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Atelier> Abuco-TI Burundi

Penser d’abord à ce qu’on peut donner à la société avant de penser à ce qu’on reçoit d’elle

 

L’Association burundaise des consommateurs-Transparency International Burundi (Abuco-Ti Burundi), en collaboration avec le Pnud et le ministère à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la privatisation a organisé un  atelier de restitution des résultats du projet « Appui au Centre d’assistance juridique et d’action citoyenne» de ladite association (Cajac). Le centre rentre dans le deuxième volet de l’Abuco-Ti Burundi relatif à la promotion de la bonne gouvernance à travers la lutte contre la corruption.

 

DSC 0232« La lutte contre la corruption est une course de fond parce qu’il est question d’opérer un changement important de mentalités et de casser les ressorts d’une contre-culture qui a envahi notre société, porteuse de contre-valeurs à remplacer par des valeurs positives de discipline, de patriotisme, de travail, de don de soi, de respect d’autrui et du bien commun. Chacun de nos compatriotes pensant d’abord à ce qu’il peut donner à la société avant de penser à ce qu’il peut en recevoir ». Tels sont les propos du directeur exécutif de l’Abuco, Amédé Ndagijimana.
La bonne gouvernance contribue à accélérer le développement mais également à renforcer la démocratie et l’Etat de droit. C’est ainsi que la plupart des Etats même en voie de développement utilisent ce concept et l’ont intégré dans leur arsenal juridique.

Un instrument qui nous donne une vision

Aujourd’hui, a-t-il souligné, « le Burundi a payday loan no credit un instrument qui nous donne une vision et nous trace le chemin pour une meilleure gouvernance et une lutte plus efficace contre la corruption, à savoir   la Stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption (2011-2015)».
Toutes les institutions nationales sont chargées de mettre en place des mesures de transparence, de redevabilité et d’intégrité qui contribuent à la promotion de l’efficience et contrastent les opportunités de corruption.

Marquer un pas en avant dans la croissance économique

La porte-parole du ministère en charge de la Bonne gouvernance a dit que le projet « Appui au centre d’assistance juridique et d’action citoyenne » de l’Association burundaise des consommateurs- Transparency international Burundi a été exécuté dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption grâce à l’appui financier du Pnud.
La réussite de sa mise en œuvre permettra au Burundi de marquer un grand pas en avant dans la croissance économique et le développement durable.
Les participants ont recommandé la mise en place des mécanismes légaux favorisant la bonne gouvernance dans tous les domaines.
A l’endroit du gouvernement, ils ont demandé d’inclure dans la loi anti-corruption une sanction à l’encontre des déclarations frauduleuses du patrimoine.
La Haute cour de justice est une urgence pour que les plus hautes autorités de ce pays ne soient pas au- dessus de la loi.
YOLANDE NINTUNZE

 

RELIGION>L’Aïd El Kebir 2014

Une fête du sacrifice commémorant la foi d’Abraham

 

Au Burundi comme dans les autres pays du monde, l’Aïd El Kebir, reconnue comme la plus importante fêtepour la religion musulmane, a été célébrée le samedi 4 octobre 2014. Selon Dr Hassan, l’imam qui a dirigé la prière à l’Ecole technique de l’alliance islamique du Burundi(Etalibu), elle commémore l’histoire bien connue du sacrifice d’Abraham.  

 

DSC 0295L’Aïd El Kebir est une célébration incontournable, a dit l’imam, de la fête la plus attendue de l’année. A ne pas confondre cette fête avec celle de l'Aid El Fitr qui représente la fin du ramadan. Elle signifie que Dieu, pour éprouver la foi d'Abraham, lui a demandé de sacrifier son jeune fils, Isaac. Abraham, la mort dans l'âme, allait obéir et sacrifier son fils, lorsque Dieu arrêta sa main et, pour le remercier de sa loyauté et de son obéissance, lui demanda de sacrifier plutôt un mouton à la place de son fils. C'est donc en souvenir de ce sacrifice que les musulmans ont coutume de sacrifier un mouton.
L’imam Hassan a souligné que l’Eternel Dieu est au-dessus de tout et il est le Seul qu’on doit prier. Il a par ailleurs demandé aux musulmans de rester unis pour bénéficier de la grâce de Dieu et de se référer au message du prophète Mohamed qui a dit que l’islam quick payday loan est un exemple d’un seul corps. Si l’un des membres du corps est blessé, c’est tout le corps qui est malade, a-t-il dit. Il a pour cela invité les musulmans à la cohabitation pacifique et à partager avec les pauvres et les démunis le repas de cette journée.
Au nom du gouvernement du Burundi, Saïdi Kibeya, conseiller à la présidence de la République, a d’abord transmis les salutations des hautes autorités du pays, à commencer par celles du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, à la famille musulmane. Le gouvernement du Burundi, a-t-il dit, salue les activités réalisées par les musulmans et surtout la vision de l’islam sur l’avenir meilleur de ce pays.
Il a indiqué que le Burundi a connu énormément de crises qui ont été heureusement résolues par le dialogue, la vérité et la réconciliation. Il a pour cela invité tout Burundais, malgré son appartenance religieuse, à sauvegarder ce climat de paix. Saïdi Kibeya a évoqué les prochaines élections de 2015 où il a invité les musulmans à avoir de la patience et surtout de l’espoir pour un meilleur avenir du pays. Pour Saïdi Kibeya, la fête du sacrifice est une occasion pour le peuple de Dieu de le louer et de lui dire merci.
L’ombudsman du Burundi, Mohamed Rukara, était absent au cours de cette prière car il effectue une mission de travail en Europe.
Kazadi MWILAMBWE

