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MICRO-BALADEUR> Pré-dot: Obligatoire ou facultative

Les avis sont variés

 

La fête de remise de dot est une question qui ne suscite pas de querelles entre les gens. Pour certains, elle est à maintenir, pour les autres, elle est à abolir. Les personnes qui se sont entretenues avec la rédaction du Le Renouveau, ont donné des avis distincts. 

 

Donathe Nizigiyimana, habitante de la zone Ngagara quartier III, raconte que la pré dot a une grande importance dans le sens qu’elle permet aux deux familles de se connaître afin qu’au moment de la dot, le père de la fille échange avec le père du garçon qu’il connaît déjà. Les deux pères ont l’occasion de se connaître à l’avance.Venant Bankibirwira de la commune Songa en province de Bururi indique que depuis longtemps, dans la culture burundaise, les deux pères se rencontraient dans la famille de la fille. Cette dernière  préparait un repas copieux et un pot de bière de sorgho. Les parents échangeaient des nouvelles de toutes sortes et parlaient aussi à propos de leurs familles.Charles Banderembako de la commune Vyanda en province de Bururi, quant à lui, explique que la pré-dot a existé depuis longtemps mais que si on observe aujourd’hui, la cherté de la vie  et les consommations de fête de mariage, elle n’a plus d’importance puisque c’est une consommation inutile. Si les deux familles se conviennent et font une rencontre  quelque part, ça serait mieux », dit-il.Moussa Ntahobari du quartier Carama, lui, exprime sa position en disant que la pré-dot est une fête sans objectif parce que si c’est une question de se connaître seulement, les deux parents peuvent prendre un petit moment le jour de la fête et se saluer sans toutefois en informer les gens.Les étudiants de l’Université des Grands lacs, quant à eux, font savoir que cette fête est un gaspillage puisque quand on l’abandonne, il n’y a pas de problème.Toutes les personnes interviewées présentent des idées chacune selon son jugement. La majorité soutient l’abolition.
           

Irène Niyongabire (stagiaire)

 

COMMUNE GIHANGA> Situation économique

Elle est admirable malgré l’absence d’un marché moderne

 

DSCI2533Tenant compte de l’apparence de la commune Gihanga, on peut penser que son économie est basée sur l’agriculture et de l’élevage seuls. Mais le conseiller chargé du développement communal de cette commune, Jean Karikumutima, signale d’autres ressources lors d’un entretien qu’il accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau. 

 

Gihanga est l’une des communes de la province de Bubanza et se situe non loin de la ville de Bujumbura.En passant dans certaines zones et collines de cette commune, on  observe différentes  cultures et différents bétails. Comme le  précise le conseiller chargé du développement communal, ce paysage  relate de la situation économique de la commune Gihanga. Jean Karikumutima  signale que le grand pourcentage des habitants de cette commune vit de l’agriculture et de l’élevageen plus d’un autre petit pourcentage constitué de fonctionnaires de l’Etat. « Ces activités de base constituent aussi une ressource pour l’économie de notre commune », ajoute M.Karikumutima. Il poursuit en expliquant que la culture du riz est plus pratiquée dans la commune Gihanga et celui-ci amène des fonds à la commune à travers les taxes infligées aux agriculteurs lorsqu’ils vendent leurs récoltes. Les autres cultures pratiquées dans cette commune sont comme le haricot, le maïs, le manioc, pour ne citer que ceux-là. En ce qui concerne l’élevage, le conseiller chargé du développement en commune Gihanga fait savoir que les vaches de race moderne sont plus  observées dans différents villages de cette commune  mais il n’ignore pas la persistance des vaches de race ankolé.En plus de l’élevage de gros bétail à Gihanga, on y élève aussi les petits bétails comme les  porcs, les chèvres, les poules, etc.Parlant de ressources  de la commune Gihanga, M. Karikumutima signale les impôts et les taxes en plus de la somme que l’Etat accorde annuellement à toutes les communes  pour leur développement.Les projets de l’Etat ou ceux des organisations non gouvernementales  sont aussi soulignés comme sources des fonds utilisés par la commune Gihanga. Le conseiller Karikumutima admire la situation économique de la commune Gihanga mais  se préoccupe du manque du marché moderne qui leur permettrait l’augmentation des revenus à travers les taxes.M. Karikumutima conseille aux habitants de cette commune de travailler en association pour leur propre développement  et celui de la commune.  

ERIC SABUMUKAMA 

 

ZONE RUGARI > Condition de vie des Batwa

Elle mérite une amélioration

 

DSCI6729La zone Rugari, sur la colline Rutoke abrite plusieurs familles des Batwa. Cette population affirme n’avoir pas de terre pour cultiver, et leurs maisons sont faites en pailles. Tel a été le constat lors de notre passage dans cette localité . 

