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GENRE> Les violences armées

Les hommes priment en tant qu’auteurs et victimes

 

DSC05089Les rapports de la Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre(Cnap) montrent que la question du genre joue beaucoup dans ce domaine. Le constat est que les hommes se trouvent être plus touchés que ce soit dans le fait d’être en même temps auteurs et victimes des violences armées. Le président de la Cnap, le commissaire de police Laurent Kabura nous détaille les raisons de la responsabilité de l’homme. 

 

« Il est vrai que la violence armée concerne tout le monde, hommes et femmes. Mais les hommes sont les plus touchés et sont très visibles dans les chiffres », déclare, le CP Kabura. En effet, on constate que les auteurs principaux des crimes jusqu’à plus de 70% sont des hommes pour ceux de la profession d’agriculteurs, compris entre l’âge de 35 à 39 ans, dont plus de 70% utilisant principalement des armes blanches. Quant aux raisons claires données par le président de la Cnap, il y a entre autres le fait que cette catégorie d’hommes est composée d’hommes les plus actifs et les plus présents dans les conflits fonciers. Ce sont eux qui apparaissent en premier pour prendre la responsabilité de la famille. « Les hommes sont toujours devant dans les travaux de force et les conflits fonciers. Ils deviennent par conséquent des auteurs et des victimes ». Les hommes sont placés dans la catégorie des auteurs car ils doivent défendre les intérêts de la famille. Ils doivent parfois recourir à la force, utilisant des armes qui leur sont disponibles dont les armes blanches, pour se battre et éliminer leurs ennemis dans ces conflits.Comme victimes, ils sont les boucliers de la famille. Tout ce qui frappe commence d’abord par le responsable de la famille. Le bien et le mal le frappent  en premier. Ils doivent parfois répondre des actes des autres membres de la famille, prenant parfois la place de bouc émissaire. En faisant donc cette analyse, on constate que la recrudescence des violences armées est beaucoup plus causée par les hommes. Les femmes étant moins présentes dans les activités de la société burundaise, les chiffres montrent que leurs actes ne sont pas très importants. 

BLANDINE NIYONGERE

 

CNAP> Atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités

Sur la gestion et la sécurisation des armes de l’Etat

 

DSC 1236La Commission nationale de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre a organisé, le vendredi 25 janvier 2019, un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités sur la gestion et la sécurisation des armes de l’Etat en Province Cankuzo.

 

Le président de ladite commission, Laurent Kabura, a fait savoir que cette activité a été organisée dans le cadre de la mise en exécution du programme que la CNAP s’est fixé. Il s’agit de la sensibilisation des gestionnaires principaux des armes étatiques pour les enseigner comment ils peuvent conserver les armes de l’Etat sans toutefois qu’il y ait des pertes dues au vol ou à d’autres actions qui ne sont pas de nature à animer la bonne collaboration, le bon comportement d’un policier digne de son nom de bien gérer le stock des armes de l’Etat. « Si les gestionnaires des stocks étatiques ne font pas bien leur travail, il y a beaucoup de conséquences néfastes liées à la vie humaine et à la sécurité. A la vie humaine d’abord, tu as l’attitude de conserver ces armes et à  défaut si tu le fais mal, cela va enpiéter sur ta vie. Deuxièmement, concernant la sécurité publique, nous sommes les agents de l’ordre, donc en se sécurisant soi-même, nous allons sécuriser la population pour éviter des pertes relatives à la vie humaine.»Il a rappelé que cette activité a commencé l’année passée au mois d’avril, avec les cadres du ministère de la Sécurité publique, les gestionnaires sur tout le territoire, les commissariats provinciaux, aujourd’hui on en est au niveau de la troisième tournée, c’est-à-dire au niveau de la région Est car on a terminé avec les régions Ouest et Sud et cela est dans les missions de la CNAP où on doit savoir la source principale de la prolifération des armes au Burundi. L’enquête qui a été menée en 2008 a montré que l’origine de la prolifération des armes légères au Burundi est axée sur trois points. Il y avait d’abord une alimentation illicite des armes qui provenaient des pays étrangers limitrophes mais également, il y avait une prolifération en trafic illicite des stocks étatiques. Troisièmement, il y avait des milices qui se procuraient des armes pour l’autodéfense ou bien pour mener une guerre contre le pouvoir en place.Après cet atelier, le président de la CNAP a indiqué qu’il s’attend à une évolution positive par rapport à la gestion des armes au niveau des stocks mais aussi au niveau de la sécurité de la population. « Les armes de l’Etat seront bien gérées et seront bien maîtrisées.»    

Des questions et suggestions des participants

Après  deux thèmes exposés respectivement par OPP1 Thomas Ndayikengurukiye sur « La Legislation relative aux armes à feu au Burundi » et OPC1 Serges Nduwayo sur « La Sécurité physique et gestion des stocks d’armes, munitions et explosifs », les participants ont eu l’occasion de poser des questions et certains ont ainsi évoqué les problèmes qui s’observent au niveau de leurs commissariats. Il  y  a ceux qui ont signalé qu’ils n’ont pas de place adéquate pour la conservation des armes. OPC1 Théophile Hakizimana, commissaire communal de la Police à Gihogazi a fait savoir qu’ils conservent les armes dans la même maison où ils habitent.D’autres ont evoqué la question des habitations qui ne sont pas confortables.Il y a même des habitations qui ne sont pas éclairées ou qui n’ont pas d’eau potable. Le commissaire régional a fait savoir que toutes ces questions vont être réglées d’ici peu. Les partcipants ont salué cette activité ménée par la CNAP.