 

Fondation Buntu > Distribution de vivres à différents orphelinats de la mairie

Les responsables ont apprécié ce geste de charité

 

A l’occasion de la célébration de la fête du mouton, le samedi 4 octobre 2014, la Fondation Buntu a octroyé une aide constituée de viande, de farine de manioc et de maïs aux différents orphelinats et maisons de repos pour les personnes âgées de la mairie de Bujumbura. Les responsables de ces centres d’hébergement ont remercié les membres de la Fondation Buntu, notamment la présidente de cette dernière, Denise Nkurunziza, d’avoir pensé à eux et ont demandé qu’ils soient toujours soutenus dans leurs activités.

 

DSC 0183Les différents orphelinats visités par la Fondation Buntu comptent en grande partie des enfants orphelins  dont les parents ont été victimes de la guerre ou du sida. Presque tous sont encore sur le banc de l’école soit au primaire ou au secondaire. Dans cette activité, les membres de la Fondation Buntu étaient en accompagnie de ceux d’une fondation turque, Kimse Yok Mu. Cette dernière apporte souvent un soutien aux orphelins et entretient de bonnes relations avec la Fondation Buntu.
A cette occasion, la fondation turque a fourni sept vaches à la Fondation online casino promotion Buntu pour les partager à ces orphelinats et maisons de repos. Selon le vice- président de la Fondation Buntu, Salvator Nizigiyimana, les Turques ont préféré se joindre à ces orphelins  et personnes âgées pour bien célébrer la fête du mouton qui,  en d’autres termes, est une fête d’abattage de moutons, de chèvres ou de vaches pour les musulmans. Etant donné que la mission principale de cette fondation turque est de venir en aide aux orphelins,  ils ont donné ces vaches car ils sont informés que la Fondation Buntu encadre une série d’orphelinats et maisons de repos où il y a des enfants et des personnes âgées qui ont sans doute besoin de soutien.
En plus de la viande, les orphelins et les personnes âgées ont également bénéficié du riz, de la farine de maïs et de manioc pour leur permettre d’en profiter le plus et de bien passer cette journée. Selon le vice-président de la Fondation Buntu,  l’orphelinat Nezerwa de Carama en commune urbaine de Kinama a également bénéficié d’un lot de cahiers et d’autres matériels scolaires car il en avait exprimé le besoin.
ASTERE NDUWAMUNGU

 

Communauté San Egidio> Protection des personnes âgées

Evaluation du pas franchi

 

L’association « Comunita di Sant Egidio » a organisé une conférence, le mercredi 1er octobre 2014 à Bujumbura,  sous le thème « La protection sociale des personnes âgées au Burundi ». La conférence a été une occasion de dresser l’état des lieux et de présenter les perspectives d’avenir.

 

La Comunita di San Egidio a animé une conférence sur la protection sociale des personnes âgées au Burundi. C’était une occasion de sensibiliser les acteurs de la vie nationale sur la situation de cette catégorie de personnes. Il s’agissait également d’une occasion d’initier une dynamique de soutien aux personnes âgées.
Eric Nyamiyonga, responsable de la Communauté, a indiqué qu’ils ont organisé cette conférence pour se ranger dans la logique de la célébration de la journée dédiée aux personnes âgées. « Devant une situation difficile dans laquelle les personnes âgées vivent, la communauté s’est dite qu’il fallait agir en synergie avec les pouvoirs publics », a-t-il dit. Des séances de sensibilisations ont ainsi été organisées pour susciter une prise de conscience chez les uns et les autres. Il a souhaité cependant,  que les jeunes prennent conscience de l’intérêt de protéger ces personnes, en remerciement d’abord de ce qu’elles ont fait pour la société et dans la construction du pays.

Investir dans la jeunesse, c’est faire un bon choix.

Tharcisse Nkanagu,  consultant en protection sociale, a indiqué qu’il est particulièrement heureux de parler de cette protection surtout à un jeune auditoire. « Il est important d’investir dans la jeunesse car elle a le temps de faire quelque chose. Vous serez demain le personnage que vous êtes en train de construire aujourd’hui », a-t-il dit. Cependant, la jeunesse mérite toute l’attention pour lui donner des outils de préparer l’avenir.
M. Nkanagu a, pour bien édifier ce jeune auditoire, élucidé la notion de protection sociale. Ainsi : « La protection  sociale est une série de mesures que l’Etat prend pour protéger sa population en commençant par les personnes les plus vulnérables », a-t-il éclairci. L’Etat doit protéger tout le monde. Mais, il existe des stades qui méritent une attention particulière : les stades de maternité et de vieillesse ainsi que les enfants de moins de cinq ans constituent une catégorie particulière. Abbé Adrien Ntabona a montré aux participants comment nous perdons progressivement le sens de l’humanité. Selon lui, la personne âgée était hier respectée, mais aujourd’hui, elle devient de plus en plus un simple individu, une charge en quelque sorte. Il a rejeté l’encadrement des personnes âgées dans des maisons d’accueil. Plutôt, il a trouvé humain leur encadrement en famille. Pour lui, les fonds utilisés dans ces maisons peuvent financer les projets qui généreraient les moyens d’accompagnement de ces personnes dans leurs communautés.
Alfred Nimbona
 
 

 
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