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JEUNESSE> Projet de renforcement de la résilience communautaire

A travers la promotion de l’emploi en faveur des jeunes à risque

 

DSC09814Le mardi 3 octobre 2017, la coordination du projet  « Renforcement de la résilience communautaire à travers la promotion de l’emploi des jeunes à risque » a procédé à la présentation de l’étude sur l’organisation qui s’impose autour des travaux de Haute intensité de main d’œuvre (Himo) au sein des infrastructures choisies dans les zones Buterere, Gihosha et Nyakabiga. 

 

Dans le cadre de ce projet exécuté par la World Vision International Burundi (Wvib) avec son partenaire le Centre d’encadrement des anciens combattants du Burundi (Cedac) sous financement du Programme des nations unies pour le développement (Pnud), une étude sur l’organisation appropriée, ainsi que comment mener à mieux les travaux sur les sites identifiés par les administratifs dans zones ci-haut mentionnées qui sont les zones du projet de la mairie de Bujumbura vont être présentés.Afin d’amener les parties prenantes à prendre connaissance des résultats de l’étude et de recueillir leurs contributions sur le travail, les chargés de la mise en exécution de ce projet ont jugé bon d’inviter le public qui inclut l’assistant du maire de la ville, les chefs de zones et chefs de quartiers, les représentants des organisations qui ont financé le projet pour apporter une lumière sur la façon dont il va être exécuté.Le chargé de la communication au sein du Cedac, Philippe Masabo, a fait savoir que ce projet vise 100 jeunes par zone dans trois zones déjà mentionnées et une somme de 190 706 dollars a été mise en place pour exécuter ce projet. Il a ajouté que ce projet vise les jeunes à risque. C’est-à-dire les jeunes qui peuvent être facilement manipulés d’une manière ou d’une autre suite au problème lié à la pauvreté. Dans ce projet, les jeunes représentant les autres auront des opportunités de suivre des formations sur le leadership, l’entrepreneuriat, la résolution pacifique des conflits, la communication non violente. Et cela dans le but de la cohésion sociale des jeunes dans leur diversité.Dans son discours, l’assistant du maire de la ville, Astère Ndayisaba  a remercié  les organisations ayant financé ce projet gouvernemental venu palier aux problèmes de chômage qui hante la jeunesse. Il demande aux jeunes de bien l’exécuter car il est bénéfique pour eux.
Olivier Nishirimbere

 

 

JUSTICE> Orientation des justiciables

Mise en place des animateurs communautaires Judiciaires comme réponse à ce problème

 

DSC 6272A l’occasion d’une table ronde organisée par l’Organisation non gouvernementale Burundi bridges to justice sur les implications du principe de la présomption d’innocence dans la procédure pénale, le secrétaire permanent au ministère de la Justice, Arcade Harerimana qui a rehaussé cette activité de sa présence a répondu à la question de la presse concernant le problème d’orientation des justiciables. Il a signalé que plusieurs mécanismes ont été mis en place pour répondre à ce problème.

 

Le secrétaire permanent au ministère de la Justice, Arcade Harerimana, a affirmé que ce ministère connaît le problème des justiciables qui ne savent pas à quelle juridiction ils doivent porter plainte. Il a indiqué qu’il faut d’abord savoir la nature de la cause avant de saisir la juridiction car il y a la séparation des matières. En effet, il a dit qu’il y a les matières pénales, civiles, commerciales et sociales. Quelqu’un qui fait face à une affaire devrait demander un conseil pour savoir à quel acteur de la justice il peut porter sa plainte.Pour faire face à ce problème, M.Harerimana a dit que le ministère a mis en place une stratégie nationale de justice de proximité. Cette stratégie prévoit la mise en place des animateurs communautaires en matière de la justice sur les différentes collines.         « Ceux-ci ont certaines connaissances en ce qui est du droit. Ils peuvent différencier que tel cas relève de telle ou telle autre matière. Ils orientent les justiciables selon la nature de la cause », a expliqué M.Harerimana. En effet, il a précisé que ce sont ces animateurs qui orientent celui ou celle qui estime que ses droits sont bafoués.  Ils  indiquent au plaignant l’Officier de la police judiciaire (OPJ), le tribunal civil ou autre, vers lequel le justifiable doit se diriger. Cette stratégie est avec celle d’aide légale en faveur des vulnérables. Cela va permettre à toute personne de connaître la juridiction compétente selon sa  plainte. De plus, le secrétaire permanent a dit qu’il y a eu la création  des bureaux d’orientation au sein de toutes les juridictions internes. Concernant les usagers de la justice pénale surtout les OPJ qui acceptent de traiter les dossiers civils alors que cela ne relève pas de leurs compétences, cette autorité judiciaire a signalé que de tels cas se produisent lorsqu’il y a des intérêts  individuels en jeu. Mais, a-t-il poursuivi, les textes législatifs sont clairs en cette matière. Lorsqu’il y a des plaintes qui sont portées devant les officiers OPJ alors qu’ils sont en rapport avec la matière civile, c’est-à-dire qu’il y a une ignorance. Les matières pénales doivent se diriger impérativement dans la chaîne pénale tandis que les matières civiles doivent se diriger dans les tribunaux civils pour être résolus, sinon ce sont des abus. Le ministère organise des ateliers pour renforcer les capacités des acteurs de la justice pour qu’ils puissent savoir les différences entre les matières et ouvrir leurs horizons  pour qu’il n y ait plus de cas d’abus. 
VINCENT MBONIHANKUYE

