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Femme Mutwa> Entretien sur son autonomisation grâce à l’agriculture

La femme Mutwa s’interesse à différentes activités génératrices de revenus

 

DSC00024Depuis longtemps, la femme Mutwa pratiquait la poterie comme l’activité principale de tous les jours.  Mais, aujourd’hui, elle a changé de comportement en s’adonnant aux autres différentes activités. 

 

Dans son témoignage Estella Minani, une femme Mutwa de la zone Matara commune Nyabiraba de la province de Bujumbura a fait savoir que la femme Mutwa d’aujourd’hui est totalement différente de celle d’hier. Elle ne se limite pas seulement à la poterie elle s’intéresse à d’autres activités.Mme Minani a indiqué qu’aujourd’hui la femme Mutwa ne s’auto discrimine plus. Elle s’approche d’autres catégories de gens afin d’exercer des activités génératrices de revenu, entre autres, le petit commerce, l’agriculture, etc.Mme Minani  a fait savoir que chez elle, elle pratique l’agriculture. C’est avec cette activité qu’elle fait vivre sa famille. Pour réussir, elle a été appuyée par différentes associations qui sont impliquées dans l’agriculture ainsi que l’association Unissons-nous pour la promotion des Batwa « Uniproba ». Les Batwa cultivent sur un petit lopin de terre car ils n’ont pas suffisamment de terrains à cultiver.Mme Minani lance un appel à tous les Batwa en général et les femmes en particulier d’exercer différentes activités génératrices de revenus. Elles sont appelées à s’organiser en associations afin d’acquérir différentes connaissances dans divers secteurs de la vie. Mais, de temps en temps, les Batwa qui s’impliquent dans le métier d’agriculture sont souvent bloqués par le manque de terrains à cultiver. Mme Minani a également demandé au gouvernement de donner aux Batwa des terrains à cultiver. Il y a beaucoup de Batwa qui veulent cultiver  pour faire vivre leurs familles mais sont bloqués par le manque de terres. S’ils ont assez de terrains, les enfants auront de quoi manger et il n’y aura plus d’abandon scolaire lié au manque de nourriture chez cette catégorie de gens.  

Lucie Ngoyagoye

 

SECURITE> Point de presse du porte-parole du ministère de tutelle

Trois kilos d’héroïne ont été saisis

 

DSC00656Le porte-parole du  ministère de la Sécurité publique et de la gestion  des catastrophes  a tenu le jeudi  28 mars 2019, à la police judiciaire, un point de presse sur la saisie de l’héroïne. Cette drogue a été saisie en date du 20 mars par les forces de l’ordre burundais, à l’aéroport International de Bujumbura. Deux burundais et deux étrangers étaient dans le coup.  

 

Pour Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, la quantité de drogue saisie avait une valeur de trois cent soixante mille (360 000) euros. Cette drogue était en provenance du Brésil. Elle a été emportée par un brésilien, Gilberto Fabio, en complicité avec deux Burundais qui se disent être des commerçants. Ces derniers sont respectivement Juma Nahimana et Radjabu Ndayisenga. En date du 21 mars, Gilberto Fabio a été appréhendé à l’aéroport international de Bujumbura et un autre étranger qui venait de la Lettonie. Celui-ci était en provenance de la Grèce et avait pour mission d’accueillir la cargaison pour l’acheminer vers l’endroit qu’on devrait lui indiquer, précise M. Nkurikiye. Le colis avait été transporté dans un carton contenant un aspirateur soi-disant qu’il était pour le compte de son ami burundais. M. Nkurikiye rassure les Burundais que les forces de l’ordre sont vigilantes sur les frontières avec d’autres pays. Il a fait un clin d’œil à certains Burundais qui ont tendance à faire confiance surtout aux européens qui sont en voyage dans notre pays. D’après lui, tous ne sont pas des bienfaiteurs, la preuve en est que, ceux qui ont été appréhendés étaient tous des Européens. Les malfaiteurs, tant étrangers que nationaux, doivent savoir que les forces de l’ordre les tiennent à l’œil, en précisant qu’elles ont suffisamment de  moyens pour les traquer.Il a remercié également les forces de l’ordre qui ont tout fait pour appréhender ces fauteurs de trouble, ainsi que la police d’Interpol de Lion en France avant de saisir cette occasion pour informer l’opinion nationale et internationale que l’échange d’informations entre le Burundi et les autres pays est fonctionnel.   Ces fauteurs sont actuellement dans les cachots de la Police judiciaire en attendant d’être traduits en justice.

