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PARCELLES A PLUSIEURS MENAGES> Cohabitation des locataires

Elle est souvent compliquée

 

IMG 0023La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le mercredi 9 janvier 2019, avec quelques locataires des parcelles à plusieurs ménages sur les relations sociales entre elles et leurs colocataires. La cohabitation est difficile selon que les  comportements des uns diffèrent de ceux des autres.  

 

Dans certaines parcelles où vivent plusieurs ménages de la municipalité de Bujumbura se trouvent une maison principale et des annexes alors que d’autres construites pour la location comprennent des annexes seulement.   Dès lors, les locataires qui y habitent proviennent de plusieurs coins du pays et ayant reçu une éducation de base différente, leurs cultures sont aussi distinctes. Selon les habitants du quartier Ngozi de la zone Kinama commune Ntahangwa que la rédaction du journal Le Renouveau a interrogés, les locataires laissent des tâches pour le compte des autres. S’il s’agit de faire des travaux d’hygiène comme le balayage de  la cour intérieure,  le nettoyage des latrines et des douches, etc, les malentendus naissent quitte à ce que l’on établisse l’horaire qui n’est même pas respecté. Une autre interlocutrice a indiqué que les commérages entre les femmes font provoquer un mauvais climat d’entente dans de telles parcelles qui regorgent de plusieurs personnes. Selon elle, cette  situation fait naître un climat malsain et des fois ces femmes se sautent sur le cou.  Elle a ajouté que des querelles entre les enfants de ménages différents  entrainent l’implication de leurs mères qui, des fois, au lieu de trancher de façon impartiale, cherchent à se pencher chacune du côté de son enfant.

La répartition des dépenses dans une parcelle pose problème

Dans une parcelle à plusieurs ménages, on trouve souvent 8 ménages ou plus qui partagent les mêmes compteurs d’eau et d’électricité. Pour ce qui est de l’électricité, un de nos interlocuteurs a indiqué que les chefs des ménages se conviennent sur le montant que chaque foyer doit payer compte tenu des appareils électroménagers dont il dispose. Le cumul de ces montants doit servir d’acheter les unités Cash power qui couvrent tout un mois. Néanmoins, il a souligné que quelques temps après avoir déterminé ce montant, il se manifeste des cas de fraude dont on découvre difficilement les auteurs. Il s’agit de l’introduction de nouveaux appareils qui consomment de l’électricité ou alors des appareils non déclarés lors de la fixation du montant. Les kilowattheures ainsi achetés ne couvrent plus la période d’un mois d’où des querelles et conflits naissent. Ce qui conduit à fixer de nouveau le montant à payer en tenant en considération de ces nouveaux appareils. En ce qui concerne la consommation de l’eau potable, un autre interlocuteur de la zone Buyenzi commune Muha, a signalé que le montant est fixé selon l’effectif des membres de chaque ménage. Il a fait savoir que dans la parcelle  où il habite, les arriérés des factures des anciens locataires déjà partis causent un problème. Car c’est une parcelle commune aux descendants d’un homme polygame décédé, ces derniers ne veulent ni payer ces impayés ni   déduire ce montant des loyers pour faciliter le paiement.  Selon ledit interlocuteur, la question reste pendante et la parcelle n’est pas éclairée car tant que ces arriérés ne seront pas encore payés, ils n’ont pas accès à l’achat des unités cash power.

Ezéchiel Misigaro

 

Assistance des vulnérables> La part des jeunes de Sant’Egidio

Ils sont les premiers intervenants

 

DSC01964La communauté Sant’Egidio est une communauté chrétienne œuvrant  au Burundi comme au monde entier. Celle-ci rassemble des adultes et jeunes pour une seule mission : «celle de rester au service des vulnérables ». Jean Claude Nsabimana, porte-parole de cette communauté, fait savoir que les jeunes membres sont les premiers intervenants dans cette mission d’assistance aux vulnérables. 

 

« Etant une communauté de solidarité, les jeunes de la communauté Sant’Egidio interviennent  dans les besoins quotidiens des vulnérables », signale M.Nsabimana. Il poursuit que différentes  initiatives missionnaires occupent ces jeunes en faveur  des vulnérables dans leurs différents besoins. Des travaux de construction des maisons, le labour des champs ainsi que des visites,  sont parmi les activités effectuées par ces jeunes  en faveur de ces catégories défavorisées de la société.Pour ce qui est de la construction des maisons, M.Nsabimana précise que  les jeunes membres de la communauté Sant’Egidio rêvent de garantir un logement aux personnes vulnérables, en particulier les personnes en retraite qui n’en ont pas.  Pour la mise en exécution de ce principe, l’interlocuteur fait savoir que ces jeunes ont  pris l’initiative d’aider ces dernières dans la construction des maisons d’habitation. Ces derniers fabriquent des briques et font élever les murs, «et au niveau des charpentes et des toitures,  ils sont épaulés par les supporters de la communauté », ajoute M. Nsabimana. En plus de la construction des maisons, ces jeunes scolarisés aident  les personnes âgées à labourer leurs champs.Très actifs, les jeunes membres de la communauté Sant’Egidio assistent les vulnérables partout où ils se trouvent. M. Nsabimana  signale que ce sont ces derniers qui rendent souvent visite aux personnes incarcérées dans différentes prisons et aux vulnérables hospitalisés. A ces derniers, ces jeunes apportent une assistance morale et matérielle. « Selon leurs capacités, nos jeunes font tout pour assister les vulnérables dans leurs besoins quotidiens », précise M. Nsabimana. Il  rappelle que la communauté Sant’Egidio est ouverte à toute personne ayant l’esprit pitoyable d’assister les vulnérables, jeune ou adulte.

