Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Synapa> Sixième congrès ordinaire

Les statuts, le règlement d’ordre intérieur et l’élection des nouveaux organes dirigeants, parmi les points analysés

 

Le Syndicat national du personnel paramédical et aide-soignant (Synapa) a tenu le vendredi 24 avril 2015, son sixième congrès conformément aux statuts de ce syndicat. L’analyse des statuts, le règlement d’ordre intérieur et l’élection des nouveaux organes dirigeants figurent parmi les points à l’ordre du jour.

 

DSC02187Mélance Hakizimana, président du syndicat Synapa a indiqué que le mandat est de quatre ans et chaque fois qu’il s’achève, ils organisent un congrès. Le premier point analysé concerne le statut portant règlement d’ordre intérieur du Synapa car il s’avère important de le retoucher compte tenu de la vie syndicale actuellement. En plus de cela, les participants ont analysé d’autres points provenant de leurs membres à la base. Ces points ont été reformulées sous forme de recommandations qui vont être transmises aux autorités compétentes. En dernier lieu, ils ont procédé à l’élection des nouveaux organes dirigeants de ce syndicat pour le prochain mandat.

Dans la vie syndicale, il y a toujours des problèmes

D’après le président du Synapa, ce syndicat a connu ces dernières années beaucoup de difficultés dans la mesure où le dialogue avec les employeurs n’a pas toujours été facile. « Nous avons constaté qu’au niveau de certains représentants du ministère de la santé à la base, il y a ceux qui considèrent le syndicat comme un ennemi. Lorsqu’ils ne comprennent pas que c’est un partenaire social avec lequel on doit s’asseoir ensemble pour trouver des solutions aux problèmes posés, c’est-à-dire qu’à ce moment là, le dialogue ne peut pas avoir lieu ».
L’autre problème rencontré est que, parmi les accords signés avec le gouvernement, certaines clauses ne sont pas encore mises en application. C’est une question qui a été aussi analysée pour voir dans quelles mesures il faudrait renforcer davantage les actions syndicales pour que ces points soient mis en application.

Un bilan largement positif

M. Hakizimana a également précisé que le bilan est largement positif. En effet, a-t-il dit, pour certains problèmes, le Synapa les a traités en collaboration avec son employeur. Pour cela, certains points ont trouvé satisfaction de la part des victimes. Concernant les recommandations formulées par le congrès précédent, 75% ont trouvé satisfaction. Selon lui, 25% restent à reconduire avec peut-être ce sixième congrès. Aussi, il y a eu renforcement des capacités des leaders syndicaux, axé sur les outils de gestion du monde du travail, depuis le niveau province jusqu’au niveau national.
Pour renforcer le dialogue, M. Hakizimana demande au gouvernement d’enseigner la législation du travail aux administrateurs. C’est-à-dire que les représentants du gouvernement à la base doivent la maîtriser pour qu’ils puissent finalement traiter les questions qui leur sont posées par le personnel.

Yvette Irambona

 

ECOLE DE LA Foi> Atelier sur le leadership Chrétien

Jésus n’a jamais appelé ses disciples à la révolte sociale

 

Le projet Atelier Ecole de la foi en collaboration avec l’Unesco a organisé, le mardi 21 avril 2015, un atelier sur le thème : « Le leadership chrétien et le défis de vivre la démocratie pendant la période des échéances électorales ». Pour Mgr Joachim Ntahodereye, orateur du jour, l’être humain comme sujet autonome a été non seulement créer à l’image de Dieu, mais élevé au nom d’enfant de Dieu comme une des sources spirituel de la démocratie.

 

DSC 1230Citant le philosophe français Frédéric Lemoine, Mgr Ntahodereye indique qu’il s’agit d’une conception qui rétablit chaque individu dans sa propre dignité et sa propre liberté indépendamment de toute conception extérieure. Cette conception, poursuit l’homme de l’église, a des exigences comme celle de la liberté et du respect pour tout individu. C’est aussi cultiver le sens des rapports justes entre l’individu la société et l’Etat est au service de la personne et non l’inverse, a-t-il indiqué.

L’égalité et l’équité

Parlant de la deuxième source de la démocratie selon la conception chrétienne, Mgr Ntahodereye indique que c’est l’égalité et l’équité. Le christianisme développe en nous le sens d’égalité à travers la création car nous tous avons été créés à l’image de Dieu. Le sens premier du bien commun constitue pour Mgr Joachim Ntahodereye, une autre source spirituelle de la démocratie. « Jésus dans son enseignement et dans le témoignage de sa vie n’a jamais appelé ses disciples à la révolte sociale, jamais. Il s’est donné lui-même afin que le monde soit irrigué de l’esprit divin qui fait germer en lui un sens transcendant du bien commun en fonction duquel tout ordre social ou politique doit continuellement se reformer pour garantir plus de justice ».
Les problèmes auxquels font face les institutions et les partis politiques ne devraient pas entrainer une panique dans la population, si on en croit les propos du président Ntibantunganya. Très optimiste, cet homme politique qui a pris part aux travaux de l’atelier, indique que cela constitue au contraire une preuve que la démocratie s’enracine de plus en plus au Burundi. «Qui aurait pensé que certains membres influents du parti présidentiel pourraient envisager une voie contraire à celle tracée par le leadership de ce parti» ? s’interroge ce sénateur à vie.

