Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI> Ligue A, phase retour

Elle commence ce samedi 17 janvier 2015

 

Après deux semaines de repos pour certaines équipes et trois pour les autres, dues consécutivement au terme de la phase aller et des fêtes de fin d’année, le championnat national de Ligue A va pouvoir reprendre ce samedi 17 janvier 2015. Ce sera également la date du coup d’envoi de la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2015, en Guinée Equatoriale.

 

Dans un petit entretien que nous avons eu avec les joueurs, ils ont indiqué que c’est le plus difficile championnat qu’ils ont connu ces dix dernières années. C’est la même chose pour les entraineurs qui, selon eux, ont des difficultés à conserver la liste de base pendant quatre matches suite aux blessures enregistrées. Les présidents des clubs, sans pouvoir entrer en profondeur dans les questions techniques, disent que le niveau du championnat est très satisfaisant.
Les amoureux du ballon rond ont des difficultés à classer leurs équipes car à tout moment il y a des modifications sur le tableau. Le président de la fédération, Révérien Ndikuriyo, quand à lui, se félicite du bon déroulement de ce championnat qui a respecté le calendrier de la Fédération internationale de football association (Fifa).
Cette phase retour comme tout le monde le laisse entendre sera plus difficile à manœuvrer pour les équipes. Celles qui vont remporter les premiers matches seront bien partie pour la suite. C’est l’idée qui prédomine au sein des clubs. Une victoire fera gagner à l’équipe au moins trois places et pour la défaite, ce sera la perte pour autant des places.
En observant le calendrier des matches de cette phase retour, il y a une chose qui n’échappe pas aux équipes : c’est le temps de récupération entre deux matches qui est trop court. Chaque équipe, du 17 au 30 janvier c'est-à-dire dans 13 jours, aura joué quatre matches. C’est l’équivalent d’un championnat professionnel à raison d’un match sur trois jours. Il faut des nerfs solides pour les joueurs.

Voici le calendrier de la 16e journée de la Ligue A nationale :

Samedi 17/01
- Messager Ngozi – Muzinga (15h à Ngozi)
- Volontaires – Lydia Ludic Burundi (14h, stade Prince Louis Rwagasore)
- Royal – Olympic star (15h à Muramvya)
- Prince Louis – Inter star (16h, stade Prince Louis Rwagasore
- Flambeau de l’Est – Rusizi (15h à Ruyigi)
- Nyanza United – Messager Bujumbura (15h à Nyanza)

Dimanche 18/01

Académie Tchite – Athletico (14h, stade Prince Louis Rwagasore)
Bujumbura city – Vital’0 (16h, stade Prince Louis Rwagasore)

KAZADI MWILAMBWE

 

FORMATION PATRIOTIQUE> Carnet de santé mère enfant

Comme réponse au respect des droits fondamentaux de l’enfant

 

Le comité de pilotage du programme de la formation patriotique a organisé, le jeudi 15 janvier 2015, à Bujumbura, un atelier de formation sur l’utilisation du carnet de santé mère-enfant. Pour Terence Mbonabuca, président du comité de pilotage, le carnet de santé mère enfant est institué au moment où, dans notre pays, on est dans le processus d’évaluation du système d’enregistrement et de production des statistiques de l’Etat-civil.

 

DSC 0250Evoquant le code des personnes et de la famille dans ses articles 37 et suivants, particulièrement l’article 38, M. Mbonabuca indique qu’à défaut du père et de la mère de l’enfant, la responsabilité de déclarer la naissance incombe à toute personne ayant assisté à l’accouchement. A ce titre, dit-il, il n’y a pas meilleur témoin que le médecin ou l’infirmier ayant assisté à l’accouchement.
Au niveau de la communauté, un des avantages du système d’enregistrement et des statistiques sera une planification efficace du développent économique et social. Les données récoltées permettront l’établissement d’une base solide d’informations ponctuelles pour la conception des politiques de santé publique, de sécurité sociale, de planification familiale, de l’enseignement etc.
M. Mbonabuca affirme en outre que ce système permettra la réussite des efforts internationaux déployés pour faire le suivi des objectifs du millénaire pour le développement. Il s’agit entre autres d’assurer l’éducation primaire pour tous, la promotion de l’égalité des sexes, la réduction de la mortalité enfantile, l’amélioration de la santé maternelle et le combat contre le VIH/ Sida.
Le carnet de santé mère enfant compile dans un seul document la fiche de consultation pré natale, la fiche de vaccination antitétanique, la fiche de vaccination de l’enfant, le carnet de santé de l’enfant et le certificat de naissance. M. Mélance Hakizimana, conférencier, indique que le carnet résoudra le problème de plusieurs outils qui portaient parfois à confusion chez les usagers.
Le carnet permettra également au bénéficiaire de se rappeler le rendez-vous, d’augmenter des accouchements aux structures des soins et d’accroître la couverture vaccinale. Pour Dr Jacques Niyonkuru, il permettra également de réduire les dépenses des formations sanitaires pour les imprimés.
Quant à l’opportunité de cette formation à l’intention des responsables sanitaires et le rapport existant avec la formation patriotique, M. Mbonabuca dit que la coordination des activités de l’Etat civil et des structures sanitaires contribuera au respect des droits fondamentaux de l’enfant.
CHARLES MAKOTO

