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SOCIETE> Grandir et vivre orphelin

« Il n’y a pas plus pénible que ça »

 

DSC 0072Au Burundi, beaucoup d’enfants vivent en situation et dans les conditions difficiles d’orphelin. Certains perdent espoir et dépriment même, car les conditions de vie les surpassent . Espérance Nizigama, a aussi grandi orpheline de père ; elle appelle les voisins et les familles des orphelins à s’approcher d’eux et à les assister, plutôt qu’aggraver leur situation en les dépouillant de l’héritage de leurs parents.  

 

« Il n’y a pas de vie aussi difficile à mener que de grandir orphelin. Il n’y a pas plus pénible que ça ». Tels sont les propos de Mme Espérance Nizigama, que le Quotidien burundais d’information, Le Renouveau, a rencontrée à Kamenge. Originaire de la commune Giheta en province de Gitega, Mme Nizigama dit qu’elle a perdu son père à son plus jeune âge et qu’elle a subi les vices de vivre orphelin. Pour elle, les orphelins, surtout les aînés, sont malheureux car ils doivent assumer la responsabilité des parents qui ne sont plus. « Dans  une famille des orphelins, les aînés sont les plus malheureux. Ce sont eux qui doivent supporter la charge de leurs petits frères et sœurs », dit-elle. Mme Nizigama, ajoute que dans ces conditions, certains sont dépassés et finissent par déprimer. « Beaucoup d’enfants orphelins rencontrent de nombreux problèmes dans leur vie suite au manque de moyens suffisants pour couvrir leurs besoins. Ne sachant pas à quel saint se vouer, certains perdent espoir. Il y en a même qui dépriment à cause de cela. D’autres abandonnent l’école et deviennent des délinquants ou des voleurs, si on ne parle pas de grossesses non désirées chez les jeunes filles», indique Mme Nizigama. 

Les voisins et les familles doivent s’approcher de ces enfants et les assister

L’interlocutrice fait également entendre que la plupart des orphelins perdent espoir parce que délaissés et par les familles des parents et par les voisins. « La pire des choses, souligne Mme Nizigama, c’est que la société d’aujourd’hui s’est métamorphosée. Les membres des familles des parents des enfants orphelins et les voisins, au lieu de les approcher et les assister, compliquent   davantage leurs conditions de vie en voulant les dépouiller solennellement de l’héritage de leurs parents ». Elle les exhorte,  à changer de comportement envers cette catégorie d’enfants, car la sagesse burundaise soutient qu’un enfant n’est pas seulement pour ses parents mais aussi pour la nation. Elle demande aussi aux orphelins de ne pas se décourager mais d’avoir un cœur tenace pour pouvoir affronter et surmonter toutes les difficultés  rencontrées. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

SOCIETE> Les difficultés rencontrées par les enfants en situation de rue

Elles sont très nombreuses

 

IMG 5042La vie dans la rue est une situation difficile à vivre pour tout être humain. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a effectué une visite dans certains coins de la capitale Bujumbura ce mardi 6 novembre 2018. C’était pour se rendre compte de la situation dans laquelle vivent les enfants en situation de rue. 

 

