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FETE DE PAQUES> Sa célébration en famille

Elle ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite aux faibles moyens financiers

 

La fête de Pâques pour les familles des chrétiens est importante. Elle se célèbre à l’église comme en famille. Mais, pour la plupart, elle ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite aux faibles moyens financiers. La commémoration de la résurrection de Jésus-Christ est une occasion pour les chrétiens de faire une rétrospective du passé, et de se confesser et demander pardon là où ils n’ont pas obéi aux commandements de Dieu. Cette purification ne concerne pas seulement l’âme mais également le corps. Le jour de Pâques se différencie des autres jours par le port de nouveaux habits et chaussures ainsi que la préparation de repas d’une façon inhabituelle.

La rédaction du journal s’est entretenue le 16 mars 2017 avec Ladislas Nsabimana sur la célébration de la fête de Pâques dans sa famille. Selon lui, la fête ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite au manque de moyens financiers. Il a fait semblant de fêter pour ne pas mettre en colère les enfants qui, d’habitude voient en fête, les boissons et les repas bien préparés.
M. Nsabimana a informé qu’au fur que les années passent, on tend à abandonner la célébration des fêtes en famille y compris celle de Pâques suite aux moyens financiers qui font défaut. En plus, le pouvoir d’achat a beaucoup diminué si on se réfère aux montées des prix des produits de première nécessité. « A l’approche du jour de Pâques, mes enfants réclamaient des habits et des chaussures neufs et je leur ai expliqué que les conditions financières se sont détériorées mais j’attends la bénédiction de Dieu. Ensuite je leur ai promis d’en acheter lorsque les bénédictions de l’Eternel Dieu Tout Puissant seraient tombées sur moi. Je leur ai demandé de prier incessamment pour cette cause afin que le Seigneur Dieu exhauce leurs prières», a raconté M. Nsabimana. A la veille de Pâques, les enfants ont réitéré leur demande mais en vain. Et de leurs expliquer que la volonté de Dieu ne s’accomplit pas au moment que nous voulions. Le plus important est de nous purifier en nous confessant.
« Le jour de Pâques, je suis allé à la messe en compagnie de ma femme et de mes enfants. Mais avant de quitter la maison, on a acheté un kilo de viande pour la sauce afin de faire la différence avec les autres jours. Retournés de l’église, on a bien mangé avec les enfants. Rassasiés, les enfants ont réclamé les sucrés mais je ne restais avec aucun sou pour en acheter. Mes enfants n’on pas pu digérer cette situation et m’ont dit que la fête a raté ou n’a pas eu lieu.
Quelques soient les conditions économiques des familles pour la célébrer, la Pâques est la fête la plus importante pour les chrétiens.

Ezéchiel MISIGARO

 

Fête de Pâques> A la paroisse Saint Michel

« Allons témoigner la résurrection du Seigneur Jésus-Christ partout où nous sommes»

 

DSC 1172Chaque année, le monde entier célèbre la fête de Pâques. Cette année, la fête de Pâques a été célébrée le dimanche 16 avril 2017. Et la rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau s’est rendue à certaines églises de la capitale burundaise pour se rendre compte de la situation. « Tous les chrétiens de la paroisse Saint Michel sont appelés à aller témoigner la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ partout où ils sont ».

 

L’évangile du jour était tirée de celle de Saint Jean, chapitre 20, du premier verset au 20 e verset où on dit que le dimanche de Pâques, Marie de Magdala se rendit très tôt le matin au tombeau et trouva que la pierre est déjà enlevée du sépulcre. Directement, elle retourna pour aller dire aux disciples ce qui s’est passé, que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau et que personne ne sait où on l’a mis. En effet, tous les disciples n’avaient pas compris que, d’après l’Ecriture, Jésus devait ressusciter.
Dans son homélie, abbé Casimir Nkengurutse, de la paroisse Saint Michel, a indiqué que comme Saint Paul l’a dit aux Colossiens, tout le monde doit comprendre que Jésus-Christ est ressuscité avec nous. « Si donc nous sommes ressuscités avec Jésus-Christ, nous devons rechercher les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Attachons nous également à la réalité d’en haut, et non à celle qui est sur la terre », a insisté abbé Nkengurutse. Ce dernier a ajouté que pour chercher tout cela, nous devons d’abord aimer nos prochains, aller témoigner la résurrection de notre Seigneur et semer l’amour et la paix partout où nous sommes.

« Aimons nos prochains comme Dieu nous a aimés »

« Si nous aimons nos prochains comme Jésus nous a aimés, sachons bien que nous marchons aussi dans le chemin du Seigneur et nous serons également les premiers à entrer au royaume de Dieu. Mais, si nous n’aimons pas nos prochains, nous haïssons directement Dieu parce que ce dernier nous a créés à son image. Et pour cela, nous sommes très loin du royaume de Dieu », a affirmé M. Nkengurutse. Il a terminé son homélie en interpellant encore les chrétiens de la paroisse Saint Michel à rechercher toujours les choses d’en haut, et non celles de la terre.

