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COMMENTAIRE> La moralisation de la société, une campagne débutée par le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza

« Revenons sur les valeurs culturelles de la société burundaise ! La culture est une grande richesse identitaire et une société sans culture n’en est pas une » déclare chaque fois le président de la République Pierre Nkurunziza depuis qu’il a lancé la campagne de moralisation de la société. Oui, il l’a dit et, sans doute, il le répètera jusqu’à ce que les Burundais prennent conscience des valeurs qu’on ne rencontre nulle part ailleurs sauf dans notre pays.

A la fin de l’année 2016, à Gihofi, le chef de l’Etat a passé plus de deux heures en train d’expliquer à plusieurs centaines d’enfants et jeunes venus participer dans une croisade de prière que la famille présidentielle avait organisée. Il leur disait quoi ? Les valeurs de la société burundaise traditionnelle, la spécialisation des familles dans les affaires du pays, l’entraide mutuelle, la bravoure et la fidélité, la loyauté, etc. bref, la solidification de la société. Le président Nkurunziza l’a encore une fois répété le vendredi 21 avril 2017 devant les jeunes venus de toutes les communes du Burundi pour participer à la conférence nationale des jeunes, édition 2017. Le fait qu’il continue à le faire en tant que leader de notre pays, il sait que c’est une base de tout bien-être du peuple.
Ensemble, les Burundais ont combattu, à l’aide des armes artisanales, les envahisseurs armés de fusils mitrailleurs, pourquoi ? Parce qu’ils étaient unis et solidaires autour du Roi qu’ils considéraient comme sacré. Que nous manque-t-il aujourd’hui pour que ces meilleurs pratiques, ces valeurs fondamentales qui ont guidé les pas de nos ancêtres refassent surface pour nous aider à vaincre l’ennemi actuel.
Oui, c’est possible ! Oui, car, la volonté des plus hautes autorités est là et déjà mise en marche. Seulement les Burundais devraient cette fois-ci mettre de côté leurs différences. Les différences politique, ethnique, religieuse, régionale, etc. Notre diversité nous fortifie, nous avance, c’est un atout et non une problématique comme le colonisateur l’a fait pour détruire le tissu social dans les années 1930.
Si nous sommes indépendants depuis 1960, il ne fallait pas attendre le président de la République actuel Pierre Nkurunziza pour que tout ce qui a été institué par l’ancien prédateur de liberté de nos ancêtres soit mis à bas. De quoi s’agit-il ? Inhibition des valeurs fondamentales identitaires de notre société, etc. Le chef de l’Etat a constaté que depuis les années 1930, les Burundais ont vécu une période obscure, caractérisée par une division héritée du colonisateur qui avait constaté que l’unité des Burundais autour du Roi était un atout au développement durable.
Il est sans nul doute très important de suivre le chef de l’Etat et le soutenir dans cette campagne de moralisation car, elle est une source de développement. Une fois cette campagne réussie, les Burundais auront retrouvé leur ligne directrice et la pauvreté sera vaincue. La culture burundaise était fondée sur l’unité, or « l’Union fait la force ». Et pour arriver à un développement, la force est incontournable. Nous avons un grand ennemi au Burundi, il s’agit de la pauvreté. Au lieu de rester les yeux braqués sur des conflits fantômes, fixons-nous devant une triste réalité ! C’est la pauvreté. L’unité des Burundais contre la pauvreté ne sera effective que si le travail de moralisation de la société sera réussi dans toutes les couches de cette dernière.

Amédée Habimana

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Distribution d’aide aux vulnérables de certaines communes des provinces de Ngozi, Muyinga et Kirundo

Leur permettre de fêter la Pâques comme le reste de la population

 

DSC 0053Une délégation envoyée par le chef de l’Etat a distribué une aide de riz aux vulnérables dans les communes Ngozi, Gashikanwa et Kiremba en province de Ngozi, Gasorwe de la province de Muyinga et Vumbi en province de Kirundo en dates des 14 et 15 avril 2017. Selon Gédéon Ntibashirinzigo, conseiller du chef du protocole d’Etat, le président de la République Pierre Nkurunziza voulait se joindre à ces vulnérables afin de leur permettre de célébrer la fête pascale sans contraintes alimentaires.

