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Ministère en charge de l’Education> Lancement officiel des camps d’été

Douze mille jeunes vont y participer

 

Le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en collaboration avec le système des Nations unies, a lancé le lundi 31 juillet 2017 à l’Ecole fondamentale Saint Michel, les activités d’encadrement des jeunes scolarisés en vacances à travers les camps d’été édition 2017. Douze mille jeunes vont participer à ces activités avec la facilitation des enseignants sélectionnés pour cette fin.

 

Le représentant résidant du système des Nations Unies au Burundi, Sophie Léonard a fait savoir que l’encadrement des jeunes en vacances à travers les camps d’été va aider les jeunes à s’occuper utilement. Elle a précisé que beaucoup disent que les jeunes représentent l’avenir du pays mais en réalité ils sont déjà une main-d’œuvre active indispensable pour le développement du pays. Elle a pour ce faire remercié le ministère en charge de l’éducation pour son initiative d’organiser l’encadrement des jeunes en vacances. Elle a enfin promis que le système des Nations Unies ne ménagera aucun effort pour participer à la réussite de ces camps d’été.
Dans son mot de circonstance, la ministre de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Janvière Ndirahisha a fait savoir que l’encadrement des jeunes en vacances va être utile pour les parents, les administratifs et les jeunes en particulier. Cela parce qu’ils vont préserver ces derniers des mauvais comportements qui peuvent être adoptés pendant les grandes vacances suite au manque d’occupation. Ce sont notamment le vol, la consommation des stupéfiants mais aussi le vagabondage sexuel qui est la cause des grossesses non désirées. Elle a indiqué que les activités d’encadrement de ces jeunes à travers les camps d’été vont regrouper douze mille jeunes de la mairie de Bujumbura. Ils vont être répartis dans 24 sites d’encadrement. Et, chaque site va accueillir 500 jeunes. Cet encadrement va être assuré par les enseignants qui ont été sélectionnés et formés pour cette fin.
Mme Ndirahisha a indiqué que pendant ces camps d’été, les jeunes vont s’occuper utilement en apprenant certaines notions en rapport avec l’éducation, l’environnement, l’amour de la patrie à travers les jeux.
Elle a saisie l’occasion pour interpeller les jeunes en vacances à répondre massivement à ces activités. Elle a demandé aux parents d’envoyer leurs enfants pour un encadrement utile afin de les préserver des mauvais comportements.
Rose MPEKERIMANA
Marcel BIGIRIMANA (Stagiaire)

 

Cibitoke> Descente d’Adra-Burundi

Son appui aux associations contribue dans le développement local

 

L’Agence adventiste d’aide et de développement au Burundi a effectué une descente dans les communes Buganda, Rugombo, Murwi et Mugina en province de Cibitoke , la semaine dernière. Cette descente a permis d’échanger avec les associations soutenues par cette agence dans les différentes activités en matière de santé, d’agriculture, d’élevage, et d’épargne-crédit communautaire. Le pas franchi est admirable et les membres de ces associations s’en réjouissent.

L’Addra-Burundi a donné l’occasion aux différentes associations qu’elle appuies, de s’exprimer sur leurs activités en présence des journalistes et des représentants de l’administration, la semaine dernière au cours de la visite que cette Agence adventiste a organisée. Vous auriez lu la première partie de cette activité dans Le Renouveau N° 9666 du 27 juillet 2017. Dans la suite de cette visite, il a été animé le débat public sur la colline Mugimbu de la commune Murwi le 26 juillet. Au cours de ce débat, qui a rassemblé les membres des collectifs des associations de cinq collines de cette commune, ils ont essentiellement échangé sur le développement de la culture de banane et les dérivés de la banane. Comme l’a dit Christine Ntakirutimana, vice-président de la Faproba (Fédération des associations des producteurs des bananes-Inkamwa yacu), ce collectif veut suivre tout ce qui est lié à la banane, faire le plaidoyer pour les associations qui opèrent dans ce secteur, accroître la production, améliorer le mode de traitement et donner la valeur à ses dérivées. Mme Ntakirutimana appelle l’administration et les agronomes locaux d’intervenir et de collaborer avec ce collectif.

Et en commune Rugombo….

Le jeudi 27 juillet, Addra a visité l’association « Kirinzara » de la colline Gabiro-Ravyagira en commune Rugombo. Théogène Bahishibona, président de l’association et le secrétaire Elam Jean Claude Kwizerimana indiquent que leur objectif est de lutter contre la pauvreté dans les ménages à travers l’accroissement de la production. Cette association produit les plants fruitiers comme les manguiers, les avocatiers greffés et cultive les légumes. A l’école Rukana I, on assisté à une séance d’alphabétisation des adultes et à la colline Ruvumera c’était l’association Girumwete tubehoneza qui fait l’épargne crédit communautaire avec le soutien de ladite agence. La suite de cette visite vous la lirez dans les prochains numéros.

Alfred Nimbona



 

PAROISSE KAMENGE> Deuxième journée du carrefour des Jeunes sous le thème : « Que devons-nous faire pour un avenir meilleur ?»

