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MDPHASG> Déclaration

Pour s’insurger contre les actes de violence exercés sur deux enfants surpris dans un champ de maïs

 

DSC 1887Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre via son secrétaire permanent Félix Ngendabanyikwa, a sorti le mercredi 17 janvier 2018 à Bujumbura, une déclaration suite aux allégations d’actes de violence exercés sur deux enfants sur pris dans un champ de maïs sur la colline Nyamabere, commune Mpanda en province de Bubanza.   

 

Le ministère en charge de la protection de l’enfance a été consterné par les informations faisant état du cas de deux enfants respectivement âgés de 8 et de 10 ans, surpris dans un champ de maïs et qui auraient été violentés au point de vouloir les enterrer vivants. C’est grâce à l’intervention de la population que ces enfants ont eu la vie sauve. Suite à ces allégations de violence de l’intégrité physique de ces enfants, le ministère voudrait porter à la connaissance de l’opinion nationale qu’il condamne ces actes de violences inqualifiables qui auraient été exercés sur ces enfants et rappelle que l’enfant est un être vulnérable à protéger en tout lieu et quelles que soient les circonstances. Le même ministère salue également l’acte de vigilance de la part des populations qui ont dénoncé le cas et ainsi sauver la vie de ces enfants. Il affirme que ceci est de caractère à démontrer que la population dans son ensemble désapprouve ce genre d’actes à l’égard des enfants et se soucie profondément de leur bien-être. Et d’ajouter qu’il est aussi le résultat des nombreuses campagnes de sensibilisation menées par différents acteurs à commencer par l’administration en charge de l’encadrement de la population, et aussi d’autres intervenants dans le secteur de l’enfance.  Il rappelle que des défis en matière de protection de l’enfant subsistent (nombre important d’orphelins, les enfants en situation de rue, les enfants soumis à des travaux dangereux,…) et qu’il doit travailler en synergie pour les surmonter. Le ministère demande aux services habilités de faire diligence en menant des investigations nécessaires sur ces cas et que les responsables en répondent conformément à la loi. Il réaffirme la détermination du gouvernement à œuvrer avec les différents intervenants pour l’intérêt supérieur de tous les enfants du pays. 
EVELYNE HABONIMANA

 

COMMUNE ITABA> Entretien avec les Batwa de la colline Kibogoye

Sur leurs conditions de vie actuelles

 

DSC 1657Les Batwa de la colline Kibogoye en comune Itaba, Province de Gitega disent qu’ils mènent actuellement une vie aisée par rapport aux autres Batwa qu’ils entendent dire qu’ils n’ont pas de terres à cultiver ou qui sont accusés par leurs voisins de malfaiteurs et de voleurs. Ils demandent pourtant qu’on continue de les appuyer et au gouvernement de leur donner des terrains dans les marais. 

 

 

Le mardi 9 janvier 2018, le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est rendu sur la colline Kibogoye, commune Itaba en province de Gitega. Là, il s’est entretenu avec les gens de la communauté Batwa habitant sur cette colline. Ceux-ci lui ont fait part de leurs conditions de vie actuelles qui sont relativement bonnes s’ils se comparent aux autres Batwa du Burundi. « Depuis que le gouvernement nous a accordés des terres à cultiver, nous avons évolué et nous menons une vie presque semblable à celle de nos voisins Hutu et Tutsi », tels sont les propos de Domitien Karikumutima, un Mutwa de la colline Kibogoye. Celui-ci a ajouté que désormais, les Batwa de Kibogoye ne vivent pas seulement de la poterie mais qu’ils pratiquent également de l’agriculture et font d’autres activités artistiques génératrices de revenus. Seulement, a-t-il ajouté, il nous manque les terres des marais pour que nous puissions cultiver des légumes pendant l’été.A la question de savoir si les autres ne les traitent pas encore comme des voleurs, M. Karikumutima a dit qu’ils volaient parce qu’ils n’avaient pas quoi mettre sous la dent et que tout a changé car les Batwa de Kibogoye ont changé de mentalité et cultivent comme les autres. Aussi, a-t-il fait entendre, les enfants Batwa étudient comme les autres et réussissent en classe maintenant qu’il y a des bienfaiteurs qui leur accordent des uniformes ainsi que le matériel scolaire. Ils n’abandonnent plus l’école car la cause principale était ce manque de matériel et de frais scolaires.

Même s’ils ont des terres, il y en a qui n’ont pas de maisons

Apparemment la communauté Batwa de Kibogoye semble évoluée mais certains d’entre eux n’ont pas encore de maisons et vivent dans des paillottes très minuscules. A cette inquiétude ces indigènes disent que c’est à cause de la pauvreté de certains qui ne parviennent pas à se fabriquer des briques mais que puisqu’ils se regroupent dans des associations d’entraide, ils vont tout faire pour que leurs confrères quittent ces habitations indécentes. Ils demandent pourtant que des tôles leurs soient accordées. 

