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Lutte contre les drogues> Journrée internationale

Un ancien consommateur de drogue témoigne

 

DSC04250 1A l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic des drogues qui a été célébrée solennellement en commune Bugarama de la province de Muramvya, un ancien consommateur de drogue a donné son témoignage. Il regrette et demande au gouvernement d’octroyer une place pour la construction d’un centre de désintoxication et de prise en charge des consommateurs de drogue. 

 

« Après avoir été envoyé poursuivre mes études de master au Kenya, j’ai intégré les groupes de consommateurs de drogue. Je prenais des drogues dures ajoutant ainsi à d’autres que j’avais pris depuis 1993. Là-bas, nous nous droguions à l’aide des seringues contenant des drogues très dures qui pouvaient résister dans nos corps jusqu’à trois jours ». Tel est l’extrait du témoignage donné par Eric Nsengiyumva de ce qu’il a vécu au Kenya quant il était étudiant et conducteur de taxi. D’après lui, un groupe de huit ou neuf personnes pouvait utiliser une seulle seringue avec des risques de se transmettre plusieurs maladies. « Ce système s’appelle se coudre, a-t-il dit». Il a indiqué qu’il est parmi les premiers anciens drogueurs qui ont pris le devant pour dénoncer les méfaits des drogues au Burundi.De retour au Burundi, M. Nsengiyumva et son ami Richard  étaient des journalistes. Ils ont constaté que la situation est la même qu’ailleurs. Ce sont les jeunes burundais qui prennent des drogues dures et ils le font également à l’aide des seringues. Ce comportement se transmet de jeunes aux jeunes sans considérer l’ethnie, la région, la religion ou la classe sociale. Après avoir tout constaté, a fait savoir M. Nsengiyumva, nous avons décidé d’arrêter de nous droguer afin de contribuer à l’éradication de ce fléau qui risque de transformer le Burundi en pays sans vision. 

Il demande la permission d’importer la méthadone

Etant consommateur de drogue, il a signalé que la police se contente seulement de la saisie des drogues passant dans des endroits sous contrôle. D’après lui, la plupart des drogues entrent au Burundi à travers des lieux non contrôlés. De plus, elles entrent à l’aide de grandes personnalités étrangères qui ne sont pas visées par la réglementation de checking. En effet, il a expliqué qu’il n’y a pas au Burundi une seule industrie spécialisée dans la fabrication des drogues. D’où viennent-elles alors ? Se demande-t-il. Pour lui, la police devrait redoubler d’effort pour mettre fin à ce trafic car c’est très dommage. Il a précisé que la meilleure punition pour les jeunes consommateurs des drogues attrapés n’est pas de les emprisonner, du fait qu’ils renforcent les moyens de prendre celles-ci une fois arrivés dans des maisons pénitentiaires. Il a demandé au gouvernement burundais de donner la permission d’importer le médicament appelé méthadone aidant les jeunes à abandonner ce comportement.  Il a mentionné que seul le gouvernement est habilité à importer ce médicament car il est également une drogue mais qui aide à désintoxiquer. Il a demandé aux autorités présentes, à savoir le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo et le ministre ayant la sécurité publique dans ses attributions, CPC, Alain Guillaume Bunyoni, de leur attribuer une place pour la construction d’un centre de désintoxication et de prise en charge. « Il serait mieux de les mettre dans ce centre afin de les désintoxiquer, les  suivre, les enseigner différents métiers et les renvoyer dans leurs familles respectives. Ainsi, ces drogués pourront devenir des personnes importantes dans la société. « Actuellement, j’ai une épouse et trois enfants comme les autres alors que je ne pensais même pas à ce sujet de me marier quand je prenais des drogues. Mon pays peut m’envoyer à l’étranger pour le représenter ». Vous saurez que le Premier vice-président de la République a promis aux associations des anciens drogués un terrain pour la construction de ce centre de désintoxication des consommateurs de drogues. 

