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SAINT-VALENTIN> Vente des fleurs au centre-ville de Bujumbura

Elles ne s’achètent pas comme au paravent

 

DSC08617La rédaction du journal la Renouveau s’est rendue, le lundi 11 février 2019, au centre ville de Bujumbura pour le constat de l’état des lieux des préparatifs de la fête de Saint-Valentin. L’affluence des vendeurs et des acheteurs des fleurs à l’occasion de cette fête n’est pas comme celles des années passées. 

 

Joyeuse Munezero est l’une des femmes qui vendent des fleurs et des cartes au centre ville de Bujumbura, plus précisément au Plazza depuis trois ans. Elle dit que les préparatifs de la célébration de la fête de la Saint-Valentin ne vont pas bon train comme avant. « Les deux dernières années, nous avions beaucoup de clients de toutes sortes. Il  y avait ceux qui en achetaient en grande quantité pour les revendre aux autres. Les stocks se vidaient très rapidement. On faisait des commandes même par téléphone», a ajouté Mme Munezero. Elle a dit que tout cela se faisait tout au long de la semaine Saint-Valentin. « Vous le voyiez vous aussi dans les rues et dans les quartiers, des vendeurs des fleurs aux voix attirantes et éloquentes, poussant à beaucoup de gens d’avoir le goût de s’en approvisionner en grand nombre».Néanmoins, pas de clientèle aujourd’hui. Nous sommes à la semaine de Saint- Valentin, beaucoup de vendeurs n’ont pas de clients. Il n’y a pas de nouvelles commandes. « J’ai même pris la décision de vendre les fleurs en parallèle avec d’autres articles à coté pour au moins attirer la clientèle », a dit Egide Nihorimbere, un des vendeurs de fleurs et de vases à l’occasion de la célébration de la fête de Saint-Valentin. Il nous a dit qu’il exerce ce métier depuis 2009.Selon  lui, les limites des moyens financiers et  le changement de style de célébration sont les facteurs les plus importants  de la vente des fleurs en petite quantité. Dans ces jours-ci, les amoureux échangent des chainettes, des habits et d’autres sortes de cadeaux contrairement à ce qui se faisait dans les années antérieures. 

Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

 

MICROBALLADEUR> La conception de la Saint-Valentin par la jeunesse

IMG 1214Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion. 

 

Olivier-Clerson Iradukunda est un jeune qui s’est exprimé au sujet de la Saint-Valentin. Il fait savoir qu’il entrevoit la Saint-Valentin de façon positive mais le côté négatif aussi ne peut pas manquer. Lors de cette fête, les amants en profitent pour effectuer des sorties sur les plages, dans des bistros ou même dans des places de loisir pour dialoguer, échanger des fleurs en guise de cadeaux mais aussi il arrive des fois où cela tourne mal. « Célébrer cette fête symbolisant l’amour pour les couples, c’est quelque chose de bien mais, il arrive des cas où, comme les amants peuvent se laisser déborder par la joie ou le plaisir et se lancer dans des actes ignobles comme  l’ivresse et par conséquent, comme Bacus conduit toujours à Venus, un couple peut en profiter pour faire des rapports sexuels prématurément et cela peut engendrer des conséquences néfastes. Des grossesses non désirées peuvent s’observer, des conflits entre les parents et les enfants peuvent aussi naître, car ce n’est pas normal qu’une fille rentre à 23h, minuit, voire à l’aube et penser qu’elle va être soutenue par ses parents. C’est la même chose pour les garçons» , a indiqué M.Iradukunda. Il a ajouté que lors de ce genre de fêtes, il arrive qu’il y ait un gaspillage des biens qui pouvaient aider les amants dans leur vie future. « C’est anormal qu’un couple aille dans un cabaret ou à la plage quelque part et consomme une somme exhorbitante d’argent alors qu’il n’a pas un revenu suffisant», a-t-il dit.A.N, quant à elle, dit que le jour de la Saint-Valentin peut permettre à un garçon de proposer le mariage à la fille qu’il aime. Cela , c’est une grande surprise pour la fille car, dit-elle, dire à quelqu’une que tu vas l’épouser, c’est une bonne nouvelle. Ella a ajouté qu’il y a d’autres couples qui célèbrent cette journée en allant prier pour que le Tout Puissant les guide dans leurs préparatifs pour le foyer qu’ils veulent fonder.                                                                                                 

Olivier Nishirimbere

 

SNR> Communication sur un cas de criminalité

Pour démentir une vidéo déshonorante qui circule sur les réseaux sociaux

 

DSC 0329Le lundi 11 février 2019, dans l’après midi, le Porte-parole du ministère de la sécurité publique et de la gestion des catastrophes, Pierre Nkurikiye, a sorti une communication pour démentir une vidéo déshonorante qui circule sur les réseaux sociaux. Il a indiqué que la circulation de cette vidéo n’a pour objectif que de ternir l’image du Burundi, car les auteurs cherchent à collecter des preuves tangibles pour pouvoir accuser le Burundi des violations graves des droits de l’Homme, devant la CPI. 

