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DROITS DE L’ENFANT> Etat des lieux de la mise en œuvre de la Convention internationale y relative

Il y a une amélioration significative par rapport aux années précédentes

 

IMG 001A l’occasion de la célébration du 29e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Fédération nationale des associations engagées dans le domaine de l’enfance au Burundi (Fenadeb), a indiqué qu’il y a une amélioration significative en rapport avec ce domaine. Bien qu’il y ait certaines lacunes, le pas déjà franchi est satisfaisant. Il faut juste une étroite collaboration entre les acteurs dans ce domaine.     

 

Selon le président de la Fenadeb, Jacques Nshimirimana, il y a une amélioration ces dernières années. « Les droits des enfants sont respectés dans certains domaines au moment  où ils ne le sont pas dans d’autres.  Pourtant, il y a une amélioration significative par rapport aux années antérieurs. C’est, notamment, dans le domaine de la justice où on comptait deux-cent quarante (240) enfants en conflit avec la loi en 2012. Mais, jusqu’aujourd’hui, on compte moins de cinquante (50) enfants qui sont dans cette situation. Pour ce faire, le gouvernement a mis en place des officiers de l’Etat qui sont chargés d’assister juridiquement ces enfants. Il a également construit des centres de rééducation, dont deux pour les garçons et un pour les filles. On a aussi éradiqué le trafic des enfants au Burundi », a-t-il indiqué. Dans le domaine de la santé, les enfants de moins de cinq ans sont soignés gratuitement. « Dans ce domaine, le pays connaît une avancée significative. Tous les enfants de moins de cinq ans bénéficient gratuitement des soins de santé. La situation n’était pas pareille avant, car beaucoup de familles dont des démunies et d’autres à faibles moyens ne parvenaient pas à faire soigner leurs enfants. On observait un taux de mortalité infantile très élevé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », a précisé M. Nshimirimana. Celui-ci a également signalé que la gratuité scolaire a fortement contribué à la réduction significative de la traite des enfants.  Malgré les efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires, il s’observe encore des enfants qui dorment à la belle étoile, qui ne vont pas à l’école ou qui ne sont pas soignés. La Fenadeb demande alors qu’il y ait une étroite collaboration entre les différents acteurs afin de trouver une solution durable dans le cadre du respect des droits de l’enfant. 

Evelyne Habonimana

 

Zone urbaine de Cibitoke>Réunion de sensibilisation des natifs sur l’idéal d’une éducation effective et l’excellence scolaire

Contribuer à l’encadrement des jeunes

 

IMG 0026Les associations des natifs d’une zone, commune ou province ont une très grande influence sur l’éducation de leurs enfants voire leur excellence scolaire. C’est le cas de l’association des natifs de la zone urbaine de Cibitoke (Anadezoci) qui a organisé le  vendredi 16 novembre 2018, une réunion au Lycée Cibitoke sur la sensibilisation à ce sujet. Cela ressort de l’entretien du quotidien Le Renouveau avec le directeur exécutif de l’Anazoci, le mardi 20 novembre 2018. 

 

Le directeur exécutif de l’Anadezoci, Adamon Harushimana, a fait savoir que cette association a été créée suite aux problèmes auxquels la jeunesse fait face. Elle s’est donc fixé les objectifs ci-après: porter à la connaissance de la communauté scolaire de la zone Cibitoke l’idéal d’une éducation effective des jeunes pour leur avenir et l’avenir du pays ; cultiver dans l’esprit des jeunes l’idéal de l’excellence dans la réussite scolaire ;sensibiliser les élèves des écoles secondaires de la zone Cibitoke sur les méfaits des stupéfiants sur l’intellect et la capacité d’absorption des connaissances scolaires et amener les jeunes à s’exprimer sur les problèmes touchant leur vie scolaire, et proposer des solutions pour l’augmentation de leur niveau intellectuel et taux de réussite.« Nous avons vu la jeunesse être instrumentalisée ou  exploitée par les politiciens, ce qui peut facilement la conduire dans des mauvaises voies. C’est lamentable de voir un jeune garçon ou une jeune fille ne pas fréquenter l’école parce qu’il ou elle a manqué l’encadrement. C’est pour cette raison que nous avons décidé de fonder cette association pour trouver un cadre de sensibilisation de notre jeunesse afin qu’elle ne tombe pas dans le même piège que leurs grands frères. Nous avons vu des jeunes garçons mourir ou être emprisonnés ou qui ont connu des cas de blessure ou fracture et cela a profondément touché nos cœurs»,  a indiqué M. Harushimana.Le directeur exécutif de l’Anadezoci a fait savoir qu’à travers ces associations des natifs,  ces derniers conseillent aux élèves de suivre les objectifs qu’ils se sont fixés et étudier avec beaucoup d’efforts serait la clé d’acquisition des connaissances qui vont les aider dans l’organisation de leur avenir.  Les élèves demandent aux natifs de renforcer les clubs des langues pour qu’ils  améliorent leurs connaissances en matière des langues et de mettre à leur disposition les ordinateurs pour avoir des facilités dans les TIC.

