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WILPF> Lutte contre les armes autonomes

Tous les pays sont invités à signaler la convention y relative

 

IMG 2713L’Organisation internationale pour la ligue des femmes pour la paix et la sécurité a lancé, pour la quatrième fois, le jeudi 27 juin 2019, une campagne de lutte contre les armes autonomes ou robotueurs.  Cette activité vise la sensibilisation des pays n’ayant pas encore rejoint les autres qui ont signé la convention pour lutter contre les armes autonomes de leur emboîter le pas pour bannir à jamais les robotueurs. 

 

Dans son discours d’ouverture, Epiphanie Kabushemeye qui a représenté le secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères empêché, a dit que la culture de la guerre ne cesse d’envenimer l’esprit humain, parce que générant d’importantes dividendes économiques au détriment de la vie de l’être humain. La conséquence logique est le développement de divers types d’armement dont certains sont appelés à devenir complètement autonomes. Pour plus de compréhension d’une arme autonome, Mme Kabushemeye a précisé qu’une arme autonome ou létale chercherait, sélectionnerait et attaquerait sans intervention d’un opérateur humain. Contrairement au système de défense hautement automatisé, actuellement utilisé et  connu pour abattre les missiles, les robotueurs opéreraient en dehors d’un cadre spatial et temporel fortement limité.Pour elle, le Burundi est depuis, engagé dans une lutte contre la prolifération des armes illicites et a été toujours préoccupé par la protection de ses citoyens. C’est pourquoi il sera toujours favorable à toute décision ou engagement à protéger ces derniers.Pour Pascasie Barampama, représentante légale de WILP-Burundi qui a préparé cette activité, la mission de son organisation, qui est de mettre fin à la guerre et de la prévenir, d’assurer la représentation des femmes à tous les niveaux du processus de consolidation de la paix, de défendre les droits humains de la femme et de promouvoir la justice sociale, économique et politique. Pour Mme Barampama, l’approche de WILPF est la non violence en utilisant des cadres juridiques et politiques internationaux existants pour réaliser un changement fondamental en la manière dont les Etats conceptualisent. Elle a également abordé la question genre, de militarisme, de paix et de sécurité. Dans l’exposé de l’OPP1 Pierre Nkurikiye, il a été démontré comment les armes autonomes tuent un grand nombre de personnes et se choisissent eux-mêmes les cibles. Il a été demandé que le gouvernement burundais puisse rejoindre les autres pays qui ont accepté de mener une campagne de lutte contre les armes autonomes. L’atelier s’est terminé par la présentation du Plan d’action 2019-2020.

Aline Nshimirimana

 

Réfugiés au Burundi> Intérêt à fréquenter les écoles publiques

L’apprentissage du Kirundi favorise l’intégration sociale

 

DSC02686L’école publique facilite l’intégration sociale en apprenant le Kirundi, selon Lydia Amini, étudiante au lycée du lac Tanganyika, en 9ème.  Pour cette fille d’origine congolaise, la langue est comme un trait d’union, elle nous divise ou nous unit. 

 

