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Elèves finalistes> Comportement de certains d’entre eux

La fin de l’année terminale semble être la fin du calvaire

 

IMG 2020Certains élèves finalistes manifestent un comportement étonnant à la fin de l’année scolaire terminale.  Certains déchirent leurs uniformes ou produisent des écrits sur les chemises  au sortir des enceintes de leurs écoles. D’autres se livrent aux consommations de la bière jusqu’à perdre  connaissance. 

 

La fin de l’année scolaire terminale est une date mémorable pour les élèves. C’est comme si le jour arrivait pour mettre fin à certains problèmes.  Comme si certains élèves  n’espéraient pas pouvoir terminer les études ou si cette fin avait tardé à arriver. En effet, certains élèves se permettent de faire ce qu’on ne s’attendait pas de voir. Volontairement, comme si c’était normal, les uns déchirent leurs chemises, les autres demandent à leurs camarades de déchirer pour eux une partie   indiquée de la chemise. Les autres prennent les stylos ou les feutres et écrivent des choses, dépendamment de la signification de la chose, sur les chemises. Ou encore, ils demandent à leurs camarades  d’écrire sur ces chemises. Le fait de déchirer les chemises s’observe essentiellement chez les garçons. Mais, écrire sur les chemises se fait aussi bien chez les garçons que chez les filles. Ce n’est pas seulement cela, il semblerait aussi que ce fait de terminer les études secondaires permet aux élèves de faire ce qu’ils ne faisaient pas dans le temps normal. Cette situation inquiète beaucoup les parents. En effet, à part que certains élèves boivent des boissons alcoolisées habituellement, à cette occasion, ils veulent boire jusqu’à la dernière bouteille. Quelle est la dernière bouteille quand ils disent encore une bouteille, encore une autre bouteille?  Même ceux qui, habituellement, ne buvaient pas se permettent de le faire. Les filles aussi rejoignent la danse. C’est là en fait où réside la préoccupation des parents. Ces élèves deviennent ivres et se comportent de façon irresponsable.  Ils s’adonnent à consommer les drogues, se lancent dans la sexualité et autres. Devant cette situation, les parents et les responsables scolaires devraient montrer aux enfants que la fin de l’année terminale est une chose normale et que ce n’est que le début d’un autre chemin vers la vie active et vers l’enseignement supérieur. 
Alfred Nimbona

 

SOCIETE > Situation carcérale au Burundi

La surpopulation carcérale est le nœud de tous les défis

 

Lors d’un point de presse conjoint  organisé par la direction générale des Affaires pénitentiaires et le Comité international de la Croix-rouge le lundi 16 juillet 2017, des questions-réponses et propositions ont enrichi le débat autour de la situation carcérale au Burundi.  

 

Le directeur général des Affaires pénitentiaires, Gervais Hajayandi, a indiqué que la surpopulation carcérale est la mère de tous les défis dans les prisons burundaises. Les journalistes lui ont demandé si la grâce présidentielle n’a servi à rien en ce qui concerne le désengorgement des prisons. Il a répondu que la mesure présidentielle a résolu le problème sur une courte période. « Avant la mise en application de cette mesure, nous avions une population carcérale d’environ dix mille cent (10100) détenus. Il y a eu libération de 2800 disons environ 3000 détenus. Nous sommes restés avec une population carcérale de 7mille détenus. A quelques mois seulement nous sommes revenus à un effectif de 9901 détenus, c’est-à-dire que sur les 2800, il y a plus de l000 qui sont revenus en prison en plus de ceux qui continuent à être arrêtés», a-t-il déploré.

A quoi sert la prison ? 

Concernant ce que l’autorité pénitentiaire est en train de faire pour désengorger les prisons, M. Hajayandi a répondu que l’autorité pénitentiaire n’a pas ces prérogatives. «Nous discutons avec l’autorité judiciaire et l’administration sur comment limiter les entrées, car elles sont toujours plus nombreuses par rapport aux sorties. Il y a aussi la mesure de libération conditionnelle qui concerne les détenus qui ont purgé le temps de la peine au niveau de la prison. Les services juridiques inventorient chaque jour les détenus concernés par la mesure pour informer l’autorité judiciaire. Il y a aussi les libérations. Ces sont des mesures qui contribuent au désengorgement des prisons. Ce qu’on fait au niveau de la  DGAP, c’est la plaidoirie, le signalement à l’autorité compétente pour qu’elle soit informée sur les difficultés que nous rencontrons dans la gestion de ces prisonniers», a-t-il dit. On a fait le constat qu’il y a des prisonniers qui ne veulent pas rentrer chez-eux, qui restent campé autour des prisons après leur libération. Les participants ont d’autre part constaté avec regret que des fois, il y a des détenus qui sortent de la prison plus mauvais qu’ils ne sont entrés, ce qui a soulevé des interrogations sur le rôle de la resocialisation de la prison et la réintégration sociale des prisonniers. Selon Nazim Ayadat, coordinateur protection (CICR), le défi lié à la resocialisation des détenus est un défi mondial. «Beaucoup d’études démontrent que le taux des récidives chute à partir du moment où les programmes de resocialisation sont mis en place. C’est-à-dire qu’un grand nombre de personnes reviennent dans le système pénitentiaire parce que la prison n’a pas pu les réhabiliter», a déploré Nazim Ayadat.