Vincent Mbonihankuye

 

CENTRE JEUNES KAMENGE> Ciblage des familles démunies

Les activités sont en cours

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau le jeudi 4 juillet 2019, le responsable du département Paix et réconciliation au Centre jeunes Kamenge,  Blaise Pascal  Nsabinganji  a fait savoir que  les animateurs du projet  Paix et réconciliation du Centre jeunes Kamenge en collaboration avec l’administration, ont lancé des activités de ciblage des familles les plus vulnérables depuis le 1er juin 2019 dans le but d’appuyer les travaux de construction des maisons. 

 

Selon M.Nsabinganji, ces activités préliminaires visent l’identification des familles en possession de  parcelles  mais ayant des difficultés de construction liées aux moyens financiers. Il a ainsi précisé que 43 familles sont déjà enregistrées cet été et que les activités de fabrication des briques sont déjà en cours dans 20 d’entre elles. «Nous devons d’abord nous assurer que la parcelle n’est pas en situation de conflits judiciaires pour éviter des pertes», a fait savoir M. Nsabinganji. Il a ajouté que les bénéficiaires des briques doivent d’abord assumer la responsabilité des activités de construction.   M. Nsabinganji a indiqué que pour toute famille considérée, le Centre jeunes Kamenge lui offre  gratuitement 2500 briques  fabriqués dans des travaux de développement communautaire par les élèves en vacances. Il a expliqué que ce nombre n’est pas pris par hasard car il convient pour dresser les murs d’une maison de deux chambres et salon.  A la question de savoir d’autres  interventions à part la fourniture des briques, M. Nsabinganji a fait savoir que vers les années 1998-2000, ce projet avait des financement variés, ce qui permettait au Centre jeunes Kamenge d’octroyer d’autres matériels de construction comme les tôles, les portes, les fenêtres, le fer à béton et autres  mais qu’actuellement  le Centre jeunes Kamenge dépourvu de financement dans ce projet ne peut pas couvrir toutes ces dépenses.M.  Nsabinganji n’a pas oublié de remercier l’administration pour sa parfaite collaboration grâce à laquelle le Centre jeunes Kamenge a pu compter des résultats positifs dans les années précédentes. En effet, a-t-il expliqué, plus de 90% des familles ciblées ont pu construire des maisons avec des briques fabriqués par les élèves sous l’encadrement du Centre jeunes. Il appelle ainsi les prochaines familles bénéficiaires de vouloir bien profiter favorablement les efforts fournis par le Centre jeune en collaboration avec l’administration surtout en évitant de vendre les briques offertes afin d’atteindre l’objectif mis en place.  

Fiacre Nimbona (stagiaire)

 

REGIDESO> Vols des équipements dans certains quartiers

Des investigations devraient se faire pour savoir ceux qui commettent ces actes ignobles

 

Dans certains quartiers de la municipalité de Bujumbura, il est remarqué des cas de vol d’équipements de la Régideso. Le remplacement des équipements volés prend du temps. Les habitants de ces quartiers demandent à la Régideso de faire des investigations pour savoir ceux qui commettent réellement ces délits. 

 