Olivier Nishirimbere

 

COMMERCE AMBULANT> Vente des arachides

Un métier qui nécessite d’être réglementé car il  fait vivre plusieurs familles

 

Ces jours-ci, les vendeuses des arachides sont devenues très nombreuses sur les parkings des bus  en ville. Ces vendeuses disent que c’est un métier qui fait vivre  plusieurs familles. Mais, les conditions de travail sont incertaines car elles sont souvent pourchassées par la police. Cela ressort d’un entretien que le journal « Le Renouveau a eu » avec J. B, l’une des vendeuses des arachides sur le parking des bus.  

 

Plus de vingt personnes qui pratiquent ce commerce. A la question de savoir pourquoi elles sont devenues très nombreuses dans ces jours, J.B. a répondu que c’est parce qu’elles n’ont pas d’autre travail. A propos du  fait qu’elles travaillent en se cachant toujours aux agents de police, notre source a précisé qu’elles ont déjà habituées  à cette situation.Elle a indiqué qu’elles sont souvent appréhendées par la police et mises en prison pendant une journée mais comme elles n’ont pas d’autre choix, elles retournent sur le lieu où elles exercent leur métier. Selon notre source, elles préfèrent être mises en prisons appréhendées en vendant les arachides au lieu d’être arrêtées en  étant dans les maisons de prostitution. Car, certaines personnes, lorsqu’elles trouvent que la vie devient de plus en plus difficile, font recours à des activités qui ne sont pas dignes comme le vol, ladébauche, …Ainsi, J. B. a précisé que la vente des arachides est un métier comme les autres métiers même si certains pensent qu’il est réservé aux petits enfants  du fait que ce sont ces dernierss qui ont l’habitude de sillonner dans les quartiers ou les bistrots avec des arachides. Mais, aujourd’hui, même les femmes exercent ce métier et gagnent leur vie dans l’honnêteté. J. B. a indiqué qu’il est nécessaire que le commerce ambulant soit réglementé afin qu’elles puissent travailler dans la tranquillité. Car, vaut mieux qu’elles payent des taxes selon leur capital au lieu d’être poursuivies tout le temps.
Fidès Ndereyimana

 

Quartier Bwiza> La vie comme elle va

La promiscuité favorise le banditisme

 

DSC09192Le quartier Bwiza est caractérisé non seulement pas des activités génératrices de revenus qui font vivre plusieurs ménages, aussi le phénomène développé par certaines jeunes gens appelés des « catcheurs». Ces derniers profitent des endroits non éclairés pour rançonner les personnes qui proviennent  des cabarets pendant la nuit. Un tel phénomène devrait être découragé par la police en collaboration avec l’administration locale.    

 

Le quartier Bwiza est situé dans la zone portant le même nom. Il se trouve dans la commune urbaine de Muha en mairie de Bujumbura. Cette localité n’est pas caractérisée par la promiscuité où les gens s’adonnent à plusieurs activités génératrices de revenus. Mais, cette promiscuité entraîne également le banditisme qui fait que certaines gens soient rançonnées pendant la nuit. C’est du moins ce que de paisibles citoyens déplorent dans leur entretien, le lundi 12 novembre 2018,  avec le quotidien « Le Renouveau». D’après ces intervenants, des jeunes hommes attendent des gens qui proviennent des cabarets aux environs de 22 heures pour leur demander des rançons. Et d’ajouter que le phénomène dit  « catch » est une véritable  source d’insécurité dans ce quartier. Il suffit de résister en tout petit peu pour être brutalisé avant de se dépouiller non seulement de l’argent, des bijoux, mais également des téléphones mobiles. Nos interlocuteurs ont précisé que ces catcheurs profitent de l’obscurité pour se livrer à leur sale besogne en se cachant derrière les endroits non éclairés. Les personnes cibles semblent être des femmes à partenaires multiples et des hommes se trouvant dans un état d’ébriété qui ont l’habitude de fréquenter les bars pendant la nuit. Il y a lieu de remarquer en outre qu’il existe des mouvements intenses dans ledit quartier. Et les gens se livrent à plusieurs activités commerciales aux coins de rue. Il s’agit particulièrement des produits alimentaires comme de l’huile de palme, des oignons, des bananes, des avocats, des légumes, de haricot, du riz... sans oublier les salons de coiffure, les boutiques ainsi que les restaurants a connus généralement sous le nom de gargotes. Les gens gagnent, à cet effet, leur vie à doses différentes !

Masta Shabani

 
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