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CEDAC> Formation des jeunes sur la résolution pacifique des conflits

000a12Ils doivent en connaître les techniques de résolution et de prévention

Dans le projet de cohésion sociale et de création d’emploi chez les jeunes initié par le gouvernement du Burundi via le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), en partenariat avec les organisations internationales et les organisations de la société civile comme le Centre d’encadrement des anciens combattants (Cedac),le World Vision (Wv), l’Association des scouts du Burundi (ASB), le Cedac a organisé à partir de ce mercredi le 15 février 2017 ,au chef-lieu de la zone Kamenge, une formation des jeunes sur la résolution pacifique des conflits. Elle rassemble 50 jeunes représentant les autres dont 25 garçons et 25 filles qui vont par la suite former les autres.

La formation qui va durer trois jours a les objectifs spécifiques suivants :
Savoir identifier les facteurs de conflits (étapes 1 à 3), être capable d’identifier les différents types de conflits (étape 4) et pouvoir identifier les réponses ou stratégies appropriées de préventions et mécanismes de résolution des conflits (étapes 5 et 6). Pour la première étape, on leur définit le conflit comme quoi c’est la non-compréhension entre deux ou plusieurs individus sur une chose, en parole ou en acte. On leur demande ensuite leurs perceptions lorsqu’ils entendent le terme « conflit » et en troisième lieu les causes ou origines des conflits. On a cité entre autres les injures, la haine, la colère, les mésententes, les partis politiques, la guerre, les ethnies, la polygamie, etc. A ces trois premières étapes, on a proposé l’approche participative comme technique de résolution.

Est-il possible de vivre dans un environnement sans conflits ?
Helmès Ndabemeye, le formateur, leur a demandé ce qu’ils peuvent faire pour vivre dans un environnement sans conflits. Ils ont répondu que c’est impossible de vivre dans un environnement sans conflits, et que chaque personne doit savoir que les conflits font partie de ce qui forme la vie quotidienne. Il leur a dit que celui qui vit en situation conflictuelle doit surveiller son comportement, et doit se comporter de manières à envisager des stratégies pour en sortir. Le formateur leur a rappelé quelques proverbes qui montrent que les conflits font partie de ce qui forme la vie quotidienne. « Qui n’oublie jamais ne vit pas en harmonie avec les autres; Là où se trouvent les gens, il y a toujours des rumeurs, etc. » A bien analyser ces proverbes, ces conflits peuvent se transformer en de bonnes choses une fois bien résolus. L’amour, le changement, l’amitié, la dignité, les conseils, l’entraide, la modification des lois, etc sont le résultat des conflits biens résolus.
Pour la quatrième étape, on a fait le constat qu’il y a des conflits superficiels qui naissent brusquement sans qu’il y ait une haine profonde ; les conflits au fond des esprits, c’est-à-dire les conflits régionaux et les conflits ethniques ; et les conflits manifestés qui sont des conflits ethniques, tensions entre les jeunes des partis politiques, les jeunes qui s’agressent au sujet de filles. Enfin, on a échangé sur les stratégies de résolution en l’occurrence le fait qu’il faut qu’il y ait celui qui cède. Les gens doivent se réconcilier, se rendre chez un médiateur, se plaindre auprès de al famille ou au tribunal et une fois qu’on n’est pas convaincu, un seul individu a des avantages. Il faut aussi engager un dialogue consensuel où toutes les parties gagnent et ne se disputent plus.

Olivier Nishirimbere (Stagiaire)

 

JUSTICE> Tribunal de Grande Instance de Mukaza

Un procès opposant deux demi-frères

La rédaction du quotidien « Le Renouveau» s’est rendue au tribunal de grande instance de Mukaza le 13 février 2017 où elle a suivi notamment un procès opposant deux enfants issus d’un même père mais de mères différentes. Le frère jure que la fille ne peut pas hériter sur la parcelle laissée par leur père qui est en zone Bwiza, commune Mukaza.

