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SOCIETE> Incendie à Ngagara

Quatre maisons ont pris feu

DSCI6289Le dimanche 22 avril 2018, au Quartier IV Ngagara, un incendie s’est produit vers 12 heures. Quatre maisons ont pris feu ce jour là, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée mais des pertes matérielles ont été énormes.  

 

Actuellement, on observe des accidents d’incendie ici et là dans la capitale Bujumbura. Il y a quelques jours, c’était des enfants qui ont été électrocutés à Kanyosha, dernièrement c’est le tour des maisons qui ont pris feu au Quartier IV à Ngagara.  En tout, quatre maisons ont pris feu, il n’y a eu aucun dégât humain mais d’énormes pertes matérielles ont été enregistrées. Les maisons qui ont pris feu sont jumelées.  On peut alors se poser la question de la cause de cet incendie.  Est- ce la raison pour laquelle les quatre maisons ont tous pris feu ? Toutes ces questions  sont aussi posées par les habitants de la localité qui ne comprennent pas aussi ce qui s’est passé.Pour eux, l’incendie s’est produit alors qu’il y avait quelqu’un qui était en train de repasser, et puis il y a eu un court-circuit. Ce dernier a commencé vers l’arrière de la maison, ce qui explique la partie la plus touchée. Selon toujours ces habitants, les propriétaires sont actuellement en état d’alerte car ils n’ont nulle part où aller. Ils ont demandé refuge chez les voisins, mais cela ne va pas durer longtemps, car le mieux serait qu’ils aient un toit à eux. En plus du besoin d’un toit, ils n’ont plus rien, que ce soit les habits, l’équipement de la maison, bref, tout ce dont une personne a besoin pour sa survie. Ils demandent aussi qu’ils soient indemnisés. Car selon eux, la cause serait un court-circuit. Ils demandent un appui de la Regideso mais aussi du ministère en charge des droits de la personne humaine pour leur venir en aide.  La rédaction du journal « Le Renouveau » a voulu en savoir plus sur la cause de cet incendie auprès de la Regideso, mais en vain. Signalons que ces accidents sont fréquents ces jours-ci, une explication est donc nécessaire par les services habilités. 

Aline Nshimirimana

 

JUSTICE> Interview avec maître Fabien Segatwa

Le respect de l’horaire des audiences pour les juridictions faciliterait les avocats dans la gestion des dossiers

 

DSC08632L’avocat-conseil, Maître Fabien Segatwa, vient d’accorder une interview au quotidien « Le Renouveau» dans laquelle il parle du non-respect de l’horaire d’audiences dans les juridictions de Bujumbura à l’exception de la Cour administrative du Burundi. Il estime que le respect des horaires qui sont affichés et qui sont communiqués aux parties faciliteraient aux avocats et à leurs clients de bien gérer leurs temps. Et cela rendre dans la bonne justice pour tous.

 

Le Renouveau (LR): Maître, l’horaire des audiences n’est pas respecté dans la plupart des juridictions de Bujumbura. Peut-on connaître votre commentaire ?

Maître Fabien Segatwa (M.F.S) : Dire que ce n’est pas respecté  dans la plupart des juridictions de Bujumbura, ça ne serait pas trop oser. C’est pour dire que ce n’est pas du tout respecté sauf dans une seule juridiction qui est la Cour administrative du Burundi. C’est la seule juridiction qui essaye de respecter les horaires qui sont affichés et qui sont communiqués aux parties. C’est la seule juridiction qui commence généralement ses audiences à 8 heures 30 minutes. Les autres n’ont pas d’heures fixes. 

L. R. : Cette irrégularité des horaires produit-elle un certain impact sur le travail d’un avocat, sinon des justiciables ? 

M.F.S. : Bien entendu. Cette irrégularité dispose d’un impact assez sérieux sur le travail des avocats. Le travail des avocats ne consiste pas seulement à assister aux audiences, ils doivent s’occuper des dossiers de leurs clients dans leurs cabinets respectifs. Ils doivent conclure, entreprendre des conclusions dans les affaires qui leur sont soumises. Et lorsqu’ils doivent être à l’audience pendant un certain nombre d’heures sans rien faire, ils sont en train de perdre du temps. Cela fait perdre du temps également aux clients. Il y a des clients qui viennent de l’intérieur du pays qui, pour la Cour suprême par exemple, pourraient normalement  rentrer si les audiences commençaient à temps. Et généralement, ils doivent nécessairement se demander s’ils doivent rentrer ou s’ils doivent rester parce qu’ils ne savent pas exactement quand les audiences commencent. Il est vrai que personne ne sait quand les audiences se terminent, mais au moins si elles commençaient telles que prévues sur les horaires affichées, elles pourraient arranger tout le monde. 

L.R. : D’aucuns disent que l’horaire des audiences devrait être réaménagé. Quel est votre avis ? 

