Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MEDIAS > Conférence des journalistes et techniciens de l’information catholiques

«Une nouvelle pastorale accompagnée par l’Archidiocèse de Bujumbura»

 

L’archidiocèse de Bujumbura, à travers son Centre diocésain de communication (Cedicom), a animé une conférence-débat à l’intention des laïcs œuvrant dans le domaine des médias, le dimanche 2 décembre 2018. Cette réunion ouvre une série d’autres rencontres pour commencer une nouvelle pastorale accompagnée par l’archidiocèse.      

 

A l’ouverture de la conférence des journalistes catholiques, Abbé Dieudonné Niyibizi, directeur du Centre diocésain de communication (Cedicom), au nom de l’archevêque de Bujumbura, a rappelé que l’Eglise est constituée de fidèles et qu’elle entreprend diverses activités pastorales en faveur de ses fidèles. « Si l’Eglise accompagne des personnes malades à travers une aumônerie, pourquoi ne pas accompagner les journalistes ? Si les enseignants ont un accompagnement spécifique, pourquoi pas nous les hommes des médias ? Cette rencontre ouvre une série d’autres rencontres que le Cedicom compte organiser pour vous et avec vous. Ainsi, nous commençons une nouvelle pastorale accompagnée par l’archidiocèse de Bujumbura », a-t-il dit.Le Conseil national de la communication a encouragé l’initiative de l’archidiocèse de Bujumbura de réunir des journalistes catholiques et de leur parler au cœur. « La foi est une forte dimension fondamentale de la personne humaine. Nous estimons que, plus la foi est forte, plus les prestations professionnelles seront teintées des valeurs chrétiennes comme la justice, la vérité, la solidarité, la liberté, etc. Nous attendons de l’église une aide particulière pouvant permettre à nos médias de redresser certaines imperfections», a indiqué le secrétaire exécutif du CNC, Déodath Ndayishimiye.

L’initiative est saluée

Deux présentations dont la première partait sur la mission de l’Eglise en faveur des laïcs engagés dans le domaine des médias et le second sur le rôle du laïc œuvrant dans les médias, ont permis aux participants d’entrer dans le vif du sujet. Différents intervenants dans les échanges et débats dont Juma Léonard Nduwayo, directeur de la radio nationale et Gérard Mfuranzima, un journaliste chevronné ont salué l’initiative. Les participants ont opté pour se rencontrer régulièrement une fois par trimestre. Les activités ont été clôturées par une célébration eucharistique. 

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

 

Bujumbura> Le manque de bois de chauffage

Il déstabilise les ménages

 

DSCO2829Les habitants de certaines localités de la province de Bujumbura connaissent des difficultés pour cuir la nourriture. En effet, certains ménages connaissent un manque criant de bois de chauffage. Ils devraient se rabattre sur le charbon, mais les moyens financiers ne le permettent pas. Cela constitue un problème difficile à résoudre. On remarque que tout membre de la famille est sensible et fait ce qu’il peut par tous les moyens, pour trouver le bois de chauffage. 

 

Les habitants, essentiellement de la plaine de l’Imbo, connaissent le problème de manque de bois de chauffage. En effet, rares sont  les familles qui trouvent des espaces pour planter les arbres en vue de les utiliser pour le chauffage. D’autres privilégient les cultures vivrières à la place des arbres. Mais, certains disent aussi qu’à certains endroits, les arbres ne poussent pas aisément. Alors, quand on doit se nourrir, on doit trouver une solution à ce problème, ce qui n’est pas toujours facile ! Les ménages qui sont relativement proches de la capitale Bujumbura, considèrent cette dernière comme une riche source.  Quand quelqu’un descend dans la capitale, il est convaincu qu’il ne va pas rentrer bredouille. Et, tout le monde est sensible face à ce problème de manque de bois de chauffage dans son ménage. Les femmes passent dans différents quartiers pour chercher le bois de chauffage. Les hommes qui exercent différents métiers dans la capitale sont sensibles quand ils voient un bois sec ou un arbre qui s’est écroulé sur leur itinéraire ou  à leur poste d’attache. Ils ne laissent donc aucun morceau au retour à la maison. C’est autant pour les femmes qui exercent différentes activités dans la ville. Elles sont bien préparées qu’elles doivent rentrer avec un fagot de bois  dans les mains ou sur la tête. Cette préoccupation est la même pour les  enfants de sorte qu’ils sentent le besoin de rentrer avec le bois de chauffage même au sortir de la classe. Certains tardent même à rentrer pour chercher aux alentours de l’école, où ils pourraient trouver le bois de chauffage. Selon certains habitants des collines proches de la ville, le problème de manque de bois de chauffage constitue une véritable préoccupation dans les ménages de sorte qu’on se rabatte sur tout, tout ce que l’on trouve sur le passage qui peut servir à chauffer la marmite. 

Alfred Nimbona

 

SECURITE> La lutte contre les armes légères et de petit calibre

Des stratégies sont améliorées et renforcées pour une lutte efficace

 

DSC05089Le système de lutte contre les armes légères et de petit calibre est à un niveau satisfaisant. «Si on considère sur le niveau  national, nous suivons un plan d’action national annuel relevant d’une stratégie nationale du ministère de la Sécurité publique. Ce dernier comprend trois objectifs essentiels dont le renforcement des capacités de la commission, la destruction des armes ou la gestion des stocks publics et la sensibilisation ou l’information dans ce domaine. Cela découle d’un entretien avec le Commissaire de police Laurent Kabura, président de la Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre(Cnap). 

