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MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE> Lancement officiel de l’Obem et du Faps

Ils vont s’occuper des problèmes respectifs de la population d’une manière pérenne

 

Le ministère de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale a procédé au lancement officiel des activités de l’Office burundais de l’emploi et de la main d’œuvre (Obem) ainsi que du Fonds d’appui à la protection sociale (Faps). Les cérémonies étaient rehaussées par la présence du Premier vice-président de la République, Prosper Bazombanza. La mise en place de l’Obem ainsi que du Faps est un ouf de soulagement de la population burundaise en général ; de la jeunesse et des personnes vulnérables, à savoir les personnes âgées, en particulier.

 

DSC 1303Dans son discours de circonstance, M. Bazombanza a informé que la création de l’Obem et du Faps concrétise la grande vision de lutte contre la pauvreté de la population burundaise. Ces deux institutions sont le couronnement de deux grandes politiques du gouvernement : celle de la protection sociale adoptée en 2011 et celle de l’emploi adoptée en 2014. La mise en place de ces deux institutions rentre dans les réalisations du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, 2e génération (CSLP II).
M. Bazombanza a souligné que la mise en place de l’Obem ainsi que du Faps est un ouf de soulagement de la population burundaise en général ; de la jeunesse et des personnes vulnérables, à savoir les personnes âgées, en particulier. Ces deux structures vont essentiellement s’occuper de leurs problèmes respectifs d’une manière pérenne. Le Faps, comme cela se fait ailleurs, peut être le fruit de la solidarité nationale organisée par le gouvernement.

Des ressources de financement essentiellement nationales

La mondialisation a l’appel de soutenir les populations pauvres à travers des mécanismes biens organisés afin que ceux qui ont plus de moyens puissent aider ceux qui n’en ont pas du tout pour les faire soigner, leur donner un abri décent et un revenu élémentaire à travers des activités génératrices de revenus. La mise en place de l’Obem vient combler les lacunes en rapport avec la maîtrise des données statistiques au marché du travail et surtout les grandes orientations en matière de promotion de la création de l’emploi.
M. Bazombanza a fait savoir que les sources de financement sont essentiellement nationales. A cet effet, il a demandé au Secrétariat exécutif permanent de la Commission nationale de la protection sociale (SEP/CNPS) ayant la coordination du Faps dans ses attributions de commencer rapidement la sensibilisation de la population, toute l’administration publique et le secteur privé pour qu’ils participent à cette noble action à partir de l’année prochaine.
Ezéchiel Misigaro

 

SECURITE> Quartier Nyakabiga

Les rues sont désertes malgré l’accalmie

 

Le visage du quartier Nyakabiga est terne après les manifestations qui ont fait que les avenues soient insalubres. Bien plus, la circulation n’est pas intense étant donné que certaines familles ont abandonné leurs maisons. Mais la population se dit prête à nettoyer les rues aussitôt que la paix et la sécurité reviennent de façon effective.

 

DSC08120Les avenues du quartier Nyakabiga restent toujours désertes malgré l’accalmie observée ces derniers temps dans la municipalité de Bujumbura. C’est du moins ce que le quotidien Le Renouveau a constaté le lundi 22 juin 2015 lorsqu’il a fait un tour dans ce quartier qui a été affecté par les manifestations qui avaient commencé le 26 avril 2015 dans la municipalité de Bujumbura.
Il est vrai qu’avec l’arrêt des manifestations contre la troisième candidature du président Pierre Nkurunziza, le calme revient petit à petit dans la commune urbaine de Nyakabiga. Mais, le mouvement de la population reste timide dans la mesure où c’est à peine qu’on voit une ou deux personnes circuler dans les rues. Non seulement les gens ont déserté leurs domiciles, mais également la plupart des boutiques restent toujours fermées, cadenas à l’appui.
Bon nombre d’avenues ont été creusées par les manifestants. Ces derniers brûlaient même des pneus. C’est pour cette raison que les pavés sont actuellement noircis par la fumée qui provenait des choses brûlées dont des restes jonchent encore lesdites avenues.

L’herbe devant les portes

Il est à remarquer également l’herbe qui commence à pousser devant les portes de certaines boutiques et maisons abandonnées. Nous avons pu nous rendre compte de la présence de pierres aux abords des avenues. Les manifestants s’en servaient pour barricader les rues et les avenues.
Les personnes que nous avons interrogées ont indiqué qu’il suffirait que la paix et la sécurité soient totales pour procéder au nettoyage des avenues polluées par la cendre des pneus et autres objets brûlés.
Plusieurs policiers circulaient dans les rues de la commune urbaine de Nyakabiga dans le but de sécuriser les personnes et leurs biens.

Masta Shabani

 

Kinama> Les enfants dans les camps de déplacés

Ils rencontrent beaucoup de problèmes

 

Les enfants qui se trouvent dans les camps de déplacés ont fui des catastrophes naturelles, des crises sociales. Ils ont abandonné leurs études. Ils doivent faire face à la faim et à la pauvreté dans ces lieux où leurs parents doivent se fendre en deux pour survivre.

