Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MICRO BALADEUR>Rôle des parents dans la bonne utilisation des réseaux sociaux par les adolescents

Accompagner et surveiller l’activité des enfants

 

Même s’ils se sentent souvent moins compétents qu’eux en matière de numérique, les parents ne doivent pas laisser leurs enfants faire seuls leurs premiers pas sur les réseaux sociaux. L’activité des adolescents sur les réseaux doit-elle être une priorité pour les parents?  

 

Les parents sont souvent défaillants en matière d’éducation au numérique, parce que cet usage est nouveau dans l’histoire de l’humanité. Parce qu’ils ne l’ont pas vécu au même âge que leurs enfants, ils n’ont donc pas de repère, pas de modèle éducatif sur lequel s’appuyer. Ils sont pourtant tout à fait capables d’élever leurs enfants à l’ère numérique, tout simplement parce qu’ils ont des réflexes d’adultes, de l’expérience. Ils savent ce que signifie se protéger, partager ou non des choses intimes, ne pas violenter l’autre. L’engouement des réseaux sociaux auprès des adolescents doit être contrôlé et avisé par les parents. En effet, selon Nadine Nahimana, les réseaux sociaux sont faits pour qu’on y passe le maximum de temps. Pour elle, il faudrait expliquer aux adolescents que ce sont des machines extrêmement chronophages qui ne recueillent des informations sur eux qu’à des fins commerciales. Pascal Ndikumwami, lui, préconise d’user des « ingrédients » traditionnels d’une parentalité efficace en instaurant  un climat de dialogue et de confiance avec son enfant afin qu’il ne ressente pas l’envie ou le besoin de vous cacher ses inscriptions. Aussi, il faudrait instaurer la rigueur en définissant les règles quant à l’utilisation de ces réseaux sociaux et les maintenir dans la durée.

« Sensibiliser les enfants sur les intentions malveillantes qui peuvent exister»

Aline Kaneza pense que les parents devraient configurer avec leurs enfants leurs comptes sur les réseaux sociaux pour qu’ils ne soient pas diffusés au monde entier, mais restreints à leurs amis. Et de les éduquer sur les notions de réputation et de vie privée  afin qu’ils ne partagent pas des informations trop intimes sur eux, leur famille ou leur lieu de résidence, etc. En effet, les adolescents peuvent tomber sur des contenus qui peuvent les mettre en contact avec d’autres personnes qui vont essayer de les manipuler. Il y a également le problème de fausses informations. Enfin,  Abel Nzeyimana pense qu’il faut être soi-même utilisateur des réseaux sociaux pour pouvoir en connaître les réalités. « Comment prétendre accompagner nos enfants sur ces espaces si on ne les pratique pas soi-même? se demande-t-il. « L’idéal serait de surveiller l’activité des adolescents sur les réseaux sociaux même si, dans la pratique, c’est un peu compliqué», conclut-il.

Rodrigue Mfuranzima (Stagiaire)

 

CONSCIENTISATION> Le travail en coopérative

Tout le monde était satisfait

 

Le travail en coopérative offre des satisfactions personnelles d’un autre ordre, car le fait d’appartenir activement dans une coopérative permet aux membres de cette dernière de solidifier leur rôle social et économique. 

 

