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COUR ANTI-CORRUPTION ET SON PARQUET GÉNÉRAL> Présentation du bilan décennal de 2007 à 2017

« Les résultats que vous avez atteints sont remarquables »

00aab1La Cour anti-corruption et le parquet général près de la cour anti-corruption ont présenté le bilan décennal des activités du 5 novembre 2007 au 5 novembre 2017, le vendredi 22 décembre 2017. Le secrétaire permanent au ministère de la Justice et garde des sceaux les a félicités, car les résultats qu’ils ont atteints sont remarquables et les a invités à redoubler d’efforts.


Le secrétaire permanent au ministère de la Justice et garde des sceaux, Arcade Harerimana introduisant les activités de présentation du bilan de dix années de la  Cour anticorruption et son parquet général, a souligné que depuis l’opérationnalisation des institutions de lutte contre la corruption et les infractions connexes, la société burundaise a toujours eu la préoccupation légitime et citoyenne de savoir l’impact du cadre institutionnel légal de cette lutte dans la consolidation de la paix et le développement inclusif dans la communauté burundaise. « Cette soif va être assouvie aujourd’hui, nous l’espérons», a-t-il dit.


Les deux instances progressent quantitativement et qualitativement

 La présentation conjointe du président de la Cour anti-corruption, Elie Manirafasha, et du procureur général près la Cour anti-corruption, Pierre Claver Miburo, a montré que, durant ces dix dernières années, les deux institutions ont connu des défis et opportunités. Ils ont souligné que durant cette période, la Cour a jugé près de 90% des affaires inscrites et le parquet a traité près de 95% de cas des dossiers répressifs. Ils ont également exécuté 20% des affaires jugées au fond pour la Cour et 34% de ces cas des condamnés ont interjeté appel. La Cour a exécuté pénalement 73% de cas des dossiers prévus à cet effet, procédant au recouvrement de plus de 2,89 milliards de FBu, un montant dépassant le budget annuel alloué à ces deux instances. « A partir de cela, nous pouvons affirmer que le rendement de ces instances progresse quantitativement et qualitativement au fil des années et il devient par conséquent satisfaisant», a indiqué M. Miburo. L’une des perspectives d’avenir est de faire des descentes pour siéger en dehors de la capitale et ainsi résoudre le problème de déplacement des témoins les moins nantis. Les participants ont suggéré l’amélioration du cadre légal pour réprimer la grande criminalité. Le secrétaire permanent au ministère de la Justice et garde des sceaux a expliqué que la procédure est déjà engagée, mais que la chaîne pénale anti-corruption est un mécanisme suffisamment complet qui fait ses preuves sur terrain.


Les résultats atteints sont satisfaisants 

 Le secrétaire permanent au ministère de la Justice et garde des sceaux a salué la présentation, car elle était riche et complète. « Nous avions une impression positive de vos réalisations, mais elle restait quel que peu vague. Elle vient de se préciser durant cette présentation. En nous dessinant le tableau réel de vos réalisations, nous nous sommes rendu compte que vous avez atteint plus de résultats que ce que nous pensions», a indiqué M. Harerimana. Il a précisé que la politique sectoriele du ministère de la Justice 2016-2020 s’est donné pour objectif de juguler entre autres le phénomène de corruption. Selon lui, une rapide analyse  comparative des réalisations en chiffres affiche une évolution substantielle des activités et des résultats atteints par la Cour anti-corruption et son parquet général. « Nous avons noté que la quasi-totalité des affaires jugées par la Cour anti-corruption sont introduites au second degré pour appel à la Cour suprême. Les criminels sont réticents de payer à la première condamnation. Ainsi, les dossiers en appel affichent des montants en jeu de vingt trois milliards cent soixante six millions quatre-vingt mille neuf cent deux francs burundais auxquels on ajoute d’autres biens non monétaires», a-t-il dit. Il a encouragé la Cour anti-corruption et son parquet général à poursuivre les objectifs qu’ils se sont fixés. « Aujourd’hui vous avez encore plus de maîtrise de votre travail qu’il y a dix ans. Nous avons envie de vous demander encore plus parce que vous le pouvez. Nous vous invitons à vous dépenser encore plus et en revanche nous vous assurons de notre soutien», a souligné M. Harerimna.  

Le législateur n’a pas bien définil’enrichissement illicite 

Les activités ont été clôturées par une conférence de presse. Les journalistes ont voulu savoir ce que les instances de lutte contre la corruption sont en train de faire contre l’enrichissement illicite. « L’enrichissement illicite tel que défini par la loi anti-corruption de 2006, le législateur n’a pas bien défini ce qu’il faut entendre par l’enrichissement illicite et le texte que nous avons est dépourvu de la matérialité. Or, l’élément matériel qui est l’un des éléments constitutifs de l’infraction, manque dans le libellé de cette infraction. Cela fait que l’application de cet article devient impossible. Nous avons demandé que la loi anti-corruption soit révisée», a fait savoir Elie Manirafasha.         

