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MSPGC> Communication de son porte-parole

«Les effets militaires et policiers ne peuvent pas être utilisés par des civils»

 

IMG 2512Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, Pierre Nkurikiye, a fait trois communications le jeudi 4 juillet 2019. La première concernait deux personnes, une femme en tenue militaire et un homme en tenue policière ; la deuxième un braquage perpétré à Gatumba par un groupe de trois hommes armés ; et la troisième porte sur un cas de trafic de drogue inhabituel au Burundi.     

       

A propos de la première communication, le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, Pierre Nkurikiye, a fait savoir que les deux personnes respectivement en tenue militaire et en tenue policière ne sont ni militaires ni policières. «Ce sont des personnes civiles qui se sont procurées ces tenues et qui ont été appréhendées à Ngagara pendant que l’autre a été appréhendée à Bwiza en mairie de Bujumbura. L’homme en tenue policière avait aussi une boisson qui ressemble au vin de banane dans une bouteille. La police soupçonne que ce serait un produit qui contient un somnifère car, il voulait le donner aux policiers de garde sur un bureau de change pour qu’il puisse voler. Quant à la femme, elle ne portait que cette tenue militaire», a indiqué le porte-parole. La même source a souligné que l’enquête a déjà commencé pour savoir comment ils se sont procurés de ces tenues, afin d’établir un dossier pénal y relatif. « Les effets militaires et policiers ne peuvent pas être utilisés par des civils. Lorsque ces équipements tombent dans les mains des civils, on assiste à des crimes qui sont commis avec leur usage. Nous interpellons la population en général et les membres des comités mixtes de sécurité en particulier à être plus vigilants pour que les personnes qui ont en leur possession des effets militaires ou policiers soient appréhendées», a-t-il dit. 

La police a des preuves que cet argent provenait d’Interbank

La deuxième communication concernait un braquage perpétré à Gatumba par un groupe de trois hommes armés de deux fusils, un pistolet et une kalachnikov. « Ils ont tendu une embuscade à un véhicule à bord duquel il y avait deux personnes de nationalité congolaise. Ces personnes détenaient un montant d’un million cinq cent mille dollars américains (1 500 000 $US). La police a pu empêcher ce braquage en tuant par balle sur l’un des trois criminels, les deux fusils et la tenue policière laissée par l’un d’eux ont été saisis. La police a saisi également 1 310 000 $US. Cette somme a été immédiatement remise à la Banque de la République du Burundi. Ce qui est étonnant dans ce braquage est qu’au moment où il y a une opinion qui dit que le Burundi n’a pas ou n’a que peu de devises, il y a lieu de se demander comment une banque légale puisse faire un transfert d’un montant aussi important sans escorte vers un pays voisin», a-t-il indiqué. Il a précisé que la police a des preuves que cette argent provenait d’Interbank et que les enquêtes vont prouver si cet argent n’était pas destiné à des fins criminelles ou s’il n’est pas une sorte de sabotage économique qui prive le pays des devises. 

La drogue est une réalité au Burundi

La troisième communication concernait un cas de trafic de drogue. Pierre Claver Nkurikiye a fait savoir que l’homme appréhendé à l’aéroport Melchior Ndadaye le 2 juillet 2019 a un passeport tanzanien. Il a expliqué que la police a d’abord soupçonné la personne et après vérification, elle a constaté qu’il y avait effectivement de la cocaïne à l’intérieur de son ventre. « On les appelle communément des conteneurs humains. Depuis hier, il est en train de faire sortir les boules, il a déjà éjecté  41 boules.  Il était au Burundi depuis cinq jours dans un hôtel. Selon ses dires, il transporterait 1 kg de drogue d’une valeur de 50 000 $US. Il a indiqué que c’est une femme qui a introduit ces boules dans son ventre à travers l’anus. La femme est très activement recherchée par la police. On va poursuivre l’enquête par l’indentification et l’arrestation de tous les membres du réseau. La première constatation est que les drogues sont une réalité au Burundi. La deuxième est que les forces de sécurité sont très vigilantes vis-à-vis de tels cas. La police burundaise est très vigilante et elle va traquer tout ceux qui s’adonnent à ce commerce illicite jusqu’à ce que le Burundi soit un pays où il n’y a pas de drogue», a-t-il conclu.

