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REINTEGRATION DES EX-ENFANTS DE LA RUE > Importance des familles d’accueil

« L’enfant bénéficie de la chaleur familiale »

 

Les familles d’accueil jouent un rôle important dans la réintégration des ex-enfants de la rue. Les familles auxquelles différentes autorités ont rendu visite dans le cadre de la célébration de la Journée de l’enfant africain à Buterere en témoignent.   

 

A Buterere II, une famille a accueilli trois enfants dont une fille de 17 ans avec son enfant de six mois et un garçon qui a repris les études. Ce dernier a passé le Concours national de la 9e année et espère avoir de bons résultats. Ces trois enfants ex-enfants de la rue viennent s’ajouter aux cinq enfants biologiques de la famille. Le nombre de familles d’accueil est limité. C’est pour cette raison que l’administration collabore avec la même famille pour héberger des enfants recueillis dans les rues de cette localité avant de leur trouver un foyer d’accueil. Béatrice Niyonzima, mère de la famille a indiqué que les raisons qui contraignent les enfants à vivre en situation de la rue sont notamment la pauvreté, les violences qu’ils subissent dans les familles et une forte envie d’avoir ce qu’ils n’ont pas. Quant à la volonté des familles à héberger ces enfants une fois recueillis, elle est bloquée par le peu de moyen selon Mme Niyonzima. Elle a demandé à l’Etat d’appuyer les ménages qui ont cette volonté car, les enfants dans le besoin sont nombreux. 

Pour que chaque enfant ait une famille  

Il y a aussi des enfants en situation de rue qui regagne leurs familles biologiques. C’est le cas de Chanella, une élève de la 8ème année rencontrée dans une autre famille d’accueil. Sa mère a témoigné que suite à la maltraitance que l’enfant subissait en famille, il a été obligé de se refugier dans la rue. Elle a également expliqué que grâce aux voisins et aux associations œuvrant pour les droits des enfants, l’enfant a regagné sa famille. Elle a souligné que grâce au dialogue familial, les relations entre elle et ses enfants notamment sa fille Chanella sont excellentes.A l’occasion de cette visite, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi a souligné que les familles d’accueil sont plus importantes dans la réintégration car, l’enfant bénéficie de la chaleur familiale. Le ministre Nivyabandi a demandé à ces familles de sensibiliser les ménages qui ont des enfants qui sont dans la rue pour que chaque enfant ait une famille. Il leur a conseillé de se tourner vers l’autorité locale et vers les associations des droits des enfants chaque fois que de besoin.  
 

Grâce-Divine Gahimbare

 

HCR> Célébration de la Journée mondiale du réfugié

Les réfugiés sont appelés à se conformer davantage aux lois et régléments burundais

 

DSC02664 1Le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiées (UNHCR) en collaboration  avec le gouvernement du Burundi a célébré, ce 20 juin 2018, la Journée mondiale des réfugiés sous le thème « La solidarité avec les réfugiés».  L’Assistant du ministre de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, Tharcisse Niyongabo a appelé les réfugiés et demandeurs d’asile de se conformer aux lois et régléments en vigueur au Burundi.  

 

Dans son discours, Tharcisse Niyongabo  a d’abord rappelé qu’aujourd’hui, il y a 6 380 demandeurs d’asile au moment où les réfugiés se comptaient au nombre de 73 454 au 31 mai 2019. Ces derniers sont hébergés dans cinq camps de réfugiés dont Kinama de la commune Gasorwe, Musasa de la commune Kiremba, Bwagiriza en commune Butezi, Kavumu en commune Cankuzo et Nyakanda de la commune Butezi à Ruyigi. Il a par la suite signalé que ce dernier camp a été inauguré en date du 18 avril 2019 suite à la saturation des autres camps.Tharcisse Niyongabo a fait savoir que la solidarité du gouvernement burundais avec les réfugiés ne se limite pas seulement à leur accueil ou à la détermination de leur statut de réfugié. « Elle s’étend à d’autres activités telles que le maintien de leur sécurité partout où ils se trouvent, à l’octroie des documents d’identité et d’état civil, etc. ». Au nom du Gouvernement du Burundi, M. Niyongabo a réitéré ses remerciements envers tous les intervenants qui se donnent corps et âme pour améliorer les conditions de vie des réfugiés. Concernant le rapatriement de ces réfugiés se trouvant sur le sol burundais, il a affirmé que le gouvernement du Burundi continuera à encourager le rapatriement volontaire et librement consenti pour autant que les conditions de sécurité dans leurs pays d’origine le permettront. Il a enfin remercié le HCR et les autres partenaires pour la solidarité permanente qu’ils ne cessent de manifester à l’endroit des réfugiées vivant au Burundi.La représentante du HCR, Gogo Hukportie, a fait savoir que la célebration chaque année de la journée mondiale dédiée aux réfugiés est le moyen de commémorer la force, le courage et la persévérance de ces réfugiés à travers le monde. Elle a adressé ses sincères remerciements au peuple et gouvernement du Burundi pour la générosité qu’ils ne cessent de leur témoigner. «  Même quand le Burundi a traversé des moments difficiles de son histoire, il a maintenu ouvertes ses frontières à tous ceux qui venaient demander l’asile », a signalé Mme Hukportie.Cette représentante exhorte le Burundi à entreprendre les étapes nécessaires pour participer dans quelques mois au Forum mondial sur les réfugiés afin de marquer fortement sa pratique constante et ancienne d’accueil des réfugiés sur son territoire.De son côté, Ramazani Rehani Tundula, représentant des refugiés urbains a lui aussi remercié le HCR et le gouvernement du Burundi du fait qu’ils assurent leur séjour au Burundi pour que leur situation ne soit dramatique. Il a demandé à ce qu’il y ait augmentation des appuis liés aux activités génératrices de revenus pour aider les personnes réfugiés à s’insérer dans la vie communautaire locale sans beaucoup de tracasserie. Au HCR, il lui a demandé de réinstaller le plus de réfugiés possible pour diminuer leur nombre qui est en croissance vertigineuse.               