«Travailler ensemble  en créant des coopératives solides portant une vision de développement est l’un des éléments importants pour réduire le taux de chômage chez les jeunes diplômés et non diplômés». Tels étaient les mots d’ouverture d’une séance de conscientisation sur la démarche à adopter menée par le président du Bureau chargé de l’encadrement des activités des coopératives Sangwe dans la mairie de Bujumbura, M. Singirankabo Richard à l’intention des membres  des coopératives zonales de la mairie de Bujumbura. C’était le samedi 15 juin 2019 dans les zones des communes Muha et Mukaza, et le dimanche 16 juin 2019 dans les zones de la commune Ntahangwa. A cette occasion, M. Singirankabo a rappelé aux membres présents dans la salle les avantages de travailler en coopérative articulant ainsi que les coopératives, tout comme des caisses populaires,  sont des organismes communautaires qui se soucient non seulement d’assurer leur rentabilité, mais également de répondre aux besoins de leurs membres afin d’améliorer leur qualité de vie. «Les coopératives procurent divers avantages incontestables, tels que le partage des coûts ou le ristourne.  Cependant elles offrent aussi des satisfactions personnelles d’un autre ordre, car le fait d’appartenir activement à une coopérative permet aux membres de solidifier leur rôle social et économique au sein de leur collectivité et peut être plus important encore car la coopérative les unit dans une cause commune, réduit leur isolement et développe leurs habiletés et la confiance entre eux » a-t-il précisé.M. Singirankabo a distingué le rôle des coopératives par trois principaux aspects. Pour le premier aspect, M. Singirankabo a indiqué qu’il concerne les coopératives qui visent à répondre aux besoins communs de leurs membres alors que la plupart des entreprises détenues par des investisseurs ne visent qu’à maximiser les profits de leurs actionnaires. Quant au second aspect, M. Singirankabo a parlé des coopératives qui adoptent une structure de gestion différente en se focalisant sur le système d’un membre. Il a dit que ces coopératives priorisent les intérêts communs de leurs membres tout en assurant le contrôle par l’ensemble de leur membres et non pas principalement par ceux qui détiennent un plus grand nombre de parts sociales. Concernant le troisième aspect, il précise qu’il s’agit des coopératives qui répartissent différemment leurs profits entre leurs membres propriétaires selon l’utilité qu’ils font de la coopérative et non pas selon le nombre de parts sociales qu’ils détiennent.

Démarrer et agrandir le projet de coopérative

M. Singirankabo a signalé qu’avant de démarrer un projet de coopérative, il faut s’assurer que c’est un projet stimulant et en même temps être au courant qu’il doit y avoir des défis et que pour les nouveaux membres d’une coopérative, il y aura beaucoup à apprendre, de nombreuses décisions à prendre  et beaucoup à faire.  Il a ajouté que toutes les coopératives doivent se développer et grandir afin de rester économiquement fiables, de s’adapter au changement des marchés et d’être prêtes à bénéficier des avantages da la formule coopérative. M. Singirankabo a enfin encouragé les membres des coopératives Sangwe sur les projets déjà réalisés, affirmant ainsi qu’il n’y a aucun inconvénient de travailler en coopérative mais qu’il aura simplement certains défis que les membres peuvent même résoudre. 

Fiacre NIMBONA (stagiaire)

 

ZONE BUTERERE> Célébration de la Journée de l’enfant africain

«L’action humanitaire : les droits de l’enfant avant tout»

 

DSC03611La Journée de l’enfant africain a été célébrée le mardi 18 juin 2019 dans la zone Buterere en commune Ntahangwa sous le thème «L’action humanitaire : les droits de l’enfant avant tout».  

 

Les chants, les sketchs et poèmes des enfants qui ont marqué la célébration de la journée de l’enfant africain sont revenus sur les droits des enfants. Le droit à la scolarité, le droit à la famille, le droit aux soins de santé, etc. Le représentant du Forum national des enfants, Alain Boris Ntirandekura a remercié le gouvernement du Burundi pour les efforts démontrés en matière de promotion et de protection des droits des enfants. Il a invité tous les partenaires à s’impliquer davantage dans la protection des enfants et surtout les enfants vulnérables. Il a conseillé tous les enfants de participer activement à leur développement notamment à travers la scolarisation qui est la base du développement durable.

Une occasion de faire une analyse rétrospective    

Le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi a indiqué que c’est la journée où nous commémorons les enfants de Soweto qui ont été massacrés alors qu’ils réclamaient d’apprendre dans une langue qu’ils comprennent.  Il a souligné que le fait de célébrer cette journée dans la zone Buterere n’est pas un hasard. Selon lui, on pourra se baser sur la solution aux problèmes des enfants de cette localité pour résoudre les problèmes des enfants au niveau national. Le ministre Nivyabandi a précisé que cette journée donne l’occasion pour les différents acteurs en faveur des enfants de faire une rétrospection. A ce sujet, il a précisé que le gouvernement du Burundi, en ce qui concerne la mise en application et la promotion des droits des enfants, a initié plusieurs politiques. Il a notamment cité la gratuité des soins de santé et de la scolarité depuis 14 ans et la réintégration des enfants en situation de rue dans les familles qui a déjà touché 3 500 enfants et 1 400 adultes mendiants. Il a expliqué que la réintégration a été une réussite à 95% et qu’elle a permis de constater que quand l’enfant bénéficie de l’attention, son intégration même à école peut être effective. 
 

