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Aïd El-Fitr> Fête musulmane

« Le jeûne a été une occasion de repentance et de bonnes actions »

 

La foi et l’amour doivent régner dans la vie des musulmans, a souligné l’Imam Abdul Hamad Mustafa, dans la prière qui s’est déroulée à l’Ecole technique islamique de Buyenzi(Etalibu), le vendredi 17 juillet 2015. Il a rappelé que le jeûne a été une occasion de repentance et de bonnes actions envers les démunis. Cela doit continuer même après, a-t-il indiqué.

 

DSC 9940Aïd El-Fitr est la fête musulmane marquant la fin du jeûne du mois de Ramadhan. Il a été célébré au Burundi et à travers le monde, le vendredi 17 juillet 2015. Les gens portaient des beaux habits, selon un Imam, le jour de la fête doit se distinguer d’un jour ordinaire. Il a ajouté que le prophète, lui-même, a ordonné à ses compagnons de porter leurs plus beaux habits et de se parfumer.
A l’Etalibu, la prière était rehaussée par la présence de l’ombudsman de la république du Burundi, Mohamed Rukara, de l’ambassadeur de la République arabe d’Egypte, Yasser Rabad, et du consil de la Turquie.
Dans son message de salutation, Mohamed Rukara a rappelé que le jeûne est l’un des cinq piliers de l’Islam, transmis par Dieu au travers de son Prophète Mouhammad. Pendant le jeûne, a-t-il ajouté, il y a beaucoup d’avantages, mais il a préféré tout simplement focaliser son message sur les cinq piliers de l’Islam.
Premièrement, il s’agit de témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré. C’est la profession de la foi, a-t-il dit. Deuxième pilier, c’est d’effectuer la prière obligatoire. Ici, tous les musulmans doivent accomplir les cinq prières obligatoires de la journée ; elles permettent de se ressourcer, de louer Dieu en récitant des sourates du Coran.
Le troisième pilier, c’est le jeûne pendant le mois de Ramadhan. De l’aube au coucher du soleil, le musulman doit s’abstenir de manger et de boire. Pendant cette période, il doit réprimer ses passions et ses désirs, donc c’est un moyen pour le musulman de se purifier et de gagner le pardon de Dieu. Le quatrième pilier, c’est payer l’aumône obligatoire où tout musulman qui en a les moyens doit donner une partie de ses biens aux pauvres. Le dernier pilier, c’est le pèlerinage à la Mecque où chaque musulman doit s’y rendre, si cela est économiquement et physiquement possible.
L’Aïd El-fitr, a souligné l’ombudsman du Burundi, est l’occasion de tisser du lien social, de faire du bien au vivre-ensemble, de montrer concrètement les bienfaits et les valeurs de l’islam. Rukara a beaucoup insisté sur l’amour du prochain, la tolérance, la consolidation des relations entre l’être humain et son créateur. Tout cela dans le but de répondre à l’appel du prophète Muhammad qui a invité les musulmans à se soucier véritablement de leurs voisins, sans distinction.

La foi est une chose qui plait à Dieu

Dans la prière, l’imam Abdul Hamad Mustafa a d’abord loué l’Eternel qui est le créateur de l’être humain. Il a, par la suite, indiqué que la foi est une chose qui plait à Dieu. « Croire en un seul Dieu serait la chose fondamentale qui est demandée à l’être humain ». Il a imploré Dieu pour que les prières lui adressées pendant la période de jeûne soient exaucées et qu’Il aide les musulmans à garder la conduite qu’ils avaient pendant cette période de jeûne.

Kazadi Mwilambwe

 

Commune urbaine de Nyakabiga> La fête d’Aid El-Fitr

Elle marque la fin du Ramadhan

 

Les musulmans venus de tous les coins de la ville de Bujumbura se sont rassemblés très tôt le matin du vendredi 17 juillet 2015 sur le terrain se trouvant dans la zone urbaine de Nyakabiga dans la prière de fin du Ramadhan. Le représentant légal de la Comibu a rehaussé de sa présence les cérémonies marquant cette journée.