Quelques stratégies de désengorgement des prisons mentionnées dans le droit burundais  

Les intervenants ont aussi déploré le fait qu’il y ait des personnes détenues loin de leurs provinces et ont proposé que chaque province soit dotée d’une prison. Ce qui contribuerait au désengorgement des prisons existantes. M. Ayadat a expliqué que la multiplication des prisons ne servirait de solution que sur une petite période. Il a proposé qu’il faut plutôt s’attaquer aux causes de cette surpopulation. «Je parle de manière générale et pas seulement au Burundi. Beaucoup de détenus n’ont pas d’avocats. L’accès à l’aide légale a un impact direct sur la taille de la population carcérale. Il faut aussi travailler sur la détention préventive, car 60% de détenus préventifs n’ont pas encore été condamnés. Une autre stratégie, ce sont les alternatives à la détention, notamment l’amende, la peine des travaux d’intérêt général, le travail d’intérêt communautaire qui sont  dans le droit burundais», a-t-il dit. 

Grâce-Divine Gahimbare         

 

EGLISE CATHOLIQUE> Coordination diocésaine de l’apostolat des laïcs

Forum diocésain des jeunes

 

DSC02075« N'aie pas peur, car je t'ai racheté. Tu m'appartiens ! », tel est le thème du forum qu’organise, du 17 au 21 juillet 2018,  l’archidiocèse catholique de Bujumbura, à la paroisse Saint-Michel, à l’intention des jeunes via le bureau de la Coordination diocésaine de l’apostolat des laïcs (CDAL). L’activité se déroule dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation en favorisant les échanges entre les jeunes issus des milieux sociopolitiques diversifiés.  

 

L’archevêque émérite, Mgr Evariste Ngoyagoye, qui a représenté l’archevêque du diocèse de Bujumbura dans ce forum, Gervais Banshimiyubusa, a informé qu’il est allé se joindre à ces jeunes autour de Jésus-Christ. Pour lui, c’est une occasion pour ces jeunes de se connaître et de nouer de bonnes relations avec les familles qui les ont accueillis. Mgr Ngoyagoye a rappelé que Jésus-Christ a promis aux chrétiens qu’il reste avec eux tous les temps. Selon lui, Il est avec les chrétiens de différentes manières, notamment par la présence du Saint-Esprit qui les habitent et qui a poussé ces jeunes à se rencontrer à cette place, par la parole de Dieu, par les sacrements dont l’Eucharistie, etc.  L’abbé Arcade Nitunga a, au nom de la CDAL, informé que depuis 1996, c’est devenu une habitude d’organiser de telles rencontres au début des grandes vacances pour rassembler les jeunes autour d’un idéal de paix, surtout d’un enseignement religieux chrétien. «  Nous attendons à ce qu’à la fin de cette rencontre, les jeunes rentrent chez eux avec un esprit d’amour, de solidarité, de fraternité et surtout de confiance et d’espoir. Et cela, car les jeunes sont habités par une inquiétude liée à la situation dans laquelle le monde et le pays vivent », a précisé abbé Nitunga. Il a indiqué que ces jeunes vont partir avec l’espoir d’un avenir et d’un Burundi meilleurs.Abbé Nitunga a signalé que le thème porte sur le rejet de la peur, car il était donné par le pape François lors de la Journée mondiale de la jeunesse de cette année. Selon abbé Nitunga, le pape a senti que dans les jeunes il  y a un sentiment de peur de s’engager, de marcher à la suite du Christ, du lendemain, alors que le chrétien doit vivre de l’espérance. Abbé Nitunga a fait  savoir que cette peur n’habite pas seulement les jeunes du Burundi mais du monde entier car le monde vit une situation de changement et  de mutations profondes qui poussent les jeunes à désespérer. Abbé Nitunga a signalé que le chômage et les conflits observés ici et là ne rassurent pas les jeunes où ces derniers veulent s’exprimer et avoir leur place dans le monde, aussi bien dans l’Eglise que dans les politiques des pays. Selon abbé Nitunga, le pape invite les jeunes chrétiens à vaincre la peur en croyant dans le changement de la personne humaine et de leur situation s’ils s’engagent à œuvrer pour la transformation de la société.Trois cents jeunes venant de toutes les paroisses de l’archidiocèse de Bujumbura participent à cette  rencontre. Les thèmes en rapport avec la paix, la protection de l’environnement, le patriotisme et la gestion de la sexualité chez les jeunes seront traités dans les carrefours. 

