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ONPR> Point de presse du vendredi 29 juin 2018

Bilan des réalisations du premier semestre 2018

 

DSC 0171La direction générale de l’Office national des pensions et risques professionnels (ONPR) a procédé à la présentation de son bilan du premier semestre 2018 lors d’un point de presse animé le vendredi 29 juin 2018 dans les enceintes de l’ONPR. Le directeur général est satisfait de ces réalisations. 

 

L’ONPR compte depuis sa création en mars 2010 quatre-vingt-douze mille six cent-quarante-quatre (92 644) affiliés dont soixante-dix-sept mille six cent-soixante-huit (77 668) enseignants, quatorze mille quatre cent soixante-neuf (14 469) non enseignants et quatre cent soixante-douze (472) fonctionnaires en position de détachement. Selon Valentin Bagorikunda, directeur général de l’ONPR, l’Office s’occupe de cinq mille deux cent-quarante-quatre (5 244) bénéficiaires de prestations de pension dont huit cent-deux (802) ayants-droit des fonctionnaires assassinés en 1972 et quatre cent soixante-seize (476) des bénéficiaires de prestations des risques professionnels.Au niveau du service Pensions, tous les dossiers reçus ont été traités. Le total des dépenses en matière de pensions s’élève à deux milliards huit cent-quatre-vingt-deux millions cent-trente-et-un mille cinq cent-quatre-vingt-deux francs burundais  (2 882 131 582). Dans le domaine des risques professionnels, tous les dossiers en ordre ont été traités et payés. Le total des dépenses en matière de risques professionnels est, jusqu’à ce mois de juin 2018, de deux cent-quarante-six millions six cent-quatre-vingt-seize mille deux cent-trente-sept francs burundais, poursuit M. Bagorikunda.Selon lui, au cours de ce premier semestre, l’ONPR a pu accomplir beaucoup d’autres activités telles que le déploiement de ses cadres et agents dans toutes les communes du pays pour une campagne de recensement physique de ses bénéficiaires, dans le but de lutter contre la fraude de ses prestations. Ce qui lui a permis de recenser quatre mille six cent-vingt-deux (4 622) bénéficiaires et de bloquer les fonds à cinquante-trois (53) bénéficiaires qui n’étaient plus en ordre. Cette campagne a été menée en parallèle avec la sensibilisation des affiliés sur les prestations de l’ONPR en général et plus particulièrement sur les risques professionnels. Dans le renforcement de la bonne gouvernance, des réunions de tous les organes statutaires ont été régulièrement tenues conformément à la loi. Dans le secteur de la communication, l’ONPR a produit et publié des articles sur son site Web, des émissions sur ses prestations ont été animées sur une radio de la place, l’exploitation des réseaux sociaux etc. Très récemment, l’ONPR a produit un documentaire qui est en cours de diffusion sur deux télévisions locales, ajoute M. Bagorikunda.

Quelques questions ont été posées

Après la lecture des réalisations, les journalistes ont eu l’occasion de poser quelques questions sur l’Office. A la question concernant l’appréciation, le directeur général a répondu qu’il est satisfait de ces réalisations et s’est déclaré satisfait du fait que le plan d’action a été a été suivi. Concernant la question du plafonnement au niveau des cotisations, il a répondu que l’ONPR est une institution encore jeune, que, donc, elle n’a pas encore connu ce genre de problème, mais l’office compte mener une étude actuarielle en vue de diagnostiquer la manière dont l’institution travaille en vue de proposer des mécanismes visant la pérennité et la bonne gestion de l’office.
Aline Nshimirimana

 

Accident de roulage> Boulevard du 1er Novembre

Un bus de l’Otraco se retrouve dans un caniveau

 

DSC 0786Une personne blessée, le pare choc de devant du véhicule et une partie du caniveau légèrement endommagés, un arbre déraciné, tels sont les dégâts causés par un accident de circulation qui s’est produit sur le boulevard du 1er Novembre, le matin du 28 juin 2018. Cela a entraîné immédiatement des embouteillages. Il faudra dès lors que ce bus de l’Office des transports en commun (Otraco) soit vite évacué pour la régularité de la circulation routière.  

 

Un accident de roulage s’est produit, le  jeudi 28 juin 2018, sur le boulevard du 1er Novembre à la hauteur de la Brasserie et limonaderie du Burundi(Brarudi). Bilan : une personne blessée et le pare-choc de devant légèrement endommagé. Une partie du caniveau a été également endommagée. Les causes de cet accident ne sont pas encore connues. Toutefois, le positionnement du véhicule laisse croire à un certain défaut d’une pièce. Le véhicule a dérapé jusqu’à percuter un arbre qui se trouvait entre les deux chaussées du boulevard. C’est ainsi que le pare choc de devant dudit véhicule a été endommagé en plus de cet arbre qui a été  immédiatement brisé. Cet accident ne facilite pas la circulation d’autres véhicules dans la mesure où l’arrière du bus accidenté occupe une partie de la chaussée. Les véhicules qui empruntaient cette voie étaient obligés de ralentir de manière à créer des embouteillages. Il revient à l’Office des transports encommun d’évacuer le plus vite possible ce bus pour permettre la bonne circulation des véhicules. Remarquons que ce bus de l’Otraco était dépourvu de plaque d’immatriculation. Nous avons pu tout simplement lire B 17, Otraco express.  