Grâce-Divine Gahimbare

 

MSPGC> Communication de son porte-parole adjoint

Saisie de faux documents administratifs

 

DSC 0976Le porte-parole adjoint du ministère de la Sécurité publique et gestion des catastrophes, Moïse Nkurunziza a sorti un communiqué à partir des service national des renseignements faisant état des faux documents tels qu’un ordinateur, une imprimante, des faux papiers de voyage, les faux permis biométrique, les documents pour les véhicules etc.qui sont confectionnés par un réseau de fausseurs de documents administratifs. 

 

Pour Moise Nkurunziza, en date du 25 juin 2019, la police nationale du Burundi en collaboration avec le service national des renseignements a eu une information faisant état d’un réseau de fausseurs qui produisent différents documents administratifs. La police a pu appréhender trois personnes en cette même date du 25 juin 2019. Il a signalé que cette arrestation est survenue après que la police a communiqué le circuit de ces trafiquants de faux documents, en date du 19 juin 2019, en province de Rutana, où la police de la localité a constaté des fausses quittances de l’Office burundais des recettes (OBR) pour les amandes exigées. A ce moment, la police a promis que ce réseau va être démantelé. La police se félicite alors du démantèlement d’un parmi les réseaux des fausseurs de documents.Le porte-parole adjoint a montré comment ils ont eu cette information. Un propriétaire de camion benne est allé chercher la validation des documents à l’Office burundais des mines et carrières, mais il a vu que son document a été refusé, parce qu’il n’a pas été reconnu par la société. Il s’est retourné contre son chauffeur et a pu montrer ce réseau. Le porte-parole adjoint a signalé que les utilisateurs de ce réseau paient 30% de ce qu’ils devaient payer au trésor public. Il a lancé un appel au propriétaire des véhicules de vérifier aux services habilités que les chauffeurs possèdent des permis de conduire authentiques, car dit-il, la responsabilité des détenteurs n’est pas épargné. Il a demandé aussi à ces fausseurs de couper court à ce raccourci, car les conséquences sont énormes quant à la responsabilité, mais aussi à toute la société toute entière, car, dit-il, en cas d’accident aucune société d’assurance ne pourra les secourir.

Aline Nshimirimana

 

LUTTE CONTRE LE CHOMAGE> La part de la Coopérative de traitement du miel

« Un savoir sans travail est un fardeau sans chameau»

 

IMG 005La Coopérative de traitement du miel (Cotra-miel) est une coopérative située dans la zone de Nyakabiga, fondée au départ par des étudiants finalistes. Le président de cette coopérative, Donatien Nshimirimana indique que les travaux vont bon train. Des agences de cette dernière ont été ouvertes dans d’autres lieux et ils ont généré d’autres activités. On prévoit même exporter du miel à l’étranger. 

 

M. Nshimirimana fait savoir que la Coopérative de traitement du miel a été fondée au départ par dix étudiants finalistes dont le but était de lutter contre le chômage. Aujourd’hui, cette coopérative a plus de vingt-cinq associés auxquels s’ajoutent des travailleurs payés par mois. M. Nshimirimana a précisé que le début leur a été difficile du fait qu’ils n’avaient pas de moyens pour débuter les travaux car ils étaient encore des étudiants. Mais, par de petites cotisations tirées de la bourse qu’ils recevaient, ils sont parvenus à initier une coopérative. Aujourd’hui, les travaux vont bon train, malgré quelques problèmes financiers et matériels, mais qu’on espère résoudre petit à petit. Les membres de la coopérative ont tous des travaux à faire dans la coopérative. Cela leur permet de satisfaire quelques besoins personnels et familiaux. «Nous avons ouvert d’autres agences à Musaga, Kanyosha, Mutakura et Kamenge suite à une forte demande du miel. Nous avons donné du travail à un grand nombre de gens. Les uns nous aident à rassembler du miel auprès des apiculteurs à l’intérieur du pays et les autres dans le travail de traitement de celui-ci», dit-il. Selon M. Nshimirimana, les connaissances acquises au cours de leurs apprentissages les ont  aidés dans les travaux réalisés dans la coopérative. Dans les projets de la coopérative, M. Nshimirimana a fait savoir qu’ils vont étendre le commerce du miel même à l’extérieur du pays. Et pour trouver du miel facilement et sans beaucoup dépenser, il a dit qu’ils vont organiser des formations afin de pratiquer l’apiculture eux-mêmes. Il ajoute que la plupart des gens restent chômeurs du fait d’oublier le proverbe qui dit : « Un savoir sans travail est un fardeau sans chameau».M. Nshimirimana termine en appelant le gouvernement à appuyer les coopératives et les associations et demande à la population burundaise de ne pas croiser les bras en attendant le tout de l’Etat.                                                                           

