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BUJUMBURA> Réservoir d’adduction d’eau potable

« Les écoles et les dispensaires seront alimentés gratuitement »

 

L’Association de protection de l’environnement et la salubrité publique, APESP, est une association des leaders communautaires qui a pris l’initiative de construire un réservoir d’adduction d’eau potable en commune Isale sur les collines surplombant la ville de Bujumbura. Le secrétaire général de cette association a parlé du fonctionnement de ce réservoir.

 

DSC 5302Denis Mbayeho, secrétaire général et chargé des programmes de l’Association de protection de l’environnement et de la salubrité publique (APESP) a indiqué que le choix de cette localité a été dicté par les relevés topographiques. « L’eau arrive ici par gravitation contrairement à l’eau qui vient du lac Tanganyika qui doit passe par des stations de pompage. Cet endroit est donc idéal d’abord par rapport à la disponibilité du terrain et favorable compte tenu des relevés topographiques.», a expliqué M. Mbayeho.
Notre interlocuteur a précisé que ce réservoir alimentera en eau potable plus de deux mille ménages, en plus des administrations publiques, des écoles et des dispensaires par exemple qui seront alimentées gratuitement. Quant à l’entretien, il incombe à l’association qui va collecter les frais à cet effet grâce aux abonnements des bénéficiaires. Il a précisé que la population bénéficiaire payera 150 000 FBu pour le compteur et 350 000 FBu d’abonnement. « Celui qui aura payé ces 500 milles franc burundais bénéficiera d’un compteur et d’un raccordement en eau jusqu’à 40m.», a-t-il dit.

La procédure d’abonnement est simple

Le réservoir alimentera en eau potable les zones de la commune Mutimbuzi et la procédure pour être abonné est simple. Selon M. Mbayeho, les ménages qui ont besoin d’être raccordé en eau potables vont contacter l’administration locale qui va à son tour relayer la liste des demandeurs à l’APESP. « A notre niveau, nous allons nous entendre avec les services de l’hydraulique qui nous appuient en matériaux de raccordement quitte à ce que la population bénéficiaire nous rembourse plus tard. Et le long des conduits, nous réserveront des bornes fontaines aux gens qui n’ont pas de moyens.», a-t-il expliqué. Il a souligné que la participation de la population à la construction du réservoir a été minime car il a été construit durant la saison culturale.
Le secrétaire général de l’APSP fait savoir que ce réservoir d’adduction d’eau a été réalisé selon des techniques modernes pour résister durant les saisons sèches. Il a expliqué que les techniques utilisées procurent à ce réservoir une garantie de 20 ans sans être refait. Toutefois, il est demandé à la population de garder jalousement ce patrimoine.
Grâce-Divine GAHIMBARE

 

Ambiance> Au marché de Ruvumera

L’appel lancé par les syndicats n’a pas totalement été suivi

 

L’appel lancé à la population par les associations syndicales allant dans le sens d’observer la ville morte n’a pas eu d’impact négatif sur les activités quotidiennes. La preuve est que beaucoup de gens n’ont pas répondu audit appel. L’exemple est celui des marchands du marché de Ruvumera où l’on a trouvé la plupart des magasins, kiosques et stands ouverts malgré certaines réticences.

 

DSC 0343L’appel lancé par les confédérations des syndicats du Burundi, à savoir la Cosybu et la CSB n’a pas été totalement suivi par la population burundaise. Le quotidien Le Renouveau l’a observé le jeudi 5 mars 2015, lors de son passage à certains endroits de la capitale dont le marché de Ruvumera.
La plupart des commerçants dudit marché ont ouvert leurs magasins et kiosques en plus des stands qui étaient amplement achalandés. Les clients étaient également nombreux dans la mesure où nous avons vu le mouvement de bousculades et d’encombrements à l’intérieur du marché de Ruvumera. La plupart des commerçants étaient des vendeurs de denrées alimentaires, des habits de seconde main appelés « friperies» et des bouchers.
Il est toutefois à noter que des kiosques en petit nombre étaient fermés. Et s’il est vrai que les bus de transport desservaient les lignes habituelles, il est également vrai que leur circulation était limitée. Pour dire qu’il n’y avait pas beaucoup de bus de transport dans les parkings.
D’après certains interlocuteurs, ils ont contourné l’appel lancé par les associations syndicales en se rendant au marché à pied. C’est pour cette raison qu’ils se sont réveillés très tôt pour arriver à temps au marché.
Les réparateurs des vélos travaillaient normalement d’autant plus que nous les avons vus s’affairer à leur tâche. Pendant ce temps, les propriétaires qui avaient des vélos en panne regardaient comment les réparations s’effectuaient.
L’infime partie des vendeurs qui n’ont pas voulu ouvrir leurs échoppes craignaient que leurs marchandises soient pillées au cas où la situation tournerait autrement. Il va de même des propriétaires des bus de transport qui redoutaient les casses.
De toute manière, ceux qui ont répondu à l’appel de ces syndicats ont eu un manque à gagner au niveau des recettes journalières.
Masta Shabani

