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Présidence de la République> Conseil des ministres de deux jours (du 25 au 26 janvier 2017)

Le projet d’ordonnance conjointe portant réglementation de l’emploi des étrangers et des citoyens de la CEA au Burundi, un des points à l’ordre du jour

 

DSC00720Sous la présidence du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, le Conseil des ministres s’est réuni, le mercredi 25 janvier 2017. Les membres du gouvernement se sont penchés sur différents points qui figuraient à l’ordre du jour, dont le projet de décret portant révision du décret n° 100/306 du 21 novembre 2012 portant création, missions, organisation et fonctionnement du Forum national des femmes.

 

D’après le document obtenu auprès du secrétariat général du gouvernement, le Conseil des ministres a étudié et analysé plusieurs points dont le plan d’action annuel du gouvernement, exercice 2017, présenté par les services de la présidence de la République ; le projet d’ordonnance ministérielle portant révision de l’ordonnance n° 720/597 du 17 avril 2015 portant mise en application du Code de l’aviation civile du Burundi en matière d’organismes de maintenance agréés et le projet d’ordonnance ministérielle portant révision de l’ordonnance n° 720/1952 du 10 décembre 2014 portant mise en application du Code de l’aviation civile du Burundi en matière d’instruments et équipements de bord d’aéronefs ; qui ont été présentés par le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement.
Ils se sont également penchés sur le projet d’ordonnance ministérielle portant modalités de suspension et de retrait du permis de conduire, présenté par le ministre de la Sécurité publique; le projet d’ordonnance portant mise en place d’un Comité technique national de contrôle et d’exécution des projets communaux, présenté par la ministre du Développement communal ; le projet d’ordonnance conjointe portant réglementation de l’emploi des étrangers et des citoyens des Etats membres de la Communauté est-africaine au Burundi, présenté par le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi ainsi que sur la note sur les plafonds d’engagement des dépenses du premier trimestre 2017, présenté par le ministre des Finances, du budget et de la privatisation.
Selon toujours le document du secrétariat général du gouvernement, les membres du gouvernement ont également analysé le projet de décret portant révision du décret n° 100/306 du 21 novembre 2012 portant création, missions, organisation et fonctionnement du Forum national des femmes, présenté par le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre.
Astère Nduwamungu

 

 

JEUNESSE> Les travaux Cash for work

Les jeunes ont franchi un pas satisfaisant

 

Les travaux Cash for work qui sont ménés dans la zone Kamenge sous la supervision du Centre d’encadrement des anciens combattants du Burundi (Cedac) touche à leur fin. Les jeunes voudraient que le projet continue parce qu’il les occupe beaucoup.

 

Les jeunes de la zone Kamenge sont satisfaits du pas déjà franchi grâce aux travaux Cash for work. Cela est ressorti de l’entretien que certains des jeunes ont accordé au quotidien burundais d’informations, le Renouveau le mercredi 18 janvier 2017. Les travaux de ce mercredi se sont déroulés sur la 14è avenue du quartier Mirango II sur la route dénommée 14è avenue C. Cette route était totalement impraticable parce que ceux qui ont des voitures les laissaient à l’avenue communément appelée « Ku bafaransa » mais pour le moment ils saluent le travail effectué par ces jeunes et remercie les organisateurs de ces travaux.
Selon Claire Cishahayo, l’une des jeunes qui habite en zone Kamenge, ces travaux sont venus au moment opportun. « A part que ces travaux nous ont rassemblés dans nos différences ethniques, religieuses, genres, etc, ils nous permis de nous connaître et cela nous a aidés à nous parler sur les projets de développement durable plutôt que nous entretuer alors que nous sommes des frères et sœurs. Nous obtenons aussi une somme qui nous permet de ne pas continuer à tendre la main à nos parents sur toute chose », a dit M. Cishahayo. Elle a aussi fait savoir que leurs parents sont heureux de voir leurs enfants occupés par les travaux qui leur procurent de l’argent.

