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DEBROUILLARDISE> Quartier Kinyankonge

Les gargotes reviennent de façon intempestive

 

Après le déménagement de la population du quartier Kinyankonge vers le site de Carama, certaines gens ont profité de leur départ pour y construire de petits restaurants de fortune. Ils sont caractérisés par un criant manque d’hygiène. Raison pour laquelle, les propriétaires de ces gargotes devraient être sensibilisés pour la bonne santé de la population.

 

DSC08381Il n’y a pas longtemps que la population a déménagé du quartier Kinyankonge. Cette population avait pris le chemin conduisant vers le quartier Carama sur décision, bien entendu, des pouvoirs publics. Mais ces parcelles sont aujourd’hui occupées par des gens qui y ont érigé des gargotes. Le quotidien « Le Renouveau » l’a constaté, le jeudi 20 août 2015, lorsqu’il se rendait vers les dépôts se trouvant non loin du rond point Chanic.
Certaines gens ont construit de petits restaurants de fortune juste pour gagner leur pain quotidien. Ils sont tellement devenus nombreux qu’ils dérangent les magasins qui sont à côté d’autant plus que la fumée qui sort de leurs cuisines pollue l’atmosphère. Il existe même des gens qui préparent des brochettes en cet endroit. Et les clients sont des vendeurs du riz paddy étalé à même le sol dans la cour des dépôts susmentionnés.
Le sujet n’aurait pas son importance n’eussent été les bus de transport en commun qui empruntent le tronçon poussiéreux de telle manière qu’ils soulèvent la poussière qui pénètre dans ces gargotes. Les clients sont obligés de supporter la nuée de poussière due aux passages des véhicules qui dévient d’autant plus qu’il existe une partie de la route nationale numéro 4 qui est barrée à cause des travaux de réhabilitation effectués sur ladite route. Il s’agit, bien entendu, de la reconstruction de la Chaussée d’Uvira qui était devenue trop défectueuse.
Ce qui fait que les clients aspirent cette nuée de poussière qui n’est pas de nature à protéger la santé de la population. Il faut également remarquer que ces gargotes ne sont pas propres dans la mesure où les murs sont faits, tantôt des roseaux, tantôt des bâches salis aussi bien par la fumée que par la poussière.
A noter aussi que les ustensiles de cuisine ne sont pas bien nettoyés. Ils sont à moitié lavés parce qu’on voit les traces de l’eau couler sur les assiettes après que le repas soit déjà servi. Cela signifie que l’hygiène n’est pas bien tenue. Les clients sont ainsi exposés aux maladies come la diarrhée ou le choléra. Les propriétaires des gargotes devraient être sensibilisés pour tenir propres leurs ustensiles et les lieux où ils travaillent pour la bonne santé de la population.
Masta Shabani

 

Education des enfants> Les œuvres de charité

Les enfants du club Croix-Rouge collectent des dons pour les vulnérables

 

L’encadrement des enfants dans les œuvres de charité permettraient à ces derniers de découvrir les multiples facettes de la vie. Cette découverte offre aux enfants de grandir dans le respect, l’amour du prochain dans uns esprits de fraternité et de solidarité. Ainsi, cela donne un sens à la tolérance de la diversité communautaire pour la paix et le développement durable.

 

DSC02204L’éducation des enfants est quelque chose de très importans dans le devenir de l’homme quel que soit le milieu géographique où on se trouve sur terre. C’est par l’éducation que l’homme acquiert toutes les valeurs possibles, et ce des le bas âge. Autrement dit, elle inculque aux enfants les valeurs d’amour du prochain, de la tolérance et du respect façonne ou affecte positivement ces derniers et toute une communauté entière. C’est le cas de l’encadrement des enfants en vacance par le club croix –rouge de Gitega. Le plus souvent, les clubs Croix-Rouge s’attèlent aux premiers secours des nécessiteux. Pendant cette, période des vacances, les enfants ont eu la mission de collecter des biens destinés à aider les personnes vulnérables de la ville de Gitega.


Comment ces enfants procèdent –ils ?

Ces enfants se réveillent tôt et se rassemblent sur le lieu du rendez-vous c'est-à-dire devant l’entrée du marché central de Gitega. Après concertation, cette dizaine d’enfants sous l’encadrement d’un jeune adulte se divisent en groupes et sillonnent les différents quartiers de la ville de Gitega à la recherche des dons.

