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OIM> Célébration de la journée internationale des migrants

Sous le thème « Ensemble pour la migration »

00aa11Sous le haut patronage de la République du Burundi, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le gouvernement de Burundi ont organisé le vendredi 17 février 2017 la journée internationale des migrants sous le thème «Ensemble pour la migration».
A l’occasion de cette journée, le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale qui avait représenté le gouvernement, Alain aimé Nyamitwe, a indiqué les raisons qui ont poussé le gouvernement du Burundi à décider de se joindre aux autres nations du monde pour célébrer cette journée internationale des migrants. « Premièrement, la migration est un phénomène mondial, elle se présente sous diverses formes et à des effets multiples sur les plans économique, social, politique, culturel et humanitaire. Elle nous concerne tous, particulièrement dans tout ce qui a trait à la recherche des solutions aux problèmes auxquels les migrants font face ainsi qu’aux effets pervers que le phénomène migratoire génère », a-t-il dit.
La deuxième raison qu’il a annoncée concerne le phénomène migratoire connu en Afrique. « L’on se rappelle avec beaucoup d’amertume les nombreux migrants africains et non-africains qui tentent de passer par la mer Méditerranée dont une partie a péri et continue à périr dans cette mer. La dernière raison qu’il a évoquée est que le phénomène migratoire n’est pas étranger au Burundi. En effet, il a informé que le Burundi abrite des migrants qui sont arrivés sur son territoire dans des circonstances variées.
Ne pas rester indifférent et silencieux
Il a signalé que le gouvernement du Burundi a voulu informer les nationaux et les étrangers de l’existence des migrants sur le territoire burundais. Et au-delà de l’information, a continué le ministre, le gouvernement a voulu les sensibiliser sur la vie dure que ces migrants mènent. Personne ne peut donc rester indifférent et silencieux à leur sort. Il a déclaré que le gouvernement du Burundi s’est engagé à intensifier les efforts visant à prévenir et combattre le trafic des migrants, à éradiquer la traite des êtres humains et à lutter contre l’exploitation des personnes vulnérables. Ainsi, a-t-il expliqué, à travers le ministère de la Sécurité publique, le Burundi continue sa lutte contre les réseaux criminels organisés et le terrorisme.
Il a été une bonne occasion pour certains des lauréats de l’Institut national de la santé publique de témoigner les bonnes œuvres que l’OIM a faites dans leurs cursus académique. Les bénéficiaires des projets, surtout en traumatisme de l’OIM Burundi, ont aussi témoigné leur guérison, grâce à ces œuvres de cette organisation. Signalons que cette journée devrait être célébrée le 18 décembre 2016.

VINCENT MBONIHANKUYE

 

GUERISON DES TRAUMATISMES> Amener les protagonistes à la libération de la parole

Une voie de la réconciliation pour la reconstruction

0000a2Accompagner les élus communautaires dans la réalisation de leur mission, telle est la mission que s’est fixée l’association Healing and rebuilding our communities (HROC). Consécutivement aux élections de 2015, dit pasteur Elie Nahimana, répresantant légal de HROC, l’association s’est fixée comme objectif d’accompagner les élus locaux issus des élections de 2015 à travers une campagne de paix et de bonne cohabitation en mairie de Bujumbura.