Aline Nshimirimana

 

Commentaire > Infertilité conjugale: Un tabou à briser

Fondée et présidée par la Première dame du Burundi Denise Nkurunziza, la Fondation Buntu, en étroite collaboration avec la Fondation Merck, a procédé le 19 mars dernier au lancement officiel d’une campagne « Merck plus qu’une mère », une campagne de deux jours qui avait le noble et louable objectif de renforcer l’autonomisation et la valorisation des couples infertiles, particulièrement la femme. Au cours du lancement officiel de cette campagne, la présidente de la Fondation Buntu Denise Nkurunziza, en qualité de mère, a invité les participants à briser le tabou de l’infertilité. Cette dernière constitue une des nombreuses anomalies humaines pouvant affecter aussi bien l’homme que la femme, longtemps considérée comme la seule responsable, la seule coupable devant être blâmée, fragilisée, marginalisée et même chassée du foyer. Cette fausse conception de la femme toujours entretenue dans la société burundaise traditionnelle doit être bannie à jamais au moment où les mentalités évoluent positivement. Un couple infertile, encore moins la femme, n’est pas à stigmatiser, mais plutôt à comprendre, à respecter et à soutenir. La Fondation Buntu l’a déjà compris et est déjà engagée sur cette piste par des actions de valorisation de la femme en soutenant toutes les initiatives de prévention de l’infertilité qui, on ne le répétera jamais assez, concerne aussi bien les hommes que les femmes.Fondée et présidée par la Première dame du Burundi Denise Nkurunziza, la Fondation Buntu, en étroite collaboration avec la Fondation Merck, a procédé le 19 mars dernier au lancement officiel d’une campagne « Merck plus qu’une mère », une campagne de deux jours qui avait le noble et louable objectif de renforcer l’autonomisation et la valorisation des couples infertiles, particulièrement la femme. Au cours du lancement officiel de cette campagne, la présidente de la Fondation Buntu Denise Nkurunziza, en qualité de mère, a invité les participants à briser le tabou de l’infertilité. Cette dernière constitue une des nombreuses anomalies humaines pouvant affecter aussi bien l’homme que la femme, longtemps considérée comme la seule responsable, la seule coupable devant être blâmée, fragilisée, marginalisée et même chassée du foyer. Cette fausse conception de la femme toujours entretenue dans la société burundaise traditionnelle doit être bannie à jamais au moment où les mentalités évoluent positivement. Un couple infertile, encore moins la femme, n’est pas à stigmatiser, mais plutôt à comprendre, à respecter et à soutenir. La Fondation Buntu l’a déjà compris et est déjà engagée sur cette piste par des actions de valorisation de la femme en soutenant toutes les initiatives de prévention de l’infertilité qui, on ne le répétera jamais assez, concerne aussi bien les hommes que les femmes.L’infertilité ne relevant essentiellement que du domaine de la santé, les communications prévues à cette occasion pour les journalistes en formation ont été présentées par les professionnels de la santé mais aussi par les professionnels des médias, ces derniers étant d’un apport nécessaire à la sensibilisation de l’opinion sur toutes les questions touchant l’infertilité dont l’ignorance humaine avait fait un sujet tabou qu’il faut briser à tout prix. Pour y parvenir, les médias doivent être aidés par les pouvoirs publics conscients du rôle primordial joué par ce « quatrième ou cinquième pouvoir » dans l’information et la sensibilisation sur les phénomènes sociaux, notamment celui de l’infertilité dans le cas qui nous occupe. C’est ainsi que quelques pistes de solutions ont été proposées en se demandant s’il n’y avait pas lieu d’amorcer un cadre national de sensibilisation sur l’infertilité comme il y en a pour la santé reproductive ; s’il n’y a pas lieu d’initier un journalisme en santé orienté vers l’infertilité ; s’il ne faut pas entreprendre un renforcement continu des capacités pour les journalistes leur permettant une maîtrise de la question pour une bonne sensibilisation de la population.L’infertilité étant une responsabilité partagée, l’homme et la femme se mariant pour le meilleur et pour le pire, le couple est appelé à se témoigner toujours fidélité et respect mutuel même dans les pires difficultés ; la société ne pouvant lui apporter que tout son appui, dans un élan de solidarité humaine. La voie tracée par la Fondation Buntu devrait être empruntée pour que les femmes puissent, plus que jamais, être des mères méritant plus de respect et plus de dignité.                                                                                           

