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Fête de Pâques> A la cathédrale Regina Mundi

« Une nouvelle vie commence dans nos familles respectives »

 

DSC04291Les chrétiens du monde entier ont célébré le dimanche 16 avril 2017 la fête de Pâques. Ainsi, les Burundais n’ont pas manqué à ce grand rendez-vous et se sont joints aux autres pour la célébrer. C’est dans cette optique que notre rédaction s’est rendue à la paroisse cathédrale Regina Mundi pour s’enquérir de la situation. Cette fête nous rappelle la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.

 

Les deux premières lectures se sont focalisées sur les actes des apôtres. Ces derniers font des témoignages sur la résurrection de Jésus-Christ. Il s’est présenté à eux pour leur montrer qu’il a vaincu la mort.
Dans son homélie, l’Archevêque de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye, a indiqué que comme c’était écrit, Jésus devait ressusciter d’entre les morts. Dans la Sainte lecture, on nous montre que Jésus est ressuscité dans Jean 20, 1-9. Ceux qui ont vu cela (Marie de Magdala, les disciples) ont donné des témoignages en annonçant la nouvelle. « Il s’agit d’une Alliance nouvelle qui commence avec la résurrection de Jésus et restera pour toujours », d’après l’Archevêque de Bujumbura.

Enlever le levain du mal et de la méchanceté dans nos cœurs

Mgr Ngoyagoye a également fait savoir que le dimanche est le jour du Seigneur et c’est ce même jour où Jésus a vaincu la mort. Les disciples étaient désespérés et ne savaient plus à quel saint se vouer. « Avec cette résurrection de Jésus, c’est une nouvelle vie qui commence. Nous sommes des témoins du travail accompli par le Seigneur. L’ancien levain a disparu, commençons alors cette vie dans notre vécu quotidien. Depuis le mercredi des cendres, il faut vous purifier et célébrer cette fête, non pas avec le levain du mal et de la méchanceté, mais avec le levain de la pureté et de la vérité », a-t-il souligné.
Et d’ajouter que nous venons célébrer Pâques avec un cœur purifié dans nos familles respectives. Jésus est vivant, d’où il y a eu une nouvelle vie avec sa résurrection. C’est aussi à ce moment que l’Eglise a vu le jour. Il a enfin souhaité une bonne fête à tous les chrétiens du monde.
Le jour de la Miséricorde sera le dimanche prochain. L’Archevêque de Bujumbura invite les chrétiens à célébrer ce jour en commémorant Pâques.
Yvette Irambona

 

VIE CHRETIENNE> Place de l’autre


L’autre, un don, un chemin conduisant au paradis

 

Durant la période précédant la fête pascale, des retraites sont organisées sur toute l’étendue de l’Eglise catholique ; c’est un moment crucial pour tout chrétien catholique. C’est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à la Pâques, donc à la Résurrection, à la victoire du Christ sur la mort. C’est dans ce cadre que le recteur du Petit séminaire de Kanyosha, l’abbé Louis Mbazumutima, a insisté sur la place de l’autre dans la vie chrétienne, lors de la retraite de la chorale.

Paraphrasant le pape François, l’abbé Mbazumutima a dit que l’autre est un don, et un chemin qui conduit vers le Ciel. L’autre nous permet d’intensifier la vie de l’esprit grâce à la relation que nous entretenons avec lui.

Est-ce un péché d’être indifférent à mon prochain ?

Pour le recteur, tout péché prend ses racines dans les relations que nous entretenons avec nos sœurs et frères. Il a évoqué la parabole du pauvre Lazare et celle de l’enfant prodigue.
La parabole du pauvre Lazare commence avec la présentation des deux personnages principaux : le riche et le pauvre Lazare.
Ce dernier y est décrit de façon plus détaillée : il se trouve dans une situation désespérée et n’a pas la force de se relever, il gît devant la porte du riche et aurait aimé manger les miettes qui tombent de la table du riche sans y parvenir. Son corps est couvert de plaies que les chiens viennent lécher (cf. Evangile de Luc, 16, 19-21). C’est donc un tableau sombre d’un homme humilié.
La scène apparaît encore plus dramatique si l’on considère que le pauvre s’appelle Lazare : un nom chargé de promesses, qui signifie littéralement «Dieu vient en aide». Ainsi ce personnage ne reste pas anonyme mais il possède des traits bien précis : il se présente comme un individu avec son histoire personnelle. Bien qu’il soit comme invisible aux yeux du mauvais riche, il nous apparaît connu et presque familier, il devient un visage; et, comme tel, un don, une richesse inestimable, un être voulu, aimé, dont Dieu se souvient.