 

Les familles bénéficiaires de l’aide étaient celles des personnes âgées sans défense, des veuves, des Batwa et d’autres indigents choisis dans leurs collines respectives. Cette activité a débuté dans l’après-midi du vendredi 14 avril 2017 et se poursuivra dans d’autres communes du pays, selon Gédéon Ntibashirinzigo.
Partout où il est passé, avant de leur distribuer l’aide, le chef de la délégation de la présidence de la République a fait savoir aux bénéficiaires que le chef de l’Etat voudrait qu’eux aussi, malgré leur vulnérabilité économique, puissent fêter en dignité comme les autres la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Et de faire remarquer qu’il importe de ne pas gaspiller l’aide reçue.
Dans la zone de Mubuga en commune et province de Ngozi où l’activité a débuté le vendredi 14 avril 2017, 200 ménages ont bénéficié d’une aide composée de 10 kg de riz pour chacun.

La commune Gasorwe, victime de la grêle tombée au début du mois de mars 2017

Dans la matinée du samedi 15 avril 2017, la commune Gasorwe de la province de Muyinga a été la destination de l’aide envoyée par le chef de l’Etat à l’endroit des vulnérables. Au total 899 ménages ont bénéficié chacun d’une aide de 7 kg de riz.
Selon Jean Claude Barutwanayo, administrateur de la commune Gasorwe, la population était dans le désarroi après la pluie torrentielle mêlée de grêle qui s’est abattue sur certaines collines de cette commune. Parmi les collines victimes, Kiryama, Gasuru, Kiremba, Matyazo et Gikwiye. Pour cela, M. Barutwanayo a fait savoir que par jour, au moins vingt personnes vont dormir devant les bureaux de la commune à cause de la faim. Et de remercier infiniment le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, qui a entendu les cris de détresse de cette population. Il a indiqué que c’est la deuxième fois que cette commune est assistée en vivres par le gouvernement du Burundi.
La délégation du chef de l’Etat s’est ensuite rendue dans la commune Vumbi en province de Kirundo où elle a également distribué l’aide composée de riz. Les bénéficiaires s’élevaient autour de 840 ménages des vulnérables. Ils ont eu chacun 7 kg de riz.
L’administrateur de cette commune a remercié le chef de l’Etat au nom de la population de cette localité en général et de celui des bénéficiaires en particulier pour cet appui combien utile. Et d’ajouter que ce n’est pas la première fois, qu’à chaque fois que le besoin se fait sentir, le chef de l’Etat est toujours venu au secours de cette commune.
Dans la commune Kiremba en province de Ngozi, 240 ménages ont bénéficié de l’aide du chef de l’Etat à la veille de la fête de Pâques. Chaque ménage a eu 5 kg de riz. Il en a été de même pour la commune Gashikanwa où chaque ménage a eu 5 kg de riz et au total les bénéficiaires étaient comptés à 790 ménages.

Amédée Habimana

 

FETE DE PAQUES> Sa célébration en famille

Elle ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite aux faibles moyens financiers

 

La fête de Pâques pour les familles des chrétiens est importante. Elle se célèbre à l’église comme en famille. Mais, pour la plupart, elle ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite aux faibles moyens financiers. La commémoration de la résurrection de Jésus-Christ est une occasion pour les chrétiens de faire une rétrospective du passé, et de se confesser et demander pardon là où ils n’ont pas obéi aux commandements de Dieu. Cette purification ne concerne pas seulement l’âme mais également le corps. Le jour de Pâques se différencie des autres jours par le port de nouveaux habits et chaussures ainsi que la préparation de repas d’une façon inhabituelle.

