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LA CVR> La solution

La justice transitionnelle est orientée vers la réconciliation

 

La justice transitionnelle(JT) fascine car elle apparaît, au terme d’un siècle sanglant, telle une nouvelle Jérusalem. Elle prétend répondre à la fois aux crimes du passé et aux violences du présent. Elle entend encore participer à la guérison des sociétés et au rétablissement de la démocratie et de l’Etat de droit en refondant les communautés politiques, en redressant l’histoire, en la moralisant, en la réparant à coup de procès, de devoir de mémoire ; de commission vérité et de lois mémorielles. Il y a là la tentation de conférer une toute puissance au droit et à l’histoire.

DSC 0108Pour Louis Marie Nindorera, consultant indépendant, il faut dans le cas du Burundi, comprendre la JT comme une façon de traiter le passé d’une manière exceptionnelle, aussi exceptionnels que sont les événements à traiter. Pour aller de l’avant, on ne peut pas continuer à ignorer le passé. Ce passé qui s’étale sur une longue période a été tellement lourd, tellement préjudiciable qu’on ne peut pas le traiter avec les moyens de la justice moderne qui est souvent sans compromis.
La JT est un compromis entre la nécessité de traiter le passé douloureux pour aller de l’avant. Les premiers embryons de la JT sont très anciens avec la séparation de pouvoir au XVIII, XIX e siècle, dit M. Nindorerara. En référence à l’existence de la justice moderne, c’est le compromis par rapport à cette dernière pour résoudre les conflits internes récurrents. Dans ses formes actuelles, dit le consultant, elle commence avec l’établissement de la Commission vérité en Argentine (1983) et culmine avec l’instauration de la Truth and reconciliation commission (TRC) en Afrique du Sud (1995). La JT est orientée vers la réconciliation sociale au sein d’une société qui sort des dictatures sanglantes et des longues années de violations graves des droits de l’homme.

La JT doit marquer une rupture avec les modes de gouvernance et de gestion de l’ancien système

Est-il possible de créer un Etat de droit en mettant de côté les crimes du passé ? Est-il possible de punir les responsables des crimes sans compromettre la stabilité et la démocratie naissante ? Théoriquement, dit M. Nindorera, la JT est supposée s’amorcer dans un pays qui renoue avec la normalité, qui revient à un mode de fonctionnement régulier, ce qui n’est pas toujours le cas. Dans les pays encore convalescents, le gros défi de la JT est le dysfonctionnement des systèmes, dont le système judiciaire. C’est dans ces circonstances qu’on espère que la JT puisse influer sur la justice habituelle. Il faut que, d’après le consultant, le traitement du passé puisse avoir un effet ou une influence positive sur le traitement des violences qui sont commises dans le présent. Cela dépend d’un excellent leadership dans la gestion du processus de la Commission vérité et réconciliation (CVR). Satisfaire les besoins du passé et du présent en même temps, est un défi concomitant pour les pays qui sont confrontés à des situations où l’Etat de droit n’est pas encore effectif.
La JT doit marquer une rupture avec les modes de gouvernance et de gestion du passé. Il faut investir les moyens dans le bon fonctionnement du système judiciaire pour traiter et connaître les crimes du présent. Les victimes du passé cherchent des indicateurs de bonnes perspectives dans le fonctionnement actuel. Pour le Burundi, l’environnement de la CVR et la CVR elle-même doivent être suffisamment forts pour induire les changements au système judiciaire actuel. Impulser le mode à suivre aux dirigeants qui traitent les violences par rapport aux crimes du présent permettra de créer un environnement favorable au traitement des crimes du passé.