 

 

VIENT DE PARAITRE > De l’inanga à la guitare classique

L’histoire de la naissance de la musique burundaise de 1960 à 1985

 

Le livre De l’inanga à la guitare classique de Justin Baransananikiye est axé sur l’histoire de la naissance de la musique moderne burundaise entre 1960 et 1985. Dans l’interview que l’auteur à accordée au journal Le Renouveau, il nous parle de ce livre et de son intérêt.

 

DSC01020Le Renouveau (L.R) : Mgr. Justin Baransananikiye, auteur du livre De l’inanga à la guitare classique, pouvez-vous nous parler de ce livre ?

Justin Baransananikiye (J.B) : C’est un livre que j’ai écrit pour retracer la genèse de la musique burundaise moderne parce que c’était une période sombre que plusieurs personnes ne connaissaient pas. Je l’ai écrit sous huit chapitres différents. Le premier chapitre que j’ai intitulé ère Barengayabo parle des premiers débuts avec l’abbé Barengayabo et ses collègues quand il a écrit l’hymne national Burundi bwacu. Son travail a eu une influence importante sur tout le pays, car, tout le travail qui a suivi cette période qui s’étend de 1960 à 1966 était une inspiration de ce que l’abbé avait fait. C’était une belle période où tout se faisait à l’école, on apprenait la théorie musicale et on avait une vision de développer la musique. Cette période se termine avec la fin de la monarchie au Burundi.
Le second chapitre parle d’une période de transition vers une musique burundaise moderne. Je l’appelle transition parce que la musique burundaise n’avait pas encore eu un cachet original, personnel, qu’elle pouvait présenter devant la scène internationale ou ici dans le pays. Cette période va de 1966 à 1973. L’histoire de la musique burundaise a évolué en parallèle avec l’actualité politique du pays. Durant la première période, la chanson vénérait en grande partie le Mwami du Burundi tandis que, dans la deuxième période, les choses avaient changé. Le président Micombero voulait récupérer les éloges jusque-là réservés au roi. Je me souviens, j’étais à l’école primaire méthodiste libre de Ngagara et j’étais dans cette chorale qui a chanté au stade Ganza sabwa presida wa mbere (ce qu’on peut traduire littéralement règne sans partage, monsieur le premier président du Burundi). La voix de la révolution, la radio du Burundi de l’époque se servait de cette chanson pour débuter ses émissions. Cette période se termine en 1973 parce que c’est en cette année que, pour la toute première fois, la radiodiffusion nationale a organisé un concours baptisé pirogue d’or de la chanson qui a été remporté par Ngabo Léonce avec sa chanson Sagamba Burundi.
Alors vient la période que j’appelle période réelle de la formation de la musique burundaise moderne. Cette période débute avec une personnalité que nous devons honorer du nom d’Augustin Ndirabika. Il était un très bon musicien et a commencé à rassembler les autres musiciens à Bwiza pour former l’orchestre Akezamutima. C’est cet orchestre qui deviendra national par après. Il a fait un grand travail et est l’auteur de plusieurs chansons dont Erega dawe uri umugabo, Mwananje ntunanirwe et Kamwe ni ubusa mwananje. Cette période va jusqu’en 1977 car, en 1976, le président Bagaza venait de renverser son prédécesseur et en prenant le pouvoir, il a créé le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture. A ce moment l’orchestre national est né.
De 1977 jusqu’à 1978, c’est une petite transition qui était marquée par la venue d’un nouvel orchestre « Explorers » que la radio nationale faisait venir de Nairobi, un orchestre dirigé par David Nikiza. Cet orchestre deviendra l’orchestre Amabano.
La période de 1978 jusqu’en 1985, c’est la période David Nikiza parce que l’orchestre Amabano que David a produit a influencé tout le monde et nous nous sommes tous ajusté à ce nouveau rythme. Au chapitre suivant, j’ai parlé des sources d’inspiration des musiciens de la première génération. Je voudrais donner aux actuels musiciens les pistes par lesquelles nous travaillions. Eux, ils vivent en ville, ils se déplacent en taxi, ils écoutent la radio, etc. ce sont leurs sources d’inspiration. Nous, nous allions dans la brousse à Kiganda, à Bukeye, à Mbuye, à Mwaro, à Ruyigi, c’est là que nous trouvions la musique que nous avons perfectionnée notamment Imvumero yawe ni yo ngomagoma ou bien Indege irahinda et les «imvyino» que nous avons collectionnés à travers tous le pays.
Par après, je montre les points forts et les faiblesses que nous avions nous, les pionniers de la musique burundaise moderne. Nous avions des défauts aussi. Je les développe dans ce chapitre là. A la fin, je parle des stratégies de développement de la musique au Burundi. Je donne des propositions sur ce qui doit être fait pour développer la musique au Burundi et je tire des conclusions. Voici mon livre en résumé.

