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Association ntabariza> Conférence de presse

Elle salue la mesure de libération des prisonniers

 

DSC08603Le représentant légal de l’association Ntabariza-Solidarité avec les prisonniers et leurs familles, Jean Marie Nshimirimana, a animé une conférence de presse le lundi 26 mars 2018. Cette conférence a été organisée dans le cadre du suivi de la mise en application de la grâce présidentielle. Il salue la mesure et souhaite qu’elle soit élargie à d’autres détenus.  

 

Au cours de la conférence de presse qu’il a animée le lundi 26 mars 2018, Jean Marie Nshimirimana, représentant légal de l’association Ntabariza-SPF a exprimé sa gratitude envers le chef de l’Etat pour la grâce présidentielle qui a permis de libérer plus de 2 000 prisonniers. Il a également salué la rapidité avec laquelle le ministère de la Justice et garde des sceaux l’a mise en application. M. Nshimirimana apprécie le travail  de la commission chargée de traiter les cas des prisonniers pouvant être libérés.  Il souhaite néanmoins que cette commission se penche sur les réclamations de quelques détenus. L association Ntabariza félicite ceux qui ont été libérés, mais les appelle à suivre les conseils que cette association leur a prodiguées avant de retourner chez eux. Cela les aidera à mieux s’intégrer dans leurs sociétés respectives. M. Nshimirimana appelle les administratifs à la base et les communautés d’accueil de ces personnes libérées de les intégrer  dans des activités de développement pour les détourner des risques pouvant les reconduire en prison.  Il souhaite que la peine de moins de cinq ans soit remplacée par les travaux de développement communautaire. L’association  Ntabariza réitère sa volonté de continuer à accompagner les prisonniers en poursuivant la sensibilisation et le suivi des personnes libérées. Elle se dit engagée à suivre les cas des prisonniers qui ne  bénéficieront pas de cette grâce alors qu’ils sont dans leur droit. Des avocats seront mis à leur disposition de même que les psychologues pour ceux qui auraient déprimé. L’association  projette d’autres actions à mener en faveur des prisonniers et ceux qui seront libérés. M. Nshimirimana espère que, d’ici 2019, plus de la moitié de près de dix mille détenus auront été libérés. Bientôt, l’association Ntabariza va mettre en place les antennes jusqu’au niveau local de même que les téléphones non payant, pour permettre de connaître facilement ce qui s’y déroule, savoir où il faut intervenir.  
Alfred Nimbona

 

PARCELLES A PLUSIEURS LOCATAIRES> Difficultés à payer la facture de l’eau

Les ménages demandent à la Regideso d’installer des compteurs cash-water

 

IMG 0713La rédaction du journal Le Renouveau a visité le lundi 12 mars 2018 certaines parcelles de la zone urbaine de Buyenzi. Celles abritant plusieurs ménages ont des difficultés de payer la facture de l’eau car ils ne se conviennent pas sur la somme que chacun doit payer suite à la disproportionnalité dans l’utilisation de cette denrée. Les ménages demandent à la Regideso d’installer des compteurs cash-water. 

 

A l’arrivée de  la rédaction du journal Le Renouveau dans certaines parcelles de la 13e avenue, les habitants ont informé qu’ils n’ont plus le droit d’acheter les unités de la Regideso pour les compteurs électriques. La cause, ont-ils ajouté, les arriérés des factures de l’eau qui ne sont pas encore payés.« Dans notre parcelle, nous ne nous entendons pas sur la façon de payer. La part de consommation de chaque ménage est difficile à déterminer et cause des disputes dans notre parcelle. La maison principale qui a à l’intérieur des douches et des toilettes à siège a une plus  grande consommation en eau par rapport aux annexes. En plus, les ménages n’ont pas le même nombre d’habitants », a précisé une femme trouvée sur les lieux. Elle a poursuivi en disant qu’en plus de la consommation de l’eau pour les travaux ménagers,  le ménage principal l’utilise pour les travaux effectués dans son garage en lavant des pièces de véhicules. Ces dernières en consomment une énorme quantité. Le plus grand consommateur n’accepte pas facilement de  donner la somme proportionnelle et traine les pieds dans la disponibilisation des  moyens jusqu’à ce que la Regideso bloque le compteur de l’électricité. Un autre habitant de la localité a indiqué que  cela fait plus de deux semaines que leur parcelle n’a ni  eau ni électricité. La Regideso a arraché le compteur de l’eau suite au non paiement des arriérés de cinq  tranches. Il a indiqué que les anciens locataires ont déménagé sans payer les consommations qu’ils ont faites. « Si les locataires sont de mauvaise foi, il incombe aux propriétaires des maisons de suivre de près que les factures de l’eau et de l’électricité sont régulièrement payées, a précisé un des  habitants. Les habitants des parcelles touchées par ces coupures d’eau et d’électricité ou de l’une d’elles demandent à la Regideso de remplacer les compteurs d’eau de post paiement par des cash-water (compteurs de prépaiement de l’eau) comme elle l’a fait pour les compteurs électriques. 
Ezéchiel Misigaro

 

Objets métalliques> Enfants ramasseurs

Ce travail est l’une des conséquences de la pauvreté dans les familles

 

IMG 2849La rédaction du journal «Le Renouveau» s’est récemment rendue dans la zone urbaine de Gihosha où elle s’est entretenue  avec les enfants ramasseurs d’objets métalliques. Ces enfants affirment qu’ils font cela  à cause de la pauvreté qui s’observe dans leurs familles respectives.   

