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Entretien> Avec le chargé du Service clientèle de l’association « Umwizigirwa »

« Umwizigirwa »Les gardes-malades ont une mission à remplir

 

DSCI6179Pour lutter contre les violences domestiques et offrir le droit d’opinion aux travailleurs domestiques, l’association « Umwizigirwa » offre des services sociaux aux personnes nécessiteuses concernant notamment la garde des enfants, l’entretien des jardins, la garde des malades, la veille sur les maisons et la préparation des repas. Elle offre aussi des formations à ses membres. 

 

L’association « Umwizigirwa »  est une association à caractère social. Elle a commencé ses activités en 2013 avec quelques membres et, avec le temps, l’effectif a augmenté progressivement. Aujourd’hui, quatre mille (4 000) personnes en sont membres, venant de différentes régions. Elle a le siège à Bujumbura dans la galerie les Arcades, mais elle a aussi des agences à Mutakura et à Kanyosha. Dans ces agences, il y a des centres de formation pour les membres.Pour Martin Ndihokubwayo, chargé du Service clientèle de l’association, l’association accueille des individus venant de tous les coins du pays, et ayant différents comportements. «Nous devons essayer de les mettre ensemble et discuter  sur différents points qui vont les occuper, sur comment se comporter au travail. Généralement, ils reçoivent une formation de base qui va les aider dans leur travail ». Concernant les gardes-malades, l’association doit d’abord s’assurer de l’état du malade avant de désigner le garde-malade.  Les talents sont différents, mais aussi l’humeur. Le garde-malade doit être une personne patiente qui peut comprendre la personne à assister d’autant plus que ces personnes sont le plus souvent impulsives.  Les gardes-malades ne doivent pas se comporter comme n’importe quel travailleur domestique. Ils ont une mission délicate qu’ils  doivent  remplir. Ce sont les propos d’un employeur qui a un malade. Des fois, des gardes-malades se confondent avec de simples travailleurs domestiques. « A ce moment nous som-mes obligés de les renvoyer car le malade a tout le temps besoin de son garde-malade», ajoute-il. Si l’on prend l’initiative de chercher un garde-malade, c’est qu’on en a besoin. «C’est pourquoi je demande aux chefs de l’association de sensibiliser leurs membres pour se distinguer des autres travailleurs domestiques », précise M. Ndihokubwayo.Le chef du Service clientèle de l’association « Umwizigirwa »  demande à l’Etat, qu’en cas de litige, de fournir des avocats à leurs membres, car, des fois, la priorité est donnée à l’employeur plutôt qu’à l’employé. Il a aussi demandé le concours des organisations internationales qui  le peuvent  en cas de violence domestique des employés.

Aline Nshimirimana

 

SECURITE ROUTIERE> Le non respect de la distance de sécurité requise pour un véhicule roulant derrière un autre

La police devrait ramener à l’ordre les récalcitrants

 

DSC 0415Le Code de la route est clair sur la distance de sécurité requise pour un véhicule circulant derrière un autre. Il reviendrait aux conducteurs de bien l’estimer  en vue d’éviter tout risque d’accident. Quand on sait qu’il existe des conducteurs de véhicules qui freinent ou s’arrêtent brusquement. Sinon, il serait mieux de se référer aux articles 319, 322 et 327 du Code de la route.     

 

La plupart des conducteurs de véhicules ne respectent pas la distance de sécurité suffisante pour pouvoir éviter une collision en cas de ralentissement brusque ou d’arrêt subit des véhicules  qui précèdent d’autres.  Le quotidien « Le Renouveau » l’a dernièrement observé lorsqu’il était le long de certaines artères de la municipalité de Bujumbura. Pourtant, quelques articles de la loi no 1/ 26 du 23 Novembre 2012 portant Code de la circulation routière est bien précis. Il s’agit particulièrement des articles 319, 322 et 327. En effet, l’article 319 stipule que      «Tout conducteur doit régler sa vitesse dans la mesure requise par la disposition des lieux, leur encombrement, le champ de visibilité, l’état de la route et du véhicule, pour qu’elle ne puisse être ni une cause d’accident, ni une gêne pour la circulation. Il doit en toutes circonstances pouvoir s’arrêter devant un obstacle prévisible». L’article 322 retient que « le conducteur d’un véhicule circulant derrière un autre véhicule doit laisser libre, derrière celui-ci, une distance de sécurité suffisante pour pouvoir éviter une collision en cas de ralentissement brusque ou d’arrêt subit du véhicule qui le précède. Cette distance est d’autant plus grande que la vitesse est plus élevée ». L’article 327 porte, quant à lui, sur « les véhicules exploitant le transport rémunéré des personnes qui ne peuvent dépasser la vitesse de 40 km/h en zone urbaine et 70 km/ h en zone interurbaine.Le constat est que bon nombre de véhicules violent ces dispositions. Mais il reste à savoir s’ils le font par ignorance ou par entêtement.  Le moins que l’on puisse dire est qu’il faut estimer la distance de sécurité suffisante pour plus de prudence au volant.

