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MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Sécurité

Quatre criminels ont été appréhendés en flagrant délit par la police

 

Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a procédé, le lundi 18 septembre 2017, à une communication sur les quatre criminels usant des machettes et autres armes blanches arrêtés dans la soirée du 17 septembre 2017  au quartier, en zone urbaine de Kanyosha de la mairie de Bujumbura.  Le porte-parole de la police apprécie le travail en synergie des forces de l’ordre, de la population et des comités mixtes de sécurité de cette localité. DSC 0079

 

Selon Iman Meshak Nzisabira, l’une des victimes de ces crimes, il a indiqué qu’il était rentré vers 22 heures du soir en provenance du domicile de son oncle à Kibenga. Arrivé devant sa maison, il a trouvé trois personnes armées de machettes devant le portail et ces derniers l’ont arrêté en commençant par lui demander son téléphone mobile et l’argent.  Après avoir refusé cet ordre, M. Nzisabira a été infligé par ces criminels cinq coups de machette au niveau de la tête et trois coups sur les bras. Et après, il a été acheminé par son oncle à l’hôpital Prince Régent Charles pour se faire soigner.  La victime demande aux responsables de la sécurité publique et aux autorités administratives de prendre des mesures adéquates pour éradiquer ce genre de crimes qui sont devenus habituels dans ce quartier.Quant à Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police nationale, il a d’abord salué un bon travail qui a été effectué par les forces de l’ordre et de sécurité de cette localité en collaboration avec les comités mixtes de sécurité ainsi que la population environnante afin d’appréhender  directement les auteurs de ces crimes. M. Nkurikiye a ensuite informé qu’une enquête approfondie doit être menée  dans les  brefs délais pour que « nous puissions voir s’il y a d’autres membres impliqués dans ce groupe des criminels afin de les traduire  devant la justice, mais aussi d’analyser s’il peut y avoir d’autres mobiles derrière ces crimes commis».

« Des mesures appropriées seront bientôt prises pour renforcer la sécurité dans cette localité »

M. Nkurikiye a signalé que, comme on le fait au niveau de tout le pays, des mesures appropriées seront  bientôt  prises pour renforcer la sécurité dans cette localité. «Il s’agira, entre autres, d’y installer un poste de police et  suivre  de prêt et régulièrement les membres des comités mixtes de sécurité qui, quelques fois, accusés à tort par la population de l’implication dans ces groupes des criminels », a précisé M. Nkurikiye.  Ce dernier a terminé tout en demandant aux autorités locales de redoubler d’efforts pour renforcer les comités mixtes de sécurité et de travailler en collaboration avec l’administration et  les forces de l’ordre afin d’assurer la sécurité des biens et des populations.
AVIT NDAYIRAGIJE

 

CROIX-ROUGE DU BRUNDI> Conférence de presse

Accidents domestiques

 

DSC09268A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des premiers secours, la Croix-Rouge du Burundi a animé le samedi 16 septembre 2017 une conférence de presse. Ladite journée est célébrée sous le thème «Accidents domestiques». Le secrétaire général de cette organisation a indiqué que c’est une occasion de procéder à une introspection.  

 

Le secrétaire général de la Croix-Rouge du Burundi, Anselme Katiyunguruza, a d’abord rappelé que les premiers secours ne sont pas l’affaire de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge. Plutôt, il a signalé qu’ils sont du domaine des pouvoirs publics. Il a dit que ceux-ci au Burundi ont tout fait pour mettre en place les mécanismes de nature à garantir à tout un chacun les premiers secours. M. Katiyunguruza a indiqué  qu’il ne faut pas tenter de croire seulement que l’on parle de ménages ou de familles si on parle des premiers secours au niveau domestique. « Au-delà des ménages, des familles, la Croix-Rouge pense aux administrations », a-t-il dit. Il a précisé que chaque entreprise devrait pouvoir se doter d’une unité de prise en charge des premiers secours. De plus, quand on parle des premiers secours au niveau domestique, il a expliqué qu’il faut penser au système de transport en commun, a continué M. Katiyunguruza. Est-ce qu’on peut s’imaginer un bus qui transporte trente personnes sans équipements minimum pour administrer les premiers secours ? s’est-il interrogé. M. Katiyunguruza a signalé que c’est le jour de mobilisation sociale, de sensibilisation de tout un chacun pour s’inscrire dans la logique de la prévention de sauver la vie avant qu’il ne soit trop tard. A la  question de savoir ce qui est prévu pour les transporteurs en cette matière, le secrétaire général de la Croix-Rouge a répondu sur base de l’article 10 de l’accord-cadre de partenariat entre le gouvernement du Burundi et la Croix-Rouge du Burundi sur les premiers secours. En effet, cet article stipule que dans le cadre des compétences reconnues à la Croix-Rouge du Burundi en matière de premiers secours, le gouvernement du Burundi s’engage pour la formation obligatoire en ce domaine des conducteurs des véhicules de transport en commun, utilitaires, ainsi que les entreprises dont   l’effectif du personnel est supérieur ou égal à 50 employés.