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 

PAROISSE MERE DE LA MISERICORDE DE KANYOSHA > Célébration de la fête « Mukama menyekana»

«Vivons en harmonie et en communion avec l’Eglise pour que le Seigneur soit connu»

 

DSC00458Les membres du groupe « Mukama menyekana» en provenance de différentes paroisses ont célébré la fête « Mukama menyekana » à la paroisse Mère de la miséricorde de Kanyosha, le dimanche 14 janvier 2018. Elle a été célébrée sous le thème : « Vivons en harmonie et en communion avec l’Eglise pour que le Seigneur soit connu ».

 

La célébration de la fête « Mukama menyekana » a été débutée par une procession qui a eu lieu dans les enceintes de cette paroisse jusqu’à l’intérieur de l’église. Lors de cette procession, les  membres de ce groupe composés d’enfants, de choristes et  d’adultes tenaient la Bible à la main.Dans son homélie, lors de la messe réservée à cet effet, le vicaire général de l’archidiocèse de Bujumbura Mgr Anatole Rugerinyange a indiqué que chacun est appelé à faire connaître la parole de Dieu. La place la plus connue où il y a Dieu est bel et bien l’Eglise. Un membre du groupe « Mukama menyekana» n’est pas isolé car il est souvent avec les autres pour partager la parole divine, a fait savoir Mgr Rugerinyange. Ce dernier a profité de l’occasion pour féliciter les membres du groupe « Mukama menyekana » qui obéissent et suivent les ordres des autorités de l’Eglise catholique.Mgr Rugerinyange est revenu sur Jean, André et Pierre qui ont suivi et qui ont écouté Jésus Christ. Celui qui a déjà rencontré le Seigneur ne garde pas en lui cette bonne nouvelle mais plutôt la partage avec les autres. Mgr Rugerinyange a demandé à tout un chacun de faire connaître la parole de Dieu en tout et partout. Faire connaître la parole divine est non seulement l’affaire des consacrés mais aussi de toute personne qui a été baptisée, a-t-il ajouté.Selon l’animatrice de l’apostolat « Mukama menyekana » sœur Marie Lucie Kayandakazi, « Mukama menyekana » est une vocation de sensibiliser et de faire connaître la parole de Dieu. Il s’agit de lire, de méditer, de convaincre les autres d’aimer la parole de Dieu. Notre mission est d’acheminer les couples et les fiancés, sans oublier les jeunes  vers l’amour de la Bible, a-t-elle dit. Il sied de noter que la ministre du Développement communal et aussi membre du groupe « Mukama menyekana » Jeanne d’Arc Kagayo était présente à ces cérémonies. La fête a été clôturée par le partage d’un verre et le repas. 

Martin  Karabagega

 

Mendicité> Nouvelle forme

Quand la mendicité se cache derrière l’échange de nourriture ou d’autres objets contre les habits

 

Une nouvelle forme de mendicité s’observe dans différents quartiers de la capitale Bujumbura et dans divers coins du pays. Certaines personnes,dites démunies, échangent la nourriture ou divers objets contre les habits. Après avoir remarqué que les gens ne donnent plus aisément les habits qu’ils ne portent plus, certaines personnes s’introduisent dans les ménages avec les feuilles de manioc ou avec d’autres biens. 

 

Là, ils essaient de convaincre ceux qu’ils y trouvent que la bénédiction vient dans la famille visitée, que personne ne peut la laisser passer, afin que ce ménage accepte ce cadeau même s’il n’en veut pas. Dans la culture burundaise, lorsqu’une personne chargée de cadeau va rendre visite rendre à quelqu’un, la famille visitée accueille le cadeau tout en veillant bien mettre un présent dans la corbeille avant de l’accompagner. Ces personnes essaient de s’appuyer sur ces habitudes pour exiger des présents en insistant sur les habits que les membres de ce ménage ne portent plus, justifiant qu’ils n’en ont plus besoin.D’autres personnes partent dans les ménages avec une petite quantité de charbon et exigent, en échange,  des habits qui ne sont plus utilisés. La somme d’argent que coûterait ce charbon de bois est de loin inférieur à la valeur des habits donnés. Les familles en accordent dans le cadre de l’œuvre de charité parce qu’elles peuvent en donner sans rien exiger en échange. C’est pourquoi il y a un grand déséquilibre entre la valeur des cadeaux du visiteur et celle que la famille visitée attribue en récompense.Dans les quartiers ou localités d’origine de ces mendiants, ces habits sont vendus dans les coins des rues à un prix nettement supérieur à la valeur de leurs présents alors que les raisons avancées pour en avoir est de les porter. Les visages des mêmes personnes se remarquent dans les ménages pour cette activité dans un intervalle de deux à trois semaines. Les donneurs de ces habits se demandent s’ils sont déjà usés durant cette courte période car ils les octroient en état encore présentable.Ce phénomène est visiblement un échange, mais en réalité, avec ce déséquilibre de valeur des biens échangés et de qualité tronquée de biens apportés par ces personnes, c’est une nouvelle forme de mendicité. Ce qui est étonnant, les personnes qui la pratiquent ne sont pas les plus démunies,  car il existe d’autres qui vivent dans une situation autrement plus précaire mais qui ne gagnent pas leur vie dans cette voie.

EZECHIEL MISIGARO

 
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