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MINISTERE DE LA JUSTICE> Moyens de la mise en œuvre de la politique sectorielle

Création des cellules, l’une des méthodes optées

 

DSC03469A l’occasion de la deuxième réunion des différents hauts cadres du ministère de la Justice et ses partenaires organisée le mardi 12 septembre 2017, le secrétaire permanent au sein dudit ministère a informé sur les moyens de la mise en œuvre de la politique sectorielle. Il a indiqué que la création des cellules est l’un des moyens adoptés par le ministère pour la mise en œuvre de sa politique sectorielle. 

 

Dans une interview qu’il a accordée à la presse, le Secrétaire permanent au ministère de la Justice, Arcade Harerimana, a indiqué que pour que tous les dossiers avancent normalement, le ministère a créé différentes cellules au sein du ministère.  Chaque cellule a son secteur d’intervention prévue par la politique sectorielle du ministère de la justice de 2016-2020. En matière pénale, cette autorité a précisé qu’il y a des renforcements de la chaîne pénale. Il a dit que les praticiens de celle-ci travaillent durement pour que les dossiers  soient clôturés rapidement. « Pour arriver à cela, ils doivent subir des renforcements des capacités », a-t-il ajouté. Concernant les dossiers civils, il a signalé qu’avec l’appui des bailleurs à savoir le Programme des nations unies pour le développement(PNUD), le ministère de la Justice est en train  d’effectuer une campagne de la mise en exécution des dossiers déjà prononcés. « Le travail est à la phase finale » a précisé M.Harerimana. 

Stratégie nationale d’aide légale 

Une aide légale est aussi en cours d’exécution en faveur des vulnérables. En effet, il y a dans notre société des gens qui ne savent pas comment porter leurs affaires devant les juridictions et comment se défendre. Pour répondre à cela, le ministère de la Justice a mis en place une stratégie nationale d’aide légale. Le ministère leur octroi des avocats gratuitement. Pour le moment, a continué M.Harerimana, un recensement des vulnérables ayant besoin d’avocats est en train d’être effectué. Dans les prochains jours, leur dossier vont être ouverts dans les cours et tribunaux compétents car, leurs inscriptions sont déjà en cours.  M.Harerimana a indiqué que le ministère rencontre des défis dans la mise en œuvre de sa politique. Il a dit qu’il y a des jeunes magistrats qui doivent être formés et d’autres anciens qui devraient également bénéficier d’une formation continue au cours de leur carrière. Pour atteindre cet objectif, le ministère a mis en place le Centre de formation professionnelle de la justice. Malheureusement, a déploré le Secrétaire permanent, ce centre connaît des défis liés à des contraintes budgétaires.Le secrétaire permanent au sein du ministère de la Justice a informé qu’une rencontre s’est tenue en avril 2017 dans le même but de mettre en œuvre sa politique sectorielle. Dans cette première réunion, il était question de relancer la collaboration entre les partenaires du ministère de la Justice et le ministère. Dans cette réunion il y a eu des recommandations qui ont été formulées. Evaluer le niveau de la mise en œuvre des recommandations formulées aux cours de la première réunion a été l’un des objectifs principaux  de la seconde réunion qui s’est déroulée le mardi 12 septembre 2017.
 Vincent Mbonihankuye

 

ENTRETIEN> Sur les conditions de vie en exil

La vie y est très difficile

 

DSC 0564La rédaction du journal «Le Renouveau» s’est dernièrement entretenue avec quelques rapatriés sur les conditions de vie en exil. Ils ont indiqué que la vie y est très difficile. La ration alimentaire insuffisante, le bois de chauffage et la liberté leur  faisaient défaut.  

 

Clotilde Niyonzima a informé qu’elle s’est réfugiée dès qu’elle a entendu que la situation sécuritaire peut s’aggraver d’un moment à autre. Elle est ressortissante de la commune Kabezi en province de Bujumbura. Elle a laissé à la maison des enfants et son mari.Dans le camp des réfugiés de Nduta, a signalé Mme Niyonzima, la quantité de vivres a diminué de sorte qu’elle ne peut pas joindre les deux bouts du mois. Les bois pour la cuisson sont difficiles à trouver parce que les réfugiés ne sont pas autorisés à franchir les limites des camps sans autorisation. Pire encore, a-t-elle dit, lorsque  les réfugiés sont appréhendés en train de chercher du bois dans les forêts, ils sont battus jusqu’à l’agonie. Des cas de morts se sont aussi observés et la sécurité dans le camp était de temps en temps troublée.Elle a indiqué que les réfugiés sont lassés d’une vie dure qu’ils mènent  en exil et la plupart se sont déjà fait inscrire pour rentrer au pays. Et dire que ces derniers veulent vivre en paix dans leur pays natal pour s’adonner aux activités  qui les faisaient vivre auparavant notamment l’agriculture.Pendant l’exil, a témoigné Amos Hakizimana de la commune Gisuru en province de Ruyigi, les réfugiés n’ont pas de liberté. Ceux qui sont restés en Tanzanie ont le grand  désir de regagner leurs localités respectives pour ne plus porter l’étiquette de réfugiés.  Ils souhaitent que  la population qui est restée au Burundi les accueille dans la paix pour vivre dans l’harmonie et s’atteler aux travaux de développement. Marc Ntukamazina, originaire de la zone Buterere dans la municipalité de Bujumbura a fait savoir que pour se procurer d’un revenu pouvant épauler la ration alimentaire donnée par le HCR (Haut commissariat pour les réfugiés), ils s’occupaient dans le camp de Nduta en travaillant dans un salon de coiffure et en chargeant des batteries des téléphones mobiles. Il est retourné avec les plaques afin de continuer à faire ces activités avec ses fils pour pouvoir survivre. 
Ezéchiel Misigaro

