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COMMISSION D’ENQUETE JUDICIAIRE> Des dégâts causés par le mouvement insurrectionnel

Ils sont principalement de deux ordres

 

Contrairement à ce qu’affirment certains organisateurs du mouvement qui prétendent que leurs manifestations étaient extrêmement paisibles, la réalité des faits est toute autre. En effet, selon le rapport de la commission mise en place pour enquêter en amont et en aval sur le mouvement insurrectionnel montre que les insurgés ont causé beaucoup de dégâts tant matériels qu’humains, selon le rapport de ladite commission.

 

DSC 1596D’après ce rapport, au titre des dégâts humains, les insurgés ont commis diverses violences sur le plan des droits humains. D’un côté, ils ont incorporé les enfants souvent drogués dans leur mouvement. Cette incorporation des enfants dans cette insurrection viole non seulement le droit interne mais aussi les principes (n°10) de la Déclaration des droits de l’enfant du 20 novembre 1959. La privation des citoyens de la jouissance de leurs droits et libertés se pratiquait aussi. D’un autre côté, ils ont commis des crimes de sang comme des assassinats et des coups et blessures non seulement sur des civils mais également sur les forces de l’ordre qualifiés d’Imbonerakure ou d’Interahamwe. Les enlèvements suivis d’assassinats et de traitements inhumains et dégradants ont été observés. Ainsi, en date du 7 mai 2015, à Nyakabiga III, 10e avenue, un certain Léonidas Misago a été brûlé vif par les insurgés sous prétexte que c’était un Imbonerakure. Beaucoup de personnes ont été retrouvées mortes dans les quartiers assiégés par l’insurrection. Beaucoup de grenades ont été larguées par les insurgés contre des citoyens paisibles surtout au centre-ville de Bujumbura. On peut citer à titre d’exemple les grenades lancées contre les femmes vendeuses des fruits au centre-ville de Bujumbura et qui a coûté la vie à certaines d’entre elles.

Des dégâts matériels

Selon toujours ce rapport, les dégâts matériels ont été énormes et ont touché plusieurs aspects tant privés que publics. Les infrastructures publiques et privées ont été la cible des insurgés. Le rapport cite à titre d’exemple les routes, les bâtiments de la mairie de Bujumbura, les divers médias ainsi que des biens des privés et de l’Etat. Les routes des zones d’actions ont été profondément endommagées suite aux barricades jonchées en gros pneus constamment brûlés. De même, dans certaines zones comme à Nyakabiga, les routes pavées ont été détruites. Les locaux abritant la mairie de Bujumbura sur les lieux communément appelés « Bon Accueil » ont été endommagés par les insurgés en date du 13 mai 2015, continue le rapport.
Au commissariat municipal, les insurgés, soutenus par les putschistes se sont introduits de force dans les bureaux. Les détenus qui y étaient se sont évadés et tout dossier qui s’y trouvait a été détruit. Les armes volées sont notamment sept fusils kalachnikov et un pistolet. Plusieurs autres objets ont été emportés par les insurgés comme cela apparaît dans le rapport de constat dressé à cet effet.
Plusieurs pertes en vies humaines et matériels ont été enregistrées à la radio Télévision Nationale du Burundi en date du 14 mai 2015. Dans les combats menés à l’hôpital Bumerec, la Force de défense nationale a enregistré des dommages énormes, note encore le rapport.

Des infrastructures privées

Depuis le début de ce mouvement, les insurgés s’en sont pris à beaucoup de biens des particuliers civils et policiers confondus. Le même rapport cite à titre d’exemple, la résidence du policier Ayubu sis à Buterere, et du policier George sise à Musaga.
Les dégâts qui se sont produits aux stations des radios et télévisions sont dûs à la résistance des mutins qui les gardaient. La radio télévision Rema FM a été détruite par les insurgés et les militaires putschistes, sur demande du directeur de la radio Bonesha FM, M. Patrick Nduwimana. Cela est affirmé par Isaac Ciza, le témoin oculaire des faits. Le bâtiment, tout comme la radio et la télévision, ont été réduits en cendre. Tous les véhicules qui étaient garés dans les enceintes de cette radio dit d’Isaac Ciza, témoin oculaire, ont également été brûlés. Les dégâts matériels occasionnés par ce mouvement sont provisoirement évalués à plus de 50 milliards de francs burundais.