Mot de passe

Une fois arrivés à dans un foyer, ils se présentent dans ces termes comme mot de passe « Nous sommes à la recherche des dons pour les vulnérables, aide-les, le ciel t’aidera aussi ». Dans ce sens, un enfant qui découvre très tôt qu’il y a des gens qui n’ont rien à manger, à se vêtir par le poids de l’âge, de la pauvreté, de la maladie ou dans les hôpitaux, cela ferait comprendre à ces jeunes que le monde n’est pas fait seulement de roses. Ces derniers auront un esprit d’amour et du respect des autres dans leurs diversités. Et par conséquent, ils auront également le goût de la recherche, de travailler dur pour devenir des hommes et des femmes responsables de leur destin au lieu de subir les aléas de la vie.
En conclusion, éduque les enfants à grandir dans les œuvres de charités dès le bas âge, stimule ces derniers à affronter la vie avec un esprit de réussite dans leur avenir. Ces derniers ayant découvert très tôt les réalités, ils prennent beaucoup de précautions au cours de leur vie avec un esprit de respect des uns et des autres. C’est ce pauvre qui n’a rien à cause du poids de l’âge et peut-être qui n’a pas su préparer son avenir très tôt ou ce jeune prisonnier rencontré en prison parce qu’il a volé au lieu de travailler.
Il est souhaitable que cette éducation soit relayée par d’autres. Ceci pourrait être le socle de paix et du développement durable dans les différentes communautés.

Robert Gilbert Sayumwe (stagiaire)

 

Droits humains> Personnes vulnérables

Les personnes âgées méritent plus...

 

Le couple Cyrille- Fresh Isirahenda et Rose Ndahabonimana a décidé d’œuvrer pour secourir les personnes du 3ème âge. “ Soutenons et accompagnons les personnes âgées ”, telle est la devise d’une famille qui a opté pour la prise en charge des personnes du 3ème âge.

 

DSC05944« Le vieillissement est une étape de la vie que toute personne traverse lorsque Dieu lui prête longévité. Cette étape diffère nettement de l’enfance, de la jeunesse et de l’état adulte. Elle est caractérisée par la dégradation progressive des facultés physiques et mentales», a dit Mme Ndahabonimana, présentant la nécessité accrue d’assistance et de prise en charge partielle ou totale des sujets âgés, une fois qu’ils atteignent la phase de dépendance.

Abandonner les personnes âgées est une désobéissance envers notre Créateur

Lors de l'audience générale du 4 mars 2015, le pape François a consacré sa sixième catéchèse sur la famille aux personnes âgées et à leur condition problématique. « On les met au rebut. On n’ose pas le dire ouvertement, mais on le fait ! », a dit le pape en condamnant cette attitude « vile » consistant à abandonner les personnes âgées. Au fondement du rejet des seniors, il y a «l'incapacité égoïste d’accepter leurs limites qui reflètent nos limites », a-t-il souligné.
En réalité, les personnes âgées sont « une richesse ». Elles sont « la réserve de sagesse du peuple », à tel point que, « là où l’on n’honore pas les personnes âgées, il n’y a pas d’avenir pour les jeunes », a affirmé le pape.
Il a cité à ce sujet le livre de Ben Sirac le Sage : « Ne fuis pas la conversation des vieillards – eux-mêmes ont appris de leurs pères – car auprès d’eux tu acquerras l’intelligence et l’art de répondre en temps voulu. » (Si 8, 9).
Pour conclure, il a exhorté à « réveiller le sens collectif de la gratitude, de l’appréciation, de l’hospitalité ». « Les personnes âgées sont des hommes et des femmes, des pères et des mères qui ont été avant nous sur notre route, dans notre maison, dans notre bataille quotidienne pour une vie digne. Ce sont des hommes et des femmes de qui nous avons beaucoup reçu », a-t-il rappelé.