 

Pour le moment, pour remédier aux impacts de la violence armée, un observatoire donne des statistiques. On a constaté que la plupart des crimes sont dus aux armes blanches dont les coûteaux, les hâches, les houes, etc., des armes qui interviennent quand il s’agit des conflits fonciers, du banditisme, ou des crimes dans les ménages. Le constat est que depuis la période de 2016, 2017 jusqu’à récemment en 2018, l’utilisation des armes à feu a été très réduite. C’est vrai on ne peut pas nier qu’il y des armes illégalement détenues, mais elles ne participent plus beaucoup à des crimes comme avant. En plus, les armes que l’on retrouve ci et là dans les rues, dans les caniveaux, dans les brousses attestent que la population est aujourd’hui consciente du danger dû aux armes à feu malgré la peur de les remettre. Cette lutte est efficace si et seulement si des acteurs s’y impliquent. Ce sont des communautés à la base, les confessions religieuses, les corps de défense et de sécurité. On veille donc à ce que les stocks soient protégés. Cela se fait en marquant les armes pour que les gestionnaires soient facilités. Cela nous aide à les retrouver s’il y a une quelconque fuite car les armes déjà trouvées peuvent retourner au sein des malfaiteurs. Ainsi, une fois saisie, on reconnaîtra d’où vient l’arme et qui est le gestionnaire du stock pour qu’il réponde de ses actes. 

Parmi les stratégies, la destruction des armes saisies abîmées et le marquage

A part le marquage des armes saisies, les armes de l’état sont aussi marquées pour rendre responsables ceux qui les utilisent. Ainsi le propriétaire est connu ainsi que la provenance de l’arme. Les défis sont toujours les mêmes dont ceux liés aux gens qui ne se sentent pas toujours en sécurité et qui préfèrent garder leurs armes.  Cela devient un défi majeur car il est difficile de savoir qui détient et qui ne détient pas les armes. Mais le plus important est que les résultats se voient à partir des crimes qui ont diminué. Une étude a été toutefois faite et selon des probabilités on peut estimer les armes détenues. Ce qui est sûr est qu’après plusieurs sensibilisations et l’adoption de la loi punissant les détenteurs de ces armes, des armes se ramassent à la rue d’autres remises. Sans oublier que les armes déjà saisies et abîmés sont détruites pour limiter les dégâts.On chemine vers les élections de 2020 où la population a tendance  à avoir peur. La première sécurité commence par l’esprit. Mais il n’empêche que celui qui se sent en insécurité en parle aux autorités habilitées pour que la procédure soit suivie. L’interdit est de détenir une arme illégalement. Que la population burundaise se sente sécurisée. 

Blandine Niyongere

 

Protection sociale> Atelier d’information et de formation à l’endroit des responsables des médias et des journalistes

Pour sensibiliser la population à propos des impacts positifs à l’adhésion aux programmes de protection sociale

 

DSC 0831Le secrétariat exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale, en partenariat  avec  le projet « Merankabandi », organise, du jeudi 29 au vendredi 30 novembre 2018 en province de Kayanza, un atelier d’information et de formation à l’endroit des responsables des médias et des journalistes. C’était pour que ces derniers sensibilisent la population à propos des impacts positifs  à l’adhésion aux programmes de protection sociale.  

 

Dans son allocution, le secrétaire exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale, Arcade Nimubona  a indiqué que la protection sociale est l’un des facteurs fondamentaux de la lutte contre la pauvreté. La protection sociale est entendue comme l’un des mécanismes institutionnels qui concourent à protéger les individus et les familles contre certains risques sociaux et naturels. En particulier celui de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins. Ces mécanismes comprennent divers dispositifs de services publics, d’assurance et d’assistance. A ce sujet, le gouvernement du Burundi, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, s’est engagé à prendre des mesures d’intervention dans le domaine  de protection sociale en instaurant la politique nationale de protection sociale visant à l’étendre sur les couches non couvertes. Néanmoins,  le constat actuel est que cette politique n’est pas connue de tous, bien qu’elle ait été adoptée depuis 5 ans. De plus, les grands fruits issus de ce processus peuvent être mal compris par la population si les vraies informations ne sont pas livrées. La vulgarisation se révèle indispensable et concerne tous les acteurs de mise en œuvre, y compris les professionnels des médias.  Et ces derniers ont également le rôle de sensibiliser la population à l’adhésion aux programmes de protection sociale et de convaincre les décideurs ainsi que le grand public à propos des impacts positifs de la protection sociale. Quant au gouverneur de la province de Kayanza, Anicet  Ndayizeye, il dit que, parmi les maux qui hantent  sa province figure la démographie galopante où il a signalé que, depuis 2015, sa province enregistrait six enfants par femme, mais en 2018 ce taux a diminué jusqu’à cinq enfants par femme. Ce qui reste toujours une préoccupation, a poursuivi M. Ndayizeye.  Un autre défi est que sa population n’a pas encore fait sienne la politique de protection sociale. 

Evelyne  Habonimana

 
Ouvrir