Création d’une autoécole des premiers secours

Concernant la question de moyens de déplacements pour arriver à temps au lieu d’intervention de premiers secours, le responsable de la Croix-Rouge du Burundi a dit que cette question ne se pose plus en termes de problèmes en situation des premiers secours. « Nous avons une ligne verte qui fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures. C’est le 109 ». M. Katiyunguza dit que la Croix-Rouge souhaite qu’il y soit un professionnel en administration des premiers secours dans chaque ménage. Il affirme que c’est pour cette raison que la Croix-Rouge a développé le concept ménage modèle qui consiste à dire, par rapport aux autres critères aidant à certifier les ménages modèles, la capacité de chaque ménage d’administrer les premiers secours.En ce qui est de la vulgarisation des premiers secours, il a informé que la Croix-Rouge va vulgariser les gestes qui sauvent qui ne sont pas d’ailleurs très nombreux à travers les médias. Des certificats ont été délivrés à dix-huit personnes venues de différents secteurs. Quant à celui qui a parlé au nom des conducteurs des véhicules et des transporteurs, il a dit que dans le plan d’action de l’association de 2018-2022, cette association a envisagé la création d’une autoécole réservée aux conducteurs des bus pour subir la formation en premiers secours. Il a interpellé la police de roulage et de la sécurité routière à user de sa force  pour limiter l’octroi de permis de conduire de grande catégorie aux débutants de la  profession de chauffeurs. « C’est horrible de voir une personne de moins de 18 ans ayant un permis de conduire lui permettant de transporter 30 personnes », s’est a-t-il lamenté.
Vincent Mbonihankuye

 

TEMOIGNAGE> Un enfant abandonné par ses parents

Chacun a pris sa direction après que nos parents se sont séparés

 

Dans les cas, de conflits entre mari et femme, ce sont les enfants qui en subissent les conséquences. Un enfant de 11 ans, nous  fait un témoignage  de leur dispersion, lui et ses quatre frères, après la separation de leurs parents.Dans les cas, de conflits entre mari et femme, ce sont les enfants qui en subissent les conséquences. Un enfant de 11 ans, nous  fait un témoignage  de leur dispersion, lui et ses quatre frères, après la separation de leurs parents.

 

