Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CNAP> Evolution de la violence armée : Janvier à Décembre 2 015, Janvier-Décembre 2016

Entre cette période, 2 210 incidents avec 3 186 victimes contre 1 122 avec un total de 1 808 victimes ont été rapportés

 

Lors de l’atelier de sensibilisation communautaire pour la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, Mme Nina Niyubahwe, secrétaire permanent chargé de la communication et sensibilisation à la CNAP et en même temps superviseur de l’unité de collecte des données de l’Observatoire de la violence armée (OVA) de la CNAP a présenté brièvement des activités réalisées dans le domaine du monitoring de la violence armée avec des statistiques ponctuelles en provenance des sources très variées.

 

Au cours de la période de janvier à décembre 2 015, elle a indiqué que 2 210 incidents avec 3 186 victimes ont été rapportés par les différentes sources qui alimentent l’OVA. Pour l’année 2016, elle a ajouté que le total des incidents s’élevait à 1122 avec un total de 1 808 victimes. «Pour les deux périodes, la mairie de Bujumbura est la province qui compte le plus grand nombre d’incidents comparée aux autres provinces. Et la majorité de victimes et d’auteurs sont des hommes ayant l’âge compris entre trente et trente-quatre ans pour les victimes ainsi qu’entre vingt-cinq et vingt neuf ans pour les auteurs », a informé Mme Niyubahwe.
Cette dernière a aussi mentionné que sur un total des armes répertoriées par l’OVA, la moitié de celles qui ont été utilisées sont des ALPC avec 52,17% pour l’année 2 015 contre plus d’un tiers d’armes blanches pour l’an 2 016, 39,98%.

Augmenter les sources d’information par province

En termes de source d’information de l’OVA, Mme Niyubahwe a précisé que la police vient en première position suivie par les formations sanitaires ainsi que les antennes provinciales de la CNAP en 2 015. Pour ce qui est de l’année 2 016, la police vient également en première position suivie des antennes provinciales de la CNAP. Comme perspectives d’avenir, Mme Niyubahwe a signalé que la CNAP prévoit d’améliorer le système de collecte d’informations et établir des partenariats avec d’autres organes étatiques et non étatiques ; encourager les partenaires à couvrir les provinces mal desservies et à s’impliquer dans la vérification de l’information fournie à l’OVA ; organiser des séances d’information et de sensibilisation à l’endroit des partenaires sur l’OVA au niveau des provinces et la mise en œuvre de la stratégie de communication de l’OVA en vue de contribuer au partage et à la dissémination de l’information sur la violence armée au Burundi ainsi que l’opérationnalisation du réseau de journalistes sur l’OVA pour le partage et la dissémination de l’information, etc.

Avit Ndayiragije

 

ENTRETIEN> Sur les problèmes rencontrés par les travailleurs domestiques

L’entente entre l’employé et son employeur serait la solution à tous ces problèmes

 

IMG 20170522 WA0000Beaucoup des jeunes ruraux migrent vers des milieux urbains pour chercher du travail. Etant non instruits, ils exécutent souvent des travaux domestiques dans des familles riches en ville. Ceux rencontrés à Kiriri soulèvent divers problèmes rencontrés lors d’un entretien avec le journal Le Renouveau, le lundi 22 mai 2017.

 

Les travailleurs domestiques ont comme tâche principale les travaux ménagers. Ces derniers devraient être considérables grâce à ce travail important qu’ils exercent. Au contraire, comme le disent certains de ces « grooms » ils sont quelques fois déconsidérés malgré l’importance de leur travail. Ils ajoutent aussi que les problèmes qu’ils rencontrent dans leur métier sont de diverses formes.
Contrairement aux autres travaux, le travail domestique nécessite du courage et de la persévérance. «On est jamais libre dans ce métier, on travaille toujours sous pression», dit un travail domestique. En plus de cela, l’obéissance doit caractériser un travailleur de ménage car même les enfants se considèrent comme des patrons envers lui.
Selon Pascal Mbonimpa, un jeune garçon exerçant ce métier, il dit que c’est un travail fatigant mais peu rémunéré. Selon lui, ce travail devrait être beaucoup payé car les tâches sont très nombreuses. «Je me lève le premier et je dors le dernier tout en travaillant, et cela tous les jours», ajoute M. Mbonimpa. Il signale qu’avoir deux heures par semaine pour rendre visite à ses amis lui est impossible.
Enfin, la mésentente avec leurs employeurs est un problème sérieux que rencontrent les travailleurs domestiques. Cela est quelques fois causé par la non exécution des conventions par les employeurs. Notre source donne l’exemple des employeurs qui donnent des salaires inférieurs à ceux convenus au début du travail, sans oublier les travailleurs qui ne perçoivent pas leurs salaires à la fin du mois sans aucune raison valable. Sur ce, M. Mbonimpa dit qu’ils doivent attendre car ils ne peuvent rien faire. Et s’ils remarquent que cela est devenu une habitude, ils préfèrent quitter sans dire au revoir. L’entente entre l’employé et son employeur serait la solution à tous ces problèmes, selon Pascal Mbonimpa.

