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TRANSPORT>Lamentations des passagers suite au manque de bus de transport

Les files d’attente s’allongent pendant la soirée alors que c’est à ce moment qu’on est souvent pressé

 

DSC 0012De longues lignes de passagers s’observent dans ces  jours sur le parking des bus se déplaçant vers le nord et le sud de la ville de Bujumbura; on dirait qu’on est en cas de pénurie du carburant. Les passagers se lamentent pour le temps à attendre les bus. C’est le constat fait par le quotidien burundais d’informations le Renouveau lors de son passage à ces parking, dans la soirée du lundi 6 novembre 2017. 

 

«On est fatigué  de passer des heures et des heures devant le parking en attente de bus». Telles sont les lamentations des passagers rencontrés au parking des bus les transportant vers le nord de la ville  de Bujumbura, le lundi 6 novembre 2017 à dix-sept heures et demi. A cette heure, les files des passagers  au parking des bus menant vers le nord de la ville dépassaient les kiosques rouges de la Brarudi. Mécontents, ces passagers ont signalé à la rédaction du journal « Le Renouveau » que plus d’une heure peut passer sans trouver le bus. « Les lignes s’allongent pendant la soirée alors que c’est à ce moment qu’on est souvent pressé, on peut passer plus d’une heure aligné au parking en attendant que son tour arrive pour monter de bus », expliquent un passager. Celui-ci se demande la cause de ce manque de bus qui s’observe pendant la soirée, alors que ce n’est pas le cas pendant les heures de l’avant midi.Le même problème de bus est observé sur le parking des bus menant vers le sud de la capitale. Après son constat sur le parking des bus menant vers le nord de la ville, le journal Le Renouveau s’est rendu au parking des bus déplaçant les passagers vers le sud (Musaga, Kanyosha, Kinindo).Là-bas, le constat est le même que le précédent ; les passagers se lamentent aussi des heures qu’ils passent en files indiennes. « N’eût été la peur d’être attaqué par des malfaiteurs, on préfèrerait partir à pied», dit un passager habitant à Musaga. De retour au travail de l’après-midi, on est déjà habitué d’arriver trop tard à la maison.Les passagers de ces deux directions demandent aux autorités compétentes de suivre de près la question afin de les aider à se déplacer facilement comme ceux des autres directions. 

Eric Sabumukama

 

MENDICITE> Avis des mendiants sur le projet de loi portant modification du Code pénal

Ils demandent au gouvernement de leur trouver comment vivre

 

DSC03680Les mendiants pourraient être  à l’abri de la nouvelle loi leur  interdisant le vagabondage et la mendicité dans les rues grâce à certaines actions du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre. Il y a des mécanismes qui seront mises en place notamment à travers le projet de les évacuer dans les rues en partenariat avec des Eglises et les différentes associations socioprofessionnelles sans oublier les activités génératrices de revenus. C’est du moins les propos du directeur  du Département de l’enfant et de la famille au sein du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Ignace Ntawembarira. Il réagissait ainsi au souhait des mendiants qui demandent au gouvernement de leur trouver comment ils pourraient survivre.   

 

Certaines dispositions sur la mendicité sont proposées par le projet de loi portant modification de la loi no 1/ 05 du 22 avril 2009 portant révision du Code pénal. Le Quotidien « Le Renouveau» a pris l’initiative de recueillir les avis de quelques mendiants à ce sujet en date du 8 novembre 2017. Il en outre profité de cette occasion pour connaitre ce qui pourrait être la contribution du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre.    En effet, compte tenu de la recrudescence de la mendicité, le projet de loi portant modification de la loi no 1/ 05 du 22 avril 2009 portant révision du Code pénal trouve une nécessité de réactualiser cette ancienne loi. C’est qu’il propose que « Toute personne valide qui exploite la charité comme mendiant de profession ou celle qui, par fainéantise, ivrognerie ou dérèglement de mœurs, vit en état habituel de mendicité, est punie de quatorze jours à deux mois et d’une amende de cinq à dix mille francs burundais ou d’une de ces peines seulement». Interrogés à ce propos, certains mendiants ont répondu qu’ils ne peuvent pas aller contre la décision des pouvoirs publics. Mais ils ont émis certains souhaits pour leur permettre de continuer à survivre. A cet effet, ils demandent au gouvernement de leur trouver comment ils pourraient vivre du moins pour ceux qui sont invalides. C’est pour cette raison que certaines âmes charitables étaient disposées  à leur venir en aide en vue de pourvoir à leurs besoins les plus fondamentaux. Ils ont précisé qu’ils risquent de mourir de faim s’ils sont délaissés par la société. Ils ont ajouté que l’humanisme existe partout dans le monde. Ils souhaitent, à cet effet, que les associations des droits de l’Homme puissent plaider leur cause. Dans l’intervention du directeur du Département de l’enfant et de la famille au sein dudit ministère, Ignace Ntawembarira, fait savoir qu’effectivement une loi vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale et parle du traitement réservé aux gens qui s’adonnent à la mendicité. Il a laissé entendre que le ministère s’occupe des vulnérables dont les mendiants. Ceux-ci sont assistés et suivis par ce ministère. On sait que parmi ceux qui font la mendicité, il y en a qui sont des personnes vivant en situation de handicap ou des personnes qui ne sont pas suffisamment capables à se prendre à charge. Il y a d’autres qui ont de bonnes conditions physiques et qui pourraient se prendre en charge en travaillant comme les autres. Au fait, il existe deux catégories des mendiants. Pour ceux qui sont vraiment vulnérables, le ministère doit les accompagner, les assister d’autant plus que cela fait partie de ses missions. Le ministère dispose de pas mal d’initiatives allant dans le sens de les soutenir et de les intégrer.  Et même pour ceux-là qui sont présentement solides pour se prendre en charge, il y a des mesures qui seront prises pour les intégrer au niveau de la communauté, mais il faudra aussi compter sur la solidarité communautaire. Il y aura également une sensibilisation à l’endroit de ces personnes pour leur faire comprendre qu’ils peuvent se prendre en charge. Il y a un double travail à faire à ce niveau. Le ministère va s’atteler à la mission que le gouvernement lui a attribuée d’assister ces personnes vulnérables, mais il y aura aussi une autre action à mener celle de les faire comprendre qu’ils peuvent compter sur leur force ; surtout pour ceux là qui remplissent les conditions physiques d’exécuter une tâche.  De toute manière, il y a une prise de conscience que cette question doit être étudiée au niveau communautaire. La communauté doit s’impliquer pour prendre en charge ces personnes qui sont vulnérables en vue de les aider à vivre comme les autres citoyens. Et parmi les mécanismes, il y a lieu de citer le projet d’évacuer les mendiants dans les rues en partenariat avec des Eglises et les différentes associations socioprofessionnelles, sans oublier les activités génératrices de revenus.

