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COMMUNE GASORWE> Cohabitation au camp des réfugiés

Elle est bonne à l’intérieur et à l’extérieur

DSC 0039Au camp des réfugiés de Gasorwe se trouvant en commune Gasorwe de la province de Muyinga, la cohabitation entre réfugiés de différents clans est bonne. La situation est pareille avec les Burundais habitant aux alentours du camp.Au camp des réfugiés de Gasorwe se trouvant en commune Gasorwe de la province de Muyinga, la cohabitation entre réfugiés de différents clans est bonne. La situation est pareille avec les Burundais habitant aux alentours du camp.

 

Dans un entretien avec Omar Malimona, représentant des réfugiés au camp de Gasorwe, il a indiqué que ce camp a été créé depuis l’année 2002. Les réfugiés qui habitent dans ce camp proviennent de différents clans de la République démocratique du Congo à savoir les Babembe, les Barega, les Bashi, les Bafurero,les  Banyamurenge, etc. M. Malimona a indiqué que malgré les problèmes qui divisent ces différents clans chez eux, la cohabitation est bonne dans le pays d’asile qui est le Burundi. Que ce soit au Burundi comme ailleurs dans le monde, les réfugiés ont les mêmes problèmes. Raison pour laquelle ils doivent bien s’entendre partout où ils sont. Cette cohabitation est bonne grâce aux enseignements du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) et de l’Office national pour la protection des réfugiés et apatrides (ONPRA).Malgré cette bonne cohabitation, les problèmes ne manquent pas au sein des réfugiés. M. Malimona a fait savoir que la nourriture que les réfugiés reçoivent reste insuffisante. Ils ne parviennent pas à avoir des couvertures suffisantes pour les enfants. Quand il fait froid, les enfants risquent de tomber malades. En plus de cela, les écoles ne sont pas construites en dur, les murs sont en bois. Par conséquent, ces écoles commencent à se détériorer à cause de la pluie.Concernant la bonne conduite au sein du camp, M. Malimona a fait savoir que certains réfugiés surtout les jeunes garçons, tentent de temps en temps de violer les filles. Mais quand ils sont attrapés, ils sont punis par la justice conformément à la loi. Face à cela, les partenaires ont distribué les préservatifs afin que les réfugiés se protègent contre le sida et les grossesses non désirées chez les jeunes filles. International rescue committee (IRC) et l’ONPRA dispensent des enseignements relatifs à la lutte contre le sida dans toutes les catégories de réfugiés.En ce qui concerne la cohabitation avec les Burundais vivant à l’extérieur du camp, M. Malimona a dit qu’elle est aussi bonne. Les Congolais se marient avec les Burundaises et vice-versa. Mais, très peu de Burundais se marient avec les Congolaises car elles exigent beaucoup de vaches pour la dot alors que les Burundais n’en ont pas beaucoup.
Lucie Ngoyagoye 

 

Famille> Relations entre les enfants et les parents tuteurs

La communication doit être au centre de tout

 

IMG 20180410 100449Dans la culture burundaise, certaines familles élèvent les enfants qui ne sont pas les leurs. Dans certains cas, les relations peuvent ou ne peuvent pas être bonnes du fait que les parents tuteurs ou les enfants ne veulent pas reconnaître certaines réalités. Pour prévenir les conséquences qui peuvent se répercuter sur la famille, quand le couple élève un enfant qui n’est pas le sien, il doit privilégier la communication.

 