Eric Sabumukama (Stagiaire)

 

JUSTICE> Atelier de partage des résultats de l’étude sur l’accès à la justice au Burundi

L’offre de justice est encore en deçà de la demande

 

aavvfhj L’Observatoire de l’action gouvernementale (OAG), en collaboration avec l’Association des juristes catholiques du Burundi (AJCB), a organisé un atelier de partage des résultats de l’Etude sur l’accès à la justice au Burundi. Plusieurs efforts ont été consentis par le gouvernement pour que la population puisse avoir une justice équitable mais, l’offre de justice est encore largement en deçà de la demande.

 

 Dans son discours, le secrétaire général de l’OAG, Espérance Nijembazi, a fait savoir que le gouvernement burundais à déjà fourni des efforts pour améliorer l’accès à la justice. Cela à travers par exemple l’adoption du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLPII), la Vision 2025 et les documents successifs de politiques sectorielles du ministère en charge de la Justice. Ainsi, Mme Nijembazi a indiqué que le gouvernement a affirmé la volonté de promouvoir une justice indépendante, équitable ; une justice modernisée et accessible à tous. Mais en dépit de tous ces efforts du gouvernement, l’offre de justice est encore en deçà de la demande. Car d’importants défis restent à lever pour arriver à un niveau d’effectivité de l’accès de la justice pour tous. Ces défis sont, entre autres,, ceux liés au fonctionnement du système judiciaire, liés à l’accès au droit, liés à l’économie du pays et des ménages, etc.

L’accès à la justice pour tous est un facteur de la cohésion sociale

Selon le conseiller au cabinet du ministère de la Justice, Gérard Bangayimbona, malgré ses moyens limités, le gouvernement du Burundi a toujours pris en compte les besoins de la population en matière de justice. Il a fait savoir que l’accès à la justice pour tous est un facteur de la cohésion sociale et de la pérennité de la société. Il a révélé que le gouvernement reconnait qu’il y a encore des défis énormes qui persistent pour que tous les citoyens puissent avoir les mêmes chances d’accéder à la justice. C’est pour cette raison que M. Bangayimbona a remercié ceux qui ont réalisé cette étude. Et il les a rassurés que le ministère de la Justice ne ménagera aucun effort pour appuyer les activités qui contribuent à l’amélioration de l’accès à la justice. Il a réitéré tous les partenaires nationaux ou étrangers à continuer à appuyer techniquement et financièrement le gouvernement burundais afin que ce dernier puisse, à son tour, donner au ministère de la Justice les moyens de réaliser ses ambitions.

 

Fidès Ndereyimana

 

GROUPEMENTS> Association des chômeurs courageux

Tout pour lutter contre le chômage

 

azedsd Un groupe de jeunes gens de Muyinga se sont regroupés en l’« Association des chômeurs courageux » pour lutter contre le chômage. C’est ainsi qu’ils font fonctionner, dans un premier temps, un restaurant avant de penser à d’autres activités génératrices de revenus en fonction des filières qu’ils ont suivies dans les différentes universités du pays.

 

 Le quotidien « Le Renouveau » s’est entretenu récemment avec le président de l’ « Association des chômeurs courageux » qui a son siège dans la province de Muyinga. L’association a pour objectif de lutter contre le chômage dans la province de Muyinga, étant donné que les jeunes diplômés éprouvent beaucoup de difficultés pour trouver de l’emploi.
D’après le représentant légal de cette association, Déogratias Munezero, la dénomination de son organisation fait allusion aux chômeurs qui croisent les bras qui se disent qu’ils ne pourraient pas s’adonner à une quelconque activité génératrice de revenus. C’est pour cette raison que les membres de cette association sont appelés des jeunes gens courageux qui voient la réalité en face. Il a fait remarquer que les membres de l’association se sont rendus compte qu’il n’y a pas de sot métier, mais qu’il y a de sottes gens.
Les membres de l’ « Association des chômeurs courageux » ont d’abord pensé à faire fonctionner un restaurant de fortune. Et M. Munezero de préciser que les membres de l’association se sont résolus à ne pas croiser les bras comme les autres jeunes diplômés le font en comptant toujours sur leurs parents.
Selon lui, l’association compte être présente sur toute l’étendue du territoire national dans la mesure où elle ne manquera pas de trouver des membres dans tout le pays car les chômeurs ne vivent pas seulement à Muyinga, ils sont plutôt éparpillés partout au Burundi.
Plusieurs projets sont en vue en fonction des filières que les membres ont suivies dans les différentes universités de la république du Burundi. Ces derniers auront à exhiber leurs talents. Il a ajouté qu’il est regrettable de voir beaucoup de jeunes gens s’attrouper en « ligalas » pour embêter leurs parents le soir en leur demandant de la nourriture. Il n’a pas manqué de signaler qu’il existe des jeunes gens chômeurs qui attendent tout de leurs parents alors que ces derniers ont beaucoup souffert pour supporter leurs études.
En pensant ainsi à certaines activités génératrices de revenus, les membres de l’association espèrent être indépendants financièrement.


Masta Shabani

 
Ouvrir