 

Rotary Club Bujumbura Ingoma > Remise de matériels scolaires aux élèves albinos

Un sentiment de satisfaction pour les bénéficiaires

 

IMG 20170908 170717 10Dans le cadre de ses actions phares annuelles en faveur des personnes vulnérables, le Rotary Club Bujumbura Ingoma a remis le vendredi 08 septembre 2017 le matériel scolaire aux élèves albinos. Un sentiment de satisfaction aux bénéficiaires de ce kit scolaire du fait qu’il va les aider à bien commencer l’année scolaire.

 

Le représentant de l’association Albinos sans frontière, Kassim Kazungu a fait savoir que les élèves albinos font face au problème du non- accès à la scolarisation par manque de moyens. « Mais aujourd’hui, ce problème est résolu du fait que le Rotary club Bujumbura Ingoma nous assiste à la rentrée scolaire en donnant le matériel scolaire aux élèves albinos afin qu’ils commencent l’année comme les autres», a-t-il mentionné.M. Kazungu a précisé que ledit club a donné 13 cartons de cahiers et 8 boîtes de stylos aux élèves albinos. Il a pour ce faire saisi l’occasion pour le remercier pour cette œuvre charitable. Il demande aux autres bienfaiteurs de venir en aide aux personnes albinos en général et aux élèves en particulier afin de les appuyer pour surmonter les problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne. Il a profité de l’occasion pour signaler que l’association Albinos sans frontière a d’autres projets qu’il souhaite réaliser.       «C’est pour cette raison que je demande à toute personne qui a une âme charitable de nous aider pour la réussite de ces projets », a-t-il ajouté.Le président du Rotary Club Bujumbura Ingoma, Claver Nigarura a quant à lui indiqué que l’éducation se trouve parmi les axes stratégiques du Rotary international. Pour ce faire, son club a choisi d’aider les élèves albinos dans l’octroi du matériel scolaire. Ceci parce qu’il pense qu’avec la scolarisation, les élèves albinos peuvent être à la hauteur de tous les problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie de tous les jours.Il demande à tous les élèves albinos d’être courageux. Il a promis que le Rotary Club Bujumbura Ingoma va continuer à les aider afin qu’ils puissent faire leurs études comme d’autres élèves.           

Rose Mpekerimana

 

COMMERCE> Petit marché de Nyakabiga

Il s’est reconstitué après la crise de 2015

 

DSC08351Le petit marché de Nyakabiga a retrouvé son visage d’antan dans la mesure où presque tous les vendeurs qui y exerçaient leurs activités sont revenus après le retour de la paix et de la sécurité dans la zone Nyakabiga. La plupart des commerçants avaient déserté ce marché à cause de l’insécurité qui sévissait dans certains quartiers de la municipalité de Bujumbura comme Nyakabiga, Cibitoke et Musaga.  

 

Le petit marché de Nyakabiga situé dans le quartier Nyakabiga III s’est reconstitué après la crise de 2015. Le quotidien « Le Renouveau» l’a dernièrement observé  lorsqu’il était de passage dans cette zone de la commune urbaine de Mukaza. Tenez ! L’on se souviendra qu’avec la crise de 2015, beaucoup de marchands avaient fui vers des quartiers où la paix et la sécurité n’étaient pas perturbées. Il y a lieu de citer par exemple les zones Rohero, Buyenzi, Bwiza, Kamenge et Kimana. Remarquons que la zone Nyakabiga n’était pas la seule à connaître la perturbation de la sécurité. Les autres zones sont, notamment, Musaga et Cibitoke. Après la restauration de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du pays, les vendeurs du petit marché de Nyakabiga ont repris leurs activités commerciales comme avant. C’est ainsi que ce petit marché est achalandé. Il y a beaucoup de vivres sur les étals. Nous y avons vu des tomates, des aubergines, du fretin, des avocats, des légumes, du haricot et du riz, etc.. Les échoppes se trouvant  à ses alentours fonctionnent normalement. Le quotidien « Le Renouveau» s’est entretenu avec certains marchands qui ont estimé qu’ils exercent leurs activités normalement.  Cependant, quelques intervenants ont évoqué le problème d’exigüité dudit marché. C’est pour cette raison qu’il existe même des vendeurs qui étalent leurs marchandises à côté de l’avenue séparant le campus Mutanga et le quartier Nyakabiga III. Ils souhaitent que l’autorité habilitée leur trouve un terrain adéquat qui pourrait leUR épargner des accidents de roulage. Il est à noter que l’avenue susmentionnée est très fréquentée par des véhicules. 

Masta Shanani

 
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