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SOCIETE>Bilan d’effondrement de la colline surplombant la rivière Gasenyi

Trois morts et six blessés

 

DSCI6225Un accident est survenu sur les collines surplombant la rivière Gasenyi en date du 16 mars 2018. L’éboulement de terrain a occasionné 6 morts et 3 blessés. Le gouvernement burundais a promis de prendre en charge les blessés et l’inhumation des morts.

 

Après avoir appris avec consternation la nouvelle, le porte-parole du ministère de la sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a suggéré des solutions pouvant éviter l’effondrement des collines d’autant plus qu’elles sont vulnérables aux éboulements. Après avoir appris avec consternation la nouvelle, le porte-parole du ministère de la sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a suggéré des solutions pouvant éviter l’effondrement des collines d’autant plus qu’elles sont vulnérables aux éboulements. En effet, il a proposé l’étude des risques à temps, cela veut dire que l’entreprise qui a gagné le marché doit faire une étude approfondie du terrain. Pour le cas d’espèce, un débrayage du terrain était nécessaire pour éviter le glissement. Et cela a montré que l’entreprise perd deux fois puisque pour secourir les blessés, elle a fait le travail quelle aurait fait avant l’éboulement. Mieux vaut donc prévenir que guérir puisque les morts sont déjà morts et les blessés sont là. Autres suggestions de la part du porte-parole, c’est la protection en amont des collines par la plantation des arbres fixateurs du sol. La création des courbes de niveau pour que l’eau qui vient de ces collines puisse être amortie, la protection des berges des cours d’eau par des végétaux fixateurs  tel que les bambous, etc. Il a aussi ajouté que l’utilisation des gabions est un moyen efficace pour protéger l’éboulement de terrain.Pour lui, les entreprises qui ont gagné le marché doivent assurer leurs travailleurs en cas d’accident. Cela est adressée aux autres entreprises car l’entreprise en question était assurée et a promis l’indemnisation. Signalons que le gouvernement burundais a déploré la mort de ces travailleurs et a promis de prendre en charge les soins des blessés ainsi que les frais funéraires. 
Aline Nshimirimana

 

FOOTBALL> Résultats du week-end

Olympic star du Burundi s’incline devant Al Hilal du Soudan (0-6)

 

Le match s’est joué, le samedi 17 mars 2018 au Soudan, et s’inscrivait dans le cadre des seizièmes de finale retour de la Coupe de la Confédération africaine. Au match aller, les deux équipes avaient fait match nul (0-0). Il y avait également des matchs de championnat national de Ligue A avec la victoire à l’arraché de Messager Ngozi devant Inter Star (2-1). 

 

Le deuxième club du Burundi, Olympic star de Muyinga, a été éliminé des compétitions africaines par Al Hilal du Soudan, en encaissant six buts coup sur coup. Au match aller qui s’était joué au stade Urukundo de Ngozi, les deux équipes s’étaient quittées sur un résultat nul sans but. Lydia Ludic Burundi avait été écarté par Rayon sports du Rwanda (1-1, 0-1) au premier tour.Les supporteurs du club Olympic star, dans leur fief à Muyinga, n’ont pas cru et pourtant c’était la réalité. Le score du match est bel et bien de 6 buts à zéro en faveur de l’équipe soudanaise d’Al Hilal. Au match aller, Olympic star n’a pas profité de son terrain et son public pour se mettre à l’abri. Il a laissé, surtout en deuxième période, la possession du ballon aux visiteurs, se contentant de protéger leur cage pour ne pas encaisser de but à domicile.Cette lourde défaite d’Olympic star a fait couler beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux locaux. Il y a ceux qui acceptent sportivement la défaite et reconnaissent l’expérience et la force du club soudanais. Selon eux, Olympic star a tout de même passé le premier tour, pour sa première participation et que le score de 6 buts à zéro arrive souvent dans les hautes compétitions. Citant le cas du Brésil, qui avait été battu par l’Allemagne, 7-1, alors que les Brésiliens étaient à domicile.Les autres ont indiqué la cause d’avoir joué en nocturne qui n’est pas dans l’habitude des joueurs burundais. Le président de la Commission des compétitions à la Fédération de football du Burundi (FFB), Yussuf Mossi, dit que ce résultat est normal, seulement Olympic star doit en tirer des leçons. Et de poursuivre que ces joueurs méritent de l’encouragement et non des critiques. Faire un match nul à l’aller et perdre au retour avec un score lourd de 6 buts, il n’y a aucune relation, disent les amoureux du ballon dans la capitale Bujumbura. Ces derniers demandent de mettre beaucoup de moyens dans le sport pour que le football burundais devienne performant.