Que le projet ne soit pas suspendu

Pour Innocent Nahimana, ces travaux accélèrent le développement de leur zone en particulier et du pays en général. Il a ajouté que la somme qu’on retient à la source va les aider beaucoup dans les projets d’auto- développement. Les jeunes eux-mêmes attestent qu’ils serviront d’exemples aux autres jeunes qui ont dans leurs têtes un esprit de destruction ou de discrimination. M. Nahimana demande aux organisateurs de ce projet de ne pas les suspendre parce qu’il leur est très utile. Il leur demande aussi de créer un cadre de rencontre des jeunes de la zone Kamenge avec ceux des autres zones pour renforcer la paix et la sécurité.

OLIVIER NISHIRIMBERE (Stagiaire)

 

VISITE> « Ntiwihebure », une association des veuves de la zone Kamenge

Elles ont besoin d’aides pour nourrir leurs poules

 

Le Quotidien burundais d’information, Le Renouveau a visité le vendredi 20/01/2017, dans le quartier Mirango II, 11è av N° 6, l’association Ntiwihebure des veuves de la zone Kamenge. Celles-ci élèvent des poules mais manquent de budget pour les entretenir. Elles demandent une aide de la part de qui le peut.

 

Au moment où certaines femmes sombrent dans la mandicité quand elles perdent leurs maris, ce n’est pas le cas pour certaines veuves de la zone Kamenge. Ces dernières, sous l’égide de Manirakiza Ernest, lauréat de l’Université Espoir d’Afrique, ont pu surmonter les difficultés pouvant les amener à tomber dans la mendicité. Elles se sont regroupées dans une association « Ntiwihebure », dans laquelle elles se soutiennent mutuellement et se donnent des avis dans leur situation de veuves.
« Après mes études supérieures en Sciences sociales et développement communautaire à l’Université Espoir d’Afrique, j’ai proposé un projet d’élevage de poules aux bailleurs en partenariat avec l’Université Espoir d’Afrique. Le projet a eu la chance d’être sélectionné parmi les trois premiers à recevoir un financement de 1 500 dollars. J’ai alors rassemblé les veuves et les autres femmes indigentes pour créer l’association », a expliqué Ernest Manirakiza.
Avec ce sponsor, l’association « Ntiwihebure » a mis en œuvre le projet d’élevage de poules. Elles ont acheté 120 poussins d’un jour, d’une catégorie réputée de poules pondeuses, en Ouganda. C’était en avril 2016. Plus jeunes encore, il fallait avoir un vétérinaire pour suivre quotidiennement leur santé. Six mois plus tard, les poules commençaient à peine à pondre que le budget s’est épuisé. « Nous avons essayé de toquer à droite et à gauche mais en vain. Nous n’avons pas eu d’aide et vingt poules sont déjà mortes à cause de la faim», ont ajouté ces veuves. Cela a été un grand problème car les poules, affamées, ont arrêté de pondre.

L’association a besoin d’être appuiyée

Les membres de l’association « Ntiwihebure » affirment que l’association connaît des difficultés, surtout financiers. « Quand on a élaboré le projet, un kilogramme de tourteau coûtait 700 FBu mais aujourd’hui il s’achète à 1 200FBu », s’est exprimé un des membres. Il devient alors difficile à ces veuves de pourvoir à l’entretien de ces volailles. Ces cent poules consomment 12kg de tourteau chaque jour, pour un montant total de 446 400FBu par mois. Ainsi, ne pouvant pas trouver cette somme, ces veuves se résolvent à nourrir ces poules, non avec le tourteau mais avec des feuilles des choux et des restes des aliments.
Un autre problème est celui de location du poulailler. Elles disent qu’elles ont déjà consommé leur avance de trois mois et que le propriétaire menace de les chasser.
L’association lance un appel vibrant à quiconque le peut, de bien vouloir considérer leur bonne initiative et leur venir en aide pour la nourriture des poules pour deux mois et 50 000FBu pour le loyer d’un mois. « Au cas où nous aurions une aide et que nos poules reprenaient à pondre, nous n’aurons plus de problèmes », affirment-elles. L’association vit des maigres cotisations des membres à raison de 1 000FBu par mois.