Julien Nzambimana (Stagiaire)

 

CROIX-ROUGE DU BURUNDI> Remise officielle des salles de démonstration culinaire et des blocs de latrines Ecosan

Dans le cadre du programme d’Appui au développement rural durable pour la nutrition

 

IMG 1215Le jeudi 27 juin 2019, la Croix-Rouge du Burundi a procédé, en province de Gitega,  à la remise officielle des salles de démonstration culinaire, des blocs de latrines Ecosan construites dans les écoles et ménages, dans le cadre du programme d’Appui au développement rural durable pour la nutrition (ADRN) financé par l’Union Européenne.  

 

Dans son discours de circonstance, le secrétaire général a.i de la Croix-Rouge du Burundi, Balthazar Bacinoni a indiqué que six blocs de latrines ont été construites au niveau des écoles et 36 latrines au niveau des ménages de la province de Gitega.  A côté de ces infrastructures de base, il a précisé que cinq salles de démonstration culinaire ont été construites à Gitega pour abriter les séances d’éducation nutritionnelle organisées à l’intention des mamans ayant des enfants de moins de 5 ans.  Et d’ajouter que  six  provinces, à savoir : Gitega, Bujumbura rural,  Rumonge, Bururi, Kirundo et Mwaro constituent la zone d’intervention du programme.En ce qui concerne les latrines Ecosan, M. Bacinoni a fait savoir que le fait qu’ils séparent la matière fécale et les urines, va permettre l’utilisation de la fumure organique  et contribuer à l’augmentation de la production. Pour les foyers d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle (Farn), il a précisé qu’ils vont appuyer le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida dans son programme de  prévention de  la malnutrition.  Il a poursuivi  que jusqu’en décembre 2018, plus de 4000 enfants souffrant de la malnutrition ont été réhabilités dans les foyers. M. Bacinoni a également signalé  que dans le secteur de l’eau, hygiène et assainissement, plusieurs infrastructures ont été construites : 37 latrines Ecosan , 207 latrines au niveau des ménages, 280 sources aménagées ont été construites,  donnant   accès à l’eau potable à plus de 96 000 personnes. Et d’ajouter que l’eau potable est la vie et joue un rôle primordial dans la lutte contre les maladies causées par la malnutrition et le manque d’hygiène. Prenant la parole, le conseilleur du gouverneur de la province de Gitega chargé du développement, Claude Nimbona, a remercié la Croix-Rouge pour ce travail louable qu’il est en train d’exécuter  dans la mise en œuvre du programme d’Appui au développement rural durable pour la nutrition. Il a précisé que  cette province salue le travail louable réalisé dans  les salles de démonstrations culinaires. Concernant les latrines Ecosan, il a insisté  que  derniers permettent l’utilisation de la fumure organique et permettent également de lutter contre les maladies des mains sales. M. Nimbona a terminé son allocution en demandant aux bénéficiaires de prendre soin de ces infrastructures. Le directeur de l’Ecole fondamentale de Birohe située sur la colline Rutegama en commune Gitega, Bonaventure Ntakarutimana a, au nom des bénéficiaires, remercié vivement la Croix-Rouge du Burundi pour ce don. Il a souligné que ces latrines ont été construites à cette école au moment opportun puisque  ceux  que les écoliers utilisaient auparavant étaient dans un état critique. Etant donné le nombre d’élèves que compte cette école, M. Ntakarutimana demande à la Croix-Rouge d’en construire d’autres afin que les apprenants  puissent suivre les cours étant à l’aise. 

EMELYNE IRADUKUNDA

 
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