MASTA SHABANI 

 

PROVINCE DE NGOZI> Accueil des réfugiés adeptes d’ Eusébie par le gouverneur

Cinq cent dix-sept personnes ont été accueillies sur la frontière burundo rwandaise

 

DSC05564Le gouverneur de la province de Ngozi, Albert Nduwimana, en collaboration avec les services de l’ordre et de la sécurité  a accueilli, le lundi 2 avril 2018, cinq cent dix-sept (517) réfugiés adeptes d’Eusébie en provenance de la République du Rwanda, après un mois de demande d’asile. Et  le refus de l’enregistrement biométrique de ces réfugiés fait partie de l’un des motifs de retour  dans leur pays natal.

 

Après avoir été déposés par les véhicules rwandais à la frontière burundo-rwandaise appelée communément Kanyaru haut, en province de Ngozi, le gouverneur de la dite province, en compagnie  des responsables des  services de l’ordre et de sécurité de cette province, a directement mis à leur disposition des véhicules qui vont  les acheminer au chef-lieu de la zone Mparamirundi en commune Busiga de la  province  de Ngozi afin de les enregistrer sur les listes suivant leurs provinces d’origine. Interrogés par la rédaction du journal Le Renouveau sur le principal motif de retour dans le pays, ils ont informé  que plusieurs motifs font l’objet de leur retour.   En premier  lieu, ils ont indiqué que dès leur arrivée au Rwanda, les autorités de ce pays leur ont demandé  de se faire tous enregistrer biométriquement. « Ce  qui est totalement contraire à leur croyance », ont-ils précisé. 

« Certains jeunes hommes et garçons  d’entre nous ont été sélectionnés pour les faire entre dans des rébellions »  

En deuxième lieu, ils ont évoqué un gros problème qui était  relatif à la sélection parmi eux, de jeunes garçons et hommes encore très forts, les obligeant d’entrer dans des rébellions afin qu’ils puissent revenir au Burundi combattre pour leur pays. « Et jusqu’aujourd’hui,  personne d’entre nous ne sait où les autorités du Rwanda ont emmené  nos jeunes enfants et jeunes gens», a affirmé l’une de nos interlocuteurs. Pour terminer, elle a demandé avec insistance au gouvernement du Burundi de voir comment il peut échanger avec celui du Rwanda afin que leurs époux et enfants puissent revenir dans leur pays natal.

« Leur sécurité sera bien assurée et respectée au niveau de leurs domiciles respectifs » 

Quant à Albert Nduwimana, gouverneur de la province de Ngozi, il leur a d’abord souhaité la bienvenue dans leur pays natal pour qu’ils puissent aider leurs confrères à développer le pays. M. Nduwimana a ensuite informé qu’on est en train de les enregistrer  suivant leurs provinces respectives, et que par la suite, il contactera les autres gouverneurs pour qu’ils puissent chacun venir récupérer les ressortissants  de la province dont il est responsable. De plus, le gouverneur de Ngozi  les a tous rassurés que leur sécurité sera bien assurée quand ils arriveront dans leurs domiciles. Il a profité de cette occasion pour demander   à leurs voisins de  bien les accueillir pour qu’ils se sentent à l’aise, mais également les aider à satisfaire certains besoins et surtout dans la réhabilitation de leurs maisons  pour ceux qui les trouveront déjà démolies.


