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Incendie> A Ngagara

Six maisons d’un même bloc ont pris feu

Dans la nuit du dimanche 24 mai 2015 au lundi 25 mai 2015 six maisons se trouvant au quartier V de Ngagara ont pris feu. Il n y a pas eu de pertes en vies humaines mais, les propriétaires de ces maisons n’ont rien récupéré. Ils demandent aux bienfaiteurs de venir à leur secours.

 

IMG 0300IMG 0288C’était minuit et demi du lundi 25 mai 2015. Les occupants des maisons qui ont pris feu étaient tous au lit. Il n’y avait pas d’électricité depuis 22 h. Il est revenu vers minuit. « D’un coup, j’ai vu tous les câbles se trouvant au salon en train de bruler. Les coussins ont vite pris le feu. Le temps de réveiller mon patron et les voisins, toute la maison était déjà attaquée», a raconté un travailleur domestique de la maison qui a commencé à prendre feu. Il a ajouté que le feu a vite pris d’autres maisons. Parmi ces derniers, certains ont pu récupérer juste quelques habits. Sinon, ils n’ont en général rien sauvé.
Au moment où la rédaction du quotidien Le Renouveau est arrivée sur le lieu du drame le matin, elle a constaté que les occupants des maisons brulées étaient dans l’angoisse totale. Ils se demandent où ils vont aller et quoi faire. Les enfants étaient en train de pleurer en voyant ce qui est arrivé à leurs maisons.
La population environnante a essayé de venir au secours. Mais, comme le feu avait déjà eu une grande amplitude, cette population n’a pratiquement rien fait. Cependant, elle est indignée du comportement des responsables des camions anti incendie. En effet, la population a vite avisé mais les sapeurs pompiers ne sont venus qu’après deux heures. Et, toutes les maisons étaient déjà consumées. « Ceux qui ont répondu au téléphone ont dit qu’ils ne peuvent pas venir à Ngagara parce que les rues sont bloquées », a précisé la population rencontrée sur place.
L’administrateur de Ngagara, Désiré Gahungu a indiqué qu’il attend le constat fait par la Regideso pour s’exprimer.
Les agents de la Regideso étaient sur place en train de faire un constat et ont indiqué que le directeur de l’électricité va s’exprimer après avoir vu ce constat.
Les propriétaires de maisons incendiés demandent aux bienfaiteurs de venir à leur secours.

ROSE MPEKERIMANA

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Audience accordée au membre du groupe des sages de l’UA

Voir ensemble comment dissiper la crise qui menace le Burundi

L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, a reçu en audience le membre du groupe des sages de l’Union africaine (UA), Edem Kodjo dans le but de dissiper la crise qui menace le Burundi.

 

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A la sortie de l’audience, M. Kodjo a informé qu’il a félicité l’ombudsman burundais qui accomplit ses missions avec beaucoup de détermination, de courage, de clairvoyance et de lucidité. M. Kodjo s’est réjoui de la séance de travail qu’il venait d’avoir avec l’ombudsman qui portait sur les questions de savoir comment ensemble s’organiser à l’intérieur du pays et au niveau de l’UA pour dissiper la crise qui menace le Burundi afin que celui-ci retrouve rapidement son équilibre. Il a en outre souhaité que le Burundi demeure le havre de paix et de stabilité.
M. Kodjo a fait savoir que les médiateurs et les diplomates en général ont une imagination fertile du fait qu’ils ont agité un certain nombre de thèmes et considérations. Il s’est rendu compte au cours de leur discussion que l’ombudsman est l’homme de très bonne volonté avec qui il peut travailler. M. Kodjo a souligné que l’UA va déployer tous les talents dont elle dispose et mener toutes les actions qu’elle peut entreprendre aux fins que les problèmes de dialogue, des médias et des élections soient résolus.
Ezéchiel Misigaro

 

Zone Gatumba> Réunion de sécurité

Rester serein et laisser la politique aux politiciens

« Exprimer ses sentiments de joie ou de tristesse est normal. L’important est de faire en sorte que la paix et la sécurité ne soient pas perturbées ». Les autorités militaires, policières et administratives qui ont tenu la réunion pour calmer les passions faisaient allusion à ce qui s’était passé le 13 mai 2015. Tout le monde, y compris la population, s’est convenu de lutter pour la paix et la sécurité, source de développement durable.

 

DSC 0510DSC 0497Le chef de poste de police à Gatumba, le major Arthémon Niyonkuru, en collaboration avec l’émissaire du commandant du camp infanterie de Gatumba, le major Emmanuel Hakizimana, a tenu le mardi 19 mai 2015, une réunion en vue d’apaiser les passions observées dans le quartier Warubondo après la tentative du coup d’Etat du 13 mai 2015. Il ressort de cette réunion qu’on ne peut pas empêcher à quelqu’un d’exprimer sa joie ou sa tristesse vis-à-vis d’un événement. Les deux personnalités ont alors demandé à la population de rester sereine en vaquant à ses occupations quotidiennes et laisser les politiciens s’occuper de la politique.
Il a été remarqué qu’une couche de la population était en liesse dès l’annonce de la tentative du coup d’Etat pendant qu’une autre était triste. Le lendemain, quand les forces loyalistes ont maîtrisé la situation, l’expression des sentiments a été inversée. C’est pour cette raison que certaines gens ont passé la nuit à la belle étoile.

