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Municipalité de Bujumbura> Vol d’objets

Certains vendeurs ambulants facilitent les faits

 

DSC08497Le banditisme en mairie de Bujumbura n’est pas un phénomène qui date d’aujourd’hui. Non plus, ce n’est pas un phénomène alarmant comparativement à ce qui se passe ailleurs. Mais, il faut savoir que des gens qui apparemment n’ont pas d’autres occupations développent du jour au lendemain les stratégies de vol surtout des objets légers faciles à emporter. Dans certains cas, les vendeurs ambulants participent dans les actes de vol. 

 

On constate avec chagrin le phénomène de jeunes gens qui semblent vouloir développer des stratégies de vivre sur les épaules des autres.  Le  plus regrettable est la pratique du banditisme sous diverses formes. Aujourd’hui par exemple, il y a des personnes qui pratiquent ou qui font semblant de pratiquer le commerce ambulant, mais qui sont en réseau avec les bandits. Une des victimes que nous avons pu remarquer a failli se faire voler son téléphone mobile. L’acte a été facilité par un vendeur ambulant de bagues  et bracelets. En effet, ce dernier a tendu une  bague d’alliance à cette personne l’approchant de manière à se serrer contre elle  pour créer une situation de confusion à propos du toucher. Son ami est ainsi venu de derrière pour prendre le téléphone mobile qui était dans la poche du pantalon de la personne. Par intuition,  elle a senti un tourbillon en son intérieur. Elle a ainsi plongé la main dans sa poche et a constaté que le téléphone était parti. Tout près de lui, elle a vu ce voleur instable et l’a pris par la chemise avec un ton menaçant.  Ce dernier remarquant qu’il n’avait pas de voie de sortie, a tendu le téléphone, déclarant à cette victime que son téléphone avait  failli être volé, comme si l’acte avait été posé par d’autres personnes.  Machinalement, la victime a enchaîné, coup sur coup, des gifles à ce voleur. Entre-temps, le facilitateur du vol, c’est-à-dire le vendeur ambulant, conscient du rôle qu’il avait joué dans ce coup, s’est douté du sort qui pouvait lui être réservé par la victime. Avec raison car la chemise du voleur s’est déchirée, lui permettant de s’échapper ; et la victime s’est dit qu’il fallait corriger celui qui avait provoqué le vol. Mais, il était trop tard, le vendeur ambulant avait pris le large.  

On a besoin d’être prudent partout

Il existe des naïfs qui ne font que guetter  les passants pour voler ce qui serait facile à prendre, faisant des mouvements de va-et-vient le long du boulevard du Peuple Murundi entre la station Top one de Kigobe et l’église Pentecôte de Buyenzi. A ce niveau, ils font semblant de marcher à pied vers quelque part, s’ils voient un véhicule qui s’arrête. Mais, ce n’est qu’une façon d’éviter toute suspicion. En effet,  ils passent tout près de ce véhicule pour jeter un coup d’œil à l’intérieur et voir s’il n’y a pas quelque chose de facile à voler qui est à la portée de leur main. Ce n’est pas seulement cela. Si les personnes à bord de ce véhicule sont en train de manipuler les téléphones mobiles sur les réseaux sociaux ou tout simplement en train de recevoir ou d’envoyer des appels téléphoniques, ces bandits  dérobent ces téléphones et s’enfuient  dans la petite broussaille d’à côté, le long de la rivière Ntahangwa. Les conducteurs de bus vers le nord de la capitale sont témoins des cas de passagers dont les téléphones ont été dérobés par ces bandits à un tout petit arrêt de bus ne fut-ce que pour déposer ou faire entrer un passager. Et là, tu ne peux pas suivre le voleur car, il semblerait qu’il y a un quartier général de bandits dans cette localité de la rivière Ntahangwa. Le suivre serait donc synonyme d’un suicide. Les gens se demandent sur ce point pourquoi la police ne peut pas faire une rafle de ces bandits alors que cette situation est connue. 
Alfred Nimbona

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