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Sénat> Evaluation des droits de l’Homme

Etat des lieux de la situation après avril 2015

 

Le Sénat a réalisé une évaluation de l’état des lieux de la situation des droits de l’Homme en république du Burundi après l’insurrection déclenchée le 26 avril 2015. Cette insurrection a malheureusement emporté des vies humaines, des biens de l’Etat et des citoyens ont été  détruits. Il existe aussi des personnes qui sont disparues, d’autres enlevées.  

 

Dans son évaluation, le Sénat du Burundi déplore les pertes qui ont été enregistrées suite à l’insurrection qui a été déclenchée le 26 avril 2015. Il dit que face à toutes les formes de violation des droits de l’Homme identifiées depuis cette date, le gouvernement du Burundi a pris des mesures concrètes pour améliorer la situation des droits de l’Homme au Burundi.  

Performances réalisées

Selon ce travail, le Sénat dit que le gouvernement a réalisé des performances dans l’amélioration de la situation des droits de l’Homme au Burundi. Bien qu’il y ait encore des défis à affronter, la situation des droits de l’Homme s’est progressivement améliorée après le mouvement insurrectionnel et le coup d’Etat déjoué du 13 mai 2015.  Cette évolution positive est matérialisée notamment par les indicateurs comme les performances réalisées dans la lutte contre l’impunité des crimes contre l’Humanité, des crimes de guerre et des crimes de génocide qui sont imprescriptibles. Depuis 2009, le Burundi s’est doté d’un cadre légal interne permettant à ses propres juridictions de réprimer les crimes contre l’Humanité, les crimes de guerre et les crimes de génocide. A ce moment, le Sénat dit que neuf cas de crime contre l’Humanité sont pendants devant les différentes juridictions tandis que les enquêtes se poursuivent pour six autres cas. Dans cette même logique, 21 magistrats ont été révoqués, 9 sont détenus et 19 sont suspendus pour corruption ou jugements iniques, 38 policiers ont été révoqués de leurs fonctions, 59 sont incarcérés et sont poursuivis pour manquements graves. 

Des cas relatifs aux disparitions forcées et enlèvements

Le Sénat dit que des performances ont été réalisées dans le traitement des cas relatifs aux disparitions forcées et enlèvements. La plupart des cas de violation des droits de l’Homme identifiés depuis le 26 avril 2015 ont été traités par les juridictions burundaises. D’autres sont toujours en cours de traitement du fait de leur complexité. Il s’agit notamment des cas de l’assassinat de Zedi Feruzi, président du parti UPD Zigamibanga, l’assassinat du député Hafsa Mossi, l’assassinat du Général Adolphe Nshimirimana, celui de général Athanase Kararuza, celui d’Emmanuel Niyonkuru, celui du colonel Jean Bikomagu, la tentative d’assassinat du chef d’Etat-major Prime Niyongabo, la tentative d’assassinat de Jean Claude Nshimirimana, la torture de Pie Sinzinkayo, la disparition de Jean Bigirimana, la torture d’Alexis Turikukiye, la tentative d’assassinat contre Pierre Claver Mbonimpa, l’assassinat de Willy Fleury Nzitonda, l’enlèvement de l’APC1 Thierry Nkurunziza, celui de Marie Claudette Kwizera et le cas de vol qualifié, enlèvement  et  usurpation  de fonction de Radjabu Habonimana, Shabani Mugisha et Serges Nsanzurwimo. 

Etat des lieux du mouvement de retour des réfugiés burundais

Le Burundi se félicite du retour volontaire des réfugiés et de certains leaders politiques dans leur pays natal. Selon le Sénat, plus de 161 098 Burundais réfugiés dans les pays voisins et en Occident et certains leaders politiques ont regagné volontairement le Burundi depuis avril 2015 jusqu’aujourd’hui. Plus de 15 000 Burundais  qui se trouvent dans le camp des réfugiés de Nduta en Tanzanie et 138 vivant dans le camp de Lusenga en République démocratique du Congo se sont faits inscrire pour regagner volontairement le Burundi. Une commission tripartite s’est réunie le 29 août 2017 en Tanzanie pour fixer les modalités de rapatriement des réfugiés des camps de Nduta, Nyarugusu et Mutenderi. 