 

DSC 0253Depuis 6 heures du matin du 17 juillet 2015, beaucoup de musulmans se sont rassemblés sur le terrain se trouvant dans la zone urbaine de Nyakabiga. Remplis de joie, les femmes, les hommes et les enfants, même les bébés, ont répondu massivement pour célébrer la fête d’Aïd El-fitr. Cette dernière marque la fin du mois de Ramadhan.
A la fin de cette prière, le représentant légal de la Comibu (Communauté islamique du Burundi), Abdallah Sadiki Kajandi, a fait savoir que le Ramadhan est une période où tous les musulmans se privent de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels pendant la journée. Cela pendant un mois.
Il a indiqué que cette période est aussi une occasion de faire un examen de conscience afin de demander pardon à Allah de tout ce qui a été fait de mal. Cependant, il a signalé que cela ne se fait pas seulement pendant le Ramadhan, mais ce devrait être une habitude de tous les jours.

L’amour d’autrui doit caractériser un musulman

Quant à l’organisation de la fête d’Aïd El-fitr, Kajandi a précisé que celle-ci vient dans les moments où la population en général, y compris les musulmans, manque de moyens financiers. « Mais, comme l’Islam nous enseigne de s’aimer les uns les autres et de s’entraider, ceux qui ont les moyens achètent à boire et à manger et invitent ceux qui n’en ont pas. Cela pour que tous les musulmans célèbrent la fête dans la joie et en communion ».
Le représentant-légal de la Comibu a saisi l’occasion pour lancer un appel à tous les musulmans de rester sereins pendant cette période où dans certains coins du pays, il n’y a pas de sécurité.
Il les implore d’être des modèles pour prêcher la paix et la sécurité dans tout le pays.
Rose Mpekerimana

 

EMPLOIS DES JEUNES > Apports de l’Abej

L’agence intervient à travers des stages et formations

 

L’Agence burundaise pour l’emploi des jeunes (Abej) est une institution du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture chargée de l’emploi, de l’auto-emploi et de l’employabilité des jeunes. Ainsi, l’agence intervient en faveur de la jeunesse à travers plusieurs programmes dont le stage de premier emploi et des formations diverses.

 

DSC08819Selon Dieudonné Gasore, administrateur directeur général (ADG) de l’Agence burundaise pour l’emploi des jeunes (Abej), le stage de premier emploi est un programme essentiel organisé chaque année. « Dans ce programme, le premier bailleur c’est l’Etat du Burundi qui nous finance à concurrence de Deux cent cinquante jeunes par an. Ces jeunes bénéficient d’une formation de six mois. Nous organisons des recrutements et nous assurons l’encadrement.», a-t-il dit. Il a souligné que l’Abej assure le suivi après ces stages. «Nous les encourageons à voir s’ils peuvent séduire leurs employeurs quitte à ce que à la fin de leurs stages, ils puissent être recrutés à temps plein grâce à leur expérience professionnelle», a informé M. Gasore.