 

Aïcha Niyonkuru, est une femme mariée. Elle a six enfants. Son mari a aussi une autre femme, celle-ci a neuf enfants. D’après elle, ils possèdent une petite propriété à exploiter pour faire vivre la famille. Ils mènent une vie dure car pour vivre, ils doivent se débrouiller pour gagner leur pain. Selon Mme Niyonkuru, l’ignorance est la base de leur sous- développement. Leurs enfants ne vont pas à l’école, et ceux qui y vont n’arrivent pas à terminer l’école primaire. Tout cela est dû généralement à la pauvreté  à laquelle font face ces populations.Les Batwa de la zone Rugari vivent encore dans des huttes, personne n’a une maison en matériaux semi-durables. Ils disent même qu’ils manquent de paille à mettre sur leurs maisons une fois détruite. Ils disent que la paille est utilisée dans les plantations d’ananas et de café. Ils risquent même l’emprisonnement si une fois ils utilisent de la paille venant d’une propriété qui n’est pas la leur.La santé de la reproduction chez les populations batwa est quasi inexistante. Une famille a en moyenne sept enfants par femme. Ce chiffre est exorbitant pour une famille qui peut récolter cinq kilogrammes de haricots pour une saison culturale (5kg). En plus, un homme peut avoir plus d’une femme, ce qui engendre un grand nombre d’enfants. Aucune femme parmi les deux n’est enregistrée à de l’Etat-civil. Cela a comme conséquence, les enfants issus de ces familles ne peuvent pas bénéficier de la gratuité des soins de santé, ainsi que la gratuité de la scolarité. Selon Mme Niyonkuru, la seule source de revenu qu’ils avaient, était la poterie. Mais actuellement, ils n’ont plus de marché d’écoulement, personne ne cuisine ou ne puise de l’eau dans des pots. Elle demande au gouvernement de leur octroyers des terres à cultiver, mais aussi des moyens pour la construction des maisons plus descentes. 

Aline Nshimirimana

 

UNIPROBA> Légalisation de mariages illégaux au sein de la communauté Batwa

Ils ont répondu massivement, l’Uniproba promet de sensibiliser davantage

 

DSC 0186Tant que la majorité des couples Batwa vivait, jusqu’au moment de la grâce gouvernementale, en union libre, Emmanuel Nengo, président de l’Uniproba (Unissons-nous pour la promotion des Batwa), affirme que ces derniers ont répondu massivement à l’appel de légaliser leurs mariages. L’Uniproba promet de sensibiliser davantage. 

 

Emmanuel Nengo dit que les couples  Batwa qui vivaient en concubinage ont répondu massivement à légaliser leurs mariages parce qu’ils ont compris l’avantage à la fois pour leurs familles et leurs descendants. Il a réaffirmé que le stade atteint est très satisfaisant. En plus, il dit que cet appel est venu au moment opportun car l’Uniproba, en collaboration avec le ministère en charge des droits de l’Homme, avait organisé des campagnes de sensibilisation. Il admet qu’il s’observe des avancées très remarquables dans cette communauté. Emmanuel Nengo dit qu’auparavant, les batwa avançaient des prétextes selon lesquels ils ne pouvaient pas faire des mariages légaux, faute de moyens financiers. Fort heureusement, compte tenu de la compréhension des avantages, M. Nengo dit que les concernés font de leur mieux pour chercher les frais et autres moyens nécessaires.Emmanuel Nengo salue également la contribution des administrateurs communaux qui, après avoir constaté que les Batwa veulent se conformer à la loi, leur ont rendu la tâche facile en ne leur demandant pas d’argent. Il exhorte aussi ceux qui ne leur facilitent pas d’emboiter le pas la tâche de leurs confrères. Pour Emmanuel Nengo, il est convaincu que les Batwa vont continuer de l’avant en faisant les mariages légaux comme ça a été le cas pour 50 familles de la commune Giteranyi, en province de Muyinga.

La polygamie, une des conséquences des mariages illégaux au sein des familles batwa

Des familles batwa en union libre encourent à de multiples problèmes comme il a souligné. « En cas de mésentente, ils divorcent facilement. Le conjoint se marie très rapidement avec une autre femme », a-t-il déploré. Il a ajouté que de telles situations sont la principale source des malheurs qui hantent certains enfants et femmes Batwa. En plus, les enfants  ne peuvent pas bénéficier de certains avantages comme la gratuité de soins de santé pour les enfants de moins de cinq ans faute de manque d’attestation de naissance. Pour ce, M. Nengo lance un appel vibrant pour que tous les Batwa en union libre se conforment à la loi.

Moïse Nkurunziza (stagiaire)

 
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