Etat des lieux de la liberté politique et celle d’expression

Le Sénat remarque que les partis politiques tiennent librement les réunions de leurs membres à l’exception du parti Mouvement pour la solidarité et la démocratie qui a été suspendu pendant six mois. Il trouve aussi que 20 radios publiques et indépendantes, 4 communautaires et 7 radiotélévisions émettent sur le territoire du Burundi. Vingt-quatre journaux périodiques publiques et indépendants,  17 sites Internet et 12 associations et organes de presse sont opérationnels. Il signale que deux radios, la Radio publique africaine et Bonesha FM, et la Radiotélévision Renaissance ont été suspendues pour des raisons d’enquête judiciaire. Il existe plusieurs autres performances qui ont été identifiées par le Sénat dans ce travail d’évaluation. 
Realisé par Alfred Nimbona

 

Police nationale>Exercices de formation sur terrain

Les policiers doivent savoir gérer les actes terroristes

 

DSC 1386Le mardi 5 septembre 2017, la Police nationale du Burundi a organisé des exercices de formation terrain sur la gestion des actes terroristes. De tels exercices seront organisés chaque année et avant la fin de cette année, d’autres exercices mixtes et élargis seront organisés. 

 

Après ces exercices, le chef-adjoint du Bureau chargé du renseignement  et directeur de l’exercice, OPC 1  Jean de Dieu Niyongabo, a fait savoir à la presse que l’exercice a été organisé dans le cadre de la demande d’une organisation régionale qui regroupe les chefs des commandants des corps de police des treize pays qui composent l’Afrique orientale. Celle-ci exige que chaque année, tout pays membre organise ce type d’exercices. Pour lui, l’objectif est de lutter contre le terrorisme et les actes terroristes par des techniques modernes. « Comme il s’agissait du premier exercice, celui-ci n’a concerné que les seuls policiers. Mais puisque l’activité ne concerne pas la police seulement, dans les exercices qui seront organisés ultérieurement et avant la fin de cette année, nous incorporeront des civiles, des administratifs et des ministères techniques divers» a-t-il souligné.  

Lutter contre le terrorisme, un travail de synergie

M. Niyongabo a ajouté que la lutte contre le terrorisme est le travail de synergie. « Le travail de lutte contre les actes terroristes est un travail de synergie qui demande une force et une technique adéquates. Pour bien lutter contre le terrorisme, il faut se baser sur quatre piliers qui sont la prévention, la répression, la protection des infrastructures sensibles et savoir gérer l’attaque. C’est pourquoi il faut des gens formés en techniques y relatives, d’où les militaires, les services de renseignement et des civils », a-t-il fait entendre.Il n’a pas manqué de dire que le terrorisme est un acte qui hante le monde entier d’où le Burundi doit se préparer à temps car il ne sait quand l’attaque du terroriste surviendra. La population burundaise doit pour cela se sentir concernée par la lutte contre le terrorisme. C’est elle qui doit renseigner et informer les organes habiletés.Comme c’est pour la première fois ces exercices ont été organisés par la police œuvrant dans la municipalité de Bujumbura. Le souhait et de les organiser au niveau régional.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 

MDPHASG>Atelier de réflexion

Sur l’accès des personnes vivant avec handicap aux divers services socio- économiques

 

DSC08702Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, en collaboration avec l’Union des personnes handicapées  du Burundi (UPHB), a organisé le mardi 5 septembre 2017, un atelier de réflexion portant sur l’amélioration de l’accès à l’insertion socio- professionnelle des personnes handicapées au Burundi. 

