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Chomage> Organisation des jeunes diplômés pour faire face

Se mettre ensemble et s’organiser autour de telle ou telle autre activité

 Actuellement, les lauréats des écoles secondaires sont si nombreux qu’ils  ne peuvent pas  décrocher tous du travail dans les services de l’Etat. Mais pour les plus courageux, il y a pas mal d’activités génératrices de revenus permettant  aux jeunes diplômés de faire face au chômage. Prosper  Ndihokubwayo, jeune humaniste, témoigne de son organisation dans un entretien avec le quotidien burundais  Le Renouveau.  

00azeComme le signale Prosper Ndihokubwayo, certains jeunes persévèrent dans le chômage par manque de zèle ou par défaillance.  Celui-ci a été diplômé il y a un an, mais il signale qu’il n’est pas  stressé par le manque du travail. C’est grâce au travail en équipe que lui et ses camarades  font  face au chômage. M.Ndihokubwayo fait savoir qu’il faut d’abord penser à se créer l’emploi en attendant d’être embauché par l’Etat. « Ayant fréquenté les humanités générales, j’étais sûr  que je ne pourrai pas trouver du travail de l’Etat après l’école secondaire, c’est pourquoi  la pensée me revenait souvent de me créer moi-même un emploi», dit l’interlocuteur.  Il ajoute qu’il avait déjà un projet au lendemain de la passation de l’examen d’Etat. « J’ai commencé avec un petit capital dans le commerce d’arachides grillés que j’achetais pour les vendre au détail», poursuit-il. 

Petit à petit, son capital a augmenté et il a changé de tactique. « Comme mon capital avait augmenté, j’ai pensé à acheter des arachides non grillés afin de les griller moi-même et les emballer », continue-t-il. Constatant que son activité est productive, M.Ndihokubwayo a pensé au travail en équipe pour étendre l’activité. « Quelques mois plus tard, j’ai appelé mes deux camarades qui exerçaient la même activité pour leur proposer de  travailler en équipe et ces derniers ont accepté », signale-t-il.  C’est ainsi qu’ils ont fondé une association de griller et emballer les arachides. « Nous avons construit un four approprié à la tâche et nous grillons une grande quantité aujourd’hui», fait savoir l’interlocuteur. Selon lui, qu’ils ne vendent plus au détail et les détaillants viennent s’approvisionner chez eux. Ces derniers atteignent un niveau  considérable d’autodéveloppement; et M.Ndihokubwayo se réjouit du fruit du  travail en équipe.M. Ndihokubwayo témoigne que l’union fait la force.  Il conseille les autres jeunes diplômés de se mettre ensemble et de s’organiser autour de telle ou telle autre activité pour faire face au chômage.

Eric Sabumukama

 

Municipalité de Bujumbura> Vente d’arachides grillés

C’est un métier qui fait vivre plus d’un

000abcdefLa rédaction du quotidien d’information Le Renouveau est passée dans les rues de la capitale Bujumbura pour se rendre compte de la façon dont se fait la vente d’arachides.La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau est passée dans les rues de la capitale Bujumbura pour se rendre compte de la façon dont se fait la vente d’arachides.

Les arachides sont très appréciées au Burundi. Elles sont consommées grillés ou crus et ces derniers temps, on peut les trouver à tous les coins de rues. Certains disent même qu’elles sont bonnes pour la santé. Les vendeurs d’arachides communément appelés« Kadogo» avec qui nous nous sommes entretenus ont fait savoir que ce métier fait vivre plus d’un ici à Bujumbura même ailleurs dans les autres villes du pays.Fabrice Nirera a indiqué qu’ il parvient à gagner sa vie et à avoir quelque chose pour s’acheter des habits. «Je me lève à 6h du matin pour commencer à griller mes arachides. C’est à partir de 11h que je me rends chaque jour sur terrain à pied avec un plateau métallique posé sur la main contenant les arachides et avec un petit sac sur le dos dans lequel je mets l’argent que je gagne.

Je fais le tour de presque toute la capitale Bujumbura à la recherche des clients dans les quartiers, les marchés et surtout dans des cabarets. Quelquefois la chance me sourit, je rentre à la maison après avoir épuisé tous les paquets, mais d’autres fois je ne trouve pas de clients. Heureusement, les arachides ne pourrissent même pas le lendemain je peux les vendre. Le problème est qu’elles ne gardent pas la même saveur» a, dit M. NireraMême si ces arachides sont appréciées par pas mal de gens, dans des cabarets, les clients se lamentent disant que ces Kadogo les gênent. Quelques fois quand ils font des réunions, les vendeurs d’arachides  se tiennent à côté disant «boss j’ai ici de bonnes arachides, vous pouvez acheter à un prix  minime ». Cela crée malheureusement une mésentente entre les clients et le propriétaire du cabaret, celui-ci décide par après de chasser ces vendeurs d’arachides. A côté du bâtiment abritant la Mutuelle de la Fonction publique, pendant les heures de midi ou 18 h quand les gens rentrent du travail, les conducteurs de voiture disent que ces vendeurs d’arachides les dérangent, ils les distraient, ce qui peut causer des accidents de roulage.

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA SOLIDARITE> Déclaration du ministre Martin Nivyabandi

Le gouvernement du Burundi s’est doté des politiques pour la protection des groupes vulnérables

0aajjjjjDes mesures ont été prises par le gouvernement du Burundi dans la protection des personnes âgées. Cela a été dit par le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, dans sa déclaration sortie le jeudi 27 septembre 2018 dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des personnes âgées, célébrée le 1er octobre de chaque année.  


