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TEMOIGNAGE> Sur le retour à l’école d’une jeune fille

Son milieu de travail s’est converti en une famille d’accueil

 

V. U. a dernièrement témoigné à la rédaction du journal Le Renouveau sur sa rencontre au milieu de travail d’un employeur charitable. Celui-ci l’a aidée à regagner le banc de l’école en la prenant totalement en charge. Le milieu de travail s’est converti pour V. U. en une autre famille d’accueil qui s’est substituée à sa mère.

 

V. U. est originaire de la commune Nyabihanga en province de Mwaro.  Elle est orpheline de père et elle est la 3e enfant dans sa famille et sa mère est une cultivatrice. Dans un témoignage accordé dernièrement au quotidien d’information Le Renouveau, elle raconte comment elle a eu la chance de retourner à l’école, après une année qu’elle venait de passer en exerçant le travail domestique. « J’étudiais en 5e  année primaire lorsque les enseignants m’ont renvoyé de l’école pour le simple fait que je n’avais pas de matériels scolaires suffisants. Arrivée à la maison,je l’ai dit à ma mère mais, malheureusement, elle n’a pas pu me trouver le matériel scolaires qui me manquait. Après quelques jours, j’ai réalisé que je n’avais pas d’autre choix et c’est ainsi que j’ai décidé de descendre à Bujumbura pour chercher du travail», a-t-elle signalé.Arrivée à Bujumbura, elle a été embauchée comme une fille domestique.  Après quelques jours de travail, son employeur lui a demandé pourquoi elle avait abandonné l’école.  V. U. lui a tout raconté et il lui a  demandé si elle voulait regagner l’école l’année suivante, ce qu’elle a accueilli avec une grande joie. Et l’employeur lui a promis de la prendre en charge pendant toute la durée de ses études fondamentales et post-fondamentales.  Et notre interlocutrice d’ajouter que sa famille vit dans une pauvreté extrême et que ses frères et sœurs n’ont pas non plus eu la chance d’étudier. Aujourd’hui, elle est en 9e  fondamentale et qu’elle espère va terminer ses études avec succès. « Je ne ménagerai aucun effort pour devenir quelqu’une car mon objectif est de tirer ma famille de cette pauvreté », a-t-elle conclu.
Emelyne Iradukunda

 

Témoignage> Une mère célibataire chassée par sa famille

Les mères célibataires sont souvent maltraitées par leur famille

 

De temps en temps, les mères célibataires font face à des difficultés telle qu’elles sont  parfois traitées comme des déviantes. Par conséquent, elles sont souvent maltraitées par leurs parents ou encore par leurs frères.  

 

Dans un témoignage avec Ménedore Ndihokubwayo, une mère célibataire âgée de 20 ans, elle a fait savoir que sa vie a complètement changé après avoir eu un enfant hors mariage. En premier lieu, quand elle était encore enceinte, ses parents disaient chaque fois qu’elle montrait aux gens qu’elle n’était pas éduquée. Mme Ndihokubwayo a fait savoir que sa maman la grondait en disant que les gens consideraient que cette maman n’avait pas bien suivi l’éducation de ses enfants. Pendant toute la période de la grossesse, elle était mal vue par tous les membres de sa famille. Après avoir mis au monde, la situation est devenue plus difficile.Mme Ndihokubwayo a indiqué qu’elle a mis au monde un enfant de sexe masculin. C’est pour cette raison qu’elle a été chassée de la maison par ses frères. Ces derniers avaient comme motif qu’ils ne voulaient pas partager les propriétés foncières plus tard avec ce garçon. Après avoir été chassée par ses frères, elle s’est  refugiée chez sa tante, mais la vie n’est pas du tout facile car c’est une famille qui n’a presque pas de revenu.Mme Ndihokubwayo a fait savoir que sa tante s’occupe de l’agriculture mais ne récolte pas assez. Ce qui fait qu’ils sont obligés de chercher de l’argent pour subvenir à quelques besoins. Notre source a fait savoir que pour le moment, elle essaie d’aider sa tante à trouver un peu d’argent pour survivre. Elle habite dans un quartier où il y a beaucoup de maisons en construction, où elle travaille comme aide maçon. Ainsi, elle gagne un peu d’argent pour survivre, acheter de temps en temps des vêtements pour son enfant.Mme Ndihokubwayo a fait savoir que certaines gens devraient changer leur comportement. Une fille qui accouche sans toutefois se marier ne devrait pas être maltraitée par sa famille. Au lieu de la chasser, les parents devraient l’approcher afin de l’encadrer et la soutenir.
Lucie Ngoyagoye

 

Commune Mugongo-Manga> Différentes activités des femmes

Elles sont multiples

 

IMG4083La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a effectué une descente en commune Mugongo-Manga le mercredi 19 septembre 2018 pour se rendre compte des activités exercées par les femmes dans cette commune. 

