Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Commune Ntahangwa > Entretien avec le chef de zone

Les jeunes de la zone urbaine de Cibitoke cohabitent pacifiquement

 

DSC03029Deux ans après le mouvement insurrectionnels de l’an 2015, les jeunes de la zone urbaine de Cibitoke cohabitent pacifiquement. Cela grâce aux séances d’encadrement et de moralisation qui leur sont souvent réservées.

 

La zone urbaine de Cibitoke de la commune Ntahangwa dans la municipalité de Bujumbura est l’une des plus connues à cause du mouvement insurrectionnel qui a secoué la capitale Bujumbura en 2015 depuis le 26 avril. Dans le but de constater où l’on en est actuellement après que les jeunes de Mutakura ont été pointés du doigt comme risque potentiel d’insécurité dans le quartier 9 de Ngagara, lors d’une réunion de sécurité du maire de la ville à Kamenge le 5 mai 2017, le Renouveau s’est dernièrement rendu à Cibitoke et s’est entretenu avec le chef de zone, Félix Nsabimana.
Selon M. Nsabimana, après des investigations conjointes avec la police, l’on a constaté que c’était un mensonge grossier et affirme fermement que les jeunes de sa zone sont calmes et cohabitent pacifiquement sans distinction de leurs appartenances politiques. « Appuyées par des ONG tant locales qu’internationales, des activités qui rassemblent les jeunes qui avaient fui et ceux qui étaient restés sont constamment organisées pour renouer le tissus social qui s’était déchiré. C’est le cas notamment des activités sportives et culturelles, des travaux d’hygiène, etc. A ce que nous remarquons, nos jeunes s’entendent et se comprennent dans leurs diversité politico-ethnique», dit-il.

Des stratégies pour éviter la manipulation ultérieure des jeunes de Cibitoke

Le chef de zone, Félix Nsabimana, souligne également qu’afin d’éviter que ces jeunes ne soient encore une fois trompés par certains politiciens pour leurs propres intérêts, plusieurs stratégies sont déjà arrêtées. « Nous avons déjà mis en place le conseil des jeunes de la zone Cibitoke grâce au CDFC. Nous nous approchons d’eux et organisons beaucoup de réunions à leur endroit. Nous essayons de les sensibiliser à se regrouper en associations et nous faisons notre mieux pour trouver des organismes qui peuvent les accompagner. A l’heure où je vous parle, beaucoup de jeunes sont dans des associations d’épargne et de crédit mutuelles. Je ne doute pas que le revenu qu’ils y trouvent, si maigre soit-ils, les rend stables. Ils ne seront pas facilement dupés par des politiciens de mauvaise foi », a-t-il conclu.
Jean Bosco Nkunzimana
(stagiaire)

 

COMIBU> Remise du don par le Premier Vice-président de la République

Pour soutenir les musulmans au cours de ce mois de Ramadhan

 

DSC 5027Le Premier vice-président de la République du Buruni, Gaston Sindimwo, a effectué, le jeudi 1er juin 2017, une visite en zone Nyakabiga dans la commune urbaine de Mukaza. Il s’agissait de remettre à la Communauté islamique du Burundi (COMIBU) un don de riz et de sucre envoyé par le chef de l’Etat à la Communauté musulmane de la ville de Bujumbura en cette période de Ramadhan. Tous les intervenants ont salué ce geste humanitaire du président de la République et se sont engagés à prier pour le Burundi au cours de leur prière du soir.