 

asdfgj Lazare nous apprend que l’autre est un don. La relation juste envers les personnes consiste à reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi, le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant, mais un appel à la conversion. La première invitation que nous adresse cette parabole est celle d’ouvrir la porte de notre cœur à l’autre, car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous rencontrons dans les rues. Nous devrons ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite de l’accueil, du respect et de l’amour.
Le message du pape François au début du carême nous rappelle que la Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible. Mais pour pouvoir le faire, il est nécessaire de prendre au sérieux également ce que nous révèle l’Évangile au sujet de l’homme riche.

 

 

 

Le mauvais usage de l’argent peut rendre aveugle

La parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare met en évidence les contradictions entre les deux personnages. Le mauvais riche, contrairement au pauvre Lazare, ne possède pas de nom, il est seulement qualifié de « riche ». Son opulence se manifeste dans son habillement qui est exagérément luxueux. La pourpre en effet était très précieuse, plus que l’argent ou l’or, c’est pourquoi elle était réservée aux divinités (cf. Jr 10,9) et aux rois (cf. Jg 8,26). La toile de lin fin contribuait à donner à l’allure un caractère quasi sacré. Bref la richesse de cet homme est d’autant plus excessive qu’elle est exhibée tous les jours, de façon habituelle. On aperçoit en lui, de manière dramatique, la corruption du péché qui se manifeste en trois moments successifs: l’amour de l’argent, la vanité et l’orgueil.
La parabole nous montre ensuite que la cupidité rend le riche vaniteux. Sa personnalité se réalise dans les apparences, dans le fait de montrer aux autres ce qu’il peut se permettre. Mais l’apparence masque le vide intérieur. Sa vie reste prisonnière de l’extériorité, de la dimension la plus superficielle et éphémère de l’existence.
Le niveau le plus bas de cette déchéance morale est l’orgueil. L’homme riche s’habille comme un roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant d’être simplement un mortel. Pour l’homme corrompu par l’amour des richesses, il n’existe que le propre moi et c’est la raison pour laquelle les personnes qui l’entourent ne sont pas l’objet de son regard. Le fruit de l’attachement à l’argent est donc une sorte de cécité : le riche ne voit pas le pauvre qui est affamé, couvert de plaies et prostré dans son humiliation.
En regardant ce personnage, on comprend pourquoi l’Évangile est aussi ferme dans sa condamnation de l’amour de l’argent : «Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent» (Mt 6,24).

Face au mal de l’autre, être miséricordieux

azqsde Le Fils prodigue est l'une des paraboles de Jésus, également appelée parabole du Fils perdu, ou de l'Enfant prodigue ; on lui préfère quelquefois le titre de Père miséricordieux, Fils retrouvé, ou parabole du Père et des deux fils... Cette parabole est l'image du retour de la brebis égarée, et aussi de la repentance.
La parabole met en scène trois personnages : le père ; le fils aîné, qui suit les commandements de son père ; et le deuxième, le fils prodigue qui, lassé, part à la découverte du monde.
Après avoir dilapidé sa fortune, il se retrouve sous le joug d'un autre maître, plus dur, qu'il finit par abandonner pour retourner vers son père riche et doux. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et s’approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit : ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. L’abbé Mbazumutima attire l’attention des fidèles sur le comportement du fils aîné qui n’a jamais désobéi à son père, mais qui est attristé par le retour de son petit frère. Il nous arrive également de nous rendre à la messe chaque matin, mais de ne pas reconnaître la valeur de notre prochain. On oublie que la recherche de notre bonheur passe par celle de l’autre.

Le bonheur de l’autre nous est bénéfique

Pour le pasteur Flory Kazingufu, représentant légal du Réseau des églises missionnaires du Christ, il ne devrait pas y avoir de barrières sociologiques entre les humains qui sont tous créés à l’image de Dieu. Pour lui, l’autre est l’incarnation de Dieu. L’inconnu ne lui fait pas peur, c’est une opportunité de se découvrir et de découvrir de nouveaux horizons. L’autre le comble de joie. C’est un instrument que Dieu utilise pour sa promotion et sa perfection face aux défis de la vie.
Aimer le prochain (1Jean 4 :7) et prier pour ses ennemis (Mt 5 :44), dimension ontologique super et supra naturelle de l'autre dans la vie. Cela se démontre dans nos relations de chaque jour. On ne peut pas prétendre aimer Dieu, prier ou servir Dieu sans faire autant à autrui que nous rencontrons au sortir de notre maison chaque jour.

