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Objets métalliques> Enfants ramasseurs

Ce travail est l’une des conséquences de la pauvreté dans les familles

 

IMG 2849La rédaction du journal «Le Renouveau» s’est récemment rendue dans la zone urbaine de Gihosha où elle s’est entretenue  avec les enfants ramasseurs d’objets métalliques. Ces enfants affirment qu’ils font cela  à cause de la pauvreté qui s’observe dans leurs familles respectives.   

 

Les enfants qui étaient en train de ramasser des objets métalliques dans la zone urbaine de Gihosha, au quartier Gihosha-rural, ont révélé qu’ils font cela à cause de la pauvreté qui s’observe régulièrement dans leurs  familles respectives. Ils ont confirmé que leurs parents se trouvent dans l’incapacité totale de satisfaire leurs besoins. Comme ces parents n’ont pas de boulot, ils  restent inoccupés chez eux.  Ils n’ont aucun revenu. Pour avoir de quoi manger, ces enfants ont assuré que ce sont leurs mères qui font des travaux champêtres. Mais, qu’il y a des cas où celles-ci manquent quelques articles de cuisine.Comme aujourd’hui l’enseignement public, ces enfants sont scolarisés. Mais,  la grande difficulté s’observe quand ils veulent le matériel scolaire par exemple ou quand ils tombent malade. Leurs parents ne trouvent pas d’argent pour acheter ce matériel ou pour les faire soigner. Ils ajoutent que quelques fois, leurs parents peuvent se trouver dans l’incapacité totale de tout. Ces enfants ont déclaré que, pour faire face à tous ces problèmes, ils ramassent des objets métalliques et les vendent aux acheteurs de ceux-ci. Ces derniers les payent 300 FBu par kilo. Ces enfants ont affirmé également qu’ils peuvent trouver entre 3 à 5kg d’objets métalliques par jour, c’est-à-dire 1 000 à 1 500 FBu par jour. Quand ils trouvent ces montants, ils achètent le matériel scolaire comme les cahiers, les stylos, …ou payent des frais de copies pour les tests. Ou, s’il y a quelque chose qui manque chez eux, ils aident leurs parents à s’en procurer. Ils vont de quartier en quartier ou de zone en zone. Par exemple ceux qui se sont entretenus avec la rédaction étaient de quartier Mirango. Quand ils vont à l’école dans l’avant- midi, ils ramassent ces objets métalliques dans l’après- midi et vice versa. Mais, ces enfants ont signalé qu’ils ont un grand problème. Ils ne trouvent pas de temps pour réviser les cours. 
Evelyne Habonimana

 

Province de Kayanza > Les conséquences d’une forte démographie

Entre autres, les migrations de la population active

 

DSC00848 RoseLes gens qui vivent dans la commune Kayanza font savoir que cette dernière  fait face à une forte démographie. Par conséquent, la population active migre vers les centres urbains pour y chercher du travail. Ceux qui restent ont souvent des conflits fonciers qui sèment des querelles entre  frères et sœurs. 

 

Caritas Nintunze est une femme originaire de la commune Kayanza. Elle a fait savoir que, dans cette commune, la politique de la planification familiale n’a pas encore atteint un niveau satisfaisant. « Malgré les efforts fournis par les administratifs en collaboration avec les agents de santé communautaire, la planification familiale n’a pas encore atteint un niveau satisfaisant. Une seule famille peut se retrouver avec dix enfants voire plus. Dans cette dernière, différents problèmes se remarquent souvent. Pour se défaire de ces problèmes, certains enfants qui ont entre 13 et 20 ans se décident à quitter leurs familles en cachette soit pour aller dans des centres urbains pour mendier, soit pour chercher du travail », a-t-elle indiqué.

La commune fait face à l’exigüité des terres 

Mme Nintunze a précisé que, généralement, la commune Kayanza est fertile. Mais, comme les familles font face à l’exigüité des terres, les gens peuvent manquer de nourriture. Par conséquent, a-t-elle poursuivi, la population jeune fait recours à la migration dans d’autres provinces où elle peut avoir quoi mettre sous la dent. Elle a signalé que c’est pour cette raison qu’on remarque l’abandon scolaire chez les jeunes. Ces derniers vont souvent dans la municipalité de Bujumbura pour y chercher du travail.Quand ils y arrivent, ils ne veulent plus retourner chez eux lorsqu’ ils se souviennent des problèmes que vivent leurs familles. Mme Nintunze a également souligné que souvent, certains jeunes sont encore mineurs. Pour ce faire, ils se cachent pour descendre à Bujumbura. Elle a affirmé que leurs parents commencent même à s’y habituer. Ils ne paniquent pas quand ils remarquent l’absence d’un enfant à la maison. Ils attendent tout simplement son retour.Mme Nintunze interpelle pour ce faire les administratifs ainsi que les acteurs dans la planification familiale à continuer la sensibilisation sur la limitation des naissances afin de prévenir certains conflits qui peuvent surgir à cause d’une forte démographie.   

Rose Mpekerimana

 

SOCIETE>Bilan d’effondrement de la colline surplombant la rivière Gasenyi

Trois morts et six blessés

 

DSCI6225Un accident est survenu sur les collines surplombant la rivière Gasenyi en date du 16 mars 2018. L’éboulement de terrain a occasionné 6 morts et 3 blessés. Le gouvernement burundais a promis de prendre en charge les blessés et l’inhumation des morts.

