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Entretien>Métier de dactylographie

Il fait vivre beaucoup de ménages

 

Le manque d’emploi au niveau de l’Etat pousse beaucoup de gens à penser à la création de petits emplois. Mais tout dépend des moyens financiers de chacun. Certains font le petit commerce au moment où d’autres exercent des métiers variés.

 

Le métier de dactylographie est essentiellement exercé par les femmes. Ces dernières s’installent dans des endroits où elles pensent qu’elles pourront avoir plus de clients. Ces endroits sont situés le plus souvent tout près des bureaux communaux ou tout près de la mairie.
Les femmes qui exercent ce métier ont toutes révélées que ce dernier fait vivre leurs familles. L’une d’entre elles rencontrée au quartier V de la commune urbaine de Ngagara tout près du bureau communal a fait savoir qu’elle a pensé à exercer ce métier après deux ans de chômage. Au lieu de rester assise sans rien faire, elle a préféré se lancer dans ce métier. Au début, ce n’était pas facile car elle n’était pas rapide et n’osait pas appeler les clients. Les gens qui exercent ce métier doivent être éveillés pour avoir plus de clients, a-t-elle dit.
Notre interlocutrice a révélé qu’elle est aujourd’hui fière car elle donne un coup de main à son mari qui supportait seul toutes les charges familiales. En exerçant ce métier, elles font face à quelques difficultés de temps en temps. Des fois, les clients font des caprices en disant que les textes sont mal tapés. A ce moment, elle est obligée de reprendre et elle perd du temps et du papier.

Difficile de se regrouper en association

Comme la technologie avance, cette interlocutrice a indiqué qu’elle est en train de voir comment elle peut aussi évoluer. Elle est en train de voir comment elle pourra avoir de l’argent afin d’acheter un ordinateur ainsi qu’une imprimante pour fournir un travail bien fait. Elle a également indiqué qu’il serait mieux de se regrouper en association avec d’autres gens qui font la même activité.
Une autre femme qui exerce cette activité tout près des bureaux de la mairie de Bujumbura en commune urbaine de Bwiza, a révélé que ce n’est pas facile de se regrouper en association car ce n’est pas toujours évident d’avoir régulièrement des cotisations . En plus de cela, ces derniers jours, les gens sont malhonnêtes, ce qui rendrait difficile la gestion d’une telle association.
Lucie Ngoyagoye

 

Communes urbaines de Kamenge et Kinama> Situation sécuritaire

La population est restée calme malgré les manifestations

 

Au moment où des manifestations s’observent ici et là dans la capitale, la population des communes urbaines de Kinama et Kamenge est toujours restée dans le calme. Les populations de ces deux localités de la capitale ont recommandé que le calme revienne. Ils déclarent qu’ils veulent la paix et que les seules voix de solution se trouvent dans le dialogue.

 

Les communes urbaines de Kamenge sont situées à la périphérie de la capitale. Environnantes des communes urbaines de Cibitoke et Ngagara, ces communes comptent une majorité des personnes qui gagnent leur vie au jour le jour et exercent leurs fonctions au centre ville. Certaines ont affirmé qu’elles sont totalement contre les manifestations. « Nous sommes majoritairement des commerçants, et si nous nous absentons une seule journée, ce sont nos intérêts qui partent en fumée. En plus, parmi nous, il y en a qui ont perdu leurs biens dans l’ancien marché de Bujumbura. Ce qui veut dire que certains d’entre nous ont des crédits à payer », a fait savoir un prénommé Déo, un commerçant du marché de Kamenge. Certains ont même déclaré qu’ils ne veulent pas résoudre les choses dans la violence. D’où ils ont préféré se retirer des manifestations. « Nous savons que la guerre n’a jamais été bonne pour quiconque ; il est temps que le Burundi vive en paix. Nous sommes fatigués des violences de tous les jours », a déclaré la prénommée Jeanine, une habitante de Kinama.
Au marché de Kamenge, les activités allaient bon train. Toutefois, certains commerçants venant de Ngagara n’ont pas pu vaquer normalement à leurs activités. Bloqués par l’insécurité de leurs quartiers, ils n’ont pas pu se présenter au marché. Cette situation est la même dans certaines écoles de Kinama. Une enseignante qui a requis l’anonymat a fait savoir que certaines enseignantes venant des quartiers concernés par les manifestations, Ngagara et Mutakura, n’ont pas pu se présenter au travail. Ce qui a fait que certaines classes n’étaient pas occupées. La même source nous a fait remarquer que la situation sécuritaire est bonne et qu’il n’y a pas lieu de se plaindre.
Les personnes interrogées à ce sujet se disent inquiètes de la situation qui prévaut aux alentours de leurs quartiers. « Si c’est calme chez nous, ce qui se passe tout près de nous ne nous tranquillise pas. Mais nous avons confiance dans les forcesde l’ordre. Nous espérons que la situation va bientôt s’améliorer », déclarent certains habitants de Kinama et Kamenge.