M. F. S. : Le problème n’est de réaménager les horaires des audiences. Le problème est de ne pas respecter les horaires des audiences. On peut commencer si l’on veut à midi ou à 14 heures, cela ne pose pas de problème pourvu que les justiciables sachent que l’heure indiquée sur les assignations ou les convocations sera respectée. A ce moment-là, il y a lieu de s’organiser et aller à l’audience au moment qu’il faut tout en sachant que l’assigné ne sera pas en retard. Nous avons toujours demandé aux chefs des juridictions de fixer toujours les horaires des audiences à leur convenance. La Cour spéciale des Terres et autres biens a fixé l’horaire de ses audiences à 10 heures et elle essaye de respecter cet horaire. Nous remercions le chef de cette  juridiction. Les avocats et les justiciables sont désorientés pour les autres juridictions parce qu’on ne sait pas quand les audiences commencent. 

L.R. : Ne serait-il pas raisonnable que le bâtonnier de Bujumbura puisse approcher le procureur général de la République pour dialoguer sur la gestion du temps dans les juridictions ?  

 

M.F.S. : Cela ne dépend pas du procureur général de la République ou du parquet quelconque. C’est une organisation de la juridiction de jugement. Bien entendu, le bâtonnier qui est le chef des avocats du barreau de Bujumbura a rencontré le président de la Cour d’Appel et tous les barreaux avaient une fois rencontré  le ministre de la Justice et garde des sceaux pour leur demander à ce que l’on respecte l’heure des audiences. En principe, ne pas respecter l’heure indiquée est un manque de considération des justiciables. Nous respectons les juges, mais ces derniers devraient être appelés à respecter les justiciables parce que ce sont des citoyens qui ont le droit d’avoir une justice. La justice n’est pas seulement une décision rendue, elle est l’ensemble des circonstances dans lesquelles les jugements sont rendus. Si l’audience ne commence pas à temps, si le jugement n’est pas rendu dans les délais, il y a quelque chose qui n’est pas correcte et on ne peut pas dire que la justice est complétement rendue. 

L. R. : Quels sont les problèmes auxquels les avocats font face dans leur travail de tous les jours ? 

M. F. S. : Il est difficile d’y répondre parce que chaque avocat a ses difficultés et chaque dossier a ses impondérables. De toute manière, il y a beaucoup de défis que rencontrent les avocats. Toutefois, il y a des choses qui peuvent être facilitées si jamais les audiences pouvaient commencer par des heures indiquées par des juridictions. On ne demande pas plus si ce n’est que cela. 

L. R. : Vous arrive-il de décliner l’offre d’un justiciable ou d’un client ?

M. F. S. : Cela m’arrive rarement. Mais c’est possible qu’on puisse refuser l’aide d’un client parce que l’avocat a presté serment de ne jamais défendre des choses qu’il croît juste en son âme et conscience. Mais cela arrive rarement parce que chaque cas, chaque citoyen, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il engage le procès, il a droit d’être défendu surtout lorsqu’il est défendeur. Au fait, on peut conseiller un client qui est demandeur à ne pas aller au tribunal parce qu’on suppose qu’il n’est pas du tout raison de le faire suivant les conseils qu’on donne. Mais pour celui qui est accusé, il n’y a aucune raison qu’un avocat ne puisse pas le défendre. Toutefois, le travail d’un avocat n’est pas gratuit ; c’est un travail payant. Dans ce cas, on peut généralement refuser un dossier lorsque les parties ne peuvent pas payer les honoraires. Mais cela n’est pas un handicap insurmontable d’indigence parce que le bâtonnier peut désigner un avocat pour défendre un cas gratuitement,  même le tribunal peut désigner un avocat pour défendre un indigent. Cela arrive souvent lorsqu’il s’agit d’une affaire pénale où le prévenu demande à être assisté. Et là, le tribunal a le devoir de demander au bâtonnier de désigner un avocat pour défendre un indigent. Pour les autres cas, c’est-à-dire, les affaires civiles, l’indigent doit adresser une lettre au bâtonnier pour désigner un avocat pour plaider gratuitement sa cause. 

Propos recueillis par Masta Shabani

 

Zone Gatumba> Bilan des dégâts causés par les dernières pluies

Un enfant de 3 ans est mort et environ 700 maisons détruites

 

DSC06279Un enfant mort, plus de 600 maisons démolies, 750 maisons inondées et 400 champs des cultures endommagés, tel est le bilan des pluies diluviennes qui se sont dernièrement abattues sur la zone Gatumba.  On trace de nouveaux  caniveaux en plus de ceux existants, avec  l’assistance de l’Administration et d’autres partenaires.  