Avit NDAYIRAGIJE

 

Fête de Pâques> A la cathédrale Regina Mundi

« Une nouvelle vie commence dans nos familles respectives »

 

DSC04291Les chrétiens du monde entier ont célébré le dimanche 16 avril 2017 la fête de Pâques. Ainsi, les Burundais n’ont pas manqué à ce grand rendez-vous et se sont joints aux autres pour la célébrer. C’est dans cette optique que notre rédaction s’est rendue à la paroisse cathédrale Regina Mundi pour s’enquérir de la situation. Cette fête nous rappelle la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.

 

Les deux premières lectures se sont focalisées sur les actes des apôtres. Ces derniers font des témoignages sur la résurrection de Jésus-Christ. Il s’est présenté à eux pour leur montrer qu’il a vaincu la mort.
Dans son homélie, l’Archevêque de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye, a indiqué que comme c’était écrit, Jésus devait ressusciter d’entre les morts. Dans la Sainte lecture, on nous montre que Jésus est ressuscité dans Jean 20, 1-9. Ceux qui ont vu cela (Marie de Magdala, les disciples) ont donné des témoignages en annonçant la nouvelle. « Il s’agit d’une Alliance nouvelle qui commence avec la résurrection de Jésus et restera pour toujours », d’après l’Archevêque de Bujumbura.

Enlever le levain du mal et de la méchanceté dans nos cœurs

Mgr Ngoyagoye a également fait savoir que le dimanche est le jour du Seigneur et c’est ce même jour où Jésus a vaincu la mort. Les disciples étaient désespérés et ne savaient plus à quel saint se vouer. « Avec cette résurrection de Jésus, c’est une nouvelle vie qui commence. Nous sommes des témoins du travail accompli par le Seigneur. L’ancien levain a disparu, commençons alors cette vie dans notre vécu quotidien. Depuis le mercredi des cendres, il faut vous purifier et célébrer cette fête, non pas avec le levain du mal et de la méchanceté, mais avec le levain de la pureté et de la vérité », a-t-il souligné.
Et d’ajouter que nous venons célébrer Pâques avec un cœur purifié dans nos familles respectives. Jésus est vivant, d’où il y a eu une nouvelle vie avec sa résurrection. C’est aussi à ce moment que l’Eglise a vu le jour. Il a enfin souhaité une bonne fête à tous les chrétiens du monde.
Le jour de la Miséricorde sera le dimanche prochain. L’Archevêque de Bujumbura invite les chrétiens à célébrer ce jour en commémorant Pâques.
Yvette Irambona

 

VIE CHRETIENNE> Place de l’autre


L’autre, un don, un chemin conduisant au paradis

 

Durant la période précédant la fête pascale, des retraites sont organisées sur toute l’étendue de l’Eglise catholique ; c’est un moment crucial pour tout chrétien catholique. C’est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à la Pâques, donc à la Résurrection, à la victoire du Christ sur la mort. C’est dans ce cadre que le recteur du Petit séminaire de Kanyosha, l’abbé Louis Mbazumutima, a insisté sur la place de l’autre dans la vie chrétienne, lors de la retraite de la chorale.

Paraphrasant le pape François, l’abbé Mbazumutima a dit que l’autre est un don, et un chemin qui conduit vers le Ciel. L’autre nous permet d’intensifier la vie de l’esprit grâce à la relation que nous entretenons avec lui.

Est-ce un péché d’être indifférent à mon prochain ?

Pour le recteur, tout péché prend ses racines dans les relations que nous entretenons avec nos sœurs et frères. Il a évoqué la parabole du pauvre Lazare et celle de l’enfant prodigue.
La parabole du pauvre Lazare commence avec la présentation des deux personnages principaux : le riche et le pauvre Lazare.
Ce dernier y est décrit de façon plus détaillée : il se trouve dans une situation désespérée et n’a pas la force de se relever, il gît devant la porte du riche et aurait aimé manger les miettes qui tombent de la table du riche sans y parvenir. Son corps est couvert de plaies que les chiens viennent lécher (cf. Evangile de Luc, 16, 19-21). C’est donc un tableau sombre d’un homme humilié.
La scène apparaît encore plus dramatique si l’on considère que le pauvre s’appelle Lazare : un nom chargé de promesses, qui signifie littéralement «Dieu vient en aide». Ainsi ce personnage ne reste pas anonyme mais il possède des traits bien précis : il se présente comme un individu avec son histoire personnelle. Bien qu’il soit comme invisible aux yeux du mauvais riche, il nous apparaît connu et presque familier, il devient un visage; et, comme tel, un don, une richesse inestimable, un être voulu, aimé, dont Dieu se souvient.