L.R : Dans votre livre, vous parlez de l’indépendance du musicien. De quoi s’agit-il ?

DSC01018J.B : A notre époque, nous étions un orchestre du gouvernement. Nous avons composé sur des thèmes qui nous étaient donnés par les autorités notamment autour des fêtes de l’indépendance, la journée de la femme ou de l’enfant, etc. Petit à petit, j’ai constaté que les musiciens commençaient à vouloir chercher une liberté parce que, nous vivions d’un petit salaire. Quand les orchestres se sont disloqués, les musiciens ont montré qu’ils ne voulaient pas de textes leur imposés. Je crois que cela a été aussi un facteur positif dans le développement de la musique parce que le musicien est libre de chanter dans le style qu’il veut, le texte qu’il veut. Toutefois, à notre époque nous n’étions pas autorisés à critiquer le gouvernement. Les musiciens actuels le font mais j’aimerai leur donner un conseil. Pourquoi sauter sur les textes politiques alors qu’on ne connaît même pas le solfège? Le musicien doit voir dans quel contexte il travail. Nous sommes là pour bâtir la société et nous avons besoin d’un gouvernement qui nous soutient. Le musicien doit être impartial mais libre dans l’expression.

L.R : Sur les dernières pages, vous avez choisi de publier les paroles de quelques chansons des musiciens pionniers comme Chanco, Niki Dev et vous-même. Quel est l’intérêt ?

J.B : Il y a beaucoup de personnes qui ne connaissent pas les paroles exactes. Deuxièmement, j’ai voulu sauvegarder l’originalité de ceux qui ont écrit ces paroles. Aujourd’hui, on prend par exemple une chanson ; on la reprend ; on déforme les paroles et la musique alors que celui qui l’a écrite avait un texte bien structuré. J’ai voulu sauvegarder la littérature. Je veux que dans l’avenir on l’étudie dans la littérature dans les écoles. Il faut garder les poèmes intacts. J’ai également fait une liste de ces chansons parce que j’ai voulu ajuster car il y a des chansons qui ont été attribuées à des auteurs qui n’étaient pas les leurs. J’ai voulu remettre les choses en ordre et les journalistes ont compris mon signal.

L.R : On dit aussi que chaque chanson a son histoire. Est-ce-que vous pensez à nous révéler dans quelles circonstances ces chansons ont été écrites ?

J.B : Il faudra des autorisations parce que c’est la vie privée. Même s’il y a des auteurs qui ne sont plus de ce monde leurs familles peuvent se lever et dire pourquoi avez-vous dit ça.
Le livre De l’inanga à la guitare classique retrace l’histoire de la musique burundaise de 1960 à 1985. Selon son auteur, à cette époque, la télévision nationale venait de naître et les jeunes citadins découvraient les vedettes étrangères et ils ont voulu les imiter. Ce qui a eu un impact négatif. Les recherches que les pionniers de la musique burundaise avaient faites ont été dominées.

GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 

MESSE D’ADIEU> Père Joseph de Cillia

Que le Tout-Puissant ait son âme

 

La paroisse de Kamenge a organisé une messe en mémoire du Père Joseph de Cillia connu sous le nom de Père Buyengero, le samedi 10 janvier 2015. Il a rendu son âme dimanche le 4 janvier 2014 à 23h30’ en Italie.