Blandine Niyongere

 

CORPS DE DEFENSE ET DE SECURITE> Communiqué de presse

Des morts et des blessés sont enregistrés lors des manifestations

 

Les manifestations qui se déroulent à Bujumbura depuis le dimanche 26 avril 2015 ont occasionné deux morts, six blessés et deux cents manifestants appréhendés. Cela ressort du point de presse animé par le chef d’état-major général de la Force de défense nationale, Prime Niyongabo et le directeur général de la Police nationale du Burundi, André Ndayambaje, le mardi 28 avril 2015.

 

fdnPendant cette période où le pays se prépare aux élections générales qui vont permettre le renouvellement des institutions pour les cinq prochaines années, la sécurité est une grande préoccupation de tout le monde pour que ce processus se déroule dans un environnement sain et apaisé au profit de tous les acteurs.
Cette préoccupation sécuritaire est d’autant plus grande que certains Burundais ont déjà fui le pays, d’autres ont quitté leurs ménages vers des endroits qu’ils croient plus sûrs suite aux rumeurs propagées ici et là.
Cette préoccupation est aussi accentuée par les récentes manifestations qui évoluent vers de violents mouvements de subver à l’instar de ces actes de perturbation de la sécurité dans les communes urbaines de Nyakabiga, Cibitoke et Musaga qui ont occasionné des morts , des blessés, des maisons détruites, des routes barricadées et des policiers grièvement blessés.
Les actes violents des deux dernies jours ont occasionné des dégâts : 2 morts dans la commune urbaine Cibitoke, 6 blessés dont un cas grave du côté des manifestants, 37 policiers blessés dont 10 grièvement, un citoyen blessé par les manifestants pour avoir donné de l’eau à boire à un policier et plus de 200 manifestants appréhendés, grenades et couteaux saisis sur eux.
Suite aux violences de ces deux derniers jours et aux rumeurs qui ont déjà provoqué l’exil et le déplacement de certains Burundais, les corps de défense et de sécurité tranquillisent toute la population qu’ils se sont déjà préparés pour assurer la sécurité des citoyens pendant le processus électoral en cours comme ils l’ont déjà prouvé les années antérieurs. Dans ce cadre, ils ont élaboré « un plan global de sécurisation des élections de 2015 », un plan qui est en phase d’exécution.
Les Burundais sont alors tranquillisés et il leur est demandé d’avoir confiance en les corps de défense et de sécurité. Les membres de ces corps savent bien leurs missions et ne tôleront jamais la guerre ou toute autre forme de violence à l’endroit des nationaux et des étrangers vivant au Burundi qu’ils doivent sécuriser.
Les corps de défense et de sécurité se sont déjà démarqués dans les missions de rétablissement de la paix à l’étranger, ce ne sont pas des querelles politiques qui peuvent leur ôter cette marque.
Dans le but de protéger la population et mettre fin aux violences observées pendant ces manifestations, la Force de défense nationale a été réquisitionnée pour aider la police à assurer la sécurité dans certains lieux de la capitale Bujumbura pour empêcher des tueries à l’image de celles observées les années antérieurs.
S’agissant des rumeurs sur une probable distribution d’armes à une catégorie de la population, les corps de défense et de sécurité rappellent à tous les Burundais que leurs membres sont déployés dans tout le pays jusqu’au niveau des zones. Quiconque aurait une information sur les détenteurs illégaux d’armes est invité à en faire part aux membres de ces corps se trouvant sur la position la plus proche pour un retrait immédiat, et la confidentialité de la source d’information sera sauvegardée.
S’agissant des manifestations sur la voie publique, les corps de défense et de sécurité invitent les organisateurs de suivre les lois y relatives ; de ne pas semer les divisions et de ne pas profiter de ces occasions pour exercer des violences afin de faciliter le travail de sécurisation faute de quoi ces activités seront illégales et n’auront pas droit à la protection prévue par la loi.
Le commandement des corps de défense et de sécurité rappellent aux militaires et aux policiers qu’ils doivent éviter les rumeurs démoralisantes comme quoi ils seraient sur le point d’être rapatriés des missions de maintien de la paix à l’étranger , que certains membres des corps de défense et de sécurité auraient déserté les camps pour attenter à la sécurité du pays.
Pour terminer, les corps de défense et de sécurité demandent aux Burundais de rester sereins et calmes, que la paix et la sécurité est une priorité et qu’ils savent que les élections constituent un des moyens qui conduisent à la paix et à la tranquillité du pays. C’est pour cette raison que les corps de défense et de sécurité ont pris toutes les mesures nécessaires pour que ces élections se déroulent dans la paix et la sécurité.