« Des mesures pourront prochainement être prises pour une nouvelle intégration sociale »

Tenant compte des années qu’ils ont passées  en exil ainsi que les différentes mauvaises situations qu’ils ont vécues, les journalistes ont cherché à savoir ce que prévoit  le gouvernement  burundais pour les aider à une meilleure intégration dans la société. M. Nduwimana a mentionné que c’est d’abord le moment  de les accueillir, mais que des rencontres pourront prochainement être organisées dans les Eglises, les associations etc. afin qu’ils s’intègrent facilement dans la société. M.  Nduwimana a terminé son propos en demandant à ces réfugiés d’être tranquilles dans leurs ménages respectifs et de travailler en synergie avec les autorités locales ainsi que les comités mixtes de sécurité pour maintenir ensemble la paix et la sécurité Signalons que selon les informations reçues de la part, de la direction générale du Rapatriement et de réintégration des  réfugiés, 2 511 réfugiés sont rentrés en deux jours, à savoir 1 604 réfugiés sont entrés par la frontière de Gasenyi en province de Kirundo, 517 par la frontière de Kanyaru en province de Ngozi et  390 par la frontière  de Ruhwa en province de Cibitoke.
Avit Ndayiragije

 

MESSE PASCALE> Sa célébration à la paroisse de Nyakabiga

« Se vêtir d’un nouveau corps qui est Christ en enterrant dans son tombeau les anciens mauvais comportements »

 

DSC01339Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, s’est joint aux  chrétiens de la paroisse Saint Sauveur de Nyakabiga dans la messe pascale de ce dimanche 1er avril 2018. L’abbé Arcade Nitunga de ladite paroisse a invité les chrétiens d’enterrer dans le tombeau du Christ les anciens mauvais comportements afin de se vêtir d’un nouveau corps qui est Christ.  

 

La messe a commencé par les chants et les danses manifestant la victoire de Jésus Christ et se résurrection d’entre les morts. Beaucoup de chrétiens ont assisté massivement à cette  messe de sorte que les places de l’intérieur du temple ont été insuffisantes pour occuper la cour de la paroisse. Dans son homélie, l’abbé Arcade Nitunga s’est basé sur la parole de Dieu se trouvant dans Jean 20, 1-9 pour expliquer aux chrétiens que Jésus Christ est vivant.   Abbé Nitunga a informé que Jésus est mort sur la croix à cause des péchés des personnes. Il  est ressuscité d’entre les morts  parce qu’Il était Dieu, pas homme.  Il a fait savoir aux chrétiens que le jour de Pâques est au-dessus des autres car Dieu a dit aux Juifs de faire de ce jour supérieur aux autres. Dans un calme mêlé de peur de ce qu’ils venaient voir, Sa mort sur la croix, a indiqué Abbé Nitunga, les disciples de Jésus Christ n’avaient rien à dire et ils se demandaient ce qu’ils allaient devenir. Ils s’accusaient de ne rien faire pour combattre ses ennemis, l’ont laissé seul et l’on trahi. Le jour de résurrection  du fils unique de Dieu vient  les tirer de la peur, de leur ouvrir les yeux pour se rappeler qu’Il devait ressusciter d’entre les morts et d’annoncer la Bonne nouvelle que Jésus Christ est vivant.Que le comportement qu’a manifesté Marie de Magdala en se rendant au tombeau pour rendre hommage à celui qui l’a aimée et qui est mort pour elle, a dit abbé Nitunga, apprenne aux chrétiens de respecter les êtres humains quand ils sont vivants et morts. Selon lui, il est regrettable de célébrer Pâques quand il y a encore des morts victimes de l’injustice. Il a ainsi interpellé les chrétiens  de ’affectionner des choses d'en haut, et non de celles qui sont sur la terre.Que l’amour de Dieu pousse les chrétiens à vaincre la peur pour  se lever afin de lutter pour la dignité et  la justice au lieu d’être comme certains disciples de Jésus Christ qui ont fui pendant les dures épreuves. Il a invité les chrétiens d’enterrer dans le tombeau du Christ les anciens mauvais comportements afin de se vêtir d’un nouveau corps qui est Christ. A cette fin, a-t-il dit, les chrétiens ressuscitent avec Christ et cherchent les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.  Après la messe, le Premier vice-président de la République a effectué une marche où il s’est dirigé vers la 9e avenue de la zone Bwiza en passant par l’avenue de la Jeunesse. Il  saluait la population et lui souhaitait une bonne fêtzéchiel.

Ezéchiel Misigaro

 
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