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OBSERVATOIRE DES VIOLENCES ARMEES> Défis et perspectives d’avenir

Améliorer le système de collecte d’information

 

DSC 0636Chaque année, la Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (Cnap) à travers l’Observatoire des violences armées au Burundi  (Ova) évalue les réalisations sur les incidents causés par les  armes  détenues illégalement par les populations afin de relever les défis et se donner des perspectives d’avenir. Et  malgré une évolution positive, l’Ova prévoit améliorer le système de collecte d’information et établir un partenariat avec les organes étatiques et non-étatiques. 

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, Anitha Congera, conseillère chargée de la communication et de la sensibilisation à la Cnap, a d’abord indiqué que pour ce qui est de l’évolution des violences armées, au cours de la période de janvier à décembre 2017, 761 incidents ont été rapportés par les différentes sources qui alimentent l’Ova avec un total de 1195 victimes.  Parmi les cas de criminalité armée rapportés, Mme Congera a précisé que les conflits fonciers viennent en première position avec 23,92%. « Aussi des cas liés au banditisme, au vol à main armée, et aux assassinats ont,  à eux seuls plus de 30% des incidents répertoriés pour la période observée. Il faut cependant noter aussi que les violences conjugales ont été une source importante  de violences avec   5,52% des incidents », a-t-elle ajouté.En ce qui concerne la catégorie des personnes les plus touchées par les violences armées, Mme Congera a fait savoir que  selon les informations recueillies,  les hommes ont été les plus touchés par ces événements de violences armées que les femmes. «  Et c’est entre l’âge de 30 et 39 ans que le risque d’être victime de tels actes est élevé. Les hommes ont été les principaux auteurs de violences armées, surtout entre 25 et 34 ans 21,54% », a mentionné Mme Congera. 

Multiplier les sources d’informations au niveau de toutes les provinces

Mme Congera a poursuivi cette même  interview  en signalant que le défi les plus souvent observé par l’Ova dans la collecte de l’information est lié aux sources d’information qui sont très limitées. A cela, elle a  rassuré que certaines perspectives sont déjà mises en place pour relever tous ces défis. Il s’agit, entre autres, d’améliorer le systè   me de collecte de l’information et établir des partenariats avec d’autres organes étatiques et non étatiques, d’augmenter les sources d’information par province (20 ou plus), d’encourager les partenaires à couvrir les provinces mal desservies et à s’impliquer dans la vérification de l’information fournie à l’Ova  et d’organiser des séances d’information et de sensibilisation à l’endroit des partenaires sur l’Ova au niveau des provinces. 

AVIT  NDAYIRAGIJE

 

SOCIETE> Rapatriement volontaire des réfugiés

Une collaboration entre différentes institutions s’avère importante

 

DSC04601Il y a certains réfugiés qui attendent la politique des gouvernements pour pouvoir retourner au bercail tandis que d’autres retournent de leur propre gré. Dans tous les cas, le retour des réfugiés chez eux concerne plus d’un. C’est ce qui ressort d’un entretien avec la représentante du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) au Burundi, Gogo Hukportie.  

 

« Des réfugiés oui, il y en a  mais il faut aussi savoir distinguer entre réfugiés et migrants », précise Mme Hukportie dans un entretien avec les journalistes burundais. En effet, certaines personnes décident de leur propre gré de partir et quitter leur pays natal momentanément. Certains fuyant la famine, d’autres allant travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Ces derniers peuvent effecteuer des mouvements massifs de va-et-vient qui pourraient éveiller des soupçons. Des gens les compareront à des réfugiés. Ce qui n’en est pas le cas. A la question de savoir la contribution du HCR quand il s’agit de vrais rapatriés volontaires, c’est-à-dire ceux qui ont fui des situations de conflit et qui décident de revenir d’eux-mêmes, Mme Gogo Hukportie répond que cela est une affaire de tous. L’organisation qu’elle représente ne cesse d’encourager les nations et de les soutenir en ce qui concerne la question de rapatriement de leurs réfugiés. Mais il devient difficile d’assister des gens dont on ne connaît les mouvements. Ceux qui sont appelés réfugiés, selon le HCR, sont ceux qui sont enregistrés en tant que tels dans les documents de ce dernier. Ce qui veut dire que leurs mouvements et leurs préoccupations sont connus par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Il est donc difficile d’assister celui qu’on ne connaît pas, selon notre interlocutrice. Toutefois, comme ces gens retournent en masse et deviennent un fardeau pour les gouvernements, différentes organisations œuvrant en collaboration avec le HCR peuvent intervenir dans différents domaines. C’est, entre autres l’Unicef pour les enfants, l’Onu femme pour les femmes, l’OMS pour la santé, etc. Notre interlocutrice promet, de ce fait, que dès le mois de janvier 2019, la question de ces rapatriés volontaires sera prise en compte par le HCR.Des rapatriements se font, dit Mme Hukportie. Il faut juste que les populations suivent les procédures claires du HCR pour pouvoir retourner dans leur pays étant protégés et assurés. Le HCR s’est donné pour mission d’être auprès des refugiés, de les protéger et de les aider à retourner chez eux en paix. Que les gouvernements collaborent avec eux dans ce sens. Jusqu’à maintenant, souligne notre source, le Burundi est un bon partenaire. 

BLANDINE NIYONGERE

 

CCIB> Renforcement des capacités des membres des confessions religieuses

Promouvoir l’harmonie sociale

 

IMG 0021Dans le cadre du projet « Combattre la violence politique et religieuse ainsi que la radicalisation à travers la collaboration multi religieuse au Burundi », le Conseil inter confessionnel du Burundi (CCIB) organise du 26 au 27 novembre 2018, un atelier de renforcement des capacités à l’intention des membres des confessions religieuses. 