Les personnes âgées méritent “ gratitude, estime et hospitalité ”

« La qualité d’une civilisation se juge en partie dans la manière dont elle traite les personnes âgées », déclare le pape François qui exhorte à « réveiller envers elles des sentiments de gratitude, d’estime et d’hospitalité ».
Frères et sœurs, la qualité d’une civilisation se juge en partie dans la manière dont elle traite les personnes âgées. Grâce aux progrès de la médecine, la vie s’est allongée, mais nos sociétés ne sont pas assez organisées pour leur laisser une place respectant leur fragilité et leur dignité. Une certaine culture du profit les considère comme une charge. Elles ne produisent rien et sont donc à rejeter. Au contraire, les anciens devraient être, pour toute la société, des porteurs de sagesse.
L’Église a toujours encouragé la proximité avec eux, l’accompagnement affectueux et solidaire de cette dernière étape de la vie. Ce sont des hommes et des femmes dont nous avons beaucoup reçu, qui sont passés avant nous, sur la même route que nous ; et bientôt, nous serons comme eux. Nous ne devons pas les abandonner à leur destin mais réveiller envers eux nos sentiments de gratitude, d’estime et d’hospitalité.

"Profitez de l'expérience et de la sagesse des personnes âgées !"

« Je vous invite tous à vous faire proche des personnes âgées qui vous entourent et à leur faire sentir votre affection, votre estime et votre reconnaissance. Sachez profiter de leur expérience et de leur sagesse », a souhaité le pape François. Le pape venait de consacrer sa catéchèse au troisième âge, dénonçant l'abandon des plus âgés de la part de la société : « Il est laid de voir les personnes âgées être écartées, rejetées ; c'est un péché ! », a-t-il mis en garde. « Là où l'on n'honore pas les personnes âgées, il n'y a pas d'avenir pour les jeunes.» a dit le pape.
Pour le pape, « la personne âgée n'est pas un étranger, la personne âgée c'est nous », car tous les hommes s'acheminent vers cet âge, qui est « la réserve de sagesse du peuple ».

Se rappeler qu’elles ont besoin de l’attention des autres

On était habitué à voir les seules congrégations religieuses s’occuper des centres d’accueil des personnes âgées. Une famille résidant à Rohero I, quartier INSS, avenue des Patriotes no 7 leur emboîte le pas. Elle fait de son mieux pour assister les personnes âgées hébergées au siège de l’organisation. D’autres sont domiciliées dans leurs familles respectives, mais assistées en cas de besoin.
Ces bienfaiteurs s’occupent également des personnes âgées emprisonnées. “ Nous avons accueilli 12 personnes pour qui nous assurons une assistance totale, tandis que le nombre tourne autour de 30 pour la deuxième catégorie. Dans les différentes prisons du pays, nous nous occupons d’une centaine environ dont la plupart recouvre leur liberté grâce à notre intervention ”.

Des axes d’intervention
Le couple a créé l’organisation « Famille d’accueil et soutien aux personnes âgées » ( Faspa ) en sigle. Me Isirahenda a dit que Faspa mène une assistance à ce groupe de personnes vulnérables sur 4 axes d’intervention, à savoir l’assistance matérielle, médicale, juridique et psycho-sociale.
Il dit que l’assistance matérielle porte sur le logement, l’alimentation, l’habillement et l’hygiène.
“ Nous assurons une assistance médicale qui consiste à garantir les soins de santé primaire, compte tenu de la portée de nos moyens et à engager un processus de plaidoyer pour que les personnes âgées puissent bénéficier de la gratuité des soins de santé ”.
La Faspa défend les droits et intérêts des personnes âgées qui se trouvent dans la nécessité d’être assistées. Elle fait le suivi des dossiers des prisonniers âgés, de plus de 60 ans, y compris le plaidoyer en leur faveur.
Les personnes âgées tendent à développer un certain scepticisme, voulant rester dans leurs coutumes sans tenir compte de l’évolution dans le temps et dans l’espace.
Le couple essaie de leur garantir une assistance psychosociale en restant auprès d’eux pour leur témoigner de l’attachement. Pour répondre positivement à cet aspect, la Faspa met en avant l’écoute empathique, a dit Me Isirahenda.

