur travail ». Concernant les gardes-malades, l’association doit d’abord s’assurer de l’état du malade avant de désigner le garde-malade.  Les talents sont différents, mais aussi l’humeur. Le garde-malade doit être une personne patiente qui peut comprendre la personne à assister d’autant plus que ces personnes sont le plus souvent impulsives.  Les gardes-malades ne doivent pas se comporter comme n’importe quel travailleur domestique. Ils ont une mission délicate qu’ils  doivent  remplir. Ce sont les propos d’un employeur qui a un malade. Des fois, des gardes-malades se confondent avec de simples travailleurs domestiques. « A ce moment nous som-mes obligés de les renvoyer car le malade a tout le temps besoin de son garde-malade», ajoute-il. Si l’on prend l’initiative de chercher un garde-malade, c’est qu’on en a besoin. «C’est pourquoi je demande aux chefs de l’association de sensibiliser leurs membres pour se distinguer des autres travailleurs domestiques », précise M. Ndihokubwayo.Le chef du Service clientèle de l’association « Umwizigirwa »  demande à l’Etat, qu’en cas de litige, de fournir des avocats à leurs membres, car, des fois, la priorité est donnée à l’employeur plutôt qu’à l’employé. Il a aussi demandé le concours des organisations internationales qui  le peuvent  en cas de violence domestique des employés.

Aline Nshimirimana

 
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