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CAMP DE MUSASA> Entretien avec les vigiles

Ce travail n’est pas facile pour les femmes qui ont les enfants en bas âge

 

vigilLes réfugiés du camp de Musasa contribuent dans la gestion du camp ainsi que dans la sécurité. Ce travail n’est pas facile, mais les réfugiés se donnent corps et âme pour leur intérêt.  

 

Dans un entretien avec Hassan Ruvakuki, l’un des vigiles au camp de Musasa, il a fait savoir que normalement la sécurité est assurée par les policiers. Mais, le nombre de ces policiers au sein du camp est insuffisant. Au total, les vigiles sont au nombre de 33 dont 4 femmes. Ils assurent la sécurité la nuit comme le jour. M. Ruvakuki a indiqué que pendant la journée, les vigiles doivent veiller à tout mouvement au sein du camp. Ils doivent contrôler les mouvements de va-et-vient des gens qui n’habitent pas à l’intérieur du camp. Pendant la nuit, les vigiles doivent veiller à ce que les voleurs n’entrent pas au camp. S’ils attrapent un voleur, il est transféré au poste de police. Les vigiles se positionnent dans différents coins à partir de 20h jusqu’à 4h du matin. Ils sont subdivisés en deux groupes. Le premier commence à 20 h pour terminer à minuit, l’autre à partir de minuit jusqu’à 4h du matin.  M. Ruvakuki a fait savoir qu’au moment d’assurer la sécurité, ils n’ont pas d’arme ni d’autre objet pour se défendre en cas d’une éventuelle attaque. Ils ont seulement des torches ainsi que des sifflets pour pouvoir alerter. Ils portent également des gilets ainsi que des bottines qui sont données par l’Office national pour la protection des réfugiés et apatrides (ONPRA).Les femmes sont moins nombreusesChristine Tatu est l’une des femmes qui assurent aussi la sécurité. Elle a fait savoir que très peu de femmes peuvent assurer la sécurité sous prétexte qu’elles n’ont pas de temps. Ou encore, leurs maris ne les autorisent pas à faire ce genre de service car c’est gratuit, elles ne sont pas payées. Cependant elle reconnaît que ce travail n’est pas facile pour les femmes qui ont des enfants en bas âge. Mme Tatu a indiqué qu’elle n’a pas de problèmes car ses enfants sont âgés. En plus de cela, elle n’a pas de mari qui pourrait l’empêcher d’exercer ce genre d’activité. 

Lucie Ngoyagoye 

 

SENAT> Le projet de loi portant ratification par le Burundi de l’Accord de création de l’Afreximbank

Il a été adopté à l’unanimité

 

DSC 1163Sous l’égide du président du Sénat burundais, Réverien Ndikuriyo, les sénateurs ont analysé et adopté le projet de loi portant ratification par le Burundi de l’Accord de création de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), le lundi 16 avril 2018. Ce projet a été présenté par le ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et du plan, Serges Ndayiragije. 

 

Dans son exposé des motifs, le ministre Serges Ndayiragije  a indiqué que l’Afrique a beaucoup de problèmes et a jugé bon de chercher comment les résoudre. A partir d’autres pays comme le Nigéria et la Côte d’Ivoire, les pays africains ont préféré mettre ensemble leurs forces en créant l’Afreximbank. Dans son exposé des motifs, le ministre Serges Ndayiragije  a indiqué que l’Afrique a beaucoup de problèmes et a jugé bon de chercher comment les résoudre. A partir d’autres pays comme le Nigéria et la Côte d’Ivoire, les pays africains ont préféré mettre ensemble leurs forces en créant l’Afreximbank. En adhérant à cette banque, M. Ndayiragije a fait savoir que le Burundi pourra contracter des crédits pour pouvoir financer ses  différents projets, en l’occurrence l’agriculture, la construction des routes  et des barrages. En plus de cela, les banques burundaises pourront s’alimenter dans cette banque. En effet, l’adhésion du Burundi à l’Accord de création de l’Afreximbank vient renforcer les efforts du gouvernement dans plusieurs domaines. Comme l’union fait la force, dit-on, M. Ndayiragije a précisé que le Burundi a intérêt à adhérer à  l’accord de création de cette banque.

Le Burundi aura 100 actions.

Les sénateurs ont posé la question de savoir ce que le Burundi apportera à cette banque. A cette question, M. Ndayiragije a indiqué que le Burundi aura 100 actions dont chacune a une valeur de 17 188 dollars américains.A la question de savoir où les agriculteurs peuvent aller contracter des crédits facilement à cause du manque de fonds de garantie, le ministre Ndayiragije a répondu qu’il faut aller dans des microfinances. Le Burundi a déjà mis en place un fonds de microcrédit rural pour aider dans le développement de l’agriculture.Après toutes les questions et après avoir fait des amendements de forme proposés, ce projet de loi portant ratification par le Burundi de l’Accord de création de l’Afreximbank a été adopté à l’unanimité par les 39 sénateurs qui étaient présents.
Martin  Karabagega

 

SENAT> Approbation des candidats magistrats responsables de certaines juridictions

Ils ont été approuvés à l’unanimité

 

DSC 1155Les sénateurs burundais se sont rassemblés en séance plénière sous l’égide du président du Sénat, Révérien Ndikuriyo, pour approuver les noms des candidats magistrats responsables de certaines juridictions proposés par le chef de l’Etat, le lundi 16 avril 2018. Tous les candidats proposés par le chef de l’Etat ont été approuvés à l’unanimité. 