 

Le chef de la zone Gatumba, Hussein Ntahetwa, a dressé le bilan des dégâts causés par les dernières pluies diluviennes qui sont abattues sur cette partie de la commune Mutimbuzi. 688 maisons se sont écroulées, 750 maisons ont été inondées et 400 champs de différentes cultures ont été endommagés. Les murs d’une maison sont tombés sur un enfant de 3 ans,  causant la mort de ce dernier. Il a dressé ce bilan lors de la réunion de l’administrateur communal de Mutimbuzi, Damien Barindambi, avec la population de la zone Gatumba. Hussein Ntahetwa a fait remarquer que ces catastrophes naturelles sont survenues en dates allant du 10 au 11 avril 2018 en plus de la dernière pluie qui s’est abattue sur Gatumba le dimanche 22 avril 2018. Il a profité de la présence de l’administrateur communal pour soumettre les doléances de la population de son ressort. Et comme celle-ci est dans une situation difficile, il lui a demandé de frapper à toutes les portes des partenaires qui pourraient être sensibles aux conditions de ces victimes des catastrophes naturelles. Il n’a pas manqué d’évoquer, par exemple, le ministère ayant la solidarité nationale dans ses attributions. Encore faut-il que la Croix-Rouge fasse une intervention allant dans le sens de pulvériser les quartiers inondés. Il est à noter que la population est en train de creuser de nouveaux  caniveaux en plus de ceux existants. Mais il s’agit là des caniveaux de fortune étant donné qu’ils ne sont pas cimentés. Auparavant, il a affirmé que la situation sécuritaire se porte bien malgré les rumeurs qui sont véhiculés par les ennemis de la paix et de la sécurité et qui sont liés aux mauvais enseignements en rapport avec le prochain référendum constitutionnel. Il a informé la population de Gatumba que la Commission vérité et réconciliation est à pied d’œuvre dans cette circonscription. Il lui a ainsi demandé de se dépêcher pour faire ses dépositions en vue de faciliter sa  tâche  car l’échéance touche presque à sa fin. 

MASTA SHABANI

 

MUTIMBUZI> Réunion de l’administrateur communal avec la population de Gatumba

Il a mis en garde les personnes qui s’approprient  des terres domaniales

 

DSC06282Des mesures qui s’imposent seront prises à l’endroit des personnes qui tenteront d’exploiter le site situé au quartier Mushasha I qui abritait des personnes qui avaient été victimes des eaux pluviales les années antérieures. La population doit répondre massivement au référendum. Tels sont les points essentiels sortis de la réunion de l’administrateur communal de Mutimbuzi, Damien Barindambi, avec la population de la zone Gatumba.  

 

L’administrateur de la commune Mutimbuzi, Damien Barindambi, a tenu, le lundi 23 avril 2018, une réunion avec la population de la zone Gatumba pour,  non seulement la sensibiliser à répondre massivement au prochain référendum constitutionnel, mais aussi pour faire une mise en garde à certaines personnes qui tentent de s’arroger le droit de s’approprier les terres domaniales et même celles des autres. Il n’a pas manqué d’évoquer le volet sécuritaire. D’après lui, il existe certaines gens qui affichent un mauvais comportement dans l’intention de saboter les instances. Il a précisé que des mesures qui s’imposent seront prises à l’endroit des récalcitrants. Pour prévenir des situations malencontreuses, il a recommandé qu’il n’y ait personne qui vende une terre qui ne lui appartient pas. Il faisait allusion à un site qui abritait quelques familles des déplacés qui avaient été victimes d’inondations les années antérieures. Il a précisé qu’il est inconcevable qu’il y ait des gens qui trompent les autres en leur promettant des parcelles qui ne sont pas les leurs. C’est là qu’il a dit que ce site est destiné aux infrastructures d’intérêt général comme le terrain de football, les hôpitaux, les centres de santé, les écoles…Il avait auparavant invité la population de Gatumba à afficher un bon comportement face au référendum constitutionnel. Pour lui, la nouvelle Constitution vise le meilleur avenir du peuple burundais et elle sera particulièrement importante, en son article 9,  pour la population de Mutimbuzi parce qu’elle renferme des avantages en sa faveur. La population doit savoir que cette nouvelle Constitution est promotrice de la paix et de la sécurité qui constituent une source durable de développement. A cet effet, elle doit se garder à tout ce qui pourrait perturber ces deux valeurs nobles pour la nation burundaise. La quadrilogie ««administration- population- forces de l’ordre- justice » doit  être vigilante en vue de protéger  la paix et la sécurité. C’est pour cette raison qu’il faut contrôler les mouvements de va- et-vient dans l’objectif de dénoncer des personnes suspectes. Encore faut-il  que la population de Gatumba se trouve en bonne position vis-à-vis du référendum. A propos de la Commission vérité et réconciliation, il a déploré le comportement de la population de Mutimbuzi qui a peur de révéler  le passé triste. Il faudrait dès lors se raviser pour le temps qui reste en vue de faciliter le travail de cette commission. Prenant la parole à son tour, le commissaire communal de Mutimbuzi, Galin Ndikuriyo, a noté que la sécurité se porte bien dans la circonscription de son ressort, même s’il existe des rumeurs allant dans le sens de la perturber. Ainsi, il faut que toutes les forces vives de la nation burundaise soient solidaires pour mettre hors d’état de nuire les ennemis de la paix et de la sécurité. La population ne doit pas empêcher la police de faire son travail dans la mesure où cette dernière existe pour protéger de paisibles citoyens contre des comportements malveillants. Il a demandé à la population de collaborer avec les services chargés de maintenir la paix et la sécurité. Des cahiers de ménages doivent être disponibles pour éviter des infiltrations, a-t- il conclu. 

MASTA SHABANI

 
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