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Commune urbaine de Buterere> La situation sécuritaire


Elle est globalement bonne malgré quelques cas de vols nocturnes

 

Le journal « Le Renouveau » s’est entretenu dernièrement avec l’administrateur de la commune urbaine de Buterere, Pauline Ruratotoye, sur la situation sécuritaire qui prévaut dans cette commune. Elle nous a déclaré qu’il est prévu la mise en place de la patrouille de nuit avec les militaires en collaboration avec la police.

 

DSC06699Interrogée sur la situation sécuritaire de son entité territoriale, l’administrateur de la commune urbaine de Buterere, Pauline Ruratotoye a indiqué qu’elle est globalement bonne, sauf quelques cas de vol à main armée qui se font pendant la nuit. Elle a souligné que la situation est souvent perturbée par des vols dans les ménagers. Néanmoins, a-t-elle ajouté, pareils cas sont fréquents chaque fois que l’on approche la fin de l’année, car c’est là qu’on remarque plus de dégâts. L’administrateur de la commune Buterere a dit être surprise de l’assassinat d’une femme retrouvée morte après toute une journée de recherche par sa famille. Elle pense qu’elle a été d’abord kidnappée avant d’être tuée car en quittant sa maison dans l’après-midi, elle était censée revenir cet après-midi même. Mme Ruratotoye a voulu savoir du mari de la victime si cet assassinat ne résulterait pas d’un conflit du voisinage mais ce dernier a répondu par la négative.
Nous nous sommes entretenu avec l’administrateur Ruratotoye en marge d’une réunion de sécurité qu’elle organisait à Kiyange avec tous les intervenants dans le but de réfléchir ensemble sur les stratégies à adopter pour lutter contre la criminalité sous ses diverses formes. Il a notamment été question des rondes nocturnes et de la collaboration des militaires et policiers pour l’organisation des patrouilles sur la RN 5.
Ornella Muco (Stagiaire)

 

Entretien>Mariage précoce des enfants


Il a des effets dévastateurs sur le développement et la santé de la femme

 

L’assistante sociale de l’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSB) Joséphine Muhigirwa, dans un entretien accordé au quotidien Le Renouveau le 25 novembre 2014, a fait savoir que le mariage précoce des enfants est l’une des formes de violences faites aux femmes. Sept cents millions de femmes aujourd’hui en vie ont été mariées avant leurs 18 ans.

DSC09043Mlle Muhigirwa a informé que le mariage des enfants fait partie d’un cycle de violences perpétrées contre les femmes et les filles. On ne peut pas mettre fin à la violence contre les femmes et les filles tant que les filles se marient alors qu’elles sont encore des enfants. Une femme ou fille sur trois est victime de violence pendant sa vie. Le mariage des enfants est une manifestation de cette violence car les femmes et les filles sont exposées au risque de violences sexuelles, physiques et psychologiques tout au long de leur vie. Elle a ajouté que Ela Bhatt de The Elders décrit cette forme de violence inavouée, mais bien réelle, qu’est le mariage des enfants, comme étant une violence se produisant «avec le consentement de la société».
L’assistante sociale de la SFBLSB a fait savoir que depuis trop longtemps, le mariage des enfants a été absent des programmes nationaux de développement car il est trop souvent considéré comme une tradition, permise par la religion ou une partie de la culture d’une société. Dans de nombreux cas, les parents estiment qu’il est dans l’intérêt de leur fille de se marier jeune et que le mariage la protègera d’une agression physique ou sexuelle. Pourtant, cette croyance est souvent erronée, car plus les filles se marient jeunes, plus grand est le risque de violence. Ce qui peut avoir des effets dévastateurs sur leur développement et leur santé à long terme.

 

Sept cent millions de femmes mariées avant leurs 18 ans

Mlle Muhigirwa a révélé que sept cent millions de femmes aujourd’hui en vie ont été mariées avant leurs 18 ans. Sans une action concertée, ce nombre augmentera : le nombre total des femmes mariées dans l’enfance pourrait atteindre plus de 1,2 milliard en 2050. De plus en plus d’individus dans le monde entier expriment leur détermination à mettre un terme à la violence contre les femmes et les filles. L’ampleur du phénomène du mariage des enfants fait que tout un chacun ne pourra pas espérer atteindre ce but sans combattre une pratique qui rend les filles vulnérables à de multiples formes de violence, a-t-elle interpellé. Comme Graça Machel de The Elders l’a souligné, tout le monde doit prendre position contre les pratiques qui portent préjudice aux filles et qui ne représentent pas nos valeurs culturelles.

EZECHIEL MISIGARO (STAGIAIRE)

 

 

Assemblée nationale> Séance plénière


Deux projets de loi adoptés à l’unanimité

 

Les députés réunis en séance plénière présidée par Pie Ntavyohanyuma, président de la chambre basse du parlement, ont adopté à l’unanimité deux projets de loi le mercredi 26 novembre 2014. Il s’agit précisément du projet de loi portant ratification du Protocole de création de l’Union monétaire de la Communauté est-africaine et celui portant ratification de l’Accord entre la république du Burundi et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques relatif aux privilèges et immunités de ladite organisation.