Dans certains quartiers de la zone urbaine de Ngagara, il est remarqué des cas de vols des équipements de la Régideso. Ces derniers jours, au quartier V, des personnes non encore identifiées se sont introduites dans une cabine de la Régideso et ont volé un  transformateur . Les gens qui habitent dans ce quartier ont précisé que ces bandits ont profité de l’obscurité pour commettre cet acte ignoble. Ils affirment qu’ils ont passé plus de trois semaines dans l’obscuritéAu quartier I de la même zone, le cas de banditisme s’est répété, il y a une semaine. « C’était aux environs de deux heures du matin. Il y avait un match de la CopaAmerica qui était prévu à cette heure. Beaucoup de gens avaient besoin dy’assister. Personnellement, j’ai mis un réveil dans mon téléphone pour ne pas rater ce match. Je me suis réveillé à deux heures moins le quart du matin. J’ai allumé l’électricité et il n’y en avait pas. C’était le lendemain où j’ai entendu les gens de mon quartier dire que les bandits se sont introduits dans une cabine de la Régideso et ont volé un transformateur », a dit un habitant du quartier I. Par conséquent, tout le quartier I et une grande partie du quartier V n’ont pas d’électricité depuis une semaine. Et, certains cas d’insécurité s’observent déjà. Les élèves qui n’ont pas encore terminé leurs examens ont de la peine à réviser leurs cours. Aussi, des voleurs profitent de cette obscurité pour prendre par force les biens des gens qui rentrent du travail le soir. Les gens qui habitent ces quartiers se demandent s’il n’y aurait pas une forte complicité avec les électriciens. « Cela du fait que,  quand on regarde dans les cabines de la Régideso, on ne voit que des fils électriques. Ainsit, une quelconque personne  ne peut pas oser y entrer en sachant qu’elle court un danger d’électrocution. En plus, ils se demandent pourquoi, dans les quartiers ci-haut cités, ces vols sont précédés par la coupure d’électricité. N’importe qui peut s’inquiéter de cette coïncidence. Ils interpellent de ce fait la Régideso à faire des investigations afin de savoir ceux qui organisent réellement ces cas de vols. Ils lui demandent enfin de faire de son  mieux pour remplacer les équipements volés dans les meilleurs délais pour prévenir certains dégâts dus à l’absence d’électricité. 

Rose Mpekerimana

 

MDPHASG> Réinsertion des enfants en situation de rue

« Dans une période d’une année, 80% de nos estimations des enfants en situation de rue doivent être retirés et réinsérés »

 

DSC 0462Le ministère en charge des droits de la personne humaine a organisé une réunion d’évaluation annuelle des activités 2018-2019, le jeudi 04 juillet 2019 à Bujumbura. Dans une interview que le ministre a accordée à la presse, il a fait savoir que dans une période d’une année, 80% des enfants en situation de rue doivent être retirés et réinsérés. 

 

Selon le ministre en charge des droits de la personne humaine Martin Nivyabandi, le phénomène des enfants en situation de rue et des mendiants est une priorité pour le gouvernement du Burundi. Le chef de l’Etat a déjà fait une recommandation aux différents ministères et a été clair, précisant que cette question incombe aussi aux gouverneurs et aux administrateurs, a dit M. Nivyabandi.Au niveau du ministère en charge des droits de la personne humaine, M. Nivyabandi a fait savoir qu’ils vont travailler en synergie parce que ce n’est pas un travail d’une seule personne. Quand l’on retire une personne dans la rue pour la réinsérer dans une communauté, il faut se rassurer que cette personne trouve des changements dans son mode de vie quotidienne. Les gens ont été formés et nous avons des techniques pour les réinsérer parce que c’est un phénomène social difficile à éradiquer. Nous avons pris des engagements que ce phénomène, pendant une période d’une année, devrait avoir atteint des résultats tangibles.Selon nos estimations, au moins 80% doivent être retirés de la rue et réinsérés, a fait savoir M. Nivyabandi.A part la zone de Buterere où il y a une tentative de retour, a fait remarquer M. Nivyabandi, dans les autres provinces la réinsertion est en train d’être menée d’une façon correcte avec des taux de réussite scolaire impressionnants. Le ministère octroie aussi du matériel scolaire aux enfants retirés dans les rues sans oublier des appuis multiformes que ce ministère devait fournir aux familles qui les ont accueillis.Concernant les associations qui regroupent les enfants en situation de rue pour les nourrir, le ministre Nivyabandi a fait savoir que ces associations n’ont pas encore compris la logique du gouvernement burundais. Les enfants ne devraient pas être rassemblés dans des lieux et être nourris mais plutôt devraient être acheminés dans les communautés afin de les assister. Au niveau du ministère, nous avons des centres où l’on peut les amener parce que nous, nous savons comment les traiter et les ramener dans les communautés. Quand on les rassemble pour les nourrir, on alimente le phénomène d’enfants de rue, a-t-il conclu.  

Martin  Karabagega

 
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