Les enfants en situation de rue sont des mineurs qui ont pour milieu de vie et de survie les rues. Ils évoluent dans les décharges publiques, devant les grands et petits magasins de Bujumbura. A cause de la pauvreté, ces derniers ne veulent ou ne peuvent plus rentrer chez eux. Ils sont souvent victimes d’abus de toutes sortes. Les difficultés qu’ils rencontrent sont nombreuses et ces derniers méritent d’être appuyés.Les enfants de rue qu’on a trouvés sur la Chaussée Prince Louis Rwagasore, sont confrontés à bon nombre de problèmes. Ils sont tout le temps en train de mendier tout près des différentes alimentations ou légumières de cet endroit. Ils n’ont souvent pas accès à une alimentation saine et en quantité suffisante. Il arrive aussi des fois où ils ne disposent pas de nourriture parce qu’ils n’en produisent pas ou n’ont pas d’argent pour en acheter, s’ils ne trouvent pas quelqu’un qui leur donne une petite somme d’argent, ils vont dormir le ventre vide. Ils encourent un risque de malnutrition dans la mesure où avec le peu d’argent qu’ils reçoivent, ils s’achètent des produits comme des beignets et autres.Leur santé est fortement compromise. Ils n’ont pas accès à des soins de santé, ils sont souvent sales et ont des poux dans les cheveux. Par ce manque d’hygiène, les enfants en situation de rue sont exposés à différentes maladies. Leur état de santé est inquiétant parce qu’ils n’ont pas de familles pour les soigner. Ces enfants sont obligés de se prendre en charge eux-mêmes.Pour échapper à cette réalité de la vie,ces enfants consomment différentes sortes de drogue qui ont plus tard un impact négatif sur leur développement et sur la société. Ces enfants devraient être pris en charge pour leur épargner de ces problèmes vu que le pays a besoin de cette jeunesse pour avancer.

Sonia Busogoro (stagiaire)

 

CARITAS BURUNDI> Célébration de la Journée mondiale des pauvres, 2ème édition

« Ouvrir au pauvre un passage, c’est le libérer des filets du chasseur  (Ps 90,3) »

 

DSC05604Initié par le Pape François  depuis 2016, dans le but de penser spécialement aux pauvres Caritas Burundi, en collaboration avec  l’Organisation diocésaine pour le développement de Bujumbura (Oddbu), a procédé le dimanche 18 novembre 2018, aux cérémonies marquant la célébration de la journée mondiale des pauvres, 2ème édition. Et le Pape François a affirmé que celui qui ouvre au pauvre un passage, il le libère des filets du chasseur. 

 

Les cérémonies marquant cette journée mondiale dédiée aux pauvres ont  débuté par une messe qui a été célébrée à la paroisse Sainte Famille de Kinama, au cours de la quelle on a écouté le discours qui a été prononcé par le Pape prononcé à cette occasion. Ledit discours était centré sur le thème principal intitulé « Tu vois ma misère et tu sais ma détresse, devant moi, tu as ouvert un passage (Ps30, 8 9). Ouvrir au pauvre un passage, c’est le  libérer des filets du chasseur, lui éviter le piège tendu sous ses pas pour qu’il puisse ainsi avancer d’un pas léger et voir la vie avec un regard serein ». Elles ont été également poursuivi par des danses et sketches ainsi que des témoignages sur la manière dont Caritas Burundi aide  et assiste les familles et personnes vulnérables dans le but de les encourager à sortir de leur extrême pauvreté.  

« Evitons toutes sortes de discrimination à l’endroit des personnes et familles les plus vulnérables »

Dans son discours de circonstance, Abbé Jonathan Bayaga, secrétaire général adjoint de Caritas Burundi, a indiqué que cette journée a été initiée par le Pape dans le but principal d’interpeller le monde entier de prendre un certain temps pour penser aux  personnes les plus pauvres afin qu’elles aussi puissent se sentir comme les autres dans leurs sociétés respectives. L’Abbé Bayaga a invité tous les chrétiens ainsi que tous les Burundais à éviter la discrimination aux personnes vulnérables surtout en s’entraidant avec les autres et selon leurs moyens. En plus, il n’a  pas oublié de demander aux participants à ces cérémonies de  songer eux aussi à créer leurs propres activités de développement plutôt que de s’asseoir mains croisées  en attendant les aides en provenance de qui que ce soit.  « Regroupez-vous dans les associations pour lutter contre la pauvreté. Caritas et  Oddbu ne ménageront aucun effort pour vous accompagner et vous soutenir dans l’exécution de vos petits projets de développement», a interpellé l’Abbé Bayaga, en  promettant  que Caritas Burundi, dans ses programmes, s’est engagée à travailler en collaboration avec le gouvernement pour trouver et prendre de meilleures stratégies visant l’élimination de la pauvreté à l’endroit des personnes les plus vulnérables. Signalons que les cérémonies ont été clôturées par l’octroi d’une aide constituée de différents vivres à cent ménages préalablement choisis  de la paroisse  Kinama.

