Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MDNAC>Point de presse du mercredi 8 février 2017

Les recrutements ont été faits en toute transparence

 

DSC00889Le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants a tenu un point de presse le mercredi 8 février 2017. Le porte-parole dudit ministère, le colonel Gaspard Baratuza, a fait savoir que le processus de recrutement édition 2016-2017 a été fait en toute transparence et équité. Conformément à la loi les quotas ethniques à savoir 60 % de Hutu et 40 % de Tutsi ont été respectés et il y a eu 23 cooptations pour les Batwa.

 

Le colonel Baratuza indique, dans un communiqué du ministère, que sur 1 379 candidats officiers, 1 339 ont passé le test de mathématiques, français, anglais et éducation physique. Ainsi, 109 candidats officiers ont été retenus dont 8 filles. Sur 4 643 inscrits au rôle de sous-officiers, 4 154 ont passé le test pour qu’enfin on retienne 366 dont 21 filles. Quant aux militaires de rang, sur 8 054 inscrits, 1 100 ont été retenus. Donc 60 candidats militaires de rang par province et 23 Batwa cooptés.
Le porte-parole du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants signale que ces candidats officiers retenus ont déjà commencé leur formation. Actuellement, les listes des militaires de rang sont sur tous les chefs-lieux des provinces depuis le 31 janvier 2017. Dès le vendredi 10 février 2017, des véhicules les prendront pour les ammener dans les centres d’instruction(CI) comme suit, CI Bururi pour ceux de Cankuzo, Ruyigi, Gitega, Bujumbura, Bujumbura mairie et Mwaro. Pour le CI Makamba, ceux de Kirundo, Muyinga, Karusi, Ngozi, Kayanza et Muramvya. Pour le CI Mwaro, les militaires de rang de Makamba, Rutana, Bururi, Rumonge, Cibitoke et Bubanza.

Les équilibres ethniques ont été respectés

Les journalistes ont voulu savoir si les équilibres ethniques sont respectés. Colonel Baratuza indique que la Constitution, dans son article 258 recommande qu’on veille à ce que les Hutu soient à 50% et les Tutsi à 50%. Les recrutements de cette édition ont tenus compte de cela. C’est pour cela que pour pallier cet équilibre ethnique, on a retenu 60% Hutu contre 40% Tutsi. Mais, selon notre interlocuteur, on ne peut pas dire qu’un jour cet équilibre sera complet, car on ne peut pas prévoir les incidents de parcours dans cette carrière. Toutefois, il rassure que ce processus s’est passé dans la transparence et l’équité à l’aide des administratifs.
Blandine Niyongere

 

BANDITISME> Sept ménages victimes de vol à Gatumba

Ils ont été dépouillés de leurs biens

 

DSC00849Les malfaiteurs ont emporté de l’argent, des habits ainsi que des articles qui se trouvaient dans les boutiques. Cinq personnes dont deux élèves sont portés disparues. Elles ont été ciblées pour transporter les biens volés.

 

Sept familles ont été victimes de vol à main armée dans la zone Gatumba située dans la commune Mutimbuzi en province de Bujumbura. Les voleurs se sont emparés de l’argent, des habits, de la farine de manioc, des poulets, du sel, de l’huile de palme ainsi que d’autres articles trouvés dans les boutiques. Cela est ressorti des entretiens que le quotidien « Le Renouveau » a eus, le lundi 6 février 2017, avec certaines victimes de ce forfait.
Selon Michel Ntamakuriro, une vingtaine de bandits armés de fusils ont assiégé sa parcelle. Ils se sont adressés à son épouse feignant d’être à la recherche des malfaiteurs. Les bandits ont intimé à toutes les personnes qui étaient à l’extérieur de se coucher à plat vendre. Ils ont exigé à l’épouse de Michel Ntamakuriro d’entrer dans la maison pour dire à ce dernier qu’ils avaient besoin de lui. Pendant ce temps, M. Ntamakuriro a alors été forcé d’ouvrir sa boutique. Ils se sont emparés des articles les plus importants ainsi que d’autres biens de valeur.
Ils ont demandé à Michel Ntamakuriro de les aider à transporter les biens volés. Ils se sont dirigés vers un autre ménage voisin où ils ont trouvé une femme en train de préparer la pâte de manioc. Elle a été forcée de céder pour qu’ils le fassent eux-mêmes. Ils ont préparé la nourriture avant de se mettre à manger. C’est après qu’ils se sont accaparés des poulets. Michel Ntamakuriro n’aura été libre qu’au moment où ils avaient eu un groupe de jeunes pour transporter le butin.
D’après Suavis Ndikumana, les malfaiteurs ont fait irruption dans un autre ménage pour exiger de l’argent au chef de famille. Celui-ci a été obligé de montrer la cachette où ils ont découvert 80 mille francs burundais. Son fils a été forcé de montrer d’autres boutiques.
Il a fini par accepter d’aller avec eux, après avoir résisté pendant un moment. C’est alors que ces boutiques ont été dévalisées. Ils n’ont pas manqué de défoncer les portes d’autres ménages pour emporter beaucoup d’articles.
Modeste Mutomuto a fait remarquer que les voleurs lui’ont exigé de cesser de nourrir ses porcs pour se mettre à leur merci. Elle et son époux ont donné non seulement de l’argent, mais également des habits et des poulets.
Pendant qu’ils voulaient opérer dans un autre ménage, les forces de sécurité sont intervenues, après qu’elles ont été alertées par la première victime de vol. Les malfaiteurs se sont résolus à fuir. Les forces de sécurité les ont poursuivis. Il y a eu même échange de tirs.
Un malfaiteur qui s’était caché dans un buisson a été appréhendé le matin par les forces de l’ordre et de sécurité au moment où il demandait d’être secouru par une femme. Celle-ci était de passage tout près de l’endroit où se trouvait le malfaiteur qui n’a pas pu joindre les autres d’autant plus qu’il était déjà blessé lors de l’échanges de tirs. Elle est plutôt allée vite aviser les militaires.
Masta Shabani