Les jeunes sont appelés à être vrais avec eux-mêmes et vivre dans la vérité

 

DSC 0368Le mardi 25 juillet 2017, à la Paroisse Saint Guido Maria Conforti de Kamenge, il a été organisé la deuxième journée du carrefour des jeunes. Le thème central était « Que devons-nous faire pour un avenir meilleur ? ». Ces jeunes ont été appelés à être, avant tout, vrais avec eux-mêmes.

 

S’appuyant sur les Saintes écritures se trouvant dans l’évangile selon Saint Mathieu, chapitre 13, du verset 24 à 30, où l’on parle de la parabole de l’ivraie, l’abbé Pierre Nsengiyumva a rappelé aux jeunes qui participaient au carrefour que tout ce qui se fait en cachette est mauvais, que la bonne semence qu’ils doivent porter en eux vient de Dieu au moment où, du méchant ne vient que la haine.

L’amour dans le sens de Dieu est menacé

C’est ainsi qu’il leur a donné d’autres facteurs qui détériorent l’amour dans le cœur des humains. On peut citer de ceux-ci : la guerre, la pauvreté, les technologies nouvelles et surtout les technologies de l’information, etc. Et de leur dire : « Personne ne veillera sur vous, c’est vous-mêmes qui devez vous occuper de votre avenir. Ne soyez pas emportés par la modernité. Ces facteurs que je vous donne ici, détériorent profondément l’amour qui devait caractériser les baptisés que vous êtes ».
Abbé Nsengiyumva leur a, en plus, montré les conséquences de ces défis auxquels se heurte l’amour. C’est notamment l’ivrognerie, le vagabondage sexuel, la propagation des maladies sexuellement transmissible et surtout le VIH-Sida, les grossesses précoces ou non désirées qui s’accompagnent souvent des avortements peuvent à leur tour aboutir à la stérilité des jeunes filles, les mariages précoces qui conduisent souvent aux conflits dans les familles. « Malgré toutes ces difficultés, restez toujours fidèles à vous-mêmes et à Dieu si vous voulez que votre avenir soit meilleur», leur a exhorté abbé Nsengiyumva.

Que faire pour y arriver ?

Pour y réussir, abbé Nsengiyumva a donné un devoir à ces jeunes chrétiens (Catholiques). « Si vous voulez une vie spirituelle et être dans l’amour vrai : aimez Jésus et devenez ses disciples ; aimez les autres d’un amour chaste en pensées, en paroles, en gestes et en actes ; soyez vrais avec vous-mêmes et vivez dans la vérité devant Dieu et les Hommes ; entrez en communion avec Dieu à travers la prière, la parole de Dieu, le silence et la méditation, recevez fréquemment les sacrements de communion et de pénitence ; ayez l’amour du travail et des œuvres de miséricorde ; ayez des principes de vie. Comme cela, votre avenir sera meilleur », a suggéré abbé Pierre Nsengiyumva.

Jean Bosco Nkunzimana

 

CYBER CRIMINALITE> Témoignage d’une victime

Elle a été harcelée par le biais des réseaux sociaux

 

Cela faisait un moment qu’un jeune burundais vivait au Cameroun et poursuivait ses études secondaires dans une école privée de la capitale. En classe terminale, il fit une erreur qui bascula son avenir.

 

D’après les propos des uns et des autres, cet élève a perdu la tête, ce qui lui a coûté de passer le reste de son année scolaire dans le tourment et l’angoisse à cause des autres élèves y compris ceux des autres proches de Yaoundé.
Lorsqu’il est difficile de gérer son adolescence, les jeunes ressentent des insécurités qui les détournent de la famille, l’éducation, le sport, la religion… tout ce qui, autrefois, les définissait. C’est ainsi que H.H. se retrouva dans ce piège et fit l’erreur de déclarer ses sentiments à un autre garçon comme lui de sa classe. Tout de suite, à partir des réseaux sociaux, notamment facebook et WhatsApp, c’était le sujet de toutes les discussions. Petit à petit, on commença à le persécuter. Il n’était à l’abri nulle part, car à son école, les autres élèves le frappaient et se moquaient de lui face à face. Aussi, lorsqu’il changea d’établissement, on le poursuivait sur les réseaux sociaux.
Malheureusement, malgré le fait qu’il a supprimé ses comptes sur internet et changé de numéro, tout le monde était déjà au courant et on le frappait dans la rue, à l’école, les élèves de tous les horizons s’en prenaient à lui. Il suffisait de partager une photographie de lui avec son histoire à quiconque.
H.H. a pris le risque d’assumer son homosexualité afin de se sentir libéré de ses angoisses et doutes. Il n’a jamais tenu compte des répercussions à long termes pour son avenir. A ce jour, il aurait mal vécu cette histoire, alors la dépression fut brutale pour lui. Heureusement, arrivé à l’université, l’on devient plus mature et compatissant, ainsi les élèves de sa promotion ont arrêté les persécutions. Le jeune Burundais est suivi par des spécialistes et les horribles commentaires dirigés contre H.H. furent tous supprimés.
Ce jeune peut s’estimer chanceux car des histoires similaires sont partagées et des cas de suicides ont déjà été répertoriés à plusieurs reprises. Ainsi, les parents devraient faire davantage attention à leurs enfants adolescents.

Grâce Marie Inamahoro
(Stagiaire)

 
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