Avit Ndayiragije

 

MINISTERE AFRICAIN DE COMPASSION> Prière d'action de grâce

Sous le thème : « L'unité dans la diversité»

 

DSC05525Le Ministère africain de compassion (Mac) a organisé, le samedi 17 novembre 2018, une prière d'action  de grâce  sous le thème: «L'unité dans la diversité». Les cérémonies ont été rehaussées par la présence du Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo.  

 

Dans l’ambiance de différentes chorales venues de distinctes églises,  les cérémonies étaient agrémentées par divers chants en rapport avec le thème du jour. Le prédicateur venu des Etats-Unis d’Amérique, Jim Rhow,  a, dans ses enseignements, insisté sur le livre de Luc dans son chapitre 16, verset 19. Il a invité tout chrétien à choisir le sort de sa vie d’au-delà quand il est encore vivant.  Selon, le prédicateur Rhow, si une personne obéit à Dieu, le Créateur la protège tandis que le péché conduit dans le péril.  Jim Rhow a exhorté les riches à ne pas s’approprier des richesses au détriment des pauvres car la vie sur cette terre est éphémère. Il a appelé les chrétiens à chercher la vie éternelle en se repentissant pour ne pas enfin regretter après la mort. Il a rappelé que le bien fait au  prochain est fait à Dieu car Il a créé l’homme à son image. Dans son allocution, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo a indiqué que c’est l’unité des Barundi qui a permis au Burundi d’accéder à l’indépendance grâce  au prince Louis Rwagasore. Dans ses actions, le Mac suit le modèle du  héros qui a mis en avant l’unité et l’Eternel Dieu dans la recherche de l’indépendance. Selon M. Sindimwo, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza,  ne cesse d’appeler les Burundais à suivre la voie de l’unité, ce qui leur permettra de résoudre les problèmes de tout ordre. Il a exhorté les chrétiens à n’avoir pas d'autres dieux devant la face de Dieu pour être conduits dans les sentiers de la justice. Il a souligné que le pays a connu des troubles car il y a certains Burundais qui sont passé outre les commandements et la volonté de Dieu.

Les pasteurs sont appelés à prêcher la paix et l’unité 

M. Sindimwo a  salué les bonnes œuvres que le Mac faitespour la nation burundaise surtout lorsqu’il prêche la paix et l’unité. Il a appelé les  pasteurs à continuer de conduire les chrétiens dans l’unité et dans l’amour de Dieu. M. Sindimwo a  signalé que si l’Eglise est bâtie sur l’unité, tout le pays sera dans l’unité et la paix. De cette manière, a-t-il dit, les serviteurs de Dieu aident les autorités étatiques à stabiliser la paix et la sécurité. Le Premier vice-président de la République a invité les pasteurs à se réunir afin mettre en place un organe de réglement des différends au sein des Eglises pour ne pas recourir aux instances de justice. Pour lui, les conflits seront alors résolus dans l’amour et les antagonistes seront tous des gagnants. Il n’aura plus fermeture des Eglises ni d’intervention des forces de l’ordre.Auparavant, le pasteur du Ministère africain de compassion, Aimé Pascal Nduwimana, a fait savoir que le Mac a fait beaucoup de réalisations dont l’apaisement des âmes des Burundais. Il a ainsi remercié le Premier vice-président pour avoir accompagné les actions du Mac durant les trois dernières années. A cet effet, le Mac a décerné au Premier vice-président de la République un certificat d’honneur.

Ezéchiel Misigaro

 
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