 

Selon le Premier vice-président de la République, ce don est un geste humanitaire de solidarité car le Burundi connait un gouvernement d’union nationale où tous les Burundais doivent se sentir dedans sans discrimination. « C’est pourquoi aujourd’hui nous faisons une descente pour remettre cette aide aux musulmans qui est un don donné par le président de la République en vue de montrer que tous les Burundais doivent être unis ». Dans la mesure où les musulmans se trouvent en période de carême, M. Sindimwo a indiqué que cette aide vient à point nommé pour montrer que le gouvernement est auprès d’eux afin qu’ils puissent terminer le mois de Ramadhan dans la gaieté.
M. Sindimwo s’est aussi réjoui du fait que les différentes églises du Burundi sont unies malgré leur diversité contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où les fidèles de différentes confessions religieuses s’entretuent de temps en temps. Ainsi, les musulmans ont été demandés, au cours de ce mois de Ramadhan, de prier pour les autorités et pour le Burundi afin que la paix qui règne aujourd’hui sur tout le territoire burundais ne soit pas perturbée.
De son côté, le représentant légal de la communauté musulmane du Burundi, Sheikh Sadiki Kadjandi, a vivement remercié le président de la République pour ce geste humanitaire envers la communauté musulmane de Bujumbura. Au nom de tous les musulmans, il a apprécié les efforts fournis par le chef de l’Etat et son gouvernement pour le renforcement de la paix et de l’unité du peuple burundais. Ils se sont ainsi engagés à prier pour le pays, surtout au cours de leur prière du soir, afin que cette paix et cette unité entre les Burundais soient toujours renforcées.
Astère NDUWAMUNGU



 

Femmes musulmanes> La «burqa», longue robe avec voile

On en parle de plus en plus partout dans le monde

 

burqaA l’origine, certaines études ont témoigné des complexes infligés aux musulmanes par des hommes extrémistes qui disent les protéger lorsqu’ils exigent de leur part de se couvrir afin de préserver leur beauté.

 

Lorsque la question leur est posée, certaines femmes disent respecter simplement la culture. En effet, le voile devait à la base couvrir uniquement les cheveux car il paraît que c’est un signe de beauté qu’il faudrait préserver.
Comme pour tout le reste, le port du voile a évolué durant ces dernières années. C’est presque devenu une mode de porter la «burqa» pour une femme musulmane. « L’on pourrait croire qu’il s’agirait d’une tendance, car toutes ne sont pas vraiment conscientes du message qu’elles renvoient », s’est exclamé O. N. Il a d’ailleurs ajouté éprouver de la méfiance à l’égard de ces dernières. C’est le cas de plusieurs autres personnes. Une maman dit devoir consoler ses enfants à chaque fois dans la rue lorsqu’ils passent près d’une femme voilée. Comment en vouloir à ces enfants? Ils ne sont pas encore en âge de comprendre, alors ils sont effrayés par tout ce qui paraît étrange.
Aussi, d’autres interrogations émergent de ceci. D’après des hypothèses autour desquelles la «burqa» serait portée afin d’éviter de séduire d’autres hommes, car seul le mari d’une femme devrait apprécier sa beauté, l’on pourrait donner raison à l’adultère, aux viols… Cela est absolument absurde. Ainsi, des personnes externes à cette culture sont intriguées quant à la raison principale du port du voile. «A quoi ça rime réellement ?», propos tenus par I. I. qui se demande comment avec un voile, la lutte pour l’égalité des genres pourrait être prise au sérieux. Si jamais des progrès ont été pris en compte, il reste néanmoins un long chemin à faire. Il faudrait que toutes les catégories de femmes fassent la lutte main dans la main. Pas de religion, ni de race, pas de classe sociale, juste des femmes. Il s’agit du souhait de plusieurs jeunes filles qui ne demandent qu’à être guidées par des femmes fortes et exemplaires.
La «burqa» fait à présent partie de l’identité d’une musulmane. Ainsi, lorsque tout est pris en compte, ceci n’est pas une mauvaise chose. Alors, pour le juste milieu, l’idéal serait de porter juste un voile pour les cheveux par exemple.

