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MINISTERE DE LA JUSTICE> Libération de 58 mineurs après formation patriotique

Evitez d’être trompés encore une fois

 

Le ministère de la Justice et garde des sceaux en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique a procédé, le lundi 30 novembre 2015, à Rumonge, à la libération de 58 mineurs appréhendés pendant les manifestations. Ils ont été libérés après avoir subi une formation patriotique pendant un mois. Il leur a été demandé d’éviter d’être trompés encore une fois par les politiciens de mauvaise foi.

 

DSC08933Avant d’être libérés, ces mineurs ont d’abord suivi une formation patriotique au centre de rééducation des mineurs en conflit avec la loi de Rumonge. Les cérémonies ont débuté après une messe d’action de grâce qui a été célébrée à ce centre.
Certains mineurs ont été entraînés dans des émeutes contre le troisième mandat du président Nkurunziza et d’autres ont été enrôlés dans les bandes armées, a dit la ministre de la Justice et garde des sceaux, Laurentine Kanyana. On est venu les libérer et les envoyer dans leurs familles respectives, a-t-elle dit. Ces mineurs ont subi la formation patriotique car ils avaient perdu la discipline, ils méritaient d’être ramenés sur les rails. La formation a été suivie correctement, la preuve est qu’ils ont obtenu des points satisfaisants lors des examens, a fait savoir Mme Kanyana. La plupart d’entre eux ont eu plus de 90%. L’esprit de barbarie qui leur avait été inculqué par les politiciens de mauvaise foi a été démantelé. Pour ce, ils ne seront pas détestés par leurs voisins car ils ont changé positivement leurs comportements, a martelé Mme Kanyana.
Pour la représentante adjointe de l’Unicef au Burundi, Ghada Kachachi, c’est l’honneur pour elle de voir ces mineurs retourner dans leurs familles respectives. Elle a promis d’être près d’eux en collaboration avec d’autres partenaires.

Prodiguer des conseils

Mme Kanyana a invité ces mineurs à éviter de tomber dans des erreurs pareilles. Elle leur a demandé d’être des enfants exemplaires et de préparer leur avenir. La ministre a également demandé aux administratifs des provinces qui vont les accueillir de les suivre de près et de les protéger. Signalons qu’avant de rentrer, chaque enfant recevait un kit composé de 10 kilos de haricots, 10 kilos de riz, cinq litres d’huile de palme, un pantalon, un seau, une chemise, un sous-vêtement et un jacket.
MARTIN KARABAGEGA

 

Cenap>Présentation des résultats d’une recherche

Escalade des conflits dans la région des Grands lacs

 

Le Centre d’alerte et de prévention des conflits (Cnap) en partenariat avec Interpeace a organisé une réunion de restitution des résultats d’une recherche sur la régions des Grands lacs, le vendredi 27 novembre 2015. Le but était de voir comment lutter contre les défis que traversent les trois pays membres, à savoir le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.

 

Dans son exposé, Libérate Nakimana, directrice adjointe du Cenap a fait savoir que les groupes armés, les exploitations illégales, la cohabitation et les stéréotypes ainsi que la mauvaise gouvernance sont les principaux défis à la paix durable que connaissent les pays des Grands lacs. Depuis l’indépendance jusqu’ aujourd’hui, le Burundi fait face aux défis à la paix durable. C’est, entre autres, la problématique de gestion de la victoire et la défaite lors des élections, la justice transitionnelle, la question des groupes armés mais aussi le chômage et le sous-emploi chez les jeunes, a-t-elle indiqué. Si le Burundi connaît une crise, dans la plupart des cas, les conséquences se sont répercutées sur nos pays voisins surtout le Rwanda et la RDC, a signalé Mme Nakimana. Elle a ajouté que le programme régional trouve sa genèse dans les mouvements de la population.

Beaucoup de facteurs de division

Avec l’appui de l’Interpeace, le Cnap a organisé dans ces trois pays des consultations se basant sur une recherche d’action participative impliquant tous les acteurs qui ont une idée sur un sujet donné. Ces recherches ont montré que dans les pays des Grands lacs, il y a beaucoup de facteurs de division. Ainsi, le problème de bonne gouvernance est l’un des grands facteurs qui déstabilisent la région où un démobilisé burundais peut semer le désordre en RDC et vice versa. Ou alors, il peut ne pas avoir des armes mais s'en procurer facilement en RDC ou inversement. Il y a aussi une question très cruciale : l'exploitation illégale et anarchique des ressources naturelles. D'où le problème des terres surtout en RDC où ils estiment que leurs ressources naturelles sont illégalement exploitées.
Il y a aussi un problème de cohabitation dans cette région causé surtout par des stéréotypes mais aussi des manipulations identitaires qui alimentent les conflits. C'est surtout cette dernière question qui est à la base des conflits dans ces pays des Grands lacs, a précisé Mme Nakimana.