PASCALINE BIDUDA

 

INSS> Recommandations d’une étude actuarielle

Les assurés civils vont voir leurs taux de cotisation augmentés à l’échelle de 10% à 15%

 

DSC03463 1Dans le but d’analyser les possibilités d’offrir des améliorations aux prestations offertes à l’ensemble des assurés, l’Institut national de la sécurité sociale(INSS) a organisé le mardi 26 mars 209, un atelier d’échanges sur une étude actuarielle y relative. Cette dernière relate des recommandations pour le régime des pensions et celui des risques professionnels gérés par l’INSS. Selon une note de présentation du rapport de la même étude, ledit actuaire recommande une augmentation graduelle du taux de cotisation des assurés civils de 10% à 15%. 

 

Pour le régime des pensions, l’actuaire recommande fortement qu’aucune décision d’amélioration au régime des pensions ne soit prise avant l’assainissement des finances du régime. Selon une note de présentation de ce rapport actuariel, la mise en place d’une comptabilité distincte entre les corps de défense et de sécurité et les civils est recommandée. Néanmoins, les deux fonds seraient tout de même sous l’administration de l’INSS. Il recommande également une augmentation graduelle, sur trois à cinq ans, du taux de cotisation des assurés civils de 10% à 15%. Pour les assurés de la Force de défense nationale et de la Police nationale du Burundi, l’actuaire recommande une augmentation graduelle du taux de cotisation sur trois à cinq ans de 14.6% à au moins 20%. Pour optimiser les ressources disponibles et de diminuer les frais d’exploitation à un maximum de 10% des revenus de cotisations sur une période de dix ans, l’actuaire recommande un audit financier et opérationnel de l’INSS. A moyen terme, l’actuaire  recommande d’élaborer et de mettre en place une politique de financement adéquate. Celle-ci va déterminer clairement les objectifs à atteindre en termes d’indice de viabilité financière.Quant aux recommandations pour le régime des risques professionnels, l’actuaire recommande de faire une comptabilité distincte avec des taux de cotisation différentiels. De plus, selon l’actuaire, il faut augmenter les rémunérations sujets à cotisation à 250 000 FBu et fixer un taux de cotisation de 4.5% pour les employeurs des travailleurs œuvrant dans des conditions dures pénibles  et de 2% pour les employeurs des autres secteurs. A moyen terme, le même actuaire  recommande l’élaboration et la mise en place d’une politique de financement adéquate qui détermine clairement les objectifs à atteindre en termes d’indice de viabilité financière. En appuyant ledit actuaire, le directeur général de l’INSS, Gnl Emmanuel Miburo a indiqué que si rien n’est envisagé tout en continuant d’appliquer les taux actuels des cotisation, les fonds de régimes pour les pensions seront totalement épuisés d’ici 2030.A la fin de l’atelier, les participants ont confié au secrétariat tripartite composé par les représentants du Gouvernement, de la Confédération des syndicats du Burundi (Cosybu) et de l’Association des employeurs du Burundi (AEB) le travail d’affiner le projet de recommandations émis par les participants.
Vincent Mbonihankuye

 
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