Grâce-Divine Gahimbare

 

CROIX ROUGE DU BURUNDI> Assemblée générale ordinaire et élective

00aety1Adoption du nouveau plan stratégique 2018-2021, un des points à l’ordre du jour

Evaluer les actions du plan stratégique du mandat écoulé, l’adoption du nouveau plan stratégique 2018-2021, mettre en place un nouveau leadership, etc…, tels sont certains des points à l’ordre du jour de l’Assemblée générale ordinaire et élective de la Croix rouge du Burundi qui s’est tenue du 21-23 décembre 2017 au Centre de formation de Ngagara. 


La Croix rouge du Burundi  a organisé du jeudi 21 au samedi 23 décembre 2017 une Assemblée générale ordinaire et élective au centre de formation de Ngagara. A la fin des activités prévues pour la première journée, le Secrétaire général sortant de la Croix rouge du Burundi, Anselme Katiyunguruza, a indiqué que les trois jours de cette Assemblée générale, sont pleins d’activités. Il a signalé que cet organe va évaluer les actions du plan stratégique du mandat écoulé. Après, il a dit qu’il va suivre l’adoption du nouveau plan stratégique 2018-2021. Selon lui, le focus de ce dernier sera la promotion du ménage moderne. En effet, M. Katiyunguruza a renseigné que la Croix rouge du Burundi et ses partenaires ont compris que le véritable développement communautaire commence en famille. « Si le ménage parvient à maîtriser ses différentes formes de vulnérabilité, le Burundi aura un véritable développement communautaire », a-t-il réitéré.Le secrétaire général sortant de la Croix rouge du Burundi a ajouté que pendant ces trois jours, l’Assemblée générale reviendra sur la politique de la jeunesse sport pour voir comment promouvoir le droit international humanitaire aux jeunes scolaires et académiques. Il a signalé également que c’est l’occasion de mettre en place un nouveau leadership qui va guider les actions de l’organisation pendant les quatre ans à venir.

Accord spécifique sur l’approche ménage moderne

Dans son discours, le secrétaire permanent au ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale qui avait représenté le gouvernement du Burundi, Jean de Dieu Ndikumana, a invité tous les ministères du gouvernement burundais partenaires de la Croix rouge, de faciliter cette dernière dans l’accomplissement de sa mission. A cet effet, il a encouragé le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique qui a signé avec la Croix du Burundi un accord spécifique sur la mise en œuvre de l’approche ménage moderne. Il a rappelé que l’approche ménage moderne vise la transformation du Burundi à travers les actions de sensibilisation pour le changement de comportements. M. Ndikumana a incité les participants à prendre au sérieux l’objectif de ces assises car, selon lui, c’est le plan stratégique 2018-2021 qu’ils sont invités à adopter qui va déterminer les actions que la Croix rouge du Burundi va mener dans ces quatre à venir. Concernant la mise en place de nouveaux organes, il a renseigné que ce sont eux qui présideront à la destinée de la Croix rouge du Burundi. Etaient présents à ces assises, tous les représentants de la Croix rouge du Burundi jusqu’au niveau communal.

VINCENT MBONIHANKUYE

 

RELIGION CATHOLIQUE > L’esprit de la célébration de Noël

«C’est presque de l’inédit, cette année, nous sommes comblés !»

 0APSelon Désiré Ninahazimana, curé de la paroisse Saint Sauveur de Nyakabiga, Noël compte parmi les grandes fêtes les plus importantes qu’on appelle les solennités. Faut-il aller deux fois à la messe dimanche le 24 ? Est-il permis de communier deux fois en une journée?

Pour toutes ces questions notre interlocuteur a invité les fidèles à ne pas tomber dans la spéculation. « Dans cette fête de Noël qui va tomber lundi le 25 décembre 2017, nous allons d’abord célébrer la veillée de Noël et nous allons continuer le lendemain, à Noël. C’est une grande fête qui prend l’allure d’une fête de famille. On a de plus en plus découvert cette pensée que l’enfant Jésus, le Verbe de Dieu qui s’est fait chair, a choisi de naitre dans une famille, la Sainte famille de Nazareth. C’est pourquoi après la messe, il y a le prolongement de la célébration dans les familles. Seulement, il y a les familles qui inversent les choses en mettant tout leur paquet pour se préparer à cette célébration dans la famille et mettent en détriment leur préparation pour célébrer Noël dans un cœur disposé à recevoir le Christ qui vient vers les hommes», a dit Désiré Ninahazimana. Il a souligné que durant cette période, l’Eglise essaie d’accompagner les chrétiens en dispensant des enseignements et en administrant le sacrement de réconciliation. Il a souligné que la célébration de Noël n’est pas à considérer comme un anniversaire.

« On fête Noël dans la contemplation du mystère de l’Incarnation qui n’est pas quelque chose du passé mais qui continue, le Christ qui s’est fait Homme pour embrasser la vie des hommes. Il a maintenant soif d’être accueilli chez nous, d’embrasser notre vie. Quand on essaie de regarder au tour de nous, on se rend compte qu’il y a encore des personnes qui n’ont pas encore accueilli Jésus. Le mal qu’il y a encore dans la société, des gens qui font des plans pour faire du mal aux autres, pour emprisonner les autres injustement, les gens qui ne sont pas touchés par les misères des autres, les péchés de l’adultère, l’ivrognerie, tout cela sont des indications que le Christ n’est pas encore accueilli. Il y en a qui se laissent accaparer par d’autres choses et qui ne font pas attention à ce grand événement, je voudrais attirer leur attention, c’est le sommeil du péché, comme le dit la parole de Dieu», a-t-il déploré.    Quelques questions autour de la veillée   

   C’est une pratique dans l’Eglise depuis longtemps.