 

Commune Ruhororo > Conditions de vie des Batwa

Ils font face à différents problèmes liés au manque de terres cultivables

 

IMG30La communauté des Batwa vivant dans la commune  Ruhororo fait face à différents défis. Ils affirment qu’ils n’ont pas de terres cultivables, ce qui est source de tous les problèmes. Ils demandent au gouvernement via l’administration à la base de les considérer comme d’autres Burundais en leur octroyant des terres afin qu’ils soient stables pour préparer leur avenir. 

 

Les Batwa de la commune Ruhororo qui se sont entretenus avec la rédaction du quotidien Le Renouveau ont fait savoir qu’ils vivent dans la misère : « Nous vivons dans des conditions très déplorables. Nous n’avons pas de terres cultivables. Par conséquent, nous trouvons des difficultés pour trouver  quoi mettre sous la dent. Pour en avoir, nous devons aller chercher des petits métiers auprès de nos voisins. En échange, ils nous donnent de la nourriture, des habits ou de l’argent », ont-ils signalé.Ils ont indiqué également que ce manque de terres cultivables entraine un mauvais comportement de certains d’entre eux. Ils ont cité, entre autres, le vol, les ligalas suite au manque d’occupation, la consommation des stupéfiants mais aussi les migrations dans les centres urbains pour chercher du travail.Nos sources ont rappelé qu’avant, ils vivaient de la poterie. Mais maintenant, ils ne trouvent pas de marché pour écouler les pots fabriqués. Par conséquent, ils ne trouvent pas de moyens financiers pour faire vivre leurs familles.Ils ont ajouté qu’ils habitent dans des maisonnettes construites en paille du haut en bas ou des feuilles de bananiers. Ils ont peur pour cette raison que pendant la saison pluvieuse, ces huttes ne soient endommagées par de fortes pluies.C’est pour cette raison qu’ils demandent au gouvernement, via l’administration à la base, de faire des descentes sur terrain pour se rendre compte des conditions de vie des Batwas. Ils ont précisé qu’ils disent cela parce qu’ils pensent qu’ils font partie des catégories oubliées. Ils ont proposé ensuite aux autorités de leur octroyer des terres cultivables afin qu’ils soient capables de prendre en charge leurs familles.
Rose Mpekerimana         

 

MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE> Cérémonies de remise des fauteuils aux centres bénéficiaires

Remise de quatre-vingt quinze-fauteuils à onze centres et services de réadaptation

 

fonc pLe ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, a procédé le vendredi 29 septembre 2017, à la remise officielle de quatre-vingt quinze  fauteuils roulants à onze centres et services de réadaptation du Burundi. Les cérémonies  se sont déroulées  au centre national de référence en kinésithérapie et réadaptation médicale (CNRKR). Ce don a un  coût de 40 320 euro.  

 

Pour le directeur général de la Santé publique, Dr Isaac Minani, ces fauteuils ont été acquis dans le cadre du programme de développement de la médecine physique et réadaptation que le ministère exécute en partenariat avec l’organisation belge APEFE et avec l’ONG nationale COPED. Et la distribution de ces fauteuils fait partie de ce programme et concerne le troisième domaine d’intervention qui est le renforcement des capacités des centres et services de réadaptation. Ainsi, Dr Minani a indiqué que d’autres activités sont prévues pour le renforcement des services de réadaptation du pays. Et il a révélé que le ministère en charge de la santé s’est ainsi récemment doté d’un document de « normes des services de médecine physique et réadaptation ».  Grâce à ce document, le programme d’appui au développement de la médecine physique et de réadaptation dispose d’un outil qui va lui permettre de contribuer de façon bien ordonnée au renforcement des centres et services de réadaptation du pays. Aussi, cet appui concernera le renforcement des ressources humaines des centres, l’appui en équipement, l’appui à la gestion des centres et l’appui à la production et à l’utilisation de l’information générée par l’activité de ces centres.Ces fauteuils doivent être cédés gratuitementLe directeur général de la santé publique a donné des directives  à l’endroit des centres bénéficiaires. Il a précisé qu’il doit être clair que ces fauteuils constituent un don et qu’ils doivent être cédés gratuitement aux personnes handicapés bénéficiaires qui en ont le plus besoin. C’est pourquoi le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida demandera à chaque centre de lui faire la liste précise des personnes handicapées qui bénéficieront de ces fauteuils et de lui transmettre cette liste avec contact des personnes concernées. Et la remise effective de ces fauteuils aux centres fera l’objet d’un document de réception qui mentionnera précisément combien et quel type de fauteuil chaque centre bénéficiaire aura reçu.    
FIDES NDEREYIMANA

 
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