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COMMENTAIRE> Entretien et maintenance des infrastructures publiques

Des infrastructures sont érigées à l’ intention de la population. Ce sont, entre autres, des robinets publics, des écoles, des ponts, des hôpitaux bien équipés et autres,  pour le bien être de la population. A la réçeption de ces  infrastructures par la population bénéficiaire, beaucoup se demandent si cette dernière sera capable de maintenir les dons chèrement  acquis. La question étant de veiller à ce que ces infrastructures soient durables.Le constat est que dans certaines localités, que ce soit à l’intérieur du pays ou dans la capitale, certains se disent que l’entretien ou la maintenance des infrastructures endommagées revient à l’Etat. L’on se demande donc qui est l’Etat. L’Etat étant défini comme un ensemble de personnes vivant sur un territoire déterminé et soumis à un gouvernement donné, il est donc important de prendre conscience, quand on laisse l’eau du robinet public couler à flots  sans réservoir, quand on laisse les murs d’une école s’écrouler, quand on fait fi d’une porte endommagée à sa serrure, etc.  que cette responsabilité, sans nul doute, incombe à ceux qui sont bénéficiaires de cette infrastructure. 

Certes, certains projets relèvent des aides des partenaires. Mais il n’est en aucun cas sage de responsabiliser le bailleur pour maintenir des infrastructures qu’il a déjà mises entre les mains des citoyens. Par conséquent, il serait par contre intelligent que, dans chaque projet réalisé sur le territoire burundais, des ingénieurs étrangers soient accompagnés par des Burundais. Il y en a au Burundi et des plus compétents qui peuvent ainsi veiller a la maintenance de ces infrastructures. Si on se bornait  au fait qu’à chaque panne on recourt au bailleur, cela démontrerait un manque de patriotisme et de responsabilité de la part de la population de la localité où s’est réalisé le projet. Il est donc important que la présence des bailleurs étrangers et des concepteurs des projets nous soit comme un gain et un apprentissage et non comme une dépendance. Souverain, le Burundi l’est. Adultes et responsables ,  les Burundais le sont. Par bonheur, de jeunes Burundais partent à l’étranger pour apprendre comment réaliser des projets de grande envergure. Pour ceux qui reviennent, on a besoin de voir ce qu’ils ont appris se réaliser sur le terrain. Mais, que la population locale soit aussi consciente que la propreté autour des robinets publics, le remplacement d’une serrure à l’école, l’achat des balais ou la construction des sanitaires n’est pas la tâche du gouvernement.

BLANDINE NIYONGERE

 

Zone Buyenzi> La vie comme elle va

Les activités génératrices de revenu y dominent

La rédaction du journal Le Renouveau a visité la zone urbaine de Buyenzi le mardi 18 septembre 2018. La vie dans ladite zone est dominée par diverses activités génératrices de revenu. 


aaaaa20zzzLa zone urbaine de Buyenzi abrite diverses activités génératrices de revenu pour la survie des citoyens. Ces derniers vivent notamment des métiers comme  la mécanique, la soudure, la menuiserie  ainsi que le commerce. Dans cette catégorie, on trouve notamment les petits magasins des pièces de rechange de seconde main pour les véhicules qui sont florissants surtout sur la route principale quittant le bureau de la zone Buyenzi vers le marché de Ruvumera. Des boutiques, des cafétérias, des restaurants sont aussi implantés sur des coins de rues. Les mouvements de va-et-vient des porteurs chargés de ravitailler en eau potable les restaurants s’observent tout au long de la journée, depuis les bornes fontaines jusqu’aux restaurants.

Quand on se rend  dans cette zone, on est accueilli par un arsenal de bruits en provenance de machines à souder, de mêleuses qui découpent le fer pour la fabrication des portes et fenêtres métalliques. Il y a également le bruit de véhicules déformés en réparation retentissant ici et là, étant donné que les garages sont éparpillés dans les rues. Ce bruit se mêle avec celui des moulins  et des petits studios qui vendent les CD de cinémas et de chansons. Le commerce ambulant y est aussi prospère. Il s’observe des vendeurs de fretin et de mikeke, des vendeurs des chaussures  et d’habits de seconde main, des vendeurs d’ustensiles de cuisine, des vendeurs d’œufs cuits et d’arachides  qui sillonnent les rues en quête de clients pour écouler leurs marchandises. C’est une zone de la population en mouvement. Le marché de Buyenzi est reconnu depuis belle lurette comme un centre d’approvisionnement surtout en matériaux de construction, en matériels électrique ainsi qu’en  matériel de plomberie. Avant que les points de vente desdits matériaux ne se multiplient, les gens de tous les quartiers fréquentaient  le marché de Buyenzi et continuent à le faire mais pas avec la même ampleur d’antan. 

EZECHIEL MISIGARO

 

WEEK-END A BUJUMBURA> Fréquentation des plages ?

