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MICRO-BALADEUR>La période de Ramadan

Les attentats continuent malheureusement

 

Cette période est une occasion pour les musulmans de se réconcilier avec Allah, l’on se prive de tout, afin de purifier en quelques sortes leur âmes, et leurs pensées à travers la prière, le jeûne, l’aumône… Mais malgré tout cela, des attentats ont été récemment revendiqués par l’Etat islamique.


Les revendications du mouvement Etat islamique laissent même les autres musulmans perplexes. Il est incohérent de se battre sans défendre aucune cause. Malheureusement, ce dernier recrute désormais des personnes autre fois chrétiennes qui ont perdu tout nonce d’humanité.
L’hostilité manifestée à l’égard des musulmans est souvent justifiable. L.M., une jeune qui termine ses études, tremble devant les nombreuses attaques, elle ressent de la compassion pour les victimes et prône la méfiance face aux musulmans. Aussi, une historienne qui a eu l’opportunité d’enquêter dans les zones très extrémistes pour sa thèse, confie avoir du mal à garder son objectivité lorsqu’elle raconte les horreurs dont elle a été témoin. Fort heureusement, elle était protégée par des militaires alliés à sa famille. Elle a l’intension de soumettre les consciences à une introspective quant à la noirceur qui règne sur terre. «En effet, il est facile de céder à la colère, la violence… lorsqu’on se laisse manipuler par des idéologies menant au chaos» s’est exprimée la doctorante. Ainsi, il est difficile d’en vouloir à tous ceux qui sont du même avis.
Par ailleurs, d’autres se battent afin de faire comprendre à l’opinion publique qu’elle a tort de juger tous les musulmans sur les actes de ceux qui se cachent derrière tous ces mouvements terroristes: Etat Islamique, El Shabab, Boko Haram, Daesh, Al Qaida… «Il faut à chaque fois savoir relativiser» Ce sont les propos d’un ancien étudiant en philosophie, actuellement cadre dans une organisation internationale. Sa famille pense comme lui, et en général, pour eux, les musulmans sont considérés comme plus fraternels, solidaires, pieux, etc. A l’instar de cette famille, plusieurs encore estiment que les différentes attaques n’ont rien à avoir avec leurs amis musulmans.
Ceci étant, l’on peut dire que les récents attentats tels que celui de Manchester du 23 mai, le jour de l’ascension dans une église copte en Egypte dont le dernier bilan remonte à 29 morts et plusieurs blessés dans un état critique. A l’aube du mois de ramadan pour cette année, tous ces attentats furent revendiqués par l’Etat islamique, tout comme celui des explosions en Afghanistan le premier jour du ramadan, c'est-à-dire le samedi 27 mai, ce qui prouve que ces personnes ne respectent aucun principe, ni la religion, ni Dieu, même pas la période de ramadan.


Grâce Marie Inamahoro
(Stagiaire)

 

 

 

PAROISSE KAMENGE > Au total, 1 227 chrétiens confirmés

Ils sont appelés à servir de modèles dans leurs communautés

 

aaqqcvft Le samedi 27 mai 2017, l’archevêque de Bujumbura, Evariste Ngoyagoye, a procédé à la célébration du sacrement de confirmation à la paroisse Kamenge où 1 227 chrétiens ont reçu ce sacrement. Il les a appelés à suivre la voie du Saint esprit.

 

 Celui qui a reçu le Saint esprit doit être guidé par lui. Il doit être la lumière des autres en paroles comme en actions. C’est le message que l’archevêque Evariste Ngoyagoye a donné aux jeunes et adultes qui ont reçu le sacrement de confirmation à la paroisse Kamenge, le samedi 27 mai 2017.
S’appuyant sur les Saintes écritures tirés dans l’épitre de saint Paul apôtre aux Galates, chapitres 5 versets 19 au 22, l’archevêque Evariste Ngoyagoye a appelé les 1 227 jeunes et adultes de la paroisse Saint Guido Maria Conforti de Kamenge, qui ont reçu ce saint sacrement, à manifester leur chrétienté en tout et partout où ils seront. Il leur a rappelé que l’Eglise et le Burundi ont besoin d’ouvriers et d’hommes intègres. Que celui qui possède l’esprit du Seigneur ait ses caractéristiques spécifiques qui sont l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur et la maîtrise de soi. Avec ces qualités, a-t-il dit, « vous serez réellement la lumière des autres et vous serez des outils pour la paix et le développement de l’Eglise et de notre pays. Nous sommes venus pour demander pour vous les dons de l’Esprit saint pour que vous puissiez porter ses fruits. Mais vous êtes appelés à toujours écouter sa voie et suivre ses conseils », a ajouté Mgr Ngoyagoye.

Il les a aussi mis en garde

Mgr Evariste Ngoyagoye n’a pas manqué de mettre en garde ceux qui venaient de recevoir le Saint esprit. « Si vous vivez loin du Saint esprit de Dieu et si vous ignorez ses conseils et avis, vous sombrerez dans le mal et vous porterez les fruits du méchant qui sont le libertinage, l’impureté, la débauche, l’idolâtrie, la magie, les haines, la discorde, la jalousie, les emportements, les rivalités, les dissensions, les factions, l’envie, les beuveries, les ripailles, etc. et votre récompense sera aux enfers. Avec ces mauvais comportements, vous ne serez utiles ni à notre Eglise ni à la patrie car vous ne serez pas des gens dignes de confiance. Tenez garde alors !», a-t-il conseillé.