Au cours de ce procès, l’avocat de Kibonge Kitenge a affirmé que Charlotte Kitenge n’est pas la sœur de son client. Il a continué en disant qu’elle n’a pas le droit d’hériter parmi les enfants laissés, par Sébastien Kitenge qui était leur père, arguant que les enfants laissés par M.K. sont au nombre de huit, pas plus. Et que celle-ci n’est pas leur sœur car ayant présenté aussi une carte consulaire qui est fausse. Et d’ajouter que la carte montre que C.K. est née en 1978 alors que le dit père est mort en 1973. L’avocat de K.K. veut savoir comment cette fille aurait pu naître d’un père mort des années plus tôt. Il a ajouté qu’il a écrit une lettre en s’adressant à l’ambassade du Congo pour se renseigner sur la conformité de la carte possédée par la fille mais l’ambassade a nié lui avoir donné cette carte.
L’avocat de Charlotte Kitenge a répliqué en mettant l’accent sur le nom Kitenge qui est considéré comme un nom de famille. Il a montré que son client a le droit d’hériter en tant qu’enfant de S.K. ajoutant que les enfants laissés par S.K. ne sont pas seulement au nombre de huit mais plutôt de quatorze et issus de deux femmes, dont huit, pour la première et six pour la deuxième, que dans la formulation de sa plainte, M.K. affirmait que les héritiers de Sébastien K. étaient au nombre de quatorze. Il a expliqué que l’article 201 du Code des personnes et de la famille stipule que l’enfant est nié par son père et non pas par ses frères, précisant que leur parent avait inscrit tous ses quatorze enfants sur le document de la parcelle.
Mais l’avocat de M.K. nie tout ça en disant que c’est un faux document. Et ce même monsieur a présenté une attestation d’appartenance disant que la parcelle appartient à leur mère. M.K a fini par nier tous ses frères et sœurs en disant qu’il ne connaît personne, précisant que par le fait même que leur soeur présente un faux document, tous les autres aussi ont de faux documents.
L’avocat de Charlotte Kitenge a demandé au tribunal de suspendre le payement des loyers dont bénéficient certains enfants alors que d’autres sont dans la rue. Il lui a demandé de juger l’affaire en se basant sur les documents déposés comme le juge de cassation l’avait ordonné.
Evelyne Habonimana (stagiaire)

 

Foyer de Charite> Semaine Saint-Valentin

Construire un pays avec des hommes et des femmes mûrs et intègres

00azertLe Foyer de Charité de Bujumbura, en collaboration avec le service de la Pastorale familiale, organise depuis 2009 une semaine Saint- Valentin dont le but est d’occuper les jeunes et d’autres catégories de personnes pendant cette date en leur évitant d’aller se perdre. Pour cette année 2017, l’enseignement du Pape sur la joie de l’amour est le thème qui va être abordé.

Autour des années 2006 à 2009, les gens commençaient à valoriser la fête de Saint-Valentin au Burundi. C’étaient essentiellement les commerçants qui le faisaient en vendant des fleurs, des cartes, et aussi les boîtes de nuit. « C’était un mouvement qui faisait peur, où les gens s’adonnaient à la fornication, à l’adultère, où on assistait à des infidélités dans les familles, à des grossesses-non désirées à l’occasion de cette fête », a déploré l’abbé Pierre Nsengiyumva, un des organisateurs de la Semaine Saint-Valentin.

Un temps de formation
L’abbé Pierre Nsengiyumva a indiqué que le 14 février est une occasion de donner une information humaine, intégrale, et développer des thèmes (l’amour, la chasteté, le dialogue et la gestion des biens en famille, l’éducation des enfants, la mentalité contraceptive, etc.), qui aident les gens à atteindre la maturité.
Comme le Pape le dit, la colonisation s’est arrêtée mais elle est revenue sous une autre forme. Il y a la colonisation idéologique où des idées dans le monde actuel font perdre beaucoup de gens. Et la dignité de la personne est négligée, voire ignorée. Aussi, on incite l’Homme à vivre sans Dieu. « Avec l’enseignement du Pape, on veut éclairer les gens, les former et les aider à orienter leur vie selon le dessein de Dieu sur la personne humaine », a souligné l’abbé Nsengiyumva. Pendant cette semaine, des couples, des jeunes célibataires, des adolescents et même des prêtres ont été invités à ces enseignements.

Des fruits sont déjà récoltés
Pour l’abbé Pierre Nsengiyumva, des gens donnent des témoignages où des jeunes savent maintenant leur dignité. Ils se respectent et regardent seulement leur avenir, bref ce sont des jeunes mûrs. D’autres encore disent que depuis leur participation à la Semaine Saint-Valentin, ils ont changé complètement. D’autres jeunes encore disent qu’ils étaient des païens et que maintenant, ils vont prier à la messe.
Au niveau des couples, il y en a qui étaient séparés, désunis, et qui se sont retrouvés et pardonnés. Des couples qui n’arrivaient pas à faire la gestion ensemble et qui le font correctement. D’autres couples qui ne voyaient pas l’importance du temps pour couples ont commencé à le faire. Il y a aussi cette pratique de méthode naturelle de régulation des naissances. « Nous avons beaucoup de couples qui demandent d’être formés. Il s’agit d’un enseignement qui dure six mois et certains sont très à l’aise avec cette méthode naturelle. Tous ces résultats avec la semaine Saint-Valentin », a-t-il précisé. Cette semaine ne concerne pas seulement les chrétiens, tout le monde y est invité. « Nous voulons construire un pays où il y a des hommes et femmes mûrs, des hommes et femmes intègres ».