Des citadins prennent de plus en plus l’habitude d’y prendre de l’air

DSC 9090Le Burundi possède sans nul doute de très bonnes plages localisées majoritairement à Bujumbura. A un moment donné, les citadins semblaient ne pas profiter des délices de ces dernières que ce soit en fin d’après-midi ou dans l’avant-midi ou alors à n’importe quel moment de la journée.  Actuellement, avec la paix et le calme qui règnent dans le pays, les habitants de Bujumbura ont repris le mouvement vers les plages à toutes les heures, la nuit comme pendant la journée.


Les plages du lac Tanganyika sont une beauté exceptionnelle du Burundi  et constituent un incontournable lieu de repos tant pour les nationaux que pour les étrangers. Il n’y a qu’à regarder les foules heureuses qui profitent du beau temps chaque week-end sur les différentes plages. Ces grandes étendues de sable fin, aux bords des eaux du lac, sont synonymes de détente et de joie en famille, entre amis ou même en solo des fois. Chaque année, de nouvelles plages s’ouvrent au grand public, ce qui n’est pas pour déplaire aux amoureux des grands airs. Le lac Tanganyika est l’un des Grands lacs d’Afrique. Il est le deuxième lac africain par sa surface, après le lac Victoria. Il est également le deuxième au monde par le volume et la profondeur, après le lac Baïkal. Finalement, il est le plus long lac du monde (677 km) et le plus poissonneux. Ses eaux rejoignent le bassin du Congo puis l’océan Atlantique.Dans la majorité des restaurants et hôtels de Bujumbura, vous pouvez déguster la spécialité locale, le poisson « mukeke ».

Ce poisson très tendre et savoureux vaut grandement  la patience dont on doit faire preuve avant d’être servi. Mais celui des différentes plages est plus qu’une spécialité. Des gens se déplacent pendant les week-ends pour le savourer. Les citadins de Bujumbura partent en foule ou en amoureux sur la plage. Il en est de même pour les festivités de mariage où les mariés cherchent des endroits pour immortaliser l’événement. Les plages du lac Tanganyika viennent en premier lieu pour les meilleures photos. Il est vrai que les berges du lac Tanganyika ont longtemps été « hantées » par le crocodile Gustave. Avec une taille estimée à près de 7 mètres, il aurait avalé plus d’une centaine de personnes. Actuellement, dans les plages de Bujumbura, aucune alerte sur sa présence. La sécurité est garantie, et des fois, les citadins contemplent avec gaité les hippopotammes qui ont l’habitude de prendre de l’air sur les rives du lac Tanganyika.

Amédée Habimana

 

Métier de couture> Un jeune tailleur s’exprime

C’est sa seule source de revenu

La rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau s’est entretenue le lundi 17 septembre 2018, avec un jeune tailleur exerçant son métier de couture à l’atelier de l’immeuble Le Parisien. C’est  pour  comprendre comment il exerce son métier parmi tout un monde de tailleurs se trouvant dans un même endroit.

Devenir tailleur, c’est un métier artistique. C’est une activité génératrice de revenu exercée par la plupart de personnes ces derniers jours. Dans la capitale Bujumbura, on observe des ateliers de couture dans tous les quartiers, mais ces derniers sont subdivisés en deux catégories selon le niveau de vie de la population. Il y a des ateliers de couture qui sont fréquentés par les gens de haute classe et d’autres par des gens de classe moyenne.

A l’immeuble Le Parisien où nous sommes passés, on a aménagé un espace  pour les tailleurs. Quand on y arrive, on est accueilli par le bruit des machines. Le travail commence à 7h pour eux et même quelque temps avant. Pour Alexis Ndikumasabo, un des tailleurs avec qui nous nous sommes entretenu, le métier de couture est sa seule source de revenu. « Bien que nous soyons très nombreux à cet endroit, il n’y a pas de jalousie entre nous. Chacun a ses clients permanents qui ne peuvent pas aller ailleurs même quand ils ne te trouvent pas. Je me prends en charge moi-même grâce à mon métier et j’en suis satisfait.Je paye le loyer de la maison et il me reste aussi quelque chose à envoyer chaque fin du mois à mes parents qui sont à l’intérieur du pays », a ajouté M.Ndikumasabo.Il a signalé que le métier de couture est un métier qui génère un revenu.Il interpelle les autres jeunes qui n’ont pas eu la chance d’étudier comme lui à ne pas s’adonner à la mendicité, d’avoir un esprit d’apprendre des métiers qui pourront les aider dans le futur. Selon lui, rien n’est gratuit, on doit de toute les façons travailler pour vivre. M.Ndikumasabo a également fait savoir qu’il est prêt à aider tous les autres jeunes qui désirent apprendre le métier afin qu’ils puissent, eux aussi, sortir de la pauvreté qui hante la société.

SONIA BUSOGORO (STAGIAIRE)

 
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