Virginie Nyota(Stagiaire)

 

Entretien> L’apport de la femme en situation de handicap

Elle contribue au dveloppement de la famille et du pays

 

Pour développer le pays, l’apport de toute la population est nécessaire. Les femmes en situation de handicap affirment faire beaucoup d’activités dans le souci de contribuer dans le développement du pays. Tels sont les propos de la présidente de l’association « Les Vaillantes.»

 

DSC 0447Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien Le Renouveau, la présidente de l’association des femmes en situation de handicap « Les Vaillantes », Anne-Marie Nduwimana a fait savoir que les femmes en situation de handicap réalisent certaines activités dans le but de contribuer dans la gestion de leurs familles mais aussi dans le développement du pays. Mme Nduwimana a précisé que les femmes en situation de handicap contribuent dans la sensibilisation des enfants handicapés pour qu’ils aillent à l’école et participent dans les travaux de développement communautaire. Ces femmes en profitent pour sensibiliser les autorités afin qu’elles laissent une lampe d’accès (un chemin où peuvent passer les personnes en situation de handicap) mais aussi elles exercent les activités génératrices de revenus notamment la couture, le commerce et s’occupent des travaux ménagers, champêtres, travaillent dans l’administration et participent dans les instances de prise de décision.

Elles font face à plusieurs défis

Mme Nduwimana a fait remarquer que les femmes en situation de handicap sont discriminées par la société en général. « Nous sommes aussi discriminées par la société en général parce qu’elle nous déconsidère. Je le dis ainsi parce que nous sommes presqu’absentes dans toutes les institutions surtout dans les instances de prise de décisions », a-t-elle signalé.
« Les Vaillantes » demandent au gouvernement d’intégrer les personnes en situation de handicap en général et particulièrement les femmes dans les instances de prise de décisions afin que cette catégorie sociale ait un cadre légal pour défendre ses droits et intérêts. Elle lui demande de penser à cette catégorie quand il met en place des commissions nationales pour étudier un problème quelconque.
Mme Nduwimana a enfin fait un clin d’œil à toutes les femmes en situation de handicap de sortir de leur cachette pour adhérer dans des associations. Ceci dans le but de voir ensemble comment elles peuvent réaliser des activités qui contribuent dans le développement du pays.
Rose Mpekerimana

 

 

Déplacement en ville> Pratique de l’autostop

Une habitude à décourager chez les étudiants

 

La pratique de l’autostop reste une mauvaise habitude des étudiants qui sollicitent le déplacement dans la ville de Bujumbura. Ce choix est motivé par le manque de moyens financiers, disent les étudiants. D’autres pensent que c’est lié à la paraisse. L’impact de ce choix pour se déplacer est parfois déplorable.

DSC03712Les moyens de déplacement au Burundi restent moins variés par rapport aux autres pays de la région. Le déplacement est possible à pied, en véhicule, à moto, à vélo et rarement en avion ou par bâteau pour les déplacements locaux. Le transport public interurbain est facilité par les minibus et auto bus. Le déplacement public dans certains centres urbains est assuré par les taxis vélos, motos, voitures et les bus. Mais certains étudiants et élèves dans la capitale Bujumbura préfèrent faire l’autostop.
Selon les étudiants que la rédaction du journal Le Renouveau a rencontré au campus Mutanga expliquent que le choix de l’autostop est lié à leurs faibles moyens financiers. Pour les étudiants bénéficiaires de la bourse du gouvernement, certains disent que cette dernière est trop insuffisante pour couvrir tous leurs besoins. D’autres ajoutent que cette même bourse est si irrégulière qu’il leur est difficile de s’organiser. Cependant un ancien étudiant du campus Mutanga ne soutient pas cette version parce qu’il y a aussi les non étudiants et les élèves qui pratiquent l’autostop, un service moins rassurant, conclut-il.
Ce dernier précise que le choix de ce déplacement est une mauvaise vieille habitude des étudiants et qui a fini par contaminer les autres personnes. «Imaginez le cas des jeunes élèves qui décident d’entrer dans un véhicule dont elles ne connaissent pas les occupants. A voir leur niveau de vulnérabilité, c’est se mettre à la porté de tous les dangers», ajoute-t-il.
Toutefois, le choix de ce type de déplacement pour les étudiants et les élèves a des incidences négatifs sur leurs participations effectives au cours car nombreux sont ceux qui ne peuvent pas arriver à temps à leurs écoles. Ceci peut avoir un impact sur les résultats scolaires. Considérant les avis des uns et des autres sur ce sujet, l’autostop est motivé par la paraisse de certains, et ceci est à décourager chez les jeunes. Vu sous un autre angle, l’autostop devrait être un signe de solidarité communautaire d’entraide social qui ne devrait pas empêcher les gens à fournir d’effort.
Robert Gilbert Sayumwe

 
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