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Camp de Musasa> Visite du haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

On ne peut garder les réfugiés dans des camps dépendant d’une aide

 

DSC 0086Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, a visité le mercredi, 11 avril 2018 le camp des réfugiés de Musasa en commune Kiremba, province de Ngozi. Cette visite a pour but de sensibiliser les bailleurs de fonds afin de répondre aux besoins des réfugiés. 

 

Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés était accompagné par le secrétaire permanent au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que d’autres cadres de l’Office national de protection des refugiés et apatrides (ONPRA). Après la visite du camp de Musasa, M. Grandi a fait savoir qu’il est nécessaire que les Etats de la sous-région travaillent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes des réfugiés et déplacés. C’est vrai qu’il est difficile car il y a les tensions politiques dans différents pays, et des questions complexes à résoudre. Le haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) peut fournir un espace de dialogue, de discussion pour ces Etats afin de trouver des solutions aux problèmes de ces réfugiés. On ne peut pas garder ces réfugiés dans des camps dépendant d’une aide qui diminue d’une année à l’autre. Concernant la réinstallation de ces refugiés congolais dans d’autres pays, M. Grandi a indiqué que c’est une solution limitée. Il n’y a pas beaucoup de places dans d’autres pays mais le HCR va continuer à faire des efforts pour installer au moins les plus vulnérables, c'est-à-dire ceux qui en ont le plus besoin. Par exemple, l’année dernière on n’a pu réinstaller que moins de 3% de tous les réfugiés hébergés au Burundi. Pour les autres réfugiés, il faut trouver des solutions ici au pays sinon, le rapatriement est la meilleure solution pour tous les réfugiés.

Le HCR va accompagner les réfugiés burundais à leur retour au pays

En ce qui concerne les réfugiés burundais se trouvant au camp de Lusenda, M. Grandi a fait savoir que le HCR a commencé à les transférer dans d’autres zones qui ont été données par les communautés. Les réfugiés burundais en exil sont les bienvenus au Burundi. Le HCR va les accompagner mais il faut que ces retours soient volontaires. Le HCR  demande aux pays d’asile des réfugiés burundais, à savoir la Tanzanie, la république démocratique du Congo et le Rwanda d’être patients, de continuer la générosité avec laquelle ils ont accueilli les Burundais jusqu’au moment où ils décideront qu’ils peuvent rentrer chez eux.Quant aux chiffres des réfugiés burundais qui sont en exil, le HCR est en train de vérifier ces chiffres comme on le fait toujours dans tous les pays d’asile. Cela va prendre quelques mois car c’est un exercice complexe. Le HCR va essayer de le faire de manière biométrique, très précise pour pouvoir fournir des chiffres exacts aux pays d’asile et au Burundi dans de brefs délais.

Les réfugiés ont soumis leurs doléances

Pour Consolata Kanyurhi Masawa qui a représenté les réfugiés de Musasa, la vie au camp n’est pas du tout facile. En premier lieu, elle demande l’augmentation des agents de sécurité au sein du camp car le nombre de réfugiés a aussi augmenté. La quantité de la nourriture reçue par le HCR n’est pas suffisante. En ce qui concerne les soins de santé, le centre de santé est disponible mais la capacité d’accueil est insuffisante. Les médicaments ne sont pas suffisants. Dans le secteur de l’éducation, les élèves n’ont pas d’uniformes, les enseignants sont aussi moins payés. Ils réclament l’augmentation des salaires. Le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a enfin rencontré les rapatriés burundais sur la zone Bwasare, commune Gasorwe de la province de Muyinga. Ces derniers avaient fui le pays en 2015.
Lucie Ngoyagoye   

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