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SOCIETE> Zone urbaine de Bwiza

Un quartier cosmopolite

 

DSC09192Le quartier Bwiza est impressionnant  par le nombre de cabarets, d’hôtels,  de bijouteries,  de salons de coiffure, d’ateliers de couture et de soudure, de garages des véhicules et des motos, de broderies… Cela est le propre d’une zone cosmopolite où l’on rencontre de surcroît plusieurs cultures liées à l’existence de bon nombre de nationalités.  

 

La zone urbaine de Bwiza située dans la commune urbaine de Mukaza en mairie de Bujumbura est réputée cosmopolite dans la mesure où elle regorge plusieurs nationalités. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu le mardi 3 juillet 2018 lorsqu’il était de passage dans cette partie de la municipalité de Bujumbura.  En effet, on trouve dans cette localité beaucoup de gens de différentes nationalités à savoir les Burundais, les Congolais, les Sénégalais, les Maliens, les Rwandais, les Tanzaniens… Et d’après les propos de la plupart de personnes avec qui nous nous sommes entretenues, il s’agit du seul quartier de la municipalité de Bujumbura où l’on trouve une multitude de nationalités. Cela fait qu’il existe plusieurs cultures dans le quartier Bwiza. Cette particularité de la zone urbaine de Bwiza donne lieu à plusieurs activités liées, bien entendu, à ces différentes cultures. C’est ainsi qu’on rencontre des bijouteries, des bistrots, des salons de coiffure, des ateliers de couture, des ateliers de soudure, des garages des véhicules et des motos, des maisons de broderie…Remarquons qu’il y a des gens qui se livrent à d’autres activités génératrices de revenus comme la vente des tomates, des aubergines, des patates douces, des oranges, des beignets, des bananes, des légumes sans oublier les femmes qui s’adonnent à la tresse. Il y a d’autres femmes qui ont développé l’activité de piler des feuilles de manioc (Isombe) pour le compte d’autres femmes moyennant une certaine somme d’argent. Cela leur permet de gagner leur vie au quotidien. Le moins que l’on puisse dire est que la zone urbaine de Bwiza est tellement mouvementée aussi bien la journée comme la nuit que les gens ne cessent de circuler. Il existe même certaines avenues criminogènes étant donné qu’il est dangereux d’y circuler pendant la nuit au risque de se voir dépouiller de l’argent, des bijoux ou tout autre objet de valeur. De toute manière, le quartier Bwiza ne manque pas d’attirer les gens qui tiennent à se régaler. 

MASTA SHABANI

 

Municipalité de Bujumbura> La mendicité dans les quartiers

Un comportement à bannir

 

Le phénomène de mendicité qui s’observe actuellement dans les différents quartiers de la municipalité de Bujumbura est un comportement à bannir. Les mendiants sont principalement les femmes et les enfants de tous âges et ces derniers  l’exercent comme un véritable métier. Dans la plupart des cas, ces mendiants sont des personnes visiblement en bonne santé, disposant de tous les membres du corps et en état physique de travailler. Donner de l’argent à ces mendiants ne contribue en rien à résoudre leurs problèmes.  

 

Le phénomène de mendicité s’observe actuellement dans les différents quartiers de la municipalité de Bujumbura. Le gros de l’effectif des mendiants est composé de femmes et d’enfants. Ces derniers vont d’un ménage à un autre pour demander de l’argent, des habits, des aliments, etc. Et ils l’exercent comme un  véritable métier afin de gagner le pain au quotidien. Ce phénomène s’observe notamment pendant les week-ends et les jours fériés. La pauvreté et la maladie sont les plus fréquemment signalées comme les véritables causes qui poussent à la mendicité. Mais dans  la majorité des cas, le  constat est que ces mendiants sont en bonne santé et en état physique de travailler. D’autres parlent encore du manque  de travail. Un autre constat est que ces mendiants sont de tous âges. On y observe des enfants, des jeunes et des adultes. Parfois, même, des personnes visiblement en bonne santé, disposant de tous les membres du corps et en état physique  de travailler. Dans la majorité des cas, plusieurs mendiants s’adonnent à cette activité avec leurs enfants dans les bras. Ils croient qu’accompagnés  d’enfants, ils vont gagner la sympathie des gens et empocher quelque chose. Mais ils oublient qu’ils sont en train  de servir de mauvais exemple à leurs enfants. Ces personnes trouvent également beaucoup de difficultés à exercer d’autres métiers puisqu’ils sont habitués à mener une vie facile par le biais de la mendicité. En d’autres termes, elles ne peuvent faire autre chose que tendre toujours la main aux passants. Il faut remarquer que donner de l’argent à ces mendiants ne contribue en rien  à résoudre leurs problèmes. Il s’agit de les encourager directement ou indirectement à la mendicité. 

Emelyne Iradukunda

 

Enfant handicapé> Prise en charge d’un handicap

Un enfant vivant avec handicap peut vivre normalement

 

DSCI6345Un des centres qui accueilles des enfants présentant différents handicaps, le centre Akamuri est doté d’instruments de réadaptation et de rééducation ainsi que des activités permettant l’intégration sociocommunautaires de ces enfants.   