Messager Ngozi s’impose difficilement devant Inter star (2-1)

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la 23e journée, du championnat national de première division. Une victoire qui permet à cette équipe de l’Académie Le Messager de conserver la première place avec 56 points. Lydia Ludic Burundi, son poursuivant, n’a pas joué, pour la simple raison que le club d’Olympic star était au Soudan. LLB compte 51 points, avec deux matches en retard.Aigle noir, après une série des matchs nul et une défaite, a gagné devant Messager Bujumbura (2-1) et c’est sur le même score qu’Athletico a battu les Jeunes athletics. Flambeau du Centre et Flambeau de l’Est ont tous gagné leurs matchs respectivement devant Les Lierres (2-0) et Musongati (1-0). Delta a fait match nul, 1-1, contre Bujumbura city et match nul également, 0-0, entre Ngozi city et Vital’0. Pour ce qui est du classement, Aigle noir reste troisième (45 points) et Vital’0, quatrième avec 37 pts. Dans la zone de relégation, nous avons provisoirement Delta (7 pts), Les Jeunes athletics (17 pts) et Messager Bujumbura (21 pts). Il y a aussi d’autres clubs qui ne sont pas du tout loin de la zone de relégation.
Kazadi Mwilambwe

 

EMGA DE NYAKABIGA> Ordination d’un évêque

Le Premier vice-président de la République a demandé aux responsables des Eglises d’être de vrais témoins de l’amour

 

DSC04977L’Eglise messianique pour la guérison des âmes du Burundi (EMGA) a procédé à l’ordination de l’évêque  Manassé Mberabagabo le samedi 17 mars 2018 à Nyakabiga dans la municipalité de Bujumbura. Les cérémonies ont été rehaussées par la présence du Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo. Le Premier vice-président de la République a demandé aux responsables des Eglises d’être de vrais témoins de l’amour. 

 

Les cérémonies d’ordination ont été ouvertes par des prières d’action de grâce et de louange. Tous ceux qui ont pris la parole ont témoigné de la bravoure, du courage et de  l’intégrité, grosso modo du bon comportement de Manassé Mberabagabo.Etant à genoux avec son épouse, entourés de plusieurs pasteurs qui ont posé leurs mains sur sa tête en récitant certains versets de la Bible, M.Mberabagabo  a été ordonné évêque principal  de l’Eglise messianique pour la guérison des âmes du Burundi de Nyakabiga. Après l’ordination, M.Mberabagabo a reçu les symboles d’un évêque principal dans cette Eglise. Il s’agit notamment d’un col romain, la croix, le bâton du berger, la Bible et des certificats de reconnaissance qu’il devient évêque principal.Après l’ordination, M.Mberabagabo a vivement remercié les différentes autorités à commencer par le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo qui étaient venus se joindre aux fidèles. Il a aussi remercié le gouvernement burundais pour l’attachement qu’il ne cesse de manifester envers les Eglises.Prenant la parole à son tour, M.Sindimwo a d’abord félicité M.Mberabagabo qui venait d’être ordonné évêque principal dans l’Eglise messianique pour la guérison des âmes de Nyakabiga.Il y a beaucoup d’années que des colonisateurs ont semé des divisions ethniques au Burundi. Ils ont usé de tous les moyens possibles pour plonger le pays dans la crise basée sur les divisions ethniques, a dit M. Sindimwo. Mais, des Burundais conscients ont cherché à sortir de cette crise afin de sauvegarder l’unité.