Moise Nkurunziza

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Questions orales adressées à la ministre en charge de la justice

« Les fondations déjà fonctionnelles doivent se faire enregistrer de nouveau »

 

DSC 1072Lors de la séance plénière du mercredi 19 juin 2019, les députés s’étaient réunis pour analyser et adopter le projet de loi régissant les fondations d’utilité publique au Burundi. Des questions de fond ont été posées à la ministre en charge de la justice, Aimée Laurentine Kanyana. Selon elle, les fondations déjà fonctionnelles doivent se faire enregistrer de nouveau. 

 

Au cours de cette séance plénière, le gouvernement burundais était représenté par le ministre ayant la justice dans ses attributions, Aimée Laurentine Kanyana, pour fournir des éclaircissements. Les députés burundais ont posé la question de savoir s’il n’y aurait pas moyen de mettre en place au sein du ministère de la Justice un département chargé  des fondations. A cette question, Mme Kanyana a indiqué que dans la nouvelle organisation du ministère, il y a le département chargé de suivre le fonctionnement des fondations.A la question de savoir la somme requise pour mettre en place une fondation, Mme Kanyana a fait remarquer qu’il faut verser au compte à la BRB une somme de deux cent millions de nos francs pour une fondation nationale et trois cent mille dollars américains pour une fondation étrangère. Pour les fondations qui sont déjà fonctionnelles, elles ne sont pas obligées de payer ces sommes mais elles doivent se faire enregistrer de nouveau au ministère en charge de la justice. Le ministre en charge de la justice a fait savoir qu’une fondation n’est pas autorisée à chercher des aides ici et là pour pouvoir commencer à fonctionner parce qu’elle est différente d’une association.Quant à la question de savoir si les fondations peuvent bénéficier des exonérations sur les produits importés, Mme Kanyana a fait savoir que c’est possible. Mais pour éviter les magouilles, les fondations qui importent des produits doivent payer toutes les taxes y relatives à l’OBR et après l’utilisation de ces produits à leur finalité déclarée, ces fondations peuvent injecter une demande pour réclamer qu’on leur rembourse les taxes qu’elles ont payées à l’OBR.A la question de savoir si les biens d’une fondation peuvent être partagés entre les enfants après la mort d’un père qui l’a fondée, Mme Kanyana a indiqué que c’est fort impossible. Les enfants doivent continuer les œuvres assignées par cette fondation ou les biens de cette fondation sont remis dans les mains d’une autre fondation exerçant des activités similaires par rapport à cette première.  

Martin  Karabagega

 

SOCIETE>Bridalshower

Pour soutenir la future mariée

 

Venue tout droit d’Amérique, la bridalshower commence à faire son apparition à Bujumbura. Depuis peu,  des citadines organisent des  fêtes-surprises pour  les futures mariées  dans des cérémonies appelées  bridalshower. Elles sont récentes dans la société burundaise mais sont de plus en plus célébrées. Qu’est-ce qu’un bridalshower et comment est-elle organisée ?

 

Un bridalshower est un événement pré-mariage en l’honneur de la future mariée. Traditionnellement, c’est une occasion pour les invitées d’offrir des cadeaux pour la future maison du couple. Il s’agit d’un événement exclusif aux femmes. Il s’agit de célébrer une dernière fois la future ex-célibataire, entourée de ses amies les plus proches et pourquoi pas de certains membres de sa famille, comme sa tante, sa soeur, sa cousine, voire sa mère et sa grand-mère. Selon Emelyne Butoyi, la fête du «Bridalshower» s’inscrit dans l’objectif de soutenir la future mariée. «Cette dernière reçoit de la part de ses amis et proches parents des cadeaux utiles comme les ustensiles de cuisine, nappe de table, des objets de décoration intérieure, etc. », fait-elle savoir. Pour Yvette Kaze,  c’est une fête, traditionnellement féminine, où les dames de ta connaissance se réunissent pour t’offrir les articles que tu avais mis, au préalable, sur ta liste de mariage. Quant à Régine Nkurunziza, elle trouve que le mieux serait d’organiser la fête quelques semaines avant le mariage pour  essayer de détendre la future mariée avant le grand jour car, selon elle, la majorité des futures mariées ont plutôt les nerfs tendus au milieu des préparatifs à l’approche du mariage.

« Elle est organisée par ses amies proches et sa famille »

Quant à l’organisation, c’est plutôt les proches de la mariée qui s’organisent pour se répartir les frais. La famille participe aussi, mais il est rare que la mariée mette de sa poche. En effet, celle-ci a déjà de grosses dépenses sur les bras avec le mariage. En effet, pour alléger le stress de la future mariée, la fête est organisée à son insu par ses amies pour créer l’effet surprise. A cet effet, on crée des groupes de discussion whatsapp pour discuter des détails de la cérémonie et ainsi se répartir les rôles. « Une  contribution individuelle est ainsi demandée, comprise entre dix mille et vingt mille francs burundais pour couvrir les consommations et les cadeaux. Souvent, un gâteau est  prévu  pour le dessert » fait savoir  Erica Akimana.

RODRIGUE MFURANZIMA (STAGIAIRE)

 
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