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MINISTERE EN CHARGE DES DROITS DE LA PERSONNE HUMAINE> Réunion d’évaluation du premier trimestre

C’est la meilleure opportunité de jeter un regard retrospectif

 

DSC02332Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le jeudi, 27 septembre 2018 une réunion d’évaluation trimestrielle de ses activités à l’intention des cadres du dit ministère ainsi que d’autres parties prenantes. 

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Félix Ngendabanyikwa, secrétaire permanent au ministère en charge des droits de la personne humaine a fait savoir que cette séance détermine l’orientation des résultats du reste de l’année car c’est la porte d’entrée dans la nouvelle ère du système de planification de l’année que nous avons débuté au mois de juillet dans le cadre de l’année de la Communauté est-africaine. Ce contexte nouveau aurait peut-être occasionné  des difficultés ou encore induit des facilités dans la réalisation des prévisions des différents services.M. Ngendabanyikwa a indiqué que cette réunion est une occasion propice à chaque responsable de constater les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des activités qu’il s’est fixées au cours de ce premier trimestre. C’est la meilleure opportunité de jeter un regard rétrospectif sur toute cette période afin de voir ce qui a très bien marché, et ce qui l’a été moins, d’en déterminer les causes pour enfin arrêter des stratégies qui puissent vous relancer vers des résultats meilleurs. M. Ngendabanyikwa a fait savoir que, par rapport aux résultats atteints, le ministère est satisfait mais il reste toujours sur sa soif car il a réussi à un taux de 91,08% dans un plan d’action annuel. Au niveau du ministère, on a instauré un système de contrat de performance qui a permis que chaque employé, ou employeur puisse avoir ce qu’il fait. Ces contrats de performance ont été signés à travers les différents services du ministère où chaque personne a un cahier de charges par rapport aux activités qu’elle doit faire. Plusieurs activités ont été réalisées dans différents domaines entre autres, dans le domaine, du genre, en rapport avec la promotion de la femme, les assistances aux vulnérables, la réintegration des sinistrés, etc.

Lucie Ngoyagoye

 

MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE> Enquêtes sur l’attaque de Ruhagarika

Dismas Ndayisaba, appréhendé par les forces de l’ordre, affirme qu’il a dirigé cette attaque

 

DSC 0409Suite aux attaques des terroristes qui se sont  successivement perpétrées à Gatumba et  sur la colline Ruhagarika de la province de Cibitoke, le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, a sorti, le jeudi 27 septembre 2018, un communiqué pour porter à la connaissance du public l’état d’avancement des enquêtes minutieuses qui ont été menées par les services de l’ordre dans le but d’identifier les auteurs de ces crimes ainsi que les objectifs visés sur le Burundi. Dismas Ndayisaba, appréhendé le 22 septembre 2018 par la police, affirme qu’il a dirigé l’attaque de Ruhagarika et que c’est le politicien  burundais, Alexis Sinduhije qui est à la tête de ces criminels. 

 

Après ces deux attaques, Pierre  Nkurikiye, porte-parole du ministère en charge de la sécurité publique, a rappelé que le ministre ayant la sécurité publique dans ses attributions s’est rendu sur les lieux pour donner un message de solidarité aux populations et familles victimes, et a promis à la population qu’une enquête minutieuse doit être  menée par les services de l’Ordre et de sécurité burundaise afin d’identifier les auteurs de ces crimes. Ensuite, M. Nkurikiye a rappelé que même le procureur général de la République a dernièrement fait état de l’avancement  des enquêtes. «Et très récemment, la police nationale a appréhendé en date du 22 septembre 2018, l’un des leaders de ces criminels, nommé Dismas Ndayisaba, originaire de la commune Gahombo en province de Kayanza qui a dirigé également l’attaque qui s’est perpétrée à Ruhagarika », selon M. Nkurikiye qui a rappelé que lors de cette attaque, vingt six personnes ont été tuées et sept gravement blessées.   

« Perturber la paix et  la sécurité à travers les crimes contre l’humanité, un des objectifs  visés de ces mobiles sur le Burundi »

Interrogé par la presse, M. Ndayisaba a affirmé que c’est lui qui a dirigé l’attaque  effectuée à Ruhagarika, et que celle faite à Gatumba a été effectuée par l’un  de ces bataillons qui se trouvent dans les hauts  plateaux de la RDC qui sont proches de la frontière burundo-congolaise. S’agissant des principaux objectifs visés par ces rebelles ainsi que leurs responsables, M. Ndayisaba a informé que les principaux leaders de cette rébellion ne visent que la perturbation de la paix et de la sécurité dans le pays, à travers les différents crimes contre l’humanité, pour faire remarquer à la communauté internationale  qu’il n’y a pas de sécurité au Burundi afin de pouvoir mettre en place un nouveau gouvernement.  « Nous nous sommes regroupés en trois bataillons d’au moins quatre-vingts rebelles chacun.  Les deux  bataillons se trouvent dans les hautes montagnes de la RDC, tandis qu’un bataillon se trouve au Rwanda. Nous prévoyions de nous rencontrer prochainement pour regagner le Parc naturel de la Kibira au Burundi », a bien expliqué M. Ndayisaba, tout en informant que  les matériels nécessaires, à savoir le ravitaillement des rebelles, les fusils, les places pour la tenue de différentes réunions et autres rencontres sont tous fournis par  le Rwanda. Il a précisé qu’il y’ a des unités qui sont chargés de collecter la nourriture ainsi que d’autres matériels et que les véhicules militaires rwandais sont chargés d’acheminer tous ce qui a été collecté jusqu’à la frontière entre le Rwanda et la RDC.