Clin d’œil aux malfaiteurs 

Se référant aux écritures de la Bible, M.Sindimwo a indiqué que ce n’est pas l’amour des frères de Joseph qui l’a poussé à être  élevé mais que c’est plutôt la haine qu’ils avaient envers lui. Il a interpellé les Burundais à changer de mentalité. Dieu agit quand il est temps et donne à celui qu’il veut. Le Premier vice-président de la République n’a pas manqué de faire un clin d’œil à ceux qui continuent de sillonner le monde en disant qu’il n’y a pas de paix au Burundi. La paix est maximale au Burundi, a fait savoir M.Sindimwo. Quant aux responsables des Eglises, il leur a demandé d’être de vrais témoins de l’amour. Il faut qu’il y ait la multiplication des églises qui enseignent l’amour de Dieu. Il est regrettable de voir des églises remplies de chrétiens tous les dimanches et voir le mal continuer à faire rage. A l’époque de la recherche de l’indépendance par le Burundi, M.Sindimwo a fait savoir qu’il y avait des gens qui ne voulaient pas que le pays soit indépendant. Ces mêmes personnes existent actuellement. Dans la vie, les malfaiteurs existeront toujours mais n’empêcheront pas les autres d’avancer. Qu’il pleuve ou qu’il neige, Dieu va déraciner les divisions ethniques au Burundi, a-t-il ajouté. Pour clore, le Premier vice-président de la République a précisé que le gouvernement burundais ne ménagera aucun effort pour soutenir ceux qui combattent jour et nuit pour la paix.
Martin  Karabagega

 

Grâce présidentielle> Témoignages de certains détenus libérés

«Le temps est désormais de mieux organiser nos foyers »

 

DSC04876Les détenus qui avaient retrouvé la liberté le 15 mars 2018 à la Prison centrale de Mpimba ont exprimé, à doses différentes, leur joie. Avec un sourire aux lèvres, ils ont remercié Dieu Le Tout Puissant, qui inspire inlassablement le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, de prendre de bonnes décisions allant dans le sens du bien-être familial.Le quotidien « Le Renouveau» a eu l’occasion de recueillir des témoignages de trois détenus parmi les 740 détenus libérés. Pour eux, ils auront le temps de mener des actions en faveur de leurs familles respectives.  

 

Après leur libération à la prison centrale de Mpimba, le 15 mars 2018, trois parmi les 740 détenus qui avaient retrouvé la liberté se sont exprimés. Tous les trois sont d’avis que le moment est venu d’organiser leurs foyers respectifs. Selon Egide Niyubahwe, la formation obtenue grâce à l’association Ntabariza va lui permettre de changer de comportement ou la mentalité. Il a fait remarquer qu’il va bien se comporter pour éviter de revenir encore une fois en prison. Il va s’atteler non seulement aux travaux pour le développement de sa famille, mais également à la construction du pays. Il va cultiver le sens du pardon qui l’épargnerait de la vengeance. Il souhaite que le nombre de détenus puisse diminuer en vue de désengorger les lieux de détention. Il n’a pas manqué de remercier le président de la République, Pierre Nkurunziza, qui avait pris cette mesure de grâce pour le bien-être des prisonniers.  Anatole Sinzinkayo a,  quant à lui, précisé qu’il va reprendre son travail de cuisinier étant donné qu’il a eu l’opportunité d’améliorer ses connaissances dans l’art culinaire. De cette façon, il pourra faire vivre sa femme et ses quatre enfants. Il a ajouté qu’il va adresser une lettre à la ministre de la Justice et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, en vue de poursuivre le procès qui était pendant devant le Tribunal de résidence Rohero et qui l’opposait à une autre personne au sujet de sa parcelle sise dans la zone Bwiza. Il a remercié Dieu d’avoir été sélectionné parmi les détenus libérés. Il a félicité lui aussi le sens du pardon qui anime le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza. Un autre détenu libéré se dit satisfait de cette grâce présidentielle accordée à un certain nombre de prisonniers. Ainsi, il en est fier d’autant plus qu’il se disait chaque fois que chaque chose a son temps. Et d’ajouter que Dieu a entendu ses prières. A cet effet, il aura l’opportunité de rendre grâce à Dieu dans son quotidien. Remarquons qu’il existe un détenu qui était quelque peu pessimiste. Il a dit : « Je serai sûr que je suis libéré aussitôt que j’arrive à la maison. Ce sera l’occasion de partager la joie avec ma famille». De toute manière, tous les détenus libérés étaient fous de joie dès lors qu’ils recevaient  des billets de sortie. Ils ont demandé à ceux qui n’ont pas obtenu cette faveur de ne pas se désespérer car Dieu est avec eux. Pour dire que leur tour viendra dans la mesure où l’Eternel Dieu ne cesse d’agir.  

Masta Shabani

 
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