Une jeune fille qui garde l’anonymat a fait savoir qu’elle habite chez son grand frère. Elle a indiqué que dans sa vie quotidienne, elle étudie à l’école secondaire. Quand elle revient de l’école l’après-midi, elle prend le temps de réviser ses cours et celui de s’occuper des enfants de son frère. « Après avoir révisé mes cours, j’occupe mes neveux et nièces en appuyant la domestique dans les travaux ménagers. Mais quand ma belle-sœur revient du travail, elle se lamente en murmurant que les filles de sa maison ne font rien. Elle s’arrange  souvent pour trouver mes défauts. Des fois, elle se plaint chez mon frère. De son tour, celui-ci m’appelle pour demander ce qui ne va pas chez moi. Je relate comment les faits se sont passés. Et, mon frère, pour ne pas blesser personne, il nous conseille d’essayer de nous entendre pour vivre dans l’harmonie », a-t-elle mentionné. Cette fille a cependant reconnu qu’il y a des enfants qui ne se comportent pas bien quand ils sont élevés par d’autres parents qui ne sont pas biologiques. « Des fois, ce n’est pas de leur faute. Ils pensent qu’ils ne peuvent pas être à l’aise chez d’autres parents. Dans d’autres cas, ils veulent ignorer la femme en la considérant comme une étrangère qui a envahi leur famille. Par conséquent, ils font des réactions qui rendent cette femme nerveuse ou jalouse », a-t-elle ajouté.Elle a en outre signalé qu’il y a des parents tuteurs qui acceptent d’accueillir les enfants de leurs familles. Au lieu de les élever comme les leurs, ils commencent à les maltraiter. Par conséquent, ces enfants grandissent avec une rancune qui peut même générer des conflits familiaux.

Les parents doivent élever les enfants non-biologiques de la même manière

Une femme qui élève un neveu de son mari a fait savoir que les relations entre les enfants et les parents tuteurs dépendent de l’entente du couple. « S’il y a un enfant qui est élevé dans une famille et qui commet une faute, il faut que le couple prenne une même décision soit pour lui donner des conseils, soit pour le punir », a mentionné notre interlocutrice.Cette dame a néanmoins signalé qu’il y a des cas où la décision du couple est contradictoire devant le comportement de l’enfant élevé. Elle a indiqué que des fois, l’enfant de la famille de la femme semble être privilégié par rapport à celui de la famille de l’homme. Par conséquent, quand il affiche un comportement qui n’est pas digne, le premier peut être protégé par la femme pour que son mari ne sache rien. Elle préfère régler cette affaire à deux. Par contre, si celui de la famille de l’homme commet une faute, cette dernière est débattue par les deux parents tuteurs. « Dans ce cas, la femme ne réagit pas d’une manière équitable du fait qu’elle n’a pas pris les deux enfants de la même manière », a-t-elle dit.Notre source a tout de même rappelé qu’en général, la belle-famille se sent un peu éloignée quand elle est chez la belle-fille. Cela se répercute même chez l’enfant qui est venu pour être élevé dans cette famille. Quand il a besoin d’une assistance quelconque ou quand il trébuche d’une manière ou d’une autre, il n’est pas aussi spontané pour raconter ce qui lui est arrivé chez la patronne de la famille où il est élevé. Des fois, il préfère se taire par peur d’être rejeté malgré ses explications.Et, quand par malheur la patronne est au courant de ce qui est arrivé audit enfant alors qu’il n’a rien dit, cette femme considère que l’enfant l’a sous-estimé. Par conséquent, les relations commencent à se détériorer.Par contre, a-t-elle expliqué, l’enfant de la famille de la femme ne trouve aucun problème pour raconter ce qui ne s’est pas bien passé chez lui. Et, comme il a été ouvert, l’affaire est réglée sans causer d’inconvénient.Notre interlocutrice a indiqué que pour faire face aux conflits familiaux qui peuvent être entrainés par la mésentente entre les enfants et les parents tuteurs, la communication doit être au centre des relations de ces derniers.Elle a ajouté que l’un ou l’autre doit reconnaître qu’il n y a aucune personne parfaite. Pour ce faire, les enfants et les parents tuteurs doivent apprendre à se comprendre pour enfin se pardonner. Ils doivent aussi se souvenir que dans la vie, tout ne doit pas être toujours rose, que dans le parcours d’un homme, il y a des hauts et des bas. Mais, l’essentiel est de savoir régler les pots qui sont cassés.