Nous devons nous mobiliser davantage

Il a lancé un appel aux différentes associations à faire de ce programme le leur. Il a découragé tout acte pouvant encourager la mendicité et de souligner que toute personne qui exploite une personne en situation de handicap sera appréhendé comme un trafiquant d’être humain. Il a promis que quelques lois seront révisées pour que le respect des droits de l’enfant soit effectif. Le représentant de l’Unicef au Burundi, faisant une analyse rétrospective, a indiqué qu’il reste des enfants dans la rue. « Nous devons nous mobiliser davantage pour nous assurer qu’ils reçoivent les soins, l’attention et l’amour auxquels ils ont droit de la part de nous tous, à savoir les parents, les familles, les autorités et les partenaires», a-t-il dit. Il a renouvelé l’engagement de l’Unicef et d’autres partenaires humanitaires et du système des Nations unies à soutenir le gouvernement du Burundi pour la mise en œuvre de la Politique nationale de promotion et de protection des droits des enfants au Burundi.Dans le cadre de la célébration de cette journée, les ministres en charge des droits de l’Homme et de l'éducation en compagnie de différentes personnalités ont visité deux familles d'accueil des ex enfants en situation de rue dans la localité de Kiyange II.  Ils ont apporté à ces familles un don en vivres, des pagnes, du matériel scolaire, des savons et des serviettes hygiéniques. Ces cérémonies ont été clôturées par la remise des dons en vivres et non vivres aux familles vulnérables de Buterere.   

Grâce-Divine Gahimbare

 

LE SOCIAL AU QUOTIDIEN> Les moments douloureux

Ils semblent être un facteur de cohésion sociale

 

Toute société  a des moments de loisirs mais aussi ceux liés à la peine. Mais c’est surtout pendant les moments douloureux que l’on voit beaucoup de gens se mobiliser jusqu’à se demander s’ils ne seraient pas un facteur de cohésion sociale. Pour connaître ce que pensent les autres personnes, le quotidien « Le Renouveau » s’est entretenu avec certains habitants de quelques quartiers de la ville de Bujumbura.  

 

« Il est vrai que les moments de dures épreuves mobilisent beaucoup de gens, même ceux qui vivent à l’étranger. Mais ce n’est pas cela la vie que nous devrions mener ». Tels sont les propos de la plupart des interlocuteurs à la question de savoir si les moments douloureux seraient un facteur de cohésion sociale. A cette question, certaines gens s’indignent comme quoi, beaucoup de frères et sœurs et d’autres membres de la famille élargie peuvent vivre de longues années sans même se rendre visite, même en cas de maladie. Des fois, ont-t-ils indiqué, il arrive qu’ils ne participent même pas aux fêtes de loisir, organisées en famille, se contentant seulement de s’excuser et d’envoyer leur contribution matérielle et financière. Mais quand quelqu’un rend l’âme, on les voit tous venir ». D’autres ont dit que malgré que ces moments soient difficiles, il est bon de rencontrer certains amis qu’on n’a pas vus, il y a longtemps. « Plus que les fêtes de mariage et de baptême, malgré qu’il soit un moment douloureux, le deuil est la seule occasion qui rassemble tous les membres de la famille et toute la communauté. Pour moi, ce  serait un facteur de cohésion si après ces moments, on restait proches les uns les autres », s’est exprimé Emery Hatungimana.La plupart des interlocuteurs saluent cette mobilisation de tout le monde. Mais ils s’inscrivent en faux contre leur disparition juste après ces moments douloureux et demandent que les membres d’une famille puissent vivre au quotidien, proches les uns et des autres. « Sinon, disent-ils, cela ne sert à rien de se présenter pendant les  moments difficiles uniquement, quand on attend à s’éclipser juste après ».  

Mireille Kubwayo

 
Ouvrir