 

Le but de ce projet est de promouvoir l’harmonie entre les communautés religieuses et la collaboration entre les leaders religieux afin de favoriser une coexistence pacifique entre les confessions religieuses et les communautés locales. Ce projet couvre les provinces de Bujumbura-Mairie, Bujumbura, Muyinga et Rumonge.
Organiser des séances d’information au sein de leurs organisationsPour le secrétaire exécutif du CCIB, Isidore Hakizimana, il est important que les leaders religieux soient formés et informés sur tout ce qui se passe aujourd’hui comme la violence, la radicalisation, l’extrémisme, etc, afin de pouvoir trouver une solution, aider les fidèles des confessions religieuses pour qu’ils ne tombent pas dans ce piège. Le CCIB a aussi invité les femmes et les jeunes. Ces derniers peuvent être utilisés pour pouvoir commettre des actes de violence soit par les partis politiques ou d’autres groupes. « Nous voulons que les leaders religieux puissent s’imprégner de cet esprit de cohésion sociale, de cohabitation pacifique, de dialogue et qu’à leur tour, ils aillent aider les fidèles qu’ils dirigent à entrer dans ce mouvement ».M.Hakizimana a également indiqué que le CCIB envisage, dans un proche avenir, organiser des activités dans les communes aidées par ces leaders religieux lesquels vont faire vulgariser le message dans les paroisses, les mosquées, les communautés locales pour que ce message de paix, de lutte contre la violence, de dialogue, puisse habiter toute la communauté religieuse, la population en général.« Les communautés religieuses cohabitent pacifiquement mais nous savons qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Nous sommes dans une étape de prévention et d’information », a-t-il souligné.   

Yvette Irambona

 

CNAP> Réduction des violences armées

Atelier de sensibilisation de tous les partenaires sur la lutte contre la prolifération des ALPC

 

DSC 0621La Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (Cnap), en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des risques et catastrophes, a organisé, le vendredi 23 novembre 2018, en province de Muyinga, un atelier de sensibilisation communautaire pour la prévention et la réduction de la violence armée, à l’intention des  représentants des corps de défense et de sécurité, des confessions religieuses, de l’administration et des associations sans but lucratif de trois provinces de la région nord. C’est dans le but d’informer et sensibiliser tous les partenaires en matière de sécurité sur la prévention et la  réduction des violences armées au Burundi. 

 

Dans son mot d’accueil, Jumayine Badende, conseiller du gouverneur de la province de Muyinga, a indiqué que nul n’ignore que  la détention  illégale des armes par certaines populations  cause souvent  des incidents à ces populations détentrices  et à l’entourage. M. Badende  a ajouté que   cet atelier vient  au moment opportun du fait que les enseignements qui seront donnés aux participants les aideront à sensibiliser les populations qu’ils représentent afin de contribuer significativement dans la prévention  et la réduction des violences armées dans notre pays.  Il a en outre demandé à tous les participants  de suivre attentivement tous les enseignements afin   de servir d’exemple dans la lutte contre  la prolifération des armes et dans le renforcement de la paix et de la sécurité.

« La détention illégale d’armes, une menace réelle pour la paix et la stabilité dans le pays »

Dans son discours d’ouverture, Roger Ndikumana, premier vice-président de la Cnap,  a indiqué que nul n’ignore que, suite aux différentes crises qui se sont succédées, les populations civiles se sont procuré des armes à feu, et cela de différentes manières et pour différentes raisons. M. Ndikumana a ajouté que certaines de ces populations croient que c’est pour assurer leur propre sécurité. « Mais, actuellement, ces armes ont été toujours utilisées pour commettre des crimes, et contribuent de ce fait à la recrudescence de la violence armée dans le pays », a-t-il précisé. M. Ndikumana a également souligné que c’est pour cette raison que le gouvernement du Burundi a mis en place la Cnap, dans le but d’informer et sensibiliser tous les partenaires en matière de sécurité sur le problème de prolifération des ALPC dans notre pays, en vue  de recueillir des  contributions et recommandations pour la réduction des incidents commis avec usage des armes a feu au niveau des communautés. « Suite à cet  état de fait, la détention illégale d’armes a feu est devenue une menace réelle pour la paix et la stabilité dans le pays et entrave tout effort de développement », a affirmé M. Ndikumana.

« Eradiquer la circulation illégale des armes au sein de nos populations »

Conscient des incidents commis par les détenteurs illégaux des armes. M. Ndikumana a signalé que  le gouvernement du Burundi a inscrit dans ses priorités stratégiques la lutte contre la prolifération des ALPC. « Par ailleurs, le gouvernement a réaffirmé sa volonté dans le domaine de l’éradication de la circulation illicite des armes légères et de petits calibres à travers la mise en place d’un cadre légal et institutionnel, lequel autorise les campagnes de désarmement pour le retrait total des armes à feu qui ont été détenues illégalement par la population civile », a-t-il mentionné. M. Ndikumana a enfin remercié  très vivement tous les partenaires qui n’ont cessé d’appuyer la mise en œuvre du programme de désarmement de la population civile, tout en demandant à toutes les couches sociales de s’impliquer davantage dans la sensibilisation de la population civile en vue de prévenir  et lutter contre la circulation illicite des armes à feu qui continuent à faire des dégâts au niveau des communautés et à occasionner des pertes en vies humaines.

Avit  NDAYIRAGIJE

 
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