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CNIDH> Déclaration

L’adhésion à toute association est un droit et non un devoir

00azeptLa Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH) a sorti,  le mardi 21 janvier 2020, une déclaration sur la question en rapport avec la Coalition syndicale des enseignants pour la solidarité nationale(Cossesona). La CNIDH confirme que le retrait des frais sur les comptes des enseignants sans leur consentement constitue une violation du droit à la liberté d’association consacré par différents textes nationaux et internationaux en matière sociale, qui prévoient que l’adhésion à toute association y compris les syndicats est un droit et non un devoir. 
Le président de la CNIDH Sixte Vigny Nimuraba, a indiqué qu’après avoir reçu les plaintes de certains enseignants qui s’insurgeaient contre leur adhésion forcée à la Cossesona, cette commission a mis en place une commission ad hoc chargée de mener des investigations sur ces allégations et présenter son rapport dans un délai de sept jours ouvrables. Il a précisé que le rapport a été produit dans les délais convenus. L’unité d’enquête a présenté le rapport à la CNIDH le 20 janvier 2020 en séance plénière. 

La CNIDH apprécie la promptitude et la flexibilité des dirigeants de la Cossesona, des syndicats Sygepebu et Cepeduc, les autres autorités contactées à ce sujet qui ont bien voulu répondre aux invitations et aux questions de la commission d’enquête lors des descentes effectuées n’ont pas avoir l’occasion de s’exprimer suite à certaines contraintes. Après un travail d’analyse de l’unité d’enquête, la CNIDH apprécie et encourage l’initiative de la solidarité nationale de la Cossesona, qui rentre dans la mise en œuvre  du décret présidentiel instituant la Journée nationale de la solidarité locale. Cependant, la CNIDH regrette que le mémorandum d’entente signé à Kayanza, qui prévoit le retrait de la contribution à tous les enseignants, syndiqués et non syndiqués, n’a pas respecté les lois et conventions en vigueur en matière sociale au Burundi. La CNIDH confirme que le retrait des frais sur les comptes des enseignants sans leur consentement constitue une violation du droit à la liberté d’association consacré par différents textes nationaux et internationaux en matière sociale, qui prévoient que l’adhésion à toute association (y compris les syndicats) est un droit et non un devoir. 

La Cossesona aurait dû organiser préalablement des réunions avec des enseignants pour leur expliquer le bien fondé de cette bonne initiative de solidarité nationale, avant d’opérer les retraits des contributions sur leurs comptes. La CNIDH regrette aussi les propos jugés diffamatoires qui seraient tenus par les dirigeants des syndicats non membres de la Cossesona sur les réseaux sociaux à l’endroit des responsables de cette coalition. Elle condamne cette attitude et encourage les parties en conflit à privilégier le dialogue plutôt que de se lancer des insultes. Tout en adhérant à la politique gouvernementale de solidarité nationale, la retenue à la source sur le salaire d’un employé est conditionné par son consentement préalable concrétisé par un document écrit et signé. Compte tenu de cette situation, la CNIDH soutient toute initiative de solidarité nationale et tout projet d’association et de sensibilisation à cet effet. La CNIDH rappelle toutefois qu’en dehors des compétences régaliennes réservées à l’Etat et des cas rares strictement prévues par la loi, le salaire d’un employé revêt un caractère intangible et sacré. Elle a  rappelé également que toute décision unilatérale prise par une personne morale ou physique d’opérer des retenues à la source sur des salaires des travailleurs sans leur contentement écrit et signé, constitue une violation du droit de propriété.  

Emelyne Iradukunda

 

ZONE CIBITOKE> Assistance aux victimes d’inondation par l’administration locale

Elles ont été assistés en vivre et d’autres biens

0000AD3Le vendredi 17 janvier 2020, l’administration zonale de Cibitoke en collaboration avec l’église source de guérison a octroyé une assistance aux victimes des inondations de sa circonscription. Le chef de quartier VII de cette zone, Adelin Ndikumasabo appelle la population qui a les moyens de faire preuve de compassion en partageant la douleur avec les victimes.

Des vivres composés de riz, de haricots et d’huile ainsi que d’habits et de chaussures ont été distribués aux familles touchées par les pluies diluviennes qui ont récemment frappé le quartier VII de la zone urbaine de Cibitoke. Cet acte a été possible grâce à la collaboration des élus locaux et à la représentation de l’église source de guérison construite dans cette localité. Dans son discours, le chef de quartier VII, Adelin Ndikumasabo, a fait savoir que les pluies qui se sont abattues dans la municipalité de Bujumbura et dans les montagnes qui la surplombent n’ont pas épargné cette localité. Il a indiqué que ce quartier qui est traversé par la rivière Kinyankonge en a été victime, ce qui a entraîné des dégâts essentiellement matériels. Parmi les dégâts signalés, une dizaine de maisons ont été détruites tandis que d’autres ont été inondées laissant ainsi leurs occupants sans abris. Il a profité de l’occasion pour remercier l’église source de guérison et l’association « Kaze family » pour le geste qu’elles ont posé. M. Ndikumasabo a en outre appelé la population à faire preuve de compassion en partageant la douleur avec les victimes. 