Les relations entre les enfants et les parents tuteurs peuvent générer des conflits familiaux

La psychologue Médiatrice Nibaruta a fait savoir que les relations entretenues par les enfants et les parents tuteurs peuvent être bonnes ou mauvaises. Il y a des faits psychologiques. Pendant sa croissance, quand l’enfant a été blessé ou  lorsqu’il est élevé dans une famille quelconque et que ses besoins ne sont pas comblés, il y a des frustrations. Le fait d’être élevé dans une autre famille peut déjà créer des problèmes. Cela parce que personne ne peut remplacer les parents biologiques. L’amour qu’on a chez ces derniers est inégal. Par conséquent, il est tout à fait compréhensif quand un enfant ne se sent pas à l’aise quand il est élevé chez par exemple son frère, son oncle, sa tante, etc », a-t-elle mentionné.A la question de savoir pourquoi ce fait se remarque souvent chez les enfants qui sont venus de la belle-famille, elle a rappelé que cela dépend de beaucoup de facteurs. « D’abord, dans beaucoup de cas, la belle-fille est considérée par la famille qui l’accueille comme une étrangère qui vient  prendre certains de ses droits chez son fils. Par conséquent, cette réalité reste en vigueur même chez l’enfant qui est élevé chez la belle-fille. Malgré lui, l’enfant garde toujours une certaine distance  avec ladite femme », a-t-elle ajouté.Mme Nibaruta a laissé entendre que quand elle est maligne, la belle-fille peut casser les mentalités de la belle-famille la considérant comme une étrangère. Dans la vie du couple, elle doit privilégier la communication avec son mari tout en restant honnête dans la prise en charge de l’enfant qu’ils élèvent.

Les parents doivent constituer un seul bloc pour élever un enfant non-biologique

Pour faire face aux prétextes de certaines personnes qui pensent que c’est la  femme qui est toujours mauvaise dans la prise en charge d’un enfant non-biologique, le couple doit faire un compromis dans son éducation.« Si par exemple l’enfant élevé est la sœur du mari et que cette fille commet une erreur, il ne faut pas que cet homme ait un côté penchant lorsque sa femme est en train de donner une remarque à cette fille. Si réellement cette dernière est fautive, le couple doit être unanime quand il s’agit de la punir ou de lui donner des conseils. Cela doit se passer ainsi même chez l’enfant qui est venu de la belle-famille de l’homme », a-t-elle mentionné.Notre source a signalé que quand les enfants élevés constatent que le couple s’entend bien sur leur éducation, ils gardent automatiquement leur place tout en respectant la décision de ce couple.La psychologue Nibaruta a rappelé que d’autres problèmes sont crées par les parents tuteurs eux-mêmes : « Il y a des parents qui sont pris par les sentiments de leurs familles et acceptent d’élever un enfant alors qu’ils n’ont pas de moyens pour satisfaire ses besoins. Quand il arrive que cet enfant a un besoin et qu’il n’est pas comblé, il juge directement qu’il est maltraité, qu’il n’est pas considéré au même pied d’égalité que les enfants biologiques. De leur côté, les parents tuteurs se disent qu’ils n’ont ménagé aucun effort pour essayer de satisfaire certains des besoins de l’enfant qu’ils élèvent. Par conséquent, des conflits peuvent surgir chez les parents de cet enfant en jugeant que les parents tuteurs ont maltraité leur enfant. Et, la faute revient en premier lieu à la femme », a-t-elle signalé.C’est pour cette raison que Mme Nibaruta a conseillé aux enfants qui sont élevés chez les parents non-biologiques d’essayer d’entretenir de bonnes relations  avec eux, surtout avec la femme. Elle leur fait un clin d’œil que pour vivre dans l’harmonie, il faut savoir la place qu’ils occupent et reconnaître que personne n’est parfait et essayer de se conformer aux normes des familles qui les accueillent.Elle a rappelé aux parents tuteurs de ne pas être pris par les sentiments alors qu’ils n’ont pas de moyens pour élever un enfant non-biologique. Elle les conseils de savoir dire non devant les demandes qui dépassent leurs capacités.
Rose Mpekerimana

 

Quartier Muyaga> Sécurité

Elle est bonne malgré quelques irrégularités

 

IMG 20180402 122318La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue le mardi 3 avril 2018, avec le chef de quartier Muyaga de la zone urbaine de Gihosha, Gabriel Bigirindavyi, sur la sécurité. Il dit qu’en général la sécurité est bonne même si des irrégularités ne manquent pas surtout dans la cellule Gasenyi de son quartier. 