Pas de démocratie sans démocrates

D’autres intervenants, notamment Triphonie Habonimana, s’interrogent sur le fait que le Burundi soit majoritairement chrétien et que les défis de la démocratie restent posés. Quant à Margueritte Barankitse, il faut différencier les chrétiens culturalistes et ceux structuristes. Les défis sont liés à l’ethinisation de la politique et le régionalisme dominant. Sur cette problématique, Mgr Ntahondereye dit que l’homme a été créé avec la liberté de choisir entre le bien et le mal. Il insiste sur le fait que depuis la reprise de la démocratie en 2005, on n’a pas mis un accent sur la formation des leadeurs sur le leadership chrétien. Comment pouvons-nous édifier une démocratie sans démocrates ?, s’interroge-t-il.
Pour père Anicet Nyandwi, un des organisateurs de l’atelier, le projet Atelier école de la foi vise de créer un cadre d’échanges et de réflexions pour les leaders chrétiens. Durant cette période, les échanges portent sur la conduite d’un chrétien en rapport avec les questions d’actualité. Il s’agit, dit père Nyandwi, des thèmes parlant de la situation politique, des élections et de la démocratie.
L’échange permet de relever les défis en libérant la parole. La spécificité de cet atelier est de pouvoir désamorcer les tensions en préparant le leader de demain pour arriver à un changement de comportement, d’agir et de gérer la chose publique en tant que chrétien.
Charles Makoto
 

 

Association Ntabariza> Point de presse sur la situation qui prévaut dans le pays

« User de tous les moyens pour éviter une situation dramatique »

 

L’association solidarité avec les prisonniers et leurs familles «Ntabariza» a animé le 21 avril 2015 une conférence de presse suite à la situation sociopolitique que traverse le pays. Jean Marie Nshimirimana, son représentant légal, interpelle ses membres à se préparer à des élections paisibles, le seul moyen qui guide vers la justice, la démocratie et le développement durable.

 

DSC06248 2Suite à la situation sociopolique qui prévaut dans le pays, Jean Marie Nshimirimana représentant légal de l’association Ntabariza a fait savoir qu’il déplore le comportement de certains médias et associations de la société civile qui déstabilisent la population en l’invitant à descendre dans les rues, une fois la candidature du troisième mandat du chef de l’Etat annoncée. Jean Marie Nshimirimana invite par contre les membres de son association à se préparer à des élections paisibles et transparentes, qui sont le seul moyen qui met en place des institutions solides qui guident vers la justice, la démocratie et le développement durable.

Les membres invités à une marche-manifestation pour soutenir la paix

Au cours de cette conférence de presse qui s’est tenue en présence de tous les représentants de Ntabariza à travers tout le pays, M.Nshimirimana a demandé de tranquilliser les membres de ladite association. Il leur a demandé de prêcher la paix dans leur localité en interdisant leurs membres de ne pas répondre à l’appel de descendre dans les rues une fois que le chef de l’Etat annonce sa candidature. Ils ont plutôt demandé d’inviter les membres de Ntabariza à une marche manifestation pour le soutien de la paix qui sera organisée prochainement.
Jean Marie Nshimirimana demande au gouvernement et à tous les Burundais de prendre toutes les dispositions, et d’user de tous les moyens pour empêcher une situation dramatique. « Le pays doit continuer sur le chemin de la paix, de la démocratie, sans oublier les bonnes relations avec la communauté internationale. », a-t-il souligné.
Lyse Gahimbare

 

Circulation routière> Chaussée d’Uvira

Un essaim d’abeilles cause un accident de roulage

 

Deux véhicules sont entrés en collision sur la Chaussée d’Uvira tout près du pont de la concorde. L’accident a été causé par les abeilles qui ont poussé un des conducteurs des véhicules à perdre l’équilibre.

 

DSC07992Un camion de marque benne immatriculé B 8737 A a percuté, le lundi 20 avril 2015, un véhicule de marque Hilux immatriculé B 7895 A sur la route nationale numéro 4 (RN4) communément appelée « Chaussée d’Uvira». Cet accident de roulage a été causé par un essaim d’abeilles à la hauteur du pont de la concorde situé dans la zone Gatumba en commune Mutimbuzi, province de Bujumbura.
Selon les témoignages recueillis sur place, il était 10 heures du matin quand les abeilles ont envahi le pont de la concorde. Cet état de choses a d’ailleurs poussé la position des policiers que l’on trouve régulièrement au pont de la concorde à fuir temporairement.

Les conducteurs n’ont pas réussi à se tirer d’affaire

Les conducteurs des bus de transport qui avaient à ce moment précis emprunté cette route nationale étaient obligés de fermer les vitres de leurs véhicules pour épargner les passagers d’être piqués par ces insectes affolés. Encore fallait-il qu’ils soient bien avant informés de la présence de ces abeilles au pont de la concorde.
Malheureusement, les deux véhicules qui sont entrés en collision n’avaient aucune information à ce sujet. C’est alors que les conducteurs ont été attaqués par ces abeilles. Dans les tentatives de se tirer d’affaire, un des véhicules a percuté celui qui était à ses environs. Pourtant, ils allaient dans le même sens. Tous les deux véhicules provenaient de la capitale Bujumbura en direction de la zone Gatumba. Tout porte à croire que l’un des conducteurs avait perdu l’équilibre avant que les véhicules n’entrent en collision.
La camionnette Hilux a perdu sa portière du côté droit alors que le camion benne a vu ses phares de devant et le par-choque endommagés. Il n’y a eu ni blessé ni mort.
Remarquons que ce n’est pas la première fois que les abeilles envahissent cet endroit. Mais il n’y avait jamais eu de dégâts matériels tels que cela a été observé cette journée de lundi 20 avril 2015.
Comme on le voit, l’accident n’a pas de formule!
Masta Shabani

 
Ouvrir