Olivier Nishirimbere

 

CNAP> Bilan semestriel sur l’évolution des incidents sur la violence armée

« Un total de 278 incidents de violence armée a été enregistré avec plus de 392 victimes »

 

DSC05089Mise en place dans le but de collecter les données sur les différents incidents des violences armées au Burundi, la Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (Cnap) à travers l’observatoire des violences armées au Burundi (OVA)  est satisfaite du pas déjà franchi en matière de la collecte et la gestion des armes au niveau national. Et c’est un travail qui a beaucoup contribué  à la réduction de la détention illégale des armes  à l’endroit des populations. 

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal « Le Renouveau », Laurent Kabura, président de la Cnap, a d’abord indiqué qu’au sein de cette dernière, le travail de collecte des données et de lutte contre la détention illégale des armes  à l’endroit de la  population burundaise a été bien effectuée au cours de l’année 2018. « Et à la suite des rapports trimestriels et semestriels qui ont été produits au cours de cette même période,  nous sommes très satisfait du pas déjà  franchi», a affirmé M. Kabura. Ce dernier  a ensuite ajouté que selon les données qui ont été collectées par l’OVA au cours de la période allant de juillet à décembre, un total de 278 incidents de violence armée a été enregistré avec plus de 392 victimes. Tenant compte des résultats qui ont été enregistrés dans le dernier rapport. il a précisé qu’il y a une nette amélioration de la réduction des incidents des violences armées au Burundi.

« Parmi les cas de violence rapportés, les conflits fonciers viennent en première position »

A la question de savoir les principales origines des incidents de violence armée rapportés au cours de ce semestre écoulé, le président de la Cnap a informé que le même rapport montre que les conflits fonciers viennent en première position avec une proportion de 26,62%. M. Kabura a signalé que cela s’observe par les cas des assassinats, du banditisme et de l’ivresse avec plus de 28,05% des incidents répertoriés au cours de cette période ainsi que 7,91% des incidents liés aux violences conjugales.Concernant  les catégories des personnes les plus touchées, M. Kabura a  mentionné qu’au cours de cette même période, les hommes sont les plus touchés par rapport aux femmes, avec une  proportion de 33,1% des victimes ayant un âge compris entre trente-cinq ans et quarante-quatre ans. « De même que sur les auteurs, les hommes viennent en premier lieu avec 49,77% des auteurs d’un âge compris entre vingt-cinq ans et trente neuf ans », a-t-il précisé.

« La province de Ruyigi, parmi les plus touchées par les incidents »

S’agissant des provinces les plus touchées, M. Kabura a informé que la province de Ruyigi est la plus touchée par des incidents des violences armées au cours de ce dernier semestre, avec précisément une proportion de  44 incidents, suivie des provinces de Karusi  et Bujumbura avec respectivement 24 et 22 incidents enregistrés. « Et ce sont les armes blanches qui ont été les plus utilisées pour commettre ces violences », a-t-il signalé. Pour terminer, le président de la Cnap a rappelé qu’au moment où la majorité des conflits fonciers ont été réglés par force au lieu d’être régler à l’amiable, surtout par les justiciables qui ne sont pas satisfaits, il a demandé aux instances judiciaires de travailler convenablement pour que tous ces problèmes de conflits soient réglés par une justice équitable.

Avit Ndayiragije

 

MDPHASG> Formation des acteurs intervenant dans la lutte contre les VSBG sur le système d’alerte rapide

Les leaders communautaires vont servir de relais pour collecter les informations et les données

 

DSC 1063Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, appuyé par la Banque mondiale, a organisé, le mardi 22 janvier 2019, un atelier de formation et d’information des acteurs intervenant dans la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre (VSBG) au niveau central et provincial sur le système d’alerte.  

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Félix Ngendabanyikwa, secrétaire permament au ministère en charge du genre a fait savoir que le but de cet atelier est d’informer et de former les intervenants de niveau central et provincial sur l’alerte par message téléphonique permettant une communication en temps réel entre relais communautaires (Imboneza), la coordination, les superviseurs et les autres intervenants sur les urgences de cas de VSBG. M. Ngendabanyikwa a indiqué que, parmi les activités du projet d’urgence relatif aux violences sexuelles et basées sur le genre et la santé des femmes dans la région des Grands Lacs, figure également la mise en place et l’opérationnalisation d’un système d’alerte rapide par message téléphonique. Ce système repose sur la collecte et la remontée simultannées des informations et des données sur les victimes des VSBG à partir du niveau communautaire jusqu’au niveau central. Ce projet concerne trois provinces, à savoir Cibitoke, Muyinga et Makamba. M. Ngendabanyikwa a fait savoir que des téléphones portables viennent d’être acquis et distribués aux leaders communautaires(Imboneza) qui vont servir de relais pour collecter les informations et les données, intervenir et les transmettre au destinataire approprié. Si un message d’alerte est lancé à partir d’une colline coincée entre monts et vallées frontaliers à la Tanzanie par exemple, ce message sera multi-diffusé à travers ces téléphones distribués.  Le secretaire permanent a terminé son propos en remerciant la Banque mondiale pour ses appuis multiformes qu’elle ne cesse d’accorder au Burundi.

Lucie Ngoyagoye

 
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