« La capitale Bujumbura est le cœur du pays », dit M. Nahimana. Raison pour laquelle HROC s’est fixée comme priorité la réconciliation à travers la guérison des traumatismes. Selon pasteur Elie Nahimana, les élections de 2015, ont amené sur la scène politique communautaire des acteurs inhabituels. Il s’agit, dit-il, des élus issus de la coalition Amizero y’Abarundi dont la majeure partie est composée des fidèles d’Agathon Rwasa qui, jadis, n’étaient pas en bons termes avec les membres du parti au pouvoir.
Selon lui, bien que les élus locaux ne soient pas élus au sein des partis politiques, ces derniers exercent une influence considérable dans le choix de ces leaders communautaires. Pour les amener à travailler ensemble pour l’intérêt de la population, qu’ils sont appelés à servir, l’association HROC s’est donné comme initiative de rassembler les personnes clés de la communauté citadine afin de les amener à la cohabitation pacifique.
C’est ainsi que le groupe cible des actions de cette organisation sont les leaders des partis politiques au niveau local dans la mairie de Bujumbura. Ce sont aussi les jeunes affiliés aux ligues des différents partis politiques, les policiers et les agents du service de renseignement afin de créer une atmosphère de confiance par un dialogue franc qui permet la libération de la parole. Les élections de 2015 ont été d’une part contestées par certains partis politiques et organisations de la société civile, mais également, elles ont été soutenues par d’autres. Il indique que depuis 120 ans, les colonisations allemande et belge ont entraîné des divisions ethniques dont les conséquences nous hantent et nous poursuivent jusqu’ à aujourd’hui comme notre propre ombre. Cette situation a créé des victimes et des plaies qui n’ont jamais été traitées.
Pour reconstruire et guérir la communauté, les notions « guérison » et « réconciliation » servent à distinguer les approches ascendante et descendante en matière de consolidation de la paix. Il dit que ces notions contribuent également à dissimuler les liens complexes existant entre les processus psychosociaux associés à la guérison et les processus politiques associés à la réconciliation. De nombreux programmes et processus de consolidation de la paix sont conçus à partir de la distinction entre guérison et réconciliation. Or, lorsque le lien entre la guérison et la réconciliation est rompu, la consolidation de la paix engendre des expériences de victimisation secondaire qui fragilisent et peuvent compromettre la paix.

Eviter le cycle de la vengeance
Selon Elie Nahimana, lorsque les traumatismes psychologiques du passé causés par le conflit ne sont ni traités de manière adaptée, ni guéris, les réactions naturelles de douleur, de choc, de déni et de panique peuvent s’intensifier. Dans ce cas, dit-il, ils peuvent donner lieu à de nouvelles violences, les anciennes victimes devenant des agresseurs. Omettre de traiter la réalité du traumatisme ou d’éliminer les plaintes et les peurs des victimes ne fait qu’intensifier les sentiments de colère et de haine à l’encontre des coupables et de tout ce qui leur est associé, que ce soit les membres de leur famille et leur entourage, voire même les personnes du même genre, de la même ethnie, religion ou groupe politique.
De la sorte, les coupables sont déshumanisés, privés de toutes qualités positives et se voient inscrits dans un monde en noir et blanc, renforcé par des mythes construits et des histoires collectives. M. Nahimana dit que si un traumatisme n’est pas soigné, la colère et la haine qui en résultent peuvent entraîner la croyance selon laquelle le soulagement de la douleur ne sera possible qu’une fois sa source ou sa cause punie ou détruite. S’il n’y a pas un système qui permet de régler ceci, ou si la punition reçue par le coupable est jugée inadéquate, les victimes peuvent se mettre à commettre des actes d’« agression justifiée », en complétant ainsi le cycle de la vengeance
M. Nahimana dit que la démarche a déjà payé des résultats palpables parmi les bénéficiaires. A titre d’exemple, il indique que des matches entre les jeunes des quartiers dits contestataires et les agents des forces de l’ordre ont été initiés par les bénéficiaires. Un témoignage qui montre qu’amener les protagonistes à la libération de la parole est une chose possible qui permet de tracer une voie de la réconciliation pour la reconstruction et le développement.

CHARLES MAKOTO

 

 

JUSTICE> Le rétablissement des orphelins dans leurs droits

Les droits des enfants orphelins sont souvent bafoués

 

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Jean Berchmans Niyoyunguruza est conseiller juridique de l’organisation Famille pour vaincre le Sida (FVS) Amade Burundi. Il a énergiquement aidé Rosine Selemani à récupérer sa maison qui avait été spoliée par son oncle paternel qui l’élevait après la mort de ses parents.