Grâce Marie Inamahoro
(stagiaire)

 

EGLISE CATHOLIQUE> La fête de Pentecôte

Elle rappelle aux chrétiens la descente du Saint Esprit sur les apôtres

 

IMG 3231La fête de Pentecôte se célèbre cinquante jours après la résurrection du Seigneur. Elle rappelle aux chrétiens la descente du Saint Esprit sur les apôtres. Le comportement des fidèles, c’est de toujours avoir l’esprit d’humilité en se rappelant qu’ils ne peuvent rien faire sans cette force, sans la grâce, sans charisme donné par le Saint Esprit.

 

Dans un entretien que l’Abbé Casimir Nkengurutse, Aumônier des mouvements d’action catholique et des groupes de prière à la paroisse Saint Michel, a accordé à la rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau, il a indiqué que, dans Pentecôte, il y a le mot « penta » qui signifie cinquante. Pentecôte signifie alors les cinquante jours que dure la période pascale qu’on appelle cinquantaine pascale. C’est une fête alors qui se célèbre cinquante jours après la résurrection du Seigneur. Avant de célébrer cette fête, il y a la fête d’Ascension qui se célèbre au quarantième jour après la résurrection du Seigneur qui signifie la montée de Jésus au ciel.
« Avec cette montée, Jésus a promis qu’il doit envoyer l’Esprit Saint aux apôtres. Il a ordonné qu’ils restent en Galilée en ville en attendant la force du Saint Esprit qui va fortifier ses disciples pour qu’ils aillent proclamer la bonne nouvelle et afin qu’ils deviennent des vrais témoins de la résurrection du Seigneur. Cette fête rappelle aux chrétiens la descente du Saint Esprit sur les apôtres. Quand Jésus a promis aux apôtres le Saint Esprit, le Paraclet, il a ordonné qu’ils restent là- bas. Ils sont allés en Galilée dans la maison en étage où ils sont restés pendant dix jours. Ces derniers s’ajoutent aux quarante jours et font cinquante jours. Au cinquantième jour, lorsqu’ils étaient ensemble, ils ont vu des miracles, le Saint Esprit qui descendait sous forme de flammes et ils ont commencé à parler en langues. Après cet événement, ils ont commencé à enseigner partout en Galilée, à Jérusalem jusqu’aux extrémités de la Terre comme c’était ordonné par Jésus », a précisé Abbé Nkengurutse.

Prier avec Marie et en union avec toute l’Eglise

Abbé Nkengurutse a fait savoir que la fête de Pentecôte n’a pas été célébrée directement après la résurrection du Seigneur ni même après l’arrivée du Saint Esprit. Mais c’est juste après longtemps au quatrième siècle à Rome. Avant, la veille de Pentecôte, ils célébraient des sacrements d’initiation qui aidaient les chrétiens, les baptisés à entrer réellement dans la vie de chrétiens, de fidèles. Mais on a vu qu’il y a nécessité de rappeler aux chrétiens cet événement qui a eu lieu, donc l’avènement du Saint Esprit aux apôtres, c’est là où on avait commencé à célébrer la fête de Pentecôte comme solennité de Pâques.
«Les apôtres quand ils étaient à Jérusalem, ils étaient avec la vierge Marie, mère de Jésus. Ils étaient dans la maison, ils priaient ensemble en attendant l’arrivée du Saint Esprit. Aujourd’hui, on peut dire aux chrétiens qui se préparent à la fête de Pentecôte d’être toujours avec la vierge Marie, de prier avec Marie et en union avec toute l’Eglise, toujours en se rappelant qu’ils ne peuvent rien faire sans cette force du Saint Esprit. Le comportement des fidèles, c’est de toujours avoir l’esprit d’humilité en se rappelant qu’ils ne peuvent rien faire sans cette force, sans la grâce, sans le charisme donné par le Saint Esprit. Il faut toujours prier avec Marie et en union avec l’Eglise en attendant l’arrivée du Saint Esprit, l’arrivée du paraclet, la force de Dieu qui vient nous aider à témoigner, à être des vrais témoins de la résurrection du Seigneur », a dit l’abbé Nkengurutse.

Emelyne Iradukunda

 
Ouvrir