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Centre Giriyuja> Lancement officiel du projet Ideas box

Il va servir à l’épanouissement éducatif des enfantsen situation de rue

 

DSC 0270Le Centre Giriyuja a lancé officiellement le projet Ideas Box le vendredi 29 septembre 2017 au Centre football for hope. Ce projet va apporter une réponse adaptée et intégrée en matière d’accès à l’éducation, d’alphabétisation, de protection de l’enfant et d’accès à l’information pour toutes les catégories d’enfants qui utilisent ce centre. 

 

Dans son allocution, le coordonnateur national du centre Giriyuja, Aimable Barandagiye, a indiqué que ce projet Ideas Box est une médiatique portative qui vient à point nommé vue la configuration de ce centre et ses utilisateurs. « Cette médiatique portative va servir à l’épanouissement éducatif des enfants et jeunes en situation de rue, aux enfants travailleurs domestiques et aux enfants des Ecoles environnantes du centre (Ecole bIMS, Ecole Belge, Ecole primaire de Kabondo et école internationale, …).M.Barandagiye a également lancé un appel vibrant à l’endroit des ambassades, des organismes des Nations unies et aux ONG internationales d’appuyer  les activités de ses deux centres (Centre football for hope de Kabondo et Drop-In center de Buterere) en ce qui concerne l’encadrement socio-éducatif et culturel des différentes catégories d’enfants qui fréquentent ces deux centres.

Cet Ideas box est très important

Quant au représentant régional de la Bibliothèque sans frontières, il a fait savoir que ce déploiement de cet Ideas box est très important pour deux raisons. Premièrement, c’est la première fois qu’on le déploie à Bujumbura. Le Burundi a été le pays d’accueil de la première Ideas box en 2014, et il existe six Ideas box qui se retrouvent dans les camps de réfugiés des communes Mabanda, Rumonge et Isare.Deuxièmement, c’est la première Ideas box qui est déployée pour les enfants de rues au Burundi et dans la région, et qui en appellera d’autres. « Celle-ci témoigne de la volonté de Bibliothèque sans frontières de travailler avec le public enfants de la rue, et ce sera une de nos priorités au Burundi en janvier 2018 à Bujumbura et à l’intérieur du pays », a-t-il précisé.                                              Yvette Irambona

 

Cour anti-corruption> Déclaration de presse

Cas de fragrance

 

DSC08664Dans une déclaration de presse du Parquet général près la Cour anti-corruption de ce jeudi 28 septembre 2017, Alphonsine Ndizeye, porte-parole de ce parquet a déclaré que ce Parquet général informe l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’il  vient d’appréhender en flagrant délit, un magistrat  qui était entrain de demander de l’argent à un justiciable pour mieux traiter son dossier.   

 

Un officier de la Brigade spéciale anti-corruption  chargé de le suivre et qui l’a laissé évader a été aussi arrêté pour des fins de poursuites. Mme Ndizeye dit que le procureur général près la Cour anti-corruption Pierre Claver Miburo, porte encore à la connaissance  du public qu’il vient d’appréhender un des individus qui décaisse de l’argent du trésor public en utilisant de faux documents. Le parquet général va saisir le juge compétent dans les délais. Mme Ndizeye déclare que le procureur général près la Cour anti-corruption invite et encourage la population à dénoncer dans les meilleurs délais de tels cas de corruption aux autorités habiletées de leur localité. 
Alfred Nimbona

 

Programme national de volontariat des jeunes> Restitution de l’évaluation finale

Cinq cent-quatre volontaires participent à l’amélioration des conditions de vie de la population

 

DSC 0154Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture a organisé le jeudi 28 septembre 2017, un atelier de restitution de l’évaluation finale du programme national de volontariat des jeunes. Pendant les 4 années de mise en œuvre, 504 volontaires ont été déjà mobilisés et participent à l’amélioration des conditions de vie de la population. Ils ont aussi bénéficié de l’expérience professionnelle.   

 

La Secrétaire permanent au ministère en charge de la jeunesse, Godefride Hakizimana a précisé que les résultats obtenus dans cette évaluation seront utilisés par les différentes parties prenantes à des fins de prise de décision, pour la maximisation d’impact et la durabilité financière du programme.Pour la directrice du Programme national de volontariat des jeunes, Alice Nduwimana, la valeur ajoutée du programme à l’endroit des jeunes, c’est que les jeunes volontaires bénéficient de l’expérience professionnelle durant les 12 mois qu’ils passent dans les structures d’accueil. 
 