 

La culture burundaise telle qu’elle est construite ne permet pas aux femmes  rurales d’exercer des activités autres que les travaux champêtres. Mais, ces derniers temps, avec l’évolution du monde, la femme a changé, elle s’est ouverte à des activités autres que les travaux ménagers et champêtres. Les femmes de la commune Mugongo-Manga ont compris qu’il ne suffit plus de rester à la maison et s’occuper seulement de son ménage. Elles exercent de multiples activités. Selon Béatrice Bucumi, une des femmes que nous avons interrogée, «Ces derniers temps  la vie est dure, c’est pour cela que j’ai  discuté avec mon mari sur ce que l’on peut faire pour aider dans le développement de notre famille. Il a promis de me chercher un capital  afin que je puisse entrer dans le commerce des tomates au marché d’Ijenda.» A ses dires, la vente des tomates lui permet de ne plus dépendre de son mari.  Catherine Harerimana, quant à elle, a indiqué qu’elle a commencé cette activité il y a de cela 6 ans après avoir eu son 2è enfant. Son mari a perdu son travail de veilleur qu’il exerçait, et c’est à partir de là que Mme Harerimana a commencé à chercher une source de revenu pour faire vivre sa famille : «Nous sommes une famille de cultivateurs, mais avant cela, mon mari était veilleur et, un jour, il a perdu son travail et je me suis dit que je devais faire quelque chose. Heureusement que j’avais appris à fabriquer la boisson locale avant de me marier. Nous avons vendu une chèvre pour que je puisse avoir un capital et ainsi démarrer mon activité. J’ai commencé et ça va bien. Maintenant, je peux m’acheter des habits et payer les frais de scolarité pour mes enfants.», a signalé Mme Harerimana.Comme tout autre métier, les difficultés ne manquent pas. Ces femmes ont indiqué que,  parfois, les clients prennent les marchandises ou consomment à crédit et ne payent pas à temps. Cela constitue être une menace parce que nous risquons de perdre le capital,  ont-elles dit.
Sonia Busogoro (stagiaire)

 

Chômage> Importance de l’entrepreneuriat dans la réduction du chômage

Son apport n’est pas à négliger

IMG 4053La situation de l’emploi des jeunes constitue l’une des préoccupations majeures des pouvoirs publics burundais et de leurs partenaires au développement. Malgré cela, on observe des effectifs toujours élevés des jeunes en chômage. La rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau s’est entretenue ce vendredi 18 septembre 2018 avec un jeune entrepreneur qui a créé son propre emploi.


Egide Ndayisenga, un des jeunes entrepreneurs qui a bénéficié des cours de formation d’entrepreneuriat nous indique leur importance afin de réduire le chômage. Après 3ans de chômage, l’idée de créer l’emploi lui est venue en tête après avoir constaté qu’à la fin des études, les jeunes n’arrivent pas à trouver de l’emploi facilement parce que les étudiants sont nombreux alors qu’il y a très peu d’emploi. Mais comme créer un emploi suppose un projet, M. Ndayisenga a fait savoir qu’il a participé dans une formation en entrepreneuriat qui avait été organisé par le BBIN en juin 2016. Cette formation a duré deux semaines et a été sanctionné par des certificats.C’est après quelques jours de réflexion que M. Egide Ndayisenga s’est lancé dans la transformation des fruits et a créé une société  nommée FRUIBU (Fruit du Burundi) pour la fabrication des jus à partir de ces fruits. Il a voulu soulager les cultivateurs de ces fruits qui n’arrivent pas à trouver de clients après la récolte en leur offrant un marché d’écoulement. M. Ndayisenga a ajouté que l’entrepreneuriat apparaît comme une solution de choix. Son apport n’est pas à négliger. En créant son entreprise, l’individu se met à son propre compte. Ainsi, en devenant patron de lui-même, l’entrepreneur endosse des responsabilités et assume des risques, ce qui a pour effet de développer en lui l’estime de soi. Par ailleurs, en développant son activité, le demandeur d’emploi change de casquette pour devenir à son tour créateur d’emploi.Il interpelle les autres jeunes comme lui à changer de comportement en suivant des formations d’entrepreneuriat pour qu’à leur tour ils puissent créer leurs propres emplois, dans la mesure où la situation de chômage est devenue un casse tête pour tous.

Sonia Busogoro (stagiaire)

 
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