Nous voudrions faire un pas en avant !
Lorsque la conjoncture sera bonne, elles espèrent porter le nombre de têtes à 500, se doter d’une machine couveuse pour que les éleveurs n’aillent plus en Ouganda pour chercher cette qualité de poules, assister et encadrer d’autres veuves par la multiplication des agences de l’association Ntiwihebure, mais aussi payer la scolarisation pour les orphelins.
JEAN BOSCO NKUNZIMANA(Stagiaire)

 

SOCIETE> Les réseaux sociaux

Des effets néfastes sont au rendez-vous

 

Les jeunes d’aujourd’hui sont ceux qu’on appelle les enfant de l’internet, ils maîtrisent quasiment tout sur internet et sont toujours « online » sur les réseaux sociaux qui se multiplient d’année en année (Facebook,Whatsapp, Instagram, …). En effet, à travers les réseaux sociaux, les jeunes sont connectés avec le monde entier, se communiquent facilement entre amis, se divertissent et échangent des informations.

 

Néanmoins, les parents se plaignent que les conséquences commencent à s’observer
« Les jeunes d’aujourd’hui préfèrent passer leur temps sur les réseaux sociaux plutôt qu’à étudier », indique un parent.
Pour la plupart, les réseaux sociaux occupent tout leur temps, ils peuvent s’y connecter à longueur de journées voire 24h/24h, ce qui les rend souvent moins bons à l’école.
Mais, un problème inquiétant avec les réseaux sociaux est la cyber intimidation. C’est à ce moment que les utilisateurs disent des choses méchantes et blessantes sur d’autres utilisateurs. Il peut avoir de graves conséquences. Belyse Akeza, dit connaître des cas où les montages sur whatsapp ont entraîné des divorces. « On peut même se suicider, car, dit-il, des montages peuvent aller à la déshumanisation de la personne », affirme Mlle Akeza : «Le problème qui se pose est qu’on ne peut plus contrôler nos enfants. La seule chose qu’on peut faire c’est de discuter avec eux et les sensibiliser sur les influences des réseaux sociaux», nous dira-t-il.
Belyse Ntahomvukiye, une jeune fille de 19 ans a indiqué que les réseaux sociaux ont une grande importance pour elle : « Ça m’est facile de communiquer avec les amis du pays ou de l’étranger, aussi j’accède plus facilement aux informations tant nationales qu’internationales».
Quant à Guilain Gakunzi un autre jeune rencontré au «ligala» avec ses amis, il a fait savoir que l’avantage des réseaux sociaux, c’est qu’ils sont un moyen gratuit et facile de communiquer avec les autres. On peut communiquer avec des amis ou des membres de la famille de partout dans le monde presque tout de suite. En outre, les réseaux sociaux, comme Facebook et whatsapp, sont un bon moyen de rester en contact avec les amis anciens et nouveaux. On peut partager les idées, les photos, les vidéos, etc. « Je suis vraiment connecté avec le monde», dira–t-il.
Un problème inquiétant avec les réseaux sociaux est la cyber intimidation. C’est à ce moment que les utilisateurs disent des choses méchantes et blessantes sur d’autres utilisateurs. Il peut avoir de graves conséquences. Il dit connaître des cas où les montages sur Whatsapp ont entraîné des divorces. « On peut même se suicider, dit-il, car des montages peuvent aller à la déshumanisation de la personne », affirme M. Gakunzi.
Malgré cela, il faudrait souligner que les réseaux sociaux ne devraient pas être des menaces pour les jeunes si ces derniers en faisaient bon usage.
Liliane Butoyi(stagiaire)

 
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