La vérité et ses exigences

La réconciliation exige que les victimes et les auteurs affrontent et acceptent le passé afin d’envisager la possibilité d’une relation constructive. Il faut, dit M. Nindorera, connaître la vérité. Pour se libérer du poids qui pèse sur le cœur, renaitre et avoir un nouveau visage dans la société; pour qu’on soit humain, il est impératif de dire la vérité et de la connaître afin de l’accepter. Le devoir des victimes et des bourreaux est d’agir comme leur conscience le leur dicte ; de dire la vérité sans tenir compte des conséquences que cela peut apporter.
A ce sujet, Eric Brahm, dans son livre intitulé Trauma Healin, dit que l’une des exigences de la réconciliation est que les victimes et les auteurs des crimes parviennent à accepter le passé, plutôt que de le considérer comme une simple préfiguration de l’avenir. Qu’ils parviennent à percevoir l’humanité de l’autre, qu’ils s’acceptent les uns les autres et qu’ils envisagent la possibilité d’une relation constructive.
Judith Lewis Herman dit, quant à elle, dans Trauma and Recovery, que la réaction habituelle à des atrocités est de les bannir de la conscience. Certaines violations du pacte social sont trop affreuses pour être dites à haute voie : c’est le sens du mot « indicible ». Mais les atrocités, elles refusent d’être enterrées. Tout aussi puissante que le désir de nier les atrocités, il y a la conviction que le déni ne résout rien… Se rappeler la vérité, dire la vérité sur les événements terribles sont deux préalables indispensables à la restauration de l’ordre social et à la guérison des victimes.
En partant de la prémisse qu’à chaque mémoire correspond une vérité différente, Mauro Bottaro observe en termes anthropologiques, que ce qui importe est la libération de la « parole en tant que telle » : la parole qui se souvient, la parole qui reconstruit, la parole qui accuse, la parole qui pardonne et qui amnistie. La parole en tant que contre don dans la réciprocité. Finalement, la parole qui affranchit et qui réconcilie. La parole en tant qu’instance refondatrice.
Dans les années 1970, le président Charles de Gaule va jusqu’à justifier l’interdiction de la diffusion française du documentaire le chagrin et la pitié, de Max Ophuls au nom de l’unité nationale : « la France n’a pas besoin de la vérité… ce qu’il faut lui donner, c’est l’espoir, la cohésion et un but.» Un demi-siècle après, le silence, jadis sensé être le garant de l’unité nationale, est écarté au profit de la parole. Dé-sormais, après des périodes sanglantes, la recomposition de l’unité nationale et de la réconciliation passent par un besoin de la « vérité ». Le rappel des crimes n’entretient pas les plaies ouverte de la nation.

Un déséquilibre auquel il faut mettre fin

Les communautés déchirées comme le Burundi, dit Louis Marie Nindorera, ont développé un déséquilibre entre l’écouté et la parole auquel il faut mettre fin. La multiplicité des vérités n’est pas en soit un défi mais un atout pour la connaissance de la vérité. Il y a des « histoires » qui sont conciliables pour peu que chacun puisse apprendre à accorder un peu plus du crédit à la douleur de l’autre et se montrer empathique.
Nous avons vécu de décennies assez difficiles où nous vivions, chacun immergé dans son milieu. Nous commercions ensemble, nous étudiions ensemble, nous vivions ensemble, nous travaillions ensemble mais certains espaces, certaines aires, celles de la mémoire ne se partageaient pas. Les gens ont appris à vivre avec ces parts de vérités qu’ils n’ont jamais voulu partager avec d’autres avec qui ils le partageaient jadis. On n’a pas su ériger des passerelles pour s’accorder à toutes ces vérités et avons vécu ensemble sans nous connaitre véritablement. La CVR va nous aider à comprendre la douleur de l’autre avec les autres, raison pour laquelle un tribunal ne peut pas remplacer la CVR dans le sens du rôle et de la mission. Guérir une société et permettre aux gens de mieux se reconnaître, redécouvrir le passé d’une manière qui leur donne la faculté, la possibilité de transmettre aux générations futures une nouvelle façon d’être et de vivre ensemble est le grand rôle de la CVR, dit M. Nindorera.

Le bon coté du Burundais, une brèche pour reconstruire la confiance.