Lors de la célébration de la Journée mondiale des réfugiés, qui d’habitude, est célébré en date du 20 juin de chaque année, Lydia Amini a parlé de son expérience en tant qu’élève réfugiée congolaise qui fréquente une école publique burundaise. « Je suis née au Congo et y ai fréquenté même l’école primaire. Je suis venue au Burundi et mes parents m’ont directement inscrite à l’Ecole fondamentale Kamenge III. Certains parents ont eu peur d’y envoyer leurs enfants, en disant que le Kirundi est une langue difficile à comprendre », a-t-elle dit.Concernant les avantages, Lydia Amini ne passe pas par les quatre chemins en affirmant que l’école publique est moins coûteuse par rapport aux écoles privées dont le minerval se voit à la hausse chaque jour sans consulter les parents. Elle ajoute que l’autre atout est que dans les écoles publiques, l’encadrement pédagogique et l’inspection y sont présentes tandis que, des fois certaines écoles privées se ferment au cours de l’année et que les élèves et les parents en sont victimes.De ce fait, elle a interpellé les parents réfugiés à inscrire leurs enfants dans les écoles publiques et leur a conseillé de ne pas avoir peur du Kirundi. « Elle s’apprend comme les autres langues». En plus, elle a lancé un cri d’alarme aux parents qui n’envoient pas les filles à l’école en disant qu’elles n’ont qu’à s’occuper des travaux ménagers et champêtres. « Mis à part, que les champs sont introuvables, une fille a les mêmes aptitudes que le garçon». Elle dit avoir prouvé le contraire de ces mentalités fausses de certains parents. « Si je suis devant vous, il y a des milliers de garçons qui ne peuvent pas tenir le micro ne fût-ce que pour saluer le public », a renchéri Lydia Amini.                                                                       

Moïse Nkurunziza

 

CPJ> Faux monnayage

Tous les intervenants de la chaîne pénale devraient en prendre conscience

 

DSC03748Plus d’un ont été victimes du faux monnayage au Burundi. Le commissariat de la Police judiciaire indique qu’il enregistre jour pour jour de telles victimes. Ces gens déclarent qu’ils ont reçu la fausse monnaie soit par des escrocs, soit par le glissage dans les vrais billets. L’éradication de ce fléau revient à la prise de conscience de tous les intervenants dans la chaîne pénale. 

 

Le faux monnayage n’est pas une simple infraction. C’est un crime  susceptible d’affaiblir toute l’économie d’un pays. D’après le commissaire général de la Police judiciaire, OPC1 Bertin Gahungu, le faux monnayage ne vise pas l’individu. D’un côté, il vise le haut niveau de l’économie du pays. Les véritables auteurs sont les Etats qui attaquent d’autres Etats en introduisant de la fausse monnaie pour dévaloriser la monnaie des Etats visés afin de paralyser leurs économies, a-t-il indiqué à la rédaction du quotidien Le Renouveau le lundi 24 juin 2019. D’un autre côté, le faux monnayage est utilisé  par les systèmes de renseignement de  l’ennemi pour opèrer de grandes opérations dans un Etat donné. L’interlocuteur a signalé que l’ennemi injecte  la fausse monnaie en la donnant à ses agents pour pouvoir réaliser beaucoup d’activités à moindre coup. Dans les deux cas, c’est l’économie en général de ce pays qui est déstabilisée. Au Burundi, le commissaire général Gahungu a fait remarquer que les faux monnayeurs sont connus car ce sont les mêmes visages qui vont et reviennent. L’’éradication de ce fléau revient à la prise de conscience. Il a fait savoir que ceux qui pratiquent le faux monnayage, soit par imprimante ou par dessin, le font sans savoir que c’est une infraction extrêmement dangereuse. Il a précisé que même les gestionnaires de dossiers de faux monnayeurs n’évaluent pas à quel niveau celui-ci est dangereux pour la République. Pour l’OPC1 Gahungu, étant donné que le législateur a mis en place tout le matériel nécessaire pour éradiquer ce crime économique, c’est une question d’éducation de différents intervenants dans la chaîne pénale afin que les délinquants subissent des sanctions sévères y relatives. « Compte-tenu de la gravité du crime, c’est une question de prise de conscience des gestionnaires des dossiers car le Code pénal est clair sur la répression. Si la Police parvient à les appréhender, les traduire devant la justice et qu’on les revoit en circulation dans une semaine cela signifie qu’il y a quelque part un problème de prise de conscience de la gravité de ce crime», a-t-il réitéré. 