 

asdfgj Lazare nous apprend que l’autre est un don. La relation juste envers les personnes consiste à reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi, le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant, mais un appel à la conversion. La première invitation que nous adresse cette parabole est celle d’ouvrir la porte de notre cœur à l’autre, car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous rencontrons dans les rues. Nous devrons ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite de l’accueil, du respect et de l’amour.
Le message du pape François au début du carême nous rappelle que la Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible. Mais pour pouvoir le faire, il est nécessaire de prendre au sérieux également ce que nous révèle l’Évangile au sujet de l’homme riche.

 

 

 

Le mauvais usage de l’argent peut rendre aveugle

La parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare met en évidence les contradictions entre les deux personnages. Le mauvais riche, contrairement au pauvre Lazare, ne possède pas de nom, il est seulement qualifié de « riche ». Son opulence se manifeste dans son habillement qui est exagérément luxueux. La pourpre en effet était très précieuse, plus que l’argent ou l’or, c’est pourquoi elle était réservée aux divinités (cf. Jr 10,9) et aux rois (cf. Jg 8,26). La toile de lin fin contribuait à donner à l’allure un caractère quasi sacré. Bref la richesse de cet homme est d’autant plus excessive qu’elle est exhibée tous les jours, de façon habituelle. On aperçoit en lui, de manière dramatique, la corruption du péché qui se manifeste en trois moments successifs: l’amour de l’argent, la vanité et l’orgueil.
La parabole nous montre ensuite que la cupidité rend le riche vaniteux. Sa personnalité se réalise dans les apparences, dans le fait de montrer aux autres ce qu’il peut se permettre. Mais l’apparence masque le vide intérieur. Sa vie reste prisonnière de l’extériorité, de la dimension la plus superficielle et éphémère de l’existence.
Le niveau le plus bas de cette déchéance morale est l’orgueil. L’homme riche s’habille comme un roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant d’être simplement un mortel. Pour l’homme corrompu par l’amour des richesses, il n’existe que le propre moi et c’est la raison pour laquelle les personnes qui l’entourent ne sont pas l’objet de son regard. Le fruit de l’attachement à l’argent est donc une sorte de cécité : le riche ne voit pas le pauvre qui est affamé, couvert de plaies et prostré dans son humiliation.
En regardant ce personnage, on comprend pourquoi l’Évangile est aussi ferme dans sa condamnation de l’amour de l’argent : «Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent» (Mt 6,24).

Face au mal de l’autre, être miséricordieux

azqsde Le Fils prodigue est l'une des paraboles de Jésus, également appelée parabole du Fils perdu, ou de l'Enfant prodigue ; on lui préfère quelquefois le titre de Père miséricordieux, Fils retrouvé, ou parabole du Père et des deux fils... Cette parabole est l'image du retour de la brebis égarée, et aussi de la repentance.
La parabole met en scène trois personnages : le père ; le fils aîné, qui suit les commandements de son père ; et le deuxième, le fils prodigue qui, lassé, part à la découverte du monde.
Après avoir dilapidé sa fortune, il se retrouve sous le joug d'un autre maître, plus dur, qu'il finit par abandonner pour retourner vers son père riche et doux. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et s’approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit : ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. L’abbé Mbazumutima attire l’attention des fidèles sur le comportement du fils aîné qui n’a jamais désobéi à son père, mais qui est attristé par le retour de son petit frère. Il nous arrive également de nous rendre à la messe chaque matin, mais de ne pas reconnaître la valeur de notre prochain. On oublie que la recherche de notre bonheur passe par celle de l’autre.

Le bonheur de l’autre nous est bénéfique

Pour le pasteur Flory Kazingufu, représentant légal du Réseau des églises missionnaires du Christ, il ne devrait pas y avoir de barrières sociologiques entre les humains qui sont tous créés à l’image de Dieu. Pour lui, l’autre est l’incarnation de Dieu. L’inconnu ne lui fait pas peur, c’est une opportunité de se découvrir et de découvrir de nouveaux horizons. L’autre le comble de joie. C’est un instrument que Dieu utilise pour sa promotion et sa perfection face aux défis de la vie.
Aimer le prochain (1Jean 4 :7) et prier pour ses ennemis (Mt 5 :44), dimension ontologique super et supra naturelle de l'autre dans la vie. Cela se démontre dans nos relations de chaque jour. On ne peut pas prétendre aimer Dieu, prier ou servir Dieu sans faire autant à autrui que nous rencontrons au sortir de notre maison chaque jour.

Yolande Nintunze
Département de la Documentation

 

 

 

 

 
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