Préserver la paix et la sécurité
Cet état de choses a poussé le chef de zone ad intérim de Gatumba, Joël Habiyambere, à inviter les autorités militaires et policières à l’aider à assainir le climat dans ce quartier Warubondo dans le seul souci de préserver la paix et la sécurité non seulement sur cette colline, mais aussi sur toute l’étendue de la zone Gatumba. Il a demandé à la population de poser des questions qui la hantent sans faux fuyant. Chaque groupe a exprimé ses inquiétudes liées à une éventuelle attaque par les jeunes de telle ou de telle obédience politique.
Prenant la parole, le chef de poste de police à Gatumba, Arthémon Niyonkuru, a indiqué qu’il n’y ait plus personne qui dort à la belle étoile parce que les corps de défense et de sécurité travaillent dans le sens de préserver la paix et la sécurité dans leur circonscription. Encore faut-il qu’elles soient aidées par l’administration et la population. Il a demandé à la population de mettre en avant l’agriculture, l’élevage et la pêche pour le bien des familles respectives. Et s’il y a un mouvement suspect, il faut vite aviser à temps les pouvoirs publics pour une intervention rapide. Il a félicité la population de Gatumba pour l’attitude qu’elle affiche jusqu’à présent.
L’émissaire du commandant du camp Infanterie, le major Emmanuel Hakizimana n’a pas manqué de préciser qu’il est surpris de voir la zone Gatumba garder la sérénité par raport à ce qui se passe dans la municipalité de Bujumbura parce qu’elle s’est toujours bien comportée. Il a exhorté la population à ne pas se diviser sur base de ce qui s’est passé le mercredi 13 mai 2015 où les forces négatives ont voulu semer le désordre dans le pays. Et s’il y a eu ce jour-là la liesse chez certains et la tristesse chez d’autres, ces comportements sont à comprendre dans le sens de l’esprit des groupes.
Il a fait remarquer qu’il faut privilégier le dialogue et faire confiance aux forces de sécurité qui existent pour assurer la quiétude de la population pour un meilleur développement. Il a demandé à la population de bien préparer les élections de 2015 dans la paix et la tranquillité.
Masta Shabani

 

Institution de l’Ombudsman>Rencontre avec les responsables des médias

Le souhait partagé est de voir les médias rouverts

L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara a rencontré les responsables des médias burundais le mardi 19 mai 2015. Ensemble, ils ont déploré la destruction de certains médias et souhaité que des actions soient menées rapidement pour que ces médias reprennent leurs activités et accompagnent le processus électoral. Après la rencontre, M. Rukara a effectué une visite aux radios Bonesha FM et Isanganiro.

 

DSC 2777Le président du Conseil national de la communication (CNC), Richard Giramahoro apprécie l’occasion offerte pour voir les voies et moyens afin que les médias qui ont été fermés, ceux qui n’émettent plus à l’intérieur du pays puissent reprendre leurs émissions dans les meilleurs délais. Cela leur permettra de participer dans le processus électoral en cours. Les participants à cette rencontre ont condamné les différentes attaques perpétrées par les manifestants, et les mutins sur différentes stations de radio et télévision tant publiques que privées. Ces attaques sont venues faire reculer en arrière le pays par rapport aux droits à l’information des citoyens. « Le souhait du CNC est que tous les médias puissent reprendre le plus rapidement possible leurs émissions pour que même les gens de l’intérieur du pays puissent écouter les différentes radios et que l’information circule librement comme avant », a dit M. Giramahoro. Il estime que les moyens pour permettre à ces médias de reprendre les activités pourront provenir des différents partenaires et bailleurs de fonds. Le CNC promet de poursuivre le dialogue avec les responsables des médias et les autorités publiques pour voir comment rendre possible la réouverture des stations de radios.

Les responsables des médias craignent pour la sécurité
Les responsables des médias qui ont subi les attaques souhaitent vivement l’accès à leurs radios pour constater les dégâts. « Nous voulons commencer le plus vite possible », a indiqué Jeanine Nahigombeye du groupe Ijambo, mère de la radio Isanganiro. Parmi les exigences des médias figurent les enquêtes sur les auteurs de ces attaques. Mme Nahigombeye souligne aussi la sécurité des journalistes pendant l’exercice de leur métier. Pour elle, il faut que même les journalistes qui se sont cachés par crainte de leur sécurité soient rassurés. En effet, conclu-t-elle, les médias sont là pour participer dans la construction du pays, informer le public sur la vie du pays. Elle appelle donc les manifestants et les forces de défense et de sécurité de les respecter dans leur travail. Au cours de sa visite, M. Rukara a constaté avec consternation les dégâts enregistrés pars ces médias.

Alfred Nimbona

 
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