 

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire permanent  du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Félix Ngendabanyikwa, a fait savoir que l’épanouissement de la personne handicapée par des actions diverses comme la formation professionnelle, l’insertion socio-professionnelle et autres appuis matériels, est un élément faisant partie de la politique sectorielle du ministère. L’accès des personnes handicapées aux divers services sociaux et économiques est au cœur des préoccupations du gouvernement et du ministère pour favoriser leur inclusion économique et sociale. Il a précisé que c’est également une occasion de plus pour parler entre autres de la problématique de l’accès de cette catégorie de personnes aux droits reconnus par la Convention des Nations- Unies relative aux droits des personnes handicapées.Félix Ngendabanyikwa a ajouté que c’était une occasion d’échanger sur certains points, notamment les objectifs pour le développement durable, les perspectives en matière d’accès à l’emploi pour les personnes handicapées ainsi que d’autres visant l’amélioration d’accès aux sources de revenus comme tout citoyen burundais. Il en été aussi le cas de certains points sur l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim, l’accès à la santé, l’accès à une éducation de qualité, l’égalité entre les sexes, l’accès à des emplois décents, l’innovation et les infrastructures. 

Une bonne colllaboration entre le gouvernement et l’UPHB

La représentante légale de l’UPHB, Adelaide Nigina, a remercié très vivement la collaboration qui existe entre son association et le gouvernement du Burundi plus particulièrement le ministère ayant l’action sociale dans ses attributions. Elle a dit aux représentants des institutions intervenant en faveur des personnes vivant avec handicap  que l’insertion socio-économique des jeunes handicapés reste un défi majeur. Elle a précisé que depuis février 2013, l’Union des personnes handicapées du Burundi , à travers le projet : « Centre d’encadrement socio- professionnel des jeunes handicapés apporte sa contribution dans le relèvement de ce défi.   

Evelyne Habonimana

 

ZONE KAMENGE> Réunion de sécurité tenue par les élus collinaires du quartier Kavumu

Les habitants de Kavumu sont invités à veiller à la sauvegarde de la paix et la sécurité

 

IMG 152155Les habitants du quartier Kavumu de la zone Kamenge, en commune Ntahangwa sont appelés à veiller à la paix et la sécurité, et à s’atteler aux travaux de développement. C’était lors d’une réunion de sécurité tenue par les élus collinaires dudit quartier le dimanche 3 septembre 2017.

 

Le chef de quartier Kavumu, Bonaventure Nkeshimana a rappelé que la paix et la sécurité règnent dans le quartier. Mais que le vol reste un des éléments dégradant la sérénité qui a longtemps caractérisé le quartier. Selon M.Nkeshimana, la plupart des cas, les voleurs sont des visiteurs accueillis et logés illégalement par certains habitants du quartier Kavumu.  Il a alors invité la population à faire attention. « Si vous accueillez un visiteur, souvenez-vous de le faire enregistrer dans les registres tenus par les chefs de cellule. Car le visiteur qui avait une mauvaise intention se ressaisira une fois constaté qu’il est connu des autorités locales et que des données sur lui sont enregistrées », a-t-il conseillé. Il a ajouté que dans le but de renforcer la sécurité dans le quartier, un comité mixte des étudiants habitant le quartier Kavumu a été mis en place. Cela parce que ceux-ci sont parmi les nombreuses personnes qui circulent le plus la nuit, surtout en rentrant de l’école. Leur comité doit travailler en étroite collaboration avec les autres comités mixtes qui existaient pour l’intérêt commun du quartier Kavumu. 

Les jeunes filles-mères sont invitées à faire enregistrer leurs enfants à l’état-civil

Côté social, Lucie Mihasha  du centre Bahonawe de Kamenge a fait savoir que le projet Baho de ce centre se joint au programme du gouvernement pour l’enregistrement dans les registres d’état-civil de tous les enfants non enregistrés et surtout ceux qui naissent des jeunes filles non mariées. Pour elle, ne pas faire enregistrer ces enfants c’est les priver de leurs droits fondamentaux comme celui de la nationalité, celui de la gratuité des soins de santé pour les moins de cinq ans ainsi que le droit de vote pour ceux en âge de voter, etc. Mme Mihasha a promis que le centre Bahonawe est prêt à leur prêter main forte, via son projet Baho,  pour que ces enfants soient réhabilités dans leurs droits.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 
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