Activités d’autonomisation et expérience professionnelle

Elle a également souligné que ce programme est un outil transversal dans la mesure où ces jeunes interviennent dans différents domaines (agriculture, éducation, santé, assistance juridique, protection de l’environnement, etc). « Cela a aidé les jeunes à avoir de l’expérience professionnelle .Même si c’est un résultat intermédiaire, les jeunes ont pu s’associer dans les activités d’autonomisation, parce que durant les douze mois qu’ils passent dans la mission de volontariat, on leur octroie des formations », a-t-elle indiqué.Au cours de la phase pilote, le Pnud avait donné un fonds dénommé « Fonds de soutien au bénévolat associatif » qui a permis aux jeunes volontaires de s’associer, et chaque association des jeunes bénéficiait de 2 mille dollars pour faire des activités d’autonomisation. Ce fonds a aussi permis aux jeunes de constituer des chaînes de solidarité dans les communautés. Ces dernières leur ont permis d’améliorer le bien-être de la population car, a-t-elle poursuivi, ils ont acheté, à travers ces chaînes, du petit bétail qu’ils distribuent dans la communauté. Les jeunes ont également participSé dans les activités d’intérêt général.Pour Mme Nduwimana, il faut fournir plus d’efforts surtout en faisant la mobilisation des fonds  pour pérenniser les acquis de ce programme.                                                                                                       

Yvette Irambona

 

BBJ> Table ronde sur la mise en œuvre des garanties légales de l’accusé

Implications du principe de la présomption d’innocence au cours de la procédure pénale

 

IMG 0027L’organisation non gouvernementale Burundi Bridges to justice (BBJ) en partenariat avec l’international bridges to justice et le ministère de la Justice, a organisé le mercredi 27 septembre 2017 une table ronde d’échanges. C’était sur le thème :      « Les implications du principe de la présomption d’innocence au cours de la procédure pénale ». Plusieurs usagers de la justice pénale ont participé à cette activité.

 

Dans son mot d’ouverture, le secrétaire permanent au sein du ministère de la Justice, Arcade  Harerimana, a indiqué que la présomption d’innocence est un droit fondamental de l’accusé dont les répercussions sont énormes sur la conduite de la procédure et du procès pénal. Il a rappelé que ce principe a été créé par plusieurs instruments internationaux auxquels le Burundi a adhéré de façon particulière par la Constitution de la république du Burundi en son article 40. Il a dit que cette table ronde s’inscrit dans la logique d’analyser les implications de ce principe de droit à différents stades de la procédure pénale.M. Harerimana a précisé que les contours dudit principe vont être analysés en mettant les lumières sur les défis de sa mise en application. Il a ajouté qu’au cours de cette table ronde, il y aura l’adoption des solutions qui puissent produire un impact significatif au grand bénéfice de la personne poursuivie. A la question de savoir ce que le ministère est en train de faire pour le respect de la mise en œuvre de ce principe, cette autorité a indiqué que le ministère de la justice fait scrupuleusement appliquer les instruments légaux en cette matière. Il a signalé que le ministère va renforcer les capacités des acteurs de la justice pénale pour qu’ils puissent réellement servir notre société dans le sens du respect des droits humains.

Promouvoir la justice pénale

Selon le secrétaire général du BBJ, Jean Claude Barakamfitiye, on a organisé cette table ronde dans le but d’amener les acteurs de la justice pénale à penser ensemble l’état des lieux de l’application de ce principe. « C’est l’occasion d’analyser ensemble les défis existants aujourd’hui et adopter des engagements susceptibles d’être appliqués pour arriver au changement », a indiqué M. Barakamfitiye. Il a précisé en outre que cette association a choisi de débattre sur ce principe en tenant compte de la politique sectorielle du ministère de la justice 2016-2020 qui veut la promotion d’une justice pénale respectueuse des droits humains.M. Barakamfitiye a appelé les usagers de la justice pénale de s’en tenir à la loi car celle-ci est claire à ce sujet.  En guise d’exemple, il a donné les prescrits de la Constitution de la République du Burundi, du Code de procédure pénale comme l’instruction à charge et à décharge qui est l’une des implications du principe de la présomption d’innocence et le respect des autres règles de privation de liberté. « Si le Code de procédure pénale est scrupuleusement respecté, l’une des solutions de la surpopulation carcérale sera trouvée ». Il les a aussi appelé à faire preuve d’humanité en tenant compte de la protection de la société car la liberté est le principe  et la détention est l’exception.                                              Vincent MBONIHANKUYE

 

 
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