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Zone Urbaine de Musaga>Le non port du casque chez les conducteurs de taxis motos et leurs clients

La sensibilisation de tous les jours est nécessaire

 

Le port de casque est une protection pour toute personne qui utilise une moto comme moyen de déplacement. Dans la zone  urbaine de Musaga, cette pratique n’existe plus, la majorité de ceux qui se déplacent par moto ne se soucient plus de porter le casque,  ce qui peut  être un danger pour leur propre sécurité.  

 

La moto est devenue ces derniers jours un des moyens de déplacement les  plus rapides au Burundi. Elle est sollicitée par toutes les catégories de la population, jeunes et adultes, les hommes et les femmes. Lors de sa descente à Musaga le Jeudi 19 juillet 2018, la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau du Burundi  a constaté que le port du casque est rare.Mohamed Harushimana, un des motards avec qui nous nous sommes entretenu a indiqué que pour lui, porter un casque n’est pas un problème, du moment qu’il en a deux, un pour lui et un autre pour son client. Le problème c’est quand on donne à ce dernier un casque et qu’il commence à vérifier à l’intérieur l’état dans lequel il se trouve. Il préfère aller chez un autre motard qui ne l’obligera pas à porter un casque, a-t-il indiqué. Alors nous, au lieu de perdre des clients, on préfère ne pas les obligerà de la porter. Certains motards ont pris cette mauvaise habitude de ne pas porter le casque même s’ils savent que c’est pour leur protection lors d’un accident a encore signalé M. Harushimana.Quant à l’une des clientes que nous avons trouvée sur place, elle nous a indiqué qu’elle est au courant des bienfaits de porter un casque sur la moto mais qu’il arrive des fois qu’elle prend cette dernière après être sortie d’un salon de coiffure : «Je ne peux pas porter de casque parce que il me décoiffe. Dans un salon de coiffure, je paie de l’argent pour qu’on me coiffe, alors, je ne peux pas me permettre de mettre un casque sur ma nouvelle coiffure, serait de l’argent jeté par la fenêtre, en plus de cela, ces casques sont sales. Il arrive des fois qu’on trouve même des poux à l’intérieur», a ajouté notre interlocutriceLa population devrait être sensibilisée sur les bienfaits de porter un casque pour assurer sa protection au cas où il y aurait un accident, cela causerait moins de dégâts. Aussi à ces motards de s’assurer que leurs casques sont propres pour ne pas salir leurs clients.

Sonia Busogoro(Stagiaire)

 

SOCIETE> Centre-ville de Bujumbura

Certains murs devenus des supports d’affichages

 

IMG 2013Le mur de la Banque de crédit de Bujumbura (BCB) et celui de l’ex-restaurant situé à l’ex-marché central de Bujumbura sont devenus des supports d’affichages. Ces derniers salissent ces murs. Reste également à savoir si ces affichages sont autorisés par la mairie de Bujumbura. C’est pour cette raison que quelques-uns sont considérés comme sauvages. 

 

Certains murs du centre-ville sont devenus des supports d’affichages de toute nature. La ligne de prédilection reste particulièrement le mur de la Banque de crédit de Bujumbura (BCB) et celui de l’ex-restaurant situé à l’ex-marché central de Bujumbura. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le mardi 24 juillet 2018, lorsqu’il était de passage sur les parkings desservant la partie sud de la capitale comme Musaga, Kanyosha, Kinindo, Kinanira et Kabondo.On trouve sur ces murs différents affichages de  communiqués liés aux croisades des confessions religieuses et ceux en rapport avec les écoles pour annoncer les dates d’inscription des élèves. Ces communiqués vont même plus loin dans la mesure où ceux des associations des rabatteurs et des conducteurs des bus y trouvent leur compte. Conséquence, ces murs sont tellement pleins de taches qui les rendent insalubres. La question que l’on peut se poser est celle de savoir si ces communiqués sont préalablement autorisés par la mairie de Bujumbura. Certaines personnes interrogées ont fait remarquer qu’il existe quelques  communiqués qui seraient autorisés par la mairie de Bujumbura pendant que d’autres ne le sont pas. D’autres interlocuteurs considèrent ces affichages de sauvages étant donné qu’ils y sont mis à l’insu tantôt de la BCB, tantôt des autorités municipales. Pour nos interlocuteurs, les affichages qui sont considérés comme sauvages devraient être arrachés. Le souhait de nos interlocuteurs est qu’ils trouvent leur réponse quand certains communiqués sont arrachés aussitôt qu’ils sont affichés. De toute manière, tous  les affichages doivent être réglementés. 