Ezéchiel Misigaro

 

PAROISSE REGINA PACIS DE KININDO> Cérémonies d’ordination sacerdotale

Sous le thème : « N’ayez pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur »

 

DSC09942L’archidiocèse de Bujumbura en collaborattion avec la paroisse regina Pacis de Kinindo a organisé le samedi 14 juillet 2018, les cérémonies d’ordination sacerodotale, diaconales et de collation des ministères. Les cérémonies se sont déroulées dans les enceintes du Petit séminaire de Kanyosha. Au cours de ces dernières organisées sous le thème « N’ayez pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur »,  ont été ordonnés six lecteurs, onze acolytes, dix diacres, sept prêtres diocésains et trois prêtres missionnaires.  Du coté du gouvernement,  lesdites cérémonies ont été rehaussées par la présence du Premier vice-président de la République du Burundi, Gaston Sindimwo et d’autres  hautes autorités du pays. 

 

Dans son mot d’accueil, Agapit   Nindorera,  curé de la paroisse Regina Pacis de Kinindo,  est d’abord  revenu sur l’historique de cette  paroisse dont il est curé, tout en soulignant sa contribution, que ce soit dans le renforcement de la foi des chrétiens ou dans le développement du pays. Abbé Nindorera a ensuite indiqué que le fait que cette paroisse organise pour la première fois ce genre de cérémonies, les chrétiens sont beaucoup satisfaits du pas qu’elle a déjà franchi. « Nous sommes très satisfaits du fait  que parmi les sept prêtres ordonnés il y a un de notre paroisse. Une situation qui coïncide avec les préparatifs du 25e anniversaire de la paroisse Regina Pacis de Kinindo », a  mentionné abbé Nindorera.   Ce dernier a terminé  en remerciant  le Premier vice-président de la République qui a accepté  l’invitation  pour venir rehausser  ces saintes cérémonies d’ordination sacerdotale  au nom du gouvernement.

« Soyez de bon témoins de notre Seigneur Jésus-Christ »

Dans son homélie, l’archevêque du diocèse de Bujumbura, Mgr Gervais Banshimiyubusa, a beaucoup insisté sur l’importance et la valeur du sacrément de sacerdoce. « Comme les gens de la Terre n’ont pas encore tous compris l’importance de la parole divine,  nous sommes comme la récolte  qui est éparpillée  dans la sécheresse. Alors, les serviteurs de Dieu  sont toujours en grande nécessité  afin  d’aider le peuple de Dieu à être fort en foi», a  souligné Mgr Banshimiyubusa. Et, tenant compte des populations de l’archidiocèse de Bujumbura ainsi que le nombre  de prêtres dont ce dernier dispose  actuellement, Mgr Banshimiyubusa a informé qu’il y a encore un travail à faire  afin que les chrétiens dudit diocèse puissent avoir des prêtres en nombre suffisant à leur disposition.Pour ce qui est des nouveaux prêtres ordonnés, il leur a demandé d’être toujours de bons témoins du Christ, surtout en se basant sur les Saintes écritures, lesquelles précisent qu’ils seront plus malheureux tous ceux qui feront de faux témoignages au nom du Christ. « Vous serez des apôtres de paix durable là où vous allez  exercer vos missions divines, vous donner en sacrifice pour aider le peuple  de Dieu à gagner  le royaume des Cieux. La mission qui vous est confiée actuellement  est une mission très importante et son exercice demande beaucoup d’écoute, de compréhension et          de conseils.  Alors, utilisez chaque fois dans votre mission divine, l’amour et le pardon, signes qui ont caractérisé les apôtres et les serviteurs de notre Seigneur », a interpellé Mgr Banshimiyubusa.

« Le gouvernement s’engage à soutenir les Eglises qui contribuent dans le renforcement de la paix »

Quant au Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, dans son discours, il a d’abord apprécié l’invitation  qui a été donnée aux membres du gouvernement pour  une participation dans ces saintes cérémonies d’ordination, tout en transmettant ensuite les plus sincères salutations  de la part du chef de l’Etat burundais qui l’a délégué pour venir rehausser de sa présence  lesdites cérémonies au nom du gouvernement. Quant aux nouveaux prêtres  ordonnés, M. Sindimwo leur a demandé avec insistance d’aller accomplir convenablement la mission  qui leur est assignée, laquelle contribuera significativement dans le renforcement  en foi et en développement des populations. « Je  pense que, bientôt, vous serez affectés dans les différentes paroisses   pour que vous puissiez commencer  à prêcher la Bonne nouvelle de Dieu. Au nom du gouvernement, nous vous souhaitons bonne chance dans l’exercice de vos missions divines », a-t-il précisé.  Pour terminer, M. Sindimwo a promis que le gouvernement du Burundi  ne ménagera aucun effort pour soutenir toutes les Eglises qui  viendront pour contribuer dans le renforcement de la paix dans le pays. 
Avit Ndayiragije

 
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