« Chacun a pris sa direction après que nos parents se sont séparés ». Cela est dit par Jimmy, un enfant de 11 ans rencontré dans la ville de Bujumbura. Celui-ci  dit qu’il est originaire de la commune Rugombo, en province de Cibitoke  et qu’il a pris le large après avoir été abandonné, lui et ses frères, par les parents.Jimmy explique que lui et ses frères sont nés de la deuxième femme de son père, étant au nombre de six enfants. Comme le deuxième mariage était illégal, la séparation de ces concubins était facile. Quelques années plus  tard, des mésententes  naissent entre les  deux. La  femme accusait à son concubin de ne plus assurer ses responsabilités de prendre en charge les enfants, et qu’il a tendance à retourner à sa première femme, ce que  l’homme ne voulait jamais entendre. « Le conflit s’aggrava petit à petit et mon père commençait à passer quelques nuits chez sa première femme et ne revenir que quelques jours après, ce qui stressa davantage ma mère », ajoute J.N. Ils se chamaillaient maintes fois, et cela touchait beaucoup les enfants qui voyaient leurs parents se battre toujours.Jimmy fait savoir qu’à cause de ces mésententes entre les parents, les deux premiers enfants qui étaient un peu plus âgés ont quitté la maison à la recherche du travail ; l’un en Ouganda et l’autre en RDC. Après quelques jours, les parents se sont définitivement séparés  leur père a rejoint sa première femme et leur mère a été épousée par un autre homme. Jimmy rappelle qu’ils sont restés seuls à la maison étant quatre enfants dont le plus âgé n’avait que  13 ans. « Nous n’avions d’autres choix que de nous disperser nous aussi. Moi et mon petit frère, nous nous sommes dirigés vers Bujumbura et ce dernier a continué vers Rumonge, mais je ne sais pas où sont maintenant les deux autres », ajoute Jimmy.Chanceux qu’il est, Jimmy a été retrouvé par un bienfaiteur de Rohero après quelque jours en situation de la rue. Il est maintenant logé et commence la première année à l’ECOFO Stella Matutina.

Eric Sabumukama (stagiaire)

 

ENTRETIEN> Sur les difficultés liées au métier de domestique

L’expulsion abusive est une de contraintes majeures

 

metierLa rédaction du journal “Le Renouveau” s’est entretenue le mercredi 13 septembre 2017 avec un domestique sur les difficultés liées à son métier. Rashid Manirakiza, un domestique de la zone urbaine de Buyenzi a indiqué que l’expulsion abusive est une des contraintes majeures. 

 

Rashid Manirakiza a abandonné les études au 3e cycle de l’enseignement fondamental à l’âge de 15 ans en 2016. Il a informé qu’il a manqué la motivation de continuer les études parce qu’il voulait apprendre la mécanique dans le souci de gagner de l’argent très tôt.« Lorsqu’on est en stage en mécanique, le parrain dans le métier ne rémunère pas l’apprenant jusqu’à ce qu’il maîtrise les notions de base. Durant la période de stage,  j’ai opté à chercher de l’emploi comme domestique parce que je ne pouvais pas suivre le métier sans nourriture ni logement. Je faisais   dans l’avant-midi les travaux ménagers pour gagner le temps dans l’après-midi d’aller suivre la mécanique. Mais la patronne m’a interdit de faire la mécanique parce qu’elle la jugeait perturbatrice de ses travaux et je l’ai vite abandonnée, a indiqué M. Manirakiza.  Afin de s’habituer aux travaux domestiques notamment sur  la cuisine, M. Manirakiza a signalé qu’il a rencontré pas mal de difficultés et a travaillé pendant deux mois sans être payé parce qu’il ne savait pas préparer diverses sortes de repas. Et de dire que la patronne lui a seulement acheté des habits et des chaussures pour qu’il garde un aspect présentable. « Quand je m’étais habitué au travail de cuisine, la patronne m’a confié toute la vaisselle y compris les  assiettes cassables et m’a mis en garde de n’en casser aucune. Peu de jours après, une assette s’est cassée et elle a toléré. Et deux mois après cette période, trois assiettes et deux verres sont tombées par terre  le même jour, indépendamment de ma volonté, a dit  M. Manirakiza. « Dès que son mari est rentré tard dans la nuit,  je me suis  vu expulser brutalement de la maison avec des injures et des coups de poing. Je n’avais où aller et j’ai dû dormir dans le caniveau pour demander un hébergement le lendemain. J’ai été traité ce jour-là comme un animal sauvage. Et j’ai reçu la différence entre le salaire et l’équivalent du prix de la vaisselle  cassée grâce au chef de cellule qui s’y est impliqué, a précisé M. Manirakiza. Il a fait savoir qu’il a eu la chance de trouver un autre emploi plus tard dans un ménage d’un mécanicien et en profite pour apprendre  la mécanique.  Il a conclu qu’il a déjà quelques notions sur la nomenclature des pièces du véhicule et leur utilité ainsi que la détection de certaines pannes. 
Ezéchiel Misigaro

 
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