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Famille > Séparation des parents

Elle a un impact négatif sur l’éducation des enfants

 

La séparation des parents, et surtout le divorce ont un impact négatif sur l’éducation des enfants. Le plus souvent, les enfants adoptent des comportements irresponsables suite à cette séparation. 

 

Dans un témoignage avec un jeune garçon de 15 ans rencontré dans l’un des quartiers de la municipalité de Bujumbura, il a fait savoir que la séparation de ses parents a changé sa vie. Ce dernier était un élève de la 6e primaire, il a jugé bon de ne plus continuer ses études suite aux problèmes causés par la séparation des parents. Les incessants conflits entre les parents l’ont poussé à adopter un comportement agressif, car il avait chaque fois des troubles de la morale. Ce jeune garçon avait chaque fois honte car il croyait que les camarades d’école étaient au courant de sa situation familiale. L’enfant est souvent désorienté, ce qui fait qu’il s’intègre difficilement à l’école.  Notre interlocuteur a indiqué que, depuis son jeune âge, c'est-à-dire depuis qu’il était en 1ère année, il remarquait une persistante mésentante entre les parents. Il y avait toujours des querelles, ce qui fait que cet enfant n’a même pas évolué en classe. Il a indiqué qu’après la séparation de ses parents, sa mère est allée vivre avec un autre homme. Cette femme a laissé ses trois enfants avec leur père. Ces enfants éprouvent des difficultés à vivre avec leur père. C’est le garçon aîné qui s’occupe des enfants, car leur père n’a pas de temps. Par conséquent, l’éducation de ces enfants est difficile car ils passent la journée seuls sans aucun encadrement d’une personne adulte. Dans son témoignage, notre source a manifesté un sentiment de désolation. Il déplore la séparation des parents car les enfants sont presqu’ abandonnés par les deux parents. La mère a déjà fondé un foyer ailleurs. Elle ne rend presque pas visite aux enfants. Elle s’occupe seulement du nouveau ménage. Le père, quant à lui, n’a pas de temps, il passe la journée dans d’autres travaux afin de subvenir aux besoins de ses enfants.  
Lucie Ngoyagoye 

 

Drogue> Entretien avec un ancien consommateur

«Les jeunes sont la principale cible»

 

Au Burundi, la consommation de la drogue est une réalité. Elle est beaucoup plus remarquable chez les jeunes adolescents qui, à cette âge-là, veulent tout essayer et sont facilement manipulables. 

 

La drogue au Burundi devient de plus en plus une préoccupation majeure, même si des mesures ne cessent d’être prises pour éradiquer ce phénomène. Le groupe le plus ciblé par cette pratique  est la jeunesse. Selon Louis Marie Ndorimana, un ancien consommateur de drogue, ceux qui prennent la drogue le font pour expérimenter mais aussi pour le plaisir. Il a indiqué qu’on peut prendre la drogue pour fuir ses responsabilités. C’est le cas des jeunes aînés de leur famille qui ont perdu les parents et ne peuvent pas supporter les caprices de leurs petit frère ou petite sœur, et ils préfèrent se réfugier dans la drogue. La plupart des individus qui consomment des drogues le font également pour oublier leurs problèmes et fuir une réalité qu’ils ne sont pas capables d’assumer en étant sobres. Ils sont souvent influencés par d’autres jeunes comme eux, le groupe dans lequel ils traînent communément dans des ligalas. M. Ndorimana a confié qu’il a passé plus de 20 ans à consommer la drogue. Il a commencé  dès l’adolescence avec des amis du quartier dans lequel il vivait. Il a commencé par goûter à cette chose que consommaient ses amis, pour ne pas être considéré comme marginal.  Mais cela n’a pas été le cas parce qu’il est devenu accro à ce dernier.

Les conséquences de la consommation de la drogue

Selon toujours M. Ndorimana, un consommateur de drogue est souvent confronté aux maladies sexuellement transmissibles parce qu’il ne se contrôle plus ; il perd le poids parce qu’à force d’être accro à la drogue, il ne veut plus manger même quand il a faim, il mange des aliments qui ne sont pas nutritifs. Les consommateurs de drogue ont souvent un comportement agressif envers les autres. Ils sont tout le temps en train de mentir ou de voler pour avoir l’argent et acheter la drogue. Ils ne peuvent pas poursuivre les études normalement. Ils ont des comportements irresponsables et, souvent, ils ont des problèmes de santé. Tels sont les conséquences observées chez ces personnes, a ajouté M. Ndorimana.

