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CHANSON BERCEUSES> Entretien sur certaines paroles

Certaines étaient inconvenantes au comportement à venir pour l’enfant

 

DSC00846Depuis longtemps, les femmes avaient l’habitude de bercer les enfants. Elles chantaient pour que l’enfant s’endorme. Ces dernières utilisaient des paroles d’affection. La rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau s’est entretenue le lundi 14 janvier 2019 avec Marguerite Ndikumana, une femme du quartier Mutakura, sur le contenu de certaines de ces paroles. 

 

Les femmes disaient: «Calme-toi, mon enfant, calme-toi, je vais te porter sur mon ventre, je vais t’amener chez ton père, je te prive de ta marâtre parce que c’est un animal, un animal qui mord. Elle t’enverra puiser de l’eau à l’aube et le froid te prendra.» A cette phrase, Mme Ndikumana dit que cela se disait pour signifier combien la maman témoignait, d’un côté, beaucoup d’affection envers  son enfant. Elle désirait éduquer et prendre en charge son enfant jusqu’à ce  qu’il grandisse. «  De l’autre côté, en analysant le contenu, c’était une façon d’inciter l’enfant à ne pas obéir à sa marâtre une fois devenu orphelin. En effet, c’était vrai qu’il y avait des marâtres qui maltraitaient les enfants de leur mari mais alors cela ne signifiait pas que ce sont toutes les marâtres. Il y avait celles de bonne foi et si l’enfant se rebellait contre sa marâtre c’était bel et bien qu’il méritait une punition», raconte Mme Ndikumana.« Calme-toi, le champs commun que je partage avec le Seigneur. Si un jour, je pouvais rencontrer le Dieu qui m’a donné un enfant, je pourrais m’agenouiller et lui remercier.  Mon enfant, tu m’as mis dans le concert des parents, jadis,  je les craignais, j’étais une tigresse, une lionne, j’étais un petit arbre de «Waga », qui, quand il est sec, il est déraciné et quand il meurt, il est enterré sans laisser de progéniture». A cela, Mme Ndikumana explique que c’était une façon de remercier le Tout Puissant pour avoir donné un enfant à cette dame. Car, dit-elle, dans le temps comme cela s’observe aujourd’hui dans certains milieux, si une femme se mariait et ne parvenait pas à avoir d’enfant, elle était très malheureuse, elle était   discriminée par l’entourage, par son époux, même par sa belle famille. Mme Ndikumana indique que les berceuses étaient en général intéressantes  pour l’enfant et pour les parents en particulier parce qu’elles donnaient l’honneur à la femme qui a eu un enfant.

Irène Niyongabire (stagiaire)

 

MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE> Communiqué de presse du jeudi 17 janvier 2019

Recrutement en cours au sein de la Police nationale du Burundi

 

DSC08495Le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes a sorti le jeudi 17 janvier 2019, un communiqué de presse par rapport au recrutement en cours au sein de la Police nationale du Burundi. 

 

« Le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes porte à la connaissance de tous les candidats policiers ayant passé les tests d’entrée au sein de la Police nationale du Burundi qu’à partir de ce 17 janvier 2019, au chef-lieu des provinces, il est affiché trois listes, à savoir la liste de tous les candidats (Officiers, Brigadiers, agents) avec les points définitifs obtenus après la réclamation, la liste des candidats retenus pour chaque catégorie et par province, par ordre de mérite et équilibre constitutionnel et la liste des candidat agents retenus suivant les centres d’instruction de Buganda, Bururi et Ngozi qui sont prêts à les accueillir », a dit Moïse Nkurunziza, porte-parole adjoint de ce ministère . M. Nkurunziza a précisé que les candidats officiers et brigadiers sont priés de regagner respectivement l’Institut supérieur de police (ISP) sis à Mitakataka en province et commune Bubanza et l’Ecole des brigadiers de police (EBPO) sis à Muramvya le 28 janvier 2019 à 16h00. Il a signalé que les candidats agents quant à eux, sont attendus le mardi 22 janvier 2019 à 16h00 aux centres d’instruction de Buganda en province de Cibitoke, commune Buganda, Bururi en commune Bururi et Ngozi en commune Ngozi suivant la liste affichée. Et d’ajouter que tous ces candidats vont subir des tests médicaux qui seront suivis par une formation proprement dite. M. Nkurunziza a fait savoir que ceux qui seront absents ou en retard seront remplacés par les suivants par ordre de mérite. 

Emelyne Iradukunda

 

MINISANTE> Réaction à propos de la conférence de presse tenue dernièrement par les syndicats Synapa et SNTS

« Pas de syndicat en gestation au niveau du ministère »

 

DSC05647Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida n’est pas au courant de l’existence d’un autre syndicat qui aurait vu le jour ou qui est en gestation au niveau de ce ministère. Cela ressort d’un entretien que le porte-parole de ce ministère Jean Bosco Girukwishaka a accordé le jeudi 10 janvier 2019 à la rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau.  

 

« Aujourd’hui, nous avons des syndicats qui représentent les travailleurs du secteur de la santé et nous collaborons quotidiennement. Nous ne sommes pas au courant d’un autre syndicat qui aurait vu le jour ou qui est en gestation au niveau de notre ministère », a dit M. Girukwishaka. Et d’ajouter que cela relève de la volonté des travailleurs et non à l’employeur de savoir tout ce qui se passe au niveau de l’organisation syndicale des travailleurs. Il a rappelé que les travailleurs sont libres de choisir leur syndicat, libre d’adhérer ou de ne pas adhérer dans les syndicats. Mais aussi de créer leurs syndicats chaque fois qu’ils le jugent nécessaire. « Donc, en ce qui concerne notre ministère, nous avons été surpris d’être accusé de s’immiscer dans l’organisation syndicale des travailleurs. Tous les syndicats qui représentent les travailleurs sont les bienvenus. Aujourd’hui nous avons plus d’un syndicat et nous collaborons sans aucun problème. Si demain ou après demain, il y a naissance d’un ou de plusieurs syndicats, nous sommes prêts à les recevoir et à collaborer avec eux, à condition qu’ils soient créés tout en respectant la réglementation en vigueur et à condition également qu’ils représentent réellement le personnel du ministère en charge de la santé publique», a insisté M. Girukwishaka.