Le ministre Nivyabandi a fait le point sur les mesures prises par le gouvernement du Burundi à l’endroit des personnes âgées. Il s’agit de la signature des conventions de partenariat avec les centres et associations œuvrant en faveur des personnes âgées avec comme corolaire l’octroi des subsides annuelles, le paiement des factures de l’eau et d’électricité et l’exonération des biens et services destinés à cette catégorie en provenance de l’étranger. Il s’agit, en outre, de la visite et de la distribution des vivres et non vivres à ces centres et associations ; l’assistance médicale aux personnes âgées vulnérables ainsi que la pension et la Carte mutuelle de la Fonction publique qui sont accordées aux retraités. 

Le Burundi s’est doté de la Politique nationale de protection sociale et de la Stratégie nationale

Aussi, a poursuivi le ministre Nivyabandi, au cours de l’année 2012, le gouvernement s’est doté de la Politique nationale de protection sociale et de la Stratégie nationale pour sa mise en œuvre qui est déjà en place, de même que le Fonds d’appui à la protection sociale « Faps ». Cette stratégie et ce fonds accordent une attention particulière aux groupes vulnérables en général et aux personnes âgées en particulier.Le pays vient aussi de se doter d’un Plan national de développement (2018-2027) et une attention particulière est accordée aux personnes âgées au niveau de l’orientation stratégique liée au développement du capital humain en ce qui est du volet « protection sociale ».En plus de l’étude de faisabilité pour les soins de santé gratuits au profit de toutes les personnes âgées qui a été commanditée par le gouvernement du Burundi, ce dernier a déjà aussi recommandé aux institutions de sécurité sociale de voir dans quelle mesure améliorer la pension liée à la retraite. Par ailleurs, la Congrégation des Frères Beneyozefu vient de mener une étude sur les besoins des personnes âgées dans quelques communes et le ministère attend l’issue de toutes ces réflexions.

Le gouvernement s’engage à ne ménager aucun effort

Malgré toutes ces mesures prises par le gouvernement du Burundi, le ministre Nivyabandi a indiqué qu’il y a des personnes âgées qui se trouvent encore dans des conditions très critiques et d’autres qui viennent d’être retirés de la rue. Pour toutes ces difficultés que rencontrent les personnes âgées, le gouvernement s’engage à ne ménager aucun effort dans la limite des moyens à sa disposition en vue de toujours leur prêter main forte. « Nous sommes convaincus que le premier remède viendra de cette solidarité locale qui a été lancée au mois de juillet de cette année », a précisé le ministre.Il convient de faire savoir que cette journée est célébrée dans la commune Giheta de la province de Gitega. A cette occasion, il est question d’appuyer les personnes âgées vulnérables identifiées et procéder également à la restitution de l’étude sur les besoins des personnes âgées réalisée par la Congrégation des Frères Beneyozefu avec le soutien de l’Organisation de la solidarité mondiale.

Eric Mbazumutima

 

ENTRETIEN> Avec une rôtisseuse

« Il n’y a pas d’activité exclusive aux hommes et celle destinée aux femmes »

 

DSC04235Actuellement, certaines femmes ont déjà compris qu’il n’y a pas d’activités réservées uniquement aux hommes ou aux femmes. C’est le cas d’une femme rôtisseuse dans un bistrot situé au quartier Muyaga, près du lycée municipal de Gasenyi. Elle a fait savoir qu’il n’y a plus d’activité exclusive pour les hommes et celle destinée aux femmes. 

 

Dans un entretien qu’elle a accordé à la rédaction du journal Le Renouveau le mercredi 26 septembre 2018, la rôtisseuse Aïcha Nicoyitungiye a fait savoir qu’elle a développé en lui l’esprit de rôtisseuse à bas âge.  « Auparavant, je ne me sentais pas à l’aise car tous les hommes me fixaient les yeux et je me cachais quelque part, a-t-elle dit. Mais avec le temps, mêlé au fait que je voyais qu’il y a un profit à propos de  la survie de la famille, j’ai été obligée d’aimer ce métier ».A la question de savoir quand elle a commencé à exercer ce métier, Mme Nicoyitungiye a fait entendre qu’il y a exactement onze ans. « Parmi les avantages que ce métier me procure, il y a le paiement des frais scolaires et l’achat des matériels scolaires pour les enfants, pour mes petits frères et sœurs, sans oublier le paiement du loyer ».Très tôt le matin, elle se rend à l’abattoir à la recherche de la chèvre la plus engraissée. Mme Nicoyitungiye lance un appel vibrant aux autres femmes qui croient que ce sont des hommes qui sont chargés de tout pour faire vivre la famille de lui emboîter le pas. Actuellement, il n’y a pas de travail réservé uniquement aux hommes et celui  destiné uniquement aux femmes. Pour Mme Nicoyitungiye, il faut que la femme travaille comme son mari afin d’apporter sa contribution pour la survie de la famille.A la question de savoir combien de jours dure une chèvre pour être consommée totalement, elle a indiqué qu’elle peut être achevée en une journée quand il y a une forte clientèle, surtout dans les premières dates du mois. Pour s’initier à ce métier, elle a commencé à vendre les boulettes et les saucissons devant le portail de leur habitation. Mme Nicoyitungiye a indiqué qu’elle a gagné la confiance des vendeurs de chèvres car elle les prend à crédit pour payer après la somme convenue. « Grâce à cette activité, je me suis procurée une parcelle et actuellement j’habite dans ma propre maison », a-t-elle dit. 
Martin Karabagega

 
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