Comment y arriver ?
Jusque là, le couple affirme qu’il utilise des revenus de la famille, faute de financement. C’est pour cette raison qu’il interpelle des partenaires multiples et diversifiés pour leur venir en aide dans cette noble mission. Et cela dans l’intérêt supérieur des générations présentes et futures.
Mme Ndahabonimana a indiqué que son organisation envisage construire un centre d’accueil plus adapté qui pourra accueillir un plus grand nombre. Par ailleurs, a souligné Mme Ndahabonimana, l’association est déterminée à la conquête de la promulgation d’une loi spécifique en faveur des personnes âgées.

YOLANDE NINTUNZE
Département de la Documentation

 

COHABITATION> Zone Gatumba

Pour la compréhension mutuelle entre les différentes couches de la population

 

Le projet « Abunzubumwe» tient à rapprocher les jeunes de toutes les tendances politiques. C’est dans ce cadre qu’il a organisé une campagne de sensibilisation de la population à Gatumba après les cérémonies de son ouverture qui ont eu lieu à Muyira et qui vont s’étendre dans les zones Ruyaga et Rukaramu. Le champ d’intervention dudit projet porte sur les communes Mutimbuzi et Kanyosha où l’on trouve beaucoup d’ex-combattants et de démobilisés susceptibles aux manipulations des politiciens.

 

DSC08364-1Le projet « Abunzubumwe» organise une campagne de sensibilisation pour la cohabitation pacifique entre les différentes couches de la population. La deuxième journée de cette campagne a eu lieu, le samedi 15 août 2015, dans la zone Gatumba.
Dans son allocution, le superviseur du projet, Jean Baptiste Simbo, a laissé entendre que cette campagne rentre dans le cadre de renforcer la paix entre les populations particulièrement les jeunes.
Il a précisé que le projet « Abunzubumwe» réunit les ex-combattants et les démobilisés des communes Kanyosha et Mutimbuzi dans la mesure où c’est dans ces deux communes que l’on trouve beaucoup de ces catégories de gens. Et d’ajouter que ces dernières sont susceptibles d’être manipulées par les politiciens. C’est pour cette raison que le projet a tenu à les encadrer.
Le projet organise ainsi les activités d’encadrement périodique pour apporter une réponse à un climat de tension sociale que l’on observe par-ci et par-là. Il faut, à cet effet, sensibiliser la population en vue de jouer un rôle actif dans la consolidation de la paix.
Ce projet travaille autour d’une synergie composée de quatre associations. Il s’agit du centre d’encadrement et de développement des anciens combattants(Cedac), de l’association pour l’encadrement des orphelins et l’éducation à la paix (AEOEP), de l’ONG Vivo international et de l’action on armed violence(AOAV).
D’après le superviseur, l’approche utilisée est celle de passer par les groupements communautaires. On sensibilise les membres de ces groupements dans l’objectif de répercuter le message lié à la cohabitation pacifique.
Le message tourne autour de certains thèmes. Il a cité la gestion des rumeurs, la communication non violente, la résolution pacifique des conflits, la gestion de la victoire et de la défaite aux élections, l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires à travers l’épargne, le crédit communautaire et l’entrepreneuriat.
Prenant la parole à son tour, le chef de zone de Gatumba ai, Joël Habimbere, qui représentait l’administrateur communal de Mutimbuzi, a profité de cette occasion pour demander à la population de continuer à présenter la paix et la sécurité, source d’un développement durable.
Pour lui, les présentes cérémonies doivent être vues sous l’angle de la consolidation de la paix et de la sécurité. La population de Gatumba doit toujours rester solidaire. Il a souhaité que ce message du projet soit aussi bénéfique aux autres communes du pays.
Avant la clôture des cérémonies, des prix ont été décernés aux groupes qui y avaient participé. Le groupe « Tubakire hamwe» a reçu une enveloppe de 100 000Fbu. Le deuxième prix a été décerné au groupe «Abunzubumwe» avec une enveloppe de 80 000FBu alors que le troisième groupe, le quatrième groupe et le cinquième groupe ont bénéficié chacun de 60 000FBu. Il s’agit de « Iterambere mu bumwe », « Tufatane munda » et « Girishaka ».
Les activités de ce projet ont commencé le vendredi 14 août 2015 dans la zone Muyira. Le 21 août 2015, on sera dans la zone Ruyaga et le 28 août 2015 dans la zone Rukaramu.
Masta Shabani

 
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