 

Avant de procéder à l’approbation, la ministre de la Justice et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana a d’abord fait la présentation de chaque candidat. En plus de cela, Mme Kanyana a fait savoir qu’il s’agissait de remplacer ceux qui ont été décommissionés et ceux qui ont été nommés pour exercer d’autres fonctions. A la Cour suprême, il a été nommé plusieurs magistrats. Il s’agit d’Anne Marie Nkeshimana, Hutu, originaire de Rumonge et de Célestin Nsavyimana, Hutu, originaire de Kayanza. Médiatrice Kanyana, Hutu, originaire de la province de Muyinga et Yves Nduwimana, Tutsi, originaire de Bujumbura mairie ont été aussi approuvés. En plus, Godeliève Mbonigaba, Tutsi, native de la province de Bururi et Jérémie Manirakiza, Hutu, natif de la province de Ngozi ont été également approuvés.Jean Damascène Sindayizeruka, Hutu, natif de la province de Bujumbura a été approuvé président de la Cour d’appel de Gitega au moment où Spès Caritas Bishoboye, Tutsi, originaire de la province de Muramvya, a été approuvée présidente de la Cour administrative de Bujumbura.Les sénateurs ont aussi approuvé Odette Nshemezimana, Hutu, native de la municipalité de Bujumbura comme présidente du tribunal de Grande instance de Ntahangwa. Ils ont enfin approuvé Perpétue Ndayizeye, Tutsi, originaire de la province de Ngozi comme procureur de la République à Cankuzo.La ministre de la Justice et garde des sceaux a fait savoir que les quotas ont été respectés. Il y a eu 37% de Tutsi et 63% de Hutu au moment où 71% sont des hommes et 29% sont des femmes.
Martin  Karabagega

 

Camp de Musasa> Visite du haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

On ne peut garder les réfugiés dans des camps dépendant d’une aide

 

DSC 0086Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, a visité le mercredi, 11 avril 2018 le camp des réfugiés de Musasa en commune Kiremba, province de Ngozi. Cette visite a pour but de sensibiliser les bailleurs de fonds afin de répondre aux besoins des réfugiés. 

 

Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés était accompagné par le secrétaire permanent au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que d’autres cadres de l’Office national de protection des refugiés et apatrides (ONPRA). Après la visite du camp de Musasa, M. Grandi a fait savoir qu’il est nécessaire que les Etats de la sous-région travaillent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes des réfugiés et déplacés. C’est vrai qu’il est difficile car il y a les tensions politiques dans différents pays, et des questions complexes à résoudre. Le haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) peut fournir un espace de dialogue, de discussion pour ces Etats afin de trouver des solutions aux problèmes de ces réfugiés. On ne peut pas garder ces réfugiés dans des camps dépendant d’une aide qui diminue d’une année à l’autre. Concernant la réinstallation de ces refugiés congolais dans d’autres pays, M. Grandi a indiqué que c’est une solution limitée. Il n’y a pas beaucoup de places dans d’autres pays mais le HCR va continuer à faire des efforts pour installer au moins les plus vulnérables, c'est-à-dire ceux qui en ont le plus besoin. Par exemple, l’année dernière on n’a pu réinstaller que moins de 3% de tous les réfugiés hébergés au Burundi. Pour les autres réfugiés, il faut trouver des solutions ici au pays sinon, le rapatriement est la meilleure solution pour tous les réfugiés.

Le HCR va accompagner les réfugiés burundais à leur retour au pays

En ce qui concerne les réfugiés burundais se trouvant au camp de Lusenda, M. Grandi a fait savoir que le HCR a commencé à les transférer dans d’autres zones qui ont été données par les communautés. Les réfugiés burundais en exil sont les bienvenus au Burundi. Le HCR va les accompagner mais il faut que ces retours soient volontaires. Le HCR  demande aux pays d’asile des réfugiés burundais, à savoir la Tanzanie, la république démocratique du Congo et le Rwanda d’être patients, de continuer la générosité avec laquelle ils ont accueilli les Burundais jusqu’au moment où ils décideront qu’ils peuvent rentrer chez eux.Quant aux chiffres des réfugiés burundais qui sont en exil, le HCR est en train de vérifier ces chiffres comme on le fait toujours dans tous les pays d’asile. Cela va prendre quelques mois car c’est un exercice complexe. Le HCR va essayer de le faire de manière biométrique, très précise pour pouvoir fournir des chiffres exacts aux pays d’asile et au Burundi dans de brefs délais.

Les réfugiés ont soumis leurs doléances

Pour Consolata Kanyurhi Masawa qui a représenté les réfugiés de Musasa, la vie au camp n’est pas du tout facile. En premier lieu, elle demande l’augmentation des agents de sécurité au sein du camp car le nombre de réfugiés a aussi augmenté. La quantité de la nourriture reçue par le HCR n’est pas suffisante. En ce qui concerne les soins de santé, le centre de santé est disponible mais la capacité d’accueil est insuffisante. Les médicaments ne sont pas suffisants. Dans le secteur de l’éducation, les élèves n’ont pas d’uniformes, les enseignants sont aussi moins payés. Ils réclament l’augmentation des salaires. Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a enfin rencontré les rapatriés burundais sur la zone Bwasare, commune Gasorwe de la province de Muyinga. Ces derniers avaient fui le pays en 2015.
Lucie Ngoyagoye   

 
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