 « Le syndicat Synaps n’existe pas » 

M. Girukwishaka a  précisé que jusqu’aujourd’hui au niveau du ministère en charge de la santé publique, on ne reconnaît pas le syndicat Synaps et qu’il n’y a aucune annonce officielle de l’existence de ce syndicat. Il est à rappeler que dans une conférence de presse tenue le vendredi 4 janvier 2019 par le Syndicat national du personnel paramédical et d’appui de la santé (Synapa) et le Syndicat national des travailleurs de la santé (SNTS), ces syndicats ont dénoncé les violations liées à leur liberté syndicale et mouvements de déstabilisation de ces syndicats. Dans cette conférence, le président du syndicat Synapa Mélance Hakizimana avait précisé que ces violations sont en train d’être menées par l’autorité de tutelle. Et qu’il était question d’en finir avec ces syndicats par l’enrôlement obligatoire de tout le personnel du secteur de la santé dans ce qu’il a appelé « Synaps».M.Hakizimana avait également signalé qu’il y a des fiches d’adhésion et d’engagement de ce  nouveau  syndicat qui ont été distribuées à tous les responsables de l’administration sanitaire. Il a laissé entendre que depuis la tenue de cette réunion, quelques médecins directeurs de province et chefs des districts sanitaires ainsi que les directeurs des hôpitaux auraient déjà organisé des activités de mise en œuvre dudit syndicat. Il y en a qui ont tenu des réunions à l’intention des titulaires des centres de santé faisant signer leur personnel sur les fiches individuelles d’adhésion et d’engagement dans le Synaps. 

Emelyne Iradukunda

 

COMMISARIAT GENERAL DE LA POLICE JUDICIAIRE> Des cas de criminalités

Trois catégories ont été enregistrées

 

DSC07425Le commissariat général de la Police judiciaire s’est exprimé le lundi 14 janvier 2019 sur les cas de criminalité qui se sont observés ces derniers jours. Selon le commissaire général de la police judicaire, Emile Manisha, ces cas qui se sont observés sont des cas d’escroquerie, de vols, … et  trois catégories ont été  enregistrées. 

 

Le commissaire général de la Police judiciaire a fait savoir que ces derniers jours, des cas de criminalité sont fréquents. C’est pourquoi la police judiciaire a voulu alerter la population car beaucoup de gens ont été victimes de cette situation. La première catégorie concerne un groupe de personnes qui a été appréhendé le vendredi 11 janvier 2019, en train d’exécuter un plan d’escroquerie où ils prétendaient être des commerçants des minerais. Ils avaient déjà pris cinq mille dollars pour la première personne, dix millions de francs burundais pour la deuxième personne, quatre million cinq cent mille, et deux million cinq mille francs burundais pour deux autres personnes. Le commissaire Manisha a indiqué que les auteurs de cette escroquerie sont des personnes récidivistes qui sont déjà arrêtées pour le  même forfait.  C’est pour cette raison que la Police judiciaire a jugé bon de porter la voix plus loin dans le but d’inviter toute  personne qui aurait été victime de ce genre d’escroquerie de venir au commissariat de la police pour se rendre compte que ce sont les mêmes personnes qui ont pris leurs biens. Car, ces quatre personnes citées plus haut ont  déjà porté plainte.

Escroquerie par les réseaux sociaux

La deuxième catégorie concerne un groupe de personne qui a travaillé en collaboration avec un détenu de la prison central de Gitega du nom de Divin Bakunduwukize. Ce dernier a utilisé les réseaux sociaux pour escroquer les gens en se faisant passer pour le commissaire général de l’OBR (Office burundais des recettes). Avec ce titre de commissaire général de l’OBR et sa photo, il a pu escroquer plusieurs personnes en demandant de l’argent en échange du travail à l’OBR et il a déjà atteint une somme de sept million cinq cent mille francs burundais.  Le commissaire Manisha  a souligné que l’escroquerie via facebook, whatsApp est devenu monnaie courante. C’est pourquoi, il invite les gens a être prudents avant d’accepter les offres via ces réseaux sociaux. Il a aussi indiqué que ces malfaiteurs ne respectent personne car ils utilisent des noms de hautes autorités jusqu’au président de la République.La troisième catégorie concerne un conducteur de taxi moto qui volait les sacs à main pour les dames, le soir. Lorsqu’il a été appréhendé, la police a organisé une fouille perquisition chez ce motard et  elle a trouvé treize(13) sacs à mains pour les dames et lui-même a avoué que ce sont des sacs qu’il a volés. Parmi ces sacs, certains ont été récupérés par les propriétaires. Commissaire de police Manisha a pris l’occasio d’inviter celles qui ont été victimes de ce genre de vol de venir constater s’il y a leurs sacs parmi ceux qui sont au commissariat.  Il n’a pas manqué d’interpeller le public à être prudent afin d’éradiquer ce genre de criminalité surtout l’escroquerie par les nouvelles technologies de l’information et la communication (Tic).   

Fidès Ndereyimana

 
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