La méfiance ultime est le résultat d’une longue période de conflit, de violence et d’impunité. Le travail de leadership consistera à aider les Burundais à faire renaitre ce qui est bon en eux. C’est toujours plus facile de voir les défaillances d’un système, que de voir ce qui est bon, les opportunités et les forces. Pourtant, dit le consultant, aussi faibles qu’elles soient, ces opportunités, ces forces et ces faiblesses, il faut avoir l’intelligence de les chercher parce que c’est la tâche la plus difficile. Si on fait cet effort de rechercher le bon coté du Burundais, c’est ça la brèche par laquelle il faut passer pour reconstruire et construire quelque chose à commencer par la confiance. La lourde et excitante tâche reste excitante d’amener les Burundais à se redécouvrir. Cette tâche se repose sur les épaules des onze commissaires de la CVR. Les Burundais doivent être honnêtes et intègres, dire ce dont ils se souviennent, avec un aperçu que nous sommes dans un processus de thérapie et non pas dans un processus pré-judiciaire. La parole est thérapie et médication, il faut se donner le temps d’écouter les victimes. La CVR est la solution pour une transition au Burundi. Tout dépend des Burundais et leur volonté de saisir cette opportunité qui leur est offerte. Nous avons passé un cap le plus difficile qui est l’arrêt des hostilités. Pour le reste, c’est ce test de la capacité des Burundais de tourner la page d’une histoire douloureuse après l’avoir minutieusement lue et compris le contenu pour garantir la non répétition.

Les médias ont un rôle primordial

Les médias ont un rôle primordial dans une procédure de découverte de la vérité. Louis Marie Nindorera espère que les médias burundais sauront traiter l’information relative aux témoignages devant la CVR selon les règles de l’art. Il est impératif que les médias soient correctement préparés au travail qui les attend.

CHARLES MAKOTO

 

ACADEMIE LE MESSAGER> Assemblée générale

Elle concernait la mise sur pied des organes

 

Elle a eu lieu le mardi 6 janvier 2014 dans les enceintes sportives du stade Urukundo de Buye, dans la province de Ngozi. Parmi les points à l’ordre du jour figurait entre autre la présentation des membres du comité exécutif et des présidents des centres ainsi que la vision pour les dix prochaines années.

 

Dans le mot introductif, le président de l’académie Le Messager, Athanase Hatungimana alias ‘’Chokoloko’’, a parlé de modification des statuts dont les premiers concernaient l’école et ceux qui viennent d’être agréés récemment par le ministère de l’Intérieur concernent maintenant l’académie. L’école, a-t-il dit, avait une structure fermée mais pour l’académie, la structure est ouverte. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, l’académie Le Messager dispose de six centres (Bujumbura, Rumonge, Ngozi, Gitega, Nyanza Lac et Bururi) avec plusieurs disciplines sportives (football, basketball, volleyball, athlétisme, le judo et bientôt le karaté).
Il a par après présenté les membres du Comité exécutif. Il s’agit d’Athanase Hatungimana (coordonnateur général principal et représentant légal), Dr Athanase Nsengiyumva (coordonnateur général-adjoint et représentant légal suppléant), Dieudonné Gasore (coordonnateur technique), Fabrice Nyandwi (coordonnateur trésorier), Arcade Nimubona (coordonnateur juridique) et Elysée Niyubahwe (coordonnateur de la communication et porte parole).
Et pour les présidents des centres, il y a : Adolphe Nshimirimana(Bujumbura), Innocent Nzopfubusa(Ngozi), Gérard Ndikumana(Rumonge), Dismas Minani(Gitega), Jean Paul Ribakare(Bururi) et Renovat Ndayizeye (Nyanza Lac). Les deux listes ont été approuvées par les trente trois membres présents à cette assemblée.
Athanase Hatungimana a ensuite demandé aux uns et aux autres de se mettre au travail et la première tâche était, a-t-il dit, celle de trouver des membres pour la meilleure répartition et efficacité du travail.

Faire de l’académie Le Messager celle, la mieux organisée en Afrique

Le président fondateur et président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, qui a honoré de sa présence cette assemblée, a d’abord rendu grâce à Dieu car Le Messager, qui a commencé comme une école, est tout de même parvenue à se classer parmi les trois meilleures académies les mieux organisées en Afrique. Il a indiqué que le début est toujours difficile.
Son souhait, a-t-il souligné, est que pour les dix prochaines années, l’académie Le Messager soit la pépinière du sport au Burundi. Il a en outre exprimé sa satisfaction pour les dix premières années où l’académie a honorablement représenté le Burundi sur le plan international en remportant des trophées et des médailles : en Russie et en Turquie pour le tournoi de football dans les catégories U20 et U19 et en athlétisme aux derniers jeux olympiques de la jeunesse, en Chine. En plus de cela, l’équipe de l’académie, Messager Ngozi, va représenter le pays à la Coupe de la Confédération africaine de football(CAF) au mois de février prochain.
Il a invité tout un chacun à travailler pour faire honneur d’abord à son centre et ensuite à toute l’académie. Les nouveaux statuts, selon le président fondateur, sont ceux qui sont appliqués par les autres grandes académies du monde.
Pour ce qui est des projets, le président fondateur a laissé entendre que l’académie est en train de construire un troisième stade à Gitega qui pourra être fonctionnelle d’ici deux ans ou deux ans et demi.
Il a rappelé aux entraineurs et les joueurs qu’à la fin de chaque année, il y aura des critères d’évaluation en rapport avec les performances ; les meilleurs seront retenus et ceux qui n’auront pas satisfaits seront renvoyés, a-t-il dit.

