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FENADEB> Conférence publique du mardi 20 novembre 2018

Sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant au Burundi

 

IMG 0045La Fédération nationale des associations engagées dans le domaine de l’enfance au Burundi (Fenadeb) a organisé le mardi 20 novembre 2018 à Bujumbura, une conférence publique sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant au Burundi. C’était à l’accasion de la célébration du 29ème anniversaire de ladite Convention.  

 

Dans son mot d’ouverture, Christine Ntahe, vice-présidente de la Fenadeb a salué les efforts considérables du gouvernement burundais et de différents acteurs en matière de promotion et de protection des enfants. Elle a ensuite indiqué que la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (Cide) a été adoptée le 20 novembre 1989, par l’assemblée générale des Nations-unies et ratifiée par le Burundi en 1990.  La Cide est dédiée naturellement comme Journée internationale des droits de l’enfant. Elle est l’occasion idéale pour rappeler qu’un enfant a non seulement le droit d’être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l’endroit du monde où il est né, mais aussi qu’il a le droit de s’amuser, d’apprendre et surtout de s’exprimer.  Mme Ntahe a précisé que le thème qui les réunissait « Etat des lieux de la mise en œuvre de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant », revêt pour la Fenadeb une importance particulière, d’autant plus que les droits de l’enfant sont au centre de l’engagement de leur fédération. Autant la Cide constitue un texte très important, autant les droits de l’enfant sont réels dans la mesure où ils sont mis en application en faveur de cet enfant. Promouvoir les droits des enfants, c’est tout d’abord créer les conditions adaptées, permettant aux enfants de jouir pleinement de ces derniers. Bien que traditionnement, au Burundi, l’enfant faisait l’objet d’une attention particulière depuis sa naissance jusqu’à sa maturité, le constat est qu’aujourd’hui la situation de l’enfant laisse à désirer. Il y a de nombreux enfants qui dorment à la belle étoile, des mineurs qui sont en milieu carcéral, des enfants abandonnés, déplacés et ceux qui sont régulièrement violés.  Ceux privés du droit à l’éducation, du droit à la santé et ceux spoliés de leurs biens et legs, des enfants victimes de l’exploitation sexuelle et économique, du trafic humain et de la traite et des enfants qui exécutent des travaux durs qui dépassent leurs âges. Mme Ntahe a invité tout un chacun à redoubler d’efforts afin d’atteindre le bien fondé de la Convention  internationale relative aux droits de l’enfant. Ainsi, la Fenadeb a offert un certificat de mérite à la FVS amade Burundi qui vient de passer 26 ans de service, en mettant en œuvre les droits des enfants. 

Evelyne Habonimana

 

DROITS DE L’HOMME> Déclaration du ministre en charge des Droits de l’Homme

« Conjuguons nos efforts pour garantir l’espoir et un avenir meilleur pour tous les enfants »

 

DSC 0706La Journée internationale des Droits de l’enfant été célébrée au niveau global sous le thème : « Les enfants prennent les commandes et peignent le monde en bleu». Au niveau national, elle a été célébrée  sous le thème : «Conjuguons nos efforts pour garantir l’espoir et un avenir meilleur pour tous les enfants ».  

 

Le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, a fait une déclaration, le lundi 19 novembre 2018, en rapport avec la Journée internationale des droits de l’enfant. Il ressort de cette déclaration que, depuis 1990, la  Journée internationale des droits de l’enfant marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant qui avait eu lieu le 20 novembre 1989. Et d’ajouter que le Burundi a ratifié ce texte depuis 1990 et, à ce titre, il se joint aux autres nations pour célébrer cette journée. La célébration de cette journée arrive au moment où le gouvernement du Burundi déploie des efforts remarquables pour faire respecter tous les droits de l’enfant.  Il a cité, entre autres, la campagne en cours de lutte contre la négligence à l’égard des enfants, la campagne d’enregistrement des déclarations tardives des naissances, le retrait et ou la réinsertion des enfants en situation de rue et des mendiants au niveau de leurs familles et communautés, etc.Il salue à ce sujet l’engagement des administratifs provinciaux et communaux d’intégrer la prise en charge des orphelins et autres enfants vulnérables dans leurs plans communaux de développement communautaire et également au niveau des budgets à exécuter.  Les cérémonies relatives à cette journée ont eu lieu au centre Jeunes de Kamenge, le mardi 20 novembre 2018. Des enfants ont eu l’occasion d’animer une émission radiophonique- synergie des médias- et de poser des questions pour savoir ce que font différents  intervenants  pour le respect  des  droits  de  l’enfant.  Ladite synergie  a  été  suivie  d’un concert au cours duquel un jeu concours de questions-réponses sur les droits de l’enfant a été réalisé et des prix ont été accordés aux gagnants. 

