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ENTRETIEN> Sur la sécurité au quartier Kiriri-Vugizo

La sécurité y est en général maintenue

 

IMG 930Kiriri-Vugizo est l’un des quartiers de la zone Rohero, commune Mukaza.  Il a sa particularité de loger des personnes en grande majorité respectueuses et instruites. Le chef dudit quartier nous fait part de la situation sécuritaire dans cette localité, c’est dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien d’informations “Le Renouveau” le vendredi  le 27 octobre 2017. 

 

« La sécurité est en général maintenue au quartier Kiriri-vugizo comparativement aux autres quartiers de la zone Rohero, même si des irrégularités ne manquent pas », affirme Laurent Barazikiriza, chef de ce quartier.Selon lui, le quartier est occupé par des personnes en grande majorité respectueuses et instruites à commencer par  le chef de l’Etat lui-même. C’est la raison pour laquelle la sécurité est bien gardée dans cette localité. En plus, le chef de quartier Kiriri-Vugizo rappelle que son quartier n’a pas connu des cas d’insécurité comme les autres en 2015. « Même ceux qui tentaient de venir déstabiliser notre quartier pendant la période des manifestations de 2015, étaient bloqués sur les frontières », dit-il. Celui-ci  précise que les habitants dudit quartier sont restés unis et collaboraient pour le maintien de leur sécurité.  Comme des irrégularités ne manquent pas, M.Barazikiriza n’a pas omis de signaler de petits cas d’insécurité  observables dans ce quartier. Les  cas d’ivrognerie qui font que les gens se chamaillent et les cas de vol mais en petite fréquence sont ici cités.  Pour garder cette sécurité et mettre fin  à ces irrégularités  le chef de quartier signale la multiplication des réunions de sécurité visant à informer la population au maintien de la sécurité, chacun à ses alentours. Des patrouilles de nuit par la police sont aussi soulignées en vue d’éviter des mouvements nocturnes. « Les gens qui circulent pendant les heures avancées de la nuit sont quelques fois  des malfaiteurs, c’est pourquoi un ordre a été donné à la police de garder quiconque attrapé en train de circuler sans motif valable pendant les heures avancées et de ne le relâcher qu’après  des renseignements» dit M.Barazikiriza.Ce chef de quartier Kiriri-Vugizo appelle les habitants de cette localité à collaborer pour maintenir cette sécurité. Il appelle aussi les autres quartiers à tirer profit de ce modèle. 
Eric Sabumukama (stagiaire)

 

CATHEDRALE SAINTE TRINITE> Célébration de la Toussaint

Prendre pour modèle la vie des saints

 

DSC 0282A la cathédrale Sainte Trinité du diocèse anglican de Bujumbura, les chrétiens ont débuté la prière à 10h00. Dans son homélie Mgr Eraste Bigirimana evêque de ce diocèse, a indiqué que l’église anglicane célèbre la Toussaint dans le but de permettre aux chrétiens de prendre le modèle des saints qui ont vécu dans ce monde en chair et en os comme eux mais qui ont gardé la foi même en période difficile. Certains furent tués au nom de Dieu. 

 

La parole de Dieu a été tirée du livre de l’Apocalypse chapitre 7 et du 1er Epitre de Saint Jean dans le chapitre 3. Ces saintes écritures montrent respectivement que l’église est considérée comme une multitude des élus et plus loin la Bible précise que cette multitude provient de la grande épreuve et qu’ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. L’Epître de Saint Jean dit que les hommes sont des enfants de Dieu, et par conséquent, devraient pratiquer la justice et ne pas pécher.Dans leurs prières, les chrétiens de la cathédrale Sainte Trinité demandaient la grâce de Dieu pour qu’ils puissent imiter les saints qui les ont précédés en témoignant de l’amour de Dieu au milieu des méchants de ce monde.Dans sa prédication, Mgr Eraste Bigirimana a signifié que la Toussaint rappelle aux chrétiens qu’il est possible d’être des témoins vivants de la parole et de la puissance de Dieu sur la terre. Et de rappeler que c’est une façon de garder en mémoire que vivra avec Dieu celui ou celle qui aura accompli la volonté de Dieu sur la terre. Jésus l’a indiqué dans l’Evangile de saint Luc au chapitre 9 verset 23 : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. En effet, qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi, la sauvera… car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges ». Les saints ont vécu sur la terre comme nous tous mais ont été des témoins de Jésus-Christ dans leur vie jusqu’à ce que beaucoup d’entre eux soient assassinés à cause de ce nom.Mgr Bigirimana a ensuite rappelé qui sont les Bienheureux d’après Jésus-Christ. Pour cela il a indiqué aux chrétiens que l’Evangile selon saint Mathieu donne les détails dans son chapitre 5 avec les huit béatitudes.Et cet evêque de demander à tout le monde d’essayer d’imiter tous les saints. Une personne se sanctifie par ses actes. Un saint sème les graines de la Paix, de la droiture, de la justice, etc., a conclu Mgr Bigirimana.