 

DSC 3263Deux projets de loi ont été adoptés à l’unanimité lors de la séance plénière à l’Assemblée nationale le mercredi 26 novembre 2014. Dans l’exposé des motifs, le ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la privatisation, Ernest Mberamiheto, a indiqué que le Burundi a signé la Convention sur les armes chimique le 15 janvier 1993 et l’a ratifiée le 10 juin 1997. Cependant, cette convention est entrée en vigueur à l’égard du Burundi le 4 octobre 1998. L e Burundi est actuellement membre à part entière de l’OIAC et à ce titre, il est tenu à l’exécution des obligations qui lui incombent.
Pour la ratification du Protocole portant création de l’Union monétaire de la Communauté est-africaine, le ministre Mberamiheto a indiqué que ce texte a été signé le 30 novembre 2013 à Kampala en Ouganda. L’union monétaire comporte d’importants avantages pour la communauté bien que les défis ne manquent pas. « L’Union monétaire de la Communauté est-africaine a pour objectif de promouvoir et maintenir la stabilité monétaire et financière visant à faciliter l’intégration économique afin d’atteindre la croissance et le développement durables de la Communauté », a dit Mberamiheto.

 

Engagements des Etats partenaires

Dans le domaine de la coopération, les Etats partenaires de la Communauté s’engagent à procéder à l’harmonisation et à la coordination des politiques budgétaires, à la mise en œuvre d’une politique monétaire unique et d’une politique de change unique; l’intégration des systèmes financiers et des systèmes de payement et de règlement. Ils pourront également procéder à l’harmonisation des concepts et des méthodes de compilation des statistiques et des pratiques comptables, et ainsi qu’à l’adoption d’une monnaie unique.
Dans le domaine macroéconomique, les Etats doivent assurer l’harmonisation et la gestion de la dette publique, renforcer la résilience et la gestion des chocs économiques, et communiquer la politique budgétaire mise en œuvre aux autres Etats partenaires. Ils vont aussi coordonner les politiques budgétaires avec la politique monétaire unique et la politique de change unique, coordonner et harmoniser les cadres budgétaires ainsi que les règles et procédures des marchés publics. Ces pays doivent se conformer à la discipline budgétaire, maintenir les déficits dans les limites des critères de convergence macroéconomique et éviter la compétition fiscale déloyale. Toujours dans ce domaine, les pays devront communiquer à la banque centrale est-africaine les flux d’aides et leurs programmes de remboursement, assurer la mobilisation et l’allocation efficiente des ressources, communiquer au conseil des ministres la situation trimestrielle de la dette intérieure et extérieure. Ils sont également appelés à mettre en place un mécanisme pour assister un Etat partenaire faisant face à une menace par un choc économique exogène sévère dépassant ses moyens de contrôle, et un mécanisme d’avertissement pour surveiller et anticiper les risques potentiels. Pour faire avancer l’union monétaire, les Etats doivent en outre coopérer dans les domaines des systèmes financiers et des statistiques. Néanmoins, l’entrée à l’union monétaire est conditionnée par des préalables. Elle s’accompagne aussi des coûts et des avantages pour les pays partenaires.

Alfred Nimbona

 

Droit de l’homme> Conférence de presse


Le pas franchi est admirable, mais le chemin reste encore long

 

Le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme Michel Forst a animé une conférence de presse le mardi 25 novembre 2014. Il a présenté le résultat de sa mission au Burundi. Il admire certaines réalisations du gouvernement mais estime qu’il faut encore des améliorations.

DSC 0003 tttttMichel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme est en visite au Burundi du 14 au 25 novembre 2014. Le Burundi est le premier pays qu’il visite depuis sa nomination. Au cours de la conférence de presse qu’il a animée le mardi 25 novembre 2014, il a remercié le gouvernement du Burundi pour l’avoir invité et s’enquérir de la situation des défenseurs des droits de l’Homme. Selon lui, la liberté dans laquelle il a fait son travail témoigne la volonté du gouvernement d’avoir un dialogue franc, constructif et ouvert sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme. M. Forst admire le pas franchi par le Burundi. « Je suis très admiratif des réalisations positives que le pays a connues depuis plusieurs années et des progrès sensibles qui ont été réalisés dans beaucoup de domaines, souvent dans des conditions difficiles liées à l’histoire politique, à la démographie, à la pauvreté ou au manque de terre », dit-il.

 

Ses rencontres ont permis de connaître la réalité

Au cours de cette conférence de presse, Michel Forst a indiqué qu’il a été surpris par un amalgame qui existerait entre les défenseurs des droits de l’Homme et les opposants politiques. A ce sujet, il a rappelé que la déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme est très claire. Elle définit les défenseurs par leur action en faveur des droits de l’Homme. « Les défenseurs sont des individus, des femmes et des hommes qui travaillent sans violence à promouvoir et à protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ». M. Forst rentre après avoir rencontré un grand nombre de défenseurs des droits de l’Homme de diverses catégories. Il rentre satisfait mais déplore certaines situations difficiles que les défenseurs des droits de l’homme auraient traversées.
Alfred Nimbona

 
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