«L’enfant Jésus est né pendant la nuit à l’extérieur car la famille n’avait pas pu trouver une auberge. Il faut que nous puissions être à l’attente pour que l’heure de la naissance de Jésus nous trouve en attente. C’est dans cet esprit que nous célébrons la veillée de Noël», a expliqué le curé de la paroisse Nyakabiga. Il a souligné que la veillée est prévue à partir de 18 heures dans plusieurs paroisses mais que dans certains pays quand c’est possible, elle peut commencer après 22 heures jusque vers minuit. Selon la même source, si on se contente de la messe du 25 matin, il est déjà tard car l’enfant est déjà né. Il a fait savoir que la veillée de Noël est recommandée pour tous. Pour le cas de Noël de 2017 où le 24 décembre coïncide avec le dernier dimanche de l’Avant, notre interlocuteur a souligné que quelqu’un qui a été à la messe le matin est tenu d’aller à la messe de la veillée et qu’on peut communier dans les deux messes car il s’agit de deux événements différents. «La veillée, c’est pour fêter Noël dans la fraicheur de l’événement. Si tu veux récolter l’abondance des grâces de Noël, il ne faut pas rater la veillée. C’est dans la logique des relations d’amitié avec Dieu, on ne devait pas se laisser tomber dans la spéculation. On devait se réjouir, c’est de l’inédit presque! Cette année nous sommes comblés. Nous avons la possibilité de rencontrer Dieu le dimanche, le même jour le soir et le lendemain, comme c’est merveilleux !», a-t-il conclu.

Grâce-Divine Gahimbare

 

PMUSAB> Atelier d’échange sur la couverture sanitaire universelle

Voir comment l’assurance maladie obligatoire peut être mise en œuvre

00a20La plate-forme des acteurs des mutuelles de la santé au Burundi(PMUSAB) a organisé le vendredi 15 décembre 2017 un atelier d’échange sur le thème « La couverture sanitaire universelle de santé au Burundi est possible ». Le président du PMUSAB, Charles Nahimana, a indiqué que l’objectif visé par ledit atelier est d’échanger pour voir comment l’assurance maladie obligatoire peut être mise en œuvre. 


A la fin de l’atelier, le président de la PMUSAB, Charles Nahimana a indiqué que cet atelier a été organisé dans l’objectif de voir comment l’assurance maladie obligatoire peut être mise en œuvre pour une  couverture sanitaire universelle. Il a signalé que l’objectif visé par la PMUSAB est que toute la population burundaise soit couverte pour que celle-ci soit réellement universelle. Selon M. Nahimana, le PMUSAB a tout le dispositif sur terrain. En effet, il a mentionné que les mutuelles sont fonctionnelles jusqu’aux collines et peuvent accueillir les adhérents à tout moment. « Ces mutuelles disposent des mécanismes de conservation des cotisations et ceux de paiement de prestations. Il faut maintenant passer à des sensibilisations pour que tout burundais puisse épargner pour sa santé », a-t-il réitéré.M. Nahimana a rappelé qu’en cas de maladie, la victime dépense trop d’argent par rapport à celui qui a fait une prévoyance sanitaire. Ainsi, il a fait savoir qu’en cas de non prévoyance sanitaire,  le malade devient vulnérable. « La prévoyance en santé devrait être une priorité », a-t-il dit.


L’assurance maladie revêt un caractère volontaire, raison pour laquelle les adhérents sont moins nombreux

Le président du PMUSAB a invité le Gouvernement du Burundi à structurer cette prévoyance à ce qu’elle touche toute la société burundaise dans son ensemble. Sur l’inquiétude qui s’est posée selon laquelle le nombre d’adhérents aux différentes mutuelles est très limité alors que ces dernières couvrent la quasi-totalité du territoire, il a répondu que ce n’est pas un paradoxe. M. Nahimana s’est expliqué en disant que puisque les mutuelles de santé communautaire ne datent pas de longtemps, toute la population n’est pas au courant de leur existence. Il a ajouté que la société burundaise n’est pas aussi développée en matière de la culture de prévoyance sanitaire. Le caractère volontaire en matière d’assurance maladie est aussi une autre raison. Pour cela, le président de la PMUSAB a plaidé pour une assurance obligatoire.Les échanges de cet atelier avaient été précédé par trois exposés sur la présentation de la PMUSAB, la couverture sanitaire universelle de santé au Burundi et l’état des lieux de la couverture sanitaire universelle qui ont été présentés respectivement par le président du PMUSAB, Charles Nahimana, Dr Edouard Nkurunziza et Idesbald Nsabimana.


Vincent Mbonihankuye

 
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