Masta Shabani

 

Zone urbaine de Musaga> Prolifération des Eglises

Les habitants se lamentent du bruit que causent ces lieux de culte

 

Dans certains quartiers de la capitale Bujumbura, surtout dans les quartiers populaires se trouvent implantées des Eglises à chaque coin de rue. La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est rendue dans la zone urbaine de Musaga le lundi 25 juin 2018 pour s’enquérir de la situation. 

 

Au Burundi, on observe ces derniers jours  un phénomène de prolifération des Eglises ; elles naissent comme des champignons du jour au jour. Ainsi, peut-on trouver vingt Eglises  voire même plus dans un seul quartier. Le dimanche est devenu un jour d’ambiance pour les uns, toute la capitale est animée par des chansons de gauche à droite, les écoles et salles de fête sont transformés en églises. Les chrétiens de ces Eglises sont souvent des gens proches des responsables, les membres de leur  famille ou leurs voisins. Ces Eglises sont créées à partir des promesses faites par leurs bailleurs de fonds, quand l’argent arrive, chacun veut avoir quelque chose et si ce n’est pas le cas les bagarres commencent ce qui entraîne le retrait de quelques-uns qui vont aller créer leur propre Eglise.Les habitants du quartier Musaga qui vivent  tout près d’une église  que nous avons rencontrés estiment que le son de la musique et les bruits nocturnes pour ceux qui ont des chambres de prière les empêchent de se reposer tranquillement. Certains des leaders se plaignent aussi, ils disent qu’il y a des Eglises où on ne trouve aucun signe extérieur qui peut vous indiquer qu’il s’agit d’une Eglise. Ils disent aussi qu’à cause des gains des uns et des autres, leur objectif principal n’est pas atteint. Des malentendus, des divisions et d’autres problèmes naissent entre les fidèles d’une même Eglise, certains veulent contrôler tous les biens de l’Eglise au détriment des autres.

L’administration prend les choses en main

Les administratifs disent qu’une loi a été mise en place. Selon cette loi, l’autorisation pour ouvrir une cellule ou chambre de prière doit émaner d’une Eglise agréée ou reconnue par le ministère de l’Intérieur.

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

ENTRETIEN>Prise en charge d’un handicap

Un enfant vivant avec handicap peut vivre normalement

 

DSCI6345Un des centres qui accueillent des enfants présentant différents handicaps, le centre Akamuri est doté d’instruments de réadaptation et de rééducation permettant l’intégration sociocommunautaires de ces enfants.   

 

Par définition, un handicap est une limitation, une incapacité ou une impossibilité de pouvoir accomplir une tâche, qui est due à une détérioration ou mal fonctionnement de l’organe. On peut aussi ajouter la discrimination qui renvoie à la non participation d’une activité sociale.  Pour Marcel Ndoricimpa, kinésithérapeute et responsable du service rééducation, avec un handicap, on peut vivre longtemps de façon définitive. Un handicap se présente de plusieurs sortes. poursuit-il. Il y a un handicap mental ou intellectuel, qui affecte généralement les sens, la communication, l’autonomie, la psychomotricité etc. Il y a aussi le handicap moteur qui se présente souvent par la paralysie neurologique, on peut aussi ajouter le handicap sensoriel qui concerne les organes de sens tel que la vue, l’ouïe mais aussi la parole. Un autre type de handicap mais qui se classe à part c’est l’autisme, ainsi que d’autres comme la myopathie, les maladies chroniques et génératives. Concernant la prise en charge, M. Ndoricimpa nous a dit que l’on commence par faire le bilan, découvrir les possibilités de l’enfant, ses faiblesses, pour pouvoir faire sa rééducation. Pour mieux le faire, ils procèdent par une éducation spécialisée, une approche par orthopédagogie, le développement de l’autonomie, de la communication, de la propreté, etc. Pour rendre l’enfant plus autonome, notre interlocuteur nous a révélé qu’on se focalise sur les activités ludiques comme les exercices de psychomotricité, la stimulation des connaissances de l’enfant, etc. Ou encore, suivant les possibilités de l’enfant, l’apprentissage des métiers est encore mieux comme l’élevage. Dans le cadre de l’intégration socio économique des enfants vivant avec handicap, avec l’aide des parents, on élabore des projets qui vont être exécutés par ces enfants après avoir quitté le centre. Les parents doivent contribuer aux soins de leurs enfants, les suivre pour continuer leur rééducation, car avons-nous dit, c’est un traitement continu, a souligné M. Ndoricimpa. Notre interlocuteur a en plus lancé un appel aux parents de plaider pour leurs enfants auprès du gouvernement, pour qu’il instaure dans la politique du pays aux associations ou le soutien aux enfants vivant avec handicap et aux associations et centres de prise en charge du handicap. Il a ensuite demandé qu’il y ait une formation pour les kinésithérapeutes, de disponibiliser le matériel consommable, etc. Il a aussi demandé que les soins soient subventionnés par l’Etat, et que celui-ci s’implique dans les soins de santé primaires. 
ALINE NSHIMIRIMANA

 
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