Masta Shabani

 

FRAUDE> Effet d’octroyer de l’électricité au voisin à l’insu de la Regideso

Un manque à gagner pour cette société

 

La fraude liée à l’octroi de l’électricité à un voisin devrait être découragée par la Regideso pour lui permettre de maximiser ses recettes parce que le bénéficiaire sera obligé de chercher son propre compteur. La population serait aussi épargnée des cas d’incendie qui seraient liés aux mauvais branchements.  

 

Il existe un phénomène que l’on observe dans certains quartiers environnant la municipalité de Bujumbura. Il n’est peut-être pas exclu dans quelques quartiers périphériques de la capitale. C’est l’effet d’octroyer de l’électricité au voisin à l’insu de la Regideso. Nous nous limiterons à certains quartiers  de la zone Gatumba comme Muyange II, Mushasha I et Mushasha II où certaines gens se livrent à un tel phénomène. En effet, certains voisins s’entendent comment ils peuvent se passer de l’électricité moyennant des conventions : soit partager la facture de la Regideso, soit se fixer le montant à verser chaque fin du mois. Cette pratique nous semble frauduleuse dans la mesure où de telles personnes n’ont pas le droit de se substituer à la Regideso. Cette situation produit un impact négatif non seulement sur le trésor de cette institution, mais également sur le comportement des bénéficiaires. Il y a lieu de remarquer que le phénomène constitue un frein dans l’entrée des recettes au sein de la Regideso. En outre, cette pratique freine l’initiative des bénéficiaires étant donné qu’ils se contentent de cette façon d’agir en se disant que l’essentiel c’est d’avoir de l’éclairage. Ainsi, tout effort de vouloir recourir aux services de la Regideso devient nul. Ils perdent même le sens d’être  indépendants.  Les personnes qui se livrent à une telle fraude devraient se mettre en tête qu’elles courent un danger en cas de court-circuit qui se déclarerait chez un des bénéficiaires. De cette manière, les cas d’incendie ne seraient pas à exclure. Il revient aux agents de la Regideso de débusquer les fraudeurs pour le bien de son trésor et d’épargner la population d’éventuelles situations malencontreuses. Il serait également une façon de contraindre toute personne qui compte sur le compteur de son voisin en vue de se procurer son propre compteur. Il est tout simplement question de mener des démarcher auprès de la Regideso. 

Masta Shabani

 

Chantier de construction > Entretien avec un parent d’un enfant qui y travaille

Les parents sont satisfaits d’une manière générale

 

DSCO 5341Les enfants issus des familles pauvres essaient de travailler pendant les vacances afin d’aider leurs parents à gagner la vie. Cela s’observe surtout dans les chantiers de construction là où ces enfants participent dans le ramassage des briques. 

 

Dans un entretien avec Petronie Miburo, un parent rencontré à Maramvya, commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura, elle a fait savoir que les enfants doivent savoir qu’on doit travailler pour vivre. Bertrand Muco, c’est son fils qui a quinze ans. Il étudie aujourd’hui en 7è année. Après avoir terminé les examens de fin d’année, il s’occupe des travaux dans les chantiers de construction. Des fois, il s’occupe des travaux de ramassage des briques jusqu’au lieu qui se situe tout près des maçons. A ce moment, il est payé en fonction du nombre de briques déjà ramassées. Mme Miburo a indiqué que, dans d’autres cas, son fils s’occupe de puiser l’eau qu’on utilise sur le chantier. Là aussi, il est payé en fonction du nombre de bidons d’eau puisés par jour. Cette interlocutrice n’a pas voulu révéler le salaire de son fils. Seulement, elle a indiqué qu’en général, les parents sont satisfaits du travail de ces enfants d’autant plus que, grâce à cet effort, la famille n’a pas le problème de se nourrir pendant les vacances ainsi que pour les préparatifs de la rentrée scolaire prochaine.Concernant la question de savoir pourquoi les parents envoient leurs enfants travailler alors qu’ils sont encore mineurs, elle a fait savoir que la vie est dure. Les enfants doivent savoir comment s’y prendre afin de survivre dès le bas âge. Si un enfant grandit sans fournir aucun effort physique, il risque de développer la fainéantise dans son âge adulte. Malgré cela, notre source est consciente que les enfants ne devraient pas exercer des travaux durs. Même s’ils travaillent dans les chantiers, ils sont épargnés des travaux lourds. Ils ramassent seulement les briques et puisent de l’eau. Les objets utilisés pour porter cette eau ou les briques sont  en fonction de la taille des enfants. 

Lucie Ngoyagoye

 
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