Eric Sabumukama

 

Chômage> Entretien avec un jeune sur son activité génératrice de revenus

Il s’est lui-même créé un emploi

 

IMG 4534Actuellement la jeunesse est confrontée au chômage d’autant plus que même les diplômés ne sont pas tous embauchés. Mais certains d’entre eux se débrouillent pour faire face au chômage. Prosper  Ndihokubwayo, jeune lauréat des humanités générales parle de son débrouillardise lors d’un entretien qu’il accordé, dernièrement, au quotidien d’informations «Le Renouveau». 

 

M. Ndihokubwayo a fait savoir que certains jeunes persistent dans le chômage à cause de leur par défaillance.  Celui-ci n’est embauché nulle part mais, grâce à son activité génératrice de revenus,  il n’est pas chômeur; il s’est lui-même créé  un emploi.M. Ndihokubwayo a fait savoir que certains jeunes persistent dans le chômage à cause de leur par défaillance.  Celui-ci n’est embauché nulle part mais, grâce à son activité génératrice de revenus,  il n’est pas chômeur; il s’est lui-même créé  un emploi.Notre interlocuteur a précisé qu’il avait déjà l’idée de se créer l’emploi avant même qu’il ne termine ses études secondaires. «J’étais sûr  que je ne serai pas facilementembauché par l’Etat après l’école secondaire, c’est pourquoi  l’idée de me créer moi-même un emploi revenait souvent dans ma mémoire», a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’il avait déjà un projet au lendemain de la passation de l’examen d’Etat : le commerce des arachides grillées.M. Ndihokubwayo  signale qu’il a commencé par un petit capital et qu’il a acheté les arachides déjà emballées  pour les vendre en détail.  Petit à petit, son capital a augmenté et il a changé de tactique. «J’ai alors majoré la quantité d’arachides que j’achetais et cette fois-ci je les grillais et les emballais moi-même », a-t-il expliqué.Constatant la productivité de cette activité, M. Ndihokubwayo a pensé au travail d’équipe  pour l’étendre. « Cinq mois plus tard, j’ai appelé mes deux camarades qui exerçaient la même activité que moi pour leur proposer le  travail en équipe, idée que ces derniers ont soutenue », a-t-il signalé.  Il a fait savoir qu’en travaillant en équipe, l’activité a évolué et atteint aujourd’hui un niveau considérable. « Nous ne vendons plus au détail, par contre les détaillants viennent s’approvisionner chez nous. L’interlocuteur témoigne que lui et ses camarades n’ont plus besoins d’autre emploi car ils l’ont déjà.Le jeune Ndihokubwayo a conseillé à d’autres jeunes d’être créatifs pour faire face au chômage. Il a ajouté que si  le travail individuel ne trouve pas de succès, il faut aussi tenter le travail en équipe. 

Eric Sabumukama

 

Nouveaux quartiers> Vie des femmes

Pour mieux s’intégrer, elles s’organisent en associations

 

De nouveaux quartiers se créent ci et là dans la capitale et dans ses environs. Beaucoup de menages  démenagent pour s’y installer. Pour cela, on a fait connaissance. Les femmes qui ont decidé de se regrouper en petites associations, pour faire connaissance mais aussi pour créer de petites activités génératrices de revenus. Cela aide à tisser des liens d’amitié et de cooperation dans divers domaines car provenant de differents milieux.  Cela se passe à Gahahe en commune Mutimbuzi. 

 

Une des dames, organisatrice de ce groupement, nous confirme que cela était le seul moyen pour pouvoir se connaître. Beaucoup  de parcelles sont encore en chantier et il est difficile de se rencontrer quand on ne se connaît pas. Chacun a ses propres préoccupations et les femmes ne sont que plus débordées. Elle nous dit qu’elle a pensé à regrouper toute catégorie de femmes, les aides maçons car elles y sont les plus nombreuses, les fonctionnaires de l’Etat, les femmes d’affaires, etc.  Pour elle, chacune est importante et a quelque chose à apporter à sa voisine. En effet, cela donne le courage à ces femmes nouvellement installées à pouvoir s’entraider dans divers problèmes qui les preoccupent au quotidien. Tenez, par exemple, le probleme de domestiques est un probleme rencontré par la plupart des femmes fonctionnaires de cette localité. D’où, celles qui restent à la maison peuvent les aider à superviser les foyers. De même, d’autres peuvent bénéficier des conseils  par exemple les femmes d’affaires. Ainsi  leurs amies oeuvrant dans divers domaines de la vie professionnelle peuvent leur en apporter. Pour renforcer ces liens, ces femmes ont créé une petite  caisse d’entraide mutuelle. Ainsi, une petite somme y est versée chaque mois pour des actions sociales comme quand elles sont malades, lors des naissances ou des décès et des festivités diverses. Elles  profitent de leurs rencontres pour échanger les idées pouvant les aider à aller de l’avant. En effet, dans ce nouveau milieu où elles doivent s’intégrer, venues de differents milieux avec differents expériences, ces femmes s’epaulent comme elles peuvent pour créer un environnement harmonieux.

Blandine Niyongere

 
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