 

DGPPB> Echange des vœux

Il a été demandé aux employés des PPB de redoubler d’efforts pour augmenter le rendement

 

ppb1Les employés de la Direction générale des Publications de presse burundaise (DGPPB) ont procédé à l’échange des vœux, le vendredi 03 février 2017 à Bujumbura. Mais bien avant cette activité, le Directeur général avait organisé une assemblée générale à l’intention de tout le personnel des PPB pour analyser les réalisations de l’année écoulée. Le rendement a été satisfaisant. Les employés ont été demandés de doubler d’efforts pour augmenter encore une fois le rendement.

 

Sous l’égide du Directeur général des Publications de presse burundaise, les employés de cette direction ont procédé à l’échange des vœux. Dans une ambiance agréable, les employés partageaient les boissons et les mets copieux.
Dans son discours de circonstance, le Directeur général des Publications de presse burundaise, Louis Kamwenubusa, a remercié beaucoup tous les employés pour les bonnes relations sociales qui les caractérisent et les a invités à continuer sur la même lancée. « Cette fête marque le début de l’année 2017 raison pour laquelle chacun est invité à doubler d’efforts dans le but d’augmenter le rendement », a-t-il dit. Il a souhaité les meilleurs vœux de 2017 à tout le personnel des PPB.
En plus de cela, M.Kamwenubusa a demandé aux employés de continuer à être solidaires car là où il n’y a pas d’unité rien n’est possible. Il a fait savoir que les portes de la direction générale sont toujours ouvertes à toute personne qui a un problème quelconque afin de trouver ensemble une solution durable.
Prenant la parole, Robert Nshorirambo qui a parlé au nom des employés a vivement remercié le directeur général des PPB pour avoir pensé à organiser cette fête. Il lui a aussi remercié pour les efforts qu’il ne cesse de déployer afin de sauvegarder les intérêts des employés des PPB.
Avant l’échange des vœux, le Directeur général avait organisé une assemblée générale à l’intention de tout le personnel des Publications de presse burundaise. Le but de cette assemblée était d’analyser les réalisations de l’année 2016 écoulée. Il a félicité tous ceux qui se sont donnés corps et âme pour le bon déroulement des activités au cours de l’année dernière. M. Kamwenubusa n’a pas manqué de faire un clin d’œil à tous ceux qui ne travaillent pas comme il faut et les a exhortés de se ressaisir en changeant le comportement. Pour ce, il a demandé à tous les chefs de services d’user de leurs pouvoirs pour faire travailler ceux qui sont sous leur responsabilité.

Mettre en place des registres de présences et de ponctualité

Dans le but d’améliorer la qualité du travail, M.Kamwenubusa a indiqué que le compte twitter du journal Le Renouveau et l’hebdomadaire « Ubumwe » doit être alimenté du jour au jour dès le début de cette année 2017. Il sera de même pour le site web du quotidien d’informations Le Renouveau, a-t-il ajouté. Il a demandé à tout en chacun de travailler d’arrache-pieds afin d’augmenter le rendement.
Toujours dans la même vision d’augmentation du rendement tout en faisant travailler les employés, M.Kamwenubusa a demandé aux administratifs de mettre en place des registres de présences et de ponctualité dans lequel chaque travailleur signera du jour au jour. Ces registres seront pris en considération lors des cotations.

Martin Karabagega

 

ENTRETIEN> Sexualité précoce chez les jeunes

Le rôle des parents est primordial dans l’éducation sexuelle des enfants

 

DSC 0641De nombreux jeunes se livrent précocement à la vie sexuelle. Ils entretiennent très tôt des relations intimes avec les personnes de leur âge ou celles qui sont plus âgées. Dans bien des cas, cette situation met leur avenir en péril.

 

L’adolescence représente une délicate phase de transition entre l’enfance et l’âge adulte, où les jeunes développent leur personnalité et construisent leur identité. C’est précisément en cette période que les jeunes s’interrogent sur leur nature et leur orientation sexuelle.
En effet dans beaucoup de pays africains notamment au Burundi, la sexualité reste jusqu’à maintenant un sujet tabou. Les parents n’osent pas dialoguer avec leurs enfants sur l’éducation sexuelle. Et pourtant, ils devraient être la principale source d’éducation de leurs enfants au lieu de les laisser chercher cette connaissance ailleurs.
Il faut souligner que même dans l’enseignement, on n’a pas conçu de cours sur la sexualité alors que c’est une question qui préoccupe la société toute entière.
Comme l’indique une fille avec laquelle nous nous sommes entretenues mais qui a requis l’anonymat : « ce sont mes amis de classe qui m’ont dit ce que c’est faire les relations sexuelles et m’ont cherché un copain. J’étais en 7è, ma mère ne m’avait rien dit . Aujourd’hui, j’ai un enfant d’une année à cause de ça je n’ai pas pu continuer les études comme les autres jeunes de mon âge ».
Un autre nous a fait savoir qu’il a commencé à faire les relations sexuelles à l’âge de quatorze ans car il avait de mauvais compagnons. « Certains de mes amis ont attrapé le sida et d’autres des maladies sexuellement transmissibles, les autres ont succombé à la suite de l’avortement », a-t-il ajouté.
Pour combattre ce fléau, il faut renforcer et soutenir les programmes d’éducation sexuelle dans les écoles primaires et secondaires. Et le rôle des parents est primordial

Liliane Butoyi (stagiaire)

 
Ouvrir