Amédée Habimana

 

1er NOVEMBRE > Solennité de la Toussaint

«Réactiver en nous la flamme de purification quotidienne »

 

DSC 3683Le 1er novembre de  chaque année, les chrétiens célèbrent la solennité de la Toussaint. A la Cathédrale Régina Mundi où beaucoup de fidèles s’étaient rassemblés pour commémorer cette fête, le prêtre a expliqué que l’une des significations de la solennité de la Toussaint est de  réactiver en nous la flamme de purification quotidienne. 

 

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toutes sortes de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux» lit-on dans l’évangile du jour (Mt5,1-12a).Dans son homélie, abbé Dieudonné Nibizi, le prêtre qui a dit la messe de 8 h15 à la Cathédrale Régina Mundi, a indiqué que, dans l’Eglise, la vénération des saints occupe une place importante dans les liturgies. «Le culte s’est développé vers la fin du 4e siècle. La foi des fidèles s’est activée autour du sang des martyrs, des témoins du Christ qui sont allés jusqu’au bout. Ce sont ceux-là dont nous avons entendu parler dans l’Apocalypse qui ont lavé leurs habits dans le sang de l’Agneau», a-t-il dit. Il a expliqué que les communautés se sont développées autour des personnes, des témoins là où elles ont versé du sang. « C’est là où l’on se réunissait pour célébrer ce courage, ce témoignage. C’est ce que nous célébrons aujourd’hui, nous aussi, en célébrant le prolongement», a précisé l’abbé Nibizi. 

Les saints sont tous ceux qui ont cherché le Seigneur

Selon lui, les saints sont tous ceux qui ont cherché le Seigneur, ceux qui ont vécu la pauvreté spirituelle, ceux qui pleuraient la misère et l’injustice autour d’eux, etc. « Ce sont ceux-là qui ont été persécutés parce qu’ils luttaient pour la justice. C’est donc tous les justes, ce sont tous les hommes et femmes qui ont lutté dans leurs cœurs et dans leurs corps pour rester attachés au Christ. C’est ça la sainteté. Fêter la Toussaint, c’est redire que l’Eglise est sainte parce que nous sommes tous invités à la sainteté. Fêter la Toussaint, c’est aussi réactiver en nous la flamme de purification quotidienne», a expliqué le prêtre. 

Grâce-Divine Gahimbare

 

PROVINCE DE BUJUMBURA> Situation des droits de l’Homme

Il s’observe actuellement une nette amélioration

 

ilLors de l’atelier de lancement des activités du forum provincial en province de Bujumbura, le conseiller principal du gouverneur, Dieudonné Bizimana, a présenté la situation des droits de l’Homme dans la province. Il a montré les défis, les forces et les engagements de la province pour améliorer davantage la situation des droits de l’Homme. 

 

Dans son exposé, M. Bizimana a d’abord défini les droits de l’Homme comme une notion selon laquelle tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit en vigueur dans l'Etat ou groupe d'Etats où il se trouve, quelles que soient les coutumes au niveau local, liées à l'ethnie, à la nationalité ou à la religion.  Selon lui, les droits de l’Homme sont violés, quand les membres d’une certaine race, d’une conviction religieuse, ou d’un groupe quelconque se voient nié, quand il y a interdiction arbitraire dans les vies personnelles ou privées par les agents de l’Etat, lorsque le droit à l’éducation est nié, le droit de joindre un syndicat est nié, etc.Il a par la suite indiqué les cas de violations des droits de l’Homme enregistrés au troisième trimestre de l’an 2017. Quinze cas de viols ont été enregistrés dont ceux de filles comprises  entre 5 et 15 ans, vingt-six cas de violences sexuelles contre les femmes, deux cas d’infanticide, c’est-à-dire un père qui a brûlé ses deux enfants, sept cas d’assassinat liés à la consommation des boissons prohibées (Kanyanga), trente-deux (32) cas de violences physiques dont 4 hommes, etc. 
 

Les besoins des personnes victimes des violences

Pour les cas de violences basées sur le genre, une assistance psychologique, médicale, économique et juridique est nécessaire pour des personnes victimes.Le  règlement à l’amiable, certaines barrières traditionnelles, le problème d’assister les victimes en temps réel et les cas de violences qui ne sont pas rapportés, sont quelques uns des défis qui sont observés dans la province de Bujumbura. La Constitution, la loi sur la répression et prévention des VBG et les conventions internationales sont les forces pour lutter contre les VBG.Enfin, le conseiller principal a fait savoir que la province de Bujumbura s’est engagée à redynamiser les comités mixes de sécurité, vulgariser effectivement la  loi sur la répression des VBG et faire un recensement des ménages en unions libres et sensibiliser ces derniers pour la légalisation de ce genre d’unions. 
Olivier Nishirimbere

 
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