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Zone urbaine de Musaga> Le non respect du port des casques chez les conducteurs de taxis motos et leurs clients

La sensibilisation de tous les jours est nécessaire

 

IMG 9518Le port de casque est une protection pour toute personne qui utilise une moto comme moyen de déplacement. Dans la zone  urbaine de Musaga, cette pratique n’existe plus. La majorité de ceux qui se déplacent a moto ne se soucient plus de porter les casques; ce qui peux être un danger pour leur propre sécurité.  

 

La moto est devenue, ces derniers jours, un des moyens de déplacement les plus rapide au Burundi. Elle est sollicitée par toutes les catégories de la population, jeunes et adultes, les hommes et les femmes. Lors de la descente effectuée par la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau du Burundi de ce lundi  novembre 2018 à Musaga, elle a costaé que la situation est à améliorer. Une sensibilisation de tous les jours est nécessaire.Mohamed Harushimana, un des motards interrogés, a indiqué que pour lui, porter le casque n’est pas un problème du moment qu’il en a deux, un pour lui et l’autre pour son client. Le problème c’est quand on donne à ce dernier le casque et qu’il commence à vérifier à l’intérieur l’état dans lequel il se trouve. Il préfère aller chez un autre motard qui ne l’obligera pas de porter le casque, a-t-il indiqué. Alors nous, au lieu de perdre des clients, on préfère ne pas les obliger d’en porter. Nous-mêmes avons pris cette mauvaise habitude de ne pas porter de casque, même si l’on sait que c’est pour notre protection lors d’un accident, a encore signalé M. Harushimana.Quant à l’une des clientes trouvées sur le parking des taxis motos, elle a fait savoir qu’elle est au courant des bienfaits de porter le casque quand on est à moto mais qu’il arrive des fois qu’elle prend cette dernière après être sortie d’un salon de coiffure : «Je ne peux pas porter de casque parce que ça me décoiffe, je vais dans un salon de coiffure, je paie de l’argent pour qu’on me coiffe, alors je ne peux pas me permettre de mettre le casque sur ma nouvelle coiffure. Ce serait de l’argent jeté par la fenêtre. En plus de ça, ces casques sont sales. Il arrive des fois où on trouve même des poux à l’intérieur», a ajouté notre interlocutriceSignalons que la population devrait être sensibilisée sur les bienfaits de porter le casque pour assurer sa protection. Car en cas d’accident il y aurait moins de dégâts. Aussi, ces motards devraient s’assurer que leurs casques sont propres pour ne pas salir leurs clients.
Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

UPHB> Réunion de réflexion sur les droits des personnes handicapées

Des avancées significatives ont été engistrées en la matièregrâce aux actions menées par le gouvernement

 

DSC05334Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, en collaboration avec l’Union des personnes handicapées du Burundi (UPHB), a organisé le mercredi 5 décembre 2018 une réunion de réflexion des parties prenantes sur les avancées en matière des droits des personnes handicapées et les perspectives au Burundi.  

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Godefroid Nyawakira qui a représenté le ministère en charge des droits de la personne humaine, a fait savoir que l’accès des personnes en situation de handicap aux divers services sociaux et économiques est au cœur des préoccupations du gouvernement. Cette réunion est une occasion d’échanger sur certains points dont l’inclusion des personnes handicapées dans les objectifs de développement durable, la problématique de la personne handicapée au Burundi et les orientations en matière des droits des personnes handicapées. M. Nyawakira a indiqué que le ministère en charge des droits de la personne humaine est en pleine chantier pour la mise en place d’une Politique  nationale des personnes handicapées, le comité national des personnes handicapées et le forum national des personnes handicapées.Adelaïde Nyigina, présidente de l’UPHB a fait savoir que personne n’ignore qu’au Burundi, les personnes handicapées ne sont pas encore traitées ou considérées comme les autres citoyens à part entière. Elles sont encore victimes de discriminations, de multiples atteintes à leur dignité et leurs besoins ne sont pas souvent pris en compte dans les projets et programmes de développement. Les mentalités et les comportements vis-à-vis des personnes handicapées sont des obstacles de taille à l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur image au sein de la société. Mme Nyigina a indiqué que même si ces défis existent encore, la situation des personnes handicapées au Burundi a connu des avancées significatives, suite aux actions menées par l’Etat et ses partenaires en matière de handicap. Grâce au soutien des partenaires, l’UPHB mène d’autres interventions visant l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées. Il s’agit, notamment, de deux programmes, à savoir le programme d’appui à l’autonomisation des enfants avec handicap issus des familles pauvres, l’autre programme est celui du centre d’encadrement socioprofessionnel des jeunes handicapés.

