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CHAN KENYA 2018 > Match retour entre le Soudan et le Burundi

Olivier Niyungeko : « Nous gardons beaucoup d’espoir de nous qualifier »

 

aaggdgdf Tenu en échec à domicile (0-0), les Hirondelles du Burundi gardent encore espoir pour le match retour. Le sélectionneur national, Alain Olivier Niyungeko, l’a encore dit avant leur départ pour Khartoum, hier mercredi 26 juillet, dans un entretien qu’il nous a accordé. Le match retour est prévu pour ce vendredi 29 juillet 2017.

 L’équipe nationale du Burundi, les Hirondelles, a pris l’avion, le mercredi 26 juillet 2017 à destination de Khartoum, la capitale du Soudan, pour disputer le match retour dans le cadre des éliminatoires pour le Championnat d’Afrique des nations, Chan Kenya 2018. Le championnat qui regroupe les joueurs évoluant dans des championnats locaux.
Nous avons d’abord voulu savoir comment le sélectionneur national a vu le match aller et si ce résultat nul et vierge ne lui faisait pas peur pour le match retour. Il a d’abord reconnu que le match n’était pas facile pour ses joueurs, car les Soudanais étaient de grande taille et expérimentés à des compétitions internationales. Ce n’est pas catastrophique, a-t-il poursuivi, d’avoir égalisé, le pire était d’encaisser un but chez nous. Nous avons essayé de corriger certaines erreurs observées et la victoire à Khartoum est possible.
A propos des espoirs pour la qualification, Olivier Niyungeko y croit toujours. Selon lui, il reste persuadé de gagner le match, car ils ont apporté beaucoup de corrections sur le domaine de la finition afin d’obtenir un bon résultat.
S’agissant de l’adversaire, il était venu à Bujumbura, a-t-il indiqué, avec un objectif, celui de chercher un match nul. Je pense que ce vendredi, chez eux, ils seront dans l’obligation d’attaquer pour marquer des buts et cela nous permettra de nous frayer des chemins vers le but.
Le sélectionneur national a profité pour s’adresser au public, qui exigeait des remplacements, que lui « ne pouvait pas remplacer pour remplacer », car les remplacements sont limités à trois joueurs. Il a par ailleurs demandé aux supporteurs de suivre les entraînements pour se rendre compte de l’état et des performances de chaque joueur.

Nous allons défendre les couleurs du Burundi

C’est la réponse que le capitaine des Hirondelles, Gaël Duhayindavyi, et ses collègues ont donnée à la question de savoir ce qu’ils vont faire à Khartoum. Les jours sont les mêmes, mais ils ne se ressemblent pas, ont-ils dit. Le Soudan est une bonne équipe, mais nous avons tous quatre vingt-dix minutes pour défendre les couleurs de nos pays. « Nous avons pleinement de confiance que nous allons livrer un grand match à Khartoum ».


Kazadi Mwilambwe

 

SOCIETE > Enregistrement dans les registres d’Etat civil

Une dérogation spéciale est accordée aux retardataires

 

aaagshqkq A l’heure actuelle, il y a beaucoup de citoyens burundais, enfants comme adultes qui ne sont pas enregistrés dans les registres d’Etat civil. Cette situation fait qu’il y a des droits dont ces gens ne peuvent pas jouir pleinement. C’est pour cela qu’une dérogation pour se faire enregistrer leur a été accordée.

 

 A l’hôpital, quand il faut faire soigner un enfant, on demande son extrait d’acte de naissance. Il en est de même quand il faut enregistrer un enfant en première année de l’enseignement fondamental ou, pour les diplômés, en cas de demande d’emploi. Un extrait d’acte de naissance est donc nécessaire et obligatoire dans plusieurs circonstances de la vie.
Comme la loi burundaise l’exige, il faut faire enregistrer toutes les naissances dans une période n’excédant pas quinze jours afin que ces enfants aient une nationalité. Passé ce délai, une autorisation du gouverneur de province est obligatoire. Cela fait que pour les retardataires, l’obtention de ce document leur demande des dépenses énormes.
C’est pour lever ce problème que le chef de l’Etat vient d’accorder une autre chance à cette catégorie de gens. Toute personne née entre 1980 et 2017, qui n’est pas enregistrée à l’état-civil est autorisée de se faire inscrire auprès du chef de colline et/ou quartier jusque le mercredi 26 juillet 2017. Et chacun se fera inscrire dans la commune de résidence actuelle.
Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenu avec certaines gens de Kamenge. Celles-ci disent qu’elles sont très satisfaites par cette mesure du chef de l’Etat car elles seraient obligées d’aller se faire enregistrer dans leurs communes d’origine. « Je ne voyais pas comment je me rendrais à Muyinga pour ce travail avec les conditions économiques actuelles », a rapporté un habitant qui venait de se faire enregistrer.
Selon un chef de quartier interrogé, après cette inscription, les listes seront déposées au plus tard jeudi le 27 juillet 2017 aux bureaux d’Eat civil dans les communes. Ceux-ci ont une semaine pour l’enregistrement dans les registres et, juste après, les extraits leur seront remis pour les distribuer à ceux qui se seront fait inscrire.
Ce que Le Renouveau a constaté d’extraordinaire dans cette dérogation, c’est qu’on inscrit tout le monde. Seulement, pour les non-natifs, on précise la commune et la province d’origine. 299 personnes du quartier Kavumu, se sont fait inscrire dans la seule journée du lundi 24 juillet 2017.