Sonia Busogoro (stagiaire)

 

SOCIETE> Le commerce des fleurs pendant la saison sèche

Les clients se montrent encore plus nombreux

 

IMG 221Dans la ville de Bujumbura, la vente des fleurs est devenue un commerce courant  pour certains. Pendant cette période d’été ou les fêtes augmentent, ces derniers disent être satisfaits du bénéfice que ce commerce leur apporte. 

 

La saison sèche est souvent une période où on remarque la célébration des fêtes dans  tout le pays : les mariages, les levées de deuil, les anniversaires, etc. Au cours de ces fêtes, les fleurs sont sollicitées pour décorer l’endroit et le rendre plus attrayant par rapport à ce qu’il était. C’est ce qui fait que pendant cette période, les vendeurs de fleurs gagnent plus par rapport aux autres périodes. La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est rendue à l’endroit communément appelé Ku mashurwe en face de librairie Saint Paul,  le mardi 03 juillet 2018, pour se rendre compte du commerce des fleurs. Innocent Nimbona a fait savoir que pendant la période sèche il n’y’a pas de grande différence avec la période pluvieuse contrairement à ce que  pensent les gens. Il a ajouté que cela dépend de la variété des fleurs car il y’a des fleurs qui poussent pendant la période sèche qu’on ne peut pas trouver pendant la période pluvieuse et vice versa.Adolphe Ndayishimiye, un autre vendeur rencontré, a fait savoir que, malgré la demande élevée au cours de cette période, les prix restent les même mais le coût peut être revu à la hausse compte tenu de la qualité des fleurs et du matériel utilisé tel que les rubans, les mousses et bien d’autres matériaux. Le prix  d’un  bouquet  varie  entre   15 000 F et 60 000 F mais c’est en fonction de l’issue du marchandage. Par exemple, le bouquet qu’on offre à une mère qui vient d’accoucher ne s’achète pas au même prix que celui qu’on offre à une personne qui rentre du voyage parce qu’on y ajoute des fruits et des légumes. Les pertes ne manquent pas dans ce commerce, a ajouté M. Ndayishimiye. Celles-ci sont liées aux fleurs qui fanent avant d’être vendues, mais cela n’arrive pas fréquemment pendant cette saison sèche, car elles sont presque  toutes vendues .Ils reçoivent beaucoup de clients les samedis et dimanches, mais également au cours de la semaine notamment pour des cérémonies funéraires même si cela n’arrive pas tous les jours.

Sonia   Busogoro (stagiaire)

 

MUSAGA> Consommation des bières locales en zone urbaine de Musaga

«Nous préférons consommer les bières locales car elles coûtent moins cher»

 

Le journal «Le Renouveau» s’est rendu en zone urbaine de Musaga le lundi 25 juin 2018 pour se rendre compte de la consommation des bières locales. Le constat est que les habitants de cette localité  prennent les bières locales  plus que les bières industrielles. 

 

Arrivé  en cette zone urbaine de Musaga on trouve des personnes en train de consommer les boissons locales même l’avant midi. Ces bières sont essentiellement la bière de banane, ou le bière de sorgho. On remarque cela à la 1ère, 2e , 3e et 4e avenue. Les propriétaires des cabarets où on consomme ces bières se disent satisfaits car les clients viennent en abondance. « Nous travaillons tranquillement, nous rendons un  bon service à nos clients, celui qui a besoin d’un demi litre nous le lui donnons tout comme celui qui a  besoin d’un litre » disent-ils. Quant aux consommateurs, ils disent qu’ils préfèrent consommer les bières locales car les prix sont moins chers par rapport aux boissons industrielles. « Moi j’ai abandonné les bières industrielles car les moyens me manquent c’est pourquoi j’ai fait recours aux bières locales » précisent-ils. Les consommateurs commencent  à prendre de la bière avant l’heure réglementaire d’ouvertures des débits de boissons. « Si une personne commence à consommer l’alcool à 7 heures du matin alors qu’elle a du  travail à faire, il lui sera difficile d’y parvenir dans un état d’ébriété» déplore une personne rencontrée à Musaga. Une autre personne qui a gardé l’anonymat ne comprend pas.Les habitants  de cette localité demandent au gouvernement d’appliquer la loi interdisant toute consommation de bières locales dans l’avant-midi comme  on le fait pour les bières industrielles.
DIEUDONNE IRAKOZE(STAGIAIRE)

 
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