Vincent Mbonihankuye (stagiaire)

 

PROGRAMME DSS> Atelier de formation sur le leadership

Les participants appelés à se démarquer de l’autoritarisme

 

Le programme de développement du secteur de sécurité (DSS) au Burundi a organisé, le lundi 21 septembre 2015, un séminaire de renforcement des capacités sur le leadership et des relations publiques destiné aux cadres du Parlement. Dans son discours d’ouverture, Agathon Rwasa Premier vice- président de l’Assemblée nationale, a rappelé que cet atelier rentre dans la perspective de concrétisation du mémorandum d’entente conclu en 2009 entre la République du Burundi et le royaume de Pays Bas en matière de gouvernance.

 

DSC 3655Selon le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, le Parlement du Burundi a élaboré, en collaboration avec les le programme DSS un projet contenant beaucoup d’activités à réaliser couvrant la période de juin 2014 à décembre 2017. Pour M. Rwasa, parmi les activités prioritaires pour l’année 2015, la formation des cadres du parlement vient au premier plan. Le renforcement des capacités est l’un de huit domaines ciblés par le mémorandum d’entente.
« Cette série de formation va avoir un impact sur l’amélioration de la qualité des services de nos institutions. Elle apportera une expertise avérée à notre institution parlementaire et à toutes les institutions représentées dans ces assises », affirme-t-il. A côté de l’aspect scientifique de cette formation, M. Rwasa indique que la dimension morale dans la gestion humaine de toute nature ne doit pas être négligée.

Etre au service de la communauté

Le leadership est aussi une attitude, affirme M. Rwasa. D’après lui, le leader est appelé à être au service de toute la communauté. Il a appelé tous les gestionnaires à se démarquer de l’autoritarisme et à porter en eux un potentiel accru d’amour dans l’exercice de leur fonctions.
Selon le directeur du programme DSS, ce dernier appuie, depuis 2012, le Parlement burundais dans le domaine du renforcement des capacités relatives à l’élaboration de la loi des finances, la transparence budgétaire au niveau sectoriel et le contrôle budgétaire. Pour lui, l’atelier est une continuité appuyée par le programme DSS à travers l’unité Gestion et gouvernance. Le Parlement, dit-il, est un acteur étatique contrôleur de sécurité et partant nécessitant des appuis multiformes dont le renforcement des capacités. Il a indiqué que parmi les acteurs étatiques et non étatiques qui continueront à être appuyés par la coopération hollandaise figure le Parlement.

CHARLES MAKOTO

 

T2000 SUPERMARKET>Incendie

Beaucoup de pertes enregistrées

 

Le super marché chinois T 2000, situé sur le Boulevard de l’Uprona a complètement pris feu le lundi 21 septembre 2015 aux environs de 9 h 45. Une partie du restaurant l’Hacienda se trouvant à droite et celle d’une autre maison située derrière ledit super marché ont également pris feu. Beaucoup de pertes ont été enregistrées mais n’ont pas encore été quantifiées.

 

DSC 0004L’incendie a commencé vers 9h 45. Quelques temps après, les camions anti incendie de police de la protection civile, les secouristes de la Croix Rouge du Burundi et de l’Unicef ainsi que les scouts sont venus sur les lieux pour intervenir. A notre passage à cet endroit, l’origine de l’incendie n'était pas encore connue. Au niveau des pertes un travailleur chargé de la gestion des stoks nous a indiqué qu’un stock dont la valeur est estimée à 8 millions de FBu a été détruit.
Certains cadres du gouvernement étaient aussi sur les lieux pour se rendre compte de la situation. Il s’agit notamment du Premier vice-président de la république du Burundi, du maire de la ville de Bujumbura, du ministre des Postes et de l’information.
Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a indiqué que l’incendie du super marché n’est pas seulement une perte pour ses propriétaires mais aussi pour tous les Burundais. Il a ajouté que c’est toute la population burundaise qui vient d’être frappée, parce que ce marché était un centre d’approvisionnement en objets et articles de toutes sortes pour la population. M. Sindimwo a remercié très vivement la police chargée de la protection civile, les membres de la Croix Rouge du Burundi ainsi que l’Unicef et autres personnes qui se sont donnés corps et âme aux fins de protéger d’autres infrastructures environnantes.
« Le gouvernement du Burundi s’engage à rester aux cotés des propriétaires du super marché, à les soutenir et à les encourager afin qu’ils puissent continuer leurs activités dans les plus proches délais », a rassuré le Premier vice-président de la République.
AVIT NDAYIRAGIJE