 

Dans cette communication, Pierre Nkurikiye a indiqué qu’il s’agit d’un nième cas dans lequel des ennemis du Burundi, notamment Pacifique Nininahazwe, qui fut président du Focode, une association interdite au Burundi, pour implication active dans les mouvements insurrectionnels de 2015 n’ont d’autre objectif que ternir l’image du Burundi. Et de rappeller que c’est la même personne qui avait ordonné aux insurgés de brûler vifs les gens pendant les insurrections.Il a continué de dire que la production de la vidéo s’inscrit dans la campagne de la collecte des preuves tangibles à fournir à la CPI, pour pouvoir accuser le Burundi des violations graves des droits de l’Homme, devant cette cour. « Comme la vidéo le montre, un homme qu’ils accusaient injustement d’adultère, était ligoté les bras, les jambes et les organes génitaux. Rappelez-vous que les rapports des organisations internationales de protection des droits de l’Homme qui accusaient le Burundi, disaient que c’est la Police nationale et le Service de renseignement qui torturaient les gens de cette manière. C’est pourquoi, la production de la vidéo s’inscrit dans le cadre de cette campagne de la collecte des preuves tangibles à fournir à la CPI, pour pouvoir accuser le Burundi des violations graves des droits de l’Homme, devant cette cour car ces détracteurs n’avaient pas encore eu de preuves à présenter », a fait entendre M. Nkurikiye.M. Nkurikiye a profité de cette occasion pour rappeler à l’opinion nationale et internationale que la mission des forces de l’ordre du Burundi est de protéger le pays et tous ses habitants, les Burundais comme les étrangers et non de les torturer.  Vous saurez que cette bande de malfaiteurs, qui se disait du service de renseignement et de l’armée, composée de Augustin Yakuba et sa femme Sala Igiraneza, Siméon Kwihangana et Casimir Ntakirutimana, qui collaborent étroitement avec les détracteurs de la paix et de la sécurité au Burundi, ont, en plus de déshonorer Modeste Irankunda, originaire de la colline  Mutambara, commune et province de Rumonge, réussi à dépouiller la famille de cette victime, d’une somme de six millions de francs burundais (6 000 000 FBu).

Evelyne Habonimana

 

MARIAGE PRECOCE> Ses conséquences sur la mariée

Une d’entre elles, la violation du droit à l’éducation

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le mercredi 6 février 2019, avec Antoinette Manirambona, une jeune femme de la zone urbaine de Kamenge qui a subi des conséquences du mariage précoce. Elle a indiqué que la violation du droit à l’éducation est l’une d’entre elles.  

 

Les mariages précoces maintiennent les jeunes filles dans des conditions de pauvreté et d’impuissance. Les filles mariées précocement voient alors leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’avenir et d’évolution limitées. Dans la plupart des cas, ces jeunes filles se marient quand elles sont encore au banc de l’école fondamentale lorsqu’elles tombent enceintes et elles sont obligées d’abandonner l’école. D’autres se marient illégalement à l’insu des parents sur promesse qu’elles vont continuer les études. Leur épanouissement au développement économique est limité car elles n’ont pas la chance de continuer leurs études. Mme Manirambona a indiqué qu’elle s’est mariée illégalement en 2006 avec un motard quand elle était en 8e lorsqu’elle avait l’âge de 14 ans. « Après avoir constaté que je suis enceinte, ma famille d’accueil m’a chassée et je me suis convenue de faire l’union libre avec l’auteur de la grossesse et celui-ci m’a rassuré qu’il va continuer à me payer  les études à l’école privée», a-t-elle précisé.Selon Mme Manirambona, la cohabitation était bonne durant les premiers temps mais elle s’est dégradée progressivement. Au sevrage de son enfant, Mme Manirambona a indiqué qu’elle réclamait de regagner le banc de l’école comme convenu, son mari l’avait menacé qu’il lui fait vivre alors que lui, ne sait ni lire ni écrire. Mme Manirambona a décidé de rompre avec son mari pour continuer les études à l’intérieur du pays car, a-t-elle expliqué, il y a une ONG qui s’est chargé de payer les études pour les femmes célibatoires. Elle a terminé la 10e et a été orientée. Non satisfaite de son orientation, elle est retournée à la capitale Bujumbura pour suivre la Section technique d’informatique et de gestion. De son retour à Bujumbura, Mme Manirambona s’est unie encore une fois à son ancien mari et a fait le second enfant tout en poursuivant ses études.Au cours de leur nouvelle union libre, la cohabitation n’a jamais été pacifique. La femme accusait son mari d’avoir des concubines et de son côté, l’époux accusait la femme d’avoir des concubins. A l’époque le gouvernement sensibilisait des couples en union libre de se faire inscrire gratuitement à l’état-civil,  le mari a refusé reprochant sa femme d’infidélité. A la conception du 3e enfant quand la femme avait terminé l’enseignent technique, la situation dans le ménage est allé de mal en pis. Le mari reprochait la femme qu’elle ne vaut rien et n’est capable de rien sauf de consommer. Mme Manirambona a témoigné qu’elle a demandé à son mari un petit capital pour qu’elle fasse un petit commerce autour du marché Ngagara II, ce que son époux a accordé.Mme Manirambona a fait savoir que son mari y passait chaque jour pour se rassurer que sa femme était en train de faire son activité. S’il ne la trouvait pas sur les lieux, quand elle était partie pour se ravitailler en marchandises, son mari l’accusait d’aller faire de l’adultère avec d’autres hommes. A la naissance du 3e enfant, Mme Manirambona  a indiqué que le père conjugal a désavoué la paternité de cet enfant, causant ainsi la séparation de résidence. Elle a dit qu’actuellement, son mari vit avec deux premiers enfants et elle, sans emploi, vit avec le cadet. 

Ezéchiel Misigaro

 
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