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Les confessions religieuses> Impact de certaines idéologies

Les bonnes relations sociales devraient être le pilier de leurs pratiques

 

La liberté d’opinion tant religieuse que politique existe au Burundi. Actuellement on observe beaucoup de nouvelles églises qui naissent. Chacune avec son idéologie. Mais ce qui s’observe, c’est que certaines idéologies portent atteinte à la société car des fois, elles rompent des relations familiales ou poussent certains élèves à abandonner l’école.  

 

Le rôle principal des églises est la guérison des âmes de leurs fidèles. Elles doivent s’investir profondément dans la culture de l’amour, de la charité et des bonnes œuvres qui favorisent la cohésion sociale. Mais ce qui se remarque actuellement ne va pas dans cette logique. Il y a des églises qui sont venues avec des idéologies qui, en soi ne sont pas mauvaises, mais dont la conception aux yeux des autres semblent contraires aux us et mœurs des Burundais. Dans certaines provinces du pays et dans la municipalité de Bujumbura, ce genre d’églises existe. Certaines interdisent à leurs fidèles et surtout aux femmes de se faire couper les cheveux. Cette idéologie a un impact négatif sur les fidèles de ces églises et surtout ceux du monde scolaire. En ces derniers temps, avec la mesure du ministre ayant l’éducation dans ses attributions, qui interdit toute extravagance dans l’habillement et qui oblige tous les élèves du système éducatif du Burundi, tant public que privé, à se faire couper les cheveux, les fidèles de ces églises ont eu de la peine à trouver des places pour leur scolarité. 

Certaines élèves rompent avec leurs familles

Ne voulant pas renoncer à leurs croyances, certaines élèves ont dû abandonner l’école. D’autres ont rompu les liens avec leurs familles et sont prises en charge totale par l’église. A.T, est une élève rencontrée dans la zone urbaine de Cibitoke, dans la municipalité de Bujumbura. Elle affirme que dans sa famille, elle est la seule adepte de cette église qui oblige les femmes à ne jamais se faire raser la tête et qu’elle a quitté sa famille et est désormais prise en charge par son église. Celle-ci lui a trouvé une place dans un établissement scolaire non régi par la mesure du ministre en charge de l’éducation. Il y en a d’autres dont les idéologies contraignent leurs fidèles à certains interdits. Ce qui pousse souvent leurs fidèles à s’opposer à différents programmes nationaux, comme les campagnes de vaccination organisées par le ministère chargé de la santé publique. Cela peut, dans certains cas, nuire à la bonne santé des Burundais en cas d’épidémie. La meilleure des choses serait que ces confessions religieuses revoient leurs idéologies dans le but de les épurer afin de garantir un avenir meilleur pour leurs fidèles et sauvegarder les bonnes relations sociales.

Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

 

TEMOIGNAGE> Infuence de la « Parole » des parents aux enfants

Elle touche souvent la vie de celui qui l’a reçue

 

Les parents sont des personnes à  respecter. Lorsqu’on les énerves, ils peuvent se fâcher et peuvent maudire ou bénir au cas contraire. P.U.  est un habitant de la mairie de Bujumbura qui s’est entretenu le lundi 1er avril 2019 avec la rédaction du quotidien burundais d’information, Le Renouveau, sur ce qu’il a vécu après les bénédictions de ses parents. 

 

P.U. a raconté à la rédaction du quotidien comment il s’est comporté depuis son enfance et comment il avait été béni par ses parents. Il le répète chaque fois qu’il organise une fête. «Comme j’avais évolué dans les mouvements d’action catholique dans lesquels on nous apprenait souvent le respect des commandements de Dieu, y compris le respect de nos propres parents, les miens disaient qu’ils étaient satisfaits de mon comportement », raconte P.U. Il a fait savoir qu’au moment où il allait se marier, il était allé consulter ses parents. D’abord pour leur annoncer son projet, et puis demander leur bénédiction. « Mes parents avaient été très heureux, m’ont béni et m’ont souhaité la bonne chance. Les préparatifs se sont bien déroulés et la fête aussi. J’ai vraiment été marqué par cette influence parentale sur la vie des enfants. Mais je me suis demandé, est-ce à nos propres parents qu’il faut le respect ou c’est à toute personne que je rencontre ? Cela m’a aidé à apprendre à mes propres enfants ce comportement qui a changé en moi beaucoup de choses et qui avait amené sur moi, bénédictions et grâces», explique-il.

« Le quatrième commandement de Dieu concerne expressément les enfants pour ce qui est de leur relations avec leurs parents » 

Il concerne aussi d'autres relations dans la parenté, les domaines éducatif, professionnel. P.U. annonce que les enfants doivent respect et honneur à leurs parents. Ils doivent leur procurer de la  joie, prier pour eux et répondre généreusement aux sacrifices que leurs parents font pour eux. Tout chrétien fait de ces devoirs un précepte  nouveau.Quand au cas contraire, quand on n’honore ses parents, ils peuvent se fâcher et lorsqu’ils prononcent une mauvaise parole contre l’enfant qui se comporte mal, cela peut affecter la vie de ce dernier comme il s’est observé chez  O.L. qui, après avoir terminé ses études, s’est rebellé contre ses parents. Il dit qu’il n’a trouvé sa vie normale qu’après s’être repenti pour être gracié par ses parents.Tous les interlocuteurs s’accordent à dire que respecter ses parents est une obligation.