Lucie Ngoyagoye

 

CNAP> Mesures prises pour lutter contre la détention illégale d’armes

Après le marquage de toutes les armes de la Police nationale, c’est le tour de celles de la Force de défense nationale ainsi que ses tenues

 

La Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (Cnap) a été mise en place par le gouvernement du Burundi dans le but de mettre  en application la politique de lutte contre la détention illicite des armes, préalable à la paix, à la sécurité et au développement durable. Actuellement, après le marquage de toutes les armes de la  PNB, c’est le tour de celles des forces de défense nationale ainsi que leurs tenues. 

 

Selon Roger Ndikumana, premier vice-président de la Cnap,  dans son discours d’ouverture, il  a indiqué que suite aux différentes crises qui se sont succédées, les populations civiles se sont procurées des armes à feu, et cela de différentes manières et pour différentes raisons. M. Ndikumana a ajouté qu’actuellement, ces armes ont été et sont toujours utilisées pour commettre des crimes, et contribuent de ce fait à la recrudescence de la violence armée dans le pays. Au   moment où la détention illégale d’armes à feu est devenue une menace réelle pour la paix et la stabilité dans le pays et entrave tout effort de développement, il a dit que la  Cnap a pour mission de mettre en place des mesures visant à réduire les incidents commis avec usage d’armes à feu au niveau des communautés.
Marquage et traçage des armes M. Ndikumana a affirmé que la Cnap mène au jour le jour les activités de marquage de toutes les armes détenues par la Police nationale du Burundi,  et  que, bientôt, va débuter le marquage des armes de la Force de défense nationale du Burundi ainsi que ses tenues. « De telles mesures ont été prises en vue  de lutter contre la prolifération, le contrôle et la gestion des armes légères et de petits calibres pour contribuer au renforcement de la sécurité communautaire et promouvoir un esprit de conscience du public sur la politique de lutte contre la détention illicite d’armes, préalable à la paix, à la sécurité et au développement durable », a-t-il précisé.

Avit Ndayiragije

 

SECURITE> L’éducation des enfants à la lutte contre les armes légères et de petit calibre

Une sensibilisation qui devrait s’étendredans les écoles

 

DSC05087Actuellement, les enfants grandissent dans un climat de sécurité comparé aux générations qui les ont précédés. Mais comme les séquelles de la guerre peuvent surgir même plusieurs années après, de même que des restes des armes se font déterrer dans les champs, se font entendre dans les feux de brousse par des explosions, etc. il est donc important qu’il y ait une éducation dans ce sens.  Le commissaire de police Laurent Kabura dit que cela devrait être un autre angle important à aborder quand il s’agit de sensibiliser. Les écoles devraient figurer dans cette catégorie pour que les enfants ne jouent pas avec les armes trouvées ou détenues par leurs parents. Un entretien avec CP Kabura nous en parle plus. 

 

Certains enfants grandissent connaissant à peine les dangers qui les guettent face aux armes illégalement détenues. Ne serait-il pas sage que les sensibilisations s’étendent même dans les écoles via les cours dispensés par leurs enseignants ? Le commissaire de police Kabura indique que cela est une bonne idée et qu’il serait important que la sensibilisation s’étende sur toutes les couches de la population. Les directeurs d’écoles  et les enseignants devraient être les plus visées pour que cela se réalise. C’est un clin d’œil fait au ministère de la Sécurité publique et de gestion des catastrophes d’autant plus que  certains jouets utilisés par les enfants ressemblent à ces armes. Cela demande ainsi une éducation poussée afin qu’au cours de  leurs promenades ou dans leurs jeux, les enfants sachent reconnaître ce qu’est une arme et les dangers qui les guettent face à cette dernière. En effet, certaines armes à feu explosent et ont des formes qui ne font pas peur aux enfants. C’est le cas des grenades. Quant aux balles utilisées pour tirer, elles étaient parfois trouvées dans des brousses et explosaient dans les feux quand les habitants brûlaient les mauvaises herbes. Cela a été le cas de certains quartiers de la capitale. Sans oublier que des  enfants se faisaient exploser par des grenades car ne sachant pas avec quoi ils jouaient. Cette éducation  devrait s’étendre même dans les ménages des policiers et des militaires. A cela CP Kabura indique que les policiers et les militaires devraient être sur leur garde quand ils rentrent avec des armes à la maison ou quand ils doivent les conserver à domicile. «  Normalement c’est une sorte de mégarde quand un enfant se tire dessus »,  indique CP Kabura. Selon notre source, il y a des tactiques à adopter pour conserver une arme à la maison et les détenteurs les connaissent très bien car cela fait partie de leur travail de tous les jours. C’est un outil de travail certes, mais que les parents sachent que les enfants ne savent pas souvent le danger qui les guette en touchant une arme. CP Kabura recommande que cela fasse partie de l’éducation donnée à la maison.

Blandine Niyongere

 
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