 

Au passage au camp de déplacés de Carama en commune urbaine de Ntahangwa en zone Kinama, les conditions de vie de ces enfants sont précaires. Ils passent leurs journées à errer dans les rues. Certains profitent de leur inactivité pour s’adonner à la mendicité en compagnie de leurs parents.
A la question de savoir comment ils parviennent à joindre les deux bouts du mois, les parents ont fait savoir qu’à part la mendicité, ils n’ont pas d’autres choix. D’autres par contre errent à la cherche de celui qui pourrait les embaucher dans de tâches ménagères ou champêtres, et ainsi, ils peuvent rentrer avec un kilo de riz et du haricot ou d’autres vivres.

Les plus âgés éduquent les moins âgés

Quand les enfants n’accompagnent pas leurs parents, ils restent seuls à la maisons, les plus âgés éduquant le plus petits et passent des journées entières sans nourriture jusqu’au retour des parents. Ces derniers nous ont fait remarquer qu’il est difficile d’envoyer leurs enfants à l’école car ils sont rarement à la maison pour les encadrer. En plus, dans les camps, selon nos interlocuteurs, il est difficile pour les enfants de se concentrer car ils doivent faire face à beaucoup de problèmes. Certains de ces problèmes sont liés au manque de vivres et de moyens financiers pour leur survie, au manque de soins médicaux, au manque d’eau potable, etc.
Les enfants sont contraints de grandir plus vite que leur âge. Les parents des jeunes filles par exemple ont du mal à les protéger contre de grossesses non désirées qui les conduisent à beaucoup d’autres défis. Les parents eux-mêmes, par manque d’assistance des instances chargées de la santé, passent outre le calendrier de vaccinations par exemple. Les maladies sévissent dans ces camps par manque d’hygiène. Les déplacés réclament d’être assistés.
Blandine Niyongere

 

ADDF-Projet Inabeza>Protection des victimes des VBG

L’impunité des bourreaux constitue l’un des défis

 

L’Association pour la défense des droits de la femme (ADDF) s’occupe des victimes des violences basées sur le genre (VBG) à travers un de ses projets intitulé « Centre Inabeza ». L’un des défis de ce centre est l’impunité des bourreaux consécutive à la corruption du système judiciaire.

 

ADDFSelon l’assistante juridique du Centre Inabeza, Clémence Nsabiyimbona, environ cent dossiers ont été accompagnés devant les cours et tribunaux.
Au niveau de l’assistance juridique, le centre accompagne les victimes dans la rédaction des plaintes à soumettre au tribunal pour introduire le procès. Il contribue également dans le paiement des frais de justice et dans l’achat des copies de jugement pour que la décision du tribunal soit appliquée. Et quand les victimes ne sont pas satisfaites des jugements rendus, le centre les accompagne également dans l’interjection de l’appel vers les juridictions supérieures.
Mme Nsabiyimbona précise que chaque fois que la victime va au tribunal, elle est accompagnée par quelqu’un du centre.

Appui social

Le Centre Inabeza offre également des services d’écoute, d’orientation, et d’hébergement, parce que les victimes viennent parfois de loin, la nuit, avec des enfants , a indiqué l’assistante sociale du centre, Marie Claire Kezakimana. Elle a aussi fait savoir que, de temps en temps, le centre réconcilie les parties en conflit.

Des difficultés pour gagner les procès

L’accompagnement juridique va de pair avec l’accompagnement économique. Selon l ‘assistante juridique du centre, parmi les victimes, il y en a qui réclament la pension alimentaire, avec tout ce qu’elle comporte comme loyer, ration alimentaire, soins médicaux pour les enfants et frais de scolarité.
Le problème qui se pose, selon l’assistante sociale, c’est que la femme burundaise ne possède rien dans son foyer. Le centre se heurte alors à un grand handicap pour gagner les procès et décrocher quelques biens pour la survie de la victime. Elle déplore qu’il y ait encore des barrières culturelles qui défavorisent la femme sur le plan économique.

Une difficile réinsertion des victimes

L’assistante juridique du Centre Inabeza, Clémence Nsabiyimbona, parle des défis du centre. Le premier est le manque de moyens pour pouvoir réinsérer les victimes, surtout celles de l’intérieur du pays, étant donné que ce projet est exécuté dans la ville de Bujumbura.
Le deuxième défi est la corruption du système judiciaire. « Le système judiciaire est corrompu. On le voit quand les bourreaux sont libérés après quelques jours d’emprisonnement, en violation de la loi. Les auteurs des VBG ne sont pas réprimés malgré l’insistance de notre centre », se plaint Mme Nsabiyimbona.
L’autre défi est la lenteur du système judiciaire. « Il est inconcevable de constater qu’une victime peut passer deux ans à attendre la pension alimentaire », déplore Marie Claire Kezakimana, assistante sociale du centre. L’autre défi est l’absence de loi sur les successions, les libéralités et les régimes matrimoniaux. Les femmes victimes des VBG se retrouvent sans rien posséder quand elles sont en conflit avec leurs maris. « Le problème revient alors au centre Inabeza pour pouvoir les réinsérer », a-t-elle conclu.

Floride Ndakoraniwe

 
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