Eric Mbazumutima

 

AMBIANCE> Centre ville

Le mouvement de la population revient à compte- gouttes

 

Chaque jour qui passe, l’ambiance s’améliore au centre ville depuis que la société civile et les partis de l’opposition ont décidé d’organiser les manifestations dans le but d’empêcher le président Pierre Nkurunziza de briguer le troisième mandat. Mais, le mouvement des institutions bancaires est timide, il n’y a que la visibilité des vendeuses des fruits aux alentours de l’ex-marché central.

 

DSC08014L’ambiance revient petit à petit dans le centre ville de Bujumbura après que la société civile et les partis de l’opposition aient pris la décision d’organiser les manifestations contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza le dimanche 26 avril 2015. Ce mouvement timide a poussé la plupart des magasins et des kiosques à fermer. Cela a été observé, le 28 avril 2015, par le quotidien Le Renouveau lorsqu’il faisait un tour au centre ville.
Nous avons vu un petit nombre de vendeuses des fruits étaler leurs marchandises à même le sol. Il s’agit pour la plupart des oranges, des prunes, des bananes et des mangues. Les bus de transport sont garés sur les parkings mieux que la deuxième journée des manifestations, mais ils ne sont pas nombreux comme à l’accoutumée. Il en est de même pour des clients qui entrent timidement dans les bus. Ces derniers attendent longtemps pour qu’ils quittent les parkings. On peut facilement faire deux heures dans le bus avant qu’il ne démarre. Ce qui stresse les premiers clients qui entrent dans ces bus.
Signalons également que la circulation de la population est limitée dans la mesure où l’on n’observe pas d’embouteillages ni d’encombrements aux places publiques comme à l’Ok Bazar, au Bata ou sur la rue qui donne à la Régie nationale des postes.
En outre, la plupart des magasins sont fermés. Les propriétaires de ces magasins craignent de s’exposer aux pillages si une fois la situation sécuritaire dégénère.
On remarque toutefois la présence des policiers sur certains coins des avenues de la capitale.
A propos des banques, elles fonctionnent presque à guichets fermées. Mais en ce qui concerne la Caisse coopérative d’épargne et de crédit mutuel (CECM), elle n’a pas ouvert ses portes. Les clients sont attroupés devant l’entrée des guichets de cette institution de microfinance. Ils sollicitent que la CECM ouvre ses guichets, mais en vain. Ce qui les pousse à se lamenter.
Masta Shabani

 
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