Ce crime est sévèrement réprimé par le législateur burundais

En effet, l’article 343 du Code pénal en vigueur stipule que sont punis d’une servitude pénale de cinq à vingt ans et d’une amende de cinq cents mille à un million  de francs burundais, ceux qui ont contrefait ou frauduleusement altéré ou falsifié des monnaies métalliques ou des billets au porteur ayant cours légal au Burundi ou à l’étranger, et ceux qui ont introduit ou émis sur le territoire du Burundi des monnaies ou billets au porteur contrefaits, falsifiés ou frauduleusement altérés. Au Burundi, le champ d’application de ce crime se trouve dans les articles 343 à 347 du Code susmentionné.Pour expliciteer la gravité de ce crime, il a précisé comment ledit crime est géré ailleurs. En France, a expliqué le commissaire général, avant l’abolition de la peine capitale, ceux qui étaient surpris en train de fabriquer la fausse monnaie étaient punis de la privation de leurs yeux. Après avoir constaté qu’ils deviennent une charge pour la société du fait qu’ils devenaient des mendiants, le législateur a décidé d’appliquer la peine capitale aux faux monnayeurs.

Vincent Mbonihankuye

 

CGPJ> Clin d’œil sur les billets noirs

L’argent sort des usines spécialisées en état normal d’utilisation

 

DSC04143Ces derniers jours, beaucoup de Burundais ne cessent d’être victimes de l’escroquerie à base des billets noirs. Les escrocs disent aux victimes qu’il existe un produit à acheter pour laver ceux-ci pour devenir de l’argent utilisable. Le commissaire général de la Police judiciaire fait un clin d’œil d’être prudent par rapport à ce genre de crime. Selon lui,  le billet de la banque  sort des usines spécialisées en état normal d’utilisation. 

 

Dans un entretien du mardi 26 juin 2019 avec la rédaction du quotidien « Le Renouveau », le commissaire général de la Police judiciaire, OPC 1, Bertin Gahungu, a indiqué que la Police judicaire reçoit de tels cas régulièrement. Il a signalé que ces billets noirs sont empaquetés dans des paquets sur lesquels est dessinée l’étiquette  des billets de dollars, euros ou autres devises et sont sous forme d’être lavés.  D’après lui, ces billets noirs sont de simples papiers blancs sur lesquels on met le sucre d’amidon et deviennent noirs. Il a signalé que les escrocs demandent à la victime de donner un tel montant en termes de milliers de dollars pour acheter le produit à utiliser pour les laver. Après avoir donné le montant demandé à l’avance, les criminels disparaissent et ne répondent plus aux appels à la victime. Si on y met l’eau de javelle, il a mentionné que l’amidon disparaît tout de suite et la victime reste avec le simple papier blanc.  L’OPC 1 Gahungu précisé d’ores et déjà qu’il faut que la population comprenne que l’argent est fabriqué avec plusieurs mesures de sûreté afin que les billets soient difficilement falsifiables. « Il est fabriqué par des usines rares et hautement spécialisées en la matière et ne font jamais sortir des billets qui sont noirs. Le billet de la banque ou l’argent est obtenu grâce à la transformation des déchets de coton. Il n’existe pas d’autres produits à mettre sur le papier de telle ou telle autre couleur pour qu’il devienne l’argent. L’argent sort de ces usines en état normal d’utilisation », a-t-il expliqué. 

Le commissariat général souhaite en finir avec ce crime

« Qu’ils soient les francs burundais, les euros, les dollars, les yuan, etc…, ils sortent en état d’utilisation et de circulation normale. Il a invité toute la population à alerter la Police judicaire une fois contactée par ce genre de criminels. « Si quelqu’un, qu’il soit Burundais ou pas résident sur le territoire national, constate des gens leur disant qu’ils ont de l’argent à laver, il faut sans attendre appeler la police. Ce sont des trucs du billet noir », a-t-il insisté. Avec ce clin d’œil, l’OPC 1 Gahungu a déclaré que le commissariat général de la Police judiciaire souhaite qu’il ne reçoive plus de plainte des victimes qui subissent une telle escroquerie.

VINCENT MBONIHANKUYE

 
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