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GENRE> Témoignage d’une fille non reconnue reconnu par son père

Il mène une vie difficile

 

Un enfant qui n’est pas reconnu par son père mène vie difficile. Il ne se sent pas à l’aise dans sa famille d’autant plus qu’il n’est pas traité de la même manière que ses frères et sœurs. 

 

Dans un témoignage de V.K, une jeune fille âgée de 17 ans, elle a fait savoir qu’elle est née dans une famille de six enfants. Mais, depuis son jeune âge, son père ne la traitait pas comme les autres enfants. Il disait chaque fois qu’elle n’est pas son propre enfant. V.K a indiqué qu’elle a mené une vie difficile car son père ne lui donnait rien. Par exemple, les cinq autres enfants fréquentent l’école mais quant à elle, elle a été obligée de suspendre les études faute de moyens financiers. Le père ne lui achetait pas de vêtements, de cahiers, etc. Ce qui signifie qu’elle ne pouvait pas continuer sans aucun soutien. V.K a fait savoir que même après l’abandon scolaire, la vie n’a pas été facile. Elle s’occupait des travaux ménagers  avec sa mère mais elle était toujours grondée par son père. Fatiguée de cette situation, V.K s’est confiée à son oncle pour qu’il lui donne des conseils. Son oncle lui a conseillé plusieurs fois mais, il n’a pas changé de comportements.Quand on le met dans un conseil familial, il accepte que c’est son enfant. Mais, retourné à la maison, la fille est toujours maltraitée.Suite à ce comportement de son père, certains autres enfants ont également commencé à la maltraiter.  Cet enfant a pris la décision de quitter la maison pour une autre vie ailleurs. Aujourd’hui, V.K est dans l’un des quartiers de Bujumbura, elle s’occupe des enfants dans une famille. Pour le moment, cette fille est un peu à l’aise mais, parfois elle se sent abandonnée par sa famille. Elle a indiqué que pour le moment, elle peut s’acheter ce dont elle a besoin grâce à l’argent qu’elle gagne à chaque fin du mois.V.K a fait savoir que même si son âge est un peu avancé alors qu’elle était encore en 5e année primaire, elle a toujours envie de retourner à l’école. Mais, cela n’est pas du tout facile si elle ne trouve pas une autre famille qui l’héberge et lui paye les frais scolaires et tout ce dont elle a besoin.

Lucie Ngoyagoye

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA SECURITE PUBLIQUE> Communication du porte-parole

Sur la mort du conducteur de taxi-vélo tué par balle

 

DSC08528Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, Pierre Nkurikiye, a  donné, le mercredi 6 février 2019,  une communication sur l’incident survenu à l’avenue Muyinga de la zone Rohero où un conducteur de taxi-vélo a été tué par balle, le mardi 5 février 2019. 

 

Le porte-parole du ministère en charge de la sécurité publique a indiqué qu’il y a eu un cas de mort d’un conducteur de vélo en zone Rohero. Celui-ci a été touché par une balle sortie de l’arme d’un policier par mégarde. M. Nkurikiye a signalé qu’un groupe de trois policiers avaient été envoyé dans une mission d’empêcher tous les vélos d’accéder au périmètre interdire. Quand les policiers ont saisi le premier vélo, a-t-il dit, son propriétaire a appelé un groupe  des conducteurs de taxi-vélos aux alentours pour s’attaquer aux policiers. Et d’ajouter qu’ils sont venus en masse avec des pierres dans la main et ont commencé à les jeter aux policiers blessant à la tête le brigadier de police Thaddée Nduwimana. « Au moment où ils s’attaquaient à un autre policier pour lui arracher son arme, ils se sont battus avec celui-ci et, par mégarde, une balle est  sortie et  a touché Jonas Ndayishimiye, natif de la colline Rubamvyi, en commune et province de Gitega en 1988 », a-t-il précisé.Selon Nkurikiye, la police a continué à faire cesser ce mouvement criminel en appréhendant certain des meneurs de ce groupe qui sont actuellement en interrogatoire. La police déplore que de tels actes se commettent ces derniers jours contre des policiers qui sont en train d’exercer leur mission légalement et professionnellement. M. Nkurikiye a cité trois exemples. Le premier s’est produit à Buyenzi vers 20 heures le 5 février 2019 où les policiers voulaient empêcher aux jeunes de consommer de la drogue de type Failo et ces derniers ont attaqué ces policiers et voulaient les brûler. Un jeune appréhendé s’est même évadé, emportant la menotte sur lui. Le second cas s’est produit le même jour à 21 heures à Kamenge quand un policier en mission commandée a été gravement blessé par des criminels à l’aide d’une machette et ces derniers ont été également appréhendés. Le troisième cas est de la commune Matongo en province de Kayanza où, le dimanche 3 février 2019 vers 18 heures, un groupe de jeunes gens se sont attaqués et ont gravement blessé un brigadier de  police qui exerçait sa mission légalement.