Avit Ndayiragije

 

TEMOIGNAGE> Sur le retour à l’école d’une jeune fille

Son milieu de travail s’est converti en une famille d’accueil

 

V. U. a dernièrement témoigné à la rédaction du journal Le Renouveau sur sa rencontre au milieu de travail d’un employeur charitable. Celui-ci l’a aidée à regagner le banc de l’école en la prenant totalement en charge. Le milieu de travail s’est converti pour V. U. en une autre famille d’accueil qui s’est substituée à sa mère.

 

V. U. est originaire de la commune Nyabihanga en province de Mwaro.  Elle est orpheline de père et elle est la 3e enfant dans sa famille et sa mère est une cultivatrice. Dans un témoignage accordé dernièrement au quotidien d’information Le Renouveau, elle raconte comment elle a eu la chance de retourner à l’école, après une année qu’elle venait de passer en exerçant le travail domestique. « J’étudiais en 5e  année primaire lorsque les enseignants m’ont renvoyé de l’école pour le simple fait que je n’avais pas de matériels scolaires suffisants. Arrivée à la maison,je l’ai dit à ma mère mais, malheureusement, elle n’a pas pu me trouver le matériel scolaires qui me manquait. Après quelques jours, j’ai réalisé que je n’avais pas d’autre choix et c’est ainsi que j’ai décidé de descendre à Bujumbura pour chercher du travail», a-t-elle signalé.Arrivée à Bujumbura, elle a été embauchée comme une fille domestique.  Après quelques jours de travail, son employeur lui a demandé pourquoi elle avait abandonné l’école.  V. U. lui a tout raconté et il lui a  demandé si elle voulait regagner l’école l’année suivante, ce qu’elle a accueilli avec une grande joie. Et l’employeur lui a promis de la prendre en charge pendant toute la durée de ses études fondamentales et post-fondamentales.  Et notre interlocutrice d’ajouter que sa famille vit dans une pauvreté extrême et que ses frères et sœurs n’ont pas non plus eu la chance d’étudier. Aujourd’hui, elle est en 9e  fondamentale et qu’elle espère va terminer ses études avec succès. « Je ne ménagerai aucun effort pour devenir quelqu’une car mon objectif est de tirer ma famille de cette pauvreté », a-t-elle conclu.
Emelyne Iradukunda

 

Témoignage> Une mère célibataire chassée par sa famille

Les mères célibataires sont souvent maltraitées par leur famille

 

De temps en temps, les mères célibataires font face à des difficultés telle qu’elles sont  parfois traitées comme des déviantes. Par conséquent, elles sont souvent maltraitées par leurs parents ou encore par leurs frères.  

 

Dans un témoignage avec Ménedore Ndihokubwayo, une mère célibataire âgée de 20 ans, elle a fait savoir que sa vie a complètement changé après avoir eu un enfant hors mariage. En premier lieu, quand elle était encore enceinte, ses parents disaient chaque fois qu’elle montrait aux gens qu’elle n’était pas éduquée. Mme Ndihokubwayo a fait savoir que sa maman la grondait en disant que les gens consideraient que cette maman n’avait pas bien suivi l’éducation de ses enfants. Pendant toute la période de la grossesse, elle était mal vue par tous les membres de sa famille. Après avoir mis au monde, la situation est devenue plus difficile.Mme Ndihokubwayo a indiqué qu’elle a mis au monde un enfant de sexe masculin. C’est pour cette raison qu’elle a été chassée de la maison par ses frères. Ces derniers avaient comme motif qu’ils ne voulaient pas partager les propriétés foncières plus tard avec ce garçon. Après avoir été chassée par ses frères, elle s’est  refugiée chez sa tante, mais la vie n’est pas du tout facile car c’est une famille qui n’a presque pas de revenu.Mme Ndihokubwayo a fait savoir que sa tante s’occupe de l’agriculture mais ne récolte pas assez. Ce qui fait qu’ils sont obligés de chercher de l’argent pour subvenir à quelques besoins. Notre source a fait savoir que pour le moment, elle essaie d’aider sa tante à trouver un peu d’argent pour survivre. Elle habite dans un quartier où il y a beaucoup de maisons en construction, où elle travaille comme aide maçon. Ainsi, elle gagne un peu d’argent pour survivre, acheter de temps en temps des vêtements pour son enfant.Mme Ndihokubwayo a fait savoir que certaines gens devraient changer leur comportement. Une fille qui accouche sans toutefois se marier ne devrait pas être maltraitée par sa famille. Au lieu de la chasser, les parents devraient l’approcher afin de l’encadrer et la soutenir.
Lucie Ngoyagoye

 
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