Irène Niyongabire (Stagiaire)

 

RELIGION> La chorale

Elle joue un rôle de guide et de soutien dans la messe

 

IMG 4757La chorale, chapelle musicale ou groupe de chanteurs, est un groupe auquel l’église reconnaît une fonction liturgique importante. Qu’il remplisse cette fonction tous les dimanches, ou une fois le mois, ou aux fêtes seulement, ou seulement lors des  célébrations diocésaines, ce groupe reçoit de l’église une mission dont il semble utile de rappeler les contours.  

 

« La chapelle musicale, mérite  qu’on lui accorde une attention particulière à cause du service liturgique qu’elle rend. Sa tâche est devenue  encore plus claire et plus importante. Le groupe doit, en effet, veiller à l’exécution exacte des parties qui lui sont propres, selon les divers genres de chants, et favoriser la participation active des fidèles dans le chant». Tels sont les propos d’Yvette Kaze, choriste à la paroisse Saint Joseph de Ngagara, avec qui, la rédaction du quotidien Le «  Renouveau » s’est entretenue, le mercredi 20 mars 2019, sur le rôle de la chorale.  Mlle Kaze  dit que la chorale  joue, en effet, dans l’assemblée le rôle de guide et de soutien, et à certains moments de la liturgie, elle a un rôle propre et spécifique. La  chorale  à un rôle particulier qui lui est réservé, mais ce n’est pas pour être en dehors de l’assemblée. C’est plutôt pour réaliser un service de l’acte liturgique et de l’assemblée. L’acte musical dont elle est chargée consiste à faire de la musique en célébration. Son chant consiste à servir à l’action liturgique, à aider les fidèles à ressembler, à écouter la parole et à lui répondre, à faire  l’action de grâce. Mlle Kaze ajoute que les assemblées chrétiennes bénéficient du concours de groupes de chanteurs qui aident l’assemblée ou qui, parfois s’investissent dans une musique savante.  Quant à Mme Nahimana, elle signale que dans le christianisme, la foi se chante. Aujourd’hui, la plupart des églises consacrent environ un tiers du temps de rassemblement au chant. On chante pour trois raisons principales comme louer, prier et proclamer notre foi. «Chantez en l’honneur de l’Eternel, bénissez son nom, annoncez de jour en jour son salut. Racontez sa gloire parmi les nations, ses merveilles parmi tous les peuples», est-t-il dit dans la Bible!

Mireille kubwayo (stagiaire)

 

Culture> La coutume traditionnelle : « Kwibarutsa umuvyeyi »

Elle donne l’honneur à la femme    

 

Depuis des années, nos ancêtres avaient la coutume d’assister une mère qui venait de mettre au monde (kwibarutsa umuvyeyi). Ils amenaient des boissons et des paniers remplis de vivres. Tout cela s’accompagnait de chansons dites berceuses pour encourager la mère et vanter sa bravoure. Cette tradition se pratique  aussi de nos jours et son caractère social s’améliore de plus en plus.

 

La famille qui voit naître un enfant accueille de nombreux visiteurs venus rendre visite au nouveau-venu  et féliciter la maman. Le plus souvent, se sont les membres de la famille élargie, les amis et les connaissances. Ceux-ci viennent avec des cadeaux divers qui, comme on le prétend, sont destinés au nouveau-né.  Mais aujourd’hui, cette coutume est beaucoup améliorée. Des fois, les dames s’organisent, se préparent et se fixent la date de le faire. Parmi elles, il y a celles qui collectent de  l’argent, achètent le matériel pour le bébé et ce dont la maman a besoin et vont les offrir à la famille. La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec Arlène Kaneza à propos de cette coutume « kwibarutsa umuvyeyi ». Mme Kaneza dit qu’aujourd’hui, les dames en s’organisant, aident beaucoup les mères. Car, il y a des femmes qui n’ont pas suffisamment de moyens pour acheter tout le matériel pour le bébé. Mais grâce à cette assistance, la famille aura tout le nécessaire pour mieux accueillir leur bébé. Ce qui rend la famille heureuse.

L’assistance est plus que le matériel

La coutume a aussi une dimension morale car, en plus des cadeaux offerts, des paroles d’encouragement sont adressées à la mère et au père pour les féliciter et les encourager à l’éducation des enfants. C’est notamment « simba imanga» «  Imana icane » pour dire que la mère est sortie victorieuse car, ayant échappé à la mort qui pouvait l’emporter durant l’accouchement.  Parfois on chante et tout en encourageant la mère et certaines paroles invitent la famille à mettre au monde beaucoup d’enfants , telles « subirayo nta mahwa » qui signifie que la dame peut mettre au monde encore car la voie n’est pas jonchée de ronces. Nadine Kwizera affirme que cette coutume donne l’honneur à la femme.     

Mireille Kubwayo (stagiaire)

 
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