Kazadi Mwilambwe

 

CULTURE> Lancement officiel des activités du collectif « URUBUMBIRO»

Pour l’amélioration des conditions de la culture burundaise

 

Soutenir les activités visant la promotion de la culture burundaise, faire une défense commune en ce qui concerne les droits d’auteur, éduquer la jeunesse au leadership, tels sont les principaux objectifs poursuivis par le collectif des associations culturelles du Burundi (COACUB – URUBUMBIRO). Pour le collectif tout dépendra de la volonté des membres du collectif en vue de tenter de lutter contre l’acculturation tant observée au sein de la société burundaise.

 

DSC 1307Le collectif des associations culturelles du Burundi (COACUB – URUBUMBIRO) a organisé, le mardi 6 janvier 2015, une conférence de presse au cours de laquelle il a lancé officiellement ses activités dont l’objectif principal est d’améliorer les conditions de la culture burundaise.
Dans son mot liminaire, le président dudit collectif, Ernest Nahimana, a relevé quelques objectifs poursuivis par cette organisation. Il s’agit notamment de créer un cadre d’échanges, d’épanouissement socioculturel et de défense des intérêts communs liés à leurs droits ; de créer un cadre d’apprentissage et d’enrichissement culturel ; de créer un cadre de solidarité et d’entraide mutuelle, de soutenir les activités visant la promotion de la culture burundaise, et d’éduquer la jeunesse au leadership. Encore faut-il lutter contre l’acculturation et la manipulation de la jeunesse, chercher des partenaires étrangers pouvant aider à l’amélioration des pratiques culturelles au Burundi. Il a aussi évoqué la création d’un site Web débattant des sujets en rapport avec la culture sans oublier d’informer les artistes et les promoteurs culturels des opportunités à l’échelle internationale.

L’importance de l’identité culturelle burundaise

Pour lui, la conservation de notre identité culturelle s’avère nécessaire avec bien sûr une amélioration qui ne va pas au-delà de ce qui est pris comme normal par la société. Et de préciser que s’il est indispensable de consulter la culture traditionnelle, ce n’est pas pour y retourner. C’est pour rechercher un humanisme de synthèse entre le passé et le présent, tradition et modernité.

Certaines recommandations à l’endroit de quelques partenaires

Il n’a pas manqué de lancer un appel à certains partenaires. A l’endroit de la diaspora burundaise, il faudra qu’elle se rappelle que « notre culture jouit d’une grande ouverture disposant à une entrée heureuse au carrefour d’autres cultures ». Au gouvernement du Burundi, de profiter de ce champ mûr en vue de mettre en place un ballet national rajeuni et créatif. Il a demandé aux profiteurs des œuvres du collectif de se mettre en accord avec l’Office burundais du droit d’auteur (OBDA).
Signalons que ce collectif est constitué de 9 clubs culturels à savoir l’association Abagenderabuntu, l’association culturelle abagumyabanga, l’association Abaragwakaranga, le club socioculturel Giramahoro, le club Himabaza, le club culturel Ihunja, l’association pour la promotion des danses traditionnelles Umuhanga, le club Higa et l’association culturelle Komezakaranga.
Répondant aux questions des journalistes liées essentiellement à l’acculturation déjà ancrée dans la société burundaise, M. Nahimana a noté que l’important est le fait que le collectif est né. Il est maintenant question d’unir les forces. Quant à la question liée aux moyens, il a répondu que tout dépendra de la volonté des membres du collectif. Et d’ajouter que celui-ci reste ouvert à toutes les autres associations qui le souhaitent.
Signalons que le collectif a été créé le 14 juin 2014.
Masta Shabani
Martin Karabagega (stagiaire)