 

Par définition, un handicap est une limitation, une incapacité ou une impossibilité de pouvoir accomplir une tâche, qui est due à une détérioration ou mal fonctionnement de l’organe. On peut aussi ajouter la discrimination qui renvoie à la non-participation d’une activité sociale.  Pour Marcel Ndoricimpa, kinésithérapeute et responsable du service rééducation, avec un handicap, on peut vivre longtemps et de façon définitive. Un handicap se présente de plusieurs sortes. poursuit-il. Il y a le handicap mental ou intellectuel, qui affecte généralement les sens, la communication, l’autonomie, la psychomotricité, etc. Il y a aussi le handicap moteur qui se présente souvent par la paralysie neurologique. On peut aussi ajouter le handicap sensoriel qui concerne les organes de sens tel que la vue, l’ouïe mais aussi la parole. Un autre type de handicap, mais qui se classe à part, c’est l’autisme, ainsi que d’autres comme la myopathie ainsi que les maladies chroniques et génératives. Concernant la prise en charge, M. Ndoricimpa nous a dit que l’on commence par faire le bilan, découvrir les possibilités de l’enfant, ses faiblesses, pour pouvoir faire sa rééducation. Pour mieux le faire, l’on procède par une éducation spécialisée, une approche par orthopédagogie, le développement de l’autonomie, de la communication, de la propreté, etc. Pour rendre l’enfant plus autonome, notre interlocuteur nous a révélé qu’on se focalise sur les activités ludiques comme les exercices de psychomotricité, la stimulation des connaissances de l’enfant, etc. Ou encore, suivant les possibilités de l’enfant, l’apprentissage des métiers est davantage indiqué comme l’élevage, le moulin, etc. Dans le cadre de l’intégration socio économique des enfants vivant avec un handicap, avec l’aide des parents, on élabore des projets qui vont être exécutés par ces enfants après avoir quitté le centre. Les parents doivent contribuer aux soins de leurs enfants, les suivre pour continuer leur rééducation, car avons-nous dit, c’est un traitement continu, a souligné M. Ndoricimpa. Notre interlocuteur lance un appel aux parents de plaider pour leurs enfants auprès du gouvernement, pour qu’il adopte la politique du pays aux enfants vivant avec handicap. L’Etat devrait aussi soutenir les associations et les centre de prise en charge du handicap. Il demande qu’il y ait une formation pour les kinésithérapeutes, qu’ils y ait également disponibilité de matériels consommables, etc. Il recommande à l’Etat de subventionner et de s’impliquer dans les soins de santé primaires. 
Aline Nshimirimana    

 

CAMP DE KAVUMU> La vie des réfugiés

Elle n’est pas du tout facile

 

Selon  des  chiffres  du  HCR, le  camp  de Kavumu  compte  plus  de  seize   mille (16 000) réfugiés. Selon certains réfugiés interviewés par la rédaction du journal Le Renouveau, la vie n’est pas du tout facile. Ils demandent au HCR d’augmenter l’aide. 

 

Le 20 juin de chaque année, le HCR et le monde entier célèbrent la journée mondiale des réfugiés. Au Burundi, cette journée a été célébrée au camp de Kavumu situé en commune et province de Cankuzo. La rédaction du journal Le Renouveau a profité de l’occasion pour faire le constat sur l’état des lieux de vie des réfugiés dans ce camp.Selon le refugié Claude Ndayambaje, les réfugiés de ce camp se font soigner au centre de santé qui s’y trouve épaulé par le HCR. Pour des maladies compliquées, les soins sont difficiles à trouver. Quant à l’aide, il a affirmé que celle que le HCR leur octroie ne suffit pas. Les réfugiés sont obligés de se débrouiller autrement pour pouvoir survivre. A titre illustratif, il a fait entendre que chaque personne reçoit par mois, de la part du HCR : 2 savons, 3 kilos de haricot, 8 kilos de farine, une bouteille d’huile raffinée,  et 0,5 kilo de sel. Ils demandent au HCR de revoir à la hausse l’aide.Du point de vue social, M. Ndayambaje a fait entendre qu’il existe le vagabondage sexuel dans ce camp. Certains des pratiquants de ce vagabondage utilisent les moyens contraceptifs comme les préservatifs dans le but de se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles. Les infirmiers essaient de mettre les préservatifs à la disposition de tout le monde  afin que les gens les utilisent, a-t-il dit.Par après, la rédaction a approché Perpétue Mihigo pour en savoir plus. Elle a indiqué que les réfugiés mènent une vie modeste dans ce camp. Les médicaments pour certaines maladies comme la malaria sont disponibles. Pour les maladies compliquées, les malades sont transférés aux hôpitaux de Cankuzo ou de Ruyigi. Quant à l’eau potable, elle est disponible grâce au HCR, la situation n’est pas du tout comme auparavant, a dit Mme Mihigo.Mme Mihigo a confirmé les propos de M. Ndayambaje qui a dit que le vagabondage sexuel est une réalité dans  ce camp. Le témoignage est qu’un nombre important de filles de ce camp ont des grossesses non désirées.
MARTIN  KARABAGEGA

 
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