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PROVINCE DE NGOZI> Accueil des réfugiés adeptes d’ Eusébie par le gouverneur

Cinq cent dix-sept personnes ont été accueillies sur la frontière burundo rwandaise

 

DSC05564Le gouverneur de la province de Ngozi, Albert Nduwimana, en collaboration avec les services de l’ordre et de la sécurité  a accueilli, le lundi 2 avril 2018, cinq cent dix-sept (517) réfugiés adeptes d’Eusébie en provenance de la République du Rwanda, après un mois de demande d’asile. Et  le refus de l’enregistrement biométrique de ces réfugiés fait partie de l’un des motifs de retour  dans leur pays natal.

 

Après avoir été déposés par les véhicules rwandais à la frontière burundo-rwandaise appelée communément Kanyaru haut, en province de Ngozi, le gouverneur de la dite province, en compagnie  des responsables des  services de l’ordre et de sécurité de cette province, a directement mis à leur disposition des véhicules qui vont  les acheminer au chef-lieu de la zone Mparamirundi en commune Busiga de la  province  de Ngozi afin de les enregistrer sur les listes suivant leurs provinces d’origine. Interrogés par la rédaction du journal Le Renouveau sur le principal motif de retour dans le pays, ils ont informé  que plusieurs motifs font l’objet de leur retour.   En premier  lieu, ils ont indiqué que dès leur arrivée au Rwanda, les autorités de ce pays leur ont demandé  de se faire tous enregistrer biométriquement. « Ce  qui est totalement contraire à leur croyance », ont-ils précisé. 

« Certains jeunes hommes et garçons  d’entre nous ont été sélectionnés pour les faire entre dans des rébellions »  

En deuxième lieu, ils ont évoqué un gros problème qui était  relatif à la sélection parmi eux, de jeunes garçons et hommes encore très forts, les obligeant d’entrer dans des rébellions afin qu’ils puissent revenir au Burundi combattre pour leur pays. « Et jusqu’aujourd’hui,  personne d’entre nous ne sait où les autorités du Rwanda ont emmené  nos jeunes enfants et jeunes gens», a affirmé l’une de nos interlocuteurs. Pour terminer, elle a demandé avec insistance au gouvernement du Burundi de voir comment il peut échanger avec celui du Rwanda afin que leurs époux et enfants puissent revenir dans leur pays natal.

« Leur sécurité sera bien assurée et respectée au niveau de leurs domiciles respectifs » 

Quant à Albert Nduwimana, gouverneur de la province de Ngozi, il leur a d’abord souhaité la bienvenue dans leur pays natal pour qu’ils puissent aider leurs confrères à développer le pays. M. Nduwimana a ensuite informé qu’on est en train de les enregistrer  suivant leurs provinces respectives, et que par la suite, il contactera les autres gouverneurs pour qu’ils puissent chacun venir récupérer les ressortissants  de la province dont il est responsable. De plus, le gouverneur de Ngozi  les a tous rassurés que leur sécurité sera bien assurée quand ils arriveront dans leurs domiciles. Il a profité de cette occasion pour demander   à leurs voisins de  bien les accueillir pour qu’ils se sentent à l’aise, mais également les aider à satisfaire certains besoins et surtout dans la réhabilitation de leurs maisons  pour ceux qui les trouveront déjà démolies.


« Des mesures pourront prochainement être prises pour une nouvelle intégration sociale »

Tenant compte des années qu’ils ont passées  en exil ainsi que les différentes mauvaises situations qu’ils ont vécues, les journalistes ont cherché à savoir ce que prévoit  le gouvernement  burundais pour les aider à une meilleure intégration dans la société. M. Nduwimana a mentionné que c’est d’abord le moment  de les accueillir, mais que des rencontres pourront prochainement être organisées dans les Eglises, les associations etc. afin qu’ils s’intègrent facilement dans la société. M.  Nduwimana a terminé son propos en demandant à ces réfugiés d’être tranquilles dans leurs ménages respectifs et de travailler en synergie avec les autorités locales ainsi que les comités mixtes de sécurité pour maintenir ensemble la paix et la sécurité Signalons que selon les informations reçues de la part, de la direction générale du Rapatriement et de réintégration des  réfugiés, 2 511 réfugiés sont rentrés en deux jours, à savoir 1 604 réfugiés sont entrés par la frontière de Gasenyi en province de Kirundo, 517 par la frontière de Kanyaru en province de Ngozi et  390 par la frontière  de Ruhwa en province de Cibitoke.
Avit Ndayiragije

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