 

DSC 2244Dans son homélie, l’archevêque de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye qui a présidé la messe a indiqué que le père Joseph était un infatigable travailleur. Père Buyengero doit ce surnom à la paroisse Buyengero où il a exercé son ministère d’évangélisation. Il a salué son courage et son amour envers l’église et les fidèles qu’ il était appelé à servir. Bien qu’il était sensé travailler dans le diocèse de Bujumbura, dit l’archevêque, il a été partout dans le pays. La preuve est la présence des religieux et chrétiens en provenance de différents coins du Burundi et du pays voisin la République démocratique du Congo (RDC).
« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez accueilli… ». Citant ces paroles de l’évangile de Matthieu, Mgr Ngoyagoye affirme que c’est cet amour qui a caractérisé cet homme d’église.
Le curé de la paroisse de Kamenge, Père Luigi a, quant à lui, rappelé aux fideles qui avaient répondu massivement à cette messe, l’amour que père Joseph avait pour le Burundi. « Quand bien même, il était souffrant, il voulait revenir parmi nous», affirme Père Luigi. «La dernière fois qu’il était venu au mois de mars jusqu’en juin l’année dernière, nous avons été témoins oculaires de sa détermination à continuer sa mission bien que la force le lâchait de plus en plus». Nombreux d’entre nous, dit le curé, avions pitié de lui, à considérer la gravité de la douleur qu’il ressentait à la suite de sa maladie. L’amour du Père Buyengero se manifestait à travers le travail.
Le drapeau du Burundi a été hissé en Italie le jour de l’enterrement du Père Joseph, a souligné le curé. Nombreux burundais de la diaspora, religieux et religieuses étaient présents pour lui dire adieu dans le but de le remercier pour le travail noble qu’il a accomplie pour le Burundi et les burundais.
Sa mort, souligne Père Luigi, nous a profondément touchés. «C’est, pour la communauté des pères Xavériens, une opportunité de remercier le gouvernement du Burundi, de son soutien durant ces moments de dures épreuves». Nous nous réjouissons, dit Père Luigi, de la reconnaissance du gouvernement de l’œuvre accomplie par le père Joseph pour la nation.

 

Qui est père Joseph alias Buyengero?

 

Père Joseph de Cillia ou père Buyengero est né en 1936 à Plasencis dans la ville de Udine en Italie. Il est entré au petit séminaire à 13 ans en 1949 dans sa ville natale. Il a fait son premier sermon en 1955 et a été ordonné prêtre en 1963 à Palm. L’année suivante, en 1964, il a été envoyé au Burundi accompagné de trois autres prêtres. De 1964 jusqu’en 1966, il a été le curé de la paroisse Rumonge en diocèse de Bururi. Il a été respectivement curé des paroisses Murago et Rumeza de 1966 jusqu’en1976 et de 1976 jusqu’en 1984. De 1984 jusqu’en 1989, il a accompli son ministère dans la communauté des Pères Xavériens dans la ville d’Udine en Italie. Il est revenu au Burundi en 1989 jusqu’en 2013 où il remplissait sa mission dans le diocèse de Bujumbura. Il a contribué à ce que la paroisse Kamenge voit le jour.

Le Burundi, un pays et une nation pour le père Joseph

Pour père Joseph, le Burundi était sa maison et son pays. Il est arrivé encore jeune, dira père Luigi. «La plupart d’entre nous, l’avons vu, fort, soucieux et déterminé à répandre partout la bonne nouvelle comme l’apôtre Paul».
Durant cinquante ans au Burundi, l’œuvre de cet infatigable ingénieur, architecte des cœurs comme des maisons, est immense. Mgr Evariste dira à cet effet, qu’avec les prêtres, ils ont échoué dans l’exercice de dénombrement des temples de Dieu construits par Père Joseph.
Il a vécu une vie simple, partageant avec tout le monde petit ou grand, avec un profond respect des mœurs et de la culture burundaise en parole et en action. C’est à ce titre que père Joseph sera naturalisé burundais en 2011 par le président de la République.
Les témoignages recueillis sur place décrivent le Père Joseph comme un père des orphelins, des veuves et des plus démunis sans aucune assistance. « Il nous a construit des maisons, nous a payé les frais scolaires, nous a donné un abri, nous a donné à manger quand on avait faim, nous a fait soigner… ». Tel était le contenu de nombreux témoignages à l’égard de ce cœur charitable.
« Sinvugira mivumbi kumuvumba», d’autres témoignages décrivent le Père Buyengero comme un homme de parole qui n’avait pas peur de la vérité. Il dénonçait sans répit les atteintes à la vie et ne mâchait pas ses mots pour décrier les assassinats et leurs auteurs. Il a été, durant toute la crise, au côté des nécessiteux au risque, parfois, d’y laisser la vie.
Comme homme d’église, le père Buyengero est connu comme attaché à la Sainte Vierge Marie, mère de l’Eglise. «Nous l’avons toujours vu, le soir, chapelet à la main, en confidence avec Marie, lui confiant et évaluant avec elle, l’œuvre de sa main. Il passait également un bon temps en contemplant le Christ dans l’eucharistie». Que le Tout-Puissant ait son âme.

Charles MAKOTO

 
Ouvrir