 

ATTAQUE A CIBITOKE> Les rebelles ont subi un revers

Quatre-vingt-quinze tués et un important arsenal de guerre saisi

 

Le porte-parole de la Force de défense nationale (FDN), a animé une conférence de presse, le lundi 5 janvier 2015 au camp militaire de Cibitoke. C’était pour faire le point sur l’attaque d’un groupe de criminels armés non encore identifié qui s’est infiltré à partir de la République démocratique du Congo (RDC) et a attaqué la province de Cibitoke, le matin du 30 décembre 2014.

 

DSC 2097Colonel Gaspard Baratuza a indiqué que ces malfaiteurs avaient comme intention de rallier la Kibira, d’y établir un centre de recrutement et d’enseignement de leur idéologie afin de passer aux attaques dans tout le pays avant les élections de 2015.
Dressant le bilan des affrontements qui ont duré cinq jours, col Gaspard Baratuza fait état de 95 rebelles tués et 9 capturés. Il déplore 4 morts côté ami dont 2 militaires et 2 civils parmi lesquels, un enfant. Un important arsenal militaire a été saisi, dont 45 fusils kalachnikov, 9 lance-roquettes, 5 mitrailleuses, 1 mortier 60, des radios et des munitions.
Les forces de l’ordre ont été renseignées dès leur traversée de la Rusizi la même matinée et ont agi conformément à leur mission principale de protéger le pays, la population et leurs biens contre toute agression, affirme le porte-parole de la FDN. Les combats, dit-il, se sont déroulés dans les communes Murwi et Bukinanyana et la collaboration de la population a été d’un apport considérable.

Le combat n’est pas un jeu de football

Sur la question de savoir la raison du silence qui aurait caractérisé les autorités militaires sur cette attaque, col Baratuza répond que la bataille n’est pas un jeu de football où on rapporte chaque action et tout exploit des joueurs. “Nous nous sommes exprimés sur cette attaque le matin du 30 décembre sur les stations locales et internationales d’une manière précise”, a-t-il souligné.
Il a remercié les journalistes qui ont rapporté les faits avec professionnalisme et a fustigé ceux qui ont franchi les limites en décourageant les troupes au front. « L’armée burundaise est professionnelle et jouit d’une réputation internationale », a souligné le porte-parole de la FDN avant de fustiger ceux qui l’accusent d’avoir délibérément exécuté les ôtages et ceux qui se sont rendus. « Ce que nous ne faisons pas pour les étrangers en Somalie et ailleurs, ce n’est pas ce que nous ferons sur les Burundais », a-t-il martelé. Il a dénoncé une manœuvre masquée de certaines personnes qui, d’après lui, n’ont d’autre objectif que de discréditer le noble travail accompli par les forces de l’ordre et la population.

Des stratégies appropriées ont été adoptées

Sur la question des imbonerakure qui auraient participé au front contre les rebelles, col Baratuza n’y va pas par quatre chemins. La casquette qu’on attache à la population qui a fourni une information précieuse pour démasquer et mettre hors d’état de nuire les rebelles, n’est qu’une manœuvre politicienne. Sinon, dit-il, le rôle de la population s’est limité à fournir l’information sur le déplacement de l’ennemi. Quant à la question de leur provenance, col Baratuza indique que les rebelles provenaient de Mutarure en RDC. « Nous étions, dit-il, informés de l’attaque par nos services de renseignement. Cela nous a permis d’adopter des stratégies appropriées et une réponse adéquate à l’attaque. Ceux qui ne sont pas tombés ou capturés sur le champ ont été mis en déroute. Le bilan est toujours provisoire car la population continue à ramasser des armes qui ont été laissées par les rebelles. Il ne serait pas étonnant qu’il y ait également des rebelles qui seraient tombés et dont les corps n’ont pas été retrouvés. Ce qui est sûr, poursuit-il, ils n’ont pas atteint la Kibira, leur premier objectif ».
Il a salué le travail accompli par les membres de la FDN, en collaboration avec les autres corps de sécurité, l’administration ainsi que la vigilance exemplaire de la population de Cibitoke.
Charles Makoto

 
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