La rédaction du journal s’est entretenue le 16 mars 2017 avec Ladislas Nsabimana sur la célébration de la fête de Pâques dans sa famille. Selon lui, la fête ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite au manque de moyens financiers. Il a fait semblant de fêter pour ne pas mettre en colère les enfants qui, d’habitude voient en fête, les boissons et les repas bien préparés.
M. Nsabimana a informé qu’au fur que les années passent, on tend à abandonner la célébration des fêtes en famille y compris celle de Pâques suite aux moyens financiers qui font défaut. En plus, le pouvoir d’achat a beaucoup diminué si on se réfère aux montées des prix des produits de première nécessité. « A l’approche du jour de Pâques, mes enfants réclamaient des habits et des chaussures neufs et je leur ai expliqué que les conditions financières se sont détériorées mais j’attends la bénédiction de Dieu. Ensuite je leur ai promis d’en acheter lorsque les bénédictions de l’Eternel Dieu Tout Puissant seraient tombées sur moi. Je leur ai demandé de prier incessamment pour cette cause afin que le Seigneur Dieu exhauce leurs prières», a raconté M. Nsabimana. A la veille de Pâques, les enfants ont réitéré leur demande mais en vain. Et de leurs expliquer que la volonté de Dieu ne s’accomplit pas au moment que nous voulions. Le plus important est de nous purifier en nous confessant.
« Le jour de Pâques, je suis allé à la messe en compagnie de ma femme et de mes enfants. Mais avant de quitter la maison, on a acheté un kilo de viande pour la sauce afin de faire la différence avec les autres jours. Retournés de l’église, on a bien mangé avec les enfants. Rassasiés, les enfants ont réclamé les sucrés mais je ne restais avec aucun sou pour en acheter. Mes enfants n’on pas pu digérer cette situation et m’ont dit que la fête a raté ou n’a pas eu lieu.
Quelques soient les conditions économiques des familles pour la célébrer, la Pâques est la fête la plus importante pour les chrétiens.

Ezéchiel MISIGARO

 

Fête de Pâques> A la paroisse Saint Michel

« Allons témoigner la résurrection du Seigneur Jésus-Christ partout où nous sommes»

 

DSC 1172Chaque année, le monde entier célèbre la fête de Pâques. Cette année, la fête de Pâques a été célébrée le dimanche 16 avril 2017. Et la rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau s’est rendue à certaines églises de la capitale burundaise pour se rendre compte de la situation. « Tous les chrétiens de la paroisse Saint Michel sont appelés à aller témoigner la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ partout où ils sont ».

 

L’évangile du jour était tirée de celle de Saint Jean, chapitre 20, du premier verset au 20 e verset où on dit que le dimanche de Pâques, Marie de Magdala se rendit très tôt le matin au tombeau et trouva que la pierre est déjà enlevée du sépulcre. Directement, elle retourna pour aller dire aux disciples ce qui s’est passé, que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau et que personne ne sait où on l’a mis. En effet, tous les disciples n’avaient pas compris que, d’après l’Ecriture, Jésus devait ressusciter.
Dans son homélie, abbé Casimir Nkengurutse, de la paroisse Saint Michel, a indiqué que comme Saint Paul l’a dit aux Colossiens, tout le monde doit comprendre que Jésus-Christ est ressuscité avec nous. « Si donc nous sommes ressuscités avec Jésus-Christ, nous devons rechercher les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Attachons nous également à la réalité d’en haut, et non à celle qui est sur la terre », a insisté abbé Nkengurutse. Ce dernier a ajouté que pour chercher tout cela, nous devons d’abord aimer nos prochains, aller témoigner la résurrection de notre Seigneur et semer l’amour et la paix partout où nous sommes.

« Aimons nos prochains comme Dieu nous a aimés »

« Si nous aimons nos prochains comme Jésus nous a aimés, sachons bien que nous marchons aussi dans le chemin du Seigneur et nous serons également les premiers à entrer au royaume de Dieu. Mais, si nous n’aimons pas nos prochains, nous haïssons directement Dieu parce que ce dernier nous a créés à son image. Et pour cela, nous sommes très loin du royaume de Dieu », a affirmé M. Nkengurutse. Il a terminé son homélie en interpellant encore les chrétiens de la paroisse Saint Michel à rechercher toujours les choses d’en haut, et non celles de la terre.

Avit NDAYIRAGIJE

 
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