 

 

PARQUET GENERAL DE LA REPUBLIQUE> Point de presse

Sur l’Etat d’avancement des enquêtes judiciaires ouvertes à la suite du déclenchement du mouvement insurrectionnel

 

Au lendemain de la désignation du candidat à l’élection présidentielle de 2015 par son parti CNDD-FDD, un mouvement insurrectionnel s’est déclenché dans certains quartiers de la ville de Bujumbura, soi-disant pour s’opposer à cette candidature. C’est de ce fait qu’en date du 29 avril 2015 une commission d’enquête a été mise sur pied pour faire la lumière sur les tenants et les aboutissants de ce mouvement.

 

Ce jeudi 17 septembre 2015 le procureur général de la République, Valentin Bagorikunda a invité la presse pour communiquer l’état d’avancement des enquêtes judiciaires ouvertes à la suite du déclenchement du mouvement insurrectionnel. « Selon ce rapport, à l’heure actuelle, un bon nombre d’insurgés et de putschistes ont été appréhendés et leurs dossiers suivent leur cours normal en justice. Certains organisateurs de l’insurrection et certains putschistes se sont enfuis à l’étranger. De là, ils ont commencé à se réorganiser pour parachever ce qu’ils avaient entrepris. En témoigne le lancement d’une cohorte d’assaillants sur le territoire burundais à Kabarore en date du 10 juillet 2015. Le ministère public a des preuves que les assassinats ciblés de ces jours, les jets de grenades aux différents lieux fréquentés et autres actes de terreur ont été planifiés par ces derniers en fuite à l’étranger. Des mandats internationaux ont été lancés et d’autres sont en cours de l’être pour traduire devant la justice burundaise les auteurs de ces crimes. Cela permettra d’engager les responsabilités pénales et civiles ».

Composition de ce mouvement insurrectionnel

Au ressort de ce rapport, le procureur général de la République a indiqué que ce mouvement insurrectionnel a été organisé par des personnes de plusieurs horizons. Il parle à titre d’exemple des organisateurs membres de la campagne « halte au 3e mandat », certains médias, certains partis politiques d’opposition, certaines personnalités agissant à titre personnel, etc. Les fonds pour entretenir ce mouvement provenaient principalement des organisateurs ci-dessus évoqués et de certains hommes d’affaires. De l’enquête menée, il ressort que les organisateurs civils de l’insurrection étaient constamment en contact avec les responsables des putschistes militaires et policiers du 13 mai 2015. Selon le procureur général, il convient de souligner que ce mouvement insurrectionnel a causé non seulement des dégâts humains (l’enrôlement des enfants souvent drogués dans l’insurrection, privation des autres citoyens de la jouissance de leurs droits fondamentaux, assassinats des policiers et civils qualifiés d’Imbonerakure ou d’Interahamwe, traitements inhumains et dégradants notamment l’homme du nom de Léonidas Misago brûlé vif à Nyakabiga sous prétexte que c’était un Imbonerakure, etc) mais également des dégâts matériels qui s’évaluent provisoirement à 51 138 872 956 FBu . Au titre de ces dégâts, il convient, dit-il, de souligner la destruction des biens publics et privés, sans oublier des vols d’armes au commissariat municipal Bujumbura.
Vincent Mbonihankuye (stagiaire)

 
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