 

CENTRE-VILLE> Les activités socio-économiques

Elles ont été légèrement paralysées par la grève

 

Les représentants des syndicats des travailleurs avaient interpellés, au cours de cette semaine, tous les travailleurs tant publics que privés à observer massivement le mouvement de grève. Celle-ci avait trait, disaient les syndicalistes, aux nouvelles taxes introduites sur la téléphonie mobile pour ce qui est de la communication (impôt de 42FBu/minute) et le carburant. Pourtant, certaines activités ont pu se dérouler et la circulation des personnes augmentait progressivement car les bus continuaient à assurer leurs déplacements.

 

DSC07976Au centre-ville de Bujumbura où la rédaction du quotidien Le Renouveau a pu effectuer une visite, les activités socio-économiques, de ce jeudi 5 mars 2015 étaient en train de se dérouler presque normalement. Même si dans certaines galeries les stands étaient encore fermés, au moment du passage, comme la galerie dite « Le Parisien » et celle nommée «Village market», d’autres étaient ouverts et les commerçants y possédant des échoppes ont fait savoir que leurs confrères vont regagner leurs stands dans l’après-midi.

Certains stands étaient fermés, d’autres ouverts

Le constat a été le même pour la galerie dite « Hakizimana » en face de la Banque commerciale de Bujumbura (BCB). Quelques vendeurs avaient étalé leurs chaussures et certains stands étaient ouverts. Les clients qui marchandaient avec ces commerçants ont indiqué que ce mouvement de grève des syndicalistes ne peut pas les empêcher de s’approvisionner car «chacun sait comment gérer son temps».
Vers 10 h, on commençait à observer des mouvements abondants de bus et minibus transportant des personnes et des biens. A ce moment, le parking « Musaga » et celui des quartiers nord de la capitale étaient pleins de véhicules. Même les femmes vendeuses des fruits sur la rue se trouvant entre la Poste et l’ex-marché central tenaient en main leurs fruits et d’autres étalaient leurs marchandises.
Ainsi, l’on pouvait s’imaginer que les activités n’allaient pas avoir lieu, comme il était annoncé par les syndicalistes, mais le parcours de la rédaction au centre-ville a constaté le contraire! Ces mêmes commerçants interrogés ont signalé qu’ils comprennent le sens de la grève et que cela concerne tout le monde. Mais que : « Inda uyibwira ico wayirarije, ntuyibwira ico wayihaye » (Ventre affamé n’a point d’oreille), concluaient-ils !
Rosine Mugisha

 

 

COMMUNICATION POUR LE DEVELOPPEMENT> Relations entre les autorités et la population

Pour améliorer la qualité de vie pour tous

 

La communication joue un rôle très important dans le développement national. Elle permet aux individus d’acquérir la capacité à agir sur les décisions qui affectent leur vie. Elle est l’un des moyens les plus importants d’étendre l’accès aux nouvelles opportunités en ce domaine.

 

DSCF8365-1Tharcisse Ndarugirire, professeur à l’Université qui s’est entretenu avec le quotidien le Renouveau a fait savoir que le développement national durable nécessite une communication participative. Il a dit que la communication pour le développement est un processus social fondé sur la promotion du dialogue entre les communautés et les décideurs à l’échelon local, national et régional. Elle a pour but de promouvoir, développer et mettre en œuvre des politiques et programmes qui améliorent la qualité de la vie pour tous. Selon M. Ndarugirire, la théorie actuelle est le fruit d’une longue histoire où on utilisait la communication verticale descendante pour atteindre le seul objectif qui est la production économique. Pour lui, le développement ne concerne pas seulement la croissance économique, il concerne aussi le domaine éducatif, intellectuel, culturel. La communication, a-t-il ajouté, joue un rôle non négligeable dans le développement national. Elle permet de transmettre les nouvelles idées, les nouvelles techniques et les nouveaux savoirs. Elle permet aussi l’amélioration de la vie de la population en facilitant l’accès à la scolarisation et le changement des mentalités. M. Ndarugirire a également signalé que pour parvenir à un développement durable, il ne faut pas que les autorités publiques monopolisent la parole, il faut plutôt savoir que la population a aussi à dire.

Etablir des relations

M.Ndarugirire a dit que pour initier des activités de développement, il faut recourir aux techniques et aux moyens de communication qui permettent l’établissement des relations entre les initiateurs de ces activités et les bénéficiaires qui sont les citoyens. Il faut aussi donner la parole à la population et accepter son feed-back, car , elle peut aider à identifier les problèmes à résoudre dont elle est la première victime.
Il a enfin demandé aux décideurs de faciliter l’expression à la population, de ne pas monopoliser la parole et de favoriser la participation de tous les acteurs du développement.
Jean Bosco Nduwayezu (Stagiaire)

 
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