Masta Shabani

 

PRISON DE BUBANZA> Tentative d’évasion massive

La justice est à la recherche de deux prisonniers évadés

 

DSC 0096Des prisonniers détenus en détention à la prison  de Bubanza ont tenté de s’évader massivement suite à une pluie torrentielle du mardi 7 novembre 2017. Les deux qui sont parvenus à prendre le large étaient tous poursuivis pour l’infraction d’assassinant commis en 2016.  Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique signale que ces derniers sont pour le moment recherchés par la justice. 

 

Dans la nuit du mardi 7 novembre 2017 vers une heure du matin, des prévenus détenus à la prison de Bubanza ont tenté de s’évader d’une façon massive. Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, OPC1 Pierre Nkurikiye, indique que deux d’entre eux ont pu s’évader. Il précise que ces prisonniers ayant pris le large sont Jean Bosco Tangishaka alias Hassan et Ezéchiel Nijimbere alias Madred. « C’était au moment où il y avait une pluie torrentielle au chef-lieu de la province de Bubanza », dit OPC1 Nkurikiye. A la question de savoir si les policiers qui gardent cet établissement pénitentiaire ont fait quelque pour empêcher cette évasion, le porte-parole du ministère précité affirme qu’ils ont été obligés de tirer en l’air. Malheureusement, réitère OPC1 Nkurikiye,  les deux ont pris le large. Il informe qu’ils étaient accusés de l’assassinat d’un policier du nom de Léonidas Gahungu, originaire de Muzinda en province de Bubanza. Ce crime à leur charge a eu lieu au quinzième jour du mois de mai de l’année 2016 à 19 heures. « Leur dossier était pendant à la Cour d’appel de Bujumbura  sur appel du ministère public », déclare-t-il.Le prévenu Jean Bosco Tangishaka est né en 1991 à la colline et commune Musigati en province de Bubanza. Concernant le prévenu Ezéchiel Nijimbere, OPC1 Nkurikiye indique qu’il est né en 1982 à Musenyi de la commune Mpanda, province de Bubanza.  Pour le moment, mentionne le porte-parole, les deux prisoniers évadés  sont recherchés par la justice.
Vincent Mbonihankuye

 

ENTRETIEN> Sur l’assistance des enfants en situation de rue par l’association «New generation Burundi»

Pour faire des enfants en situation de rue des leaders de demain

 

IMG 0054Au Burundi comme dans le monde entier, la question des enfants en situation de rue reste préoccupante. C’est ainsi  que diverses associations sont nées pour agir contre ce problème qui semble, dans certains pays, peu intéressant pour l’administration. Le « New generation Burundi » est l’une de ces associations qui assiste ce genre d’enfants en situation de vie critique. Dieudonné Nahimana, le représentant légal, parle de l’objectif de l’association. 

 

L’objectif primordial de l’association «New generation Burundi » est  d’aider  les enfants en situation de rue à devenir des leaders de demain, signale son représentant légal.Trois programmes sont alors envisagés  pour  atteindre cet objectif, d’après M.Nahimana.Le programme « Girubuntu » consiste à réunir les enfants en situation de rue des différents coins du pays pour les informer à propos de leur contribution dans le développement du pays et les éveiller au changement. Le programme « Imboneza » consiste  à  faire acquérir différentes connaissances aux enfants en situation de rue, qui manifestent  l’engouement de devenir des leaders,  mais  qui manquent des moyens pour y arriver. Des connaissances en matière d’organisation des projets personnels et en matière de l’administration  sont données à ces enfants  au cours de  ce programme. Le dernier programme à savoir « Giriteka » consiste à la recherche d’une meilleure vie de ces enfants en situation de vie difficile. L’association  aide ici une partie des enfants qui ont différents talents à les développer. « On essaie de s’approcher de ces enfants dans les rues où ils se trouvent et de s’informer sur leurs problèmes majeurs afin de  les appuyer à en trouver eux-mêmes les solutions », dit le représentant légal. M.Nahimana  signale trente-neuf enfants qui logent dans les locaux de l’association et trente-six qui sont en train d’être assistés mais étant à leurs familles.Le représentant légal de l’association  « New Generation Burundi » rappelle que leur but principal n’est pas de nourrir les enfants en situation de rue, mais de les amener à devenir des leaders du pays dans l’avenir.  L’assistance  en ce qui concerne les études de qualité est la plus privilégiée par l’association.
Eric Sabumukama (Stagiaire)

 
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