Le dossier concernait une orpheline appelée Rosine Selemani élevée par son oncle paternel. Ce dernier a spolié une maison laissée par son frère Selemani après la mort de ses parents. C’est une maison située en zone Kamenge, au quartiet Mirango I.
En 2010, Rosine Selemani se plaignait auprès de l’avocat conseil comme quoi sa maison lui léguée par ses parents avait été spoliée par son oncle paternel. Face à cette situation, M. Niyoyunguruza a réagi en l’aidant à récupérer la maison. Le conseiller a essayé d’appeler son oncle dans le but de régler l’affaire à l’amiable mais celui-ci a refusé de répondre présent.
M. Niyoyunguruza a pris la décision de se rendre d’abord là où la maison est située au quartier Mirango I et a constaté que cette maison se trouvait dans une parcelle non enregistrée à la conservation des Titres fonciers. Cela a permis à M. Niyoyunguruza d’intenter un procès au tribunal de résidence de Kamenge et il a gagné le procès. En effet,le tribunal a décidé que cette maison spoliée soit rendue à son propriétaire qui était Selemani.
Au lieu d’exécuter le jugement rendu par le tribunal, le spoliateur a fait recours au Tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura. Là aussi, le conseiller a gagné le procès. Le Tribunal de grande instance a obligé également celui-ci de rendre la maison à Selemani. Insatisfait, le spoliateur a fait un autre recours à la Cour suprême où l’affaire n’a pas été cassée. L’affaire a été renvoyée au tribunal de résidence de Kamenge. La cour a confirmé que le jugement qui avait été rendu par le tribunal de résidence de Kamenge devait être mis en exécution et que la maison spoliée devait être remise entre les mains de Selemani.
Et le 3 janvier 2017, le Tribunal de résidence de Kamenge a remis la maison spoliée à Selemani.
EVELYNE HABONIMANA
(Stagiaire)

 

 

 

COMMERCE> Zone Gatumba

Quand le charbon de bois est vendu en sachets

0000a0Le commerce du charbon de bois vendu en sachets est florissant dans la zone Gatumba où les vendeurs se précipitent sur les voitures qui font le trajet Bujumbura-Uvira. Ce marché du charbon est très bénéfique pour ces vendeurs qui écoulent facilement ce produit surtout vers les heures avancées de la journée pour permettre aux Congolais de traverser la frontière Burundo-Congolaise dans les délais requis. Le charbon étant meilleur marché au Burundi qu’en République Démocratique du Congo (RDC).


Le charbon emballé dans des sachets ont une clientèle spécifique dans la zone Gatumba située dans la commune de Mutimbuzi en province de Bujumbura. Le quotidien « Le Renouveau» l’a observé le mercredi 1er février 2017 lors de son passage dans cette partie du pays.
En effet, le charbon de bois est exposé le long de la route nationale numéro 4 communément appelée « Chaussée d’Uvira» à la hauteur du chef-lieu de la zone Gatumba. La clientèle est constituée par les Congolais qui fréquentent la capitale Bujumbura pour différentes raisons, particulièrement commerciale. Quand ils rentrent le soir, ils font des escales le long de cette Chaussé pour s’approvisionner en charbon. Ils sont à bord des agences de voyage qui font la navette Bujumbura-Uvira.
Interrogés, ils disent que le charbon coûte légèrement plus cher en République Démocratique du Congo qu’au Burundi. Il existe des sachets de charbon pour 1 000 FBu, 2 000 FBu et 3 000 FBu. C’est là qu’ils ont fait remarquer qu’un petit bol revient à 500 francs congolais en RDC ; soit 1 200 FBu.
Un tel marché du charbon est suffisamment prolifique dans la zone Gatumba dans la mesure où ces denrées sont exposées presque à plusieurs endroits de cette localité. Les coins les plus sollicités restent les arrêts dits de la « Maison Verte », de la Rusizi et au terminus des bus en provenance de Bujumbura.
Les vendeurs du charbon sont aux aguets en attendant le moindre mouvement de ces véhicules d’agences. A chaque stationnement de ces voitures d’agence, on voit des marchands qui accourent avec des sachets en main pour qu’ils soient les premiers à vendre. Les Congolais sortent rarement de ces voitures étant donné qu’ils sont pressés pour arriver à temps à la frontière.
Ainsi va la vie des voyageurs !
Masta Shabani

 
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