 

Après avoir appris avec consternation la nouvelle, le porte-parole du ministère de la sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a suggéré des solutions pouvant éviter l’effondrement des collines d’autant plus qu’elles sont vulnérables aux éboulements. Après avoir appris avec consternation la nouvelle, le porte-parole du ministère de la sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a suggéré des solutions pouvant éviter l’effondrement des collines d’autant plus qu’elles sont vulnérables aux éboulements. En effet, il a proposé l’étude des risques à temps, cela veut dire que l’entreprise qui a gagné le marché doit faire une étude approfondie du terrain. Pour le cas d’espèce, un débrayage du terrain était nécessaire pour éviter le glissement. Et cela a montré que l’entreprise perd deux fois puisque pour secourir les blessés, elle a fait le travail quelle aurait fait avant l’éboulement. Mieux vaut donc prévenir que guérir puisque les morts sont déjà morts et les blessés sont là. Autres suggestions de la part du porte-parole, c’est la protection en amont des collines par la plantation des arbres fixateurs du sol. La création des courbes de niveau pour que l’eau qui vient de ces collines puisse être amortie, la protection des berges des cours d’eau par des végétaux fixateurs  tel que les bambous, etc. Il a aussi ajouté que l’utilisation des gabions est un moyen efficace pour protéger l’éboulement de terrain.Pour lui, les entreprises qui ont gagné le marché doivent assurer leurs travailleurs en cas d’accident. Cela est adressée aux autres entreprises car l’entreprise en question était assurée et a promis l’indemnisation. Signalons que le gouvernement burundais a déploré la mort de ces travailleurs et a promis de prendre en charge les soins des blessés ainsi que les frais funéraires. 
Aline Nshimirimana

 

FOOTBALL> Résultats du week-end

Olympic star du Burundi s’incline devant Al Hilal du Soudan (0-6)

 

Le match s’est joué, le samedi 17 mars 2018 au Soudan, et s’inscrivait dans le cadre des seizièmes de finale retour de la Coupe de la Confédération africaine. Au match aller, les deux équipes avaient fait match nul (0-0). Il y avait également des matchs de championnat national de Ligue A avec la victoire à l’arraché de Messager Ngozi devant Inter Star (2-1). 

 

Le deuxième club du Burundi, Olympic star de Muyinga, a été éliminé des compétitions africaines par Al Hilal du Soudan, en encaissant six buts coup sur coup. Au match aller qui s’était joué au stade Urukundo de Ngozi, les deux équipes s’étaient quittées sur un résultat nul sans but. Lydia Ludic Burundi avait été écarté par Rayon sports du Rwanda (1-1, 0-1) au premier tour.Les supporteurs du club Olympic star, dans leur fief à Muyinga, n’ont pas cru et pourtant c’était la réalité. Le score du match est bel et bien de 6 buts à zéro en faveur de l’équipe soudanaise d’Al Hilal. Au match aller, Olympic star n’a pas profité de son terrain et son public pour se mettre à l’abri. Il a laissé, surtout en deuxième période, la possession du ballon aux visiteurs, se contentant de protéger leur cage pour ne pas encaisser de but à domicile.Cette lourde défaite d’Olympic star a fait couler beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux locaux. Il y a ceux qui acceptent sportivement la défaite et reconnaissent l’expérience et la force du club soudanais. Selon eux, Olympic star a tout de même passé le premier tour, pour sa première participation et que le score de 6 buts à zéro arrive souvent dans les hautes compétitions. Citant le cas du Brésil, qui avait été battu par l’Allemagne, 7-1, alors que les Brésiliens étaient à domicile.Les autres ont indiqué la cause d’avoir joué en nocturne qui n’est pas dans l’habitude des joueurs burundais. Le président de la Commission des compétitions à la Fédération de football du Burundi (FFB), Yussuf Mossi, dit que ce résultat est normal, seulement Olympic star doit en tirer des leçons. Et de poursuivre que ces joueurs méritent de l’encouragement et non des critiques. Faire un match nul à l’aller et perdre au retour avec un score lourd de 6 buts, il n’y a aucune relation, disent les amoureux du ballon dans la capitale Bujumbura. Ces derniers demandent de mettre beaucoup de moyens dans le sport pour que le football burundais devienne performant.

Messager Ngozi s’impose difficilement devant Inter star (2-1)

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la 23e journée, du championnat national de première division. Une victoire qui permet à cette équipe de l’Académie Le Messager de conserver la première place avec 56 points. Lydia Ludic Burundi, son poursuivant, n’a pas joué, pour la simple raison que le club d’Olympic star était au Soudan. LLB compte 51 points, avec deux matches en retard.Aigle noir, après une série des matchs nul et une défaite, a gagné devant Messager Bujumbura (2-1) et c’est sur le même score qu’Athletico a battu les Jeunes athletics. Flambeau du Centre et Flambeau de l’Est ont tous gagné leurs matchs respectivement devant Les Lierres (2-0) et Musongati (1-0). Delta a fait match nul, 1-1, contre Bujumbura city et match nul également, 0-0, entre Ngozi city et Vital’0. Pour ce qui est du classement, Aigle noir reste troisième (45 points) et Vital’0, quatrième avec 37 pts. Dans la zone de relégation, nous avons provisoirement Delta (7 pts), Les Jeunes athletics (17 pts) et Messager Bujumbura (21 pts). Il y a aussi d’autres clubs qui ne sont pas du tout loin de la zone de relégation.
Kazadi Mwilambwe

 
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