 

Jean Bosco NKUNZIMANA

 

ADRA-BURUNDI> Evaluation des réalisations en province de Cibitoke

La population bénéficiaire de ses interventions apprécie le pas franchi sur le plan économique

 

aadfhfghfgvf L’Agence adventiste pour l’aide et le développement, Adra- Burundi, effectue une visite en province de Cibitoke du 24 au 28 juillet 2017 pour évaluer les activités réalisées dans cette province. Ceux qui bénéficient de son appui apprécient l’impact de cet appui sur le développement socio-économique des ménages qui ont adhéré au programme de cette organisation, «Action pour le changement social».


 A travers son programme, « Action pour le changement social : Duhinduke Duter’imbere, Duter’imbere Duhinduke », l’Adra-Burundi réalise des actions de développement des communautés. Au cours de la visite que cette ONG a effectuée en commune Buganda le mardi 25 juillet 2017, elle a rencontré les membres des associations qu’elle appuie pour s’enquérir de la situation. Comme l’a dit Innocent Bukuru, facilitateur de terrain en communes Buganda et Murwi, Adra opère dans les six communes de la province de Cibitoke depuis 2013. Au départ, cette ONG appuyait les associations sans détails supplémentaires, mais avec la seconde phase qui a débuté en 2017, elle a privilégié surtout l’aspect des couples membres des associations pour barrer les conflits qui naissaient au sein des couples sur le sujet de la gestion des dividendes et la mise en pratique des méthodes acquises, dit Steven Ndayisenga, coordinateur d’Adra en province de Cibitoke. M. Bukuru, facilitateur de terrain, dit qu’à travers son appui, l’Adra montre à la population comment une association naît, est agréé, est organisée et autres. Cette ONG, qui appuie essentiellement dans le développement de l’agriculture de l’élevage ainsi que dans la promotion de la santé, sait où mettre l’accent. M. Bukuru parle de l’organisation de la population en associations pour accroître la production, de lui apprendre les méthodes de conservation de la production pour éviter le gaspillage des récoltes. En plus de ses actions au niveau de l’agriculture, de l’élevage et de la santé, ses actions transparaissent aussi dans la résolution des problèmes communautaires. Par ailleurs, ces association organisent des séances de dialogue communautaires pour résoudre les quelques conflits familiaux qui se déclarent dans les communautés.

La population se réjouit des résultats

Ce facilitateur de terrain indique que dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, 55 associations dont 39 en commune Murwi et 16 en commune Buganda sont appuyées. Dix-sept coopératives dont 14 en commune Murwi et 3 à Buganda sont accompagnées. Dans le secteur de la santé, on compte 28 associations, dont 18 à Murwi et 10 à Buganda. Célestin Hatungimana, président d’un collectif des associations de la colline Kansega, apprécie le résultat des actions menées avec l’appui technique d’Adra-Burundi. En effet, dit-il, « nous avons appris comment combiner l’engrais chimique et l’engrais organique pour accroître la production. Nous avons obtenu des chèvres, nous avons développé la pratique de conserver la récolte dans les hangars communautaires pour éviter les risques divers. Aussi, les connaissances acquises à travers les associations sont indirectement transférées dans les ménages des voisins ». Sixte Sinzinkayo, chef d’une coopérative et Rose Sinibagiye membre de l’association Dukunde Kworora, apprécient l’action d’Adra de les encadrer en associations. En effet, comme il se le fixe comme objectif, le programme « Action pour le changement social », un changement s’est déjà opéré dans les communautés selon les membres des associations rencontrés. En plus de cela, des séances de formation, comme celle qui s’est déroulée du lundi 24 au mardi 25 juillet 2017, sont organisées pour apprendre à la population comment transformer la récolte, préparer une nourriture et y apporter une valeur ajoutée pour promouvoir la bonne santé, apporter ce dont le corps a besoin. La visite du mardi s’est clôturée sur un débat public entre la population, l’administration et Adra à Nyamitanga de la commune Buganda sur la situation socio-économique.

Alfred Nimbona  

 

COUR ANTI-CORRUPTION> Audience du 20 juin 2017

Mille francs de corruption contre une prison de cinq ans

 

Avoir sollicité de l’argent égal à 1 000 FBu aux passagers qui n’avaient pas de laissez-passer afin de les laisser continuer leur chemin est la raison qui a poussé la Cour anti-corruption à condamner deux policiers pour l’infraction de corruption passive.

