Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

EDITORIAL>Echéance électorale en vue : Un bon déroulement très attendu par le peuple burundais

Il y en a qui, dans l’immense majorité des citoyens burundais, ont déjà qualifié l’année 2020, d’année de consolidation de la démocratie dans notre pays.Ils ont toutes les meilleures raisons de le penser et de le dire, compte tenu des élections démocratiques pluralistes vers lesquelles nous tendons. C’ est, en effet, dans quelques mois seulement que tous les citoyens burundais remplissant toutes les conditions exigées par la loi burundaise se rendront aux urnes en toute sérénité, en toute liberté, en toute responsabilité, en toute dignité citoyenne, pour élire leurs dirigeants à tous les niveaux, du haut au bas de l’échelle, en commençant naturellement par le président de la République, guide suprême de la Nation. Il nous a plu, avant de rédiger cet éditorial, de relire le calendrier électoral qui indique clairement que les élections au poste du président de la République, des députés et des conseillers communaux auront bien lieu le 20 mai 2020, suivies le 20 juillet 2020 de celles des sénateurs, et le 24 août 2020 de celles des conseillers collinaires ou de quartiers. Le calendrier électoral prévoit, par un décret présidentiel, les dates de convocation des électeurs, les dates de dépôt et de vérification des dossiers de candidatures, les dates d’analyse des dossiers, celles des recours, celles de publication des listes des mandataires, de dépouillement et de proclamation des résultats tant provisoires que définitifs.

Essayons, à présent, de répondre à la question, c’est-à-dire celle de savoir le climat pré-électoral prévalant sur toute l’étendue du territoire national. Disons-le tout de suite, il s’agit d’un bon climat propice au bon déroulement de la prochaine échéance électorale, un événement politique d’importance nationale très attendu par le peuple burundais et ses dirigeants.A l’heure qu’il est, l’administration provinciale rencontre régulièrement les partis politiques agréés pour parler en long et en large de l’échéance électorale en question, en leur rappelant notamment le Code de bonne conduite, un véritable acte d’engagement qu’ils ont eux-mêmes décidé, de façon libre et responsable, à mettre en place pour le bon déroulement des élections. Ce sont ces mêmes partis politiques qui se rencontrent, de façon régulière, à travers tout le pays, dans le cadre des activités sportives, notamment le football, tissant ainsi entre eux des liens sociaux favorisant l’amour de la patrie, une valeur éminemment citoyenne sans laquelle il nous serait difficile de faire bloc contre les falsificateurs de la réalité burundaise. C’est justement grâce au patriotisme que les jeunes, à travers tout le pays, sont en train de dire non à tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, seraient tentés de les instrumentaliser politiquement. C’est encore une fois grâce au patriotisme que les citoyens burundais ont pris souverainement et librement la décision d’organiser, pour leurs pleins succès, les élections démocratiques  pluralistes en vue, en dehors de  toute main étrangère ; la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), quant à elle, jouant pleinement son rôle en sillonnant toutes les communes du pays.Nous ne le répèterons jamais assez, le grand gagnant de l’échéance électorale en vue sera le peuple burundais, seul maître de son avenir, face à ses détracteurs condamnés à l’échec.

Louis Kamwenubusa

 

Assemblée nationale >

Pour étudier, analyser et adopter un projet de loi

000asqdezSous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, les députés se sont  réunis  en séance plénière, le jeudi 16 janvier 2020 , pour étudier et analyser le projet de loi portant ratification, par la République du Burundi, de l’accord de prêt entre la république du Burundi et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) relatif au financement d’opération des biens en provenance des pays arabes. Le ministre des Finances, du budget et de la coopération au développement économique, Domitien Ndihokubwayo, a représenté le gouvernement dans cette séance. 


Dans son exposé de motifs, le ministre ayant les finances dans ses attributions a indiqué que le secteur de la santé est l’un des secteurs les plus sensibles pour garantir le bien-être de la population qui œuvre au développement du pays. Selon lui, le développement d’une Nation ne peut être assuré que lorsque sa population dispose d’un accès facile aux médicaments pour faire face aux différentes épidémies et maladies. En matière d’allocation des réserves de change, a-t-il ajouté, le gouvernement a, parmi ses priorités, l’importation des médicaments et des équipements médicaux  pour se prévenir et faire face aux différentes maladies fréquentes au Burundi. Il a ainsi fait savoir que cet accord de ligne de financement d’opérations d’importation de biens en provenance des pays arabes a été négocié et conclu en octobre 2018 entre la BADEA et la République du Burundi. Cela rentre dans le but de garantir et améliorer le niveau des réserves de charge en matière d’importation des produits essentiels. 

Promouvoir les échanges commerciaux entre le Burundi et la région arabe

 Le ministre Ndihokubwayo a aussi informé que les ressources de la ligne seront utilisées de façon exclusive pour le financement d’opérations d’importation de médicaments et des équipements  médicaux au Burundi en provenance des pays arabes. Ce financement vise ainsi à promouvoir les échanges commerciaux entre la région arabe et le Burundi mais aussi contribuera à assurer l’approvisionnement du Burundi en produits pharmaceutiques à travers la Centrale d’achat des médicaments essentiels au Burundi (Camebu).  Il a souligné que le montant dudit crédit est de dix millions de dollars américains remboursables sur une période de deux ans et demi et six mois de délai de grâce à compter du premier du mois suivant le premier décaissement. Les députés ont cherché à savoir qu’avec la promulgation de cette loi, comment la passation de ces marchés sera organisée, si les entreprises traditionnellement fournisseurs de la Camebu seront exclues de la compétition au profit des seules entreprises des pays arabes. A cette question, le ministre Ndihokubwayo a indiqué que, comme c’est un prêt avec conditionnalité, les entreprises à consulter seront celles ressortissant des pays membres de la Ligue arabe. Il a également fait savoir que les produits qui seront proposés mais qui ne répondraient pas aux normes ne seront pas acceptés.