 

M. Bigirindavyi affirme que la sécurité est généralement bonne dans son quartier. Il fait savoir que son quartier est composé par cinq cellules dont la Cellule I, Cellule II, Gasenyi, Kigobe nord-est ainsi que Kigobe nord et que dans toutes ces cellules la sécurité est bonne. Il dit qu’aujourd’hui il n’y a plus de malfaiteurs qui perturbent la sécurité en lançant des grenades, en volant pendant le nuit, … comme avant. Il y avait un groupe de jeunes qui formaient des ligalas et qui se droguaient avec du chanvre surtout dans la cellule de Gasenyi. Ce sont eux qui perturbaient la sécurité en volant pendant la nuit et en faisant toute sorte de mal aux gens qu’ils rencontraient. «Pour ce faire, j’avais cherché les parents de ces jeunes pour qu’ils leurs disent d’arrêter ces mauvais comportements. J’avais également organisé les citoyens de cette cellule à travers le Comité mixte de sécurité pour lutter contre ces malfaiteurs et leur mauvais actes » a déclaré M. Bigirindavyi. M. Bigirindavyi révèle que malgré tous les efforts qu’il avait fournis, ces jeunes avaient continué à faire leurs ligalas. Mais un jour, un parmi eux a été tué par  la police lorsqu’il tentait d’escalader le mur de la clôture pour  voler. Dès ce jour, ces jeunes ont eu peur et ont arrêté directement les ligalas ainsi que toutes les bêtises qu’ils commettaient : le vol pendant la nuit, la délinquance et autres. Aujourd’hui, la sécurité est bonne dans toutes les cinq cellules qui composent  le quartier Muyaga. « Les citoyens de mon quartier vaquent à leurs activités sans aucun problème. Ils dorment et se réveillent en paix », a signalé M.Bigirindavyi, le chef de quartier Muyaga de la zone urbaine de Gihosha. 
Evelyne Habonimana

 

REGIDESO> Vandalisme des câbles électriques dans une cabine

Le directeur de l’Electricité à la Regideso interpelle tout un chacun à veiller aux biens publics

 

DSC 0028Dans la nuit du lundi au mardi 16 avril 2018, des câbles électriques se trouvant dans une cabine de la Regideso sur la route qui mène à l’aéroport international de Bujumbura ont été vandalisés par des personnes non encore identifiées. Le directeur de l’Electricité à la Regideso, Wilson Tangishaka, demande à tout un chacun d’être patriote en veillant aux biens publics. 

 

A quelques mètres du Chanic sur la route qui mène à l’aéroport international de Bujumbura, les câbles électriques se trouvant dans une cabine de la Regideso ont été vandalisés.Dans une interview que le directeur de l’Electricité à la Regideso, Wilson Tangishaka, a accordée à la presse, il a indiqué que ce qui s’est produit sur la route qui mène à l’aéroport en vandalisant les câbles électriques de la Regideso est très malheureux. Il a fait savoir qu’il ne peut pas donner le coût réel de ces câbles vandalisés mais qu’ils coûtent cher. Quant au poteau métallique qui supporte les câbles électriques de la Regideso sur cette même route qui mène à l’aéroport et qui a été cogné par un camion, M.Tangishaka a fait savoir que ce camion a été appréhendé. Le coût de ce poteau métallique cogné  est évalué à près de 3 000 000 de nos francs.A la question de savoir ce que la Regideso est en train de faire pour éradiquer les vols qui se perpétuent sur ses équipements, M.Tangishaka a indiqué que ces cas de vol ne datent pas d’aujourd’hui. Il a saisi l’occasion pour interpeller tout un chacun dans le cadre du patriotisme à respecter les biens publics. Ces équipements n’appartiennent pas uniquement à la Regideso, mais plutôt à tout Burundais car ce sont des biens publics. Si les câbles électriques sont volés, cela prend du temps pour remettre  les choses en ordre. Compte tenu des procédures pour remplacer un matériel volé, cela cause préjudice aux clients et à la Regideso, a dit M.Tangishaka.
Martin  KARABAGEGA

 
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