Masta Shabani

 

SOCIETE> Grandir et vivre orphelin

« Il n’y a pas plus pénible que ça »

 

DSC 0072Au Burundi, beaucoup d’enfants vivent en situation et dans les conditions difficiles d’orphelin. Certains perdent espoir et dépriment même, car les conditions de vie les surpassent . Espérance Nizigama, a aussi grandi orpheline de père ; elle appelle les voisins et les familles des orphelins à s’approcher d’eux et à les assister, plutôt qu’aggraver leur situation en les dépouillant de l’héritage de leurs parents.  

 

« Il n’y a pas de vie aussi difficile à mener que de grandir orphelin. Il n’y a pas plus pénible que ça ». Tels sont les propos de Mme Espérance Nizigama, que le Quotidien burundais d’information, Le Renouveau, a rencontrée à Kamenge. Originaire de la commune Giheta en province de Gitega, Mme Nizigama dit qu’elle a perdu son père à son plus jeune âge et qu’elle a subi les vices de vivre orphelin. Pour elle, les orphelins, surtout les aînés, sont malheureux car ils doivent assumer la responsabilité des parents qui ne sont plus. « Dans  une famille des orphelins, les aînés sont les plus malheureux. Ce sont eux qui doivent supporter la charge de leurs petits frères et sœurs », dit-elle. Mme Nizigama, ajoute que dans ces conditions, certains sont dépassés et finissent par déprimer. « Beaucoup d’enfants orphelins rencontrent de nombreux problèmes dans leur vie suite au manque de moyens suffisants pour couvrir leurs besoins. Ne sachant pas à quel saint se vouer, certains perdent espoir. Il y en a même qui dépriment à cause de cela. D’autres abandonnent l’école et deviennent des délinquants ou des voleurs, si on ne parle pas de grossesses non désirées chez les jeunes filles», indique Mme Nizigama. 

Les voisins et les familles doivent s’approcher de ces enfants et les assister

L’interlocutrice fait également entendre que la plupart des orphelins perdent espoir parce que délaissés et par les familles des parents et par les voisins. « La pire des choses, souligne Mme Nizigama, c’est que la société d’aujourd’hui s’est métamorphosée. Les membres des familles des parents des enfants orphelins et les voisins, au lieu de les approcher et les assister, compliquent   davantage leurs conditions de vie en voulant les dépouiller solennellement de l’héritage de leurs parents ». Elle les exhorte,  à changer de comportement envers cette catégorie d’enfants, car la sagesse burundaise soutient qu’un enfant n’est pas seulement pour ses parents mais aussi pour la nation. Elle demande aussi aux orphelins de ne pas se décourager mais d’avoir un cœur tenace pour pouvoir affronter et surmonter toutes les difficultés  rencontrées. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

SOCIETE> Les difficultés rencontrées par les enfants en situation de rue

Elles sont très nombreuses

 

IMG 5042La vie dans la rue est une situation difficile à vivre pour tout être humain. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a effectué une visite dans certains coins de la capitale Bujumbura ce mardi 6 novembre 2018. C’était pour se rendre compte de la situation dans laquelle vivent les enfants en situation de rue. 

 

Les enfants en situation de rue sont des mineurs qui ont pour milieu de vie et de survie les rues. Ils évoluent dans les décharges publiques, devant les grands et petits magasins de Bujumbura. A cause de la pauvreté, ces derniers ne veulent ou ne peuvent plus rentrer chez eux. Ils sont souvent victimes d’abus de toutes sortes. Les difficultés qu’ils rencontrent sont nombreuses et ces derniers méritent d’être appuyés.Les enfants de rue qu’on a trouvés sur la Chaussée Prince Louis Rwagasore, sont confrontés à bon nombre de problèmes. Ils sont tout le temps en train de mendier tout près des différentes alimentations ou légumières de cet endroit. Ils n’ont souvent pas accès à une alimentation saine et en quantité suffisante. Il arrive aussi des fois où ils ne disposent pas de nourriture parce qu’ils n’en produisent pas ou n’ont pas d’argent pour en acheter, s’ils ne trouvent pas quelqu’un qui leur donne une petite somme d’argent, ils vont dormir le ventre vide. Ils encourent un risque de malnutrition dans la mesure où avec le peu d’argent qu’ils reçoivent, ils s’achètent des produits comme des beignets et autres.Leur santé est fortement compromise. Ils n’ont pas accès à des soins de santé, ils sont souvent sales et ont des poux dans les cheveux. Par ce manque d’hygiène, les enfants en situation de rue sont exposés à différentes maladies. Leur état de santé est inquiétant parce qu’ils n’ont pas de familles pour les soigner. Ces enfants sont obligés de se prendre en charge eux-mêmes.Pour échapper à cette réalité de la vie,ces enfants consomment différentes sortes de drogue qui ont plus tard un impact négatif sur leur développement et sur la société. Ces enfants devraient être pris en charge pour leur épargner de ces problèmes vu que le pays a besoin de cette jeunesse pour avancer.

Sonia Busogoro (stagiaire)

 
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