L’amour du prochain se manifeste par les actes

Parlant au nom de l’église source de guérison, pasteur Samuel Ndayiragije a fait savoir que l’amour du prochain doit se manifester par les actes. Il a précisé que les victimes ont besoin non seulement d’une assistance spirituelle mais aussi matérielle. M. Ndayiragije a rappelé aux bénéficiaires de cette assistance que ce qui s’est passé n’est qu’une conséquence du changement climatique qui frappe non seulement le Burundi mais le monde entier. Il a affirmé qu’il ne s’agit surtout pas de punition divine comme certains ont l’intention de le croire. Il a enfin invité ces victimes d’inondations à croire en Dieu et en son amour en tissant une profonde relation avec la racine de tous les commandements :«aimez-vous les uns des autres. »

Fiacre Nimbona

 

SECURITE> Gdes catastrophes

C’est un travail de synergie

000buaCertaines localités de la capitale Bujumbura et de l’intérieur du pays sont aujourd’hui sujettes au changement climatique. Lequel changement occasionne des catastrophes naturelles, laissant sur leur passage des dégâts tant humains que matériels. La prévention de ces catastrophes s’avère d’une importance capitale, sans oublier leur gestion. Lors de la présentation des réalisations du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, le ministre Alain Guillaume Bunyoni a répondu aux questions des journalistes en rapport avec cela
La prévention des catastrophes se fait en phases. Il faut d’abord qu’il y ait une cartographie de tous les endroits où devrait s’installer la population mais aussi la communication entre les autorités et la population. Pour le premier cas, selon le commissaire de police général  Alain Guillaume Bunyoni, il y a des endroits qui devraient être étudiés avant d’y ériger des maisons d’habitation. Des endroits jadis marécageux ou des endroits où passaient des rivières. Des fois, on interdit à la population de construire près des rivières mais elle passe outre les ordres des autorités compétentes. Selon le ministre Bunyoni, les citoyens burundais devraient savoir qu’ils ont le droit de s’installer partout où ils veulent sur le territoire national s’ils en sont autorisés. Tout le monde n’est pas obligé de construire dans la plaine. Certes, on ne peut pas empêcher les catastrophes de survenir mais on peut s’y préparer en prenant quelques mesures de protection. Ce sont, entre autres, éviter de bâtir près des rivières ou des ravins,  éviter les constructions en bois pour les marchés qui peuvent être attaqués par des incendies, reboiser les montagnes qui surplombent la capitale, éviter des constructions anarchiques, etc.Quant à la gestion de ces catastrophes, le ministre dit que c’est dans la tradition des Burundais d’assister ceux qui sont dans le besoin. Ce travail devient synergique car toute personne devrait y apporter du sien pour assister les frères en détresse. Le ministère de la Securité en collaboration avec celui de la Solidarité, veille à ce que les gens soient d’abord évacués et déplacés ailleurs pour qu’ils puissent bénéficier des aides diverses.A part cela, la police nationale est en train de s’équiper en matériel adapté pour gérer les catastrophes diverses. C’est la réponse à la question d’un journaliste demandant si la police peut gérer des incendies dans des maisons à étages.Blandine Niyongere

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA JUSTICE> Médiation des conflits mineurs

Remise de matériel aux leaders communautaires en charge de cette médiation

0012eeazsqdEn collaboration avec le Pnud Burundi, le ministère de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux a procédé, le vendredi 17 janvier 2020, à la remise de matériel et d’équipements aux  leaders communautaires en charge de la médiation des conflits mineurs, et de l’accompagnement de la population en quête de la justice pour mieux accomplir leur tâche.

La ministre en charge de la justice, Aimée Laurentine Kanyana,  a indiqué que ces personnes qui se portent volontaires, jouent un rôle  clé et contribuent à éviter les conflits et à leur résolution pacifique. Selon Mme Kanyana, ces parajuristes méritent un appui technique, sans lequel, elles ne pourront pas accomplir efficacement leur mission. Cet appui était composé de  384 vélos, 1 500 imperméables, 1 500 téléphones dont 48 smart phones, 1 500 t-shirts, 1 500 casquettes et 1 500 registres. 

Selon Mme Kanyana, ces équipements sont à distribuer à 1 500 leaders communautaires identifiés dans 24 communes de la municipalité de Bujumbura ainsi que des provinces de Mwaro, Karuzi, Muyinga, Ruyigi, Muyinga et Kirundo. La ministre en charge de la justice a fait savoir que ces leaders communautaires en charge de la médiation des conflits mineurs jouent le rôle d’alléger les souffrances  de la population en matière d’accès à la justice, de désengorger les tribunaux de résidence, et de contribuer au renforcement de la cohésion sociale. La ministre en charge de la justice a invité ces parajuristes d’être la référence pour la justice dans la communauté, d’être des personnes irréprochables  qui acceptent de se sacrifier à la population en travaillant jour et nuit pour la paix dans la communauté ainsi que d’être de bons gestionnaires des équipements. 

La représentante résidente du Programme des Nations-unies pour le développement (Pnud) au Burundi, Nicole Flora Kouassi, a salué l’initiative du ministère en charge de la justice de mettre en place des leaders communautaires en charge de la médiation des conflits mineurs et de l’accompagnement de la population en quête de la justice. A travers cet appui, Mme Kouassi espère qu’un pas de plus sera franchi vers l’amélioration de l’efficacité de l’accès à la justice de proximité. Et partant, cet appui contribuera à améliorer significativement et tangiblement la cohésion sociale ainsi que le désengorgement des tribunaux de résidence.La ministre en charge de la justice s’est ensuite rendue au site Uwinterekwa  où sont regroupés  plus  de 430 ménages  victimes des inondations  pour leur redonner l’espoir. Mme Kanyana leur a octroyé une aide composée de trois tonnes de riz. 

Ezéchiel Misigaro

 
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