 

La Cour anti-corruption a condamné dans son audience publique du 20 juin 2017 aux prévenus A.N. et L.H. à une servitude pénale de 5 ans et à une amende de 1 000 FBu chacun pour l’infraction de corruption passive. C.B.a été, quant lui, acquitté de cette même infraction. Le ministère public a expliqué qu’il a poursuivi les prévenus L.H, A.N et C.B. pour avoir, à Makamba en commune et province de Makamba sur la route Mabanda-Makamba lieu communément appelé Kubarago, en date du 23 janvier 2017, à leur qualité de policiers chargés d’assurer la sécurité routière, sollicité une somme de 1 000 FBu chacun aux deux passagers qui n’avaient pas de laissez-passer afin de les laisser continuer leur chemin sans se présenter aux autorités policières pour subir de sanctions. Le ministère a dit qu’il s’est basé sur l’article 42 de loi portant mesures de prévention et de répression de la corruption et des infractions connexes.
En effet, le ministère public a précisé qu’à ce jour, le policier L.H. sur l’ordre de son chef, le brigadier A.N. lors de contrôle des cartes d’identités des passagers d’un véhicule du type hiace assurant le transport Nyanza-lac-Makamba-Gitega, a ordonné à deux passagers à savoir Claude Nduwimana et Jean Marie Nzoyarinda de lui donner une somme de 1 000 FBu chacun afin qu’il les laisse continuer leur chemin. « Ce policier avait retenu leurs cartes d’identités et les a exigé d’exhiber leur laissez-passer alors que ces passagers ont expliqué que les autorités communales de leurs ressorts ne délivraient pas ce genre de documents », a-t-il dit. Le ministère public a continué en disant que cette scène se passait devant le brigadier A.N., le chef de mission, et C.B. qui gardait la barrière en attendant la fin des négociations pour ouvrir la dite barrière.

Terminer le contrôle pour ouvrir la barrière

En se défendant sur les faits à leur charge, le prévenu A.N. a expliqué que le gouverneur de Makamba avait ordonné que tout passager qui se déplace vers une autre province doit se munir d’un document semblable au laissez-passer. Au jour des faits, souligne le même prévenu, ses collègues L.H. et C.B. ont procédé au contrôle du véhicule et ont constaté que deux passagers n’avaient pas à leur disposition ce document. Ainsi, il a signalé qu’il leur a ordonné de descendre du bus afin de les conduire au camp. Suite à cette décision, poursuit-il, lui et ses collègues ont été accusé d’avoir sollicité de l’argent à ces deux passagers.
Quant au prévenu C.B., il a précisé qu’il était à la barrière et qu’il attendait que les autres finissent le contrôle afin d’ouvrir la barrière. Il a ajouté qu’il n’a pas entendu l’objet des discussions entre ses collèges et les passagers. En définitive, tous ces prévenus ont demandé à la Cour de les acquitter faute d’éléments constitutifs de l’infraction leur reprochée.
Selon E.N., chauffeur de ce véhicule qui a été auditionné par la Cour, il a affirmé que le policier L.H. a demandé aux passagers précités de lui donner une sommes de 1 000 Fbu pour qu’il puisse les libérer. « J’ai bel et bien expliqué aux policiers que ces clients n’ont pas d’argent mais en vain », a-t-il témoigné.
Pour la Cour, le fait que ces passagers ont été forcés de sortir du bus pour manque de documents non prévus par la loi et que les policiers L.H. et A.N. leur ont demandé une somme de 1 000 Fbu pour qu’ils les laissent continuer leur voyage, choses témoignées par le chauffeur et un autre passager, elle a dit que tous ceux-là démontrent l’élément matériel de l’infraction de corruption passive à charges de ces deux prévenus.
En sollicitant cette somme de 1 000 Fbu à chacun de ces passagers, la Cour a dit que les prévenu L.H et A.N. l’ont fait tout en sachant que ce montant demandé n’est prévu nulle part d’où l’élément moral de cette infraction. Concernant le prévenu C.B., la Cour a dit que le fait qu’il a resté sur la barrière et qu’il n’a pas pris part aux discussions qui se sont passées entre les deux passagers et les prévenus L.H. et A.N. et que les dispositions des témoins concordent sur la fait qu’il n’a pas quitté la barrière, la Cour a dit qu’aucun élément n’est établi à charge de C.B. et l’a acquitté par voie de conséquence au moment où elle a déclaré que l’infraction de corruption passive est établie à charge de deux autres prévenus L.H. et A.N.et qu’ils doivent en répondre conformément à la loi.

Vincent Mbonihankuye
Robin Ndayishikanye (stagiaire)

 
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