Encourager la création de petites entreprises

Notre source a fait savoir que l’agence travaille également avec des bailleurs privés dans ce programme. C’est notamment le Fida à travers son programme Prodefi dans son volet emploi jeunes ruraux. « Ce programme nous a soutenu pour Cent jeunes qui sont basés dans les zones pilotes à savoir la commune Gihanga dans la province de Bubanza et les communes Ngozi et Gashikanwa en province de Ngozi. Nous comptons étendre ce programme dans d’autres provinces après cette période d’essai», a-t-il indiqué.
Dieudonné Gasore a fait savoir qu’à l’issue de ces formations, il y a des jeunes qui sont employés mais, si cela n’est pas possible, l’Abej les encourage à créer de petites entreprises, et à penser à des activités génératrices de revenus. « A titre d’exemple, nous avons encouragé les jeunes de Gashikanwa à fonder un association. Et, grâce aux frais de déplacement que nous leur offrons chaque mois, ils ont loué un espace dans les marais pour la culture des légumes. Cette association sera un centre d’écoulement de leurs produits comme elle est près du marché», a-t-il apprécié.
L’Abej organise également des formations diverses. « Avec l’appui de l’Api, cette année, nous avons pu former cinquante jeunes durant une semaine sur l’entrepreneuriat et la rédaction d’un plan d’affaires.», a-t-il cité à titre d’exemple. Soixante jeunes ont également été formés en hôtellerie et restauration pour une durée de cent dix jours. « Ils vont suivre une formation théorique durant 5 semaines et vont partir dans les hôtels pendant 2 mois. Nous espérons qu’après cette formation, il y aura quelques-uns qui seront embauchés par les hôtels par exemple», a-t-il dit. Il est également prévu une formation en tourisme pour un autre groupe de soixante jeunes. Notre interlocuteur a indiqué qu’on compte coupler ces deux volets qui peuvent être bénéfiques pour l’économie du pays.

Un marché virtuel de l’emploi

L’ADG de l’Abej a fait savoir qu’il a créé ce qu’il a appelé le marché virtuel de l’emploi sur le site Internet de l’agence où les jeunes peuvent loger leurs profils. Et, les entreprises peuvent recruter à partir de ce site. De plus, il compte former les jeunes sur la rédaction d’un curriculum vitae (CV) vendable.

Grâce-Divine Gahimbare

 

BUILDING DE L’EX MINISTERE DES FINANCES> L’obscurité sur les marches des escaliers

Elle gène le déplacement des usagers de ce tronçon

 

Le building de l’ex-ministère des Fnances est composé de plusieurs niveaux reliés entre eux par des escaliers pour aller d’un niveau à l’autre. L’éclairage sur ces escaliers est impératif pour permettre aux usagers de cet immeuble de se déplacer en toute sécurité. Mais c’est tout à fait le contraire pour surtout la partie gauche à l’entrée du building.

 

Le building de l’ex-ministère des Finances abrite beaucoup de services du ministère de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale. Il est fréquenté par beaucoup de personnes qui entrent et qui sortent des différents bureaux. Certaines personnes, pour se rendre aux différents niveaux de ce building, font recours à l’ascenseur. D’autres pour des raisons diverses empruntent les escaliers pour se rendre aux différents bureaux des services variés. L’emprunt de ces escaliers n’est pas toujours efficace à cause de l’obscurité qui y règne. Certains endroits sont éclairés et d’autres ne le sont pas. Pour ce dernier cas, il se remarque à gauche de l’entrée de ce building quand on veut se rendre au premier niveau. C’est un constat de la rédaction du journal Le Renouveau ce vendredi 10 juillet 2015.
La rédaction a approché certains de ceux qui étaient sur place, devant les différents bureaux, pour savoir ce qu’ils pensent à propos de cette situation. Même s’ils ont préféré garder l’anonymat, ils ont indiqué qu’ils ont du mal à emprunter ce tronçon à cause de l’absence d’éclairage. La plupart d’entre eux heurtent les orteils contre les parois des escaliers. D’autres courent le risque de tomber par terre car ils éprouvent des difficultés à coordonner le mouvement des jambes par manque de précision d’où poser le pied.

Les usagers de cet immeuble poussent un cri d’alarme

Les personnes qui se rendent dans cet immeuble pour des motifs variés lancent un appel vibrant à l’endroit des responsables de cet immeuble. Ils leur demandent d’éclairer cette partie en obscurité afin de limiter les accidents qui peuvent surgir. Ces avis restent les mêmes chez certains travailleurs du ministère en charge de la Fonction publique interrogés mais qui n’ont pas voulu dire leurs noms.

Martin Karabagega

 
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