L’enquête va se dérouler à charge et à décharge 

Le porte-parole du ministère en charge de la sécurité publique a tenu à informer le public que les policiers  sont envoyés en différentes missions pour le bien-être et la sécurité de la population. Selon lui, il est strictement interdit de s’attaquer aux policiers en exercice des missions légales et professionnelles leurs confiées. Il a également rappelé que les policiers ont le droit de se défendre chaque fois qu’ils sont attaqués en exercice de leurs missions. Le porte-parole du ministère en charge de la sécurité publique a demandé à tout un chacun de toujours respecter la loi et les mesures prises.  En prenant l’exemple  de ne pas franchir tel ou tel autre périmètre, il a dit que c’est pour des raisons de sécurité et que des conséquences dramatiques peuvent se produire à l’endroit de ceux qui les violent en attaquant des policiers.Pour tous les cas susmentionnés, M. Nkurikiye a fait savoir que les auteurs ont été appréhendés et les enquêtes sont en cours. Pour le cas de Bujumbura, l’enquête va être très approfondie pour voir tout ce qui serait derrière ce mouvement de ces jeunes gens.Il a conclu que les auteurs de ce soulèvement et le policier qui avait l’arme ont été appréhendés  et l’enquête va se dérouler à charge et à décharge. Après l’enquête, a-t-il dit, le dossier va être transmis au parquet et  va suivre la procédure normale.

Ezéchiel Misigaro

 

CIRCULATION ROUTIERE> Les risques d’accident à l’endroit des élèves

Ils sont imminents dans les routes à grande circulation

 

Certains parents affirment qu’il y a risque de s’inquiéter en ce qui concerne les risques d’accidents à l’endroit des écoliers et élèves surtout dans les routes à grande circulation. Ils demandent que des mesures puissent être prises afin de protéger ces enfants. 

 

La scolarisation est la clé du développement dans le monde entier. Au Burundi, les enfants issus de familles dont les conditions financières le permettent envoient leur enfant commencer les études à l’école maternelle à partir de trois ans. A l’intérieur du pays, ils commencent vers l’âge de cinq à sept ans. Un grand nombre d’écolier et élèves traverse les routes pour arriver à l’école.A côté des parents qui accompagnent leurs enfants, il y a aussi la police qui facilite les concernés à traverser ces routes, surtout à grande circulation. Malgré cela, les risques d’accidents sont nombreux.Denise Ngendakumana, un des parents, habitant le quartier Bwiza, a fait savoir qu’elle préfère accompagner son enfant, car, dit elle, il n’est pas en mesure de traverser une route seul.        « Quand il y va seul, je ne me sens pas à l’aise », précise-t-elle.

Les risques d’accident imminents

Pour traverser une route à grande circulation, ces enfants forment un groupe. Des conducteurs d’automobiles et les cyclistes attendent un instant pour qu’ils traversent. Mme Ngendakumana dénonce le cas des chauffeurs qui ne respectent pas les droits des enfants. « Il y a des chauffeurs qui ne pensent pas aux enfants. Certains d’entre eux ne diminuent même pas l’allure une fois arrivés dans le traçon de la route où passent les enfants ».Pour ceux qui se rendent à l’école en utilisant des bus, les chauffeurs se retrouvent dans l’obligation d’aider ces enfants à arriver à l’école. Denise Ngendakumana demande aux autorités compétentes de prendre toutes les décisions qui s’imposent afin de protéger ces enfants. Aux responsables des écoles, de rendre disponible les agents de surveillance et de gardiennage auprès de leurs écoles. Et à la police, de continuer leur travail d’aider ces enfants à traverser ces routes.

Mireille Kubwayo (stagiaire)

 

FETES FAMILIALES>Leurs conséquences sur les économies des ménages

Parmi elles, le surendettement et la vente des biens des ménages

 

Les fêtes familiales ont un impact sur les économies des ménages. Le surendettement et la vente des biens des ménages sont quelques unes de leurs conséquences.  

 

Selon la majorité des interlocuteurs rencontrés, les gens font des dépenses énormes à l’occasion des fêtes organisées dans les familles qui les amène à ne plus être en mesure de couvrir les charges comme auparavant au niveau des ménages. Compte tenu de la conjoncture économique du pays, les dépenses des ménages ne sont plus proportionnelles aux revenus. La plupart des gens dépensent beaucoup lors des fêtes en considérant  ces fêtes comme des besoins primaires alors qu’il y a d’autres besoins qui ne sont pas couverts. «Concernant les fêtes familiales, comme la célébration du mariage, les anniversaires, l’enterrement, le levée de deuil, je sélectionne celles auxquelles je participe compte tenu des moyens financiers très limités.  Il y en a même celles  auxquelles la participation devient impossible», a indiqué un de nos interlocuteurs.Un autre interlocuteur a fait savoir qu’il faut investir peu dans les fêtes familiales pour survivre et couvrir les charges après les cérémonies. Selon lui, dépenser énormément sans ressources financières suffisantes pousse certaines gens à s’endetter sans considérer la source de leur revenus. C’est pour cela que suite à la pauvreté observée dans certains ménages après les fêtes, ceux-ci font recours au surendettement et à la vente des biens familiaux.  Il a signalé qu’il lui est arrivé de vendre sa bicyclette pour régler ses dettes contractées pour la célébration du baptême de son enfant.Il a indiqué que cette bicyclette l’aidait à trouver de l’argent pour faire face à certaines dépenses car il faisait le taxi-vélo pendant la journée. Ce vélo constituait également un moyen de déplacement le soir pour se rendre au travail dans une société de gardiennage.Un autre interlocuteur a souligné que, normalement, pour survivre, les gens doivent établir des priorités dans leur vie quotidienne ; ne pas dépenser les jours des fêtes en oubliant le lendemain. Il y en a qui adoptent des formes d’escroquerie, de vol, de mensonge pour surmonter ces périodes difficiles.     

Ezéchiel Misigaro

 
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