Origine de la Saint Valentin dans l’Eglise catholique
La fête de Saint-Valentin a commencé autour des années 270 lorsque l’empereur Claude II à Rome était en situation de guerre. Il invitait les gens à participer à cette guerre et comme les gens ne répondaient pas facilement, il s’est dit que cela est dû peut-être à la célébration des mariages. C’est ainsi qu’il a interdit dans son empire cette cérémonie. Quand l’empereur l’a fait, les fiancés qui voulaient se marier ont trouvé un moyen de le faire en demandant au prêtre Valentin de les aider dans la célébration de leur mariage. Ce prêtre le faisait dans la clandestinité, et lorsque l’empereur l’a su, il l’a fait arrêter et l’a tué en date du 14 février.
A partir de ce moment, des païens ont organisé des fêtes en l’honneur de cette date pour les amoureux. Ainsi, ils ont pris Valentin comme le patron des amoureux. C’était l’occasion de prouver que les gens s’aimaient en se donnant des cadeaux. Ils en profitaient pour faire la fornication, les rapports sexuels avant le mariage et passer des moments de joie. A cet effet, ces gens mettaient en avant le plaisir charnel au niveau du corps. C’était vers l’année 500 où le Pape Gélase a institué cette fête comme une fête chrétienne et c’est ainsi que cette date du 14 février a changé de sens. Il y en a qui ont continué à la célébrer de façon païenne et d’autres qui ont commencé à célébrer la Saint-Valentin de façon chrétienne.
Yvette Irambona

 

Micro-baladeur> Fête du Saint Valentin

Les jeunes doivent faire plus attention pour éviter de tomber dans des pièges

000AELMSQA la veille de la fête de Saint-Valentin, Le quotidien le Renouveau a fait un micro-baladeur pour recueillir les idées des uns et des autres sur comment ils vont célébrer ladite fête. Beaucoup ont révélé que les gens, surtout les jeunes, doivent faire plus attention pour éviter de tomber dans des pièges.

A l’Ex-marché central de Bujumbura, certains magasins ou boutiques étalent les fleurs, les cartes de vœux où s’écrivent les mots qui marquent la fête de Saint- Valentin. Les vendeurs de ces derniers annoncent que dans ces jours, ils ont des clients qui achètent surtout les cartes mais aussi les fleurs. Mais, ils affirment qu’ils reçoivent peu de clients par rapport aux années précédentes. Ils disent qu’ils pensent que le pouvoir d’achat est limité dans ces jours où on constate qu’il y a un manque de moyens financiers.
Bernardine K. est une jeune fille rencontrée dans un magasin où on vend des fleurs et des cartes de vœux. Elle est en train d’acheter une carte de vœux qu’elle va donner à quelqu’un qu’elle aime. Si on lui demande comment elle entend la Saint-Valentin, elle a répondu que c’est une fête dédiée aux gens qui s’aiment. « A ce jour, les amoureux trouvent l’occasion d’évaluer leur degré d’amour. Et, ils se donnent des cadeaux s’ils en ont prévus », a-t-elle mentionné.
Une maman vue dans un autre magasin a, quant à elle, fait savoir que normalement, la Saint Valentin doit être fêtée par des gens qui ont des engagements. « A ce jour, les couples en union, si les moyens financiers le permettent, peuvent par exemple échanger des cadeaux ou organiser une sortie pour aller partager un verre. Pendant ces moments, ils peuvent aussi échanger sur leur vie de couple, comment ils peuvent améliorer ou changer certains comportements dans le but de maintenir les bonnes relations », a-t-elle déclaré.
Cependant, elle a déploré que dans ces jours, les jeunes profitent de cette journée pour s’adonner à la débauche. Ils pensent que la Saint Valentin est une occasion qui leur est dédiée pour avoir des rapports sexuels avec leurs partenaires. Or, a-t-elle expliqué, ils devraient par contre chercher des informations sur cette journée. Par exemple dans ces jours, l’Eglise catholique organise des enseignements au Foyer de charité pour encadrer les jeunes et les couples afin qu’ils soient au courant de la fête de Saint-Valentin. Aussi dans le but de savoir le comportement à adopter sur cette journée.
Elle a enfin fait un clin d’œil à tous les jeunes que la Saint-Valentin ne signifie pas « avoir des rapports sexuels avec celui ou celle qu’on aime ». Par contre, ils doivent tirer plus attention pour ne pas tomber dans des pièges et ainsi perdre leur vie une fois pour toute.
ROSE MPEKERIMANA

 
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