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ISTEEBU> Lancement de l’étude sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adultes handicapés

Elle vise à documenter de façon quantitative et qualitative la vulnérabilité des personnes vivant avec un handicap

 

DSC03124L’Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi ( Isteebu) a procédé le jeudi 15 juin 2017, au lancement de l’étude sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adultes handicapés dans Bujumbura mairie communément intitulée «HANDISSR». Cette étude vise à documenter de façon quantitative et qualitative la vulnérabilité des personnes vivant avec un handicap à l’égard du VIH et des autres risques sexuels et reproductifs.

 

Dans son mot de bienvenu, le directeur général de l’Isteebu, Nicolas Ndayishimiye a indiqué que cette étude vise à documenter de façon quantitative et qualitative la vulnérabilité des personnes vivant avec un handicap à l’égard du VIH et des autres risques sexuels et reproductifs. « A cet effet, HANDISSR répond à un besoin de données fiables pour une meilleure inclusion des personnes vivant avec un handicap dans l’offre de services et de soins de Santé sexuelle et reproductive, y compris la lutte contre le VIH », a-t-il ajouté.

Les personnes vivant avec un handicap constituent une population non négligeable

L’assistant du ministre à la Présidence chargé de la Bonne gouvernance et du plan, Jean Bosco Ntahimpera, a , dans son discours d’ouverture, indiqué que les personnes vivant avec un handicap constituent une population non négligeable au Burundi. En effet le recensement de la population et de l’habitat de 2008 estimait à près de 5 % son poids démographique. Pourtant, force est de constater que beaucoup d’efforts restent à faire pour rendre effective l’intégration complète des personnes vivant avec un handicap dans la société, dans les politiques publiques en général et les politiques et les programmes de santé sexuelle et reproductive en particulier, y compris ceux relatifs à la riposte contre le VIH. Il a précisé que cette situation ne permet pas de maximiser la contribution des personnes vivant avec un handicap à la production des richesses dans notre pays. L’une des raisons de ce manquement est liée au manque de données fiables sur la population des personnes vivant avec un handicap.
Il a souligné que l’étude HANDISSR va, certainement apporter une contribution indicative pour combler ce manque de données fiables puisqu’elle vise à documenter de façon quantitative et qualitative la vulnérabilité des personnes vivant avec handicap à l’égard du VIH et des autres risques sexuels et reproductifs.
Emélyne Iradukunda

 

 

ZONE URBAINE DE KAMENGE> Démolition des kiosques en bois

Pour rendre salubre la municipalité de Bujumbura

 

IMG 0051Les kiosques en bois, qui étaient construits en face du marché de Kamenge, sont maintenant remplacés par les kiosques métalliques. Il n’y a pas longtemps, un incendie s’était produit à cause de ces kiosques en bois car quelques uns étaient transformés en restaurants. Beaucoup de commerçants ont tout perdu à cause de cet incendie. Ces kiosques métalliques sont construits dans le cadre de lutter contre ces incendies, mais aussi pour rendre propre la municipalité de Bujumbura.

 

Dans la zone urbaine de Kamenge en commune Ntahangwa en face du marché de ladite zone, on observait des kiosques qui étaient construits en bois. Ces kiosques étaient nombreux, ils occupaient tout l’espace public de la route qui descend au marché de Kamenge. Ces kiosques bloquaient la circulation routière non seulement de ladite route mais aussi des avenues qui mènent dans le quartier où se trouve le marché. Il y avait beaucoup d’embouteillages dans les rues. Les gens qui vont au marché, les véhicules, les motos, les bicyclettes, les kiosques construits même dans la route,… bloquaient ladite circulation. Quelques fois, des accidents se produisaient car les passagers trouvaient beaucoup de difficultés à y passer. Aussi, les vendeurs de différents vivres secs, frais, des fruits ... étaient installés sur toutes les avenues mêmes dans les espaces publics.
Parmi ces kiosques en bois, certains étaient des restaurants, des boutiques, des kiosques où on vendait différents matériaux de construction, des fils électriques, etc. Il n’y a pas longtemps que ces kiosques en bois transformés dans des restaurants avaient causé un incendie. Beaucoup de kiosques avaient pris feu et les dégâts matériels étaient nombreux.
Il ne restait plus rien pour beaucoup de commerçants . La plupart d’entre eux pleuraient en disant qu’ils n’ont pas d’autres moyens pour continuer leur commerce car ils avaient contracté des crédits dans les banques. Ils ne voyaient pas non plus comment ils vont les rembourser.
Ces kiosques en bois rendaient impropres non seulement le quartier mais aussi la zone et toute la municipalité. Les personnes qui se servaient de ces kiosques en bois en les transformant en restaurants les utilisaient aussi comme des cuisines. Les eaux usées qui provenaient de ces restaurants étaient déversées dans les rues car il n’y a pas de caniveaux pouvant les transporter dans la rivière Nyabagere. Les déchets provenant de ces restaurants sont aussi jetés sur les rives de ladite rivière.

