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CNAP> Etat des lieux sur la destruction des armes légères récupérées

« Plus de quatre-vingt-dix armes de diverses catégories ont été détruites au cours du mois de mars »

 

IMG 256Mise en place par le gouvernement du Burundi dans le but de récupérer et retirer toutes les armes détenues illégalement par la population, la Commission nationale permanente pour la prolifération des armes légères et de petits calibres (Cnap), a constitué en son sein une autre commission chargée de détruire certaines catégories d’armes afin qu’elles ne puissent pas causer des problèmes  aux populations. Et selon le commissaire chargé de la destruction des armes au sein de la Cnap, « plus de nonante armes de différentes catégories ont été détruites au cours du mois de mars ». 

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, le commissaire chargé de  la destruction des armes récupérées, Jean Meleus Tinyimana a d’abord indiqué que cette dernière a été mise en place dans le but de diminuer les risques qui peuvent être causés par les armes retirées auprès des populations qui les détiennent d’une façon illégale. Il a ensuite ajouté que cette même activité se déroule chaque mois pour détruire certaines catégories d’armes récupérées au niveau de tout le pays. « Au cours du mois dernier, plus   de quatre-vingt-dix armes de différentes catégories ont été détruites», a-t-il précisé. Il s’agit de  quatre-vingt-six grenades, une rocket, une grenade à fusil ainsi que cinq fusils dont un pistolet. S’agissant de la procédure de destruction de ces armes, M. Tinyimana a informé qu’une fois que les armes sont récupérées, on  procède à l’état de découpe avant de les détruire. Un moyen de détecter ceux qui peuvent engendrer des problèmes au niveau des populations.

« Une activité qui va se poursuivre »

A la question de savoir le pas déjà franchi en matière de la récupération des différentes armes détenues par les populations, il a mentionné que tenant compte des statistiques et rapports faits chaque année sur le nombre d’armes, il s’est remarqué que le nombre ne cesse de diminuer. « Ce qui montre que nous avons atteint un pas satisfaisant en matière d’exécution de notre mission », a-t-il affirmé. Il a promis que pour bien atteindre les objectifs de la Cnap, les activités de retrait et destruction des armes  vont se poursuivre, car, une fois bien exécutées,  cela va contribuer au renforcement de la paix et de la sécurité ainsi que la diminution effective des crimes commis par les populations détentrices.

Avit Ndayiragije

 

Sécurité routière > Les taxis-motards s’expriment

« Elle est satisfaisante »

 

DSC06321Depuis un bon bout de temps, les taxis-motards sont interdits de circuler dans la commune Mukaza de la mairie de Bujumbura. Ils doivent également stopper leur activité à 18 heures. Toutes ces mesures ont été prises pour des raisons de sécurié après une série de jets de grenades au centre-ville faisant des morts et des blessés. Nous nous sommes entretenus avec certains taxis-motards et ils ont dit être satisfaits de l’état sécuritaire routier actuel. Ils ont également émis quelques doléances pour que leur activité se déroule avec succès.

 

Rencontrés sur leur parking à Kanyosha, les taxis-motards se sont réjouis de l’état des lieux de la sécurité routière actuellement. Cela, du fait que les accidents ont sensiblement diminué ces derniers temps. Selon eux, cette diminution est due au fait qu’ils ont été sensibilisés à plusieurs reprises en ce qui concerne la sécurité routière surtout sur le respect du Code de la route. D’après Egide Niyongere, cette sensibilisation a produit des effets palpables. « Après avoir bénéficié de cette sensibilisation, tous les motards se comportent bien et ne causent plus beaucoup d’accidents. Auparavent, il y avait des notions de la sécurité routière qu’ils ne maîtrisaient pas c’est pourquoi ils commettaient beaucoup d’erreurs, mais aujourd’hui, ils s’y prennent bien ». C’est la même satisfaction d’Adélin Nsabimana qui indique que même s’il y a eu cette séance de sensibilisation, cela n’empêche qu’il y ait toujours quelques petites erreurs commises en grande partie par ceux qui n’ont pas une grande expérience dans la conduite des motos ou par ceux qui étaient habitués à conduire les taxi-motos à l’intérieur du pays. A propos de la mesure de l’interdiction de circuler au centre ville, tous nos interlocuteurs ont été unanimes à dire qu’elle a été une entrave pour leur activité surtout au niveau des recettes. D’après Edouard Hakizimana, aujourd’hui, cette mesure devrait être levée parce que la situation est totalement calme. « On nous a obligé de travailler dans les quartiers périphériques mais ici ce n’est pas facile d’avoir un versement pour nos patrons ». En définitive, pour que leur activité se déroule bien et sans perte, les taxis-motards demandent la levée de cette mesure. A défaut de la levée, ils proposent qu’on les laisse traverser au moins le pont de la rivière Muha à l’avenue du Large pour qu’ils puissent joindre les quartiers du nord ou du sud en passant par la brasserie. 