 

Les enfants qui étaient en train de ramasser des objets métalliques dans la zone urbaine de Gihosha, au quartier Gihosha-rural, ont révélé qu’ils font cela à cause de la pauvreté qui s’observe régulièrement dans leurs  familles respectives. Ils ont confirmé que leurs parents se trouvent dans l’incapacité totale de satisfaire leurs besoins. Comme ces parents n’ont pas de boulot, ils  restent inoccupés chez eux.  Ils n’ont aucun revenu. Pour avoir de quoi manger, ces enfants ont assuré que ce sont leurs mères qui font des travaux champêtres. Mais, qu’il y a des cas où celles-ci manquent quelques articles de cuisine.Comme aujourd’hui l’enseignement public, ces enfants sont scolarisés. Mais,  la grande difficulté s’observe quand ils veulent le matériel scolaire par exemple ou quand ils tombent malade. Leurs parents ne trouvent pas d’argent pour acheter ce matériel ou pour les faire soigner. Ils ajoutent que quelques fois, leurs parents peuvent se trouver dans l’incapacité totale de tout. Ces enfants ont déclaré que, pour faire face à tous ces problèmes, ils ramassent des objets métalliques et les vendent aux acheteurs de ceux-ci. Ces derniers les payent 300 FBu par kilo. Ces enfants ont affirmé également qu’ils peuvent trouver entre 3 à 5kg d’objets métalliques par jour, c’est-à-dire 1 000 à 1 500 FBu par jour. Quand ils trouvent ces montants, ils achètent le matériel scolaire comme les cahiers, les stylos, …ou payent des frais de copies pour les tests. Ou, s’il y a quelque chose qui manque chez eux, ils aident leurs parents à s’en procurer. Ils vont de quartier en quartier ou de zone en zone. Par exemple ceux qui se sont entretenus avec la rédaction étaient de quartier Mirango. Quand ils vont à l’école dans l’avant- midi, ils ramassent ces objets métalliques dans l’après- midi et vice versa. Mais, ces enfants ont signalé qu’ils ont un grand problème. Ils ne trouvent pas de temps pour réviser les cours. 
Evelyne Habonimana

 

Province de Kayanza > Les conséquences d’une forte démographie

Entre autres, les migrations de la population active

 

DSC00848 RoseLes gens qui vivent dans la commune Kayanza font savoir que cette dernière  fait face à une forte démographie. Par conséquent, la population active migre vers les centres urbains pour y chercher du travail. Ceux qui restent ont souvent des conflits fonciers qui sèment des querelles entre  frères et sœurs. 

 

Caritas Nintunze est une femme originaire de la commune Kayanza. Elle a fait savoir que, dans cette commune, la politique de la planification familiale n’a pas encore atteint un niveau satisfaisant. « Malgré les efforts fournis par les administratifs en collaboration avec les agents de santé communautaire, la planification familiale n’a pas encore atteint un niveau satisfaisant. Une seule famille peut se retrouver avec dix enfants voire plus. Dans cette dernière, différents problèmes se remarquent souvent. Pour se défaire de ces problèmes, certains enfants qui ont entre 13 et 20 ans se décident à quitter leurs familles en cachette soit pour aller dans des centres urbains pour mendier, soit pour chercher du travail », a-t-elle indiqué.

La commune fait face à l’exigüité des terres 

Mme Nintunze a précisé que, généralement, la commune Kayanza est fertile. Mais, comme les familles font face à l’exigüité des terres, les gens peuvent manquer de nourriture. Par conséquent, a-t-elle poursuivi, la population jeune fait recours à la migration dans d’autres provinces où elle peut avoir quoi mettre sous la dent. Elle a signalé que c’est pour cette raison qu’on remarque l’abandon scolaire chez les jeunes. Ces derniers vont souvent dans la municipalité de Bujumbura pour y chercher du travail.Quand ils y arrivent, ils ne veulent plus retourner chez eux lorsqu’ ils se souviennent des problèmes que vivent leurs familles. Mme Nintunze a également souligné que souvent, certains jeunes sont encore mineurs. Pour ce faire, ils se cachent pour descendre à Bujumbura. Elle a affirmé que leurs parents commencent même à s’y habituer. Ils ne paniquent pas quand ils remarquent l’absence d’un enfant à la maison. Ils attendent tout simplement son retour.Mme Nintunze interpelle pour ce faire les administratifs ainsi que les acteurs dans la planification familiale à continuer la sensibilisation sur la limitation des naissances afin de prévenir certains conflits qui peuvent surgir à cause d’une forte démographie.   

Rose Mpekerimana

 
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