Evelyne Habonimana (stagiaire)

 

Naissance des jumeaux> Son impact sur la famille et l’entourage

Elever les jumeaux nécessite l’aide de tout le monde

 

Dans la famille, la naissance des jumeaux est en quelque sorte une chance car ce n’est pas un cas général dans toutes les familles. Toutefois, cette chance, si elle arrive involontairement, elle n’est pas préférée car difficile à gérer. Les familles pauvres souffrent quand il leur arrive la chance de mettre au monde des jumeaux.

 

Même si l’arrivée d’un nouveau-né est d’une grande joie dans la famille, il y a des cas où cette joie ne dure pas longtemps. C’est le cas de la naissance des jumeaux. Il est vrai, quand une femme accouche sans y perdre sa vie, on se réjouit dans la famille ; on dit en kirundi : « Yasimvye imanga». Après l’accouchement, la famille commence une grande charge d’élever cet enfant qui n’est pas facile chez les familles pauvres. Si la femme met au monde des jumeaux, cette charge devient double.
Élever les jumeaux dès la naissance jusqu’à 2 ans n’est pas une chose facile. Des fois, on a besoin d’aide de la part de son entourage et, si possible, de l’Etat. Le lait maternel est destiné à un seul enfant. S’il arrive de naître des jumeaux, bien entendu il faut un supplément au lait maternel pour garder la croissance de ces derniers ; on a besoin du lait, du sucre ... pour la femme allaitante. On n’oublie pas non plus les habits pour les enfants et leur mère. Pour les familles dont la vie est précaire, avoir tout le nécessaire n’est pas facile si elles ne sont pas aidées par l’entourage.
En plus des cas ci-haut cités, un autre problème sérieux se pose : celui de la garde de ces enfants. Si on n’a pas d’autres enfants, on est obligé de chercher une autre personne qui vient en aide. A ce problème, c’est la famille de la femme ou du mari qui intervient en envoyant un de ses membres pour aider à garder les jumeaux. Ça peut aussi être un voisin. Il y a des cas où un enfant de cette famille abandonne l’école pour aider sa mère à garder les jumeaux.
En définitive, les jumeaux, quand ils sont encore petits, sont considérés comme une charge pour la famille et son entourage. Mais après avoir grandi, ils deviennent comme une fleur car, agréables à voir. On commence à désirer avoir cette chance un jour.

Eric Sabumukama (Stagiaire)

 

Municipalité de Bujumbura> Les enfants en situation de rue

Ils développent un comportement de mendier et de voler

 

Aujourd’hui, on croise beaucoup d’enfants dans les rues et avenues des quartiers de la ville de Bujumbura.

 

On était habitué à rencontrer les enfants qui font la mendicité dans des lieux beaucoup plus fréquentés par les gens. Mais, il s’observe un autre comportement chez ces enfants, au lieu de se positionner pour mendier, ils sillonnent dans les quartiers, surtout du centre ville avec d’autres objectifs. Le constat est qu’ils font semblant d’être mendiants pour voler sans être suspectés. En effet, ils sont souvent surpris en train de voler les rétroviseurs des véhicules, les clignotants et autres pièces faciles à arracher. Ce n’est pas seulement cela, quand ils circulent, ils jettent des coups d’œil dans les véhicules pour voir des objets qui seraient à la portée de leur main. Une fois les gens à bord de ce véhicule distraits, ces enfants prennent ces objets. Ou si une personne dépose quelque chose par terre et qu’elle est un peu distraite, elle a peu de chances de le retrouver. Et pour échapper à la vigilance des gens, ces enfants font toujours semblant de mendier. Quand ils trouvent l’occasion d’arracher quelque chose, ils courent. Et comme les gens croient que les voleurs sont le plus souvent des gens d’un âge un peu avancé, on ne croit pas immédiatement que ces enfants auraient volé quelque chose. Le plus souvent on a l’impression qu’ils auraient plutôt endommagé quelque chose, rien que ça. Et sur ce, les gens ne se précipitent pas pour les arrêter. Soyons vigilant ! ce n’est pas seulement cela, les forces de l’ordre doivent agir vite car, s’ils commencent à développer ce comportement à leur âge qui est compris le plus souvent entre 10 et 13 an, on ne sait pas ce qu’ils seront à 18 ans. Mais, quand ils font la mendicité uniquement, leurs parents savent le plus souvent ce qu’ils font. Il arrive même qu’ils mendient sous l’encadrement de leurs parents. Espérons, pour l’amour du ciel que les parents vont se ressaisir pour ne pas contribuer dans le développement de ce comportement des enfants qui prennent tout objet de valeur qu’ils rencontrent sur leur passage.
Alfred Nimbona

 
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