Jean Bosco Nkunzimana
(Stagiaire)

 

ENTRETIEN> Adoption à l’adolescence

Une occasion de transmettre l’essentiel

 

Dans un pays où la guerre a réduit les populations à la solitude, l’effroi et aux malheurs, de nombreux enfants se sont retrouvés perdus et désespérés. Ils n’avaient aucune chance de s’en sortir. Fort heureusement, des citoyens tels que L. N. habitant de Bujumbura ont eu la révélation de leur venir en aide.

 

Les orphelins adolescents ont été les plus délaissés et vulnérables. En général, les agences d’adoption proposent des bébés ou des enfants à bas âge car ce sont les plus disposés à l’éducation, l’obéissance, l’attachement…

Le quotidien Le Renouveau a l’honneur de raconter une histoire inspirante d’adoption partagée par un homme dont l’unique motivation fut de marquer un impact positif. L.N. a pris la décision d’adopter un garçon sans avoir de raisons particulières. Il n’était ni question de stérilité ni autres problèmes similaires. D’ailleurs, il n’était même pas encore marié à cette époque. Selon lui, le besoin d’adopter s’est manifesté sous forme de révélation. En effet, il a toujours été un chrétien exemplaire. Son fils adoptif était déjà adolescent au moment de l’adoption et aujourd’hui, il s’agit d’un jeune homme plein d’espoir et de joie qui poursuit ses études à l’étranger. «Mon fils me rend très fier car il prend ses études et son avenir au sérieux, il est ouvert d’esprit, bienveillant et très travailleur. Il m’aide chaque fois qu’il a l’occasion de le faire.» D’après L.N., son fils est reconnaissant et il se sent proche de lui malgré l’adoption tardive. Leur relation est plutôt fraternelle dans les faits, car il ne l’appelle pas «papa» mais ça ne le dérange absolument pas. Aussi, il n’est pas nécessaire de se montrer autoritaire ou très dur, c’est inutile car son fils est responsable, presque même adulte. Donc, il y a clairement de quoi être fier et cela est bien plus gratifiant qu’une réussite professionnelle. 

D’autres Burundais ont également adopté mais la plupart prennent difficilement le risque d’amener chez eux des adolescents. Exceptionnellement, ils ne l’envisagent que s’il y a une parenté. C’est moins risqué et donc, beaucoup plus courant.
A l’exemple de L.N. il faut prendre plus de risque dans la vie car la récompense à la clé est extrêmement enrichissante.

GRACE MARIE INAMAHORO (Stagiaire)

 

MAC> Conférence à l’endroit des couples mariés intellectuels

« Unité dans la diversité »

 

aaanwbnbd Les Mac (Ministères africains de compassion au Burundi) a organisé, le mardi 25 avril 2017, une conférence à l’intention des couples mariés intellectuels œuvrant dans les institutions publiques et privées. Le président du Sénat, Révérien Ndikuriyo a pris part à cette conférence dont le thème était : « Unité dans la diversité ».

 

Dans son discours de circonstance, le président du Sénat, Révérien Ndikuriyo, a indiqué que la diversité se présente de plusieurs manières étant donné que Dieu a créé l’homme et la femme, les riches et les pauvres, etc. Dans son exposé en rapport avec ce thème, il a fait savoir que la famille est le fondement du bien et du mal. Pour cela, les parents ont une grande responsabilité dans l’aboutissement dudit thème. Aussi, il a ajouté que les Burundais étaient unis avant la colonisation.

La diversité, une nouvelle force pour construire le pays

M. Ndikuriyo a remercié les Mac pour le thème choisi car, a-t-il poursuivi, cela permettra à un grand nombre de personnes de changer de mentalité et, ainsi, les résultats seront satisfaisants. « Avec l’aide de la population, nous allons apporter notre soutien à cette tâche ». Pour lui, la diversité est une nouvelle force qui participera à la construction du pays tout en commençant cette mission au sein de la famille.
Quant à l’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, il a précisé que cette activité vient appuyer le rôle de l’Ombudsman. D’après M.Nduwimana, l’unité existe quand il y a la diversité (des gens, dans la politique, la religion, …). L’unité va avec la diversité. Il a aussi remercié les Mac pour l’organisation de cette activité.
Deux autres exposés ont eu lieu et se sont inspirés des paroles bibliques (Ephésiens 4, 1-6 et Luc 6, 27-30) pour expliquer ce thème. Le plus important est de se soumettre et ne pas se faire remarquer. Saint Paul nous conseille de pardonner et de nous faire pardonner. La diversité permet qu’il y ait une complémentarité entre les individus. Si on est avec Dieu, cette diversité devient une force pouvant participer à la construction du pays. Les leaders ont besoin du respect venant de la population. C’est comme dans un couple où le mari veut être respecté, et la femme quant à elle, a besoin d’amour. Pour cela, la population est recommandée de respecter les leaders. Un vrai leader pense au bien-être de toute la population.

Yvette Irambona

 
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