ASTERE NDUWAMUNGU

 

DGPPB> Assemblée générale ordinaire du vendredi 5 avril 2019

Le  personnel des PPB a été interpellé à s’atteler au travail pour augmenter le rendement

 

DSC07002La direction générale des publications de presse burundaise a organisé une réunion en assemblée générale ordinaire à l’intension de son personnel, le vendredi 05 avril 2019. Le  personnel des PPB a été interpellé à s’atteler au travail pour augmenter le rendement.

 

Au cours de cette assemblée générale, le directeur général des Publications de presse burundaise, Louis Kamwenubusa, a indiqué que les points inscrits à l’ordre du jour étaient notamment l’évaluation du trimestre passé, les défis et les réalisations, ainsi que les divers. M. Kamwenubusa a fait savoir qu’il y a des institutions de l’Etat qui ont une dette envers les PPB. Il a remercié le Premier vice-président de la République  Gaston Sindimwo pour avoir transmis les doléances des PPB auprès des instances habilitées. Nous espérons que la situation va bientôt trouver une issue favorable, a dit M. Kamwenubusa.Comme les PPB dépensent beaucoup d’argent tout au long de l’année pour payer l’impression des journaux, M. Kamwenubusa souhaite que le gouvernement aide afin que les PPB puissent se doter de leur propre imprimerie. Cela permettra aux PPB de stopper de débloquer une somme colossale d’argent destinée à l’impression des journaux. Le directeur général des PPB a fait savoir que la manière de faire des notations va changer. Pour faire des notations, a dit M. Kamwenubusa,  l’on va faire ce que l’on appelle l’évaluation des performances, car chacun doit élaborer son cahier de charges qu’il devra respecter. Pour ce, M. Kamwenubusa a interpellé tout le personnel des PPB à s’atteler au travail pour augmenter le rendement.Le directeur général des PPB n’a pas manqué de remercier vivement les employés du service du recouvrement pour le travail qu’ils ne cessent d’abattre. Il a clôturé la réunion en remerciant les employés des PPB pour la solidarité qu’ils ne cessent de manifester entre eux dans les circonstances tant malheureuses qu’heureuses. 

Martin  Karabagega

 

PROJET MERANKABANDI> Impact sur les bénéficiaires

Il a un impact positif

 

Le projet Merankabandi est un projet du gouvernement du Burundi qui fournit des  transferts monétaires réguliers aux ménages ciblés dans les provinces de Ruyigi, Karusi, Gitega et Kirundo. Après dix huit mois d’exécution, les résultats montrent que ces transferts monétaires ont un impact positif sur les bénéficiaires. 

 

Les ménages enregistrés représentés par les mères reçoivent un montant de quarante mille francs burundais (40 000 FBu) une fois les deux mois au moyen du téléphone mobile. Dans son exposé, le coordinateur de ce projet, Michel Nyabenda a fait savoir qu’en principe, les transferts monétaires doivent aider à supporter la consommation des ménages. Aussi, ils doivent aider à favoriser l’accès à différents services sociaux, c'est-à-dire les services d’éducation, de nutrition, de santé, etc. Il a dit qu’après dix-huit mois d’exécution de ce projet, des changements remarquables s’observent auprès des bénéficiaires. Il a indiqué que cela peut se mesurer à travers l’affectation des transferts monétaires. Et il a précisé qu’une petite enquête de satisfaction des ménages bénéficiaires a été réalisée auprès des bénéficiaires des provinces de Gitega et Karusi.  Cela dans l’optique  de savoir en quoi ils ont affecté les premiers transferts monétaires qu’ils ont reçus.  Les résultats ont montré que 61, 29% des ménages  ont orienté leurs transferts monétaires dans l’amélioration de l’alimentation. En deuxième lieu, les résultats montrent que 35,48% ont affecté leurs transferts monétaires dans l’habillement que ce soit pour les enfants ou les adultes. Aussi, environ 23 % des bénéficiaires ont utilisé leurs transferts monétaires  pour démarrer un petit élevage. Il y a aussi l’achat des matériaux scolaires pour les enfants, la location des terrains pour la culture du riz, etc.   M. Nyabenda a souligné que le paiement ne suffit pas pour les tirer de la vulnérabilité, c’est pourquoi des mesures d’accompagnement sont prévues, c'est-à-dire les activités qui accompagnent ces transferts. Ces activités permettent aux bénéficiaires d’investir dans leur capital humain, c'est-à-dire dans l’éducation, dans la santé, dans l’assainissement. Ainsi, ce sont ces activités qui vont leur permettre de fructifier leurs transferts monétaires qu’ils reçoivent.    

Fidès Ndereyimana

 
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