Yolande Nintunze
Département de la Documentation

 

 

 

 

 

ASSOCIATION DES FEMMES INTWARI> Assistance à une famille de la commune Mabayi victime d’un écroulement d’une montagne


Des vivres et des matériels variés lui ont été offerts

 

aqsddev L’association des femmes Intwari est composée par les anciennes femmes combattantes et des épouses des anciens combattants. Elle a procédé dernièrement à l’assistance à une famille de la commune Mabayi en province de Cibitoke, victime d’un écroulement d’une montagne suite aux pluies diluviennes, à Mabayi. Les membres de cette association ont aussi procédé à l’échange des vœux de nouvel an et à la célébration de la Journée internationale de la femme.

 

 Sur la colline Gafumbegeti de la commune Mabayi en province de Cibitoke, la famille de Bosco Ndagijimana a perdu cinq enfants et tous les biens matériels suite à un écroulement d’une montagne provoqué par des pluies diluviennes. Cela s’est produit dans la nuit du 16 mars 2017.
Après avoir entendu cette triste nouvelle, l’association des femmes Intwari n’a pas croisé les bras. Elle a commencé à collecter ce qui pouvait aider cette famille victime du catastrophe naturel. L’association des femmes Intwari a pu donner à cette famille des vivres, comme le riz, les haricots, les poissons secs, l’huile de palme et de coton et des grains de maïs. En plus de cela, cette famille a reçu des savons de lessive, des gobelets, des bassins, des houes, des couvertures, des ustensiles, des assiettes et des pagnes. L’association a aussi donné de l’argent à cette famille pour pouvoir se procurer d’autres choses dont elle a besoin. Au nom de la présidente de l’association Angeline Ndayubaha qui était empêchée, la vice-présidente Solange Nkurunziza a promis à cette famille que l’association continuera à leur venir en aide.
De retour à Bujumbura, les membres de ladite association ont échangé des vœux de nouvel an tout en célébrant aussi la fête internationale de la femme. Dans son discours de circonstance, Angeline Ndayubaha , présidente de l’association a fait savoir que tout cela a été possible grâce à Dieu tout puissant . « Puisque nous sommes encore vivantes, c’est une bonne fête pour nous », a-t-elle dit.

Evelyne Habonimana (Stagiaire)

 

COMMENTAIRE> Quid des jeunes diplômés sans expérience !

Il existe actuellement un grand nombre de jeunes diplômés en quête d’emplois. Ils sont d’un côté pourvus de diplômés dans les différents domaines de la vie, mais sans expérience. D’un autre côté, il y a des entreprises ou des sociétés qui offrent des emplois à travers divers canaux de communication en posant des conditions qui sont de nature à décourager ces jeunes diplômés. 

Pour ces entreprises, il ne suffit pas d’être détenteur d’un diplôme, mais encore exigent-elles quelques années d’expérience allant souvent de 5 à 10 ans. Les jeunes diplômés se voient dès lors écartés de ces offres étant donné qu’il leur manque cette expérience. Pourtant, ces offres répondent bel et bien aux filières suivies par ces jeunes. Ils sont à cet effet plongés dans un chômage prolongé de telle manière qu’ils continuent à dépendre de leurs parents qui ont de surcroît investi beaucoup de moyens pour leurs études.
Une alternative serait de penser à entreprendre leurs propres projets. Ils sont également limités à ce stade par le problème des moyens financiers qui ne sont pas que très rarement disponibles.
Et s’il est vrai qu’il existe des jeunes entrepreneurs qui réussissent dans leurs projets, il n’en demeure pas moins vrai que cela nécessite une certaine base financière ; l’idée d’entrepreneuriat n’évolue pas dans la mesure où on ne peut pas la mûrir dans le vide.
Il faut qu’il y ait une personne nantie qui accepte de cautionner le projet pour soutenir tel ou tel groupe de jeunes diplômés. Sinon, les moyens financiers ne pourraient que provenir de leurs parents respectifs en associant, dans la mesure du possible, d’autres jeunes qu’ils estiment capables.
Une question nous hante : comment des jeunes diplômés pourraient-ils acquérir de l’expérience sans qu’ils aient une fois travaillé ? Par principe, l’on acquiert de l’expérience après avoir travaillé. C’est pour cette raison qu’il nous semble plausible que les entreprises ou les organisations internationales puissent privilégier le culte du test d’autant que certains jeunes diplômés sans expérience sont plus performants qu’on ne le croit.
Il suffit de les mettre à l’épreuve pour montrer la visibilité de leurs talents.

Masta Shabani

 
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