Seuls les produits qui répondront aux normes internationales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aux bonnes pratiques de fabrication des médicaments et aux spécifications techniques qui seront décrits dans le dossier d’appel d’offre seront acceptés. Il a ajouté que comme tout autre produit importé par la Camebu, ces produits devront subir un contrôle de la qualité dans un laboratoire de contrôle de la qualité avant la distribution à la population via les différentes structures sanitaires. La Mutuelle de la fonction publique va s’approvisionner périodiquement à la CamebuA la question de savoir si la Mutuelle de la fonction publique (MFP) va s’approvisionner périodiquement auprès de la Camebu comme le font habituellement les centres de santé publics ou si elle va commander directement les produits auprès des fournisseurs mais via la Camebu. Le ministre Domitien Ndihokubwayo a fait savoir que la MFP va s’approvisionner périodiquement auprès de la Camebu comme le font habituellement les centres de santé publics. Après avoir eu des réponses à toutes les questions posées et à toutes les inquiétudes soulevées, les députés l’ont adopté à l’unanimité.

Astère Nduwamungu

 

ZONE CIBITOKE> Avis de la population sur la cohabitation des partis politiques

Elle est très satisfaite du bon climat entre les politiciens

000szertA la veille des élections de 2020,  la population de la zone urbaine de Cibitoke se réjouit du bon climat politique qui s’observe sur tout le territoire national en général et très particulièrement de la meilleure cohabitation entre les partis politiques exerçant leurs activités dans cette zone. Elle encourage les leaders des partis à continuer dans la même voie.


Voilà ce que la population de la zone urbaine de Cibitoke a confié au journal « Le Renouveau » lors de sa descente dans cette localité en date du 16 janvier 2020. La population de cette zone a laissé entendre qu’elle est satisfaite de l’actuelle situation politique étant donné que les partis politiques cohabitent pacifiquement. Donatien Niyongabo, l’élu local dans le quartier III de cette zone, a fait savoir qu’il n’y a actuellement aucun problème dans les relations quotidiennes dans ce quartier, et s’il advient des malentendus, ils sont vite maitrisés grâce à la collaboration des différentes couches de la population qui sont dans cette partie de la commune Ntahangwa.  
Les partis politiques appelés à initier des projets

Comme l’a affirmé cet élu du quartier III, ces partis politiques susmentionnés cultivent le sens du bon voisinage. La preuve en est qu’il n’y a pas de heurts entre eux même si leurs permanences et leurs drapeaux sont presque rapprochés. Les gens qui exercent leurs activités quotidiennes auprès de ces « permanences » ont fait savoir que les trois partis cohabitent pacifiquement bien qu’ils ne soient pas de même obédience. Pour Denis Nkurunziza, les membres des différents partis politiques sont des frères et sœurs. Le fait de ne pas  appartenir au même parti politique n’annule pas la fraternité.  « Les leaders des partis politiques doivent initier des projets non pas la haine, entre les frères et sœurs. Je les encourage  à  continuer  dans  la bonne voie », a-t-il conclu. 

Fiacre Nimbona

 

Commune Mutimbuzi> Harmonie sociale dans les nouveaux quartiers

Le manque de leadership est un défi


Certaines activités doivent être organisées au sein des quartiers. Pour le bon déroulement de ces dernières, il faut toujours des leaders pour guider les autres. Il faut une organisation dans les travaux en rapport avec la propreté dans le quartier dans l’assistance sociale  ou la solidarité dans tel ou tel autre domaine. Parfois, le choix du responsable devient un défi. Des faits observés à Gahahe en zone Rubirizi nous en disent plus.

Il faut une organisation en toute activité, disent certains. Il faut aussi quelqu’un pour diriger les autres, disent les autres. Ces deux opinions se complètent pour que l’harmonie sociale règne dans les nouveaux quartiers. Ceux qui peuplent ces nouveaux quartiers viennent pour la plupart de milieux différents. Certains de la campagne, d’autres de la ville. Ils sont nouveaux dans ces quartiers qu’ils viennent d’occuper. Ils ont évolué dans des milieux différents mais opèrent aussi dans des domaines diversifiés. Pourtant, ils doivent cohabiter pacifiquement parce qu’ils sont Burundais. Ils doivent organiser leur quartier pour le bien de tous.  Pourtant, il faut qu’il y ait quelqu’un pour guider les autres afin d’éviter le désordre.  Certaines personnes affirment que ce sont les gens instruits qui ont beaucoup de problèmes.

En effet, dans cette localité de Gahahe, certains se disputent l’organisation des activités autour de leurs parcelles. Des conflits naissent souvent de la mauvaise gestion et de la mauvaise organisation des activités par manque d’expérience. Ils doivent parfois se référer au bon sens.  Au moment où certains optent pour le creusage des caniveaux par exemple, d’autres disent qu’il faut d’abord aménager une route pour les passants. Or, en attendant l’urbanisation, les gens doivent se débrouiller pour aménager leur propre passage. Cela cause parfois des mésententes quand il s’agit de laisser un petit espace leur permettant la communication entre les voisins des parcelles.  Mais avec de bons guides au sein de l’administration locale, ces conflits finissent toujours par des compromis. Il en va de même des gestes liés à la solidarité. Ne pouvant pas créer une plateforme de communication, chacun assiste son prochain comme il l’entend. Les uns et les autres disent qu’il faudrait un terrain d’entente pour qu’il y ait des leaders dans chaque domaine de la vie.

Blandine Niyongere

 
Ouvrir